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Full text of "Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, historiens de Philippe-Auguste"

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ŒUVRES  DE  RI60RD 


GUILLAUME  LE  BRETON 


IMinUMERlE  DAUPELEY-GOUVERNEUU, 


A  NOGENT-LB-ROTROU . 


g  œUVRES 


DE  RIGORD 


ET   DE 


GUILLAUME  LE  BRETON 

HISTORIENS  DE  PHILIPPE-AUGUSTE 

pdbliMbs  pour  la  sociiii  de  l'histoirb  db  francb 

Par  h. -François  DELABORDE 


TOME  SECOND 
PHILIPPIDE  DE  GUILLAUME  LE  BRETON 


>  «  •    •      ^ 


À  PARIS 

LIBRAIRIE    RENOUARD 

H.    LAURENS,   SUCCESSEUR 
LIBRAIRE     OE     LA     SOCIÉTÉ     DE    l'hISTOIRE     DE    FRANCB 

RUE  DE  TOURMON,   N^  6 

M  DGGG  LXXXV 

224 


1200:57 


%    *    *  ' 


EXTRAIT   DU   RÈGLEMENT. 


Aet.  44.  —  Le  Conseil  désigne  les  ouvrages  à  publier,  et 
choisit  les  personnes  le^  plus  capables  d'en  préparer  et  d'en 
suivre  la  publication. 

D  nomme,  pour  chaque  ouvrage  à  publier,  un  Commissaire 
responsable,  chargé  d'en  surveiller  Texécution. 

Le  nom  de  l'éditeur  sera  placé  à  la  tète  de  chaque  volume. 

'Aucun  volume  ne  pourra  paraître  sous  le  nom  de  la  Société 
sans  l'autorisation  du  Conseil,  et  s'il  n'est  accompagné  d'une 
déclaration  du  Commissaire  responsable,  portant  que  le  travail 
lui  a  paru  mériter  d'être  publié. 


Le  Commissaire  responsable  soussigné  déclare  que  Védition 
des  Œuvres  de  Rigobd  et  de  Guillaume  le  Bileton,  préparée 
par  M.  H.-François  Delabobde,  lui  a  paru  digne  d'être  publiée 
par  la  SociM  de  l'Histooe  de  F&ance. 

Fait  à  Paris,  le  25  décembre  4885. 

Signé  :  L.  DELISLE. 


Certifié  : 
Le  Secrétaire  de  la  Société  de  THistoire  de  France, 

A.    DE  BOISLISLE. 


GUILLELMI  ÀRMORICI 


PHILIPPIDOS  LIBRI  XII. 


Ludovico  primogenito  Philippi  magnanimi  A-Deo-dati, 

Francorum  régis  filio^  Guillelmus  BritOj  ArmoricuSj 
salutem. 

Ad  laudes,  Ludovice,  tuas  magnique  Philippin 
Quo  genitore  tibi,  sibi  principe^,  Francia  gaudet, 
Pocula  Castaliis  mihi  Musa  liquoribus  offert, 
Instimulatque  meum  Phebeo  pectus  oestro^, 
Rursus  ut  aggrediar  prolixius  edere  theuma  ^  ; 
Gui  licet  ingenium  se  nostrum  judicet  impar^ 
Non  tamen  inde  animum  studeo  ^  revocare  ;  sed 
Excusare  meos  tali  presumo  colore.  [ausus 

Gesta  ducis  Macedum  celebri  describere  versu* 
10  Si  licuit,  Galtere"^,  tibi,  que  sola  relatu 
Multivago  docuit  te  vociferatio  famé  ; 
Si  sua  gentili  mendacia  cuique  poète 

i.  magnique  parentis  V. 

2.  prineipio  V. 

3.  CBstrum  n'a  que  deux  syllabes  dans  la  bonne  latinité. 

4.  Rursus  ut opus  impar  viribus  audex  (sic)  V. 

5.  stiidui  corrigé  en  studeo  P. 

6.  Les  vers  6  à  9  manquent  dans  V. 

7.  Gautier  de  Gbàtillon,  né  à  Roncbin,  près  de  Lille,  auteur  de 

U  1 


s  PHILIPPIDOS 

Grandisonante  fuitlicitum  pompare  boatu^; 
Si  tibi,  Petre  Riga  2,  vitium  non  esse  putavi 
Ubere  de  legis  occultos  suggère  sensus, 
Quos  facis  ut  levibus  verbis  elegia^  cantet, 
Fortia  facta  virum  numéro  breviore  coarctans, 
Que  potius  pede  Meonio  referenda  fuerunt^; 
Cur  ego  que  novi,  proprio  que  lumine  vidi, 
%0  Non  ausim  magni  magnalia  scribere  régis, 
Qui  nec  Alexandro  minor  est  virtute,  îiec  illo'^ 
Urbi  Romulee  totum  qui  subdidit  orbem. 
Quod  probat  ecclesie  favor,  et  defensio  cleri 
Qui  ridens  illo  sub  principe,  pacis  arnica 
Libertate  fruens,  subicit  sibi  quoslibet  bostes^ . 

VAlexandréide^  poème  héroïque  publié  entre  1176  et  1179.  Voy. 
Peiper,  Walter  von  Cfiatillon,  Breslau,  1869,  in-4*.  M.  Thurot  a 
fait  un  compte-rendu  de  cette  dissertation  dans  la  Revue  criiique, 
1870,  l*'  sera.,  p.  121. 

1.  Gum  sua  gentiles  studeant  figmenta  poetœ 
Grandisonis  pompare  modis  tragicoque  boatu. 

(Sedulius,  Carm.  paschale,  v.  1.) 

2.  Pierre  Riga  est,  comme  on  le  sait,  Tauteur  de  VAurora,  para- 
phrase de  la  Bible  en  15,000  vers  élégiaques. 

3.  La  véritable  quantité  de  ce  mot  est  ëlëglâ  ou  ëlëglà  pour  ëlë* 
géia  et  non  pas  ëlëgià, 

4.  n  y  a  ici  une  réminiscence  d'Ovide  : 

Fortia  Mxonio  gaudent  pede  bella  referri. 

(Ovid.,  Rem.  amoris,  v.  373.) 

5.  Jules  César. 

6.  On  va  voir  à  quel  point  les  vers  10  à  25  sont  défigu^  dans  V  : 

Si  licuto,  Galtere,  tibi  que  sola  relatu 
Multivago  decuit  a  te  fomatio  famé  ; 
Signa  gentili  mendacia  cuique  poète 
Grandisonite  fuit  licitum  ponpare  beato  ; 
Si  tibi  patri,  Riga,  vitium  non  esse  putatur 
Ulere  de  logisa  clericos  suggère  sennovo. 


NUNCUPATIO.  3 

Bis  senos  Maœdo,  bis  Julius  octo  per  annos 
Promeruit  célèbres  vix  continuare  triumphos , 
Vivida  Karolide^  virtus  triginta  duobus 
Annis  continuis  habuit  quos  vincerel  hostes, 
30  Donec  Theutonicos^  Othonem  vicit  et  Anglos, 
Flandrigenasque  uno  confecit  marte  Bovinis^. 
Ergo  qui  tanto  ^  exspectas  succedere  régi 
Ut  primogenituSy  ut  berilis  sanguinis  beres, 
Dignus  qui  digne  digno  decoreris  honore, 
Illius  atque  tuis  assurgere  laudibus,  et  te 
Auctorem  dominumque  velis  prestare  libello 
Ammiranda^  tui  patris  et  tua  facta  canenti  ^ 
Qui  sibi  prescribit®  titulum  nomenque  Philippi'', 
Grescat  ut  ex  titulo  major  reverentia  libro, 


Quos  facis  in  levibus  membris  eloDgia , 

Francia  fitam  virum  numéro  breviore  coartans, 

Que  potius  pede  Mediva  referenda , 

Gur  ego  que  novi  proprio  que  lumine , 

Non  austeri  magni  magnalia  scribere  jugis, 
Qui  nec  Alexandro  minor  est  virtute  nec  illo 
Urbi  Rotulee  totum  qui  subdidit  orbem  ? 
Quod  probat  tilie  favor,  et  defensio  cleri 
Qui  ridens  si  principe  pricis  agrica 
Libertate  fervens  subicit  sibi  quolibet  hostes. 

1.  Cette  épitbète  désigne  Pbilippe-Auguste.  On  sait  combien 
les  Capétiens  tenaient  à  se  prétendre  issus  des  Karolingiens. 

2.  Boemis  corrigé  en  Bovinis  P.  —  L'auteur  se  trompe  dans  son 
calcul  :  que  l'on  fasse  commencer  le  règne  de  Philippe-Auguste 
en  1179  ou  en  1180,  la  bataille  de  Bouvines  ne  se  place  que  dans 
la  trente-quatrième  ou  trente-cinquième  année. 

3.  ludo  V. 

4.  An  miranda  V  et  P. 

b,  et  tua  /Ua  (sic)  oaventis  V. 

6.  prescripsit  V. 

7.  libelli  V, 


f 


♦     » 


4  PHiLippmos 

40  Audeat  et  tanto  sub  nomioe  tutior  ire 
In  médium,  ledique  minus  livore  pavescat. 

Petro  Karloto^  Philippi  régis  Francorum  filio  salutem^. 

Tu^  quoque  fautor  ades,  Karlote,  simiUima  régis 
Magnanimi  proies,  cui  te  natura  creatrix, 
Ut  regale  genus  signis  probet  indubitatis, 
Gorporis  esse  dédit  similem^  mentisque  vi^ore, 
Gujus  jam  sequeris  vestigia,  cujus  in  evo 
Tam  tenero  ^  mores  jam  nunc  imitaris  ^  et  actus. 


i .  Pierre  Chariot  était  le  fils  d'une  a  damoisiéle  d'Arras  •  dont 
les  relations  avec  le  roi  commencèrent  Tannée  où  furent  pris  le 
château  Gaillard,  Poitiers  et  Ghinon,  c'est-à-dire  en  1204  (Ph. 
Mouskés,  V.  20722  et  suiv.),  mais  il  ne  vint  au  monde  qu'entre 
le  14  juillet  1208  et  le  14  juillet  1209,  puisqu'il  avait  à  peine 
quinze  ans  accomplis  la  première  année  du  règne  de  Louis  YIU 
(Voy.  les  derniers  vers  du  livre  XII  du  présent  poème).  Il  com- 
mença son  éducation  sous  la  direction  de  Guillaume  le  Breton 
(tWd.),  fut  écolier  à  Paris  (Ph.  Mouskés,  v.  20732)  et  reçut  une 
prébende  à  Saint-Martin-de-Tours  dont  il  fut  reconnu  trésorier  en 
juin  1217  (CaL  1749).  Élu  évoque  de  Noyon  en  1240  (Aubri  de 
Trois-Fontaines,  M.  G.  Scr.  XXTTT,  948,  1.  12),  suspendu  par 
Grégoire  IX  à  cause  de  Tillégitimité  de  sa  naissance  (ibid.,  949, 
1.  20),  confirmé  par  Innocent  IV  en  1243,  il  prit  part  à  la  VII«  croi- 
sade et  mourut  en  vue  de  Chypre  le  9  octobre  1249.  Son  corps  fut 
enterré  dans  sa  cathédrale  sous  une  lame  de  cuivre  portant  une 
épitaphe  dont  le  texte  nous  a  été  conservé  {GalL  Christ.  IX,  1010). 

2.  Ce  titre  est  complètement  omis  dans  V. 

3.  quo  (sic)  V. 

4.  Cette  ressemblance  est  aussi  rappelée  dans  Ph.  Mouskés  : 

Et  sembla  le  roi  Felippon.  , 

(V.  20726.) 

5.  Nous  avons  déjà  dit  que  Pierre  Chariot  avait  à  peine  quinze 
ans  quand  fut  publiée  la  Philippide. 

6.  jam  non  mutaris  Y. 


NDNCUPATIO.  O 

Si  modo  te^  (ratresque  tuos,  magoumque  paren- 
Ut  potui,  dignos  celebravi  carminé  digno  ;  [tem, 

50  Si  tibi  totius  animi  virtute  dicavi 

Exhaustum  subito  tenui  de  fonte  libellum, 
Imposuique  tuo,  Karlotida^j  nomine  nomen. 
Ut  tua  lectoris  laus  perpetuetur  in  ore, 
Et  virtus  etiam  post  mortem  nescia  mortis, 
Famaque  Rarlorum  vivat  post  fata  ^  superstes, 
Quam  soli  faciunt  urnas  ev^dere  vates, 
Dumscriptisfaciuntvetenmimeminisse  minores^. 
Quorum  famapent^,  pereunt^  ubi  carmina  vatum  : 
Hune  quoque  propitio"^  celestis  sidère  vultus 

60  Vel  semel  illustra,  gratumque  impende  favorem, 
Ut  per  te  vigeat,  ut,  te  tutore,  magistros 
Errorum  cynicos^  facie  contemnat  aperta. 


CATHALOGUS  MATERIE  LIBRI  PRIMI. 

Regali  primtÂS  insignit  honore  Philippum  ; 
Judeos  abicitj  blasphemos  lex  nova  punit  ; 
Eereticos  juges  mittit  brevis  ignis  ad  ignés; 

i.  re  V. 

2.  La  Karlotide  ne  nous  est  pas  parvenue  ;  elle  avait  été  com- 
posée en  môme  temps  que  la  Philippide.  (Voy.  l'épilogue  du  pré- 
sent poème.) 

3.  cum  vate  V.  —  post  fada  P. 

4.  modemos  récrit  dans  Y  au-dessus  de  minores. 

5.  parte  V. 

6.  pereat  corr.  en  pereunt  dans  P. 

7.  Hune  propitio  quoque  V. 

8.  dvicos  V. 


t»HILIPPIDOS 

Campellos  mundat  et  celsis  menibus^  ornât; 

Hostes  ecclesie  reprimuntur  y  et  impete  primo 

Utraque  victori  cedit  CastelUo  regi^ 

Et  Coterellorum  perimuntur^  millia  septenij 

Judeosque  omnes  Broie  cremat  ignea  fomax. 

Clero  Remensi  respondens  ore  diserto  ^ 

ReXy  res  pro  rébus,  pro  verbis  verba  rependit^. 


GUILLELMI  PHIUPPIDOS  PRIMUS  LIBER. 

Proposition. 

Prelia  magnanimi  preclaraque  gesta  Philippi, 
Ârmipotente  manu  teneris  que  gessit  ab  annis^, 
Carminé  veridico  summatimdicere  conor ,  [unguem'^ 
Pauca  referre  volens  de  pluribus;    et  quis  ad 
Onmîa  vel  dictare  queat®,  vel  claudere  métro, 
Vel  mandare  biblis^,  memori  vel  corde  tenere. 
Non  indigna  foret  ^^  istis  vel  musa  Maronis 

1.  merubus  P. 

2.  Un  bourdon  a  fait  omettre  les  onze  derniers  mots  (et  impete 
—  perimuntur)  dans  V. 

3.  deserto  V. 

4.  Le  copiste  de  Y  ajoute  ici  ces  mots  qu'il  prend  sans  doute 
pour  un  dernier  vers  et  qui  devaient  être  une  glose  sur  Vutraque 
Castellio  du  sixième  vers  :  Castello  super  Ligerim  et  Castello  super 
Sequanam. 

5.  Guillelmi  Philippidos  primi  libri  propositio  P. 

6.  tenero  que  gessit  ab  evo  P. 

7.  ungam  V. 

8.  queam  V. 

9.  La  première  de  biblus  semble  avoir  été  toujours  longue. 

10.  fores  V. 


UBSR  I.  7 

Theologi  *  cineres  Troje  qui  vexit  ad  astra  ; 
Vei  qui  supposuit  Trojam  victoribus  Ârgis 

1 0  Ërroresque  vagi*  digne  celebravit  Illixis', 
Non  bis  sufficeret  famé  Lucanus  amator, 
Aut^  qui  tam  sapido  Thebaida^  carminé^  scripsir, 
Ut  queat  ad  plénum^  digno  memorare  relatu 
Tôt  victos  hostes,  tôt  bella,  tôt  obsidiones, 
Tôt  bene  gesta  domi^,  tôt  militie  probitates. 
Nonest^  qui  puteum  tamlatum  tamque  profundum 
Exhaurire  queat,  nedum  qui  non  habet  in  quo 
Hauriat,  autrestem^^,  vel  vasa  capacia  tanti 
Ponderis  :  in  toto  pars  quelibet  est  mihi  totum  ; 

iO  Toti  dico  vale,  vix  audeo  tangere  partem. 

Ërgoage,  Musa,  viri  tam  preceUentis  ^^  honori 
Insudare  libens  studeas,  et  ab  illius  anno 
Incipe  quo  primum  sceptro  radiavit  ebumo 
Rex  novus.  Iste  novi  limes  tibi*^  carminis  esto^*; 

1.  La  quantité  devrait  être  thé6l6g%,  —  On  sait  que  la  IV*  églogue 
a  valu  à  Yirgile  Thonneur  d'être  compté  parmi  les  prophètes  du 
Christ.  Voy.  Gomparetti,  Virgilio  nel  medio  evo.  Livoume,  1872. 
In-8o,  t.  I,  133  à  138. 

2.  vigi  V. 

3.  Est-ce  bien  d'Homère  qu'il  s'agit,  comme  le  croient  Barth  et 
D.  Brial? 

4.  w/ V. 

5.  La  véritable  quantité  est  Tk^c^Uià  et  non  Thëbwlâ. 

6.  carmina  P. 

7.  Stace,  auteur  de  la  Thébaide. 

8.  plonum  V. 

9.  dari  V. 

10.  Hbi  corrigé  en  est  dans  P. 

11.  rostem  V. 

12.  pretollenlis  V. 

13.  mihi  V. 

14.  Limes  mihi  carminis  esto 

(Edipodee  confusa  domus 

(Stace,  Thebaid.,  î,  17.) 


8  PHILIPPIDOS 

Deinde,  quibus  sub  eo  meruit  poUere  triumphis^ 
Francia,  prosequere  ;  quo  milite  colla  subegit 
Neustria  Francigenis,  Anglorum  rege  fugato, 
Historiamque  sequens,  procédas  ordine  recto, 
Littora  tuta  legens,  ne  demergare  profundo  : 
30  Sic  tamen  ut  primum  memores  que  gentis  origo 
Francigene  fuerit,  quis  tanti  nominis  auctor, 
Que  regio  in  partes  Francos  émisent  istas. 
Scis  etenim,  quis  sit,  de  quolibet  esse  sciendum, 
Antea  quam  sciri  liceat  quid  fecerit  ipse'. 
Fac  pelagus  me  scire  probes,  quo  carbasa  laxo, 
Ut  percurrantur  leviore  sequentia  cursu  : 
Observandus  enim  modus  est  in  rébus ^,  et  ordo. 

Invocatio  divini  auxilii^. 

Xpiste,  Dei  splendor,  virtus,  sapientia,  Verbum, 
Qui  Patris  eterni  prodis  eternus  ab  ore, 
40  Qui  vere  es  verbum,  lumen  de  lumine  vero, 
Deque  Deo  vero  verus  Deus,  unus  et  idem, 
Atque  coeternus  Patri  cum  Flamine  sacro^, 
Te  precor  incipiens  ;  adsit  tua  gratia  presens, 
Ut  mihi  subveniat,  ut  me  per  confraga  silve  ^ 
Ducat  inoffenso  pede,  ne  caliget  acumen 


1.  C'est  ici  que  finissent  les  deux  premiers  feuillets  de  V. 
L'écriture  change. 

2.  Ces  deux  vers  sont  presque  conçus  dans  les  mômes  termes 
que  la  fin  du  §  l»'  de  la  Chronique. 

3.  Horace,  SaU,  I,  106. 

4.  Manque  dans  V. 

5.  On  reconnaît  les  expressions  du  Symbole. 

6.  Stace,  Thebaid.,  IV,  494. 


LIBER  I.  9 

Mentis,  que  sine  te  nescit  qua  debeat  ire. 
Te  sine  nil  lucet,  sine  te  via  nulla  patescit  ; 
Sideris  Ëoi  tu  lux,  tu  dissice^  mentis 
Nubila  celesti  radio  ;  tu  luce  superna 
50  Da  sensus  lucere  meos  ;  tu  scribere  dextram. 
Tu  linguam  dictare  doce  ;  tu  me  rege  recto 
Tramite,  tu  presta  promptas  in  carmina  vires, 
Tu  via,  tu  ductor,  tu  navis,  tu  Palinurus; 
Tu  mihi  fac  tutos  saxosa  per  equora  cursus. 

De  origine  Francorum^. 

Postquam  judicio  Priameia  régna  latenti 
Vindicis  ira  Dei  Grecorum  tradidit  igni. 
Qui  per  peccantes  penam  peccantibus  addit, 
Flagitiis  hominum  quoniam  ^  salubriter  utens, 
Quos  scit  adhuc  longo  dignos  sordere  reatu  ; 
60  Francio  Priamida  satus  Hectore,  pâtre  sepulto. 
Grande  supercilium  Greci  victoris  abhorrens. 
In  cineres  Âsia  tota  cum  Troade  versa, 
Querere  disposuit  patriam  sibi  commodiorem, 
Quam  sibi  fa  ta  darent  acquirere  sorte  vel  armis. 
Gui  se  lecta  manus  juvenum  conjunxit,  ut  ejus 
Ëxilii  comités  fièrent,  sociique  laboris. 
Quem,  quia  per  nimiam  probitatem  illius  et  actus 
Proveniebat  *  eis  honor  et  Victoria  multa, 

1.  diffice  V. 

2.  Manque  dans  V. 

3.  qiuLnquam  V.  —  Le  vers  est  faux  de  toute  façon,  la  première 
syllabe  de  salubriter  est  brève.  Bartb  propose  de  le  corriger  ainsi  : 

Flagitiis  bominum  commissa  salubriter  utens. 

4.  Adveniebat  V. 


1 0  PHIUPPIDOS 

Prefeoere  sibi  posito  diademate  regem, 
70  Seque  vocaverunt  communi  Domine  Francos  ; 
Ut  dicti  Franci,  quibus  esset  Francio*  rector, 
Nomine  sint  imitatores  rectoris  et  actu. 
Qui  cuin  rege  suo  ratibus  vix  nabile  ^  flumen 
Danubii  transnant,  et  non  procul  ejus  ab  amne 
Urbs  ab  eis  dicta  ^  est  fundata  Sicambria  fundo, 
In  qua  regnavit  cum  Francis  ^  Francio  primus, 
Et  sibi  supposait  regnum  totaliter  iliud, 
Austria  Theutonico  quod  habens  idiomate  nomen, 
Tempore  possedit  Francorum  natio  longo, 
80  Undecies  centum  ter  sex  et  quatuor  annis^ 
Antea  quam  Ghristum  genuisset  Yirgo  beata, 
Postque  Deum  natum  sex  septuaginta  ^  trecentis. 
Ut  se  vitali  viduavit  Francio  flatu, 
Grevit  in  immensum  stirps  nobilis  illa,  fîiitque 
Yiribus  egregiis  numeroque  ita  multiplicata. 
Ut  satis  una  capax  regio  non  esset  eorum. 
Discedunt  igitur  ab  eis  Ibor  ''  et  numerosa 
Copia  Francorum,  numéro  tria  millia  dénis 
Millibus  adjuncta  geminatis  ^,  excipe  turbam 
90  Feminei  sexus,  et  qui  gerere  arma  nequibant. 

1.  Francia  V. 

2.  nobile  V. 

3.  data  V. 

4.  In  qua  cum  Francis  regnavit  V. 

5.  1100  +  (3  X  6)  +  4  =  1122.  Si  Ton  se  réfère  au  §  4  de  la 
chronique,  on  voit  que  les  Francs,  lorsqu'ils  quittèrent  Sicambrie 
en  376  après  J.<-G.,  y  avaient  séjourné  1507  ans,  ce  qui  place  leur 
établissement  dans  cette  région  en  1131  et  non  pas  en  1122 
avant  J.-G. 

6.  Ghron.,  §  4.  —  odoginia  V. 

7.  Ibor  omis  dans  V. 

8.  numeraiis  V. 


UBER  I.  11 

Finibus  egressi  patriis,  per  Gallica  rura 
Sedem  querebant  ponendis  menibus  aptam, 
£t  se  Parisios  dixerunt  nomine  Greco, 
Quod  sonat  expositum  nostris,  Audaciay  verbis  ; 
Erroris  causa  vitandi,  nomine  solo 
  quibus  exierant  Francis  distare  volentes. 
Ât^  jam  Sequanio  surgebat  littore  cunctis 
Urbibusurbsspeciosamagis,  bonacujusad  unguem 
Gommendare  mihi  sensus  bre vitale  negatur^, 

1 00  Que^  caput  est  regni,  que  grandia  germina  regum 
Ëducat,  et  doctrix  existit  totius  orbis. 
Gui,  quamvis  vere  toto  preluceat  illi^ 
Nullus  in  orbe  locus,  quoniam  tune  temporis  illum 
Reddebat  palus  et  terre  pinguedo  lutosum, 
Âptum  Parisii  posuere  Lutetia  nomen  ; 
In  qua  manserunt  degentes  simplice  vita 
Temporibus  multis,  gentili  more  régentes 
Se  populosque  suos,  reddendo  tributa  quotannis 
Débita  Romanis,  legesque  sequendo  paternas. 

1 1 0  Ât  Francos  nunquam  vis  ulla  Valentiniano 
Post  superare  fuit,  licet  illos  sepius  armis 
Romano  imperio  temptasset  subdere  ;  quos  cum 
Gerneret  invictos  et  nullo  marte  domandos, 
c  Hos  vere  dicam  Francos,  ait,  immo  Ferancos, 
c  Quos  facit  indomita  virtus  feritate  féroces  ^.  » 
Tune  preerat  Priamus  rex  Âustricus  omnibus  illis  ; 
Qui  cum  nature  solvisset  débita,  regnum 

1.  Et  V. 

2.  negatur  omis  dans  V. 

3.  quod  P. 

4.  isti  V. 

5.  Ghron.,  $  4. 


1 2  phuippidos 

Francorum  tenuit  succedens  filius  ejus 
Marcomirus  ei,  superans  probitate  parentem. 

1 20  Tandem  scripsit  eis  bec  verba  Yalentinianus  : 
c  Ânnis,  France,  tibi  bisquinque  remitto tributum, 
c  Et  mihi  te  facio  sub  vinclo  pacis  amicum, 
c  Si  mihi  militiam,  donec  superetur  Alanus, 
c  Prestiteris,  qui  se  Romanis  exhibet  hostem, 
c  Presumitque  suo  juga  nostra  repellere  collo  ; 
c  Tantum  prestat  eis  animi  consueta  rapinis 
c  Ârmate  plebis  rabies,  et  copia  gentis, 
c  Et  prerupta  jugis  species  horrenda  iocorum, 
c  Montibus  et  scopulis  nulli  penetrabilis  hosti.  » 

1 30  His  Marcomirus  gaudens,  Francique  quirites 
Âccedunt  dictis,  et  congrediuntur  Âlanis, 
Strageque  crudeli  sic  debacchantur  in  iilos, 
Ex  toto  numéro  quod  nemo  remansit  eorum 
Qui  non  a  Franco  sit  milite  decapitatus, 
Âut  mortis  di versa  pati  tormenta^  coactus, 
Exceptis  natura  quibus  pugnare  negabal  ; 
Quod  factum  cunctis  visum  est  mirabile,  lausque 
Francorum  toto  divulgabatur  in  orbe. 
Ânnis  ergo  decem  finitis,  Roma  tributum 

1 40  À  Francis  repetit  ;  empta  sibi  sanguine  Franci 
Libertate  suo,  dicunt  se  corde  feroci 
Maile  pati  exilium  patriaque  excedere  tota, 
Quam  Rome  subici  sub  dura  lege  tributi  *. 
Et  cum  post  mortem  Romana  Yalentiniani 
Debilitata  foret  respublica,  Francus,  ab  illis 
Finibus  egressus,  valido  sibi  marte  subegit 


1.  tormenta  pati  diversa  V. 

2.  tributi  sub  dura  lege  subici  Y. 


LIBER  I.  13 

Germanos  cum  Theutonicis,  necnon  Âlemannos, 
Xungros  cuiD  Belgis,  Saxones  cum  Lotoringis, 
Et  quicumque  jacent^  populi  per  Gallica  rura, 

4  50  Sequanium  ^  donec  longe  veniatur  ad  amnem  ; 
Vivere  nec  poterat  aliquis  dux,  aut  cornes,  aut  rex, 
Qui  non  virtuli  Francorum^  cederet  ultro. 
Parîsios  igitur  postquam  cognovit  eadem 
Stirpe  fuisse  satos  a  qua^  descenderat  ipse^, 
Firma  pace  facit  miles  sibi  Francus  amicos, 
Francorumque  vocat  fratres,  et  fédère  jugi 
Unus  fit  populus  Franci  cum  Parisianis  ; 
Urbs  quoque  Parisius  meruit  tune  primo  vocari, 
Gui  prius  indiderat  situs^  ipse  Lutetia  nomen. 

1 60  À  qua  Francigene  progressi  cum  Pharamundo 
Marcomirigena,  quem  jam  genitor  suus  illis 
In  regem  dederat,  terrarum  quicquid  habetur 
  pelago  quod  nos  hodie  distinguit  ab  Ânglis, 
Usque  sub  Hispanos  fines  portusque  remotos, 
Qui  Karoli  mete"^  populari  voce  vocantur, 
Totum  militia  sibi  supposuere  potenti. 
Et  sic  terra  fuit  Francorum  nomine  dicta 
Francia,  cujus  erat  antiquum  Gallia  nomen, 
In  qua  regali  Pharamundus  ^  primus  honore, 

470  Exclusis  penitus  Romanis,  fîilsit;  eidem 

1.  forent  corrigé  en  jocent  dans  la  marge  V. 

2.  Seqitanie  V. 

3.  Francorum  virtute  V. 

4.  Tous  les  mss.  portent  :  eodem  Stirpe  fuisse  satos  a  quo 

5.  ilU  V. 

6.  locus  V. 

7.  C'est  le  point  des  Pyrénées  que  Ton  connaît  sous  le  nom  de 
la  Groix-Gharlemagne. 

8.  Peramundus  V. 


1 4  PHILIPPIDOS 

Filius  ipsius  Glodius  successit.  Ât  ille^ 
Regia  decedens  Meroveo  sceptra  reliquit, 
Patris  jure  sîbi  faciens  succedere  natum. 
Is  Ghilderîcum  genuit,  regemque  paterno 
Et  successorem  moriens  sibi  jure  creavit. 
nie  Glodovei  régis  pater  exstitit,  inter 
Franborum  reges  qui  primus  credere  Gbristo 
Et  sacro  meruit  baptismi  fonte  renasci  ; 
Quemcum,  evangelicoconversum  dogmate,  sanc- 

1 80  Remigius  sancto  chrismare  pararet  olîvo,       [tus 
Ecce  dolens  Inimicus  homo,  qui  semper  honori 
Invidet  ecelesie*,  fregit  fuditque  iiquorem, 
Ut,  sua  cui  natura  modos  dat  mille  nocendi, 
Hoc  faceret  facto  regem  rescindere  votum, 
Âut  saltem  differre  aliquas  baptisma  per  horas  ; 
In  tanto,  si  non  in  toto,  offendere  gaudens^. 
Ut  meritum  régis  ^  motu  quocumque  minoret. 
Qui  magis  est  animos  quam  corpora  ledere  pronus. 
Quo  viso,  commota  manus  pagana,  suorum 

1 90  Hoc  virtute  Deum  conclamant  esse  patratum, 
Nec  regem  mutare  vias  debere  priores, 
Quas  usque  hue  tenuit  ejus  generatio  tota  ; 
Quod  nec  velle  Deum  res  tam  manifesta  doceret, 
Qui  sanctum  est  passus  oleum^  cum  vase  perire, 
Ne  rex,  tactus  eo,  Ghristi  se  lege  ligaret. 

1.  Clodius  ipsius  successit  filius,  At  ipse  V. 

2.  Le  maladroit  copiste  de  V  a  introduit  ici  dans  le  texte  une 
glose  que  les  autres  mss.  portent  en  marge  :  vas  quo  liquor  ille 
sacraius  servabatur. 

3.  querens  V. 

4.  Ut  régis  meritum  V. 

5.  Dans  V,  le  vers  194  présente  une  élision  pénible  : 

Qui  sanctum  passus  olettm  est  cum  vase  perlre 


LIBER  I.  15 

Ât  sacer  antistes,  erecto  lumine  sursum 
GummanibuSy  meruitsacrapersupUcamina  sacrum 
Gelitus  emitti  cum  sacro  vase  liquorem, 
Ipso  rege  palam  cunctisque  videntibus  ipsum, 

SOO  Ë  celo  missus  quem  detuiît  angélus  iili  ^ , 

Quo  rex  sacratus  fuit  idem  primus  ;  et  omnes 
Post  ipsum  reges  Francorum  ad  sceptra  vocati, 
Quando  coronantur,  oleo  sacrantur  eodem. 
Sicque  fit  ut  solum  metuens  amittere  regem, 
Dum  fraudem  struît  ecclesie  fallaciter  hostîs. 
Se  dignumeffecerit*  Francos  quiperderet  omnes  ; 
Nam  cum  pagani  miracula  tanta  vidèrent. 
Se  faciunt  omnes  renovari  fonte  perenni^. 
Quis  vero  cui  rex  régi  successerit  ex  tune 

21 0  Tempus  ad  hoc,  presens  série  tibi,  lector,  aperta 
Scire  dat  hec  oculis  subjecta  fidelibus  arbor. 
In  qua  se  primum  Pbaramundus  ^  ponit,  eo  quod 
Francorum  primus  terra  regnavit  in  ista  ; 
Et  tamen  affirmât  conmiunis  opinio  primum 
Esse  Glodoveum,  quia  regum  credere  primus 
In  Ghristum  meruit,  gentili  errore  relicto, 
Quo  velut  a  trunco  procedens  linea  monstrat, 
Que  sit  descendens  séries,  que  coilateralis  ^. 


Dans  L  et  P,  il  y  a  un  pied  de  trop  : 

Qui  sanctum  passus  est  oleum  cum  vase  perire 

Pour  le  rendre  plus  correct,  nous  avons  reproduit  l'interversion 
que  s'étaient  déjà  permise  les  premiers  éditeurs. 

i.  Le  vers  200  est  omis  dans  V,  ou  plutôt  il  y  est  placé  après  le 
vers  349.  Voyez  plus  bas  la  note  de  ce  dernier  vers. 

2.  e/Tecit  L  et  P. 

3.  Voyez  la  Chronique,  g  8. 

4.  Fearamundus  V. 

5.  On  trouve  ici  dans  V  un  informe  tableau  généalogique  qui  va 


1 6  PHILIPPIDOS 

Ânnus  millenus  centenus  septuagenus 
220  Nonus  erat  post  Virginei  sacra  tempora  parlus, 
Tradere  quando  plus  sceptrum  regale  Philippo 
Proposuit  genitor,  veneranda  luce  béate 
Quam  sibi  sanctifîcat  Âssumptio  sancta  Marie. 
Gumque  essent  regni  primores,  quosque  deoorat 
Pontificalis  apex,  ad  gaudia  tanta  vocati, 
Instaretque  dies  quo  rex  debebat  inungi, 
Ipsum  cum  famulis,  comitante  etate  coeva^, 
In  (îuisiam  traxit  venandi  gratia  silvam. 
Hic  aprum  soli  visum  sibi  forte  secutus 
230  Ut  puer,  ut  prede  laudisque  cupidine  ductus. 
In  nemus  obscurum,  nullo  comitante,  cucurrit  ; 
Gumque  procul  positus  a  venatoribus  esset, 
Nec  jam  venantum  voces  nec  cornua  posset 
Latratusve  audire  canum  ;  quasi  fumus  et  umbra 
Protinus  ex  ejus  oculis  evanuit  ille 
Deceptivus  aper,  aprum  si  dicere  fas  est, 
Qui  tantam  voluit  nobis  infligere  plagam, 
Tam  subitoque  suum^  Francis  auferre  Philippum, 
Patri  erat  et  regno  qui  solus  et  unicus  hères. 
240  At  puer  ad  socios  cum  vellet  ab  inde  reverti, 
Nec  reperire  viam  potuit,  nec  tendere  quorsum 
Debeat,  agnovit,  nullo  consorte,  duobus 
Gontinuis  errans  média  cum  nocte  diebus  ; 
Solo  se  solius  equi  solamine  solans, 
Irrequieta  ferens  vestigia  (proh^  timor!)  ibat 

seulement  de  Marcomir  à  Dagobert.  On  avait  sans  doute  l'inten- 
tion de  le  reproduire  dans  L,  car  on  y  a  laissé  le  bas  de  la  page 
en  blanc.  U  n'y  a  pas  de  blanc  réservé  dans  P. 

1.  coeva  etate  V. 

2.  Tamque  suum  subito  V. 

3.  Prot  P. 


UBER  I.  17 

Per  salebras  partesque  ruens,  per  dévia  queque, 
Quo  ducebat  eum  hue  illue  acrisius^  eiror. 
Tristibus  interea  multum  quesitus  amieis, 
Yespere  sub  lueis,  post  tedia  multa  ^,  seeunde 

250  Yix  tandem  inventus,  aliquanto  tempore  leeto 
Deeubuit,  multa  ex  causa  egrotare  coactus. 
Horror  enim  et  biduana  famés  compresserat  illum, 
GoDtinuusque  labor,  cunctisque  inamabilis  error^; 
Preteriitque  dies  illi  préfixa  sacrando^. 

Hec  tamen^,  haud  dubium,  tentatio  contigit  illi, 
Ut  Deus  hoc  casu  ^  meliorem  redderet  illum, 
Âttentumque  magis  curare  negotia  regni. 
Res  eteuim  tanto  que  presignitur*^  honore, 
Quam  facit  optari  propria  excellentia  dignam, 

260  Quanto  differtur,  quanto  pertingere  ad  illam 
Gonatu  graviore  datum  est,  hoc  gratior,  hoc  fit 
Garior,  hoc  studio  majore  meretur  amari. 
Vilet  enim  quod  se  nuUo  conamine  prestat, 
Diligiturque  magis  res  acquisita  labore. 
Hoc  etiam  facto  noster  confunditur  hostis, 


{.  aeusius  Y,  aorisius  L  P.  «  Judicii  expers,  csbcus,  dit  Barth, 

•  Gnecismi  ambitione  sœpius  talia  monstra  loquitur  hic  scrip- 
f  tor.  Àcrisiam  civitate  tum  latina  donavit  Petrus  Blesensis,  certe 

•  doctns  et  sapiens  homo,  Epist.  LXXXIV  pro  caecitate • 

2.  Justa  V. 

3.  p^arque  hiis  omnibus  error  V. 

4.  Il  est  à  remarquer  que  Guillaume  le  Breton,  dont  la  chro- 
nique ne  contient  pas  la  moindre  allusion  aux  faits  rapportés 
dans  les  vers  219-254,  se  tait  complètement  ici  sur  l'épisode  du 
eharbonniar  qui  ramena  le  prince  à  Gompiègne,  épisode  que  Ton 
ne  trouve  que  dans  Rigord  (§  3)  et  dans  Robert  deTorigny  (1, 83). 

5.  auUm  V. 

6.  ut  casu  Deus  hoc  V. 

7.  presignatur  V. 

n  % 


1 8  PHILIPPIDOS 

Qui  bona  semper  amat  corrumpere  semina^,  qui. 
Non  auferre  queat,  saltem  differre  ]aborat  [cum 
Gommoda  nostra,  bonis  semper  contrarius  actis. 
Nec  nocet  ille',  nisi  quantum  permittitur  il]i 

270  A  Domino,  qui  nos  probat  exercetque  per  illum, 
Ut  tandem  victo  nos  tentatore  coronet, 
Semper  et  in  nobis  virtus  exercita  crescat. 
Ërgo  necesse  fuit  aliud  prefigere  tempus, 
Quo  jam  sanatus  rex  ad  diadema  veniret. 
Ânnis  ante  dies  elapsis  quatuor  ilios^, 
Ipsius  genitor,  peregrini  more  profectus, 
Orandi  studio  devota  mente  petivit 
Ecclesiam,  Thome  qua  martyris  ossa  quiescunt, 
Gujus  virtutes  totum  redolere  per  orbem 

280  nie  facit  cujus  pro  nomine  passus  obivit. 

Rex  pius  ergo^  sacrum  stans  martyris  ante  sepul- 
Gum  lacrymis  fudit  bas  inter  cetera  voces  :  [crum, 
c  Hospes  sancte,  tuum  devotio  nostra  minori 
c  Exilium  solata  fuit  quàm  vellet  honore  ; 
c  Tu  tamen  ecclesie  pro  libertate  fugatus, 
c  Sanctifîcare  meum  te  dignans  exule  regnum, 
c  Septenos  juste  ^  atque  pie  vivendo  per  annos, 
c  Gorde  recepisti  placito  ^'  quod  nostra  facultas 
c  Dispensare  tibi   poterat  patribusque   sacratis 

290  c  Quos  tecum  exilio  fidei  damna verat  hostis. 

1.  semita  V. 

2.  Nec  videt  ipse  V. 

3.  Ce  pèlerinage  fut  entrepris  par  Louis  VII,  non  pas  quatre  ans 
auparavant,  mais  en  août  1179,  afin  d'obtenir  la  guérison  de  son 
fils.  Voy.  Rig.,  page  12,  note  1. 

4.  ante  L  P. 

5.  sancte  V. 

6.  placido  V. 


LIBER  I.  19 

Tu  6cta  post  hec  ad  propria  pace  vocatus, 
Quando  reiinquebat  tua  me  presentia  tristem. 
Tu  mihi  dixisti,  nec  mens,  qua  spiritus  hospes 
Sanctus  erat,  sinet  eiïectu  sua  verba  carere  ; 
Tu  mihi  dixisti  :  CompassiOj  rex  fie,  qua  me 
Tanquam  concivi^  non  exule^  aemper  es  usus, 
Muneribus  qua  me  assiduis  solatus  alebas^ 
Exilio  qua  mille  datas  solatia  nostro^ 
Pectore  fixa  meo  stat  et  omni  tempore  stabit  ^ , 

300  c  Meque  sui  memarem  pietas  tua  semper  habebit; 
Cui  per  vota  fide  ms  taliter  oblige  pura^ 
Ut  quecumque  voles j  quecumque  poposceris  a  me 
Pro  te  prove  tuiSy  nullam  patiare  repulsam^ 
Quando  mihi  a  Domino  fuerit  collata  potestas^. 
Sic  promisisti  ;  sic  te  mihi  sponte  ligasti. 
Nunc  verbi  memor  esto  tui  ;  nunc  et  locus  et  res 
Exigit  ut  facias  que  te  tuus  orat  amicus, 
Imo  uni'  servus  tibi  subditus.  Ecce  potens  es, 
Largitur  Deus  ecce  tibi  quicquid  petis  ipsum  ^  ; 

31 0  c  Ecce  tuis  redeunt  mentis  ad  propria  sani 
Omnes  infirmi  tua  qui  suffragia  poscunt. 
Tutele  committo^  tue,  paterabne,  Philippum  ; 
Hune  tu  conserves,  hujus  tu  facta  secundes, 
Huic,  precor  ^  esse  velis  casu  protectorin  omni, 

4.  et  omni  stabit  in  hora  V. 

2.  L'ordre  des  vers  303-304  est  interverti  dans  V. 

3.  Tous  les  manuscrits  présentent  des  leçons  évidemment  fau- 
tives :  Imo  uno  famulus  tibi  V  ou  Imo  \ino  servus  L  P,  que  les 
précédents  éditeurs  avaient  cru  devoir  corriger  en  Imo  vero.,.,  ce 
qui  faussait  le  vers. 

4.  illum  V. 

5.  commendo  V, 

6.  Huic  tu  prior  L  P. 


20  PHILIPPIDOS 

c  Hune  solum  commendo  tibi  ;  tu  patris  amorem, 
c  Tu  tutoris  agas  in  eum,  pater  optime  curam, 
c  Quem  mihi  sanctorum  meritîs,  precibusque^  vi- 
c  Âtque tuis, jam decrepito senioque  labanti  [rorum 
c  Heredem  divina^  dédit  ciementia  solum  ^.  » 

3S0      Quod  tam  sancta  patris  sint  vota  a  martyre  sancto 
Exaudita,  sequens  factum  resque  ipsa  probavit. 
Nam  patris  ejus  eum  pietas,  meritumque  beati 
Martyris  adjuvit,  seque  ipse  per  omnia  talem 
Reddidity  ut  donis  dignus  celestibus  esset. 
Imo  sibi  sanctus  proprii  specialiter  illum 
Sanguinis  ultorem  elegit,  statuitque  per  illum , 
Perque  suos  olim  natos,  radicitus  omne 
Patricidarum  genus  exstirpare  cruentum  ^  ; 
Idque  viro  cuidam  sancto  divinitus  idem 

330  Ostendit  martyr,  et  eidem  dicere  jussit^, 
Gertior  ut  fîeret  Domino  sua  bella  placere  ^; 
Distuleritque  vir  ille  licet  rem  prodere  visam, 
Omnibus  bis  pêne  extinctis,  bellante  Philippo 
Res  sibimet  facit  ipsa  fidem,  factoque  probatur 
Martyrii  vindicta  ipsi  commissa  fuisse. 

Jamque  dies  aderat  cunctis  optata,  novembris 
Que  caput  est  mensis,  que  cunctis  sanctificata 
Jamdudum  sanctis,  nunc  longe  sanctior  exstat, 
In  qua  sceptrifero  fulsit  redimitus  honore 

340  Magnanimus  sacro  rex  delibutus  "^  olivo, 

1.  predbus  meritisqite  V. 

2.  Heredem  divina  de  divina  P. 

3.  Chron.,  §  14. 

4.  prophanum  V. 

5.  Per  visum  ostendit  et  eidem  ostendere  jussit  V. 

6.  Cette  apparition  de  Thomas  Becket  n'est  mentionnée  nulle  part. 

7.  La  véritable  quantité  de  ce  mot  est  dèlibût^. 


LIBER  I.  SI 

Quo  Deus,  angelicis  manibus,  virtute  parato 
Divina,  nostris  ooncessit  regibus  uti, 
Ut  sacrentur  eo  soli  specîaliter  illi 
Qui  successive  Fraucorum  sceptra  capessunt  : 
Quo  major  nostri  patet  excellentia  regni, 
Dignior  ut  vere  rex  noster  rege  sit  omni, 
Quem  sacrare  suis  Remorum  métropolites 
Gum  compresulibus  habet  illo  chrismate  sacro, 
Hoc  ad  opus  solùm  quod  celica  fudit  oliva  ^ . 

350  Hoc,  et  non  alio,  perfudit  membra  liquore 
Karolide  nostri  Guillelmus  presul  in  urbe 
Remensi,  patrum  servato  more  suorum  ; 
Imposuitque  sacrum  capiti  diadema  verendo, 
Gonnivente^  simul  cleri  populique  favore. 
Tam  spéciale  decus  Ghristi  dignatio  prestat 
Nobis,  Francorum  qui  congaudemus  honori. 
Sic  regem  nostrum  sibi  rex  celestis  amicat, 
Sic  superexaltat  terre  pre  regibus  illum 
Quem  facit  ut  solum  sacra  consecret  unctio  celi, 

360  Unguine  cum  reliqui  sacrentur  materiali^. 

Tune  pater  ejus-erat  annorum  septuaginta  *y 
Ad  Dominum  qui  mox  ^  anno  migravit  eodem  ; 
Ipseque  quindenum  non  dimidiaverat  annum  ; 

1.  Dans  le  ms.  du  Vatican,  on  trouve  intercalé  entre  les  vers  349 
et  350  un  autre  vers  : 

Sancio  Remigio  quem  detulit  angélus  olim, 

qui,  dans  les  autres  mss.,  a  été  transporté  avec  une  légère  altéra- 
tion au  vers  200. 

2.  Conveniente  V.  On  trouve  en  marge  du  môme  ms.  cette  glose  : 
vel  connivenle,  idem  est  quod  consentire, 

3.  Voy.  Cairon.,  §  16. 

4.  La  véritable  quantité  de  ce  mot  est  sèptûâginta, 

5.  post  V. 


i%  PHILIPPmOS 

Tantum  primevo  pubescens  ^  flore,  duobus 
Mensibus  adjectis,  septem  geminaverat  annos. 
Qui^  postquam  solus^  habuit  moderamina  regni, 
Jam  liber  propria  se  libertate  gubernans, 
Protinus  arbitrio  Domini  se  mancipat  omni 
Gorporis  atque  animi  virtute,  videlicet  a  quo 

370  Ipse  datus  fuerat  specialis  gloria  mundi. 
Primaque  facta  suo  cupiens  sacraredatori, 
Judeos,  quibus  est  odio  Deus,  ecclesieque 
Lex  et  sacramenta,  suo  privavit  amore, 
Deinde  relaxavit  illorum  débita  cunctis 
Qui  rem  debebaot  illis  quamcurnque,  retenta 
Parte  sibi  quinta  pro  regni  jure  tuendo*, 
Nam  tenui  censu  fuerat  pater,  et  nibil  iUi 
  pâtre  collatum  fuerat,  nisi  sola  potestas, 
Ut  quasi  iegitimus  hères  succederet  illi  ; 

380  Quippe  pii  prelarga^  manus  genitoris  in  usus 
Menibrorum  Ghristi  fiscum  vacuaverat  ère. 
Et  poterat  totum  sibi  tollere  si  voluisset, 
Née  prejudicium  super  hoc^  fecisset  eisdem, 
Tamquam  servorum  res  et  catalla  suorum. 
Nec  mora  de  regni  totius  abegit  eosdem 
Finibus,  et  nocua  regnum  putredine  solvit, 
Indulto  miseris  tamen  apto  tempore  quo  res 
Seque  suosque  parent  ad  iter  "^^  prout  exigit  usus  ^. 

1 .  Tandem  primevo  pudescens  V. 

2.  Qui  manque  dans  V. 

3.  solius  V. 

4.  tuenda  L  P. 

5.  larga  P. 

6.  hoc  omis  dans  V . 

7.  aditum  L  P. 

8.  Voy.  Chron.,  un  du  §  22  et  §  23. 


LIBER  I.  S3 

Tune  synagogali  cedente  superstitione, 
390  Ecclesîas  fecit  sacrari  pro  synagogis. 

In  quocumque  loco  schola  vel  synagoga  fuisset, 
Divinum  cultum  per  vicos  amplifîcando  ; 
Neve  Dei  pereat,  egeant  si  forte  minîstri, 
Servitium,  dotât  iargis^  loea  dotibus  iila^. 
Postea^  constituit  et  sanxit  lege  novella 
Per  totum  regnum,  ne  blasphemare  quis  esset 
Cor  eerebrumve  Dei  vel  membrum  quodlibet  au- 
Sic,  ut  qui  iegem  fuerit  transgressus  eamdem,  [sus; 
Quinque  quater  solidos  teneatur  soivere  Ghristi 
iOO  Pauperibus,  vel  flumineas  jaciatur  in  undas  ; 
Ut  sic  detraheret^  honiines  a  prevaricando. 
Et  revocaretur  paulatim  pessimus  ille 
Quo  nimium  pravo  fedatur  Gallia  ritu, 
Pro  nihilo  causaque  levi,  quasi  dilacerando 
Membra  beata  Jesu,  vel  turpiter  improperando  ^ 
nu  pro  nostra  probra  quae  tulit  ipse  sainte^. 

Pulsis  Judeis,  sanctoque  rigore  fiigatis, 
Dehinc  perscrutari  citius  facit  heresiarcbas, 
Simplicium  falso  qui  fàllunt  dogmate  corda, 
il  0  Incautas  animas  occulta  fraude  necantes  ; 
Qui  bona  conjugii  reprobant,  qui  carnibus  uti 

i.  largis  dotât  V. 

2.  Voy.  Chron.,  §  24. 

3.  Dans  la  Chronique  de  Rigord,  comme  dans  celle  de  Guillaume 
lai-môme,  les  prescriptions  de  Ph.  Aug.  contre  les  blasphémateurs 
sont  antérieures  à  l'expulsion  des  Juifs. 

4.  retraheret  V  L. 

5.  Dans  L,  le  v.  405  omis  a  été  rajouté  en  marge  ;  le  copiste  de 
P,  ayant  sans  doute  le  ms.  L  sous  les  yeux,  avait  d'abord  écrit  le 
V.  405  à  la  suite  du  vers  406,  mais,  s'apercevant  de  son  erreur,  il 
a  rétabli  Tordre  en  inscrivant  en  marge  les  lettres  B  et  A. 

6.  Ghron.,  §  22.  Voy.  aussi  Rigord,  §  5. 


24  PHiLippmos 

Esse  nefas  dicunt,  aliasque  superstitiones 
Inducunt,  breviter  quas  tangit  epistola  Pauli. 
Omnes  qui  fidei  sapèrent  contraria  nostre, 
Quos  Popelicanos^  vulgari  nomine  dicunt, 
De  tenebris  latebrisque  suis  prodire  coacti 
Producebantur,  servatoque  ordine  juris, 
Gonvincebantur  et  niittebantur  in  ignem, 
Âd  tempus  flammam  passuri  ^  materialem, 

420  Deinde  gehennales  passuri  jugiter  ignés, 
Indulgere  tamen  Deus  ipsa  mortis  in  hora 
His  potuit,  puro  si  pectore  penituerunt, 
In  cruce  qui  pendens  legitur  dixisse  latroni 
In  cruce  pendenti  :  c  Jugi  donabere  ^  vita, 
c  Et  capies  hodie  paradisi  gaudia  mecum.  » 
Hoc  illi  meritum  fidei ,  contritio  cordis. 
Et  que  gratuitos  precedit  gratia  motus, 
Gontulit  extremo  suplicanti  in  limine  vite^. 
Sic  omnes  regni  fines  purgavit  ubique 

430  Omnibus  hereticis,  Judeorumque  nefanda 
Perfidia,  quorum  sordescit  fenore  mundus  ; 
Nec  toto  poterat  in  regno  vivere  quisquam 
Legibus  ecclesie  qui  contradiceret,  aut  qui 

i.  On  sait  que  cette  appellation  Popelicani,  Publicani,  réservée 
d'abord  à  ceux  qui  étaient  entachés  de  Manichéisme,  avait  uni  par 
s'appliquer  à  tous  les  hérétiques  en  général.  Ceux  dont  il  est  ques- 
tion ici  sont  sans  doute  ceux  qui  se  montrèrent  en  France  vers 
1175  (R.  de  Goggeshall,  p.  18)  et  dont  Robert  d'Auxerre  parle  sous 
Tannée  1181.  Les  expressions  contenues  dans  les  vers  411-413  et 
qui  sont  empruntées  à  VEpist,  B.  Pauli  ad  Tim.  (IV,  3)  sont  les 
mômes  que  celles  que  Guillaume  a  employées  dans  sa  chronique 
pour  qualifier  les  Albigeois,  en  1213  (Ghron.,  §  477). 

2.  sensuri  V. 

3.  donabile  L  P. 

4.  Les  vers  421-428  manquent  dans  V. 


LIBER   I.  25 

Gatholice  fîdei  non  consentiret  in  omni 
Arliculo  firmus,  aut  sacramenta  negaret. 

Parisiis  locus  est,  Gampellos  nomine  dicunt. 
In  quo  communi  tumulantur  corpora  jure 
Quotquot  defungi  vita  contingit  in  urbe. 
Hic  cuivis  hominum  suibusque  patere  solebat, 

440  Spurcitiis,  scopibussordenset  stercoremulto, 
Et,  quod  pejus  erat,  meretricabatur  in  illo  ; 
El  sic^  defunctis  injuria  magna  fiebat 
Sacratoque  loco  ^,  quibus  est  tribuendus  ubique, 
Precipiente  Deo,  timor  et  reverentia  ^  semper. 
Huic  rex,  divini  zelo  succensus  amoris, 
Indignans  fieri  polyandro  probra  sacrato, 
Corpora  sanctoruîn  quo  plura  sepulta  quiescunt, 
Quadratos  lapides  circumdedit,  atque  politos 
Edificans  muros  in  circuitu  satis  amplos, 

450  Et  satis  excelsos,  castris  aut  urbibus  aptos. 
Et  sic  ille  sacer  locus  est  mundatus  ab  omni 
Sorde,  datusque  fuit  honor  ex  tune  debitus  illi  ^. 
Dum  rex  magnanimus  éliminât  omnibus  horis 
Francorum  scelera,  scelerumquepotenteramicos, 
GatlioUcamque  fîdem  novus  in  regni  novitate, 
Heresibus  pulsis,  stabilire  per  omnia  gaudet, 
Hebo  Bituricus,  et  Guido  ^  comes  Gabilonis, 
Imbertusque  ferox,  qui  castrum  Bellijocense 
Sub  ditione  sua  castellaque  plura  tenebat, 

460  Ecclesie  Ghristi  simul  ecclesieque  ministris 

1.  Atque  ita  V. 

2.  Secretaqae  loca  V. 

3.  Precipiente  Deo,  major  reverentia  V. 

4.  D'après  la  Ghron.  (§  34),  cette  construction  eut  lieu  en  1486. 

5.  Le  comte  de  Ghàlon  était  alors  Guillaume  II  et  non  pas  Gui. 


26  PHILIPPIDOS 

Geperunt  inferre  modis  dispendia  multis 
In  patriis,  ubi  plus  sibi  quisque  licere  putabat  ^ 
Rex  etate  puer,  animo  maturus  et  armis, 
Illos  spe  brevius  bello  confecit,  et  omnes 
Ecclesie  pedibus  submittere  colla  coegit  ; 
Tamque  manu  forti  predonibus  institit  illis, 
Quôd  quicquid  tulerant  clero  dérive  colonis, 
Précédente  prius  emenda,  restituerunt. 
Sic  novus  ille  sua  rex  '  in  novitate  suorum 

470  Primitias  operum,  sic  pnmula  prelia  Ghristo, 
Ëcclesieque  sue  devota  mente  sacravit^ 
Sic  nova  militie  gaudens  insignia  novit 
Initiare^  Deo;  sic,  tiro  novus,  Grucifixi 
Defensare  suis  patrimonia^  maluit  armis. 
Quam  tirociniis  se  circumducere  vanis, 
Pomposumve  sequi  famé  labentis  honorem  ; 
Sicque  merebatur  ut  adhuc,  venientibus  annis, 
Promoveat  Donûnus  letis  ^  successibus  illum, 
Tironisque  sui  per  prospéra  dirigat  actus  , 

480  Quod  superest,  signis  invisere  taJibus  illum 
Dignatus,  facieque  illi  se  ostendere  nuda'^. 

In  Castro  silvis  Aquilina  quod  undique  cingit. 
Gui  sanctus  nomen  Leodegarius  ^  aptat, 
Dum  forte  audiret  misse  mysteria,  vidit 

1.  L'ordre  des  vers  461  et  462  est  interverti  dans  V. 

2.  rex  omis  dans  Y. 

3.  Ces  deux  vers  sont  presque  calqnés  sur  les  termes  de  la  chro- 
nique :  primitias  militie  sue  Deo  et  eccUsiis  consecrare  volens,  §  18. 

4.  La  première  syllabe  d^initiare  est  brève. 

5.  palrocinia  P.  H  y  avait  d'abord  patrocinia  dans  L. 

6.  lentis  P. 

7.  Ghron.,  §  18. 

8.  nomen  apte  Leodegarius  V. 


UBER  I.  27 

Presbyteri  in  manibus  qua  sacra  levantur  in  hora, 
Miri  splendoris  puerum,  studioque  frequenti 
Angdicos  cives  assistere  cominus  illi. 
Quo  visOy  in  faciem  lacrymis  procumbit  obortis, 
Et  Domino  cordis  totum  se  mactat  in  ara, 

490  Qui  sua,  quando  vult,  cui  vult,  sécréta  révélât. 
Sed  nec  de  populo  qui  circumstabat,  idipsum 
Promeniit  quisquam  vidisse,  nec  ipse  sacerdos  : 
Soli  se  régi  detexit  mystica  virtus, 
Gui  soli  digne  poterat  res  tanta  patere  ; 
Ut  qui  promptus  erat  clerum  ecclesiamque  tueri, 
Promptior  et  signo  longe  devotior  isto, 
Ad  virtutis  opus  reliquo  se  accingat  in  evo. 
Gui  de  secretis  fidei  sic  indubitanter 
Gonstitit,  ut  sciret  quanta  virtute  saluti 

500  Gonsulat  humane  sua  per  mysteria  Ghristus, 
Quotidie  patri  qui  se  veraciter  ipsum 
Sub  panis  specie  pro  peccatoribus  offert, 
Quando  a  catholico  tractantur  sacra  ^  ministro, 
Servata  ecclesie  forma  quam  tradidit  ipse^. 

Rex  sextum  decimum  nondum  compleverat  an- 
Ëcclesiamque  Dei  sic  tutabatur,  ut  omnes    [num, 
Athletam  Ghristi  protcstarentur  eumdem 
Et  defensorem  fidei  clerique.  Sed  ecce 
Plures  de  regno  proceres,  comitesque,  ducesque, 

51 0  Evi  pensantes  in  eo  momenta  tenelli. 
Non  animi  vires,  nec  quo  teneatur  amore 

1.  sancta  L  P. 

2.  Robert  d'Àuxerre,  dans  un  fragment  non  reproduit  par  D. 
Brial,  rapporte  non  pas  ce  miracle  même,  mais  un  miracle  ana- 
logue advenu  à  Orléans  vers  la  Saint-Laurent  (10  août)  1181,  et 
constaté  par  le  roi  qui  se  trouvait  dans  le  voisinage. 


S8  PHTLIPPIDOS 

Vassallus  domino,  vel  régi  miles,  eodem 
Proposito  conspirantes,  communiter  ipswn 
Infestare  parant,  belloque  lacessere  regem. 
Precipueque  cornes  Stephanus,  qui  menia  Sacri 
Gesaris  et  ditis  pro  magna  parte  tenebat 
Predia  Biturie,  celebrem  parientia  Bacchum, 
Quamvis  vassallus  et  régis  avunculus  esset, 
Utpote  cujus  erat  soror  Adela  regia  mater, 

520  Indicit  bellum  dominoque  suoque  nepoti. 

Sed  qui  mollis  adhuc,  tener,  inconsultus,  eorum 
Mente  putabatur,  nec  se  defendere  posse, 
Quam  distans  a  re  sit  opinio  protinùs  illis 
Gonclusit  liquido,  regem  se  marte  probavit. 
Corde  senem,  facto  juvenem,  vi  mentis  adultum  ; 
Speque  sua  vacui  meritô  sensere  severum, 
Quem  sprevere  pium  ;  et  quem  vincibilem  reputa- 
Intellexerunt  invictum  viribus  esse  ;  [bant. 

Et  quem  censebant  evi  sub  lege  teneri  ^, 

530  Invenere  nihil  annis  debere  vel  evo  *. 

Non  procul  a  fluvio  Ligeri  Gastellio  castrum 
Fertilibus  florebat  agris,  cui  flumen  amenum 
Hinc  latus  exornat,  reliquum  vineta  coronant, 
Turribus  excelsis,  mûris  fossisque  superbum, 
Nullius  ut  vires  sibi  diceret  esse  timendas  ; 
Tune  etiam  Stephanus  comes  ipsum  muniit  armis, 
Frumento,  validisque  viris,  et  milite  multo. 
At  rapido  cursu  rex  festinavit,  et  illud 
Gnaviter  obsedit,  cepitque  vigore  potenti 

5i0  Spe  citius,  captumque  solo  prostravit,  et  ire 

1 .  Sub  legihus  esse  corrigé  en  sub  lege  teneri  V. 

2.  Chron.,  §  19.  —  Voy.  aussi  Rigord,  56.  Ces  faite  se  passaient 
en  1180. 


LIBER  I.  29 

Motibus  ^  indulgens  radicitus  incineravit, 
Vicinumque  solum,  missis  cursoribus,  omne 
Prédis,  a^icolis,  rébus  spoliavit  opimis. 
Tune  vero  Stephanus,  irrecuperabile  '  damoum 
Esse  videns  (intellectum  vexatio  quippe 
Jam  dederat) ,  supplex  vestigia  régis  adorât, 
Armis  depositis,  sua  reddens  ^  onmia  secum 
Ipsius  arbitrio  ;  quem  rex,  rancore  sepulto, 
Gratanter  reoipit,  et  donat  amore  priori. 

550  Gujus  ad  exemplum  reliqui  quicumque  negarant 
Obsequium  régi,  misso  pro  paoe  rogatu, 
Mox  ab  eo  recipi  meruerunt  corde  benigno. 
Semper  enim  primis  a  componentibus  ^  illi 
Infuit  hic  animus  et  naturalis,  arnica 
Sorte  beans  animum,  dos  dote  beatior  omni, 
Quod  quanto  stantem  ruit  irrevocatus  in  hostem, 
Tanto  mente  pia  strato  revocatur  ab  hoste, 
Ut  nunquam  veniam  supplicanti  deneget  hosti  : 
Qualiter  irato  satis  est  prostrasse  leoni 

560  Gorpora  ;  pugna  suum  finem  capit,  hoste  jacente. 
His  ita  compositis  et  firma  pace  ligatis, 
Transmisso  Ligeri,  rébus  féliciter  actis, 
Rex  redit  in  patriam,  spatiumque  per  unius  anni 

1.  Montibus  P. 

2.  La  véritable  quantité  est  irrëcûpërâbVë. 

3.  dedens  V  L. 

4.  Bien  que  tous  les  mss.  soient  d'accord,  on  a  cru  la  leçon 
vicieuse  ;  Barth  propose  de  la  corriger  ainsi  :  Semper  enim  pri- 
mis a  cunis  protinus...  ;  D.  Brial  suppose  qu41  y  avait  :  Semper  et 
imprimis...  Il  me  semble  qu*il  peut  s'expliquer  tel  qu'il  est 
imprimé  :  Car,  de  tout  temps,  dès  les  premiers  ennemis  qui  vinrent 
à  composition  avec  lui,  ...  Telle  est  d'ailleurs  l'opinion  de  M.  Pan- 
nenborg  {Zur  KHtik  der  Philipis,  p.  28). 


30  PHILIPPIDOS 

Terra  silet,  nullo8  bellorum  passa  tumultus^. 

Vix  bene  finito  ^  dux  Odo  ^  AUobrogus  anno 
Opprimit  ecclesias,  pacemque  monasteriorum 
Indignans  animo  turbat,  clerique  quietem  : 
Gente  potens,  dives  opibus,  ditissimus  armis, 
Belligerisque  viris  quos  Divio  nobile  castrum, 

570  Edua  quos  mittit  urbs  antiquissima,  plena 

Divitiis  ^,  multisque  tumens  legionibus  olim,    . 
Romulidisque  fide  junctissima,  gente  superba, 
Assiduis  bellis  plusquam  vicina  fatigans, 
At  modo  DuUa  fere  raris  habitata  colonis  ; 
Nobilibus  vicis,  ubi  gaza  domusque  fuere  ^, 
Pro  gaza  silvas  monstrat,  pro  gente  myricas  ; 
Quam  rex  Artunis  Rome  subduxit,  eamdem 
Postea  Norvegus  evertens  Rollo  redegit 
In  nibilum  prorsus,  vix  ut  vestigia  restent. 

580      Frugifero  jucunda  solo  nihilominus  illi 
Gum  multis  suberat  aliis  vinosa  Bealna, 
Indicens  cerebris  vino  fera  bella  rubenti. 
Gochia^,  Semuris,  Flavignia,  Muxis,  Avallo 

1.  Ces  faits  se  rapportent  à  la  seconde  révolte  des  seigneurs, 
révolte  qui  eut  lieu  en  H81  et  que  Rigord  (§  9)  et  Guillaume  le 
Breton  (§  19)  ont  confondue  avec  la  première.  Voy.  R.  de  Dicet 
(n,  9)  et  Robert  d'Auxerre  (M.  G.  Scr.  XXVI,  245-246).  A  la  suite 
de  cette  campagne  dans  laquelle  il  avait  été  aidé  par  les  fils  du 
roi  d'Angleterre,  Philippe-Auguste  en  vint  aux  mains  avec  le 
comte  de  Flandre  vers  novembre  1181  (Gilbert  de  Mons,  M.  G., 
XXI,  531-532). 

2.  La  prise  de  Châtillon-sur-Loire  eut  lieu  en  1181  ;  les  faits 
dont  le  récit  va  suivre  se  passèrent  en  1186,  c'est-à-dire  cinq  ans 
plus  tard  et  non  pas  moins  d'un  an  après. 

3.  Odo  lisez  Hugo.  Voy.  Ghron.,  §  31. 

4.  Divitiis  corr.  en  deliciis  dans  V. 

5.  fuerunt  V. 

6.  Chochia  L  P. 


LIBER  I.  34 

Terra  ferax,  et  tota  fere  Burgundia  dives, 
Et  felix  si  pace  sui  fruerentur  alumni, 
Ejus  erat  patrio  ditioni  subdita  jure, 
Sic  tamen  ut  régi  super  his  obnoxius  esset  ; 
Insuper  et  castrum  Gastellio  ^  nomine,  vicus 
Nobilis,  Allobrogum  decus»  et  munitio  regni, 

590  Quem  fluvius  médium  renitenti  ^  perluit  unda 
Sequana,  nobilium  pater  instructorque  virorum, 
Nulla  quibus  toto  gens  est  acceptior  orbe 
Militia,  sensu,  doctrinis,  philosophia, 
Artibus  ingenuis,  ornatu,  veste,  nitore. 
Unde  timens  regem  dux  premuniverat  illum 
Omnibus  ad  belium  rébus  quibus  est  opus,  armis 
Robustisque  satellitibus  cum  milite  multo  ; 
Sufliciensque  viris  frumentum  providus  héros 
Gongerit,  et  farcit  castellum  rébus  abunde. 

600  Ne  quid  desit  eis  in  toto  tempore  belli. 
Hurdari  turres  et  propugnacula,  muros 
Subtus  fiilciri  facit,  aptarique  fenestris 
Strictis  et  longis,  ut  strenuus  arte  latenti 
Emittat  ^  lethi  prenuncia  tela  satelles  ; 
Drget  et  instante,  nihilominus  amplificari 
Atque  profiindari  cingentes  menia  fossas, 
NuUus  ut  accessus  pateat  pugnantibus  extra, 
Ut  parte  ex  omni  sit  inexpugnabile  castrum. 
Rex  igitur  mittit  pacis  monitiva  bénigne 

610  Scripta  duci,  suadetque  malis  desistere  ceptis. 
Dux  fit  ab  admoniti^  pejor,  graviusque  protervit 
Ëcclesie  damnis,  nec  se  compescit  ab  ira, 

1.  Gbâtillon-sur-Seine. 

2.  retinenti  L  P. 

3.  Immittat  L  P. 


32  PHHiippiDOS 

Quin  magis  et  clenim  gravet,  et  patrimonia  Ghristi . 
Rex  sacros  iterans  monitus  nil  proficit,  immo 
Fortîus  aocendit  dum  vult  revocare  furorem  ; 
]tfateriamque  mali  gravions  concipit  in  se, 
Rege  malum  prohibente,  furor.  Sic  fabula  quondam 
Ovidiana  refert  plus  conœpisse  furoris 
Penthea  dissuasu  procerum  S  dum  tollere  sévit 

620  Orgia  de  medio,  dum  fata  minatur  Âcestes  '. 
In  puero  sperni,  nec  se  pro  rege  teneri 
Rex  puer  indignans,  volât  ocius  agmine  rapto, 
Et  Burgundinos  festinat  inire  recessus, 
Milite  non  multo  comitatus  ;  nam  gravis  ira 
Non  permittebat  satis  exspectare  vocatos. 
Et  jam  post  tergum  Gampapa  Brienaque  rura 
Liquerat,  et  Trecas,  nam  Barri  menia  velox 
Prétérit,  et  Muxis  infert  se  menibus  hospes 
Nobilis  exspectans  tribus  agmina  noctibus  illic  ; 

630  Quinque  sequebantur  illum  properando  manipli. 
Quem  mora  dum  triduo  Muxea  in  valle  teneret, 
Innotuit  ^  certis  exploratoribus  illi 
Quam  sit  munitum  Gastellio  qualiter  ^^  armis, 
Quotque  quibusque  viris  dux  Odo  ^  repleverit  illud . 
Sed  nec  forma  loci  tantis  munita  decenter 
Presidiis,  nec  prestantissima  corpora  tante 
Militie,  castrum  qui  tutabantur  ab  intus, 
lUius  exterrent  animum,  quin  protinus  ipsum 
Obsideat,  subito  circumdans  agmine  ^  muros. 

1.  Ovid.,  Met.  III,  v.  5i3,  582  et  suiv. 

2.  Aceste  L  P. 

3.  La  véritable  quantité  est  innôt^U. 

4.  vel  quibus  V. 

5.  Lisez  Hugo  comme  au  vers  565. 

6.  subito  cui  quondam  sanguine  P. 


LIBER  I.  33 

6i0  Tempore  quo  neque  nox  neque  lux,  sed  utrumque 

[videtur, 
Quo  piger  oppressos  aperiri  somnus  ocellos 
Yix  permittit  adhuc,  quando  placidissimus  implet 
Rore  papavereo  venas,  puer  impiger  illo 
Tempore  circuitum  castri,  qui  continet  in  se 
Jugera  multa  soli,  signis  obcinxit  et  armis  ; 
Nec  patet  egressus  prodire  volentibus  extra, 
Qui  non  militibus  foret  obsitus  atque  maniplis. 

Interea  solis  aurora  preambula  terras 
Exuerat  tenebris,  et  lux  est  reddita  mundo  : 

650  Cives,  e  stratis  surgentes  dénique  \  cingi 

Undique  se  cernunt  ;  àscendunt  menia,  portas 
Agmine  ^  confuso  festinant  obdere,  crates 
Et  pluteos  humeris  comportant  ;  menibus  altis, 
Si  qua  ruina  patet,  farcire  foramina  certant. 
Hic  labor  exercet  formicas,  quando  viator 
Aut  baculo  pastor  illas  percussit  ;  at  ille 
Nunc  hue  nunc  illuc  discurrunt  ordine  nullo  ; 
Fragmina  cellarum  studio  reparare  frequenti 
Gertantes,  caveis  simul  ebullire  videres. 

660  Haud  secus  obsessi  mixtim  per  menia,  vicos 
Et  plateas  currunt  ;  mirantur  qualiter  omnes 
Tarn  subito  potuit  rex  circumcingere  muros, 
Unde  tôt  innumeris  obtexere  millibus  agros, 
Unde  tôt  armatos,  tam  parvo  tempore,  quisquam 
Accito  potuit  uno  componere  ce  tu. 

At  rex,  ut  nullum  sibi  tempus  in  obsidione 
Perdere  contingat,  instat  %  noctuque  dieque 

1.  denique  corrigé  en  undique  V.  A 

2.  Ordine  V.  W 

3.  infant  V. 

u  3 


% 


34  PHILIPPOOGS 

Ipsemet  imprimis  animos  pugnantibus  addit  ; 
Mangonellorimi  tormentis  saxa  rotantur, 

670  Ictibus  assiduis  hurdicia  fracta  reœdunt, 
Et  disjuocta  patent  per  propugnacula  rime  ; 
Gratibus  intextis  et  parmis  undique  junctis, 
Jam  pedé  non  segni  fossarum  siunma  tenent^s, 
Grebra  catervatim  jaculantur  tela  manipli, 
Audeat  ut  nuUus  summos  asœndere  muros, 
Gurrere  nec  solito  per  propugnacula  more, 
Ut  vel  tela  ferant,  sive  auxiliaria  saxa 
Que  defensores  murorum  mittere  possint. 
Âggere  complentur  fosse»  murosque  sub  ipsos 

680  Scalîs  erectis,  agili  levitate  satelles, 

Quo  rex  ipse  loco  se  munit  semper^  in  omni» 
More  cirogrilli^  velox  in  menia  répit. 
Jam  Malevicinus  mira  levitate  Manasses, 
Jam  Barrensis  eques  ^  festinus  in  agmine  primo, 
Scalas  ascendunt  totis  virtutibus  usi, 
Stantque  super  muros,  victis  cedentibus,  atque 
Agmine  condenso  summam  prendentibus^  areem, 
Ut  salvare  queant  modico  vel  tempore  vitam  ; 
Omnibus  expositis  quas  tam  prepinguis  habebat 

690  Viens  opes»  quas  militibus  rex  donat  habendas, 
Atque  satellitibus  virtutis  premia  digna  ^, 

1.  loco  semper  munitur  V. 

2.  carogelli  V.  —  Ce  mot  signifie  certainement  ici  écureuil. 
Ducange  au  mot  chirogryllus  ne  lui  reconnaît  que  les  sens  de 
hérisson  et  de  lapin  (connil).  On  trouve  cependant  au  mot  Escu" 
rellus  ajouté  par  les  Bénédictins  un  texte  non  équivoque  :  Canonici 
deferunt  cappas  et  almutias  de  griseis...  et  capellani  de  cirogulis  sive 
d'escurolz. 

3.  Guillaume  des  Barres.  —  equinus  eques  P. 

4.  pendentibus  P. 

5.  digne  L  P. 


UB8R  I.  35 

Capta  sibi  retioens  fiscali  oorpora  jure. 
ProUnus  arx  îpsa  brevius  spe  fracta  resedit, 
iDCumbeDsque  solo  patuit  victore  recepto, 
Id  qua  suDt  capti  cives,  cum  milite  malto^, 
loDumeri,  sed  et  ipse  duds  justîssimus  hères 
Cum  reliquis  capitur,  qui  postea  dux  fuit  Odo  ^. 

Se  dux  argo  videos  non  posse  resistere  tantis 
Viribus,  et  oato  metuens  quem  vinda  teoebant, 

700  Projicit  ampullas,  et  mentis  amara  superbe 
Gq>ta  retroponit  ;  humilis  jam  deoique  factus, 
Injustamque  foveos,  ipso  se  judioe,  causam, 
Sero  reoc^Doscit  quantum  deliquerit  in  jus, 
Inque  suum  dominum,  oui  se  peccasse  fatetur  ; 
Et,  genibus  flexis,  sese  ^  regalibus  ultro 
Submittit  pedibus^,  suplicans  ut  quicquid  eidem 
Rex  vêtit,  infligat,  statuât  de  seque  suisque 
Quicquid  ei  placeat  statuendum,  vindice  pena 
Infligi  debere  reo  quam  judicet  ipse. 

71 0      Rex  igitur,  cujus  pietas  excedere  vota 

Noverat  et  mérita  supticum,  cui  corde  benigno 
Est  proprie  proprium  misereri  et  parcere  semper, 
Hostem  conversum  letis  complectitur  ulnis, 
Ac  in  amidtiam  redpit  solitumque  favorem. 
Reddit  ei  terras,  vioos  et  nobile  castrum, 
Guncta  sibi  retinere  licet  de  jure  liceret. 
Que  justis  subducta  duci  posséderai  armis. 
Sed  juri  preferre  pius  rex  ^  maluit  equum, 
Gumquibuset  natum,  quod  vix  speravit,  înemptum 

1.  muUo  cum  milite  dves  Y. 

î.  Cette  fois,  il  s'agit  bien  d'Eudes  III,  fils  de  Hagues. 

3.  flrontemY, 

4.  gerUilms  V. 

5.  Sed  non  ferre  pius  rex  juri  V. 


36  PHUIPPIDOS 

720  Restituit  ;  sed  et  ante  tamen  facit  ecclesianim 
Damna  resarciri,  quam  quicquam  reddat  eidem; 
Quodque  fidelis  ei  sit  in  omni  tempore  vite 
A  duoe  sufficiens  fit  régi  cautio,  missis 
Obsidibus»  plegiis»  juramentoque  recepto^. 

Nec  mora  Bituricas  exercitus  ibat  in  oras 
Ut  Scotellorum  ^  vim  sevitianique  retundat, 
A  quibus  ecclesiis  aut  vasis  ecclesianim, 
Personisve  sacris,  rebusve,  locisve  sacratis, 
Nullus  prestabatur  honor,  reverentia  nulla  ; 

730  Nil  juveni  virtus,  puero  nii  debilis  etas, 
Nil  eiSela  seni,  nil  nobilitas  generoso, 
Nil  toga  ruricole,  nii  frocus  relligioso, 
Nil  fragilis  sexus  mulieri,  nil  saoer  ordo 
Presbytero  prodest,  quin  decollentur  ab  ipsis 
In  quocumque  loco  contingat  eos  reperiri, 
Si  modo  prevaleant  illi  vel  fraude  vel  armis. 
Sed  tamen  ante  necem  multos  cruciatibus  idem 
Torquebant  variis,  aut  longa  morte  necabant. 
Ut  nummos  ab  eis  prius  extorquere  valerent. 

740  Quos  tamen  excepit  legio  sic  regia,  quod  8unt 
Interfecta  die  simul  uno  millia  septem  ; 
^    Et  quicumque  fuga  necis  evasere  periclum, 
Dispersim  tota  regione  fuere  fugati , 
Postmodo  non  ausi  régi  regnove  nocere  ^. 

1.  Ghron.,  §31. 

2.  ff  Sic  etiam  dictos  Cioterellos  existimamus,  >  dit  D.  Brial, 
c  quia  cum  ex  perditis  hominibus  omnium  nationum  essent  hse 
c  colluvies,  permixtos  quoque  habuisse  Scotos  probabile  est  ;  vel 
c  potius  quia  levi-armatura,  pu  ta  parvis  scutis,  instructi  plerum- 
c  que  erant.  i  Peut-être  aussi  n'y  a-t-il  là  qu'une  déformation  sans 
signification. 

3.  Ghron.,  §  28. 


LIBER  I.  37 

Terra  Briensis  babet  castellum  nomine  Braiam, 
In  qua  Judeos  plures  comitissa  Brenensis, 
More  suo  nummos  dantes  ad  fenus,  babebat. 
Gontigit  ut,  fidei  nostre  confessor,  agrestis 
Quidam  quamplures  solidos  deberet  eisdem  ; 

750  Qui  cum  non  esset  solvendo,  contulit  illis 
Arbitrio  comitissa  suo  punire  misellum, 
Precipue  quoniam  Judeis  probra  tulisset, 
Ghristi  membra  ferox  exponens  hostibus  ejus 
Feminea  levitate,  Dei  privata  timoré. 
Taliter  expositum  nudant,  spinisque  coronant» 
Per  vicos,  per  agros,  sic  spinea  serta  gerentem 
Fustigant  colaphis,  feriunt  ceduntque  flagellis  ; 
Denique  tractatum  maie  tollunt  in  cruce,  cujus 
Hasta  latus,  plantas  clavi  palmasque  cruentant, 

760  Ut  Domini  pêne  similis  sit  passio  servi. 
Qao  rex  audito,  nimia  turbatus  ab  ira, 
Et  sancto  Ghristi  zelo  pia  corda  comestus  ^ , 
In  propria  veniens  persona  prepete  cursu^, 
Quotquot  apud  Braiam  Judeos  repperit,  omnes 
Igni  supposito  Donuni  pugil  incinéra  vit 
Nonaginta  novem,  flamma  sic  vindice,  Ghristi 
Dedecos  uldscens  ignominiasque  suorum'. 

Tempore  cujusdam  guerre,  rex  prodigua  eris, 
Gum  res  exigeret  numerare  stipendia  multis, 

770  Glerum  Remensem  petiit,  scriptoque  rogavit, 
Ut  sibi  subsidium  fieret,  quo  gratior  illi 
Ad  tantos  vellet  sumptus  impendere  gratis. 
Ut  solet  ecdesia  patronos  sepe  juvare. 

1.  perustus  V. 

2.  gressu  \. 

3.  Omm.,  §  63. 


38  PHILIPPIDOS 

Qui  pro  rege  suo  régi  sufifragia  8Uinmo 
Fundere  cum  precibus  aiunt  se  jure  teneri, 
Non  solidos  dare,  vel  censiim,  ne  postea  forte 
Ëcclesie  pariant  ex  consuetudine  damnum. 
Postmodo  cum  bello  firuerentur  pace  sepulto 
Rex  proceresque  sui,  res  ardua  protinus  egit 

780  Glerum  Remensem  versa  vice  poscere  regem  ; 
Restelle,  Gocii^  comités,  dominusque  Roseti» 
Non  attendentes  regisve  Deive  timorem, 
Gertatim  ecciesie  patrimonia  dilapidabant, 
Damnosis  populum  clerumque  gravando  rapinis  ^; 
Gaudet,  et  hoc  brève  rex  responsum  reddit  eis- 
c  Vos  prece  me  sola  nuper  juvistis,  eadem  [dem  : 
c  Lege  relativa  ^  vice  prelia  vestra  juvabo.  > 

Dixerat,  et  scripto  comités  rogat,  ecclesiarum 
Ut  spoliis  clerique^  velint  desistere  damnis. 

790  Acrius  hoc  illi  perstant,  gravioraque  damna 
Glero  non  cessant  inferre,  locisque  sacratis  ; 
Nec  magnum  reputant  comités  a  rege  rogari, 
Qui  minimo  potuit  illos  compescere  jussu. 
Denique  cognovit  clerus  (vexatio  quippe 
Rem  docuit)  quanto  studio  quantoque  labore 
Debeat  ^cclesia  sibi  querere^  régis  amorem, 
Summopereque  ejus  sibi  procurare  favorem, 
Quo  sine  defendi  nequeunt  patrimonia  Ghristi. 

1.  Ni  Rigord,  ni  Guillaume  dans  sa  chronique  ne  mentionnent 
le  sire  de  Gouci  comme  coupable  des  mêmes  excès  que  le  comte 
de  Rethel  et  Roger  de  Rozoi. 

2.  Damnosis  populum  spoliis  clerumque  gravantes  V.  —  gravando 
manque  dans  P. 

3.  relatum  L  P. 

4.  cleroque  L  P. 

5.  Debeat  ecclesia  perquerere  V. 


I.  39 

Mox  régi  suplicant  et  se  peccasse  fiitentur, 
800  Atque  saUsftdunt  plene  super  hoc»  quod  ab  illis 
NO  tulit  auxilii  contra  soa  bella  petiti^ 
ProtÎDus  accÎDgens  se  rex  ad  bdla,  cohortes 
In  conytom  terris  effondit;  cogit  et  illos 
Plarima  damna  pati,  dooec  quecumque  tulissent 
Ecdesîe  populis,  vi  compellente  coacti, 
Précédente  prius  emenda,  restituerunt'. 

Uno  dehinc  anno  belli  secura  quievit 
Terra,  nec  in  toto  quis  contradicere  r^i  ^ 
Audebat  regno^  guerramve  movere  propinquo. 
81 0  Tarn  jocunda  suo  populum  pax  more  beabat  ; 
Sed  tam  continue  ^,  tam  sancte  gaudia  pacîs 
Ferre  diu  nequiit  sors  invida  ;  rursus  ad  arma 
Nos  Bellona  vocal.  Majoribus  utere  velis, 
Navita  ;  majus  enim  pelagus  tibi  restai  arandum. 

1.  D.  Brial  (p.  134,  note  a)  semble  croire  que  ces  faits  se  pas- 
sèrent en  1207,  parce  que  le  chapitre  de  Reims  reconnut  en  octobre 
1207  l'obligation  où  il  se  trouvait  de  servir  le  roi  pour  la  défense 
de  la  couronne  ou  du  royaume  (Cat,  1054).  —  Mais,  comme  d'un 
autre  côté  il  résulte  des  actes  que  lious  avons  cités  dans  une  note 
an  I  137  de  Rigord  (I,  p.  151,  note  2)  que  Hugues  de  Rethel 
et  Roger  de  Rozoi  furent  contraints  de  se  soumettre  en  décembre 
1201,  comme  nous  trouvons  à  la  môme  date  une  pièce  dans  laquelle 
Philippe-Auguste  déclare  prendre  le  chapitre  de  Reims  sous  sa 
protection  {Cat.  689),  nous  n'avons  pas  à  hésiter.  L'acte  de  1207 
pronve  seulement  que  la  contestation  entre  le  roi  et  les  chanoines 
s'était  continuée  ou  renouvelée  après  Tacte  de  1201. 

2.  Ghron.,  §  109.  —  Nous  nous  étions  demandé,  en  publiant  le 
passage  correspondant  de  la  chronique  en  prose  (I,  p.  206,  n.  8), 
comment  Voltaire  avait  pu  connaître  cet  épisode  qu'il  amis  dans 
Zadig  sur  le  compte  du  roi  de  Serendib.  Nous  avons  depuis  retrouvé 
cette  anecdote  dans  V Histoire  de  France  du  P.  Daniel  (éd.  de  1729, 
in-4%  m,  p.  402).  Or  on  se  rappelle  combien  de  fois  cet  écrivain 
a  été  pris  à  partie  par  l'auteur  de  VEssai  sur  les  Mœurs. 

3.  regno  V.  —  4.  régi  V.  —  5.  commune  V. 


40  PHILIPPIDOS 


CATHALOGUS  MATERIE  SECUNDI  LIBRI. 

SuBjuGAT  Atrebati  comitem^  Flandrosque secun- 
Victtbs  lite  cornes  ciet  armaj  ruitque  cremando  [dits; 
Per  patriam;  sed  rex  citus  advolat,  et  fugat  illum. 
Bobis  vi  fractis^  régi  cames  omnia  reddit. 
Gaufridi  post  fata  ducis  regisque  mnoriSy 
Prima  duos  inter  oritur  discordia  reges. 
Uxsellodunum  capiunt^  Castrumque  Radulfi 
Oppugnant  Frand;  sed,  jam  pugnare  catervis 
DispositiSy  redeunt  ad  pacis  fédéra  reges. 

SECUNDUS  LIBER  INQPIT. 

Hactenus  acta  levi  cecinisti  regia  plectro, 
Que  pubertatis  inito  vix  tempore  gessit  ; 
Nunc  memorare  velis,  Polymnia,  Flandria  quanto 
Jam  pubescentem  motu  irrita verit  illum, 
Qua  virtute  animi  puer^  illi  restiterit  rex, 
Juraque  restitui  sua  fecerit  intégra  fisco.    [hanc, 
Nec  taceâs  quibus  bec  causis,  atque  Anglia  post 
Magnanimi  oiSensam  meruere  incurrere  régis  ; 
Scis  etenim,  tibi  nam^  dédit  hoc  oblivio  nomen^. 
1 0       Octavus  decimus  régi  virtutibus  aucto 
Annus  agebatur,  sensuque  vigebatetactu. 

1.  Philippe  d'Alsace,  comte  de  Flandre. 

2.  puer  omis  dans  P. 

3.  nam  manque  dans  L  P. 

4.  Le  sens  de  ce  vers,  fort  peu  intelligible^  au  premier  abord, 
paraît  avoir  été  déterminé  par  Barth  :  «  Tu  le  sais  toi  qui  as  reçu 
de  Toubli  [vaincu]  le  nom  de  Polynmie  (IloXu-i&veCa).  i 


n.  41 

Phndreiisis  oomes  intem,  vir  magmis  et  «cer 
Goosflio,  geoeris  illustris,  iHHiiinis  alU, 
Qui  regem  poemm  sacro  de  fonte  levant*, 
Unde  soom  Domeo,  sicat  mos  exigit,  iUi 
Indiderat,  quo  dudc  exsultat  Frauda  victrix', 
Phirima  que  régis  dd>ebaot  esse,  tendit. 
Nam  Desideru  Mous,  Roia,  Nigella,  Perona, 
Gumque  suburbanis  urbs  Âmbia,  sub  ditiooe 

SO  Eljus  erant,  et,  quod  plus  est,  Viromannia  tota  ; 
Nullo  jure,  nisi  quod  rex  ad  tempus  habenda 
Hec  eadem  senior  dederat  Ludovicus  eidem, 
Et  puer  acta  patHs  rex  confirmaverat  illi 
De  fadli.  Quid  enim  non  impetrasset  '  ab  illo, 
Gujus  erat  tutor,  didaseakis  atque  patrinus  ? 

Rex  super  hoc  semel  ac^  iterum^  oonvenit  eum- 
Ut  sibi  restituât  ea  que  spectare  sciuntur    [dem^ 
Âd  fiscum  proprie,  nec  r^ni  jura  minoret, 
Que  debent  magis  augeri  de  jure  per  illum 

30  Qui  datus  est  doctor  illi,  custosque  fidelis. 
Et  ne  détenus  ob  idem  contingere  possit, 
Flectere  tentabat  vivis  rationibus  illum. 
Ut  que  non  sua  sunt,  sine  vi,  sine  Ute  resignet  ; 
Pacificisque  minas  verbis  regaliter'^  addit; 

1.  Voy.  Ghron.,  §  182,  note  6. 

2.  Indiderat,  felix  quo  nune  quoqiie  Prancia  gaudet,  V. 

3.  impetraret  L  P. 

4.  et  V. 

5.  Il  y  a  sans  doute  dans  cette  expression  semel  ac  iterum  une 
allusion  aux  diverses  entrevues  qui  eurent  lieu  entre  le  roi  et  le 
comte  en  1183  et  1184  (Gilbert  de  Mons,  536  à  538).  —  Le  récit  de 
Guillaume  le  Breton  n'est  à  partir  d'ici  qu'un  développement  du 
§  29  de  sa  chronique. 

6.  convenerat  illum  V. 

7.  Tous  les  mss.  portent  regalibus.  Mais  nous  reproduisons  la 


4S  PHILEPPIDOS 

Nam  fore  se  nuUi  manifeste  damât  amicum, 
Quem  re  velle  sua  fiscum  privare  videret. 
Ât  cornes  hec  contra  dabat  allegamina  ^  régi  : 
Hec  mihi  donavit  genitor  tous,  hec  meministi 
Te  mihi  regali  jam  confirmasse  sigillo. 

40  c  His  vere  titulis  mihi  jus  acquiritur  in  re 
Quam  repetis  ;  regni  nolis  turbare  quietem, 
Ne  fiant  hostes  tibi  qui  parère  tenentur. 
Non  decet  ut  tanti  sit  frivola  pactio  ^  régis  ; 
Non  decet  ut  régis  fiât  revocabile  verbum', 
Esto  quod  nuUum  mihi  jus  sit  rébus  in  istis. 
Ut  loquar  absque  mee  prejudicio  rationis  : 
Possideo  tamen  hec  per  teque  tuumque  paren- 
Jusque  mihi  défendit  in  his  possessio  sola  ;  [tem, 
Nam  possessorem  compelli  dicere  quo  rem 

50  c  Possideat  titulo,  nimis  incivile  videtur. 
Nec  tamen  hec  nobis  erat  allegare  necesse, 
Gum  res  a  dominis  Ucite  data  sit  mihi  vcris. 
Sicbona  nempe  fides,  titulus  sicjustus  ab  omni 
Excusât^  culpa  nostri  fundamina  juris. 
Nec  tibi  jus  nescire  licet,  quo  ^  nemo  sibi  rem 
Juste  collatam  sine  culpa  amittere  débet.  » 

correction  de  Barth  qui  se  fondé  sur  ce  qu'on  trouve  au  livre  VI, 

V.  150  : 

Scribit  item  scriptoque  minas  r&galiter  addit. 

Ce  qui  est  d'ailleurs  conforme  au  vers  d'Ovide  qui  a  servi  de 

modèle  à  Guillaume  [Met,,  II,  v.  397)  : 

misses  quoque  Juppiter  ignés 

ExetÀsat,  precilmsque  minas  regaliter  addit. 
i.  alkmana  V. 

2.  pactio  frivola  V. 

3.  régis  pactum  revocabile  fiât  V. 

4.  Ewcludit  V. 

5.  quod  L  P. 


UBER  n.  43 

Sic  allegabat  pro  se  cames  ;  ocius  ilU  [bis 

Rexita  respondet^  :  c  Pauds  tibi  sic  quoque^  ver- 
c  Moliar  auxilio  juris  condudere  multa.       [dum 

60  c  Quod  meus  ad  tempus  genitor  tibi  cessit  haben- 
c  Perpetuare  nequit  prescriptio  tam  brevis;  et 
c  Hectibimejactasjamconfirmasse9vigorem[quod 
c  Que  datura  puero  possessio  non  habet  ullum^. 
c  HecmihisufBciunt;possumtamenadderepauca. 
c  Quidam  nuper  erat  qui,  te  censore,  paternum  ^ 
c  Restitui  sibi  justicia  mediante  petebat. 
c  Gui  reus  aiebat  :  Tibi  campetit  actio  nullay 
€  FrateTj  in  hoc  casUy  quia  quam  tibi  nunc  petis  a 
c  ReSj  caneessa  miki  fuit  a  te  dum  puer  esses,  [me 

70  c  Nunc  quia  creinstij  repetis  que  sponte  dedisti, 
€  Que  jam  possedi  te  caram^  plutibus  annis. 
€  Absit  ut  effectus  tam  frivola  verba  seqtMtur^. 
c  Te,  comes,  oblitum  nondum  reor  esse  quod  illi 
c  Dixeiîs,  aut  tua  que  fuerit  sententia,  quando 
c  Dixisti  primum  donum  nil  juris  habere, 
c  Omnibus  hoc  ipsum  ^  pariter  dicentibus  ;  et  sic 
c  Ille  sua  re,  te  censore,  potilus  abivit. 
c  Vis  aliis^  aliud,  aliud  tibi  dicere  juris? 
c  Âbsit;  quam  tuleris  legem  patiaris  oportet. 

80  c  Desine  plura  loqui,  quia,  si  mihi  predia  fisd 
c  Reddere  distulerîs  ultra,  quid  justa  petenti 

1.  respondit  V. 

2.  si  queo  P. 

3.  illum  P. 

4.  Paternum  est  pris  substantivement  dans  le  sens  d'héritage 
paternel. 

5.  Les  vers  70-72  manquent  dans  V. 

6.  tjmim  m  hoc  h.  —  ei  primum  hoc  P. 

7.  aliù  V. 


4i  PHILIPPIDOS 

c  Vis  cum  jure  queat  domino  conferre,  videbis.  > 
Verbaferens  gravita  comes  ista,  repatriat  ;  inde 
Gonvocat  auxilium;  ruit  agmine  multiplicato  [quam 
Lecta  manus  juvenum  ;  nec  oportet  cogère  quem- 
Gum  sua  quemque  trahat  in  régis  damna  voluntas. 
Fervet  amor  belli  ;  conununia  Gafidavioram 
Turritis  domibus,  gazis  et  gentesuperba, 
Inslruetas  armis  acîei^ mSUa  d^a 
90  Et  plwes,  proprat^eipeiim,  dmiat  eidem 
Auxilium  bello.  SaqoitiiP  doo  knpare  fastu 
YpM^  colorandiâ^gem'pnidentissiina  lanis, 
Execranda  juvans  legkMiibus  arma  duabus  ; 
Âtrebatumque  potens,  uri>s  antiquissima,  plena 
Divitiis,  inhians  lucris  et  fenore  gaudens, 
Âuxilium  comiti  tanto  studiosius  addit 
Quo  caput  et  princeps  Flandrensis  et  unica  regni 
Sedes  existit,  tenuit  quam  tempore  in  illo 
Comius  Âtrebates  quo  Julius  intulit  arma 
100  Gallorum  populis^.  NecBrugia  defuit  illi 
In  strepitu  tanto,  quin  pluribus  adjuvet  illum 
Millibus,  in  bellum  fortissima  corpora  nuttens  ; 
Brugia,  que  caligis  obnubit  ^  crura  potentum, 
Frugibus  et  pratis  dives,  portuque  propinquo. 
Dan  quoque  villa  nocens,  Dan  vere  nomine,  Dan  re, 
Dan  olim  nostris  damnosa  futura  carinis^, 
Âdjuvit  nostros  bello  pro  viribus  hostes. 
Insula  post  illos  nihilominus  exerit  arma 

i.  Gœs.  De  bello  gallico,  libr.  IV,  VI,  VII  et  Vm. 

2.  obnubat  P. 

3.  Ces  vers  ont  été  écrits  après  rincendie  de  la  flotte  française 
devant  Dam,  c'est-à-dire  après  le  28  mai  1213.  Voy.  la  Ghron., 
p.  252,  note  1. 


n.  45 

Aistica,  DOD  prâcas  armaDS  in  beDa  phalai^es; 

110  iDSQk  vilk  fdaoeDS,  geos  cdiida  locra  sequen^ 
Insuk^  que,  nitklis  se  mercatonbus  omans. 
Régna  ooloratîs  ilfaiminat  extera  pannis, 
Unde  reportantnr  solkli  qoibos  illa  soperbit  ; 
Imda  nufflianimo  makfida  fatora  Phîlippo 
Proditîone  soa  ;  tamen  in  sua  damna  nierunt, 
Dnm  pro  Ferrando  sua  menia  versa  reoq>to, 
Tonitasque  domos  viderunt  indneratas, 
Seqae  capi  perimique  simnl  sub  milite  Franco*. 
Nec  minus  et  Sancti  populus  venerator  Homeri. 

180  In  oomitis  partes  juratus  millia  multa 
Mittit  d,  juvenes  dara  virtute  oonisoos, 
Gum  quibus  Hedinum,  Gravdii^,  Bapalma,  Dua- 
Dives  et  armipotens,  et  daro  dve  referium,  [cnm 
IndignaU  capi  numéro,  dant  agmina  beUis. 
Sed  nec  Ysangrinos  cum  Bdgis,  et  Bloetinos^ 
Rixa  vetusta  tend,  intestinique  furores 
Se  quilius  infestant  alternatimque  lacessunt, 
Qnin  jurata  ruant  in  prdia  ;  Frandgenisque 
Dum  po^nant,  veteres  juvat  intermitt»^  pugnas. 

130  QuîdnM)rorhec  referons  persingula?Flandrtatota 
Ultro  bdligeros  in  prolia  tradit  alumnos, 
Utpote  qui  Francos  odere  latenter,  et  ipsos 
Infensos  regi  comitis  nova  fecerat  ira  ; 
Fiandrîa  marte  potens,  armis  exerdta  crebris' 
Fhndria,  gens  opibus  variîs  et  rdMis  abundans, 

i.  liUe,  ayiat  ooTert  ses  portes  an  comte  Ferraïul,  fut  détruite 
pir  Philippe-Auguste  (OiroiL,  §  170). 

2.  Voy.  tome  L,  p.  251,  m>te  4. 

3.  Ce  ^en,  qui  manque  dans  les  andeimes  éditioiiSf  est  omis 
dans  L  et  dans  P. 


46  PHILIPPIDOS 

Gens  intestinis  sibimet  damnosa  niinis, 
Parca  cibis,  facilis  expensa,  sobria  potu, 
Veste  nitens,  membris  procera,  venusta  décore, 
Splendida  cesarie,  vultu  rubra,  candida  came, 

140  Innumeris  piscosa  vadis  et  flumine  multo, 
Fossatisque  vias  ita  prepedientibus,  ut  vix 
Introitus  pateat  venientibus  hostibus,  extra 
Tuta  satis,  si  bella  sibi  civilia  desint  ; 
Frumento  quam  ditat  ager,  navalia  merce, 
Lacté  pecus,  butyris  armentum,  piscibus  equor  ; 
Ârida  gleba  foco  sicôis  incisa  marescis^. 
Raris  silva  locis  facit  umbram,  vinea  nusquam; 
Indigenis  potus  Thetidi  miscetur  avena. 
Ut  vice  sit  vini  multo  oonfecta  labore. 

1 50      Rébus  et  ornatu  diversicolore  refulgent 
Âgmina,  crispantur  vexilla  moventibus  auris, 
Arma  repercusso  duplicant  sua  lumina  Phebo  ; 
Territat  horrisonus  aures  hinnitus  equorum, 
Pulverulenta  terunt  pedibus  sola,  pulvere  densant 
Aéra  ;  vix  etiam  pressis  retinentur  habenis, 
Quin  équités  rapiant  cursu  per  inane  rotato. 
Ordine  composite  gradientibus  undique  turmis, 
Corde  sub  angusto  vix  jam  sua  gaudia  claudens, 
Sévit  atrox  in  bella  comes,  victorque  videtur 

1 60  Jam  sibi  ;  presumit,  tam  multis  miUibus  arma 
In  sua  juratis,  bellumque  volentibus  ultro, 
Ipsum  vel  facili  regem  jam  vincere  pugna^, 

1.  Ce  vers  désigne  évidemment  la  tourbe  dont  on  fait  un  si 
grand  usage  dans  le  Nord.  Le  traducteur  de  la  collection  Guizot  Ta 
interprété  ainsi  :  c  La  terre  la  plus  aride  est  réchaufTée  par  le  jonc 
c  marin  dont  on  la  couvre  après  Favoir  haché  lorsqu'il  est  sec.  •  (11!) 

2.  Ipsum  de  facili  regem  vel  vincere  passe  V. 


UBBR  n.  47 

Vel  pro  velle  suo  tali  ^ibi  pace  ligare, 
Quod  rébus  nihil  amittat  de  liti^osis. 
Jamque  leonino  rictu^  bacchatur  in  hostem, 
Ârdet  et  absenti  jamjam  oonfligere^  régi, 
Impete  mox  vasto,  Gorbeie  menibus  agmen 
Applicaty  et  primo  fortuna  dante  favorem 
Impetuiy  valhim  quod  erat  munitio  prima, 

1 70  Vi  capity  «t  fractis  mûris  incendia  miscet  ; 
Omnia  oonfundit,  ire  permittit  habenas. 
Diffugiunt  cives,  et  se  secura  receptant 
In  loca,  consilium  prudens  prudenter  adepti  : 
Gedere  nempe^  docet  currenti  Naso  furori. 
Opposuit  médium  Summe  natura  fluentum  ^, 
Qui  burgum  vallo  disterminat  exteriori  ^. 
Hic  obstat  comiti  ne  vires  transférât  ultra, 
Tam  bona  ne  pereat  sQb  eodem  villa  furore, 
Gedat  et  indigno  Victoria  tanta  repente. 

180      Tune  comitis  votum  spes  intercepta  fefellit, 
Et  fortuna  pedem  rétro  dédit,  obice  parvo. 
Givis  enim  cautus  pontes  jam  ruperat  omnes, 
Damnis  damna  cavens  majora  minoribus  ;  ut  se 
Gastoreus  propriis  ementulat  unguibus  ipse. 
Ne  perdat  totum,  malens  amittere  partem, 
Ignoto  nobis  nature  munere  doctus 
Non  instare  sibi  pro  se  venabula,  nec  se 
Gorpore  pro  toto  venantibus  esse  petendum, 
Sed  pro  parte  sui  cui  scit  medicamen  inesse. 

1.  eursu  V. 

2.  absenti  bellum  committere  V. 

3.  namque  Y. 

4.  Opposuit  Summe  natura  furantihus  amnem  V. 

5.  Ceci  £Edt  comprendre  l'expression  extremum  ejus  vallum  fre^ 
(fit  que  Ton  trouve  dans  la  chronique  (§  29). 


48  PHILIPPIDOS 

1 90      Gontinuo  fessi  metantur  castra  sub  ipso 
Vespere  per  ripas,  lateque  patentibus  arvis, 
Oblatisque  cibb  et  somno  corpora  ^  curant. 
Sic  obsessa  fuit  multis  Gorbeia  diebus, 
Magnanimoque  fit  hec  res  denique  nota  Philippo. 
Dum  parât  ei^o  cornes  acies  transferre  per amnem. 
Ut  magnum  turmis  cingentibus  undique  burcum 
Impiger  obsideat,  missis  a  rege  maniplis 
Âc  equitum  cuneis,  castrum  munitur  et  armis 
Et  rébus,  quibus  obsessis  audacia  crescit. 

SOO  Exsultant  cives,  comiUsque  furentibus  extra 
Âgminibus,  vires  et  bella  frequentia  miscent. 

Nil  ita  proficiens  comes,  et  non  absque  pudore 
Inde  recessurus,  équités  qui  posteriora 
Âgmina  conservent,  ne  prodeat  hostis,  et  ipsis 
Yulnere  damnifico  tamquam  fugientibus  instet, 
Gaute  disponit  ;  ac  precedentibus  ipse 
Âddit  se  socium  turmis  cum  milite  multo^, 
In  medio  ponens  fretos  virtute  minori 
Gum  plaustris  et  equis,  oneratis  rébus  et  escis  ; 

21 0  Tali  quippe  volunt  distingui  castra  tenore. 
Devastans  igitur  a  dextris  atque  sinistris 
Onmia,  trans  Isaram  pernicibus  ad  volât  ^  alis  ; 
Nec  cessât  populos^  populari,  ducere  predas, 
Incinerare  domos,  in  vincula  trudere  captos, 
Silvanectensem  donec  pervenit  ad  urbem  : 
Quam  quia  non  potuit  subito  penetrare  sub  ictu, 
Defensam  mûris  et  gentibus,  omne  quod  extra 

1.  somna  corpore  P. 

2.  multo  cum  milite  turmis  V. 

3.  evolat  V. 

4.  Nec  populos  cessât  V. 


UKR  n.  49 

M urosinveotumest,  perimit,  capit,  abstrahit,  urît. 
Ut  pars  DOD  iDaneat  illesa  diocesis  ulla. 

S80  Domni-lfartini  oomitem  oil  taie  timentem, 
(kgas  enX  oomeD  cornes  AJbericus,  ab  ipsa 
Dam  prandrt  mensa  levât,  ac  ^  ita  terret  ut,  arcto 
Postioo  fugîens,  vix  se  subduxerit  illi. 
Nobile  castdlum  rébus  spoUatur  opimis, 
Totaque  plaoities  que  Castro  subjaoet  illi, 
Tarn  speciosa  bonis,  tam  dives,  tam  populosa, 
Flandrorum  libitu  ferro  vastatur  éL  igné, 
c  Nil,  ait,  est  actum,  nisi  Flandro  milite  portas 
c  Parîsius  firango,  nisi  Parvo  ponte  dracones, 

230  c  Aut  medio  vici  vexillum  pono  Chalauri*.  > 
Dissuadent  proceres  mentis  conoepta  maligne  ; 
Quippe  timent  r^em,  qui  jam  properabat,  et  ipsis 
Âffectabat  in  his  vires  opponere  planis. 
Ergo,  ne  comiti  damnosa  superbia  forte 
Ista  foret,  lituis  clangentibus  undique,  cc^unt 
Agmina  per  patriam  passim  currentia  totam, 
Bestisiumque  petunt,  obiter  nihilominus  onmes 
Predando  villas,  solitoque  furore  cremando. 
Dum  nova  Bestisios  perterritat  undique  muros 

i.atque  V. 

2.  Caiaurri  V.  —  U  ne  s'agit  pas  ici,  comme  le  croit  D.  Brial, 
de  la  rae  de  la  Calandre,  m^  bien  de  la  rue  Charauri,  en  latin 
(kamu  Âurici,  fréquemment  citée  dans  des  actes  du  chapitre  de 
Notre-Dame  (Cartulaire  de  Notre-Dame  de  Paris,  II,  420,  528- 
529,  539;  IV,  22,  141).  Elle  est  nommée  entre  les  rues  de  la 
Confrérie  Notre-Dame  et  de  la  Pomme  dans  Les  Rues  de  Paris 
mises  en  vers  français  (Lebeuf,  éd.  Gocheris,  IV,  p.  16). 

et  en  Gharroui 

Bonne  taverne  achiez  ovri. 
Appelée  plus  tard  rue  Perpignan,  elle  joignait  la  rue  des  Trois- 
Caneties  à  la  me  d^  Marmousets  lorsqu'elle  disparut  en  i866. 

n  4 


50  pmuppiDOS 

240  Obsidio,  votoque  cornes  suspirat  inani 

Tempore  tam  parvo^  tam  forte  retundere  castrum, 

Silvanectensi  rex  agnoÎDa  fondit  ab  urbe, 

Ad  quam  cum  multis  cursu  properarat^  anhelo, 

Nil  cupiens  nisi  quod  cornes  exspectaret,  et  ipsi 

Judice  fortuna  bellum  committere  vellet  ; 

At  cornes  infecta  festinus  ab  obsidione, 

Pulveris  indicio  certus  de  rege  propinquo, 

Per  Quisam  fugiens,  comitante  pudore,  recessit. 

Jamque  fatigatis  fugiendo  per  invia  turmis, 

250  Gum  ^  saltem  modice  foret  indulgere  quieti 
Utilius,  fessosque  cibis  refovere  quirites, 
Ghosiacas  ultor  temerarius  obsidet  arces. 
Mox  tamen  inde  fîigit  adventum  régis  abhorrens, 
Speque  sua  vacuus  Flandras  secessit  in  oras. 

Rex  dolet  ereptum  comitem  sibi,  frendit,  et 
Occultare  nequit  tectos  sub  pectore  motus  ;    [ire 
Nam  rubor  in  vultu  duplicatus  prodit  aperte 
Quam  gravis  illustrem  trahit  indignatio  mentem. 
Qualiter  in  Libycis  spumante  leuncio  ^  rictu 

3160  Saltibus,  ungue  ferox  et  dentibus  asper  aduncis, 
Fortis  et  horrisonans  ^,  anno  jam  pêne  secundo, 
Gui  venatoris  venabula  forte  per  armos 
Descendere,  levi  stringentia  vulnere  corpus, 
Golla  rigenshirsutajubis,  desevitin  hostem 
Jam  retrocedentem,  nec  eum  tetigisse  volentem, 


1.  modico  V. 

2.  Il  faut  sans  doute  lire  properarat,  bien  que  tous  les  mss. 
portent  properaret. 

3.  Tam  P. 

4.  Uunculo  L  P. 

5.  horrisonos  P. 


UBER  n.  5f 

Ciim  nihil  ex  hàto  referat  oisi  dedecus  illo  ; 
Nec  mora,  nec  reqaies,  quin  jam  degiutiat  ipsum. 
Ni  prodeos  hostis,  pretenta  cuspide,  scuto 
Unguibus  objecto,  dum  dat  vesUgia  retro^ 

S70  Id  loca  se  retrahat  non  imunpenda  leoni. 

Sic  puer  in  oomitem  rex  debacdiatur,  et  ipsum 
Sabseqoihir  presso  relegens  vestigia  gressu  ; 
Quem  quia  sublatum  feto  sibi  vidit  iniquo, 
Quem  tutabatur  totiens  fîiga  tutior  armis, 
Propositum  mutans  fines  subit  Âmbianenaes» 
Ut  comitis  manibus  tam  claram  liberet  urbem  ; 
Quam  munire  cornes  contra  ^  presumpserat  ipsum, 
Multaque  castra  quibus  urbs  circumcluditur  ipsa, 
Ne  quis  de  facili  vires  perducat  ad  illam, 

280  Ni  prius  illa  solo  studeat  prosternere  castra. 
Inter  que  castrum  Bobarum  nomen  habebat 
Clarius  et  titulis  et  gente  situque  decoro, 
Turribus  et  mûris,  fossis,  valloque  superbum^, 
Gui  preerat  comitis  juratus  in  arma  Radulphus  ^ 
Hugonis  genitor,  qui  régi  postea  bellum 
Gum  reliquis  movit,  regni  patrieque  nefandus 
Proditor,  ut  digna  premeretur  denique  morte 
Yictus  et  a  bello  fugiens,  quem  misit  humandum 
Neptuno  rabie  ventorum  naufraga  puppis  ^. 

290      Gertus  erat  Bobas  regem  transire  Radulphus  ^, 

i .  Qtiam  contra  munire  cornes  V. 

2.  Le  vers  283  manque  dans  V. 

3.  Le  sire  de  Boves  s'appelait  Robert  !•«•  et  non  Raoul.  Voy. 
Duchesne,  Hist.  de  Coucy,  246. 

4.  Ce  passage  a  été  écrit  après  le  dt^sastro  maritime  dans 
lequel  périt  Hugues  de  Boves,  le  samedi  26  septembre  4215 
(Mattb.  Paris,  H,  623.  —  HUi,  des  ducs  de  Normandie,  155). 

5.  Voy.  plus  haut,  note  3. 


52  PHILIPPIDOS 

Unde  lumens  animis  et  spe  sublatua  inani, 
Gastrum  militibus  multoque  satellite  tutum 
Eflîcit,  atquecibos  superaggregat intus S  et  arma; 
Ausus  ab  ingressu  primos  arcere  maniplos, 
Âtque  ipsi  portas  venienti  claudere  régi. 
Rex  ubi  Bobarum  sibi  menia  noUe  patere  ^ 
Audiit,  exsultat,  et  se  gaudere  fatetur 
Invenisse  viam  qua  vires  exerat,  et  rem 
Preconcepta  diu  virtus  producat  in  actum, 

300  Que  nisi  se  factis  exerceat,  ârida  marcet, 

Nec  se  prodit,  ubi  prescntem  non  habet  hostem; 
Si  vero  fuerit  exercita,  crescit  et  auget 
Fructus  ipsa  suos,  quos  donat  amantibus  ipsam. 
Gurritur  ad  vallum,  pedites  cum  milite,  quorum 
Gorpora  tuta  latent  scutis  protecta  sinistris 
A  jactu  lapidum  et  ^  mortem  preeunte  sagitta, 
Ascia  dum  dextris,  bisacuta  securis,  et  ensis 
Fulgurat,  et  lorica  latus  prémunit  utrumque. 
Ac  velut  in  silva  lignorum,  protinus  ipsas 

310  Excidere  fores,  vallum  mox  ocius  omne 
Dejecere  solo,  fossataque  smnma  tenebant, 
Que  sola  impediunt  ne  mûri  suffodiantur. 
Interea,  pluvie  vel  grandinis  instar,  ab  intus 
Infestant  lapides  et  missile  quodlibet  illos, 
Quos  incessanter  hostes  jaculantur  ab  alto. 

Francigenis  nostris  illis  ignota  diebus 
Res  erat  omninô,  quid  balistarius  arcus, 
Quid  balista  foret  ^  ;  nec  habebat  in  agmine  toto 

1.  Reddidit,  atque  cibos  congesserat  intus  Y. 

2.  parère  L  P. 

3.  et  omis  dans  V. 

4.  Ceci  n'est  pas  tout  à  fait  exact  ;  sans  doute  Tarbalôte,  pro- 


UBER  n.  53 

Rex  quemquam  sciret  armis  qui  talibus  uti 
380  Unde  magis  promptus  et  ad  arma  paratior  oninis 
Miles  habebatur,  dum  pugna  fit  intus  et  extra. 
Hic  se  défendit,  hic  enim  oppugnare  laborat  ; 
Dedecus  hic  régis  uldscitur,  ille  tueri 
Contoidit  patrie  £unam,  dominique,  suamque  ; 
Sic  neiiter  dobitat,  hic  ne  vincatur,  at  '  ille 
Ut  TiDcat  pugna,  totas  effondere  vires. 

Cratîbos  interea,  plutds  et  robore  cmdo 
Morilegiis  stmitor,  sab  qoo  secara  iateret, 
Dum  stodet  instaoter  fossas  implere,  jmrentiis* 
330  Fo08Îs  jam  |4efns  parmas  ad  menia  miles 
Appodiat,  sah  eîsqoe  secare  mmma^  intUl 
Crftihtw  et  piccis  irai  ftmdaimoa  mari; 
El  œ  forte  caâtas  saper  iHos  moms  ab  aHo 
Slcmat,  d  iod^na  ccndadaA  marifi  carantes^ 
Fridtar  hfciilw»  tronds  ligimqvie  rv^tondis 


cl  al  vidil  sàÀ  pm  aatis  eme  tiiulaBi, 
auBflaîlis  Dcwlna  ia  fauÈnt  rfimétL^ 
«tv  ScvA*  A  aBaaaipÉo  peaifeas  lafeiMMi^^ 
BKaasa  paasKnMK  aans  ;  eaas  parwsr^ 


Btoaua.  -?i  jamciiûïr  fans  %u|er  ^  >**  r^n/vuia^.  k»^  .tk)«  Mh^^^ 
<i  plus  JMft  jaos  •&  nae  t. 


54  PHILIPPIDOS 

Per  fumum  flammamque  ruunt,  multosque  truci-^ 

[dant, 
Et  multos  capiunt  ;  multos  fuga  salvat  in  arce, 
Quam  duplici  muro  rupes  facit  ardua  tutam. 
Machina  confestim  vario  fabricata  paratu 
Surgit  y  et  innumeris  irritât  jactibus  arcem. 

350  Nunc  mangonellus,  Turcorum  more,  minora 
Saxa  rotat  *  ;  nunc  vero  minax  petraria  verso 
Vi  juvenum  multa  procliviter  axe  rotatur 
Retrogrado,  tractis  ad  terram  funibus  acta, 
Damnificos  funda  fundit  majore  molares 
Incircumtusos  ^  et  magni  ponderis,  ut  vix 
ToIIatur  manibus  bis  quatuor  unus  eorum  : 
Quali  dextra  Jovis  jacit  ira  fulmen  in  hostes 
Terrigenas ,  si  quando  volunt  Dis  bella  movere. 
Et  jam  rima  patet  per  muros  plurima,  jamque 

360  Per  loca  plura  tôt  ictibus  arx  illisa  fatiscit, 
Hoste  fatigato  dum  se  défendit,  et  ultrà 
Non  nisi  rarus  erat  qui  mûris  staret  in  altis. 
Omnibus  ad  tutas  fugientibus  ultro  garitas. 

Dum  rex  magnanimus  arcem  contundere  sum- 
Taliter  accélérât,  dum  vires  viribus  addit,  [mam 
Ecce  recollectis  cornes  undique  viribus,  c  Âssum, 
c  Clamât,  et  oppono  tibi  me  pro  cive  tuendo. 
€  Vivere  permittas  obsessos  ;  viribus  aude 
€  Te  conferre  meis.  Que  gloria  vincere  paucos? 

370  c  Major  erit  multoque  magis  speciosa  tibi  laus 
c  Tôt  simul  in  piano  confligere  cominus  ;  uno 
c  Ictu  fortune  litem  fac  terminet  ensis. 
c  Gui  fortuna  dabit  et  virtus  vincere,  vincat  !  » 

i.  jacii  V. 

2.  incircumcisos  V. 


LIBER  n.  55 

Talia  vociferans  Bobis  expellere  r^em 
Posse  putans,  levium  verborum  callidus  astu. 
Non  procul  a  régis  castris  sua  castra  locare 
Presumit  ;  verum  rex  indignatus  apertis 
Emicuit  castris,  coireptis  impiger  armis, 
Quam  cornes  obtulerat  avidus  committere  pugnam . 

380      Vespere  jam  sero,  jam  sole  sub  equore  merso, 
Illico  Guillelmus  volat  archiepiscopus  ille 
Nobilis,  egregia  qui  clarus  origine,  clarum 
Nobilitate  genus  animis  geminabat,  eorum 
Unus  apostolico  quibus  est  a  cardine  nomen, 
Régine  frater  et  régis  avunculus,  is  se 
Objicitardenti,  bellique  calore  furenti. 
Ât  reliqui  proceres,  et  precipue  Theobaldus, 
Presulis  ejusdem  frater,  cui  Belsia  ^  tota. 
Gui  Blesense  solum  suberat,  Dunenseque  castrum, 

390  Et  spatiosa  nimis  regio,  castellaque  plura  ;    [sus, 
Urbs  quoque  Garnotum,  quam  civis  tam  numero- 
Tamque  potens  clerus  et  tam  predives  opimant, 
Ecclesieque  decus,  cui  scemate,  mole,  décore, 
Judicio  par  nulla  meo  reperitur^  in  orbe  : 
Quam,  quasi  postpositis  specialiter  omnibus,  unam 
Virgo  beata  docet  Ghristi  se  mater  amare  * 
Innumerabilibus  signis,  gratoque  favore, 
Gamoti  dominam  se  dignans  sepe  vocare  ; 
Gujus  et  interulam  cuncti  venerantur  ibidem, 

400  Qua  vestita  fuit  cum  partu  protulit  agnum 
Qui  mundi  peccata  tulit,  qui  sanguine  mundo 
Mundum  mundavit  a  primi  labe  parentis  ; 
Qui  thronum  mundum  sibi  sanctificavit  eamdem, 

i.  BUna  V. 

2.  Splendescit  V. 


56  PHILIPPIDOS 

Sic  ut  virgo  manens  matris  gauderet  honore. 
Hi  duo  pre  cunctis,  zelo  majore,  benignis 
Gorripiunt  monitis  *■  et  amico  famine  regem  : 

c  Inclyte^  rex,  bellum  tempus  non  exigit  istud. 
c  Non  débet  rex  tam  validus  confligere  cuiquam 
c  Tempore  sub  noctis  ;  prius  est  disponere  turmas, 
410  c  Militibus  dare  prepositos ,  aliisque  maniplis, 
c  Ut  quem  quisque  locum  teneat,  quis  quemque 

[sequatur, 
c  Àbsque  errore  sciât,  castrensis  ut  exigit  ordo. 
c  Rex  bone,  ne  faxis,  ita  te  ne  spreveris,  ut  qui 
c  Innumeris  solus  preferris  millibus,  optes 
c  Ordine  tam  laxo  ^  caput  objectare  periclis. 
c  Gras  potius  pugnare  decet  sub  tempore  lucis, 
c  Quo  quis  ab  hoste  suum  discernere  possit  ami- 
€  Non  de  fortune  temere  confidere  vultu  *,  [cum, 

<  Sed  virtutis  opus  certis  presumere  signis. 
4310  <  Absit,  ut  incipiat  hosti  dare  Francia  causam 

<  Letitie,  vel  se  dubiis  committere  fatis, 

<  Que  semper  victrix  felicibus  extitit  actis, 

<  Colla  superborum  calcans  virtute  potenti  !  > 
Talibus  alloquiis  vix  iram  flectere  régis, 

Vix  retinere  queunt,  et  vix  in  castra  reducunt. 
Talis  Alexander  castigabatur  ab  onmi 
Milite  ^,  cum  medios  muro  se  versât  ^  in  hostes, 
Unde  fuit,  paucis  vix  succurrentibus,  hostis 
Vi  raptus,  multo  perfusus  membra  cruore. 

1.  dicHs  V. 

2.  0  bone  V. 

3.  lapso  L  P. 

4.  motu  V. 

5.  Milite  omis  dans  V. 

6.  injecit  L  P. 


UBER  n.  57 

430      Postquam  nota  fîiit  tanta  indignatio  régis 
Atrebate  comiti,  metuit  sibi,  castraque  velli 
Imperat,  ut  totus  exercitus  exeat  ultra  ^ 
Âmnis  aquas.  Parent  Flandri,  tentoria  vellunt, 
Transque  meant  flumen,  et  ibi  sua  castra  locan- 
  castris  régis  procul  e  regione  steterunt.    [tes, 
ProUnus  ejusdem  noctis  sub  tempore,  scriptis 
Et  prece  sollicitât  Guilleknum  cum  Theobaldo, 
Ut  prudenter  ad  hoc  studeant  inducere  regem, 
Quorum  ductor  ^  erat  et  avunculus  ejus  uterque, 

440  Quod  concédât  ei  treugas  saltem  octo  diebus, 
Quas  simul  obtinuit  iUis  mediantibus.  In  se 
Fastu  deposito  tandem  cornes  ipse  reversus, 
Ârmis  projectis  ^,  regem  submissus  adorât, 
Gunctaque  restituit  que  rex  repetebat  ab  illo, 
Utque  suo  domino  fuit  extunc  subditus  illi. 
Pace  reformata,  redeunt  ad  propria  leti  : 
nie  quod  obtinuit  fisco  sua  predia  reddi  ; 
Is  quia  restitui  meruit  sibi  régis  amorem, 
Âmissumque  diu  placita  cum  pace  favorem, 

450  Nec  damnum  reputat,  ubi  que  non  sunt  sua  per- 
Sic  regio  qua  lata  patet  Viromannica  tota,     [dit. 
Âmbianensis  humus  pariter  cum  Santeriensis 
Ubertate  soli,  régi  cessere  Philippe  *. 

Tempus  erat  quo  jam  faU  pratis  curva  minatur, 
Quo  seges  in  culmum  prodit,  cum  flore  cadente 
Spica  parât  tenerum  de  se  producere  granum  ; 
Tune  damnosa  magis  fit  conculcatio  messis. 

i.  exeat  extra  vel  ultra  V. 

2.  doctor  L  P. 

3.  depositis  V. 

4.  Chron.,  §  29. 


58  PHILIPPIDOS 

Sed  tamen  in  campis  tenuit  quibus  obsidionem 
Rex  circa  ^  Bobas,  rediviva  renascitur  omnis 

460  GoDcuIcata  seges,  et  multo  fertiliore 

Quam  prius  ornât  agros  specie,  granaria  fructu. 
A$t  ubi  Flandrorum  manserunt  agmina  castris 
Nulla  seges  viruit  totoque  ^  l'efloruit  anno. 
Sic  scit  ab  injustis  Dominus  dignoscere  justos; 
Sic  Deus  a  faiso  no  vit  disoernere  verum  ; 
Sic  differre  suos  ab  amicis  re  docet  hostes, 
Gultoresque  suos  signis  demonstratapertis^.  [bes» 
Classica  per  vicos  résonant  ;  per  castra,  per  ur- 
Régis  in  occursum  clerus  cum  plèbe  feruntur  ; 

470  Quanta  foret  mentis  jubilatio,  voce  canora 
Et  letabundo  plausu,  vestisque  nitore 
Testantes,  laudesque  Deo  gratanter  agentes, 
Gujus  tam  facilem  pietas  immensa  triumphum 
Gontulerat  régi,  sine  vulnere  militis  ullo, 
Et  sine  conflictu  quo  corporaclara  virorum, 
Gommuni  damno  regni  luctuque  parentum, 
Ut  fieri  solet  in  bello,  potuere,  sub  ictu 
Fortune  dubio,  damnoso  funere  mergi, 
Qui  *  melius  patrie  vivunt,  et  gaudia  regno 

480  Gognatisque  suis  claris  virtutibus  addunt. 

Nos  alia  ex  aliis  referenda  ad  bella  vocamur, 
Themaque  prolixum  res  gesta  propinat  et  urget, 
Ut  post  bella  stylus  se  Flandrica  vertat  ad  Ânglos. 

Jam  post  bis  denos  ef&uxerat  unus  et  alter 
Annus  Karolide,  quem  jam  regina  parent^m 

1.  extra  V  L. 

2.  iotove  V. 

3.  Chron.,  §  30. 

4.  Quo  V. 


UBBft  n.  59 

Nobilis  Elisabeth  Ludovid  fiecerat  ortu. 
Rez  vero  juvenis  Heoncos,  dara  propago 
ÂDglomin  Régis,  dom  patri  bella  moveret, 
Germanisque  sais,  sub  eodem  tonpore  ^  soivit 

490  Débita  nature  ^,  Mai^aritamque  Philippi  ' 
G^rmanam  r^s  viduam  tristemque  reliquit, 
Postea  qae  Bêle  fîiit  uxor  *  tradita  r^, 
Hungros,  Dalmatios,  Pannonitasque  r^nti  ^  ; 
Ex  qua  cum  proies  primo  susoepta  marito 
NoDa  esset,  bona  que  suus  illi  cesserai  olim 
Nubenti  genitor,  Gisortum  et  predia  multa, 
Rex  férus  Ânglorum  violenter  adeptus,  eidem 
Régine  fratrique  suo  debere  negabat 
Restitui,  diœns  in  re  sibi  jus  aliéna  ^. 

500      Nec  mora,  Gaufridus  ejusdem  natus,  in  ipsum 
Patrem  dira  moyens  reliquis  cum  fratribus  arma, 
Campellis  moriens  viduavit  se  duce  fines 
Armorioos  Britonum  ^  :  sic  in  genus  illud  aper- 
Indpiente  Deo  vindictam  reddere  morti      [lam  ^ 
Martyris  egregii  Thome,  quem  dirus  eorum 
Occidit  genitor,  constanti  mente  volentem 
Ganonids  regem,  clerum,  ecclesiamque,  statuUs 

9 

i.  L'expression  sub  eodem  tempore  est  tout  à  fait  inexacte. 
Louis  Yin  naquit  en  1187  (Ghron.,  §  37),  et  Henri  mourut  on 
1183  (Ghron.,  $  27). 

2.  Chron.,  §  27. 

3.  Johanni  V. 

4.  Postqtiam  Bêle  fuit  uxor  et  P. 

5.  Ghron.,  §  32. 

6.  Ghron.,  §  38. 

7.  Ghron.,  $  35. 

8.  aperte  V. 

9.  Dans  tous  les  mss.,  le  sens  se  trouve  ainsi  suspendu,  sans 
doute  par  l'omission  du  vers  508. 


60  PHDjIPPIDOS 

Pictavusque  cornes,  ejusdem  regia  proies, 
51 0  Nomine  Richardus,  titulis  vir  clarus  et  actis, 
Gui  mox  defiincto  primogenitura  parente 
Regia  sceptra  dédit,  nuUo  mediante,  Philippo 
Esse  tenebatur  homo  ligius  atque  fidelis, 
Et  tamquam  domino  jurando  jure  ligari, 
Reddere  servitium  quod  jus  féodale  requirif  ; 
Quod  pater  illius  fieri  prohibebat,  et  illum 
Subdere  se  régi  nulia  ratione  sinebat. 
Intumuit  super  bis  virtus  invicta  Philippi  ; 
Indigneque  ^  ferens  sibi  débita  jura  negari, 
520  Gum  minime  deceat  tam  clare  stirpis  alunmum 
Jure  super  proprio  tôt  sustinuisse  repuisas. 
Arma  parât,  verbisque  putat  turpe  amplius  uti. 

Régis  ad  edictum  coeunt  in  bella  quirites,  [que, 
Gumque  satellitibus  équités,  proceresque,  duoes- 
Sponte  ruunt,  quos  régis  amor  nativaque  virtus 
Exacuunt  potius  ;  vite  in  discrimen  ituros 
Non  vis  uUa  trahit  aut  jussio  ;  tantus  inescat^ 
Bellicus  ardor  eos  ad  honorem  vincere  régis  ! 
Rex  ubi  collectas  ex  omni  parte  cohortes 
530  Unanimi  bellum  voto  presumere  vidit, 
Et  desiderio  vehementi  cingier  armis, 
Biturica  cursu  facili  digressus  ab  urbe, 
Radulios  pénétrât  fines,  et  nobile  castrum 
Urselloduni  sibi  subdit  in  impete  primo 
Gum  patria  tota,  tam  divite  tamque  potenti, 
Ut  sibi  sufïiciat,  nec  sit  mendica  bonorum 
Multa  quibus  regio  se  lamentatur  egere  ; 


1.  ïndigoneque  (sic)  V. 

2.  agebat  V. 


LIBER  n.  61 

Copia  quam  Gereris  ditat,  quam  Bacchus  ioundat, 
Qui  comportari  desiderat  inde  remotas 

540  In  partes,  quantoque  magis  portatur,  eo  fît 
Fortior,  et  temere  potatus  inebriat  omnes 
Qui  dedignantur  Thetidem  sociare  Lyeo. 

Postea  Grazaïum  castellaque  plurima  frangens, 
Villas  et  vicos  populis  opibusque  repletos  [phi  ^. 
Depopulans,  Gastrum  pervenit  ad  usque  Radul- 
Glauduntur  porte;  juvenes  in  menia  scandunt, 
Seque  ferunt  morti  succumbere  malle  ',  tuenda 
Pro  patria,  quam  se  sine  bello  dedere  victos. 
Rex  e  converso  pugne  se  accingit,  et  omnem 

550  Gonatum  impendit,  et  vires  viribus  addit, 

Possit  ut  exstructo  clausos  excludere  claustro  ; 
Yixquemoras  tolérât  quibus  instrumenta  parentur . 
Turribus  et  mûris  nimis  altis  atque  profundis 
Fossis  interior  burcus  securus  ab  omni 
Hoste  videbatur,  et  inexpugnabilis  esse, 
Nempe  potens  armis  et  multo  cive  superbus, 
Prêter  eos  quos  rex  Henricus  miserat  illis 
Âiudlium,  donec  properantius  afforet  ipse. 
Rex  tamen  audet  eos  galeato  milite,  fixis 

560  Undique  vexillis,  ex  omni  claudere  parte  ; 
Nec  bellatorum  numerus  quibus  interiorem 
Sununopere  cura  incumbit  defendere  burcum, 
Nec  situs  ipse  loci,  nec  turbo  missilium  qui 
Grandinis  in  verne  morem  descendit  ab  alto, 
Terret  eum,  nec  rex  quem  festinare  sciebat, 
Quin  expugnet  eos,  instans  noctuque  dieque. 


i.  Ce  vers,  omis  d'abord  dans  P,  a  été  ensuite  rajouté  en  marge. 
2.  velle  V. 


62  PHILIPPIDOS 

Vinea  construitur,  testudo  texitur,  ut  sub 
mis  tuto  latens  mûri  queat  ima  subire 
Fossor,  et  erectis  ipsum  succidere  parmis. 

570  Grandia  saxa  gravi  petraria  ducta  rotatu 
Ëmittit  ;  crebrîs  aries  compulsibus  actus, 
Fronte  mit  summas  ferratas  frangere  portas  ; 
Gratibus  et  lignis  rudibus  belfragia  surgunt, 
Turribus  alta  magis  et  menibus,  unde  valerent 
Agmina  missilibus  telisque  quibusiibet  uti, 
Devexosque  hostes  facili  prosternere  jactu. 
Nec  tamen  interea  cessât  balista  ^  vel  arcus  ; 
Quadrellos  bec  multiplicat,  pluit  ille  sagittas. 
Funda  brèves  fundit  lapides,  glandesque  rotun* 

580  Aptantur  mûris  scale,  levibusque  satelles     [das. 
Passibus  ascendit  ;  sed,  dum  nimis  acceleratur, 
Muiti  labuntur,  multisque  tenentibus  unea 
Menia  summa  manu,  muita  virtute  resistit,   [alto 
Dum  sibi,  dum  patrie  pugnans  cavet  hostis  ab 
Nunccontus,  nunc  clavacaput,  nunc  vero  bîpemiis 
Ëxcerebrat:  sed  nec  bisacuta,  sudisve,  vel  hasta^, 
Occia  ^  vel  gladius  ducit  ;  funt  intus  et  extra 
Irrevocala  ruens  extrema  in  fata  juventus. 

Talia  dum  dubio  sub  martis  agone  geruntur, 
Ecce  comes  Richardus  adest,  genitorque  suus, 
Innumerabilibus  stipabant  agmina  signis,    [quos 


1.  Ces  arbalètes  devaient  être  aux  mains  des  troupes  anglaises 
dont  il  est  question  au  v.  557,  puisque  Guillaume  vient  de  dire 
(v.  316-318)  que  l'arbalète  était  inconnue  aux  Français  et  que, 
selon  lui,  c'est  Richard  Cœur  de  Lion  qui  en  introduisit  l'usage 
dans  notre  pays  (Voy.  plus  loin,  livre  V,  v.  578). 

2.  sudis  vel  hasta  V. 

3.  Ce  mot,  qui  manque  dans  Ducange,  semble  signifier  hache. 


LIBER  n.  63 

590  Nec  procul  a  régis  figunt  tentoria  castris. 
Mox  diclata  brevi  scribunt  bec  famina  régi  : 
c  Integra  vel  nobis  patrimonia  nostra  relinques, 
€  Gumque  tuis  Francis  citus  in  tua  jura  recèdes  ; 
€  Vel,  que  sit  virtus  in  bello  nostra,  videbis.  [est. 
€  Nil  médium  :  pugnare  quidem  vel  abire  necesse 
€  Cessent  cursores,  cesset  pequichinus  ^  et  ignis  ; 
c  Terminet  una  dies  longe  certamina  litis, 
c  Jus  a  non  justo  dirimat  fortuna  manusque.  » 
Hec  oblala  nimis  régi  placet  optio  ;  ceptum 

600  Intermittit  opus  ;  acies  ad  prelia  certo 
Ordine  disponit,  ut  subsit  queque  tribuno 
Scala  suo,  turmeque  suus  sit  cuique  magister, 
Ne  quisquam  dubitare  queat  quis  obediat,  aut  quis 
Imperet,  aut  cujus  vexilium  quisque  sequatur, 
Vel  quot  quisque  viros  habeat  sua  signa  sequen- 
Unusquisque  suas  acies  dux  instruit,  ut  sint[tes. 
Âd  bellum  prompti,  nilque  iliis  desit  eorum 
Que  pugna  exposcit,  cum  pugne  venerit  hora. 
Jam  stabant  acies  modici  discrimine  campi 

610  Â  se  distantes,  et  mens  erat  omnibus  una 
Gonatu  toto  totas  expendere  ^  vires, 
Vincere  vel  vinci  ;  nec  erat  vox  ulla  sonusve 
Inter  eos  ;  exspectabant  dum  buccina  sevum 
Perstreperet,  signum  clangens  in  fata  ruendi. 
Sed  Deus,  in  cujus  manibus  sunt  corda  potentum, 
Semper  in  articulo  positos  qui  respicit,  ut  qui, 
Cum  magis  iratus  fuerit,  memor  est  misereri, 
Noluit  hac  tantos  involvere  clade  potentes. 


i.  Ce  mot  est  en  blanc  dans  Y. 
2.  effUndere  V. 


64  PHILIPPIDOS 

Qua,  licet  immeriti,  poterant  oocuinbere  multi. 

620  Nam  mox  Richardus  cornes  et  pater  ejus  ab  illo 
Tacti,  qui  mentes  convertere  novit  et  actus 
In  melius  pro  velie  suo,  procul  arma  minasque 
Ejiciunt,  humilique  gradu,  œrvice  repressa, 
Accurrunt,  manibus  protensis,  poplite  flexo» 
Atque  suum  pacem  dominwn  veniamque  precan- 
Omnes  excessus  mox  emendare  parati.        [tur, 
Ânnuit,  et  gaudet  sine  bello  victor  haberi 
Rex  pius,  et  veniam  dat  eis  pacemque  rogatam, 
Urseloduna  sibi  retinens  sola  pacis  in  arrham. 

630  Pacis  vallantur  jurando  fédéra  jure  * 

Et  pena,  quam  qui  pacem  violaverit  ausu 
Quolibet,  incurrat  et  solvere  debeat  ultro. 
Discedunt  leti  proceres,  patriamque  revisunt 
Quisque  suam,  gratesque  Deo  cum  laudibus  omnes, 
Gum  clero  populus,  cum  milite  civis  agebant  *• 

Hic  requiem  tibi,  Musa,  velis  parare  ^  secun- 
Fortius  ut  cursum  curras  qui  tertius  instat.  [dam. 

i.  Ce  n'est  pas  une  paix,  mais  une  trêve  de  deux  ans  qui  fut 
conclue  le  23  juin  1187.  —  Voy.  Rigord,  p.  79,  note  1. 

2.  Ghron.,  §  38. 

3.  prestare  L. 


UBBR  m.  65 


Gy^HALOGUS  MÂTERIE  TERTII  LIBRI. 


.    iK 


Jmnws  everti  Solymam  dolet  a  Saladino. 
Se  encfi  consignant  reges;  sed,  lite  suborta 
Inter  eos,  iterum  capit  oppida  multa  Philippus. 
Giêortum  fugit  Henricus^  qui,  pace  negata. 
Se  vinciy  cedique  suam  dolet  anxius  ulmum. 
Ulcisci  se  deinde  parât  y  juxtaque  Medontam 
Pictavus  ^  pugna  dum  Barras  ^  vincere  tentât j 
Victus  abit.  Qui  moXj  deserto  pâtre,  Philippum 
Transvolat  ad  regem,  sibi  sponsa  a  pâtre  negata. 
Vi  Turonum  frangit  Cenomanumque  Philippum. 
Pax  fit,  et  Henrici  finit  se  in  fine  libellus. 

INQPIT  TERTIUS  LIBER. 

Intellegtus  hebet,  ratio  caligat,  adheret 
Fauci  lingua,  manu  calamiis  languente  stupescit, 
Yoti  oon  meminit  mens  carminis  immemor,  ori 
Subtrahit  assueti  cor  flebile  neumatis  ausum^, 
Dum  nequit  amisso  lamenta  negare  sepulcro, 
Quod  nostris  Dominus  culpis  offensus,  eodem, 
Sicut  ei  placuit,  Idumeis  tradidit  anno  ; 
Passus  ut  Egypti  Syrieque  tyrannus  et  urbem 
Sanctam  destrueret  Saladinus,  et  ipsius  ipsum 
10  Sacrate  lignum  crucis  asportaret,  et,  omnes 
Christicolas  perimens ,  terram  pessumdaret  om- 

[nem, 

\,  Richard  Gœur  de  Lion,  comte  de  Poitiers. 

2.  Guillaume  des  Barres. 

3.  usum  V. 

n  5 


66  PHILOM^IDOS 

Quam  Deus  almifluo  sacravit  sanguine  âati, 
Quando  mori  voluit  pro  mundi  vita  salute  ^ . 

Gompatiens  igitur  rex  miti  corde  Philippus 
Damno  communi,  maie  quo  loca  sancta  videbat 
Tractari,  cultumque  Dei  decrescere,  totis 
Yisceribus  doluit  ;  Doniini  se  velle  sepulcriun 
Yisere  proponens,  quantoque  cor  illius  igné 
Ferveat  interius,  signo  notât  exteriori  *. 

%0  Nec  minus  Anglorum  zelo  rex  motus  eodem, 
Richardusque  comes,  vexiilo  se  crucis  armant  ; 
ExémpIoquorumproceres,comitesque,ducesque, 
Ordoque  militie  minor,  ecclesieque  ministri, 
Et  muiti  de  plèbe  viri,  non  impare  voto, 
Signo  se  signare  crucis  properanter  avebant. 
Par  desiderium  cunctos  habet,  unica  mens  est 
Omnibus,  unus  amor  Sancte  succurrere  Terre  ^. 
Non  tulit  hec  inimicus  homo,  qui,  semper  amaro 
Felle  tumens,  pacis  studet  exturbare  quietem  ; 

30  Omni  qui  studio  sacrum  corrumpere  semen 
Gestit,  et  in  Domini  zizania  seminat  agro  : 
Gujus  ab  instinctu  lis  orta  repullulat  inter 
Richardum  rursus  comitem  regemquePhilippum. 
Nempe  ferox  urbem  Tolosanam  invaserat  ille  *, 
Injusto  comitem  Raymundum  marte  lacessens, 
Qui  Sancti  comes  Egidii  Toloseque  vocatur, 
Qui  régi  suberat  feodali  jure  Philippe. 
Quem  cum  non  posset  monitis  compescere,  bello 
Appétit,  et,  multo  comitatus  milite,  rursus 

1.  Chron.,  §  39. 

2.  interiori  V. 

3.  Ghron.,  §  41. 

4.  iste  V. 


LIBER  m.  67 

40  Rex  in  Bituncas  sua  dirigit  agmina  partes, 
Âtque  Apiiteîra  Gastrum  levitate  Raduiphi, 
Et  Buzancaium^  levitate  expugnat  eadem,  [sum, 
Argentonque  audax  simul  obsidet,  atque  Lebro- 
Et  brève  vi  summa  capit  infra  tempus  utrumque. 

Dumque  moraretur  ibi  rex,  afflixit  aquarum 
Agmina  pénuries  ;  rivos  siccaverat  omnes 
Sol  nimius  ;  sed  nec  virtus  divina  Philippo 
Defïiit,  immo  suo  dignum  monstravit  amore. 
Torrens  plenus  aquis  hieilbali  tempore  quidam 

50  Esse  solebat  ibi  ;  sed  tuno  jam  tempore  multo 
Siccus  erat  :  quem  sic  plénum  ros  missus  ab  alto 
Reddidit,  ut  fkieret  per  valles  gurgite  vasto 
Estivi  contra  naturam  temporis,  undas 
Eructans  nimias,  qui  lucidus  atque  profundus 
Agrainibué  potum  dédit  et  jumenta  refecit^. 

Se  rapit  inde  gradu  propero,  Montemque  Tri- 
Obsidet,  etmultum  consumit  temporis  ante  [cardi 
Quam  capiaty  quia  vis  nativa  locique  per  arctos 
Ducta  gradus  séries,  summo  murata  labore, 

60  Municipumque  manus  fortissima,  prepediebat 
Quominus  ille  brevi  locus  expugnabilis  esset. 
Quo  demum  capto  rex  totam  funditus  arcem 
Evertit,  capiens  équités  quater  octo  decemque, 
Et  bellatores  alios  quasi  pêne  trecentos. 

Hinc  Montem-Luzonis  adit  ;  nec  frena  retorsit, 
Donec  tota  fuit  Alvernia  subdita  Francis. 
A  cujus  facie  rex  Anglicus  ^  inde  refugit, 
Inque  Neiistrinos  abiit  fugiendo  recessus, 

i.  Bizangaium  V. 

2.  Ghron.,  $  43. 

3.  angelieus  V. 


■^.  n  n  \t '.  :,n 


68  PHILIPPIDOS 

Quippe  sequebatur  illum  rçx  SffJBjÉfi  <^uuW!i(; 

70  Quem  tamen  impediit  ne  «jcHJiJu  ""^ 

Yindocinum,  quod  ei  portM'^iiaHa^  oegavit, 
Gastrum  forte  nimis,  populon  gente  repleftom^t 
Quod  Lidericus  aqua  subterfluit  amnis  am^w  '. 
Gui  tamen  haud  prodest  quicquam  mumtio  ducta 
Gircuitu  triplici,  nec  tante  copia  gentis, 
Quin  vi  cogatur  libito  se  dedere  régis  ^. 
In  ^uo  rex  équités  captos  in  vincula  trusit 
Sexaginta  duos,  areem  niurosque  tuentes, 
Roberti  comitis  MoUenti  signa  secutos, 

80  Qui  tune  Richardi  comitis  miser  arma  juvabat  ; 
Tam  dulcis  patrie  desertor,  tamque  potentis, 
Que  générât  bacchum  superis  dare  pocula  dignum. 
Justa  tamen  ducebat  eum  pro  tempore  causa, 
Gum  foret  Anglorum  feodali  jure^igatus 
Regibus,  atque  viros  illis  deberet  et  arma, 
  quibus  et  villas  et  piurima  castra  tenebat. 
Unde  nec  admiror,  cum  sic  obnoxius  illi» 
Esset,  si  parti  pro  posse  favebat  eorum, 
Quamvis  a  nostro  comitatum  rege  teneret. 

90      Bolonium*  vero  comitem,  qui,  vincla  Perone 
Expertus,  celsa  modo  squalet^  in  avce  Gufeti, 
Squalebitque  diu^,  que  causa  trahebat  ut  illo 
Tempore  Richardum  comitem  sequeretur  et  Ân- 

[glos, 

i.  refertum  V. 

2.  Chron.,  §  44. 

3.  regem  V. 

4.  Dololium  V. 

5.  squalet  modo  vinctus  V. 

6.  On  sait  que  Renaud  de  Dammartin,  après  avoir  été  enfermé 
à  Bapaiime,  puis  à  Péronne,  fut  transporté  au  Goulet,  où  il 
mourut  en  1227,  vers  Pâques.  (Voy.  tome  I,  p.  292,  note  5.) 


LIBER  m.  69 

Ipsis^  nulliusfundi  ratione  ligatus^? 
Jam  tune  fortuna  que  postea  contigit  illi, 
Velle  videbatur  quod  ei  contingeret  olim. 

yîndaMp9  <^P^  l'egisqij^ jp  jura  recepto, 
GiaortuiD  petiit  cursu  rex  |jr^|ete,  regem 
Quo  fuga  contulerat  Angloi;|iiiyt{ui  tamen  illum 
100  Golloquium^  de  pace  rogat.  Datur  ergo  dierum 
Treuga  trium,  qua  pads  agant  de  fédère  partes. 

Haud  procul  a  mûris  Gisorti,  qua  via  plures 
Se  secat  in  partes,  pregrandi  robore  quedam 
Ulmus  erat  visu  gratissima,  gratior  usu 
Ramis  ad  terram  redeuntibus,  arte  juvante 
Naturam,  foliis  uberrima;  roboris  imi 
Tanta  mole  tumens,  quod  vix  bis  quatuor  illud 
Protensis  digitis  circumdent  brachia  totam  ; 
Sola  nemus  faciens,  tôt  obumbrans  jugera  terre, 
1 1 0  Millibus  ut  multis  solatia  multa  ^  ministret  ; 
Que  gremio  viridi,  vesUto  gramine,  fesso 
Grata  viatori  sessoria  prestat,  et  omnein 
Introitum  ville  spatio  speciéque  decorans. 
In  bivio  porte  per  quam  Mons-Galvus  aditur  ^, 
Tutos  a  plu  via  spatiantes  reddit  et  estu. 

Sirius  ardebat  solito  ferventius,  et  sol 
Altos  agebat  equos,  duplicataque  solis  ab  estu 
Findebat  siccos  jovis  intolerantia  campos. 

4.  lUùV. 

2.  V  ajoute  ici  le  vers  suivant,  qui  a  disparu  dans  L  et  P  : 

Nam  vasallus  erat  nullo  mediante  Philippi, 

3.  Coneilium  L  P. 

4.  mille  L  P. 

5.  L'emplacement  de  cet  orme  est  facile  à  reconnaître  sur  la 
carte  de  Gassini,  au  croisement  des  routes  de  Ghaumont  et  de 
Gournay. 


70  PHIUPPEDOS 

Rex  igitur  Francus,  adstantibas  undique  Francis, 
120  Gamporum  in  medio  solem  tolerabat  et  estum; 
Rex  vero  Anglorum  gelida  residebat  in  umbra, 
Atque  sui  patqla  proceres  utrinque*  sub  ulmo. 
Dum  redit  itque  frequens  ab  eis  interpres»  ad  istos 
Mutua  verba  feirens,  et  ab  istis  missus  ad  illos, 
Ridebant  Angli  dum  sic  ardere  vidèrent 
Francigenas,  ipsis  gaudentibus  arboris  umbra. 
Tertia  colioquium  lux  continuaverat^,  et  pax 
Nulla  valebat  adhuc  regum  componere  lites. 
(Est  ubi  sepe  gravis  movet  indignatio  mentes 
1 30  Ingenuas  meritisque  doloribus  exacuit  se, 
Innatis  addens  stimulos  virtutibus,  ira.) 
Indignata  cohors  Francorum,  motaque  justa 
Riie  super  risu  quo  subsannantur  ab  Anglis^, 
Quos  tutabantur  a  solibus  arbor  et  umbra, 
Ipsi  dum  nudo  patiuntur  sub  jovc  solem  ; 
Acriter  arripiunt  animis  ardentibus  arma, 
Unanimesque  pari  levitate  feruntur  in  illos^. 
Ast  illi  primo  conflictu  gnaviter  illos 
Ëxcipiunt,  et  eis  parili  virtute  resistunt, 
1 40  Inque  vicem  feriunt  simul  et  feriuntur,  et  ira 
Inflammante  animos,  subito  crudescit  utrinque 
Pugna  ;  sed  absque  mora  cessit  Victoria  FnSUcis. 
Nam  rex  Henricus,  domino  confligere  noiens, 
Aut^  potius  metuens,  elegit  tutius  esse 

1.  utrumque  V.  x 

2.  Guillaume  est  ici  d'accord  avec  Raoul  de  Dicet,  tandis  que 
dans  sa  chronique  il  place  la  destruction  de  l'orme  de  Gisors 
après  deux,  et  non  pas  trois  jours  de  pourparlers  sans  résultats 
(Chron.,  §  45). 

3.  hoste  V. 

4.  hostem  V. 

5.  vel  V. 


m.  71 

Ad  tenpos  fiigcre,  et  fortaoe  oedere  forli« 
Qbuii  bdK  dubio  lemere  se  credere  fini  ; 
Presertiin  coi  de  mentis  diflSdere  cMse 
CoDsdi  mens  suadet,  tenquam  cpn  jusU  negabat. 
Fit  fi^,  Dec  coneos  satis  explical  um  mentes 

150  Porta;  cadmt  multi«  turbeque  supervenientîs 
Gakaartnr  pedibos,  nec  adest  qui  toUere  bqpsos 
Goret,  ^  dextram  morituro  tendat  amioo  : 
Urgelnr  proprio  satis  unosquisque  tinKM«. 
Et  qui  se  solimi  tahat  putat  esse  beatus, 
Sobusqoe  soi  satis  est  memioisse  sahitis  ; 
Area  nec  pootis,  quam^is  satis  ampla  patescat  ^ 
Soflfidt  agminibus  simul  ire  voleniibus  ultra, 
Qoin  mnltos  utrinque  viras  effuodat  îo  amnem; 
Dumqoe  nimis  propere  gladios  vitare  laborant, 

460  Hanrit  eos  subite  spedes  coutraria  mortis. 
Interea  Frand,  solita  feritate,  suprana 
Agmina  oonddpnt,  capiuot»  et,  cède  peracta, 
Arborts  in  truncum  gladios  strictasque  secures 
Gonvertunt,  quem  rex  Anglorum  cingere  ferri 
Pondère  non  modioo  multoque  sategerat  ère, 
Hanoque  sibi  sortem  conclusit  ^  îd  arbore  dicens  : 
c  Tranous  ut  hic  scindi  nequît,  aut  a  cespite  velli, 
c  Sic  nec  Frandgene  poteraot  mihi  tollere  quic- 

[quam. 
€  Hune  cum  pexlidero,  simul  banc  volo  perdere 

[tenram.  » 

1 70  Tarn  stolide  ad  Francos  emissio  conditionis 
Venerat,  unde  magis  ardenter  io  ipsius  ibant 
Roboris  exitium  ferro  tui^ntis  et  ère. 

1.  Àrea  nec  portas,  qttamvis  satis  ampla  pater$i  V. 

2.  Inque  suam  sortem  silri  fiwertU  V. 


72  PHILIPPIDOS 

§ed  que  vis  aut  ars  virtutepi  prepedit,  ut  non 
Gonsummare  queat  féliciter  omne  quod  audet? 
Nil  iemim,  nil  es,  nil  vis  humana,  decori 
Profuit  arboreOy  quin  corruat  igné  cremanda; 
Que  modo  tôt  ramis  tantoque  virebat  honore 
Ut^  Vulcassine  foret  unica  glorîa  vallis, 
Nune  (pudor  et  luctus  patrie  totius!)  ab  ipso 

1 80  Funditus  est  evulsa  solo.  Sed  adhuc  lo€U8  ipse 
Oslentat  qualis  fuerit  dum  tota  vireret  ; 
Nam  nova  progenies  fruticam  (uiccrevit  ad  instar 
A  terra  sensim  steterat  qua  nobile  lignum; 
Que  numerum  vincent,  siivam  facit  ordine  pul- 
Ne  non  heredes  tam  nobilis  arbor  haberet.  [chro. 

Victor  cum  Francis  victoribus  inde  recedens, 
Vespere  jam  sero  se  Galvo-monte  recepit 
Karolides.  Ât  rex  Ânglorum  tristis  et  exspes,  « 
Indignans  multumque  dolens  super  arbore  strata, 

1 90  Inimo  super  damnis  fuerat  que  passus,  eodem 
Se  Vernone  die  recipit,  comitante  timoré'; 
Nec  tamen  audet  ibi,  nisi  sola  nocte,  morari, 
Paciaci  sibi  tuta  magis  fore  menia  credens. 
Gonvocat  ergo  suos  et  tali  voce  fidèles 
Âlloquitur  ;  nimiam  verbi  modus  indicat  iram  : 
€  Heu!  quantus  pudor  est  toties  retrocedere! 

[quantum 
c  Dedecus  a  paucis  tôt  millia  posse  fugari, 
c  Nec  bello  conferre  manum,  nec  Francigenarum 
c  Gorda^  superba  semel,  non  dico  vincere,  saltem 

i.  Et  LP, 

2.  quo  tutior  esset  V.  —  Dans  la  Chron.  (§  45),  Henri  ne  gagne 
Vernon  que  le  lendemain. 

3.  Colla  V  et  P. 


aoo 


aïo 


%o 


LIBER  m.  73 

  fastu  revocare  parum  quo  semper  abundant, 
Quo  nos,  quo  cunctos  sibi  suppeditare  laborant  ! 
nie  quidem  dominas  meus  est;  dominumque 

[vereri 
Jus  jubet  et  ratio,  nec  ei  confligere  tutum  est. 
Sed  quid  ego?  qui  me  vestrum  non  juverit  ultum 
Dedecus  ire  meum,  nunquam  mihi  fiet  amicus, 
Sed  meus  hostis  erit,  et  me  sibi  sentiet  hostem. 
Si  régi  bellum  committere  jure  vetamur, 
Gui  tamquam  domino  subici  ratione  jubemur  ; 
Tôt  nobis  castella  patent,  tôt  rura,  tôt  urbes, 
Que  leviter  cursu  confundere  possumus  uno.  > 
Richardo  comiti  placuerunt  verba  parentis, 
Âddens  pauca,  4(iuibus  sic  incipit  :  €  Ecce  paratas 
Milleacies,tuaquepreceptasequantur,habemus; 
Sunt  etimn  nobis  equitum  tria  millia,  quorum 
Unus  ego,  sed  dextra  magis  gladiusque  proba- 

[bunt. 
Nec  Gaufiridus  abest  Lisinanicus,  unus  in  «rmis 
Qui  satis  est  contra  Francorum  corpora  centum. 
Et  quid  Hirundelle^,  vel  eum  quem  Gestria^ 

[misit 
Randulphum ,  vel  quo  gaudet  Leicestra  Johan- 
Pretereo comités,  etquosPratelliciitellus  [nem^, 
Nutrivit  fratres^,  Haîgomaridemque  ^  poteotem 


i.  Guillaume,  comte  d*Aruiidel  et  de  Sussex. 

2.  Ceffa  V. 

3.  Le  comte  de  Leicester  s'appelait  Robert,  et  non  Jean. 

4.  Les  frères  de  Préaux,  dont  les  noms  se  trouvent  souvent 
dans  le  Cartulaire  normand,  jouèrent,  on  le  sait,  un  rôle  impor- 
tant dans  la  soumission  de  la  Normandie  à  Philippe- Auguste. 

5.  Guillaume  de  Mandeville,  comte  d^Ëssex  et  comte  d*Aumale 
par  sa  femme. 


74 


230 


240 


PHILIPPIDOS 

Viribus,  armata  nuUi  virtute  secundum? 
Quid  Pagandlos  referam,  geminosque  leones 
Britigenas  fratres  Herveum  cum  Guidomarcho, 
Quorum  presidio  generosa  Lionia  pollet? 
Hic  nuper  coram  nobis  durissima  pugno 
Tempora  fregit  equi,  mortemque  subire  coegit; 
Echonomumque  ^  sui  patris,  nihilominus  ictu 
Solius  pugoi,  pregrandi  corpore  monstrum^ 
Goram  pâtre  suo,  morti  succumbere  fecit. 
Taies  nos  gerimus,  taies  in  bella  venimus, 
Taies,  care  pater,  taies  tua  castra  sequuntur. 
Pretereo  *  reliquos,  quorum  satis  est  tibi  virtus 
Gognita.  Sunt  alii,  sed  nec  virtutîs  egeni, 
Millia  dena  quater  in  equis^  peditumque  caterve 
Innumere.  Que  nos  segnes  mora^  detinet?  aut 
Segnities  nostros  ignava  bituminat  actus?   [que 
Gur  alis  quasi  viscatis  herere  videmur? 
Imus,  an  ignavas  victi  sine  vulnere  dextras 
Tendimus  ad  libitum  nobis  dorainentur  ut  ipsi, 
Qui  nobis  odio  semper  nostrisque  fuerunt? 
Quinimo,  dum  res  vocat  et  sors,  expediamus 
Agmina,curramuspropere,subitoqueMeduntam 
Obsideamus  :  erit  manibus  jam  subdita  nostris. 
Ni  pep*  nos  steterit.  Solus  Garlandicus  héros 
Servat  eam,  et  pauci  milites  cum  milite  raro. 
Remis  Remorum  presul  se  transtulit  ;  at  rex 
Solus  cum  paucis  est  Galvi-Montis  in  arce  ; 
Flandriens  Atrebatum  dimisso  rege  recessit; 


1.  Les  mss.   portent  Ichonomum.  On  trouve  prepositum  au 
liv.  Vm,  V.  400. 

2.  Quia  referam  V. 

3.  ignavia  V. 


UBER  m.  75 

S50  c  Jam  cornes  Heoricus  Trecas  Barrumque  revisit, 
Uldonemque  ducem  Burgundia  leta  recepit  ; 
Jam  Gastriduni  rediit  Theobaldus  ^  ad  arces  ; 
Bituriam  Stephanus^,  Simon  ^  Sparnoois  amena 
Rura  tenet  ;  Bellum-Montem  Mattheus  adivit  ; 
Jam  Mons  exsultat  Glarus  veniente  Radulpho  ^  ; 
Pertica  Rotroldo  gaudet  nemorosa  recepto, 
Et  reliqui  proceres,  armorum  longa  perosi 
Tedia,  jam  proprios  ^  leti  visera  pénates. 
Hec  mihi  cuncta  liquent  explora toris  ab  ore, 
260  c  Qui  non  auderet  ullo  me  failere  verbo^. 

Dum  licet,  utamur  fortune  munere  :  semper 
Et  nocet  et  nocuit  dilatio  longa  paratis.  > 
Gonsilium  comitis  procerum  manus  approbat  om- 
Nec  fuit  inventus  inter  tôt  millia  quisquam    [nis  ; 
Qui  summo  se  non  offerret  ad  omnia  voto 
Que  sciret  régi  damnosa  futura  Philippo, 
Francigenisque  suis,  quos  naturaiiter  omnes 
Oderunt,  queis  cum  nequeant  probitate  nocere, 
Garrulitate  nocent  solita  lingueque  veneno. 
370  Ëxacuunt  igitur  verbis  mordacibus  iras, 

Seque  cohortantur  in  damnura  Francigenarum, 
Gunctorumque  cadunt  in  idipsum  consona  vota. 
Surgitur,  hospitioque  suo  se  quisque  receptat, 
Letantesque  ctbis  et  somno  oorpora  curant. 

Postera  vix  summos  aurora  rubescere  montes 
Fecerat,  et  valles  nondum  primordia  lucis 

\.  Thibaut,  comte  de  Blois. 

2.  Etienne,  comte  de  Sancerre. 

3.  Simon  de  Montfort. 

4.  Jam  Clari  Moniis  cornes  in  sua  rura  redivit  V. 

5.  properos  P. 

6.  pundo  V. 


» 


76  PHILIPPIDOS 

Attigerant,  interque  canem  distare  lupumque 
NuUus  adhuc  poterat  aliquid  discernere  visu  ; 
Raucisono^  lituus  clangit  per  castra  boatu, 

280  Gujus  ad  horrificum  clangorem  corpora  stratis 
Tollit,  et  induitur  raptim  levis  arma  juventus. 

Exierat  portis  exercitus  omnis,  iterque 
Rectum  quo  petitur  urbs  Parisiana  tenebat. 
Jamque  duobus  erat  processum  millibus,  et  se 
Nondum  protulerat  toto  sol  aureus  orbe. 
Ut  pede  non  fausto  terram  tetigisse  Philippi 
Se  videt  Henricus,  cursoribus  imperat  :  c  Ite, 
c  Ite  catervatim  ;  nulli  jam  parcite  ville  ; 
c  Igné  cremate  domos  ;  homines  occidite  qui  se 

290  c  Tradere  noiuerint  vinclis;  abducite  predas; 
c  Et  patriam  Galli  dira  confundite  clade.  » 
Paret  ei  ferro  munitus  et  igné  satelles, 
Seque  per  hostîlem  patriam  diffundit  ubique, 
Et  domini  precepta  sui  crudeliter  implet. 

At  rex,  militibus  ut  erat  stipatus  utrinque, 
Passibus  incedens  lentis,  spe  ductus  inani, 
Per  médium  tendebat  iter,  facilique  putabat 
Posse  Meduntenum  sibi  vi  pessumdare  castrum  ; 
Et  jam  Gauforium^,  Buxis,  Neufleta,  Brevallis, 

300  Mondrevilla',  Jois,  Faverilli,  Villa  Menardi, 
Mesnilium,  GoDis^,  Alnetum,  Landula,  fumant  ; 


1 .  Raucisolio  V. 

2.  Caufonium  V. 

3.  Mundervilîa  V. 

• 

4.  Bien  que  tous  les  mss.  fussent  d'accord,  ï>,  Brial  proposait 
de  lire  Follis,  et  croyait  reconnaître  ici  la  Folie-Herbaut.  Or, 
collis,  dans  les  noms  de  lieux,  se  traduit  par  «  tertre,  »  comme 
dans  8aint-Martin-du-Tertre ,  qui  est  appelé  indifféremment 
Collis  ou  Sanctus  Martinus  in  Colle,  Nous  trouvons,  dans  la  région 


LIBER  m.  77 

Jam  Fontanetum,  Lomazaia,  Blarrulus*  ardent  : 
Omnia  momento  sub  eodem  corripit  ignis. 
Âbducunt  predas,  homines  in  vincla  retrudunt. 
Se  spoliis  onerant  :  intactum  nil  manet  ;  omnem 
Excidio  patriam  fortuna  involvit  eodem. 
Gaudet  et  expleri  refugit  mens  impia  régis, 
Dum  per  circuitum  fumos  videt  undique  volvi, 
Ruraque  tôt  subitis  simul  ignibus  incinerari. 
340  Et  jam  constabat  nostratibus,  indice  fumo 
Perque  relatores,  regem  Londonis  adesse 
Millibus  innunieris,  ut  nostros  undique  muros 
Obsidione  premat;  quos  si  vi  oeperit,  omnem 
Frugiferi  villam  speciem  convertet  in  agri, 
Givibus  ejectis  vel  turpi  morte  peremptis. 
Talibus  ille  minis  hoc  impetrare  studebat, 
Territus  ut  civis  concedere  vellet  eidem 
Sponte,  quod  in  medio  figat  vexilla  Medunte, 
Imperiumque  ferat  Anglorum  Gallicus  ultro. 
3S0  Sepe  sed  a  facto  verbum  distare  videmus, 

Nec  semper  ferit  ad  libitum  quicumque  minatur. 
Non  ita  sunt  Franci  faciles  terrore  moveri 
Quos  magis  audaces  vis  efficit  ipsa  minarum, 
Quos  concepta  minis  magis  indignatio  fortes 
.    Et  magis  attentos  proprie  invigilare  saluti 
Reddit,  et  illatis  vindictam  reddere  probris* 

Armantur  cives  et  progrediuntur  apertis 
In  planum  portis,  quibus  et  Garlandicus'  addît 
Se  sociura,  cum  quo  quinquagenarius  ^  hosti 

<k)iit  il  s'agit  ici,  Le  Tertre  Saint-Deais,  qui  doit  être  le  Collis  de 
Cruillaume  le  Breton. 
i.  Barrulus  P. 

2.  Guillaume  de  Garlande. 

3.  Ce  mot  parait  avoir  embarrassé  Barth  ;  il  désigne  ici,  comme 


78  PHILIPPIDOS 

330  Obvius  egreditur,  animis  instructus  et  armis. 
Quos  ubi  compositos,  se  defensare  paratos, 
Stare  procul  vidit  rex  Anglicus  ordine  pulchro, 
Obstupuit,  signoque  dato  clangore  tubarum 
Agmina  contraxit  dispersa,  gradumque  repressit. 
Tunc,  nimis  admiraiis  hec,  seciim  pauca  susurrât  : 
c  Quid  notât  hec  France  dementia  gentis,  et  unde 
c  Unius  ville  populo^  presumpUo  tanta 

<  Nascilur,  innumeras  ut jam  exspectare  phalanges 
c  Âudeat^?  et  cum  sint  numéro  vix  millia  quinque, 

340  <  Omnibus  his  vires  opponere  velle  videntur, 
c  Querere  qui  potius  latebras  et  claudere  portas 
c  Debuerant,  non  sic  gladiis  occurrere  nudis. 
«  Et  tamen  esse  potest  quod  rex  sibi  providus  illis 

<  Misent  auxilium,  vel  forsitan  ipsemet  infira 

c  Menia  cum  multo  se  milite  continet,  ut,  cum 

<  Geperimus  conferre  manum,  ruât  impiger  in  nos 
€  Ex  improvise,  totumque  exterreat  agmen.  > 
Hec  dicens,  acies  paulum  retrocedere  jussit, 
Inque  Soendrinis^  juncto  stetit  agmine  planis^, 

350  Disposuitque  acies  per  scalas,  perque  cohortes 
Ordine  compositas  recto,  vetuitque  vagari» 
Ne  quis  et  a  série  secedere  quolibet  ausu 
Présumât  temere,  donec  sécréta  Medunte 
Plenius  agnoscat,  et  tune  deliberet,  ipsi 

dans  Guillaume  de  Tyr,  celui  qui  commande  à  cinquante  hommes 
d'armes. 

1.  genti  V. 

2.  Auderet  L  P. 

3.  a  Quid  autem  eo  sit  nomine  intelligendum,  nos  nescimus,  i 
dit  D.  Brial.  Il  s'agit  tout  simplement  de  Soindres  (Beine-et-Oise, 
arr.  de  Mantes). 

4.  campis  V. 


LIBER  m.  79 

Quid  magis  expédiât ,  an  ad  Ibram^  signa  reflectat, 
Sive  Meduntenas  tentet  suffringere  portas. 
Nec  minus,  ut  vidit  ipsum  retrocedere  digna 
Laude  Meduntensis  jugi  communia,  cepit 
Âgmine  non  laxo  procedere,  Pongibovemque 

360  Exsuperat  divum.  Qua  te,  communia,  dignam 
Laude  feram?  tibi  que  preconia  digna  repandam? 
Anglorum  regem  que  te  virtutis  adegit 
Gloria  velle  sequi?  Magna  est  tibi  causa  triumphi, 
Ipsum  te  propter  passu  cessisse  vel  uno, 
Et  terrore  tui  vultus  abiisse  retrorsum. 
Si  mihi  sufficeret  dicendi  tanta  facultas 
Quantum  velle  datur,  ut  quod  mens  concipit  intus 
Dicere  lingua  queat,  tua  fama  celebrior  esset, 
Et  major;  totus  dignam  te  laudibus  orbis 

370  Diceret  efferri^.  Si  quam  tamen  hec  mea,  si  quam 
Garmina  sunt  habitura  fidem,  si  me  patiatur 
Livor  forte  legi,  tu  posteritatis  in  ore 
Semper  eris,  vivetque  tuum  per  secula  nomen. 
Hoc  tibi  lingua  tui  munus  largitur  alumni, 
Ingratum  tibi  ne  me  nutrivisse  queraris, 
Undenis  tibi  quem,  cane  jam  vertice,  lustris, 
Patria  Britigenum  duodennem  misit  alendum, 
Jam  tune  Castalii  sitientem  pocula  footis. 
Nuncius  interea  spirante  citatior  austro 

380  Mittitur  ad  regem  ^  ;  sed  jam  prevenerat  illum 
Gerta  fides  fieu^ti,  que  proveniebat  ab  igné, 
Et  fumo  Galvi  quos  Montis  ab  arce  videbat^. 

1.  Hibram  V. 

2.  ...  U  diceret  orbis  Laudibus  effèrri  V. 

3.  Philippe- Auguste. 

4.  Et  fumo  quos  rex  Calvo  de  Monte  vidcbat  V. 


80  PHILIPPIDOS 

Unde  citus  Iaxis  sua  prccedebat  babenis 
Âgmina,  dum  nimio  festinat  adiré  Meduntam 
Affectu,  tanquam  oui  damna  domestica  cordi 
Plus  ineranty  quem  visa  gravis  jactura  suorum 
Urgebat  properare  magis,  quem  millia  deoa 
Pone  sequebantur  pedites,  equitesque  trecenti. 
Haud  secus  Hispanas  Karolus  properabat  in 

390  Quando  Marsilii  corruptus  munere  régis     [oras, 
Infelix  Ganclo  Francorum  tradidit  alas, 
Dum  cupit  indigne  vindictam  reddere  stragi 
Qua  dux  Rollandus  post  inclyta  bella,  ducesque 
Bisseni,  quorum  florebat  Francia  laude, 
Sarracenorum  manibus  cecidere  cruentis. 
Sanguine  Roncevalum  generoso  nobilitantes. 
Galcibus  assiduis  latus  indefessus  utruroque 
Gornipedis  fodiens,  respersus  pulvere  vultum, 
Impexus  crines  quos  obvia  flamina  sparsim 

400  Turbabant  ^ ,  fluvioque  gênas  sudoris  inundans, 
Jam  quasi  mutatus  facie,  nec  cognitus  ulli^. 
Tendit  iter  médium  portam  per  utramque  Medunte 
Pongibovi  donec  clivo  stetit  impiger  ;  illic 
Exspectando  suos,  dat  ferrea  tegmina  membris. 
Régis  ob  adventum  gaudet  communia,  seque 
Ad  virtutis  opus  magis  exhortatur  et  armai. 
Rex  quoque  letatur,  et  grate^  reddit  eisdem 
Qaod  sic  instructos  armis  invenerit  illos 
Egressos  portis  se  defensare  paratos. 

41 0  Jam  bellatorum,  modo  quos  prevenerat,  onmis 
Venerat  ad  regem  numerus.  Proceditur  ergo 


1.  Turbabantque  P. 

2.  uni  V. 


LIBER  m.  81 

Agminibus  junctis  et  idem  facientibus  agmen  ; 
*  Rexque  suique  simul,  studio  fervente,  fidèles 
Mente  pari  sitiunt  Anglorum  attingere  regem 
Quem  sibi  précise  confligere  velle  putabant. 
Sed  tamen  ipse  suis  dederat  jam  signa  maniplis 
Retrocedendi,  conunitens  ultima  cure 
Âgmina  Richardi  xx)niitis,  comitique  Licestre. 
Et  jam  solis  equi,  flexo  temone,  diumi 

4S0'  Non  procul  antidotum  gaudebant  esse  laboris, 
Quos  exspectabat  gremio  refovere  tepenti 
Thetis  ovanSy  poteratque  vie  jam  meta  videri, 
Qua  sibi  nocturnam  gaudent  sperare  quietem. 
Et  jam  transierat  exercitus  ardua  coUis, 
Septima  pars  cujus,  quam  tota  caterva  Philippi, 
Major  erat  numéro;  tamen  exspectare  timebant. 

Rarolides  igitur  vicina  crepuscula  noctis 
Esse  videns,  hostemque  gradus  flexisse  retrorsum, 
Ulterius  fiigitiva  sequi  vestigia  nolens, 

430  In  medio  plani  stetit,  unde  recesserat  hostis. 
Haud  tulit  bec  baro,  Barrarum  nobilis  hères, 
Ârmipotentis  eques  animi,  Guillelmus,  equestris 
Ordinis  exemplar,  famé  decus,  inclyta  gentis 
Gloria  Francigene,  speciosus  corpore,  prestans 
Viribus,  omnimoda  morum  bonitate  repletus  ; 
Quem  cum  pre  cunctis  sic  extulerit  videatur 
Nil  ut  abesse  bonis  de  naturalibus  illi 
Ipsa  suum  miratur  opus  natura,  suoque 
Applaudens  operi  spéculum  sibi  fecit  in  illo, 

440  Exemplumque  capit  quo  cetera  formet  ab  ipso. 
Is  se  clam  medio  furatus  ab  agmine  régis, 
Armigeri  spoliât  clypeo  latus  et  rapit  hastam  : 
c  Et  quis,  ait,  mecum  veniet?  Quasi  fixus  in  illo 
n  6 


82  PHILIPPIDOS 

c  Eoce  oomes  Pictavus  agro  dos  provocat  ;  ecoe 
c  Nos  ad  bella  vocat.  Rictus  agnosco  leonum 
c  lUius  in  clypeo  ^  :  stat  ibi  quasi  ferrea  turris, 
€  Francorum  nomen  blasphemans  ore  protervo  ; 
c  Oblitusque  fuge,  nihilominus  ecce  superbit', 
c  Et  nisi  reppererit  pugnam,  raalesanus  abibît. 

450  c  Vado  videre  virum  propius.  >  Sic^  fatus,  aperto 
Prosiliit  campo.  Sequitur  Melloticus  héros, 
Hugoque,  quo  domino  tuus,  Alencuria^,  multum 
Grevit  honor,  per  quem  canitur  tua  fama  per 
Et  Baldoinus,  Fornivalidesque  Girardus.  [orbcm  ; 
Hi  paucique  alii,  stimulante  cupidine  laudis, 
Eminus  admissi  post  Barrica  signa  feruntur, 
Ârmigerique  suis  dominis  qui  déesse  nequibant, 
Et  ribaldorum  nihilominus  agmen  inerme, 
Qui  nunquam  dubitant  in  quevis  ire  pericla. 

460  Sic  olim  Jonathas,  ignaro  pâtre,  suusque 
Ârmiger  ascendit  rependo  per  ardua  montis, 
Deque  Philisteis  bis  denos  ense  trucidans, 
Millia  mille  virum  solus  dare  terga  cœgit. 

Ut  comes  erecta  Guillelmum  cominus  hasta 
Vidit  Hirundelle,  velocior  alite  que  dat 
Hoc  agnomen  ei,  fert  cujus  in  égide  signum, 
Se  rapit  agminibus  mediis,  ciypeoque  nitenti, 
Quem  sibi  Guillelmus  leva  pretenderat  ulna, 
Immergit  validam  preacute  cuspidis  hastam  ; 

470 ,  Quem  simili  levitate  votans  Gicestricus,  hasta 
Sternere  vibrata  momento  tentât  eodem. 

i.  Allusion  aux  armoiries  de  Richard  Cœur  de  Lion. 

2.  ^oUroii  V. 

3.  Ergo  V. 

4.  AxencMkTia  L,  AtiMuria  V. 


UBER  m.  S3 

Sed'  neque  vis  Boree  Rhodopen  labefactat,  et  His- 
Prevalet  undarum  violentia  nulla  movere    [mon^ 
Quamvis  impulsu  gemino  circumtonet  ipsum  ; 
Nec  Barrensis  eques  geminato  cominus  ictu 
Gorruit,  aut  aliquo  flêctit  sua  corpora  motu  ; 
Gujus  non  caruit  successu  lanoea  primum, 
Una  dum  comitem  prosternit  equumque  ruina  ; 
Nec  minus  inversa  reliquum  ferit  improbus  hasta 

480  Precîpitenique  solo  resupinîs  crnribus  urget. 
At  sonîpes  ruptis  per  dévia  liber  habenis 
Diifiigit,  exponens  predam  se  cuilibet  hosti. 
Fit  fi^gor,  et  strepitus  geminatur  colle  propinquo, 
Dum  sonipes  simul  et  comités  labuntur,  et  arma. 

Tertius  occurrit  héros  Pictavus,  et  idem^ 
Régis  progenies,  rex  protinus  ipse  futurus  ; 
Quem  simul  agnovit  Guillelmus,  lancea  cujus 
Integra  restât  adhuc,  gaudet,  nec  gaudia  celat, 
Invenisse  parem  cum  quo  par  pugna  sibi  sit. 

190  Non  tamen^  exspectat  illum,  sed  it  obvius  illi  ; 
Fraxineamque  viri  propensis  viribus  hastam 
Sub  medio  figit  umbone,  nec  ipse  minorem 
IctUm  Richardi,  dextra  feriente,  recepit. 
Utraque  per  clypeos  ad  corpora  fraxinus  ibat, 
Crambesumque^  audax  forât,  et  thoraca  trilicem 
Dissilit^.  Ardenti  nimium  prorumpere  tandem 
yix  obstat  ferro  fabricata  patena^  recocto, 


i.  L'isthme  de  Gorinthe. 
1t.  ^  Y. 
.  3.  unde  nec  V. 
4.  Gaudesumque  V. 
•5.  mificit  L.  P. 
6.  Le  mot  patena  désigne  la  cuirasse  de  fer  battu  que  les  che- 


^i  PHILIPPIDOS 

Qua  bene  munierat  pectus  sibi  cautus  uterque. 
Hic  dum  ferre  nequit  impulsus  utraque  tantos, 

500  Frangitur,  et  clarum  dat  lancea  fracta  fragorem. 
Nec  tamen  a  manibus  trunci  cecidere,  sed  illis 
Ingeminant  ictus  circum  cava  tempora  crebros. 
His  quoque  consumptis,  nec  dura  ferentibus  arma, 
Âcrius  insurguDt  nudatis  ensibus,  et  se 
Ictibus  altérais  et  cedi  et  cedere  certant. 
Nec  fîngunt  iras,  sed  aperte  dextera  nudat 
Corde  tumens  odium  ;  rimatur  et  intima  vultus, 
Si  qua  mucro  viam  morti  reperire  valeret. 
Tune  non  posse  dolens  manifesta  vincere  pugna 

51 0  Guillelmum  cornes,  insidias  molitur,  equique 
Per  iatus  obliquum  capulo  tenus  impulit  ensem. 
Sensit^,  et  ut  vidit  genibus  titubare  remissis 
Quadrupedem,  prudens  ab  equo  descendit,  et 

[ipsum 
Stans  pedes  et  rectus,  firmo  pede  perculit  ictu 
Tam  duro  comitem,  quod  toto  corpore  stratum 
Altior  insurgens  subjecta  stravit  arena  ; 
Utque  magis  noceat,  mucrone  peremit  eodem 
Ejus  equum,  comitemque  super  provolvit  eumdem! 
Gur  ?  quia  non  poterat'  ipsura  vel  ducere  captum 

oSO  Âut  armis  spoliare,  neci  vel  tradere  victum 
Solus,  et  hostili  circumdatus  undique  turma. 
Qui  non  cessabant  jaculis  simul  atque  quadrellis, 
Ëminus  et  missis  in  eum  sevire  sagittis, 

valiers  portaient  sous  le  gambesoa  rembourré  et  la  cotte  de 
mailles  nommés  deux  vers  plus  haut. 

1.  Le  sujet  de  sensit  est  Guillaume  des  Barres. 

2.  comitemque  super  procumbere  cogit  V. 

3.  Non  equidetn  poterat  V. 


LIBER  m.  85 

Gum  non  auderent  aooedere  cominus  illi, 

Vel  oonfeire  manum,  vel  se  committare  pugne. 

Stabat  enim  firmus  ut  Barra,  repagula  firmans 

Agminis  hostîHs  medio,  fecilique  rotatu 

Se  circumducens,  nunc  hos  nunc  d^ruit  illos. 

Sic  aper  a  canibus  circumlatratur,  ubi  se 

530  Gontinet^  iratum,  cum  nec  fuga  tuta,  nec  hosti 
Appropiare  potest  in  quem  sua  seviat  ira, 
NuDC  caput  in  renés  obliquât,  nunc  vice  versa 
In  dextrum  levumque  latus  circumrotat  ora, 
Et  quos  consequitur  transfindit  dente  ^  recurvo. 
Goncurrunt  socii,  comitemque  in  pulvere  stra- 
Tollere  festinant.  Jacet  ille  supinus  equino   [tum 
Lapsu  contritus,  armorum  pondère  multo 
Moleque  corporea  pressus;  tamen  inde  levatur 
Âbsque  mora^  tam  precipuis  adjutus  amicis. 

540  Sistitur  in  pedibus,  et  equo  dat  membra  recenti', 
Seque  cohortatur  ut  Barras  frangat,  et  ipsum 
Vel  ducat  vivum,  vel  ibidem  cogat  obire. 
nie  autem,  multo  perfusus  membra  cruore, 
Vix  pede  stat  recto  ;  clypeus  lacer  atque  foratus 
Mille  locis  horret  jaculis  herentibus  ipsi^, 
Uiricio  similis  ;  tamen  illum  tangere  nemo 
Gominus  est  ausus,  quin  mox  perimatur  ab  ipso. 
Tune  comes  exclamât  :  c  Barras  (gaudete,  quirites) 
€  Fregimus  ;  in  manibus  sunt  Barre  denique  nosU*is. 

550  c  Nulla  potest  nobis  jam  barrula  toUere  Barras.  > 
Talia  jactantem  leva  ferit  hasta  sub  aure, 

i.  Cum  nec  L  P. 

2.  quere  V. 

3.  fwvato  V. 

4.  Tous  les  mss.  portent  ipso. 


86  PHILIPPIDOS 

HugODÎs  dextra  nisu  vibrata  potenti  • 
Flectitur  in  dextrum  latus  ille,  nec  hasta  tenorem 
Fracta  tulit,  nec  eum  lapsu  plagave  notavit. 
Tune  ait  :  c  Invictum  sic  vincere  posse  piitasti 
c  Barrarum  dominum?  Tardi  licet,  ecce  venimus 
c  Âuxilium  fessis  laturi  in  tempore  Barris, 
c  Gesset  ab  ore  tuo  jactantia  talis,  et  unde? 
c  Novimus  et  qui  te  S  quam  sit  tua  casta  mémento 

560  c  Mater,  et  invictos  ne  blasphemaveris  ultra 
c  Francigenas,  et  eis  discas  non  posse  resisti.  » 
Hec  dicens,  ensem  sic  circumvolvit,  et  ipsi 
Instantem  circum  caput  omne  ferit,  quod  ab  inde 
Urget  eum  nimis  attonitum  reflectere  gressus. 
At  Droco  Mellotides,  totis  conatibus  instans, 
Marcellum^  de  vol  vit  equo,  comitemque  lioestre 
Associât  lapsis  ;  dumque  hos  instanter  et  illos 
Sternere  festinat,  erecto  cominus^  ense 
Advolat,  et  comitum  turbatus  strage  suorum, 

570  Petrus  fronte  ferit  média  Pratellicus  ipsum, 
Qua  maie  tectus  erat,  rétro  labente  galero, 
Dum  sua  virtuti  plusquam  sibi  dextera  servit. 
Nobilis  ingenti  signatur  vulnere  baro, 
Gujus  adhuc  signum  gerit,  et  geret  ipse  patentera 
Fronte  cicatncem^.  Furit  ejus  filîus,  et  se 
Neglecto,  ruit  in  medios  Droco  junior  hostes  ; 


i .  Novimus  et  quis  sic  V. 

2.  Barth  et  D.  Brial  proposent  avec  raison  de  remplacer  Mar^ 
cellum  par  Mandevilum.  Nous  savons,  en  effet,  que  Guillaume  de 
MandeviUe  assistait  à  ce  combat. 

3.  fervidus  V. 

4.  Ces  vers  furent  composés  avant  le  3  mars  4218,  date  de  la 
mort  de  Dreu  IV  de  Mello  (voy.  le  Père  Anselme,  III,  p.  57-58). 


LIBBR  m.  87 

Dejicit,  impellît,  cedit,  ferit,  impetit^,  omnem 
Yirtuti  misoet  fortunam,  dum  juvat  omnes 
Impendisse  patris  vindicte  vulneris  iras. 

580  Fornivalus  Petrum  * ,  Baldoinusque  ^  Radulphum  ^ , 
Hugoque^  Fulconem^,  Robertus  sternit  Hericum. 
Sic  uno  Fra&ci  voto  grassantur  in  illos  ; 
Quamvis  pauca  manus,  bello  tamen  ardua  virtus, 
Fervida  vis,  proba  strenuitas,  vis  inscia  vinci"^, 
Defectum  numeiî  gladio  sub  vindice^  supplet. 
At  Droco,  restricto  jam  vulnere,  casside  rursus 
Induitur  ;  Guillelmus,  equum  jam  nactus,  in  armis^ 
Se  rénovât '%  multosque  ferit,  multisque  feritur 
Ictibus  ;  effuso  pinguescunt  sanguine  campi. 

590  Âmissis  errant  dominis  per  rura  caballi, 
Hastis  et  jaculis  dumescunt  plana  Soendri, 
Silvaque  fit  subito  modo  quod  fuit  area  nuda. 
Armis  terra  latet  contecta  ;  jacere  videres 
Hic  homines,  ibi  quadrupèdes,  in  linune  mortis. 
Et  jam  rarescunt  acies  ;  fuga  turbida  campi 
Nudat  utrumque  latus  ;  fugit  irrevocabilis  hostis, 
Dum  nequit  ardentem  Francorum  ferre  furorem  ; 
Nec  reperire  queas  in  tantis  miUibus  unum 
Qui  sua  mille  velit  calcaria  vendere  libris. 


i .  impedit  V. 

2.  Pierre  de  Préaux. 

3.  Baudouin  de  Préaux. 

4.  Bogerum  V. 

5.  Hugues  de  Hamelincourt,  déjà  nommé  au  vers  452. 

6.  Foulques  Painel. 

7.  proba  strenuitas,  audacia  forHs  V. 

8.  judiee  Y. 

9.  hastem  V. 

iO.  Smt  item  V. 


88  PHiuppmos 

600      Quo  fugitis?  revocate  animos,  in  bella  redite, 
Aut  saltem  medio  vestigia  figite  campo  ; 
Non  est  qui  vobis  instet,  qui  vestra  sequatur 
Âgmina.  Pêne  caret  numéro  generosa  juventus 
Propter  quam^  fugitis?  Pqdeat  (proh!)  mille  quir 
Atque  alios  plures  quos  ornât  bellica  virtus,  [rites, 
Quos  genus  egregium  summo  presignit  honore, 
A  vix  terdenis  tanta  levitate  fugari^. 

Hesperus  interea  confînia  noctis  agebat  ; 
Duxerat  et  mundo  tenebras  absentia  solis, 

610  Aurea  luna  vicem  cujus  supplere  parabat. 
Orbe  fere  medio  mundi  per  climata  lucens. 
Victores  redeunt,  quos  rumor  ab  hostibus  onmes 
Aut  interfectos  aut  captos  esse  ferebat. 
Bis  sex  adducunt  équités,  quater  octo  pedestris 
Ordinis,  et  plures  linquebant  semisepultos^. 
Nec  minus  armigeri,  ribaldorumque  manipli, 
Ditati  spoliis  et  rébus  equisque  redibant. 
Buccina  rauca  sonat  reditum  jam  nocte  sub  ipsa  ; 
Nec  mora,  rex  et  cetus  ovans  rediere  Meduntam, 

6S0  Et  leti  somno  se  curavere,  ciboque. 

Anglicus  ex  illo  rex  tempore  non  fuit  ausus 
Armato  nostros  adoriri  milite  fines.  [omni 

Ast  modicum  Barrensis  eques  post  tempus  ab 
Yulnere  sanatus,  quasi  tiro  novellus  in  arma 


i .  Pro  postquam  P. 

2.  Cette  escarmouche  de  Soindres  n'est  pas  mentionnée  dans 
la  Chronique  (voy.  §  45)  ;  Benoit  de  Peterborough  dit  qu'elle  eut 
lieu  le  30  août  1188  (II,  46).  Selon  lui,  Guillaume  des  Barres,  îÉxi 
prisonnier  par  Richard  et  libre  sur  parole,  se  serait  échappé  tout 
aussitôt. 

3.  semipultosque  V. 


LIBER  m.  89 

Se  revocatS  flagratque  novo  probitatis  amore, 
iDvîgilatque  bonis  sic  actibus,  ut  nisi  semper 
Preteritis  aliquid  addat,  nihil  estimet  actum*  ; 
Et  dum  nil  aliud  querit  nisi  laudis  honorem, 
Se  magis  atque  magis,  oblitus  posteriorum^, 

630  Per  virtutis  opus  extendit  in  anteriora. 

Richardus  cornes^  interea  petit  a  pâtre  sponsam 
Restitiû  sibi  jure  suam,  quam  turre  reclusam 
Yiliter  Henricus  rex  dira  mente  tenebat, 
Contra  jus  sponsîque  sui  fratrisque  Philippi, 
Fratrem  germana  fraudans,  uxore  maritum, 
Se  super  inœstus  suspectum  crimine  reddens, 
Gorrupisse  nurum  fama  vulgante  notatus. 
Quapropter  patri  merito  se  subtrahit  ille, 
Seque  réconciliât  sub  arnica  pace  Philippo^. 

640      Mensis  erat  cujus  Jacobi  sacrât  atque  Philippi 
Passio  principium  ^,  tune  cum  nascentibus  uvis 
Mane  solet  madido  damnosior  esse  pruina  ; 
Agmina  Karolides  Nongenti  congregat,  unde 
Yictrices  cuneos  ad  Bemardi-Feritatem 
Applicat,  et,  Castro  vi  fracto,  protinus  urbem 
Genomanorum  subita  premit  obsidione, 
Quam  rex  Henricus,  equitum  peditumque  catervis 
Innumeris  fretus,  clausam  tune  forte  tenebat, 
Ad  quam  Vindocino  modo  festinaverat  ipse, 

650  Ut  contra  Francos  et  natum  clauderet  illam. 


1.  se  rénovât  V. 

2.  Dans  V,  les  vers  626  et  627  sont  transportés  après  le  vers  630. 

3.  pasteriorque  V. 

4.  Richardus  vero  L  P. 

5.  Ghron.,  §  46. 

6.  Le  mois  de  maL 


90  PHILIPPIDOS 

Sed,  postquam  scivit  portis  instare  Philippum, 
Dat  sua  terga  fiige,  nec  lumina  flectere  rétro 
Audet  ;  cui  subitas  dederat  timor  anxius  alas, 
Dum  fugit  oblitus  famé  et  regalis  honoris, 
Donec  Alançonis^  tuta  se  clausit  in  aroe', 
Gontinuo  fugiens  viginti  millia  cursu. 
Mox  fractis  urbem  portis  exercitus  intrat 
Expositam  prede  ;  spoliis  oDerantur  opimis 
Quadrige  ;  jumenta  gravât  pretiosa  supeliex  : 

660  Serica  vestis,  ebur,  argeutea  vasa,  numisma 
Pouderis  incerti  ^,  plumisque  tumentia  ditis 
Omameuta  thori,  diversorumque  colonim 
Ridentes  panni.  Nimio  sub  fasce  gemiscuDt 
Colla  ;  nihil  tamen  inde  minus  mortale  cor  ardet, 
Quamvis  sit  plénum,  quamvis  plus  toUere  prede 
Invente  nequeat  ;  spoliis  nec  gaudia  tanta 
Goncipit  ablatis,  quin  plus  sit  triste  relictis. 
Interea  patrem  sequitur  Richardus  ;  et  illi 
Inde  revertenti  nimis  admiranda  recurrit, 

670  Immo  dolenda  magis,  urbis  spoliatio  facta 
Tam  subito  ;  patrum  jus  et  spéciale  suonim 
Presidium,  generosa  sue  cunabula  gentis 
Demolita  videns,  non  miror  si  dolet.  At  rex 
Munificus  tanto  solamina  grata  dolori 
Donat  ei  totam  cum  civibus  onmibus  uii>em, 
Gumque  suburbanis  tôt  ditia  rura  colonis. 

Inde  iter  accélérât  Turonis  festinus  ad  urbon, 
Quam  geminum  nitida  flumen  circumfluit  unda, 

1.  C'est  à  Ghinon  que  s'enfuit  Henri  II,  ainsi  que  le  disent  les 
chroniqueurs  anglais  et  Rigord  (§  66). 

2.  tutis  se  menibus  infert  V. 

3.  interea  V. 


LIBER  m.  91 

Hinc  Liger,  hinc  Garus  ;  medio  sedet  inter  utrum- 
680  Clara  situ,  speoioaa  solo,  jucunda  fluentis,  [que  : 
FertUis  arboribus,  uberrima  fruge,  superba 
Cive,  potens  clerOy  populis  numerosa,  referta 
Divitiis,  luds  et  vitibus  undique  luoens  ; 
Quam  sacrosancti  presentia  corporis  oruat 
Presulis  eximii^  Martini,  gloria  cujus 
Omnibus  ecclesiis  summum  decus  accumulavit. 
Que  cum  sit  Britonum  caput  et  metropolis,  una 
Bis  senas  sub  se  cathedras  letatur  habere. 
Givis  ut  agnovit  adventum  régis,  in  undas 
690  Précipitât  Ligeris  pontem,  ne  transférât  ultra 
Rex  acies,  facUi  subiturus  menia  cursu. 
Sed  que  virtuti  vis  aut  caûtela  resistit  ? 
Quis  cohibere  potest  animum  virtute  calentem? 
Rex,  quodam  duce  ribaldo,  vada  tentât  ubique, 
Donec  inundantis  medio  se  fluminis  hasta 
Appodians,  ripa  subito  stetit  ulteriori  ; 
Inventoque  vado  quasi  per  miracula,  contra 
Spem,  contra  fluvii  naturam,  transiit  absque 
Remigis  of&cio  per  aquas  exercitus  omnis. 
700  Ut  siccum  tetigit  acies  hastata  virorum, 
Haud  procul  a  nums  se  protinus  obtulit  illis 
Planitîes,  castris  sedes  aptissima,  cujus 
Lambit  utrumque  latus  Ligeris  Garique  fluentum  ; 
In  medio  segetes  aut  prata  virentia  rident, 
Et  raris  vineta  lods,  aut  fertilis  arbor 
Temp(»*e  pruna'  suo,  pira,  cerasa,  mala  minis- 
Aut  alneta,  quibus  muniret  castra  satelles.  [trans, 

1.  martiris  egregii  V. 

2.  prima  L  P. 


9%  PHIUPPIDOS 

His  facit  in  planis  sua  rex  tentoria  figi, 
Que  videt  utilia  fructu,  visuque  décora. 

71 0      Et  jam  nocturnas  nova  lux  ammoverat  umbras, 
Reddideratque  diem  solis  presentia  mundo  ; 
Irrequieta  manus  peditum,  quibus  omnis  obique 
Est  onerosa  quies,  scalas  ad  menia,  rege 
Ignorante,  levant,  nec  adest  qui  menibus  illos 
Ârceat,  aut  cuî  ait  audacia  velle  tueri 
Urbis  circuitum  ;  tantus  tremor  occupât  onmes  ! 
Yectibus  oppositis  tantum,  portisque  seratis, 
Omnes  municipes,  omnis  se  civis  in  arce 
Glauserat  ;  banc  solam  defendere  posse  putabant. 

7S0  Ergo  catervatim  pedites  in  menia  scandunt, 
Perque  gradus  subeunt,  vicos  portasque  recludunt 
Introrsum,  sociosque  suos  hortantur  adesse. 
Denique  militibus  notum  regique  fit  istud. 
Mirantur  gaudentque  simul,  gratesque  Deo  rex 
Letabundus  agit,  ejus  qui  prospérât  actus. 
Introeunt  quicumque  volunt  ;  fît  protinus  ipsam, 
Rege  jubente,  pari  voto  concursus  ad  arcem. 
Septuaginta  viros  équités  peditesque  trecentos 
Gascolides  secum  Gilebertus  habebat  in  arce, 

730  Qui  prefectus  erat  et  constabularius  illis  ; 
Qui,  tantas  non  posse  videns  refringere  vires, 
Maluit  intactam  post  urbem  tradere  régi 
Ârcem,  re  penitus  salva  sociisque  sibique, 
Quam  post  conflictum  se  denique  dedere  victum^. 

Ânglicus  interea  pacem  rogat,  et,  lioet  eger 
Febre  laboraret  calida,  Ghinone  relicta, 
Usque  Golumbare  pro  pacis  amore  venire 

i.  Ghron.,  §  48. 


LIBER  m.  93 

Sustinuit;  cum  quo  rex  pacem  fecit,  et  ipsi 
Pictavum  solida  sub  pace  reconciliavit, 

740  Sub  tali  forma,  quod  uterque,  vel  aller  eorum, 
In  Syrie  partes  ipsum  comitetur  itiirum. 
Pacificare  tamen  nequiit  cum  pâtre  Johannemy 
Gui  bellum  infelix  alia  jam  parte  movebat, 
Esse  mereretur  ut  mortis  causa  paterne, 
Addens  fraude  sua  patrio  tormenta  dolori, 
Cor  luctu  crucians  dum  febris  sévit  in  ^  artus. 
Jamque  suprema  dies  illi  Ghinona  reverso 
Post  triduum  occurrit  ^,  qui  Fonte  sepultus  Ebrardi , 
Per  proprios  victus  natos  et  obire  coactus, 

750  Abbreviasse  sue  lugetur  tempora  vite. 
Félix,  si  régi  regum  studuisset  haberi 
Gratus,  et  illius  metuisset  ledere  serves  ^  ! 
Félix,  si  sancti  Thome  fratrumque  suorum 
Non  interfector,  sed  amator  amasset  haberi  ! 
Félix,  si  proies  illi  sua  cara  fuisset, 
Ipseque  carus  eis,  genuit  quos  omine  levo, 
Ipsius  exitii  causam  mortisque  futuros  ^  ! 

Hinctibi  scirelicet,  homo,  quid  sit  gloria  mundi, 
Quid  luxus,  quid  opes,  quid  honor,  quid  summa 

[potestas  : 

760  Gui  nuper  dare  vix  poterant  castella  vel  urbes 
Hospitium,  nec  ei  capiendo  sufficiebant  ; 
Quem  formidabat  regni  pars  maxima  nostri, 
Nomine  quam  feodi  Francorum  a  rege  tenebat, 

i.  pasdtur  V. 

2.  Voy.  Rigord,  p.  96,  note  2. 

3.  Après  le  vers  752,  on  trouve  dans  V  cet  autre  vers  : 

Si  dominoque  suo  gratumque  tulisset  honorem. 

4.  Ghron.,  §  49. 


9i  PHILIPPfDOS 

Neustria,  Pictones,  Andis,  YascoDÎa,  Xanto^ 
Ârmonci,  Bitures,  Alvernicus,  ÀDglia  tata  ; 
Multi  preterea  populi  quos  equore  lato 
Circuit  Oceanus,  cum  regibus  atque  tyrannis 
Subjiciebantur,  illi  servirc  coacti  ; 
NuDC  satis  arcta  domus  totum  concludit,  et  ex  his 

770  Quos  genuit  nullus  interfuit  ejus  honori 

Supremo,  aut  saltem  corpus  perduxit  ad  urnam^. 
Heu  !  quid  anhelamus  ad  mundi  gaudia?  quid  sic 
Infrunita  trahit  vos  ad  terrena  voluDtas? 
Sis  locuples,  sis  pauper,  idem  est  ;  mors,  omnibus 
Imperiosa  manu  fortunam  terminât  omnem.  [equa, 
Ergo,  dum  vivis,  caveas,  homo,  perdere  vitam 
Nescia  que'  finis  post  luctus  gaudia  prestat  ; 
Ne  post  letitiam  pereuntem  flanuna  géhenne 
Te  cruciet,  ne  te  mors  torqueat  inscia  mortis, 

780  Quam  patiens,  semper  et  nunquam  vivit  in  iUa. 
Irrequieta  solet  gravis  esse  locutio  ;  vires 
Tractatas^  reparant  moderata  silentia  lingue. 
Expedit  ergo  brevi  tibi,  Musa,  quiescere  pausa, 
Ut  mage  facundam  requies  te  tertia  reddat. 

1.  Cento  P. 

2.  Après  le  vers  771,  V  ajoute  les  vers  suivants  qui  faisaient  à 
peu  près  double  emploi  avec  les  vers  749-750  : 

Qui  non  est  vietus  per  ws  et  obirê  coactus 
Àbreviare  sue  lugetur  t«mpora  vite. 

3.  qui  L  P. 

4.  Et  contra  V. 


LIBBR  IV.  96 


GATHAL06US  MÀTERIE  QUÂRTI  UBRI. 

QuARTus  Richardo  confert  pâtre  sceptra  sepulto; 
Qui  mox  Jérusalem  praperat  cum  rege  Philippo. 
Trinacriis  hyemant  in  finibus^  unde  simultas 
Non  aimul  ire  siniO  arnbos.  Cedit  Cyprus  Anglis; 
Frandgenis,  Acharon;  Gaza^  Ascaloj  Jopen^j  utris- 
Egrotat  repetitque  solum  natale  Philippus.    [que. 
Richardus  rediens  capitur  ;  sed  et  inde  redemptus 
Frandgenum  bellis  multa  virtute  résistif, 
Francos  obtruncat  damnosa  fraude  Johannes^. 
Galterus  rénovât^  amissa  chirographa  fisd. 

INCIPIT  UBER  QUARTUS. 

Lege  patrum  veteri,  Richardum,  pâtre  sepulto, 
Efficit  ÂDglorum  primogeDÎtura  monarcham'; 
Qui  sublimatus  constans  in  amore  Philippi 
Mansit,  eum  tanquam  dominum  revereuter  ha- 
Nec  fiiit  inter  eos  auno  discordia  pleno,  [bendo  ; 
Face  ligante  bona  gemini  commercia  regni. 

Anxius  interea  rex^  Ghristo  reddere  votum, 
Proposito  nuper  sancto  quod  voverat  illi, 

1.  Non  iinit  ire  simul  L  P. 

2.  Asealonopen  P. 

3.  Les  trois  vers  précédents  (Richardtu  -  Johanius)  manquent 
dans  V. 

4.  revoeat  V. 

5.  Ghron.,  §  49. 

6.  ria?  P. 


96  PHILIPPIDOS 

Préparât^  et  vigili  sibi  providet  omnia  cura, 
10  Tanti  procinclus  sibi  que  desiderat  usus*, 
Que  sibi  deposcit  séries  tam  longa  viarum'. 
Prémunit^  validis  se  pugnatoribus^,  et  tôt 
Quot  satis  esse  putat  ad  tanta  negotia,  tota 
Delectos  patria  bellis  etpace  probatos^. 
Fruge,  leguminibus,  argento,  carnibus,  auro, 
Rébus,  equis,  armis,  biscocto  pane,  meroque. 
Innumeras  onerat  naves,  et,  classe  parata, 
Propuisus  zephyri  spiramine,  movit  ab  urt)e^ 
ItaUe,  clarum  posuit  cui  Janua  nomen^  ;        [tua, 
iO  Hebdomadisque  tribus^  Tyrrhena  per  equora  vec- 
Levus  habens  Romam,  dexter  GarthagiDis  arces^^ 

1.  Properat  P. 

2.  Et  Hbi  procinclus  tanti  desiderat  usus  V. 

3.  dierum  V, 

4.  Preminuit  P. 

5.  bellatoribus  T. 

6.  Les  mss.  L  et  P  portent  ici  en  marge  deux  de  ces  vers 
mnémotechniques^  comme  on  en  trouve  souvent  jusque  dans  les 
chroniques  en  prose  : 

Millenus  centenus  erat  deciesque  novenw 
Annus  quo  petiit  rex  régna  marina  Philippus. 
Dans  P,  il  y  a  Francus  quo  petiit 

7.  ad  urbem  V. 

8.  Un  texte,  que  nous  n'avions  pas  encore  remarqué  lorsque 
nous  publiâmes  le  passage  correspondant  de  Higord  (§  69),  fixe 
les  dates  du  séjour  de  Philippe- Auguste  à  Gênes  :  il  arriva  le 
1"  août  et  s'embarqua  le  24.  (Otoboni  annales,  M  G.  Scr,,  XVIII, 
104.)  8a  demeure  était  située  auprès  de  la  cathédrale  «  in  edibus 
c  juxta  ecclesiam  Sancti  Laurentii.  »  (Variante  de  Benoit  de 
Péterborough,  II,  113,  note  2.) 

9.  Le  roi  de  France,  parti  le  24  août,  n'arriva  que  le  16  sep- 
tembre à  Messine.  (Raoul  de  Dicet,  II,  84.  —  Benoît  de  Péter- 
borough, II,  124.)  Il  serait  donc  plus  exact  de  dire  qu'il  passa 
vingt-trois  jours  en  mer. 

10.  urbem  V. 


LIBER  rv.  97 

Post  tempestates,  post  multa  pericula,  multas    v 
Passus  jacturas,  Trinacribus  appulitoris^. 

Pharita  dum  classis  legeret  fréta,  forte  suborta 
Tempestate,  rates  jam  rumpebantur  et  undis 
Pêne  tegebantur,  nisi  navita  cautus  in  equor 
Emisisset  equos,  fruges  jactasset  et  escas, 
Vasaque  plena  mero  ;  nec  contradicitur  illi. 
Immo  suam  rem  quisquejacit,  suaperderemalens, 

30  Funere  quam  nuUo  vitam  finire  sub  undis, 

Reque  sua  potius  quam  corpore  pascere  pisces; 
Nec  reputat  damnum,  quo  mortis  prorogat  horam 
Tempore  vel  modico^.  Sic  navibus  exoneratis, 
Esset  cum  noctis  medio  plus  temporis  actum, 
Nec  cessaret  adhuc  vis  tempestatis,  ^t  ether 
Gogeret  attonitos  jam  desperare  salutem. 
Et  tonitru  et  nimbo,  tenebrisque  tenentibus  astra 
Fulgura  quas  nimio  rumpebant  crebra  stupore  ; 
Rex  animo  forti  stupidos  affamine  tali 

iO  Solatur  :  <  Gesset^  timoromnis,  visitât  ecce 
c  Nos  Deus  ex  alto  ;  tempestas  ecce  recedit  ; 
c  Jam  matutinas  Glarevallensis  ad  horas 
c  Goncio  surrexit  ;  jam  sancta  oracula  sancti, 
c  Nostri  haud  immemores,  in  Ghristi  laude  resol- 
c  Quorum  pacificat  nobis  oratio  Ghristum,  [vunt, 
€  Quorum  nos  tanto  prece  libérât  ecce  periclo.  » 
Vix  bene  Bnierat,  et  jam  fragor  omnis  et  eslus, 
Ventorumque  cadit  rabies,  pulsisque  tenebris, 
Splendiflua  radiant  et  luna  et  sidéra  luce. 

50  Sicque  data  cunctis  ad  régis  verba  sainte, 

1.  Ghron.,  §  51. 

2.  Frugi  jacturam  V. 

3.  cessât  V. 

n  7 


98  PHiLippmos 

Nox^  abit,  et  flatu  classem  ducente  secundo, 
Auxiliante  Deo,  magna  non  absque  suanun 
Rerum  jactura,  leti  evasere  periclum, 
Âtque  alacri  plausu^  pwtum  subiere  salutis. 
Tune  rex  larga  suis  gazis  effundit  apertis 
Dona,  quibus  venîant  iUis  oblivia  jactus. 
Ne  Ghristi  athletis  vel  equi  vel  pabula  desint  ' .  [iUo 
Rex  quoque  Richardus,  properans  haud  segnius 
In  Grucis  obsequium  (constrictus  ad  hoc  tamen 
60  Jure  tenebatur  jurando),  movit  ab  urbe    [ipsum 
Massilia^,  rébus  ita  premunitus  et  armis, 
Electisque  viris,  ut  non  minor  ipse  Phîlippo 
Viribus,  ac  aliis  que  presens  postulat  usus, 
Esse  videretur^.  Hinc  Tusca  per  equora  ductu 
Yclivolo  raptus,  numerosa  classe  Sicanos 
Ingreditur  portus,  nil  passus  in  equore  damni^, 
Gaudia  Francorum  renovans  regisque  Philippi, 
Qui  tuncMechina^  novus  hospes  in  urbe  manebat. 

1.  NosV, 

2.  ErepHque  vadunt  V. 

3.  Rigord  (§  72)  et  la  Chronique  (§  53)  ne  font  qu'une  brève 
allusion  à  cette  tempête  à  propos  des  largesses  faites  par  le  roi  à 
ceux  des  siens  qui  en  avaient  souffert  ;  on  en  trouve  la  mention 
dans  les  Annales  Aquicinctini  (D.  Brial,  XVIU,  34i)  et  dans 
Robert  d'Auxerre  (ibid.,  259). 

4.  Richard  quitta  Marseille  le  7  août  1190.  (Benoît  de  Peter- 
borough,  II,  112.) 

5.  Ghron.,  §  51. 

6.  Ceci  n'est  pas  exact  ;  Richard  avait  rencontré  quelques  diffi- 
cultés durant  sa  traversée,  et  la  dernière  partie  de  son  voyage 
s'était  faite  par  terre,  à  travers  la  Galabre.  Il  avait  passé  le 
détroit  entre  Bagnara  Calabra  et  la  pointe  du  Phare  où  il  coucha 
sous  la  tente  avant  d'entrer  à  Messine  le  23  septembre.  (Benoît 
de  Peterborough,  n,  112-115  et  124-125.) 

7.  Methina  V. 


LIBER  IV.  99 

Exsultan t  Siculi,  gaudet  Trinacria  tota 
70  HospHibus  tantis,  tôt  habentibus  agmina  secum  ; 
Qaos  rex  Tancredus  magoo  suscepit  hoDore, 
Ditia  qui  gentis  Sîcule  tune  frena  regebat, 
Insidiis  mixta  vi,  sceptra  potenter  adeptus. 

Rex  Guillelmus  erat  nuper  deftinetus  ^ ,  et  ejus 
Uxor  Riehardo  gaudebat  fratre  Johanna  ; 
Nec  quo  se  viduam  consolaretur  habebat, 
Nec  qui  posset  erat  hères  succurrere  régi. 
Ât  soror  ejusdem  Gonstantia,  r^e  sepulto, 
Jure  voiebat  ei  succedere  proie  carenti. 
80  Tancredus,  fuerat  qui  régis  avunculus,  îDam 
Non  patiebatur  patriis  succedere  sceptris, 
Presumens  nuilo  succedere  jure  nepoti, 
Seque  novum  regem,  spoiiata  nepte^,  creare. 
nia  tamen  régis  Henrici  cum  foret  uxor, 
Qui  fuit  Imperium  Romanum  tempore  nactus 
Post  modico,  facta  est  regina,  juvante  marito; 
Que,  simui  imperii  et  regni  diademate  fulgens, 
Restitui  prorsus  meruit  sibi  jura  patema, 
Postea  que  genuit  Fredericum,  qui  modo  régnât, 
90  Theutonicos  cum  Romanis  Siculisque  gubemans^. 
Heu  !  quam  mutari  levis  est  afiPectio  mentis 
Humane  !  quam  se  dîversis  motibus  ^  aptum 
Exhibet  humanum  cor,  suggestoris  iniqui 

4.  Guillaume  le  Boa  était  mort  le  16  novembre  1489. 

2.  Ce  titre  est  inexact  ;  Constance,  fille  de  Roger,  était  tante 
Tancrède.  Elle  avait  épousé  l'empereur  Henri  VI. 

3.  Les  vers  89  et  90  sont  ainsi  rédigés  dans  V  : 

Bfus  facta  parent  Frtderiei  qui  modo  totam 
Italiam  et  Theutonicis  (sic)  Siculisque  (sic)  gubemat. 

4.  mentiinu  V. 


1 00  PHILIPPIDOS 

Fraudibus  illectum  !  qui,  supplantator  amoris, 
Semper  agens^  odium,  lites  serit  inter  amicos, 
Quosque  videt  junctos  aliqua  discriminât  arte, 
Ut  sibi  subjiciat  disjunctos  quos^  superare 
Non  valet,  alterno  duin  consociantur  amore, 
Dum  stant,  dum  temere  non  incurvantur  ut  hosti 

1 00  Sit  via,  oui  nullos  est  supplantare  potestas, 
Prêter  eos  qui  se  incurvant  ut  transeat  ille^. 
Nosque  nimis  faciles  sumus  illi  cedere,  qui  nil 
In  nos  juris  habet,  nisi  quantum  cedimus  illi; 
Immo,  si  volumus,  quantum  tentamur  ab  illo 
Unde  resistamus  satis  intra  nosmet  habemus, 
Quod  nobis  virtus  prestat  divina  ;  nec  uUus 
Gogitur  esse  malus,  nisi  sponte  receperit  hostem. 
Nam  suggestori  subicit  nos  sola  voluntas  ; 
Que  si  defuerity  peccatum  nuUus  habebit. 

110      Reges  ecce  duos  amor  unus,  spiritus  idem, 
Una  fîdes  unit,  et  sic  conglutinat,  ut  nil 
Hic  amet  aut  fugiat,  nisi  que  fugit  aut  amat  ille  ; 
Tantus  ad  alterutrum  ligat  ardor  aniorisutrumque! 
Sed  durare  diu  dilectio  tanta  nequivit 
Inter  eos.  Richardus  enim,  quod  corde  tegebat, 
Nactus  oportunum  tempus,  detexit,  et  illum 
Talibus  alloquitur  :  c  Bone  rex  cui  Francia  paret, 
c  Gujus  ego  miles,  cui  sum  juratus  in  arma, 
c  Gui  tanquam  domino  fateor  me  jure  teneri  ^, 

1 SO  c  Quem  tremit  Egyptus  regioque  Palestica,  cujus 
c  Prestolatur  opem  Domini  crux  atque  sepulcrum, 

1 .  amans  V. 

2.  quos  omis  dans  V. 

3.  hostis  V. 

4.  ligatum  V. 


LIBER  IV.  101 

Audito  cujus  Saladinus  Domine  pallet, 
Jam  sua,  jam  victi  tendunt  tibi  brachia  Parthi, 
Inclinatque  tuis  Acharon  sua  menia  signis. 
Ne,  queso,  tibi  displiceat  quod  detego  verbum  : 
Germanam  tibi  reddo  tuam,  causamquelatentem 
Qua  compellor  ad  hoc,  a  me,  rogo,  querere  noli^ . 
Ipsa  quidem  nupsit  mihi  per  sponsalia  tantum, 
Nil  ultra  ;  nec  eam  novi  carnaliter  unquam^. 
130  c  Et  jam  juncta  thoro  est  mihi  Berengaria,  régis 
Filia  Navarre  ;  sacrum  jam  copula  carnis 
Gonsummavit  opus,  facti  caro  jam  sumus  una. 
NuUa  quidem  causa  est  quod  eam  dimittere  pos- 
Amodo  cum  mihi  sit  et  legeet  carne  jugata^.  [sim, 
Sunt  comités,  sunt  barones,  quorum  soror  uni. 
Rex  venerande,  tua  meliori  fédère  nubet.  » 
Obstupet  et  nimia  rex  obmutescit  ab  ira  ; 
Post  tamen  hoc  breviter  sermone  recon  venit  illum  : 
c  Si  mihi  germanam  reddis,  nihilominus  omne 
UO  c  Germane  dotalitium  mihi  reddere  debes. 

c  Que  cum  germana  tibi  sunt  data^  nomine  dotis, 

1.  Guillaume  le  Breton  se  fait  ici,  comme  au  vers  636  du  livre  UI, 
l'écho  du  bruit  suivant  lequel  Henri  aurait  défloré  la  flancée  de 
son  fils. 

2.  Le  texte  et  l'ordre  des  vers  136  à  139  sont  un  peu  différents 

dans  V  : 

Nupsit  Aelisis  mihi  per  sponsalia  tantum 

Vestra  soror,  nec  eam  novi  carnaliter  unquam. 

Unde  illam  nunc  reddo  tibi,  causamque  latentem 

Qua  compellor  ad  hoc,  a  me  rogo  querere  noli. 

3.  H  est  impossible  que  Richard  ait  tenu  ce  langage  pen* 
dant  son  séjour  à  Messino,  car  il  n'épousa  Bérengère  que  le 
12  mai  1191  à  Limisso,  en  Chypre.  (Benoît,  H,  166.)  Cette 
princesse  n'arriva  même  à  Messine  que  le  jour  du  départ  de 
Philippe- Auguste  (ibid.,  161% 

4.  data  sunt  tibi  V. 


1 03  PHILIFPID06 

c  Nunc  ad  me  debent,  redeunte  sorore,  reverti  ; 
c  Sed  nihil  ad  presens  queror  aut  peto  ;  nolo  minari . 
c  Majusopus  superest  ;  sinelitequod  instatagamus, 
c  Servitioque  crucis  instemus,  et  ejus  honori 
c  Qui  mundi  peccata  tulit,  pro  cujus  amore 
c  Taliter  externis  peregrini  vivimus  oris. 
c  Salvas  ooncedo  treugas  tibî,  dum  cruds  arma 
c  Servitîo  tuleris,  dein  meque  meosque  timeto.  > 

1 50      Régis  verba  placent  Richardo,  nil  petit  ultra  ; 
Treugarum  t^^lis  concessio  sufficit  illi  ^ . 
Non  tamen  exbibuit  liquido  se  corde  Philippo 
Ëxtunc^  sive  suis;  nec  vero^  Philippus  eidem 
Mente  fuit  placida.  Qui  cum  jam  quinque  fuissent 
Mensibus  hibernis  Sicula  in  regione  morati, 
Anglorum  regem  monuit  rex  noster,  ut  una 
Aggrediatur  iter  secum,  Dominique  sepulcro 
Succursum  prestet,  sicut  juraverat  illi. 
Noluit  ille  tamen  ;  Siculis  sed  mansit  in  oris, 

160  Auxilium  prestans  Tancredo  in  prelia  régi, 
Infestabatur  quibus  undique.  Proinde  Philippus 
Rex  cum  Francigenis  zephyris  dat  carbasa  primis 

1.  Dans  le  traité  de  paix  conclu  en  mars  1191,  à  Messine,  il 
n'est  pas  question  de  trêve.  Pour  ce  qui  est  du  mariage  du  roi 
d'Angleterre,  Philippe  permit  à  Richard  d'épouser  qui  bon  lui 
semblerait,  et  lui  abandonna,  moyennant  10,000  marcs  d'argent, 
Gisors,  Neaufle,  Lyons-la-Forét  et  le  Vexin  normand,  à  con- 
dition que  ces  terres  reviendraient  au  roi  de  France  si  Richard 
mourait  sans  hoirs  mâles.  (Cat.,  336.)  Si  Guillaume  le  Breton 
parle  ici  de  trêves,  c'est  sans  doute  pour  justifier  Philippe- 
Auguste  qui ,  deux  ans  après,  profita  de  la  captivité  de  Richard 
pour  envahir,  au  mois  d'avril  1193,  le  territoire  qu'il  avait  aban- 
donné par  le  traité  de  Messine  (Voy.  Rigord,  §  89). 

2.  Postea  V. 

3.  necnon  V. 


LIBER  rv.  103 

Vere  novo,  et,  leva  Grecos  a  parte  relinquens, 
  dextra  Pharios,  Gretam  Gyprumqi|^^9ecundis 
Preteriens  velis,  Acharon  illabitur  urbi 
Pasche  nocte  sacra  ^  ;  quem  sic  celestis  agebat 
Gratia,  quo  fîrmis  sacre  solemae  diei 
Exigeret  plantis,  quo  jam  precesserat  ille 
Inclytus  eximie  Jacobus  viptutis  Avennas^, 

170  Et  jam  cum  paucis  audax  ^dbsederat  urbem, 
In  Domino  solo  confidena',  ^ui  pius  illi 
Uisit  oportuno^  succursuin  in  tempore  gratum, 
Qui  presto  semper  est  confidentibus  in  se. 

Navibus  egressi  firma  vestigia  planta 
Figere  congaudet  exerdtus,  et  sua  saltu 
Gorpora  dant  sabulo  ;  leti  post  longa  marini 
Tedia  discursus,  grata  patîuntur  arena, 
Intus  et  exterius  aura  meliore  refecti. 
Née  mora,  par  campos  et  per  convexa  locatis 

180  Gertatim  castris,  ex  omni  parte  coronant 
Urbem,  ne  qui  vis  evadere  possit  ab  illa, 
Aut  laturus  opem  dare  deforis  arma  vel  escas. 
Gastra  solo  vigilant,  servat  navalia  classis  ; 
Dein  vallo  munire  student  fossisque  profîmdis 
Omnem  circuitum  castrorum,  nec  minus  alte 
Per  loca  bristege  castellaque  lignea  surgunt, 
Ne  subito  Saladinus  eos  invadere  possit  ; 
Qui  non  cessabat  pugnas  miscere  fréquentes 

1.  Guillaume  répète  ici  Terreur  commise  par  Rigord.  (Voy. 
tome  I,  p.  108,  n.  1.)  —  Ghron.,  §  54. 

2.  Jacques  d'Avesnes  était  arrivé  à  la  fin  d'août  1189,  en  même 
temps  que  Robert,  comte  de  Dreux,  Philippe  son  frère,  évéquo 
deBeauvais,  et  Érard  de  Brienne.  (Benoit  de  Peterborough,  H,  94.) 

3.  confisus  V. 

4.  opportunie  V. 


1 04  pmuppiDOS 

Ghristicolis,  et  eos  incessere  nocte  dieque, 
1 90  Quamyia4)onfusus  et  victus  semper  abiret. 
Nec  pàdet  assidue  vinci,  victumque  ftigari 
Turpiter,  et  caros  conflictu  perdere  crebro*, 
Dum  dolet  obsessis  nullum  dare  posse  salutis 
Gonsilium,  vel  eis  succurrere  qualibet  arte. 

Nec  mora  detinuit  Richardum  longa  Sicanis 
Finibus  ;  immo  Gypron  adiit,  totamque  duobus 
Mensibus  expugnans,  clara  virtute  subegit 
Ipse  sibi,  victamque  suo  cum  principe  cepit. 
Gypris  enim  regio,  quamvis  coleretur  in  iila 
200  Ghristus  Grecorum  ritu,  tamen  impediebat 

Ghristicolas  cruce  signatos,  Dominique  sepulcro 
Ferre  negabat  opem,  Sarracenisque  favebat. 
Mox  Gypro  victa,  spoliis  ditatus  et  auro, 
Festinat  Âcharon,  quam,  fractis  undique  mûris, 
Obsessi  vita  tantummodo  dedere  salva 
Orabant,  quorum  solo  pro  munere  vite 
Ghristicolas  omnes,  quos  vincula  duralenebant 
Sarracenorum,  Saladinus  cum  cruce  sancta 
Reddere  pactuscrat  Francis  regique  Philippo'. 
210  Ât  rex  catholicus^,  donec  rex  Anglus  adesset, 
Gui  fore  se  socium  promiserat  ipse  fidelem, 
Dum  crucis  obsequio  servire  studeret  uterque, 
Nolebat  tanto  solus  gaudere  triumpho 
Exspectans  socium  cui  dimidiaret  honorem 
Quem  soli  sibi  contulerat  clementia  Ghristi, 

1 .  et  crebro  conflictu  perdere  caros  V. 

2.  Guillaume  se  laisse  entraîner  par  le  désir  de  glorifier  son 
héros,  car  Acre  était  loin  d'être  disposée  à  se  rendre  avant  l'ar- 
rivée de  Richard.  (Ghron.,  §  55.) 

3.  magnanimus  V. 


LIBER  rv.  1 05 

Gentis  et  invicte  vis  invictissima  bello, 
Servitio  Ghristi  multo  conspersa  cruore. 

Postea  nolebat  Syrus  vel  forte  nequibat 
Verbo  stare  suo,  pactumve  tenere  Philippo. 

SSIO  Unde  quidem  justa  Richardus  bile  tumesceos, 
Presertîm  sibi  non  oontradicente  Philippo, 
Magometicolas  omnes,  quos,  urbe  reclusa, 
Invenit  numéro  quasi  bis  sex  millia,  fecit 
Yerticibus  cesis  efflare  in  tartara  vitas^. 

Urbe  refirmata  positis  custodibus,  omnes 
Vici  Ghristicolis  et  predia  distribuuntur, 
Eoclesiasque  novas,  ubi  Ghristi  nomen  adorent, 
Edificant.  Ridet  subito  mutata  locorum 
Et  rerum  faciès  ;  jam  Magometus  ab  omni 

230  Exulat  ore  procul  ;  jam  per  totam  regionem 
Gatholice  cultus  fidei  se  pandit  ubique. 

Unus  et  undecies  centum  deciesque  noveni 
Transierant  anni  postquam  Deus  est  homo  factus, 
Quando  cepit  Âchon  gens  Gallica,  rege  Philippo, 
Grastina  quintiles  data  cum  produceret  idus^. 

Hinc  quoque^  progreditur  exercitus,  et  sibi 
Âscalonensis  urbis  pessumdare  gaudent^,  [muros 
Qua  fuit  Herodes  natus,  qui  milUa  centum 
Quadraginta  dédit  morti  cum  quatuor,  ortu 

240  Principis  eterni  metuens  amittere  regnum, 
Inter  tôt  credens  pueros  occidere  Ghristum. 

1.  Ghron.,  §  58.  —  La  Chronique  parle  d'environ  7,000  pri- 
sonniers décapités  ;  Rigord  (§  82)  dit  plus  de  5,000  ;  Guillaume  de 
Newbury  (liv.  IV,  chap.  xxiii),  environ  2,600. 

2.  Le  vers  235  manque  dans  V. 

3.  Postea  V. 

4.  pessunidare  muros  V. 


1 06  PHILIPPIDOS 

Hinc,  duce  Richardo,  Joppen  Gazamque  trium- 
Insignes  olim  factis^  illustribus  urbes.      [phaot, 
Hanc  fama  celebrem  centurio^  reddidit  olim', 
Angelico  monitu  qui  Pétri  dogma  secutus, 
Purgari  meruit  et  sacro  fonte  renasci. 
Âst  illam  Samson  ^  bellis  insignibus,  et  vi 
Antea  collata  nuUi,  née  postea,  sepe 
Gontudit,  et  multis  confecta  cladibus  urbe, 

S50  Portarum  valvas  signis  atque  ere  nitentes 
In  manibus  portans,  stetit  aiti  vertice  montis; 
Qui  tandem  moriens  cecalus  conjugis  astu^ 
Extinxit  plures  quam  vivus  straverit  hostes. 
Que  res  gesta  notât  quod  Ghristus,  morte  sua  nos 
Yivificans,  nostram  crucifixerit  in  cruce  mortem  ; 
Prbque  sua,  sibi  quam  elegit  de  gentibus  ipse, 
Ecclesia  moriens,  vectes  et  ferrea  claustra^ 
Fregerit,  et  fortis  armati  fortior  arma 
Captivans,  victor  spoliis  ascendit  in  altum. 

S60  Sed  nondum  Moysi  faciem  Judea  videre'^, 

Dum  de  lege  legit  paleas,  non  grana,  meretur. 

Solus  cum  paucis  hec  inter  agenda  Philippus, 
Febre  gravi  tactus,  crebroque  tremore  fatisoens, 
Infîrmabatur,  Acharonque  jacebat  in  urbe; 
Tantaque  scaturies,  tantus  calor  iilius  ossa 

1.  bellis  V. 

2.  La  véritable  quantité  est  cënturlo, 

3.  ille  V. 

4.  Sampson  P.  —  Sanxo  V. 

5.  hasta  Y. 

6.  vectes  et  claustra  baratri  Y. 

7.  V  contient  un  vers  de  plus  : 

Sed  tenebrù  immersa  jacens  misteria  rerum 
Et  Moysi  faciem  nondum  Judea  videre. 


LIBER  IV.  107 

Totaque  membra  iîiit  ita  depopulatus,  ut  omnes 
A  digitis  uQgues  caderent,  a  fronte  capilli  ; 
Unde  putabatur,  et  nondum  fama  quiescit, 
Illum  mortîferi  gustum  sensisse  veneni. 

870  Gratia  sed  nobis  divioa  pepercit  in  illo, 
Ne  mutîlata  suo  lugeret  Franda  oomu 
Tarn  dto,  cujus  erat  studiosa  sedulitate 
Postmodo  continue  pacia  firultura  quiète. 
Languit  ei^o  diu  ;  sed  enim  per  tempera  kmga 
Pànlatim  gradibus  cepit  revalescere  lentis^  ; 
Cumque  nequiret  ibi  sanari  prareua,  amico 
Hortata  proœrum,  cum  oonsilio  medicorum 
In  patriam  statuit  nativaque  rura  redire. 
Sed  prîus  expeosas  tribus  annia  sufiicieiitea 

280  MiHtibiis  oumerat  quingentis  de  propria  re« 
MîDe  qaftbos  decîes  pediles  adjungere  curat^ 
Qui  T^ili  fatigant  stndio  coraque  fideli 
XÊânsk  TΜ  pio  Domini  pugnare  §epuiaro^ 
UkikmffMMÈqae  Dod  caoiam  committit  eomm. 

Hk  igàiut  caris  vigiK  fatione  peraetâs^ 
Bex  iicr  eqoofftnm  spiraotibiis  arripit  aoris^; 
Qu^  Bomam  Teaîeos.  celebri  doaalur  booore 
A  Ojpfftino  papa*  qui  tertîos  UtIm 
KoflHDÎs  9ÎBS  preerat,  taoçebat  et  tpmmn 

9M  Tcrtiss  flufiiri  reg^ali  saoçaiDe  itiri^ 


1.  L»  viSTF  n^-fn»  éukoc  renDÇAiatf^é»  éasik  V  yês  nuk  ^uaM^e 


7gnyprB  fouÏÊAi'm  rvàÙM  f/myétn  taiuttt, 
hergm  praàui  ieaUx  rnésixt  vx§vr  ih  vem^ 


T 

S.  Câirtii:..  f  ^   Jbfiiff  wuDê  déjà  dr  gue  uuuk  içifunuiiè  îe 


1 08  PHILIPPIDOS 

« 

Gumque  satis  digne  a  patribus  sanctoque  senatu 
Esset  honoratus,  tandem  dimissus  abire, 
Dorsa  per  abrupte  Radicophonis  ardua,  cHvis 
Invia  limosis,  quo  vix  aut  ire  viator 
Aut  remeare  potest,  Montis  laureta  Gaprini 
Prétérit,  et  Montis  Bardonis  ^  per  juga  celo 
Proxima,  planitiem  Ligurum  subit  ;  inde  Geneis 
Lassatum  scalis,  Moriana  valle,  salebras 
Preteriendo  graves,  cepit  Burgundia  demum^; 

300  Gumque  mora  modica,  post  aspera  saxa,  Gatique^ 
Golliculos,  Isaramque  vado  Rhodanumquecarentes 
Se  recreasset  ibi,  medio  jam  mense  decembri*, 
Sanus  et  in  vultu  solito  ridente  rubore 
(Reddimus  unde  Deo  grates)  in  propria  venit. 

At  rex  Anglorum  Joppen  Gazamque,  vel  ultrOt 
Yel  vi,  perdiderat^;  mittebat  enim  Saladino, 
Et  Saladinus  ei  varia  vice  scripta,  sibique 
Pacificabat  eum  Saladinus  munere  crebro  ^. 
Et  jam  Blesensis  Theobaldus  jamque  Philippus 

31 0  Flandrensis  comités ,  jam  Yindocinensis,  et  ille 

i .  Hardonis  L  P. 

2.  deinde  P. 

3.  D.  Brial  propose  de  lire  Gotique  colliculos  et  croit  que  le  poète 
a  voulu  désigner  les  Alpes-Gottiennes.  Outre  que  la  quantité 
régulière  de  cotti  devrait  être  alors  un  spondée,  le  diminutif  «dl- 
liculos  serait  en  ce  cas  bien  déplacé.  Il  doit  s'agir  ici  du  Mont- 
du-Ghat,  chaîne  située  entre  le  lac  du  Bourgetet  la  vallée  d'Yenne. 

4.  P  et  L  portent  novembri;  pourtant,  dans  le  dernier,  ce  mot 
a  été  corrigé  d'une  autre  main  en  decembri,  (Voy.  d'ailleurs 
Ghron.,  §  62,  Rigord,  §82,  et  Benoît  de  Peterborough,  H,  235.) 

5.  G 'est  là  une  insinuation  entièrement  dénuée  de  fondement  : 
Richard  rebâtit  au  contraire  ces  villes.  (Benoît  de  Peterborough, 
n,  192.) 

6.  Ghron.,  §  62. 


LIBER  IV.  1  09 

Quem  Giemus,  quem  Mons  Glanis,  quem  Pertica 
Terrea  spirilibus  viduarant  vasa  beatis  ;     [misit, 
lUustris^  Stephani  contristant  funera  Sacrum 
Gesaris  ;  Uldonis^  mortem  Bui^undia  plorat. 
Sed  nec  parcendum  Jacobo^  mors  impia  duxit, 
Gujus  ob  indignam  mortem  tristantur  Âvenne. 
Id  toto  locus  est  regno  rarissimus  in  quo 
Non  habeat  causam  lacrymandi  quilibet,  aut  ob 
Âmissumdominum,  velfratrem,  sivepropinquum  : 

320  Natos  hic  queritur  amissos,  ille  parentem  ; 

Hic  ejulatur  cognatos,  alter  amicos  ;  [tes  ; 

Hic  famulum^,  hic  socium^;  patruos  hic,  ille  nepo- 
Tanta  peste  cadunt  proceres  in  funera  nostri^, 
Quos  omnes  sibi  mors  Acharon  ascivit  in  urbe'^. 

Tune  rex  Richardus,  multis  infestus,  ab  illa 
Gogitat  egressu  tacito  discedere  terra. 
Dissimulât  regem,  paucisque  trieribus  equor 
Sulcat,  et  Iqnie  progressum  denique  ponto 
Âdria  suscepit  ;  a  dextro  rémige  littus 

330  Uisit  in  lUyricum,  quo  navibus  ille  relictis 
Impériale  solum  cultu  Templarius^  intrat, 

{.EgregiiW. 

2.  Lisez  Hugonis. 

3.  Jacques  d'Avesnes,  tué  à  la  bataille  d'Arsouf.  (Hog.  de 
HoTeden,  m,  129.) 

4.  dominum  Y. 

5.  fratrem  V. 

6.  Après  le  vers  823,  on  trouve  dans  V  le  vers  suivant  qui  a 
disparu  dans  L  et  P  : 

Tantoque  affUsiunt  carorum  pectora  luctu. 

7.  Ghron.,  §  60.  Ceci  est  plus  complet. 

8.  Richard  était  déguisé  en  marchand  et  non  pas  en  Templier; 
mais  il  avait  quelques  Templiers  en  sa  compagnie.  (R.  de  Gog- 
geshale,  54.) 


1 1 0  PHILIPPIDOS 

Privato  ut  tectus  habitu  securior  iret. 
nie  quidem  multos  magnâtes  leserat,  unde,  ^ 
Duin  metuit  multos,  multis  se  dissimulabat^. 
Dux  tamen  agnovit  illum  tuus,  Austria,  cujos 
Partibus  in  Syrie  tentoria  ruperat,  atque 
Indignis  nimium  probris  affeoerat  illum  ^. 

Heu  !  quis  fortuitos  casus  evadere  posait, 
Prospectumque  sibi  fato  vitare  periclum  ! 
340  Sepe  fit  insidiis  pejor  vis  obvia  casus  ; 
Fatorum  série  contingit  sepe,  quod  hostis 
Plus  improvisus  solet  explorante  nooere. 
Quid  prodest  versare  dapes,  servire  culine'? 
Quid  juvat  officio  dominum  vilescere  servi? 
Quid  flexisse  viam,  vestes  mutasse,  suoque 
Se  famulo  regem  finxisse  minore  minorem? 
Nil  Minturnensi  Mario  latuisse  palude 
Profuit,  aut  Thetidi  natum  sub  veste  pudenda^ 

i.  Bien  que  ce  récit  soit  beaucoup  plus  détaillé  que  celui  de  la 
Chronique,  ces  vers  semblent  calqués  sur  la  phrase  correspon- 
dante :  «  Sed  quia  multos  oiTenderat,  multos  metuens,  dissimu- 
lavit...  »  Chron.,  §  66. 

2.  Voy.  dans  Rigord  (§  82)  le  récit  de  l'outrage  infligé  par 
Richard  au  duc  d'Autriche. 

3.  Ce  vers,  ainsi  que  les  suivants,  fait  allusion  à  ce  fait  rap- 
porté par  plusieurs  historiens  :  Richard,  pour  mieux  se  cacher, 
avait  cherché  à  se  faire  passer  pour  un  valet  de  cuisine  : 

Lés  le  fu  s'asist  esraumant, 
Si  prist  à  torner  les  capons 
Toi  ansement  corn  uns  garçons. 

(Ph.  Mouskés,  V.  19920  et  suiv.) 

Sur  l'analogie  que  présente  ce  passage  avec  un  fragment  corres- 
pondant de  Pierre  d'Éboli,  voy.  Pannenborg,  Zur  Kritik  der  Phi" 
lipis,  p.  23. 

4.  theadi  P,  theadi  corr.  en  thetidi  d'une  autre  main,  dans  L. 


LIBER  lY.  111 

YirgiDeis  miscere  choris  Lycomedis  in  aula^. 

350  Nec  rex  celatur,  nec  mons  absconditur  :  ipsa 
Regia  majestas  nunquam  se  passa  latere, 
Quicquid  agat,  régis  persona  patebat  ubique  ; 
Quesitasque  negans  sibi  caligare  tenebras, 
Proditur  et  mediis  latebras'  non  invenit  umbris^, 
Dum  quocumque  specu  proprio  splendescit  ab 
Eccelatenscapitur,  etabilloquem  metuebat  [igné. 
nie  magis,  quem  plus  vitare  volebat,  ab  illo 
Eoce  latens  capitur,  qui  non  querebat  eumdem, 
De  quo  nulla  sibi  suberat  spes  inveniendo. 

360      Anno  preterito,  magnus  Fredericus,  abhorrens 
Tedia  longa  maris  ^,  Gilicumper  plana  petebat 
Jherusalem,  cruce  signatus  cum  Theutonicorum 
Hillibus  innumeris  ;  qui  cum  propcranter  adiret 
Niceam,  pagis  degressus  ab  Antiochenis, 
Sole  calens,  dum  se  medii  fervore  diei 
Balneat  incaute  cujusdam  gurgite  rivi, 
Interceptus  aquis  fit  mortis  preda  repente  ; 
Quo  subit  Imperium  defuncto  filius  ejus 
Henricusy  patrii  juris  successor  et  hères  ^. 
370  Nec  tantum  promovit  eum  successio  gentis, 

Quam  cleri  et  procerum  super  hoc  electio  juvit. 
Est  etenim  talis  dynastia  Theutonicorum, 

i.  Les  vers  348-349  sont  ainsi  rédigés  dans  V  : 

Profuit,  aut  Thetidis  natum  Lycomedis  in  aula 
Virgineis  miscere  choris  sub  veste  piuUnda. 

2.  tenebras  P. 

3.  Dans  V,  ces  deux  vers  sont  ainsi  rédigés  : 

Caligansque  negans  sibi  caligore  latebras, 
Proditur  et  mediis  tenebnu  non  invenit  umbris. 

4.  Tedia  longa  ferens  maris  P. 

5.  Chron.,  §  56. 


112  PHILIPPIDOS 

Ut  nullus  regnet  super  illos,  ni  prius  illum 
Eligat  unanimis  cleri  procerumque  voluntas. 
TaK  ergo  Henricus  successerat  ordine  patri, 
Tuncque  moram  Maguntina  faciebat  in  urbe, 
Gum  regem  Anglorum  dux  obtulit  ^  Âustricus  illi^, 
Quem  sic  alloquitur  :  €  Tu  nuper  régis  amicus 
c  Usurpativi,  contra  nos^  bella  movebas, 

380  c  Impia  TanA^edi  juratusin  arma^,  meamque 
c  Uxorem  patris  solio  privare  volebas  ; 
c  Nuper  et  in  Syria  Saladini  exennia  palpans, 
c  Ghristicolas  Ghristi  crucis  hostibus  exposuisti, 
c  DumGazam,  Joppen,  Ascalonemque,  sinearmis 
c  Et  sine  conflictu  subverti  sponte  tulisti  ; 
c  Imperiique  mei  proceres  occidere  quosdam, 
€  Et  maie  tractare  plures  non  erubuisti. 
€  Immo  tuum  dominum,  nostri  genitoris  aniicum, 
c  Et  fratrem  nostrum,  voluisti  tradere  Parthis, 

390  c  I3t  mutilata  suo  lugeret  Francia  cornu, 

c  Ne  sua,  que  rétines  injuste,  jura  reclamet^.  > 

Non  tulit  ulterius,  ac  si  resideret  avito 
Innixus  solio,  vel  in  aula  Linconiensi, 
Aut  medio  Gadomi,  quasi  cultus  immemor  in  que 
Gaptus  habebatur,  regaliter,  ore  diserto^, 
Gorde  leonino,  vocem  prorupit  in  istam  : 


i.tradiditY. 

2.  C'est  le  23  mars  1193  que  Richard  fut  livré  à  Henri  VI  (R. 
de  Dicet,  II,  p.  106)  et  non  pas  en  décembre,  comme  le  dit 
Rigord,  §  88. 

3.  me\, 

4.  sustentans  arma  Y. 

5.  Ce  discours  se  rapproche  beaucoup  de  celuf  que  Raoul  de 
Goggeshale  met  dans  la  bouche  de  l'empereur  (p.  59). 

6.  modesto  V. 


UBER  IV.  113 

Prodeat  in  médium  qui  me  de  proditione 
Arguât;  armatus  veniat,  subeatque  duellum 
Me  contra,  si  me  super  hoc  convincere  possit. 

400  c  Non  tamen  usque  adeo  virtus  mihi  déficit,  ut  me 
Fidentem  de  jure  meo  solitoque  vigore 
Yincere  quis  possit  ;  fiât  quod  jure  cavetur  * . 
Lex  mihi  ni  parcat^,  mortem  non  deprecor  ultra  ; 
Si  pro  germane  pugnavi  jure,  suumque 
Denique  jus  per  me  Tancredus  reddidit  illi, 
Imperium  facto  vestrum  non  lesimus  isto. 
Parce,  precor,  nostris  erroribus  atque  labori; 
Parce,  precor,  patrie,  meus  (heu  !)  quam  depo- 

[pulatur^ 
Frater ,  Francigenum  ^  in  me  qui  movet  impius 

[arma. 

ilO  c  Dum  moror  hic  captus,  mea  rex  castella  Phih'p- 
Diruit  ad  libitum,  Gisorti  menia  frangit^  ;  [pus 
Jam  sibi  Paciacum,  sibi  jam  subjecit  Hibream  ; 
Jam  Bellum  Montem  cepit ,  castrumque  Leo- 

[num*. 
Tunovus  es  princeps,  instant  tihi  prelia  ;  questu 
Multiplici  video,  multoque  numismate,  valde"^ 
Nunc  opus  esse  tibi  ;  si  vis  superare  tôt  hostes 
Quot  modo  contendunt  tibi  se  prestare  rebelles, 

i.jubeturY. 

2.  imparcat  L. 

3.  depredatur  V. 

4.  Francorum  V. 

5.  fregit  V  P. 

6.  Les  châteaux  de  Gisors  et  de  Neaufle  n'ayant  été  livrés  à 
ï^lippe- Auguste  que  le  12  avril  1193  (voy.  tome  I,  p.  123,  note  2), 
X^chard  ne  pouvait  pas  en  déplorer  la  perte  on  mars. 

7.  magnum  Y. 

n  8 


1 1  i  PHIUPPIDOS 


€ 
€ 


Mille  dabo  argent!  marcas  tibi  œntaplicatas, 
Mequetibi  sceptrumque  roeam  subjectafatebor^. 

4210  €  Gommoda  nuUa  tibi  confert  mea  captio,  nulla 
c  Laus  est  armatum  palmis^  aflligere  regem  ; 
c  Jam  nimis  afilicto  sine  me  succurrere  regno.  » 
Annuit  his  princeps  dictis,  et  mitior  infit, 
Glanrit  et  paucis  ejus  sententia  verbis  : 
c  Sicut  dixisti  facias,  et  liber  abito.  » 

Rex  igitur  dictum  re  firmat,  et  inde  recedit 
Liber,  et  Albidiam  post  tempora  longa  revisit. 
Ânglia  rege  suo  gaudet  veniente  ^  ;  Johannes 
Exulat,  et  régi  Francorum  invisus  adheret. 

430  •    Ât  jam  Rodolie  Yallis^  qua  pascua  lambit 
Sidcreis  Audura  vadis,  qua,  lapsus  in  amnem 
Famé  majoris^,  majus  sibi  nomen  adoptât, 
Qua  procul  hinc  in  se  ridentem  suscipit  Arvam^ 
Nomen  ei  donando  suum,  qua  Ridula  pratîs 
Irrigat  arridens  ridentibus  arva  Bruonne;  [num'^, 
Quicquid  abhinc  spatii  Fontem  patet  usque  Sere- 

1.  Richard  se  dépouilla  de  son  royaume  et  en  investit  Henri  VI, 
qui  le  lui  rendit  moyennant  un  tribut  annuel  de  5,000  livres  ster- 
ling. A  sa  mort,  Tempercur  affranchit  les  rois  d'Angleterre  de  ce 
tribut.  (R.  de  Hoveden,  m,  202-203.) 

2.  Barth  et,  après  lui,  D.  Brial  proposent  de  lire  :  nulla  Laus 
esDarmatum;  il  nous  semble  que,  sans  aucune  correction,  le  vers 
présente  un  sens  très  satisfaisant  :  il  n'y  a  point  de  gloire  à  abattre 
un  roi  armé  de  ses  seules  mains, 

3.  redeunte  V. 

4.  Et  jam  Rodalie  Vallis  V. 

5.  C'est-à-dire  lorsque  l'Eure  se  jette  dans  la  Seine. 

6.  Les  précédents  éditeurs  avaient  imprimé  à  tort  Àmam  que 
D.  Brial  avait  eu  l'idée  singuUère  de  traduire  par  Orne.  Gelle-ci 
se  jetant  dans  la  mer  et  non  dans  l'Eure,  c'est  évidemment  de 
l'Avrfe  qu'il  s'agit. 

7.  D.  Brial  n'a  pas  reconnu  ici  Sérifontaine  (Qise). 


LIBER  IV.  lis 

Unde  oriens  hortis  fluit  utilis  Epta  satisque, 
Donec  Sequanio  procul  hinc  se  perdit  in  amne, 
Kardides  validis  totum  posséderai  armis^  ; 

k40  Qui  prudens  munit  armis  castella  virisque, 
Et  fossata  novat,  fractasque  redintegrat  arces, 
Fînnior  ut  multo  quevis  munitio  fiât 
Quam  prius  exstiterit,  modica  ne  perdat  in  hora 
Que  sibi  cum  magno  sunt  acquisita  labore^. 
Attamen  Ebroicam  studio  majore  refirmans 
Ârmis  et  rébus  et  bellatoribus  urbem 
Pluribus  instructam  donavit  amore^  Johanni, 
Ut  sibi  scrvet  eam  ;  tamen  arcem  non  dédit  illi. 
nie  dolo  plenus,  qui  patrem,  qui  modo  fratrem 

tëO  Prodiderat,  ne  non  et  régis  proditor  esset, 
Excedens  Siculos  animi  impietate  tyrannos, 
Francigenas  omnes  vocat  ad  convivia  quotquot 
Ebroicis  reperit,  équités  simul  atque  clientes, 
Paucis^  exceptis  quos  sors  servavit  in  arce. 
Quos  cum,  depositis  armis,  fecisset  in  una 
Discubuisse  domo,  tanquam  prandere  putantes, 
Evocat  e  latebris  armatos  protinus  Anglos, 
Interimitque  viros  sub  eadem  clade  trecentos, 
Et  palis  capita  ambustis  afïingit^,  et  urbem 

•60  Circuit  affixis  (visu  mirabile) ,  tali 

Regem  portento  querens  ^  magis  angere  luctu  ; 
Talibus  obsequiis,  tali  mercede  rependens 

1.  hnus  (sic)  Karolides  fiscale  reduxerat  armis  V. 

2.  Chron.,  §  70. 

3.  habere  V. 

4.  c  iuos  (sic)  V. 

5.  afllxit  V.  —  afftugit  P. 

6.  eupiens  V. 


116  PHILIPPII>OS 

Millia  marcarum  quas  rex  donaverat  illi  *  • 

Tair  quippe  modo,  drcumveDÎentibus  Ânglis, 
Horsus  et  Hengistus  olim  necavere  Britannos 
PatQcios  omnes  ad  prandia  falsa  vocalos, 
£  quibus  evasit  solus  Salebericas  Eldo, 
Quirigidum'  nactus  fortune  munere  palum, 
Mille  viros  sternens,  indemni  corpore  fugit, 

470  Ac  hostes,  bello  renovato,  postea  vicit^. 
Tarn  detestanda  pollutus  cède  Johaones 
Âd  fratrem  properat  ;  sed  res  tam  flagiliosa 
Non  placuit  fratri.  Quis  enim,  nisi  demone  plenus, 
Omninoque  Deo  vacuus,  virtute  redemptus 
A  vitiis  nulla,  tam  dira  finaude  placere 
Appetat,  auttanto  venetur  crimine  pacem? 
Sed,  quia  frater  erat,  licet  illius  oderit  actus 
Onmibus  odibiles,  fraterne  fédéra  pacis 
Non  negat  indigno,  nec  eum  privavit  amore 

480  Ipsum  qui  nuper  sceptro  privare  volebat. 
Tempore  rex  illo  castellum  Yernoliense 
Jam  tribus  hebdomadis  obsederat,  improba  cujus 
Gens  nimis,  et  Francos  assueta  lacessere  lingua^, 
In  fore  castelli  regem  depinxerat  ipsum 
Armatum  clava  ^  ;  sed  nec  cessabat  amaris 

i.  La  Chronique  (§  72)  ne  contient  pas  autant  de  détails  sur  liu 
trahison  de  Jean  Sans-Terre. 

2.  rigidus  V. 

3.  Yoy.  GeofTroi  de  Monmouth,  YI,  15  et  16.  Dans  le  $  16,  l9 
personnage  appelé  par  Guillaume  Salehericus  Eldo  y  est  nommd 
Eldol  consul  Claudiocestrie. 

4.  linguis  V. 

5.  Guillaume  Guiart  (Branche  des  royaux  lignages,  v.  1820-1853) 
dit  que  les  gens  de  Yemeuil  avaient  représenté  le  roi  ainsi  armé 
en  dérision  de  la  garde  de  sergents*  à  masses  qu'il  s'était  donnée 


UBER  IV.  117 

Irritare  probris  mutam  viventis  ideani. 
Sed  ^  jam  magniloquos  fastus  omnino  represait, 
Vertioe  demisso  regem  veneranter  honorans  * 
Francorumque  jugum  portans^  cervice  coacta; 

490  Seque  dolet  mutilam  mûris  et  turre  superba, 
Quos  vex  stravit  humi,  sumptu  dispendia  passe 
Discat  ut  hoc  damno  lingue  compesoere  damoum. 
Qui,  postquam  certus  de  proditioue  Johannis 
Et  gentis  de  nece  sue  fuit,  obsidionem 
Solvit,  et,  irarum  stimulis  agitatus,  ad  omne 
Exddium  partis  adverse  totus  inardens, 
Ebroicas  primo  sic  incineravit,  ut  omnes 
Cum  domibus  simul  ecclesias  consumpserit  ignis. 
Inde  cremando  domos,  predando  rura^  Galetum 

500  lotrat,  et  obsessis  Richsa*dum  submovet  Archis, 
Quem  fiiga  dum  raperet ,  équités  fera  bellagerebant 
Cum  Francis,  média  se  defendendo  foresta. 
In  quo  conflictu,  Liecestricus  ille  Johannes^ 
Inclytus,  egregiis  mundo  notissimus  actis, 
Mattheo  totis  Marlite  viribus  hastam 
Impingit  per  utrumque  fémur  ;  Mattheus  et  illum 
Pectoris  in  medio  ferrata  cuspîde  pulsum^ 
Quamvis''  unda  fluat  coxa  ex  utraque  cruoris, 

depuis  qu'on  lui  avait  écrit  que  Richard  avait  dessein  de  le  faire 
assassiner.  (Voy.  Ghron.,  §  65.) 

1.  At  V. 

2.  adhoransy, 
Z.  portât  W. 

4.  oyroi  spoliando  V. 

5.  Le  comte  de  Leicester  s'appelait  Bohert  et  non  Jean,  comme 
Guillaume  le  Breton  le  dit  à  tort  ici,  ou  Guillaume,  conune  il  le 
dît  âaàs  sa  Chronique  (§  72)  d'après  Rigord  (§  97). 

6.  puisai  Y. 

7.  Bt  licei  V. 


\  \  8  PHIUPPIDOS 

Corporis  immensi  signare  charactere  terram, 
51 0  Atque  ipsum  cogit  superatum  vincla  subire. 
Sed  nec  Francigene  reliqui  sine  laude  receduot, 
Duin  daros  actis  viginti  quinque  quirites, 
Innumerosque  ligant  alios,  pluresque  trucidant. 

Haud  procul  hinc  portos  fama  celeberrimus 
Yilla  potens  opibus  florebat  nomioe  Deppe  ^ .  [atque 
Hanc  primum  Franci  sub  eodem  tempore  gazis 
Omnibus  exspoliant,  spoliatam  denuo  totam 
In  cinerem  redigunt  ;  et  sic  ditatus  abivit 
Gelus  ovans,  quod  tôt  villa  non  esse  vel  urbe 
530  Divitias  aut  tam  pretiosas  diceret  usquam. 

Inde  revertentes,  posito  Richardus  in  arcto 
Gujusdam  nemoris  egressu  milite  multo 
Gum  famulis  levibus,  loca  nactus  commoda  fraudi, 
Damnificavit  eos,  et  multos^  cepit  eorum 
Agminis  extremi  spoliis  rebusque  gravatos'. 

Dehinc  Bellum  montem  celer  in  sua  jura  redu- 
Bituriam  subiit.  Sequitur  pernicibus  alis     [cens, 
Karolides  ipsum  :  quem  cum  sentiret  adesse 
Anglicus,  insidias  iterum  molitur  eidem. 
530      Est  inter  Fractam  Yallem  Blesenseque  castrum 
•  Non  multum  celebri  Belfogia  nomine  vicus, 
Perplexus  lucis  et  vallibus  horridus  atris. 
Quo  dum  ^  forte  suis  rex  cum  baronibus  esset, 
Mane  fere  medio  prandens,  nihilominus  ibant 

1.  Deppa  V. 

2.  plures  V. 

3.  Guillaume  a  entremêlé  ici  des  faits  qui  se  passèrent  à  diverses 
époques  :  le  siège  de  Verneuil  eut  lieu  en  1194,  ainsi  que  la  prise 
du  comte  de  Lcicester,  tandis  que  le  ravage  du  pays  de  Gaux  et 
l'incendie  de  Dieppe  ne  se  placent  qu'en  1195.  (Ghron.,  72  et  79.) 

4.  cum  V. 


LIBER  IV.  119 

Agmina  cum  bigis  et  equis  portantibus  arma, 
Yasaque,  resque  alias  castrorum  quas  petit  usus. 
Emicat  e  latebris  subito  rex  Anglus  ;  inerme 
De  facili  vulgus  oneratum  rébus  et  escis 
Dissipât,  occidit,  abducit,  plaustra  reducit, 

540  Sarcinulas  et  equos,  cophinos  et  vasa  culine 
Mensarumque,  quibus  argenti  splendor^  et  auri 
Yasis  pre  reliquis  pretium  pretiosius^  addit. 
Nec  parcit  raptor  nummis  quibus  arcta  tumebant 
Dolia,  nec  saccis  quibus  ornamenta  latebant, 
Scripta  tributorum  fiscique  cyrographa  ;  nec  non 
Cum  reliquis  rapitur  rébus  regale  sigillum  ; 
Tantaque  passus  ibi  rex  est  dispendia,  vicum 
Ut  vere  dicasa  bello  et  fraude  vocatum^. 

Necdum  prima  quies  epulis^,  clamatur  ad  arma  : 

550  Arma  viri  rapiunt  mixtim;  non  curât  an  ejus, 
An  socii,  sint  arma  quibus  se  quilibet  armât  ; 
Arma  sibi  capiunt  que  proxima  carpere  possunt. 
Sed  jam  se  spoliis  predo  predaque  potitus 
Sparserat  in  lucos  prudens,  vallesque  remotas, 
Qua  rex  non  poterat  armatas  ducere  vires  ^. 
Qui  simul  aspexit  hostes  non  esse  sequendos, 
Geptum  pergit  iter,  amissaque  cuncta  novari 

!.  fulgor  V. 

2.  speciosius  V. 

3.  Le  poète  croit  trouver  dans  le  nom  Belfogia  les  mots  bellum 
et  fogia.  Ce  dernier,  qu'il  traduit  par  fraus,  semblerait  avoir  le 
sens  de  tromperie  ;  fouger,  en  ancien  français,  signifiait  tromper, 
séduire,  (Voy.  Du  Gange  au  mot  Fuginare.) 

4.  Les  anciennes  éditions  portent  à  tort  populis,  tandis  qu'on 
trouve  epulis  dans  tous  les  mss.,  ce  qui  s'accorde  d'ailleurs  avec 
le  vers  534. 

5.  Chron.,  §  74. 


1 80  PHIUPPIDOS 

Imperat,  et  cura  majore  novata  tueri  ; 
Qui  sibi  pro  rébus  amissis  vel  meliora, 

560  Âut  eque  pretiosa  quidem,  reparare  valebat 
De  facili  ;  sed  scripta  quibus  prenosse  dabatur 
Quid  deberetur  fîsco,  que,  quanta  tributa, 
Nomine  quid  census,  que  vectigalia,  quautum 
Quisque  teneretur  feodali  solvere  jure, 
Qui  sint  exempti,  vel  quos  angaria  damnet, 
Qui  sint  vel  glebe  servi,  vel  conditionisS 
Quove  manumissus  patrono  jure  ligetur, 
Non  nisi  cum  summo  poterit^  rescire  labore. 
Prefuit  huie  operi  Galterus  junior^  ;  ille 

570  Hoc  grave  sumpsit  onus  in  se,  qui  cuncta  reduxit 
Ingenio  naturali  sensusque  vigore 
In  solitum  rectumque  statum,  prestructus  ab  iUo 
Esdram  qui  docuit  reparare  volumina  Legis 
Âtque  Prophetarum,  Psalmos,  itidemque  libellos 
Et  Testamenti  simul  omnia  scripta  prioris, 
Que  cuncta  impietas  olim  Ghaldea  cremarat, 
Urbs  quando  sancta  est  a  principe  capta  Goconmi\ 
Rege  sub  Assyrio,  qui  regem  lumine  cassum 
Gum  captivato  populo  tulit  in  Babylonem  ; 

580  Gui  laxativus  inter  convivia  potus 

Fraude  datus,  stomachum  laxans  ^  ignominiose, 

1.  Le  vers  566  manque  dans  V. 

2.  potuit  V. 

3.  Nous  n'avons  plus  le  registre  original  de  Gautier  le  Gham- 
brier  dit  le  Jeune  ;  mais,  d'après  les  savantes  conjectures  de 
M.  Delisle,  une  partie  du  cartulaire  de  Ph.  Aug.,  aujourd'hui 
conservée  au  Vatican  (Ottoboni,  2796),  doit  être  probablement 
empruntée  à  ce  recueil.  (Voy.  Cat,,  introduction,  p.  ix,  et  le  rap- 
port de  M.  Tuetey  inséré  dans  les  Arch,  des  Missions,  3«  série,  t.  "VI.) 

4.  Nabuzardam,  Reg,,  IV,  25,  vra. 

5.  laxans  manque  dans  P. 


UBER  IV.  \%\ 

Meroris  facta  est  mortisque  in  carcere  causa. 

Domni  Martini  cornes  interea  Reginaldus, 
Boloniam  toto  comitissam  cum  comitatu 
Gui  rex  addiderat,  et  Balduinus,  honoris 
Jure  palatini  clarus,  proavisque  superbus, 
Helisabeth  frater  r^ine,  Hennavius  atque 
Flandriens  archicomes,  Francorum  rege  relicto, 
hegis  ad  Anglomm  partes  jam  transtulerant  se^. 

S90  Multi  preterea  barones,  ejus  amici 
Occulte  facti,  tecta  illi  mente  favebant, 
Qui  magnos  sibi  quosque  viros  in  amore  ligabat, 
C!ordaque  Francigenum  sibi  venabatur  avara 
Muneribus  crebris  promissorumque  lepore, 
Âi^entum  dum  largus  eis  dispergit  et  aurum, 
Ornamenta,  cibos,  exennia,  predia,  villas^. 
Sed  non  Barrensem  potuit  corrumpere  donis. 

Gontigithaud  multo  decurso  tempore  post  hec^, 
Virgo  Dei  mater,  que  verbo  se  docet  et  re 

COO  Garnoti  dominam,  laudabiliore  paratu 
Ecclesiam  reparare  volens  specialiter  ipsi 
Quam  dicat  ipsa  sibi^,  mirando  provida  casu 

i.  Ghron.,  $  88. 

2.  Voy.  Rigord,  p.  137,  note  3. 

3.  En  réalité,  l*incendie  de  Notre-Dame  de  Chartres  eut  lieu 
en  1194,  c'est-à-dire  trois  ans  avant  les  événements  précédem- 
ment racontés.  (Voy.  Rigord,  §  98.) 

4.  Guillaume  a  du  connaître  le  texte  latin  des  Miracles  de  N.'D. 
dé  Chartres,  récemment  retrouvé  à  la  bibliothèque  du  Vatican  et 
publié  par  M.  A.  Thomas  dans  la  Bibliothèque  de  l'École  des 
chmries  (1881,  tome  XLII).  U  sufHt  pour  s*en  convaincre  de 
rapprocher  des  cinq  derniers  vers  les  deux  passages  suivants  : 

« perpétua  virgo  Maria,  que  se  urbis  et  ecclesie  dominam 

«  Gamotensis  multis  pridem  miraculis  quibusdam  ûdelibus  visi- 
«  biliter  apparendo  et  colloquendo  fuerat  protestata »  (Miracles, 


1 22  PHILIPPIDOS 

Vulcano  furere  ad  libitum  permisit  ia  illam, 
Ut  medicina  foret  presens  exustio  moiiû 
Quo  Domini  domus  illa  situ  languebat  inerti, 
Et  causam  fabrice  daret  illa  ruina  future, 
Gui  toto  par  nulla  hodie  splendescit  in  orbe  ; 
Que  S  lapide  exciso  surgens  nova,  corpore^  toto 
Sub  testudineo  jam  consummata  décore, 

61 0  Judicii  nihil  usque  diem  timet  igné  noceri  ; 
Multorumque  salus  illo  provenit  ab  igné. 
Quorum  subsidiis  operis  renovatio  facta  est^. 
Hostis  enim  generis  humâni  semper  iniquus^, 
Semper  amat  damnis  superaddere  damna,  nec 

[unquam 
Velle  bonum  vel  amare  potest  ^  ;  mala  non  tamen 
Irrogat  ipse,  nisi  Domino  permissus  ab  ipso  ;  [ulla 
Sicque  agit,  ut  facto  semper  delinquat  in  omni. 
Et  tamen  ex  ejus  Deus  actibus  utilitates 
Prospicit  humanas,  et  vel  peccamina  punit, 

620  Âut  hominum  reprimit  a  fastu  corda  superbo, 
Justificetur  adhuc  presenti  ut  verbere  justus, 
Et  sordens  sordescat  adhuc  examine  justo. 
Firmat  enim  justum  morum  patientia  custos. 
Obstinât  injustum  vitiis  implexa  voluntas  ; 
Sicque  fit,  ut  facto  bonus  et  malus  hostis  eodem 

p.  509.)  —  a beata  Dei  genitrix  novam  et  incomparabilem 

«  eoclesiam  sibi  volens  fabricari  ad  facienda  ibidem  miracula...  » 
{Miracles,  p.  600-601.)  Voy.  aussi  plus  bas  livre  VIII,  vers  194, 
note. 

1.  Ét\, 

2.  corpora  V. 

3.  Chron.,  §  73. 

4.  iniqui  V. 

5.  poium  V. 


LIBER  IV.  123 

Nobis  proficiat,  sibi  dum  nocet  ipse  suisque; 
Non  quia  simpliciter  bonus  aut  velitaut  queat  esse, 
Sed  quod  sit  malus  ipse  bonis  occasio  nostris. 
Sic  mala  Judeis,  nobis  bona  passio  Ghristi, 
630  In  vitam  nobis,  in  morlem  transiit  illis  ; 
Ejusdem  rei  que  tam  fuit  utilis  orbi 
Passio  nos  salval,  Judeos  actio  damnât, 
Ëternoque  Patri  placet  bec,  dum  displicet  illa. 

Et  quia  jam  nostrum  reddit  tam  durus  anhelum 
Callis  equum,  breviter  hic  respirare  sinatur, 
Ut  levius  requiem  post  quartam  currere  possit. 


1 84  PHILIPPIDOS 


CATHALOGUS  MATERIE  QUINTI  LIBRI. 

Quint  us  habet  strages  et  particularia  bella. 
Rodolia  de  Valle  fugat  rex  obsidionem^ 
In  triduo  properanter  agens  iter  octo  dierum. 
Richardus  Britones^  capto  Yirsone^  molestât; 
Arturum  patnio  tamen  illi  reddere  nolunt^. 
Dangutum  vertit^  simulAlbumarumque^  Philippus; 
Ipsitis  unde  volens  Richardus  castra  levare^ 
Vincitur,  inque  genu  telo  Gaillone  feritur^ 
Nemurci  comitem  capiunt  ;  tria  millia  Franci 
Vallorum  obtruncant^.  Belvad  presule  capto  ^ 
Richardus^  voluit  subito  retinere  Philippum^ 
Milite  cum  raro  Curcellis  forte  meantem; 
Quo  nimis  indignans  filum  illius  Atropos  occat. 


INCIPIT  QUINTUS  LIBER. 

Interea  sterili  cornes  obsidione  Johannes 
Vallem  Rodolii  sub  jura  reducere  fratris 
Tentabat,  cum  quo  David  cornes,  Eboracensis 
Presul^,  Hirundelle  dominus,  verbosa  superbe 
Rotomagi  multitudo,  sicereque  tumentis 


1.  Ce  vers  manque  dans  V. 

2.  objurgant  L  P. 

3.  Richardus  presule  capto  Belvad  V. 

4.  Geoffroi,  fils  naturel  de  Henri  II. 


ISS 

AlgB  polatrix,  LexoTn  foDlb  cj^cn^ 
Que  pro  fonte  nnns  gaodet  potve  lutosK. 
In  qaSbas  a  terp^  bolboi  haSo  ooberel, 
Cum  Devis  sparso  snbicit  se  ruia  muhto, 

10  Fmmefitiqiie  parensTe^îs,  duriqiie  Caletes^ 
Oximikiiie  sîtos  sterîli  seooUegementes; 
Isti  corn  moltis  afiis  oommiimter  omnes 
Unammi  \àU>  castnim  expi^nuune  Tolebant^ 

Sed  jam  cum  populo  miles  ooDven^rat  oomis, 
Praxima  quoi  poterant  kxai  mittere^  Frandgeiia- 
Âodiire  ripis  m^ati  castra  niteotis  ;  [nun 

Ad  quos  Biturica  rex  festinavit  ab  urbe. 
lo  triduo  (mirom  !)  compleos  iter  octo  diorum» 
Nec  descendit  equo,  oec  membra  quiète  rrfedt 

20  Vel  modica  ;  sudore  fluens  et  pulvere  sparsus 
Sicut  erat,  transit  Âudure  per  vada  primus. 
Nec  mora  detinuit  Francos,  quin  protinus  ipsi 
Gontigui  solita  levitate  ferantur  in  boston 
Jam  pertuii>atum»  nec  jam  sua  turpe  putantero 
Ignave  dare  terga  fuge,  nemorisque  propinqui 
Lustra  subire  magis  quam  se  defendere  pugna^. 
Diffugiunt  équités  projectis  eminus  armis. 
Ut  levius  fîigiant  ;  pedites  capiuntur,  ubi  se 
Victori  cursu  nequeunt  auferre  pedestri^. 

30      Bituricis  iterum  cum  rex  in  finibus  esset» 
Obsedit  simili  Bruerollas  sorte  Johannes» 
Turpiter  indigène  quem  soli  exinde  fugarunt. 
Ad  régis  cursum  redeo,  quem  more  gigantis 

1.  oppugnare  lahorant  V. 

2.  Mittere  quoi  poterant  loca  proxima  V. 

3.  promptum  V. 

4.  Ghron.,  §  74. 


426  PHILIPPIDOS 

Octo  tribus  complere  dies  poluisse  stupesco. 
Et  quis  non  stupeat  ipsum  cum  cetibus,  armis 
Munitum,  penna  quasi  rémige,  non  pede  vectum, 
Tempore  tam  modico  tôt  continuasse  dietas? 
Qyiis  pede  pennato  cursorius  aut  peregrinus, 
In  patriam  voto  cupiens  remeare  peracto, 

40  Se  jactare  potest  aliquando  millia  centum 
Quadraginta^,  tribus  ita  perrexisse  diebus? 
Non  tanto  post  Narbazanem  Bessumque  refertur 
Magnus  Âlexander  olim  properasse  volatu, 
Festinant  Dario  dum  Bactra  subire  perempto. 
Talis  Parisios  memoratur  adisse  diei 
Unius  spatio  Senonensi  Gesar  ab  urbe, 
Quando,  Romanis  ejectis,  Camulogenum 
Parisii  regem  sibi  presumpsere  creare, 
mis  Rotomago  quem  Neustria  miserat  urbe  ; 

50  Quare  obsessa  fuit  et  capta  Lutetia  rursum^. 

Postea  rex  iterum  Richardus,  rexque  Philippus, 
Haud  procul  a  Bituris  stabant  pugnare  parati. 
Yerum  Richardus  animum  revocavit  ab  armis, 
Solo  se  monitore  fruens,  et  tactus  ab  illo 
In  cujus  sunt  corda  manu,  viresque  potentum, 
Seque  sui  libito  domini  submisit,  ad  omne 
Ipsius  imperium  penitus  parère  paratus. 
Sacramenta  novat  fidei,  dominoque  fidelem 
Se  fore  jurât  idem  sub  amica  pace^.  Sed  infra 

60  Temporis  articulum  pacem  revocavit  eamdem  ; 
Quam  quoniam  facto  violare  nequibat  aperto, 


1.  Quinquaginta  V. 

2.  Le  vers  50  manque  dans  V. 

3.  Chron.,  §  82. 


T.  <«7 

Famé  gimdkim  forandans,  si  manifesU^ 
Existât  ilomioo  sine  cmsa  finonte  rebellîs, 
Occuhe  fieri  procunt  quod  manifesto 
NoD  audet  bdlo,  focîens  in  canooe^  firaudem; 
Et  sic  beUonmi  caosam  movet  arte  latenti, 
Gogator  prîmiis  ut  bdhi  movere  Philippus, 
Prestet  et'  imposte  quasi  jus  iojuria  menti, 
Qoo  sibi  sit  lidtom  jam  mota  repeUere  belia^. 
70      Fhimiiie  Sequanio  portus  qui  Gaudia  Portans 
Nomen  habet,  transfert  in  Yelgica  rura  meantes. 
Et  qui  Rodotiam  festinant  p^rgere  Vallem. 
Insula  flumen  ibi  gemino  discriminât  alveo, 
Fluminis  in  medio  terre  commuais  utrique. 
Rex  ibi  Richardus  celsam  cum  menibus  arcem 
Edificat  contra  jurate  fédéra  pacis^;  [ille^ 

Gumque  Philippus  eum  super  hoc  reprehenderet, 

i.  Les  quatre  vers  précédents  (59  à  63)  sout  remplacés  dans  V 
par  les  cinq  vers  que  voici  : 

Se  fore,  née  pacis  hanc  amicam  rumpere  fonnam 
Jurât  item,  redit  ad  solitos  concordia  cursus 
PauUùimque  viget  in  eis  dilectio  prima  ; 
Quamque  Ricardus  violare  nequibat  aperte 
Formidans  famé  dispendia,  si  manifesta 

2.  Ce  mot,  qui  a,  comme  en  grec,  le  sens  général  de  règle, 
désigne  plus  particulièrement  ici  les  conventions  conclues  entre 
Philippe  et  Richard. 

3.  ut  V. 

4.  Guillaume  de  Newbury  parle  du  désir  qu*a valent  los  deux 
rois  de  rompre  cette  paix,  et  met,  comme  Guillaume  le  Breton, 
la  rupture  sur  le  compte  de  Richard  :  «  Irritandi  régis  Franco- 
«  rum  ut  pacem  infringeret  ex  ipsa  ut  dicitur  prescripte  pacis 
«  formule  occasionem  artemque  invenit.  »  (D.  Brial,  XVIU, 
p.  53  A.) 

5.  Chron.,  §  IH. 

6.  ipse  V. 


1 88  PHIUPPIDOS 

Excusabat  se  cauto  fallaciter  astu, 

Diun  facit  ut  lateat  injuria  juris  in  umbra, 

80  Seque  cavillosa  deceptio  palliet  arte  ^ . 
Sed  quamvis  régi  de  fraude  liqueret  aperta. 
Non  tamen  bec  animum  res  ejus  movit  ad  arma. 
Perstat,  seque  alias  Richardus  vertit  ad  artes  : 
Provocat  in  causam  dominum  Yirsonis  eumque, 
Ordine  perverso  judex  effectus  et  actor, 
Gonvenit  injusta  coram  se  lite,  super  re 
Âd  régis  de  jure  forum'  spectante  Philippi. 
Non  tulit  indignans  animi  vir  fortis,  et  usque 
Parisius  veniens  régi  movet  inde  querelam. 

90  Quam  foret  ante  tamen  ad  propria  rura  reversus, 
Onme  quod  ejus  erat  subito  Richardus  adorsus, 
Yirsonum  totum  spoliât,  capit,  ipsius^  omnes 
Destruit  igné  domos,  predas  abducit  opimas^. 
Proh  dolor  !  eximii  castrum  splendoris,  abun- 

[dans 
Omnibus  ad  castri  faciunt  quecumque  decorem, 
In  nihilum  redigit  dolus  improvisus,  et  hostis 
Necdum  suspectus,  nondum  de  jure -timendus  ; 
Quo  non  fertilius,  quo  non  speciosius  ullum 

1.  Ici  on  trouve  dans  V  les  six  vers  suivants  qui  contiennent 
les  arguments  que  Richard  faisait  valoir  pour  sa  défense  : 

Allegabat  vel  proprio  id  sibijure  licere 
Cum  locus  ille  foret  terre  vicinior  ejus  ; 
Et  tune  animis  erat  ambobus  et  insula  limes, 
Unde  nec  alterutri  fuit  appropHandus  eorum 
Limes  vel  neutras  in  partes  cedere  débet, 
Perscribique  nequit  quin  sit  communis  utrique. 

2.  foro  L  P. 

3.  in  prius  V. 

4.  Ghron.,  §  86.  Ceci  est  beaucoup  plus  détaillé. 


UBKE  T.  129 

Biturigum  fines  modo  perhislrabat  aprioos. 

1 00  Hinc  eienim  dextmm  Sigalooica  plana  serenant 
Frugifero  jocnnda  solo  ;  lahis  inde  sinistrum 
Lene  fluens  per  prata  virentia  Carus  amenât, 
Arborîbos  coltîsqoe  plaœns,  patiensque  canne, 
Pisdbus  et  moltis  jovat  utiiitatibus  ipsum. 

Rex  obi  oognovit  qoam  sepius  antea  firaudem 
Expertos  fberat,  missis  qui  Bituricana 
Oppida  munirent  famulis  et  milite  multo, 
Richardus  simili  ne  fraude  preoccupet  illa, 
Daogutum  multis  legionibus  obsidet  ;  unde 

110  Gum  Ridiardus  eum  conatus  sepe  fuisset 
Pellere,  nec  posset,  Âuduram  transit,  et  eoce 
Jam  Nonancuram^  Nicolaus  munere  captus 
Traditeî,  domus  Urfinum^,  paupemma  villa 
Gui  fuerat  ;  qui  cum  sensisset  quam  scelerosa 
Factio  sit  fidei  commissum  sic  violare, 
Gastellumque  sui  domini  sic  prodere,  Templi 
Suscipiens  habitum  Syrias  aufugit  in  oras. 

Sed  rex,  Danguto  capte  prius,  impiger  illuc 
Tendit,  et  in  fisci  castellum  jura  reducit'; 

120  Et  quos  Richardus  illic  dimiserat,  omnes 
Glausit  compedibus  vinctos  in  turre  Medonte, 
Quos  Gascelinus  servabat,  vir  probitate 

i .  Jam  novam  circum  L  P. 

2.  «  Locus  insanabilis  absque  meiioris  notœ  codice  »  dit  D. 
Brial,  qui  a  d'ailleurs  fort  mal  ponctué  ce  passage.  Barth,  plus 
clairvoyant,  avait  compris  qu*Urfinum  devait  désigner  le  pays 
d'origine  du  gouverneur  de  Nonancourt.  Il  s'agit  en  effet  d'Or- 
phin  (8eine-et-0ise,  arr.  de  Rambouillet,  cant.  de  Dourdan). 

3.  La  Chron.  (§  86)  ne  donne  ni  le  nom  ni  le  sort  ultérieur  du 
gouverneur  de  Nonancourt.  —  D'après  Roger  de  Hoveden  (IV, 
20),  la  prise  de  Dangu  n'aurait  eu  lieu  qu'en  1197. 

n  g 


1 30  PHIUPPIDOS 

Splendidus,  armorum  studiosus,  fortis  et  audax, 
Dapsilis,  et  super  afilictos  pia  viscera  gestans. 
Is  dum  prestat  eis  et  potum  largus  et  esum  S 
Sepius  in^  mensa  patiens  discumbere  secum, 
Incautus  sibimet,  medio  dum  potat  eorum^, 
Occidit  a  Sathane  membris  occisus,  in  ipso 
Quo  bibit  articulo,  cultro  sub  corde  recepto  ; 

1 30  Conceptaque  diu  sic  proditione  patrata, 
Occulta  dudum  limatis  fraude  catenis, 
Ostia  recludunt,  graduumque  per  ardua  passu 
Declivi  ad  terram  descendunt,  turre  relicta. 
Gumque,  tenebrose  fisi  caliginis  umbra, 
Jam  per  posticos  fugere  in  diversa  pararent, 
Per  iotum  subilo  castrum  turbore  levato, 
Goncurrunt  cives,  valvas  trepidantibus  ^  obdunt, 
Et  mox  pêne  omnes  capiunt,  qui,  mane  sequenti, 
Yultibus  erectis  sursum  tollente  gibeto, 

1 40  Digna  Jovi  fiunt  oblatio,  jure  levati 

  tellure  procul,  nec  celi  in  sede  recepti, 
Gum  neutro  recipi  mereantur  utrique  perosi^, 
Quos  in  se  occillare  sinit  vix  pendulus  aer. 
Pena  minor  merito,  si  tanto  sola  daretur 
Pena  bec  flagitio  ;  verum  magis  illa  timenda  est 
Exutos  que  carne  manet  punitio  mânes. 

Richardus  vero  Britones  invasit,  eosque 
Gladibus  ^  a£Fecit  miserandis,  castraque  plura 
Evertit,  pagos  maie  depopulatus  et  urbes, 

1.  escam  V. 

2.  odV. 

3.  Le  vers  127  manque  dans  V. 

4.  crepiUintibus  L  P. 

5.  Le  vers  142  manque  dans  V. 

6.  claudibus  L  P. 


UBKR  V.  131 

1 50  Nec  pueris  paroass  nec  adultis  ;  quinetiam  ipso 
Quo  veneranda  die  cekbratur  passio  Ghristi, 
Multos  ocddit  gladio,  multosque  ooegit, 
Mortis  ioaudito  molimiDe  sevus,  obire 
Ignibos  et  fuino,  caveas  et  viscera  terre 
Ingressos*,  mortis  fonnidiDe,  quefugientes 
Gonsequitur  quocumque  loco,  quocumque  recessu . 
Non  tamen  a  régis  Britooes  ditione  Philippi 
Franoominque  fide  tanta  feritate  retraxit  ; 
Sed  nec  eos  induxit  ad  hoc  ut  reddere  vellent 

160  Ârturum  patruo,  pro  quo  mala  tanta  ferebant, 
Quem  Guidenocus  Veneteosis  episcopus  illo 
Tempore  servabat  puerum,  regique  Philippo 
Postea  restituit  sanum,  qui  cum  Ludovico 
Parisia  puero  puer  est  educatus  in  aula, 
Indemnisque  annos  plures  exegit  ibidem  ^  ; 
Sed  periit,  patruo  simul  ejus  copia  facta  est. 
Tutus  ab  externis,  manibus  truncatus  amici^. 

Nec  mora,  Richardus  Britonum  de  finibus  exit, 
Atque  catervatim  comitantibus  undique  signis 

170  Per  Baiocarum^  lolieta,  perarva  Galetum, 

Prêter  Bellovagum  propero  rapit  agmina  cursu, 

Jactans  se  régi  confligere  velle  Philippo, 

Si  non  confestim  discedat  ab  obsidione 

Qua  sex  hebdomadas  consederat  Albimarensis 

Gastelli  muros  scopulis  et  colle  locatos. 

Eligit  ergo  bonis  de  militibus  meliores, 

4 .  Dum  subeunt  V. 

2.  Le  vers  165  manque  dans  V. 

3.  Sur  cette  expédition  de  Richard  en  Bretagne  pendant  l'an- 
née 1196,  voy.  R.  de  Hoveden  (IV,  7);  Gervais  de  Gantorbéry 
(I,  532),  et  Guillaume  de  Newbury  (D.  Brial,  XVIII,  56^). 

4.  Barocarum  P. 


1 3S  PHiLiPpmos 

De  quorum  mage  fisus  erat  virtute  fideque. 
Ut  secum  veniant  irrumpere*  castra  repente. 
Inter  quos  specialis  erat  fortissimus  armis 

1 80  Guido  Thoarcîtes,  Britonum  dux  post  brève  tem- 
Qui  fuit,  Arturi  sumpto  cum  matre  ducatu  ;  [pus 
Gum  quîbus  Hugo  venit  Brunus  Lisinanicus  héros, 
Et  cum  militibus  Guilielmus  Malleo  multis. 

Rex  ita  Richardus  belli  fervore  calescens, 
Talibus  auxiliis  dum  vincere  cogitât  omnes, 
Usque  sub  ipsa  gradu  prorumpit  castra  citato. 
Gujus  in  occursum  non  segnius  evolat  extra 
Castra  cornes  Simon  ^,  baro  Barrensis^,  AJanus 
Brito  Dinanites,  solum  cui  nuper  avitum 

190  Richardi  injuste  abstulerat^  violentia  régis; 

Gum  quibus  electi  juvenum,  quibus  ardua  virtus, 
Et  beilis  assueta  manus,  nii  esse  timendum 
Dictitat,  ac  urget,  tendant  ut  in  ardua  semper, 
Quos  simui  aspexit  leo  fortis^  adesse  furore 
Indomito,  novitque  viros  per  signa  virorum  ; 
Qualiter  in  tauros  Libyci  furit  ira  leonis, 
Quos  videt  elatis  in  pascua  ^  cornibus  ire, 
Âgmine  conserto  sese  defendere  promptos, 
Nec  dare  tei^a  fiige ,  nec  eos  tamen  audet  adiré, 

200  Dum  non  presumit  quod  ei  Victoria  cedat; 

Haud  secus  obstupuit  rex  nobilis  hoste  propinquo, 
Dum  nec  eos  audet  invadere,  nec  tamen  illum 
Nobilitas  animi  permittit  abire  retrorsum  ; 

4.  Ot  secum  irrumpant  regalia  V. 

2.  Simon  de  Montfort. 

3.  Guillaume  des  Barres. 

4.  mwdem  injuste  tulerat  Y. 

5.  Richardus  V. 

6.  O^os  videt  in  pascua  erectis  V. 


UBER  V.  1 33 

Illud  honore  caret,  sed  plus  habet  utilitatis  ; 
Utilitate  vacat^  istud,  precellit  honore. 
Utile  postposuit  demum  rex  fortis  honori, 
Quem  retinerestudet  quantum  licet.  Impiger  ergo, 
Guspide  demissa,  mannum  calcaribus  urget, 
Gongrediturque  viris  alacri  levitate,  virique 

21 0  Gongrediuntur  ei  ;  pugnatur  utrimque  vicissim, 
Hastas   confringunt,   hebetantque   frequentibus 
Ictibus,  et  nudis^  agitur  res  dira  cuteilis.  [enses 
More  suo  Barrensis  eques  desevit  in  hostes^  ; 
Dum  facit  ense  viam  qua  regem  possit  adiré, 
Dum  régi  conferre  manum  desiderat  ipsi, 
Très  équités  prostemit  equis,  nec  curât  eosdem 
Gogere  vincla  pati,  dum  plures  stemere  tendit^. 

Interea  comîtis  nec  dextera  Simonis  alget, 
Nec  rcliqui  proceres  pugnant  virtute  minori  ; 

SSO  Nec  Pictava  manus  miner  est  probitate,  minusve 
Laudis  agunt  ;  feriunt  hostem,  feriuntur  ab  hoste  ; 
Sternunt,  sternuntur;  capiunt,  capiuntur  et  ipsi. 
In  dubio  est  nec  scitur  utra  Victoria  parte 
Stare  velit,  cui  propitium  fortuna  favorem 
Prebeat  ;  eventu  dubio  pars  utraque  pugnat, 
Donec  rex  inter  tôt  millia  vidit  Âlanum, 
Gassida  qui  medio  reparans  in  limine^  lapsam, 
Stabat  agro  ;  quem  cum  novisset,  ab  agmine  denso 
£xit,  et  erecta  piano  se  contulit  hasta, 

S30  Festinatque  viro  rapido  se  jungere  cursu. 


1.  caret  V. 

2.  durù  V. 

3.  illos  V. 

4.  Les  vers  216-217  manquent  dans  V. 

5.  lumina  V. 


1 3i  PHILIPPIDOS 

Nec  minus,  ut  regem  conspexit  Brito  venire, 
Se  parili  voto  collidere  gaudet^  eidem. 
Lancea  sed  régis  clypeo  quassata  forato 
Frangitur,  et  voto  régis*  parère  récusât. 
Nec  régis  clypeum  Britoais  forât  hasta  ;  sed  ultra 
Dissiiiens  abiit,  mannique^  sub  ilibus  acta, 
Inter  utrumque  fémur,  preacuta  cuspide  caude 
Juncturam  rumpens,  ibi  demum  firacta  quievit. 
Rex  quadrupesque  cadunt  ;  sed  mira  rex  levitate 

SiO  Surgit,  et  aptat  equo  citius  spe  membra  novato. 
Et  jam  terga  fuge  mandabant  agmina  turpi, 
Rex  quoque  non  poterat  tantos  su£Ferre  fîirores. 
In  primus  capitur  Britonum  dux  Guide  futurus 
Gum  multis  aliis.  Franci  fugientibus  instant; 
Nudatur  campus  ;  fugientes  cara  relinquunt 
Pignora,  ter  denos  équités  aliosque  minores 
Quinquaginta  viros.  Ast  toto  Francigenarum 
Ex  numéro  nuUum  tetigit  vel  captio  vel  mors. 
Gaudia  pro  tanto  Franci  per  castra  triumpho 

S50  Exercere  student,  expugnatumque  diebus 

Quadraginta  novem  ;  captum  vix  denique  castrum 
Funditus  evertunt,  vix  ut  vestigia  restent^. 
Rex  Richardus  abit  tristis,  nimiumque  tumenti 
Corde  ferens  equitum  dispendia  tanta  suorum , 
Seque  fuga  campum  turpi  nudasse,  nec  uUum 
De  tôt  Francigeois  dubii  in  certamine  martis 
Vel  donasse  neci,  vel  saltem  ducere  captum^. 

1.  tendit  V. 

2.  et  domini  voto  V. 

3.  manuque  P. 

4.  Ces  événements  se  passèrent  en  juillet  1196,  car  Philippe- 
Auguste  était  à  Aumale  à  cette  époque.  (Cat.,  502.) 

5.  Ghron.,  §  86. 


UBKR  Y.  135 

Nec  molto  post  bec,  Gailkmis  dngere  muros 
Obsidione  volens^,  ibat  prope  menia  castri, 

260  Explorando  vias  quibas  asoeosu  leviori^, 
Difficiliqoe  mious,  aroem  penetrare  valeret. 
Qaem  dominus  castri  summa  de  turre  Gadocus 
lotaitus,  jaculum  balista  mîsit  ab  arcu, 
Perque  genu  régis  in  equi  latus  impulît  ictum. 
Vertitur  in  gynim  qoadnipes,  dominumque  suo- 
Yix  tulit  ad  cetuin  lethali  cuspide  lesus,        [rum 
Gaillonis  domino,  vivat  modo,  multa  minantem. 
Qui,  cum  post  mensem  medicamîne  plaga  potenti 
Et  docta  resecante  manu  sanata  fiiisset, 

270  Fortior  et  multo  solito  ^  indignantior  iras 

Suscitât,  et  frendens  sitit  arma  vigore  resumpto. 
Ut  coluber  vetula^  nudatus  peile,  nitenti 
Ad  solem  tergo  dentés  armare  veneno 
Perstat,  et  exspectat  in  quem  sua  spicuia  figat, 
Quemve  novi  périmât  primo  iivore  veneni. 

Protinus  extremis  ^  Ânglorum  finibus  agmen 
Wallorum  immensum  numéro  vocat,  ut  nemorosa 
Per  loca  discurrant,  ferroque  ignique,  furore 
Innato,  nostri  vastent  confinia  regni. 

280  Gens  Wallensis  habet  hoc  naturale  per  omnes 
Indigenas  primis  proprium  quod  servat  ab  annis  ; 
Pro  domibus  silvas,  bellum  pro  pace  fréquentât, 
Irasci  faciUs,  agilis  per  dévia  cursu  ; 
Nec  soleis  plantas,  caligis  nec  crura  gravatur, 

1.  parans  V. 

2.  breviori  V. 

3.  Fortior  et  solito  nimis  V. 

4.  veteri  V.  —  vetulus  L. 

5.  externis  L  P. 


1 36  PHILIPPIDOS 

Frigus  docta  pati,  nulli  cessura  labori. 
Veste  brevi,  corpus  nullis  oneratur  ab  armis  ; 
Nec  munit  thoraoe  latus,  nec  casside  frontem, 
Soia  gereus,  hosti  cedem  quibus  inférât,  arma, 
Glavam  cum  jaculo,  venabula,  gesa,  bipennem, 

S90  Ârcum  cum  pharetris,  nodosaque  tela  vel  bastam  ; 
Assiduis  gaudens  prédis,  fusoque  cruore, 
Raro  fit  ut  quis  ibi  subeat,  nisi  vulnere,  mortem  ; 
Si  cui  quis  proprium  sine  cède  obiisse  parentem, 
Improperare  queat,  summum  putatesse  pudorem. 
Gaseus  et  butyrum  cum  carnibus  haud  bene  coctis 
Deiiciosa  viris  reputantur  fercula  magnis, 
Ârboris  in  fisse ^  trunco  quas  sepe  prementes, 
Sic  etiam  comedunt  expresse  sanguine  tantum. 
Hec  vice  sunt  panis,  pro  vino  lacteus  humor^. 

300  Hi,  nostros  fines,  aditus  ubicumque  patebant, 
Predantes,  inconsolabiliter  cruciabant 
Cum  senibus juvenes,  pariter cum  proie  parentes; 
Quos  ita  constrinxit  exercitus  Ândeliane  ^ 
Vallis  in  ingressu,  turmis  prudenter  et  ante 
Et  rétro  dispositis,  quod  eorum  morte  ruisse 
Viderit  una  dies  tria  millia  bisque  ducentos^. 

Facta  movent  regem  Richardum  talia,  nec  se 
Glaudere  corde  potest  gravis  indignatio  totam. 
In  sua  très  vinctos  ergastula  forte  tenebat 

31 0  Francigenas,  quos  mox,  audita  strage  suorum, 

1.  fiwe  L  P. 

2.  Les  principaux  traits  de  cette  description  des  mœurs  gal- 
loises se  retrouvent  dans  la  Descriptio  Kambrie  de  Giraud  de  Barri. 
(Ed.  Dimock,  VI,  p.  179-207.) 

3.  Ardeliane  L  P. 

4.  Raoul  de  Dicet  (II,  163)  dit  que  cette  défaite  des  Gallois  eut 
lieu  le  jour  de  la  Saint-Hippolyte  (13  août). 


LIBER  V.  1 37 

Precipitans  sevus  alla  de  rupe  deorsum 
Lîttore  Sequanio,  muros  ubi  postea  rupis 
Gaillarde  struxit,  ferali  turbine  missos 
Judicio  nequam  necuit  nil  taie  merentes, 
Ossibus  et  nervis  toto  cum  corpore  fractis. 
Protinus^  exoculat  ter  in  ipso  carcere  quinos, 
MoDOCuIumque  *  ducem  dat  eis,  ut  sic  regat  illos 
Francorum  ad  regem  ;  qui,  justa  concitus  ira, 
Angios  supplicio  simili  mulctavit  eodem 

3S0  Sub  numéro,  tractosque  simul  de  carcere  regem, 
Unius  illorum  duce  conjuge,  misit  ad  Anglum, 
Atque  alios  scopulo  très  précipita  vit  ab  alto^  ; 
Ipsum  Richardo  ne  quis  ^  putet  esse  minorem 
Viribus  aut  animo,  vel^  eumdem  forte  timere. 
Providet  bis  qui  propter  eum  sunt  exoculati, 
Datque  relevari  quibus  illi  rébus  egebant. 
Ut  sat  eis  sit  quod  ad  vite  competat  usum®. 

Inde  per  irriguas  valles  vada  transvadat  Epte 
Richardus,  fines  ingressus  Bellovagenses, 

330  Inmiensasque  hominum  predas  pecorumque,  per- 
Pluribus,  abducit.  Presul  ruit  obvius  illi  [emptis 
Belvaci,  cum  quo  Guillelmus  nobilis  ille 
Melloti  dominus  patriam  defendere  tentât  ; 

i .  Nec  mirius  V. 

2.  Monachumque  V. 

3.  Roger  de  Hoveden  (FV,  54)  met  sur  le  compte  de  Philippe- 
Auguste  l'initiative  de  cette  inutile  cruauté. 

4.  Richardo  ne  quis  ipsum  V. 

5.  sine  V. 

6.  Ces  trois  derniers  vers  sont  ainsi  rédigés  dans  V  : 

Ast  alios  qui  propter  eum  sunt  exoculati, 
Omnibus  exhihuit  rébus  quibuscunque  petebat  (sic) 
Âssignans  quicquid  ad  vitam  competit  illis. 


1 38  PHIL1PPID0S 

Quos  Marchaderi  sic  clausit  rupta,  quod  ambo, 
Dum  patrie  pugnant,  capti  vinctique  catenis 
Garcere  multa  diu  clausi  tormenta  tulerunt. 
Idem  presul  erat  Roberti  clara  propago. 
Qui  Grossi  fuerat  Ludovici  regia  proies  ; 
Et  sic  aatus  erat  régi  patruelis.  Ât  illum 

3i0  Nil  juvat  ecclesie  preiatio,  nii  sacer  ordo, 
Propria  nil  probitas,  generis  nil  gloria  tanti, 
Quin  inclusus  uti  minimus  de  plèbe  satelles 
Garcere  penali  per  multos  squaleat  annos^. 

Elapso  post  bec  non  multo  tempore,  frater 
Flandrini  comitis,  et  erat  Nemurcius  idem 
Jure  cornes,  patrio  confinia  Lensica  multo 
Milite  dum  lustrât,  capitur,  sociique  bis  octo 
Qui  comitabantur  ipsum;  quos  régis  amici, 
nias  dum  partes  ex  ejus  parte  tuentur, 

350  Bello  confectos  compellunt  vincla  subire^. 

At  rex  Anglorum  conceptam  presule  capto 
Letitiam  uec  corde  potest  includere  totam, 
Âtque  suo  pugnam  domino  committere  toto 
Gorde  sitit,  quocumque  velint  se  vertere  fata^. 
Gujus  cum  mille  et  quingenti  militis  esset 
Armati  numerus,  bellatorumque  minorum 
Millia  dena  quater,  et  Marchaderica  rupta 
Excedens  numerum,  certus  de  rege  Philippo 

i.Chron.,  §94. 

2.  Ghron.,  §  100. 

3.  Dans  V,  le  vers  354  est  remplacé  par  celui-ci  : 

Corde  tumens,  animum  stimulis  majoribus  augit.., 
à  la  suite  duquel  se  trouvent  répétés  les  vers  353  et  345  avec  une 
légère  variante  : 

Atque  suo  pugnam  domijw  committere  prono 
Corde  sitit,  quocumque  velint  se  vertere  fata. 


LIBKR  Y.  139 

Menia  Gisorti  quod  solus  pêne  petebat, 
360  Juxta  Gurcellas  galeato  milite  campos 

Et  valles  implet,  per  Velgica  nira  cohortes 
Ordioat  armatas,  pateat  via  ne  qua  Philippo, 
Qua,  quo  tendebat,  Gisortum  possit  adiré. 

Nescius  ille  doli,  vel  ubi  rex  Ànglicus  esset^, 
Guncta  Medunteno  dimiserat  agmina  Castro, 
Nilque  sibi  metuens  ducebat  in  agmine  tantum 
Quadraginta  quater  équités,  centumque  clientes. 
Et  jam  transierant  Gurcellas,  menia  quarum 
Fregerat,  et  dominum  captum  rex  duxerat  Anglus 
370  Robertum,  plaga  crudeli  in  vertice  cesum^. 
Ut  videre  viris  coopertas  undique  valles 
Ârmaque  per  campos  solis  duplicantia  lucem, 
Obstupuere  nimis,  nec  erat  via  libéra  qua  se 
A  dextns  possent  emittere,  sive  sinistris. 
Rex  tamen  impavidus  per  iter  quod  ceperat,  ibat  ; 
Quem  Halevicinus  per  habenas  cepit,  et  ipsum 
Talibus  alloquitur  fîiriata  mente,  Manasses, 
Gonsilio  siquidem  fortis,  sed  fortior  armis  : 
c  Quo  mis,  o  periture^?  quibus  jam  possumus 
380  c  Auxilium  pi^estare  tibi?  cur  velle  videris  [armis 
c  Sponte  tuos  et  te  cecis  iuvolvere  fatis  ! 
c  Qualiter  bec  tam  pauca  manus  tôt  millibus  ausit 
c  Pugnare,  ut  vitam  saltem  una  protegat  hora? 
c  Non  tôt  Alexander  Grecos  in  prelia  duxit, 

i.  Après  le  vers  364,  on  trouve  dans  V  un  autre  vers  qui  a 
disparu  dans  L  et  P  : 

Vel  tanto  quod  ei  studio  pugnare  sitiret. 

2.  Richard  avait  pris  Gourcelles  la  veille  (27  sept.   1198.  — 
Roger  de  Hoveden,  IV,  55). 

3.  oportet  corrigé  en  marge  en  operite  P. 


uo 


PHILIPPIDOS 


c  Non  tôt  Âthon^  ratibus  Xerxes  transnasse  puta- 
c  (Ëpotasse  lioet  dicaturfluminaprandens),  [tur 
c  Quot  nos  exspectant.  Numquid  non  cernis,  ut 

[omne 
c  Prepediatur  iter?  nec  quo  transire  queamus 
c  Valiibus  aut  agris  aditus  patet.  Ocius  ergo, 

390  c  Dum  licet  et  nondum  nos  undique  circuit  hostis, 
c  Frena  retorquentes,  loca  nos  in  tuta  feramus  ; 
c  Vel  potius  tu  solus  abi,  nec  te  pudor  ullus 
c  Detineat,  dum  nos  pugnando  resistimus  hosti. 
c  Funeris  est  nostri  facilis  jactura,  sed  in  te 
c  Totius  posita  est  et  spes  et  gloria  regni  ; 
c  Te  solo,  nihil  est  timeat  quod  Francia,  sano^.  » 
Plura  locuturo  nimia  rex  fervidus  ira  : 
c  Absit  ut  inceptum  pro  quoiibethoste  reiinquam, 
c  Dixit,  iter,  refugove  gradu  vestigia  vertam! 

iOO  c  Nos  via  regalis  Gfsortum  ducat  oportet. 

c  Absit  ut  in^  regno  nos  terreat  advena  nostro! 
c  Si  nobis  via,  si  campi  vallesque  negantur, 
c  Ut  nunquam  pateat  aditus  qui  nos  ferat  extra  ^, 
c  Ense  viam  faciat  medios  sibi  quisque  per  hostes  ; 
c  Hoc  duce  perficiemus  iter  quod  cepimus.  Absit 
c  Ut  fiiga  Francorum  régi  queat  improperari  ! 
c  Virtus  non  numerum  pensât,  sed  corda  viro- 

[rum.  > 
Dixit,  et  egregia  médium  probitate  per  agmen 
Prosilit,  unanimes  parili  ievitate  feruntur^ 


1.  Achon  L  P. 

2.  salvo  V. 

3.  in  omis  dans  P. 

4.  ultra  V. 

5.  sequuntur  V. 


LIBER  V.  141 

il  0  Frandgene  quasi  vir  unus  ;  mucrone  corusco 
Dilatât  sibi  quisque  viam,  nec  multa  morati, 
Pugnando  regem  statuunt  ia  plana,  fugatis 
Hostibos  et  stratis  quamplurîbus  atque  peremptis, 
Ut  modo  promisit,  recto  se  calle  ferentem  ; 
Qui  dum  iiiesus^  abit,  furit^  improbus  hostis,  et 
Mente  dolet  quod  eis  ita  victis  victor  abiret.  [egra 
Interea  pugnant  France  décora  inclyta  gentis, 
Damnificantque'  hostes  rubricantque  cruoribus 

[herbas  ; 
Et  dum  non  possunt  tôt  millia  vincere  pauci, 

iSO  Ut  de  failaci  fortune  fidere  vultu 

Présumant  quandoque  minus,  pars  major  eorum 
Gedere  dum  nescit,  dum  vinci  nescia  pugnam 
Incessanter  agit,  capti  retinentur  ab  hoste^  ; 
Marlicius  capitur  Hattheus  cumque  Philippo 
Nantholide  Petrus  cui  Sus  cognomen  habetur  ; 
Et  Galterus  erat  Porte  qui  nomine  notus, 
Âc  alii  proceres,  beilo  preclara  juventus, 
Nonaginta  duo,  quos  ordo  décorât  equestris, 
Egregii  generis  onmes  et  nominis  alti. 
i30  Pons  quoque  Gisorti,  quo  ferrea  porta  subitur, 
Dum  tôt  ferre  nequit  cursu  properante  meantes, 
Frangitur,  et  secum  plurcs  in  flumine  fundit. 
Ât  régis  sonipes  médium  cum  rege  per  amnem^ 

i.  indempnis  Y. 

2.  fugit  L  P. 

3.  d^iciuntqtte  V. 

4.  Le  vers  423  est  remplacé  dans  V  par  les  deux  vers  suivants  : 

Incessanter  agit,  dum  terga  ostendere  summum 
Dedecus  esse  putat,  capti  retinentur  ab  hoste; 


5.  alveum  V. 


1 42  PHILIPPIDOS 

lûdemnis  ripam  se  vexit  in^  ulteriorem; 
Sicque  fit  ex  numéro  quod  rex  non  perdidit  omni 
Quemquam  vel  fluvio  ^  mersum,  campove  pererap- 
Rex  vero  Anglorum,  cum  nonaginta  duobus  [tum. 
Militibus  captis  victor  sibi  visus,  abacto 
Gaillardum  petiit^  primi  jam  tempore  somni, 

iiO  Letus  et  exsultans,  vix  gaudia  tanta  receptans^. 
Proh  !  quam  gnara  nihil  mens  est  humana  futuri  ! 
Quam  cecos  semper^  oculos  habet,  ut  sibi  nun- 

[quam 
Preteritos  memoret  casus,  metuatve  futuros, 
Nil  Ventura  cavens,  tantum  presentia  curans  ! 
Hec  cedet,  Richarde,  tibi  Victoria  damno, 
Inque  brevi  fiet  quod  eam  gessisse,  tuoque 
Te  domino  quocumque  modo  pugnasse,  pigebit, 
Gui  tua  te  docuit  nunquam  confligere  mater, 
Sed  domino  déferre  tuo  reverenter  honorem  ; 

450  Gum  tibi  quadrello  médium  per  corporis  acto 
Mors  erit  in  foribus,  dum  te  nec  Passio  Ghristi 
Nec  Quadragene  cohibent  sacra  tempora  bellis, 
Taie  suo  munus  Aquitania  servat  alumno^. 
Hac  tibi  morte  Galax*^  tuus  est  homicida  futurus. 
Quid  temere  gaudes?  quid  te  viçtore  superbis? 
Stulte,  quid  exsultas?  quid  te  sic  vexat^  inanis 
Gloria?  letitia  presenti  rumperis,  et  quid 

i.  ad  V. 

2.  Quemquam  in  fluvio  L.  —  In  fluvio  quemquam  P. 

3.  subiit  V. 

4.  Ghron.,  §  93. 

5.  semper  omis  dans  L  et  P. 

6.  Le  vers  453  manque  dans  V. 

7.  Chalus  (Haute -Vienne,  arr.  de  Saint- Yrieix). 

8.  inflat  V. 


LIBER  V.  143 

Grastina  sit  latura  tibi  non  respicis  hora, 
Aut  quo  fine  queant  presentia  gaudia  claudi, 

460  Gloria  quam  fallax,  quam  sors  humana  vacillans. 
Rerum  metitur  fines  prudentia.  Gur  non 
Gratus  agis  grates  Domino?  cur  das  tibi  soli 
Que^  dédit  illius  tibi  permissiva  voluntas? 
Insanis  si  taie  tibi  contingere  semper 
Posse  putas,  née  se  presens  status  amodo  mutet, 
Tamquam  stare  velit  passu  fortuna  tenaci. 
An  nescis  domine  mores?  quos  tollit  in  altum, 
Âbsque  mora  casu  graviore  reducit  ad  imum. 
Semper  agit  pre  se  iapsum  sors  ieta  latentem  ; 

470  Exaltatur  enim  cordis  tumor  ante  ruinam 
Que  premit  incautos,  improvisoque  cadentes 
Supplicio  afiigit,  quod  homo  de  jure  meretur, 
Dum  parit  ipse  sibi  propriis^  incommoda  factis; 
Ut  qui  presumit  de  se,  qui  noiuit  esse 
In  culpa  sapiens,  in  pena^  denique  discat 
Quam  se  debuerit  humilem  prestare  triumphans. 
Tune  equidem^  magis  est  reprimenda  superbia 

[semper, 
Quando  Dei  nobis  miseratio  subicit  bostem, 
Quando  dat  immeritis  mundi  labentis  honores, 

480  Ne  dantis  donum  simul  amittamus,  et  ipsum 
Qui  nobis  solus  bec  omnia  donat  et  aufert. 
Rex,  cui  te  jactas  temere  incussisse  timorem, 
Quem  vicisse  putas,  potius  te  vincit,  et  ipse 
Pcr  médias  acies  ipsum  retinere  voicntes 


1.  quod  L. 

2.  Ipse  sibi  propriis  parens  V. 

3.  pénis  V. 

4.  etenim  V. 


1 44  PHD.IPPIDOS 

Dum  facit  ense  viam,  confundens  teque  tuosque, 
De  te  deque  tuis  invicto  marte  triumphat, 
Et  vere  multos  sibi  plus  acquirit  honores 
Evacuando  tuas,  tam  raro  milite,  vires, 
Quam  tu  cum  multis  paucos  retinendo  quirites. 

490  lUius  est  igitur,  jam  non  tuus,  iste  triumphus. 

Temporis  haud  multum  post  hec  eflluxerat,  et 
Post  Quadragene  médium  veneranda  fideli    [jam 
Prebebat  celebrem  populo  se  Passio  Ghristi, 
Lemovica  regione  procul,  mirabile  factura 
Gontigit  :  in  Galacis  patria,  dum  vomere  quidam 
Rusticus,  imperio  domini  cui  nomen  Achardus  \ 
Sulcat  humum,  viciam  miliumve  saturus  in  illa, 
Gensus  absconsos  in  arato  repperit  agro 
Inventosque  suo  domino  detexit  ;  at  ille 

500  Sustulit  inde  latens  paucis  sub  testibus  aurum, 
Ut  perhibent  qui  rébus  amant  mendaciter  uti. 
Gognita  Richardo  res  preconante  fit  ista 
Garrulio  famé,  que  magna  minoribus  addit. 
Et  gaudet  miscere  loquax  mendacia  veris. 
Dulciloquo  famé  garritu  letus,  omissis 
Omnibus,  huic  opère  nisus  accommodât  omnes, 
Ut  quocumque  modo,  vel  vi,  vel  amore,  repertum 
Reddere  thesaurum  sibi  compellatur  Achardus. 
Primo  scribitei,  nec  proficit;  ergo  cohortes 

51 0  Goncitat,  et  Galacis  se  menibus  applicat  armis 
Horridus,  atque  ^  minis  confundere  cuncta  para- 
Ni  sibi  suspectum  mox  ille  refîiderit aurum.  [tus^ 

1.  Guillaume  Guiart  nous  doane  le  nom  de  ce  seigneur  :  il  s'ap- 
pelait Achard  de  la  Boissière.  {Branche  des  royaux  lignages,  y.  2601 .) 

2.  et  L. 

3.  minatus  L  P. 


UBER  V.  145 

Supplicat,  et  sacris  treugas  petit  ille  diebus, 
Transieriat  saltem  donec  solemnia  Pasche  ; 
Griminis  immunem  se  protestatur,  et  ejus 
Ignarum  facti  quod  rex  imponit  eidem  ; 
Se  quoque  promittit  passurum  mente  benigna 
Quicquid  eis  super  his  Francorum  curia  dicet^ 
Que  regni  proceres  distringere  débet  et  ipsum. 

520  Rex,  magîs  iode  furens,  surdescit  ad  omne  quod 
Proponit  verbum  ;  non  attendit  rationes,  [ilie 
Non  jus,  non  equum  :  quod  ei  placet,  hoc  sibi 

[rectum 
Judicat,  et  toto  nisu  instat  prendere  castrum. 
Jam  pars  murorum  ruerat  quammaxima  ;  turris 
Ipsa  labat,  nec  habet  quo  se  defendat  Achardus. 
Est  ubi  dat  vires  sibi  desperatio,  quod  fit 
Quando  premit  miseros  fbrtuna  miserrima  rerum, 
Quando  fit  ut  nequeant  jam  détériora  timeri. 
Sex  équités  pugnant  in  turre,  novemque  clientes, 

530  Qui  certant  totis  defendere  viribus  arcem  ; 

Quoque  minus  se  posse  vident  evadere  mortem. 
Hoc  magis  audaces  morti  pugnando  resistunt  ; 
Nec  timor  ullus  adest  ubi  spes  est  nulla  salutis. 
Pro  jaculis  tabulata,  trabes  et  fragmina  turris 
(Missile  quando  manus  aliud  non  invenit  uiium) 
Gertatim  jaciunt,  nec  cessant  multiplicatis 
Jactibus  hostilis  numerum  attenuare  cohortis. 

Atropos  interea  Glothon  Lachesimque  sorores 
Talibus  alloquitur  :  €  Quid  tantum,  Glotho,  mi- 

[nistras 

540  c  Unde  neat  Lachesis  Richardi  régis  ad  usum  ? 

1.  dictet  V. 

n  10 


1 46  PHIUPPIDOS 

Quid juvat  immerito  tantum  impendisse  laborem? 
Quem  nimis,  ut  video,  patientia  nostra  superbum 
Efficit,  et  nobis  reddunt  bona  nostra  rebellem? 
Munere  qui  nostro  nimium  presumit  abuti,  [tas 
Tamquam  victurus  semper ,  nunquamque  potes- 
Sit  mihiy  quando  velim,  quod  nectis  rumpere 

[filum  ; 
Qui  sacros  violare  dies  tempusque  beatum 
Quod  Pater  altitonans,  qui  nos  dédit  ipse  minis- 
Esse  suas,  proprii  sacravit  sanguine  Nati,  [tras 

550  c  Âudet  avaritia  nimiaque  cupidine  ductus  ; 

Qui  domino  percussa  suo  tôt  fédéra  rupit,  [des 
Quem  voluit  nuper  comprendere.  Transeo  frau- 
Partibus  in  Syrie  gestas,  regnoque  Panormi  ; 
Transeo  nature  violato  jure  quereias.  [vocem? 
Que  te,  Glotho,  movent  ad  noslram  murmura 
Gum  sis  nil  aliud  nisi  vis  qua  Summus  ad  esse 
Tempore  queque  suo  pater  evocat,  ut  iibet  illi  ; 
Unde  tenere  colum  tantum  potes,  et  nihil  ultra. 
Tuque  quid  es,  Lachesi,  nisi  sors  qua  conditor 

[idem 

560  c  Jam  producta  régit,  végétât,  ducitque  per  esse? 
At  mihi,  que  dominor  cunctis,  conversio  nulla 
Nil  obstare  potest  ;  mea  vis  propellit  ab  esse  [est, 
Quicquid  ad  esse  venit  per  vos,  curritve  per  esse . 
Jam  satis  est,  urgetPatris  irrevocabile  verbum. 
Fac  tua,  Giotho,  coius  marcessere  discat  ;  et  iste 
Detumeat,  Lachesi,  torques  quem  pollice,  fu- 
Utilius  fusos  potes  impregnare  Philippo,  [sum  ^; 
Qui  nos,  qui  nostrum  Patrem  reveretur,  et  qus 

1.  Il  faudrait  fusus,  bien  que  tous  les  mss.  portent  fusum. 


UBER  V.  147 

Exhibet  obsequiis  et  honorât  ubique  ministros. 
570  c  Quid  trépidas?  quid,  Acharde,  times?  tua  tur- 

[risin  arcto 
NuDC  posita  est,  casumque  timens  jam  libéra  fiet. 
Âdjutnx  tibi  jam  veoio  ;  quid  spicula  nuUa 
Esse  tibi  dicis  ?  in  muro  respice,  fixa 
'  Sub  trabe  te  juxta  quadrate  cuspidis  una  [misit, 
Pendet  arundo  brevis^  quam  Richardus  tibi 
Diim  dare  te  morti  subite  desiderat  ;  banc  tu 
Porrige  Gurdoni  ^  balistam  qui  tenet  arcum, 
Ut  sua  que  misit  Richardo  missa  remittat  ; 
Hac  Yolo  non  alia  Richardum  morte  perire, 
580  c  Ut  qui  Francigenis  baliste  primitus  usum 
Tradidit,  ipse  sui  rem  primitus  experiatur, 
Quamque  alios  docuit  in  se  vim  sentiat  artis.  > 
Atropos  bec;  ejus  placuecunt  verba  duabus  : 
Glotho  colum  nudat,  Lachesis  sua  pensa  reponit. 

Non  minus  interea  Richardus  menia  circum 
Itque  reditque  frequens,  quem  contemplatus  ab 
Gurdo^  nucem  volvit  baliste  poUice  levo,     [arce 

i.  Aubri  de  Trois-Fontaines  rapporte,  au  sujet  du  carreau  qui 
causa  la  mort  de  Richard,  une  curieuse  légende  qu'il  tenait  de 
Hugues  de  Nesle,  abbé  d'Ourscamp,  puis  de  Larivour.  (M.  G. 
Scr.,  XXn,  876, 1.  12.) 

2.  D  y  a  Dudoni  dans  V,  qui  répète,  dix  vers  plus  loin  :  Dudo 
nucem  volvit,..  G.  Guiart  (v.  2626)  dit  aussi  :  «...  uns  arbelestiers 
Dudons...,  »  ce  qui  prouverait  que  son  modèle,  Jean  de  Prunai, 
avait  sous  les  yeux  un  ms.  appartenant  à  la  même  rédaction 
que  Y  ;  car  il  semble  qu'il  y  ait  Guidoni  dans  L  et  P.  Mais  nous 
croyons  qu'il  faut  lire  Gurdoni ^  le  nom  de  BertranntAs  de  Gurdun 
donné  par  Roger  de  Hoveden  (IV,  83-84)  au  meurtrier  do  Richard 
étant  le  plus  généralement  accepté.  On  sait  que  Mathieu  Paris 
Faillie  Pierre  Basile. 

3.  Dudo  V.  —  Guido  L  P. 


1 48  PHILIPPIDOS 

Dextra  premit  clavem,  sonat  una  nervus/et  eçce 
In  régis  scapula  stabat  fatalis  arundo. 

590  Omnia  luctificus  subito  per  castra  tumultus 
Exoritur  ;  miles  repetit  tentoria  mestus  ; 
Ârmis  depositis,  mit  in  lamenta  juventus  ; 
Âd  stratum  primum  regem  regale  reducunt  ; 
Parcius  insiliunt  victi  merore  manipli  ; 
Obliti  pugne,  lacrymas,  non  tela,  profundunt. 
Obsessi  exsultant,  oec  jam  se  celât  Âchardus, 
Depositoque  metu,  per  propugnacula  tutus 
Gum  sociis  gaudet  discurrere,  jam  hoste  remoto. 
Interea  regem  circumstant  agmina  mixtim; 

600  ÂppoDunt  medici  fomenta,  secantque  chirurgi  ^ 
Vulnus,  ut  inde  trahant  ferrum  leviore  periclo. 
Nec  lethalis  erat  percussio,  sed  medicorum 
Rex  et  amicorum  monitus  audire  salubres 
Âufugit  :  unde,  maie  Yeneris  dum  gaudia  sano 
Prefert  consilio,  mortem  sibi  nescius  adscit  ; 
Âtropos  et  fîlum  jam  ruperat.  Ocius  ei^o 
Solvitur  in  mortem  rex  invicUssimus,  et  quo 
Anglorum  sceptris  melior  non  prefuit  unquam, 
Si  régi  servare  fîdem,  oui  subditus  esse 

61 0  Lege  tenebatur,  regemque  timere  supremum, 
Cura  fuisset  ei.  Gujus  cor  Rotomagensis 
Ecclesie  clerus  argento  clausit  et  auro, 
Sanctorumque  inter  sacra  corpora,  in  ede  sacrata 
Gompositum,  nimio  devotus  honorât  honore  ; 
Ut  tante  ecclesie  devotio  tanta  patenter 
Innuat  in  vita  quantum  dilexerit  illum. 


i .  Le  chirurgien  qui  soigna  Richard  était  attaché  à  Mercadier. 
(Roger  de  Hoveden,  IV,  83.  —  R.  de  Goggeshall,  95.) 


UBER   V.  149 

Gujus  adhuc  mânes  tanto  dignatur  honore,    [pus 
Âtcaput  et  reliquum  tumulatum  est  cum  pâtre  cor- 
Âd  Fontem  Ebraldi.  Proh  !  quam  mutabilis  ordo 
620  Regnorum  !  quam  dissîmiles  sibi  sepe  merentur 
Régna  duces  !  succedit  ei,  quo  pejor  in  orbe 
Non  fuit,  onmimoda  vacuus  pîetate,  Johannes. 
Frater  erat,  fratri  fato  succedit  iniquo, 
Gui  magis  Ârturus  succedere  debuit,  ut  qui 
De  primogenito  genitum  se  fratre  gerebat. 
Aléa  sortis  ei  nocuit,  quia  sepe  resistit 
Judicio  séries  nostro  contraria  fati  ^ . 

Hic  mihi  Musa,  querens  odiose  tedia  cure, 
c  Lassor,  ait,  metam  placet  hic  mihi  figere.  Régis 
630  c  Exigit  in  tanti  finiri  fine  volumen. 

c  Fac  habeat  finem  liber  et  Richardus  eumdem  ; 
c  Me^  suadet  quinte  labor  indulgere  quieti  ^.  » 

Mentis  segnities  excusatoria  semper 
Verba  dat  ignavo,  nec  curât  ei  dare  curam 
Qua  velit  ^,  expulso  torpore,  subire  laborem, 
Quo  fieri  fîdat  virtutis  idoneus  hospes, 
Que  gaudet,  torpore  carens,  comes  esse  laboris. 
Sit  brevis  ei^o  quies,  ne,  si  mora  fecerit  usum, 
Langueat  et  capte  dominetur  inertia  mentis. 

{.  Chron.,  §  98. 

2.  Jam  V. 

3.  En  marge  de  L  et  de  P  se  lisent  ces  deux  vers  mnémoniques 
que  les  précédents  éditeurs  avaient  à  tort  intercalés  dans  le  texte  : 

Unum  si  demas,  a  Chrùto  mille  ducenti 
Anni  succedurU  ad  régis  fata  Richardi. 

4.  Evelit  V. 


1 50  PHILIPPIDOS 


CATHALOGUS  MATERIE  SEXTI  LIBM. 

In  sexto  patruus  scélérat  se  cède  nepotis; 
Hugonem  Brunum  spolians  uxore  Johannes^ 
Gomaeum  meruit  et  plurima  perdere  castra. 
Arturus  temere  presumens  credere  Pictis, 
A  patruo  captus  tandem  ^  jugulatur  ab  illo. 
Obsidet  Andelii  quod  dicitur  Insula  castrum^ 
Arturique  studet  ultor  necis  esse  Philippus  ; 
Cujus  nocte  parât  irrumpere  castra  Johannes  ^. 

INCIPIT  LIBER  SEXTUS. 

POST  altematam  requiem,  post  dulcia  somni 
Tempora^lifusa,  levés  expergiscamur  oportet, 
Ut  subeamus  item,  pulso  languore,  laborem. 

1 .  A  patruo  oapitur  et  post  V. 

2.  Ainsi  que  le  fait  remarquer  fort  justement  M.  Pannenborg 
(Zur  kritik  der  Philipis,  p.  9),  ces  trois  derniers  vers  ne  se  rap- 
portent à  rien  de  ce  qui  se  trouve  dans  le  VI®  chant,  mais  bien 
aux  252  premiers  vers  du  suivant.  U  est  donc  certain  que  la 
partie  du  livre  Vil  dont  ils  forment  i*analyse  était  primitive- 
ment soudée  au  livre  VI,  qui,  dans  Tétat  actuel,  est  parmi  les 
plus  courts;  Guillaume,  après  avoir  transporté  ce  morceau 
d'un  chant  à  Tautre,  aura  négligé  de  faire  le  changement 
correspondant  dans  les  sommaires.  Devrions-nous  réparer  cette 
négligence?  M.  Pannenborg  en  est  d'avis,  et  déclare  que, 
puisque  le  vers  «  Obsidet  Andelii,  etc.  »  se  retrouve  littéralement 
dans  le  sommaire  du  livre  Vn,  il  serait  logique  d'y  introduire 
aussi  les  deux  autres;  cejpeudant,  comme  nous  nous  sommes  pro- 
posé de  publier  la  Philippide  telle  qu'elle  se  trouve  dans  la  der- 
nière rédaction  que  Guillaume  nous  ait  laissée,  nous  les  mainte- 
nons à  la  place  où  ils  se  trouvent  dans  tous  les  mss. 


LIBER  VI.  151 

'  Dicere  restât  adhuc  quanta  virtute  Philippus 
Gaillardum  cepit,  quam  forti  mente  Bovinis, 
Hunere  ^  divino,  stabili  nos  pace  beavit. 
Tinge  tue  calamum  lingue,  quo  verior  exstet 
Gordis  atramento  veraci.  Yera  referri 
Facta  volunt  scripto,  nec  amant  tam  lucida  ficto, 

10  Ut  magis  eniteant,  depingi  gesta  colore. 
Historié  verax  vere  stylus  est  adhibendus, 
Que  mendicatis  luoere  nitoribus  odit. 
Gui  satis  est  proprie  radio  luoescere  lucis. 

Jam  post  régis  erat  Richardi  fata  Johannes 
Anglorum  factus  bubone  monarcha  sinistro  ; 
Qui  patrum  metuens  amittere  jura  suorum, 
Si  non  obtineat  pacem  cum  rege  Philippo, 
FoUibus  impletis  argenti  cautus  et  auri, 
Se  commendat  ei  supplex  per  munera  tantum  ^, 

20  Ut  sub  eo  teneat  ea  que,  Richarde,  tenebas  ; 
Cetera  que  fuerant  armis  obtenta  resignans, 
Et  sic  abrupte  renovato  fédère  pacis, 
Se  tanquam  domino  subici  juravit  eidem 
Jure  feodali  solvendo  tributa  quotannis^. 
Dumque  videt  vultu  ^  sibi  fata  favere  benigno, 
Impetrat  ejusdem  sub  pacis  tempore,  neptis 
Ut  sua  felici  Ludovico  fédère  nubat 

1.  Nutu  V. 

2.  Malgré  la  règle  que  nous  nous  sommes  imposée,  nous  repro- 
duisons ici  la  leçon  du  ms.  Y,  cefle  des  mss.  L  et  P  étant  évi- 
demment fautive  : 

cautus  et  auri. 

Se  cautus  commendat  ei  per  munera  supplex, 

3.  n  n'est  pas  question  d'un  tribut  annuel  dans  le  traité  du 
Goulet  (Cat.,  604-605),  mais  seulement  d'une  somme  de 20,000 marcs 
sterling  une  fois  payés. 

4.  rwtt  V. 


1 58  PHIUPPIDOS 

Gandida^,  candesoens  candore  et  cordis  et  oris, 
Nomine  rem  signans  intus  qua  pollet  et  extra  ; 

30  Que  regale  gcnus  ducens  utroque  parente, 
Nobilitate  tamen  animi  precellit  utrisque  ; 
Gujus  adhuc  genitor  rex  Hildefonsus  Iberos 
Rite  régit  ^,  regni  Gastelle  rector  et  hères  ; 
Mater  vero  fait  Anglorum  filia  régis  '. 

Ât  cornes  Âtrebati  ^  natarum  cara  duarum 
Pignora  cum  Flandris  Henaudinisque  relinquens, 
De  patria  tota  tam  divite,  tam  speciosa, 
Se  cruce  signatum,  cogente  timoré,  relegat, 
Richardi  metuens  post  régis  fata  Phiiippum  ^, 

40  Gui  perjurus  erat,  cui  se  subduxerat,  hostes 

i.  Blanche  de  Gastille. 

2.  Ces  deux  vers  ont  été  évidemment  composés  avant  la  mort 
du  roi  de  Gastille,  Alphonse  ILE,  qui  expira  dans  la  nuit  du  5  au 
6  août  1214.  Gomment  concilier  cela  avec  le  commencement  du 
chant  «...  quam  forti  mente  Bovinis  munere  divino  stalnli  nos 
«  pace  beavit,  »  écrit  assurément  un'  certain  temps  après  Bou- 
vines?  Il  n'est  pas  admissible  que  le  chapelain  de  Philippe- 
Auguste  ait  ignoré  la  mort  du  père  de  la  future  reine  ;  nous  ne 
pouvons  donc  concilier  ces  deux  passages  contradictoires  qu'en 
admettant  une  nouvelle  négligence  de  Guillaume.  Il  aura,  dans 
un  remaniement,  ajouté  des  expressions  comme  celles  qui  sont 
relatives  à  la  victoire  de  Bouvines  et  à  la  paix  durable  qui  en  a 
été  la  suite,  tout  en  omettant  de  corriger  le  vers  qui  concernait 
le  roi  de  Gastille.  En  tout  cas,  il  résulte  de  ce  fait  que  notre 
auteur  était  arrivé  à  ce  point  de  son  œuvre  avant  le  6  août  1214, 
ce  qui  contredirait  les  conjectures  de  D.  Brial,  de  Daunou  et 
même  de  M.  Pannenborg,  qui  tous  plaçaient  le  commencement 
du  travail  poétique  de  Guillaume  après  la  bataille  de  Bouvines. 

3.  Ghron.,  §  104. 

4.  Baudouin,  comte  de  Flandres. 

5.  Le  ms.  Y  contient  deux  vers  de  plus  intercalés  entre  les 
vers  39  et  40  : 

Cui  reddendum  sibi  desperabat  amorem, 
Ct^jus  certiis  erat  merito  amisisse  favorem. 


LIBER  VI.  153 

Illius  vetitis  capitales  dum  juvat  armis^  ; 
Gum  quo  Blesensis  cornes,  et  quos  cauteriata 
Corda  remordebant,  parili  quos  labe  notâtes 
Mens  accusabat,  sceleris  sibi  conscia  tanti, 
Se  cnice  consignant  simili  formidine  ducti;  [cro  ^. 
Obsequiumque  crud  spondent  Dominique  sepul- 
Dumque  illuc  pariter  festinant,  inter  eundum 
Gonstantinopoiim  capiunt,  dignaque  peremptum 
Induperatorem  cogunt  nece  perdere  vitam, 

50  Qui  presumebat  regnare  nepote  necato, 
Gui  genitor  moriens  tutorem  fecerat  illum  ^. 
Mox  Balduinum  Franci  communiter  omnes 
Prefecere  sibi,  ut  summo  decoratus  honore 
Imperium  teneat  Grecorum  nobile  soins  ; 
Francorumque  fuit  ex  illo  Grecia  frenis 
Passa  gubernari,  nostro  ecclesiastica  ritu 
Sacramenta  colens,  Grecismi  lege  relicta, 
Urbibus  in  plerisque  loquens  idîoma  Latinum  ^. 
Bolonides  etiam  cruce  se  signarat  ut  ipsi, 

60  Et  sua  cum  reliquis  Grucifixo  voverat  arma  ^. 
Noluit  esse  tamen  comes  aut  adjutor  eorum, 
Âut  régis  terrore  suam  dimittere  terram, 
Quem  venie  facilem  norat,  summeque  benignum 
Âtque  animo  tam  démenti  suplicantibus  esse, 

1*  Cujus  sacrilegis  capitales  juverat  armis  V. 

2.  Chron.,  §  102. 

3.  On  voit  qu'il  s'agit  ici  de  la  seconde  prise  de  Gonstantinople. 
Vinduperator  est  évidemment  Murtzuphle.  D.  Brial,  par  je  ne 
saifi  quelle  méprise,  a  cru  que  Fauteur  voulait  parler  d'Isaac 
l'Ange,  et  qu'il  le  confondait  avec  Andronic  Gomnône. 

4.  Voy.  Chron.,  §  115,  et^  Rig.,  §  139. 

5.  Renaud  de  Dammartin  et  sa  femme  s'étaient  croisés  en  1200. 
(H.  de  Dicet,  n,  168.) 


1 54  PHILIPPIDOS 

Ut  nunquaiD  veniam  converso  ^  deneget  hosti. 
Unde,  licet  varia  vice  jam  defeoerit  illum, 
Quamvis  indi^um  venia  se  sentiat,  ut  qui 
Rumpere  tôt  pacis  formas  presumpserat,  audet 
Offenso  suplicare  tamen,  veniamque  precari  ; 

70  Obtinuitque  suplex  facili  suplicamine  pacem, 
Quam  dédit  indigno  bonitas  inuata  Philippi, 
Qui  ^  plusquam  petere  aut  sperare  auderet,  ei  se 
Munificum  exhibuit,  adeo  ut  cornes  ipse  stuperet. 
Nam  bonus  antiquas  abigens  a  corde  querelas, 
Non  alio  est  comitem  deinceps  dignatus  amore 
Quam  si  non  fuerit  aliquando  lesus  ab  illo, 
Passus  ut  illius  sit  fîlia  lege  jugali  ' 
Nato  juQcta  suo,  sub  firma  pace  ^,  Philippo  ^. 
Reveraque  cornes  fuit  extunc  fidus  eidem, 

80  Fortis  et  adjutor  in  prelia  tempore  longo, 

Princeps  quinque  super  comitatus  factus  ab  illo^. 

Dehinc'^  quia  semper  erat  cornes  indivisa  Jo- 

Regi  proditio,  nec  se  cohibere  valebat        [banni 

'     Quin  illam  quacumque  modo  proferret  in  actum, 
Pax,  indigna  diu  non  digna  sede  morari  ^, 

1 .  suplicanti  V. 

2.  Et  V. 

3.  sorte  beata  Y. 

4.  sponsali  lege  Y. 

5.  C'est  en  août  1201  que  le  comte  et  la  comtesse  de  Boulogne 
s'engagèrent  à  donner  leur  fille  à  Philippe  Hurepel.  (Cat.,  674.) 

6.  Ghron.,  §  104.  —  Ainsi  que  le  dit  ailleurs  Guillaïune  le 
Breton  (Chron.,  §  199,  p.  292),  ces  cinq  comtés  étaient,  outre  les 
comtés  de  Dammartin  et  de  Boulogne,  ceux  de  Mortain,  d'Au- 
maie  et  de  Yarenne.  Les  derniers  furent  donnés  à  Renaud  en 
1204  (Cat,  884,  885),  sauf  le  comté  de  Yarenne  qui  fut  au  con- 
traire réuni  vers  la  même  époque  à  la  couronne.  (Cat,  887.) 

7.  Dein  Y. 

8.  sedere  Y. 


LIBËH  YI.  155 

Se  subtraxit  ei  qui  dignus  non  erat  illa. 
Hostes  êx  propriis  miser,  ignarusque  futuri^ 
Divino  sibi  judicio  procurât  amicis  ; 
Golligit  et  virgas  quibus  olim  vapulet  ipse. 
90  Hugonis  Bruni,  comitatu  Marchia  cujus 
Rite  regebatur,  sponsam  rapit,  inque  mariti 
Inque  Dei  prejudicium  sibi  copulat  illam  ^, 
Gujus  erat  genitor  cornes  Engolemensis,  et  ejus 
Gaudebat  genitrix  patrueli  rege  Philippo, 
Filia  que  Pétri  fuerat  Gortiniacensis, 
Quem  Grossus  genuit  rex  regem  post  Ludovicum. 
Preterea  comitis  Âugei  nobile  castrum, 
Quod  populi  indigène^  Driencuria  voce  vocatur, 
Obsidet,  atque  ipsum  ^  domino  faliaciter  aufert  ^, 
1 00  Hique  duo  comités  tune  in  regione  remota  ^ 
Handato  régis  ejusdem^  bella  gerebant. 
Quos  ubi  fama  suis  de  damnis  certificavit, 
Âc  ignominiis  tam  turpibus  et  manifestis, 
Gontinuo'^  ad  regem  Francorum  tendit  uterque, 
Justitiamque  petunt  fieri  sibi.  Protinus  ille, 
Observarëtur  ut  judiciarius  ordo, 
Premonet,  exhortans  scriptis  missisque  Johan- 
Ut  factum  sine  lite  suis  baronibus  istud  ^     [nem, 

i.  Le  mariage  de  Jean  Sans-Terre  avec  Isabelle  d'Angoulôme 
eut  lieu  en  août  1200.  (R.  de  Hoveden,  IV,  H 9-120  et  note.) 

2.  indigne  P. 

3.  et  captum  V. 

4.  Roger  de  Hoveden  (IV,  161)  dit  que  Guérin  de  Glapion, 
sénéchal  de  Normandie,  assiégeait  Driencourt  (Neufchàtel-en- 
Bray)  par  ordre  de  Jean  Sans-Terre  en  1201,  lorsque  Philippe- 
Auguste  en  fit  lever  le  siège  dès  le  commencement  des  hostilités. 

5.  Les  deux  comtes  étaient  en  Angleterre.  (Chron.,  §  110.) 

6.  expresso  ipsius  V. 

7.  Ocius  V. 

8.  Dt  sine  lite  suis  factum  baronilms  illud  V. 


156 


PHILIPPIDOS 


Emendare  velit,  mentisque  refringere  motum, 
110  Quo  se  baronum  privabit  ^  amore  suorum. 
nie  dolo  plenus,  et  fraudem  fraudibus  addens, 
Fallere  non  dubitans  quem  sepe  fefellerat,  illi  * 
Talia  presumit  fallaci  scribere  lingua  ^  : 
His  ego  sum  dominus,  tu  rex  mihi,  vera  fatebor  ; 
Âbsit  ut  a  veri  mea  tramite  verba  reflectam  ! 
Âbsit  ut  a  domini  régis  ditione  recedam  ^  ! 
Jus  tamen  est  ^,  et  tu  rectum  esse  fateberis,  ut 
Sunt  mihi  subjecti  subeant  examina  nostri  [qui 
Prima  fori  ;  qui  si  defecero  forte  (quod  absit  !) 
120  c  Judicio  parium  tune  me  tractabo  meorum. 
Accédant  igitur  prius  ad  me^,  judicioque 
Stent  nostro  ;  faciam  quicquid  jus  jusserit  illis, 
Gonsilioque'^  illos  parium  tractabo  suorum, 
Yel  sine  lite  magis,  onmi  cessante  querela, 
Ut  majestatis  salvetur  gratia  vestre, 
Restituam  plene,  nulla  mihi  parte  retenta, 
Omnia  que  per  nos^  sibi  adempta  fuisse  querun- 
Fiat  et  ut  nostro  reverentia  major  honori,  [tur. 
Gum  sic  pro  causa  nos  soUicitetis  eorum, 
1 30  c  Guncta  resarciri  faciam  nihilominus  illis  [bunt. 
Piene,  que  per  nos  se  danma  tulisse  proba- 
Tu  prefige  diem  quo  plenius.exequar  ista  ; 
Deinde  satisfaciant  vultu  patiare  benigno, 


4.  privabat  V. 

2.  audet  V. 

3.  Talia  fallaci  calamo  rescribere  régi  V. 

4.  reflectam  L  P. 

5.  Justum  est  Y. 

6.  nos  V. 

7.  Judicioque  V. 

8.  a  nobis  V. 


UBBR  VI.  157 

c  Si  quid  eo6  contra  me  deliquisse  doœbo.  » 

Scruta  plaœnt  régi  ficto  coodita  lepore, 
Assignalque  diem,  oertumque  locum,  quibos  ista 
Ducat  ad  effectuai  stans  verbo  pacta  Johannes. 
Sed  qui  vallato  per  scripta  patientia  pacto 
Stare  tenebatur  verax,  ambage  remota, 

1 40  Non  tamen  ut  pactus  erat  ad  loca  pacta  venire, 
Nec  salvum  prestare  vins,  peudente  querela, 
Ck>nductum,  juris  ut  postulat  ordo,  volebat. 
niusi  redeunt  comités,  regemque  reposcunt 
Âudiat  ut  causas  utriusque,  Johanne  dtato, 
Qui  se  suspectum  toties  reddebat,  et  esse 
Non  poterat  judex  bis  quos  spoliaverat  ipse. 
Âtrex  longanimis  ^,  patienter  vincere  malens 
Quam  subito  damnare  reum,  ne  forte  quis  ipsum' 
Alterius  sibi  jus  putet  affectare,  Johanni 

150  Scribit  item,  scriptoque  minas  regaliter  addit. 
llle,  pudore  carens,  rem  tam  fallaciter  actam 
Nugis  et  tali  studet  excusare  colore  : 
c  Âudiat,  et  nostris  placide  sermonibus  aurem 
c  Inclinare  velit  dignatio  vestra  benignam. 
c  Quam  diversa  trahant,  quam  summa  negotia 

[reges, 
c  Vestra  quidem  plene  dominatio^  no  vit,  ut  a  quo 
c  Tam  laudabiliter  regitur  tam  nobile  regnum. 
c  Âssignata  dies  siquidem  fuit  ;  attamen  illa 
c  Ardua  causa  nimis,  et  inexcusabilis  ultra 

1 60  c  Quam  credi  possit,  nos  absentare  coegit. 
c  Quod  de  conductu  quereris,  qui  debuit  illis 

1.  magnanimus  V. 

2.  illum  V. 

3.  discretio  V. 


1 58  PHILIPPIDOS 

c  Prestari,  salvo  dominaotis  honore,  neoesse 
c  Non  fuit  hoc  fîeri,  cum  non  possemus  adesse, 
c  Quos  ioopina  nimis  alias  occasio  traxit. 
c  NuQC  veniant,  et  quod  juris  dictaverit  ordo 
c  Ëxhibeatur  eis  ;  cesset  dilatio,  totum 
c  Guria  litigium  momento  terminet  uno. 
c  Ândegavis  liti  locus  assignetur,  et  ipsi 
c  Louduni  exspectent,  douée  mittatur  ad  illos 

1 70  c  Qui  tuto  conducat  eos,  salvoque  reducat.  > 
Talibus  atque  aliis  vox  deceptiva  Johannis 
Yerba  dabat  vaniloquiis,  regique  placere  ^ 
Dum  putat,  ingratus  magis  esse  meretur  eidem  ; 
Et  dum  blandiloquis  vult  illum  fallere  verbis, 
Se  magis  atque  magis  elongat  ab  ejus  amore. 
Percipiebat  enim  subtiU  corde  Philippus 
Quam  sit  adulantis  fallax  intencio  lingue  ^  ; 
Et  quamvis  liqueat  cunctis  de  mente  malîgna, 
Quamvis  ei  possit  licite  jam  bella  movere, 

1 80  Exspectat  patienter  adhuc  si  forte  malignos 
In  melius  studeat  mutare  salubriter  actus. 
Gorripit  et  scriptis  monet  asperioribus  illum, 
Indignansque  nimis  in  verba  minacior  exit. 
Denique,  consumptis  per  tôt  mendacia  scriptis, 
Se  régi  astringit  vinclo  majore  Johannes, 
Firmius  et  scripto  vallat  nova  pacta^  patenti  ; 
Obligat  et  sese  duo  fortia  cedere  castra 

1.  Le  vers  172,  omis  d'abord  dans  F,  a  été  rajouté  dans  la 
marge  supérieure. 

2.  Les  vers  176-177  sont  omis  dans  L  et  F,  mais  nous  n'hési- 
tons pas  à  les  rétablir  ;  car,  sans  eux,  c'est  Jean  qui  serait  le 
sujet  des  vers  suivants,  et  les  expressions  que  ceux-ci  contiennent 
prouvent  clairement  qu'ils  se  rapportent  à  Philippe. 

3.  scripta  V. 


UBBa  VI.  159 

Botavan  ^  et  Tileras,  sic  assignanda  Philippo 
In  contraplegium,  quod,  si  defecerit  ultra, 

1 90  Extunc  sint  régis  Francorum  jure  pereuni  ; 

Assignatque  diem  certum  quo  tradat  utrumque, 
Et  quo  restituât  comités,  prout  restituendos 
Guria  censuerit,  omni  rancore  sepulto  ^. 

Âdveniente  die,  uec  verbo  stare  Johannes, 
Nec  scripto  voluit,  nec  pactas  ^  mittere  treugas, 
Ut  ^  possint  tuti  comités  examen  adiré. 
Dissimulare  nequit  totiens  clementia  régis, 
Quam  gravis  iratam  trahat  indignatio  mentem; 
Ëxerit  et  justis  se  motibus  ira,  nec  ultra 

200  Sustinet  ut  sua  fallaci  fallacia  prosit, 
Ne  totiens  doleat  dolus  utilis  esse  doloso. 
Qui  justa  gaudet  ^  in  agentem  lege  reverti, 
Inque  suum  auctorem  se  jure  reciprocat  ipsum. 

Obsidet  ergo  duo  sibi  que  tradenda  fuerunt 
Oppida,  si  pacto  voluisset  stare  Johannes  ^  ;  [que 
Hebdomadisque  tribus  valido  pessumdat  utrum- 
Marte  sibi,  frangens  muros,  terreque  coequans'^. 

i.  Bothavan  P. 

2.  Ghron.,  §  iiO.  —  Raoul  de  Goggeshall  (135-136),  tout  en 
racontant  les  retardB  apportés  par  Jean  à  se  rendre  à  la  somma- 
tion de  son  suzerain,  lui  fait  alléguer  d'autres  prétextes  et  ne 
parle  pas  de  la  remise  de  Boutavant  et  de  Tillières  en  cas  de  défaut. 

3.  salv<is  V. 
i.  qtto  V. 

5.  didicit  V. 

6.  Oppida,  belligeris  cingens  utrumque  catervls  V. 

7.  Suivant  Mathieu  Paris  (II,  477),  l'entrée  en  campagne  aurait 
été  précédée  d'une  entrevue  entre  les  deux  rois.  Dans  cette  entre- 
vue restée  sans  résultat,  et  qui  aurait  eu  lieu  au  Goulet  pend9,nt 
le  carême  de  1202  (27  février-14  avril),  Philippe  aurait  enjoint  à 
Jean  Sans-Terre  de  remettre  à  Arthur  toutes  ses  possessions 
continentales. 


1 60  pmLippmos 

Dehinc^  Longum  Gampiim,  Mortis  Mare,  dehinc 

[Feritatem, 
Deinde  Leonei  subicit  sibi  menia  castri.       [bum, 

210  Non  procul  hinc  vicum  populosa  gente  super- 
Divitiis  plénum  variis,  famaque  celebrem, 
Rure  aitum  piano,  munitum  triplice  muro, 
Deliciosa  nimis  speciosaque  vallis  habebat 
Nomine  Gornacum,  situ  inexpugnabile  solo  ^, 
Etsi  nullus  ei  defensor  ab  intus  adesset  ; 
Gui  multisque  aliis  preerat  Gomacius  Hugo. 
Fosse  cujus  erant  ample  nimis  atque  profunde, 
Quas  sic  Epta  suo  replerat  flumine,  posset  ' 
Nullus  ^  ut  ad  muros  per  eas  aocessus  haberi  ; 

Sl20  Ârte  tamen  sibi  rex  tali  pessumdedit  ipsum. 

Haud  procul  a  mûris  stagnum  pregrande  tu- 

[mebat*^, 
Gujus  aquam,  pelagi  stagnantis  more,  refusam 
Urget  stare  lacu  sinuoso  terreus  agger, 
Quadris  compactus  saxis  et  cespite  multo. 
Hune  rex  obrumpi  médium  facit  ;  effluit  inde 
Diluvium  immensum,  subitaque  voragine  tota 
Vallis  abit  maris  in  speciem  ;  ruit  impete  ,vasto 
Eluvies  ^  damnosa  satis,  danmosa  colonis, 
Gulta,  domos,  vineta,  molas,  radiceque  vulsa 

230  Precipitans  ornos  ;  fugiunt ,  et ,  summa  petentes 
Gulmina,  rurîcole  properant  vitare  periclum, 

i.  Dein  V. 

2.  inexpugnabilis  ipso  L  P. 

3.,  nullus  V. 

4.  posset  V. 

5.  timebat  P. 

6.  Elivi  P. 


UBER  Yt.  iM 

^ 

Nec  res  aïnissas  curant  dum  corpora  salvant  ; 
Quique  fugit  salvus,  nihil  amisisse  videtur 
Ipse  sibî  :  tantus  omnes  invaserat  horror  ! 

Non  ma^s  loniaà  preceps  Âchelous  in  undas 
Se  râpait,  qftàndo  indignans  sua  munera  sperni, 
Per  sata,  per  populos  spumosa^  volumina  ducens, 
Gycladaâ  e  medio  terre  disrupit,  et  amnem 
Per  médium  septem  cum  nymphis  in  mare  volvens 

3i0  Yertice  prelppiti  ^,  prius  insula^  quod  fuit  una. 
In  multas  secuit,  sparsitque  per  alta  corone 
In  sf^eciem,  solitn  Perimelen  inde  sequestrans. 
Que,  cum  nympha  foret,  fuit  illi  cognH^  furto. 
Si  Sulmone  '  sati  verax  est  fabula  vatis^. 

Municipes  fugiunt  ne  submergantur,  et  omnis 
Se  populus  villam  viduat,  vacuamque  rêlinquit. 
Nec  metuit  ne,  dum  fugiat,  capiatur  ab  hoste,  - 
Dum  minus  esse  malum  putat  aut  in  vincula  trudi, 
Aut  perimi  gladio,  quam  vitam  perdere  fluctu 

350  Tam  subito,  flatumque  suo  privare  meatu, 
Quem  naturali  letho  decet  ire  sub  auras. 
Armis  villa  potens,  mûris  munita  virisque, 
Arte  capi  nulla  metuens,  aut  viribus  uUis, 
Diluvio  capitur  inopino  ;  menia  sternunt 
Undosi  assultus, ''#ces  brevis  eruit  unda,  [bant^. 
Que  modo  nuUa  sibi  tormenta  vel  arma  time- 

Rex  ubi  Gornacum  sic  in  sua  jura  redegit, 
Indigenas  onmes  revocans  ad  propria,  pacem 


1.  sinuosa  V. 

2.  précipita  P. 

3.  Sulmore  L.  —  sub  more  P. 

4.  Voy.  Ovid.,  Metam.,  Vm. 

5.  Chron.,  §  442. 

n  11 


1 6S  PHPJVPIDOS 

Indicît  populis,  libertateipque  priorem. 

360  Deîode  reedificat  muros,  vioosque,  domosque, 
Quos  fera  toirentis  violeotia  straverat  iinde. 

Protinus  Ârturo,  quem  jam  produxerat  etas 
A  pnero  io  juvenem,  Francorum  Wre  vetusto 
Gingula  militie  Dova  prebuit,  atque  liariam 
Deapoosavit  ei|  per  quam  sooer  illiiB  eaaet. 
Qui  moxi  aooeptia  a  fiaoo  aumptibus  atque 
Militibus,  paucisque  viris  a  rege  reoeptiai 
Festioaoter  abit  Pictos  invadere  fines, 
lu  patraum  prima  oupiens  aevire  prooella. 

370  Jam^Vulcassinis,  jam  Pissiaceosibua  oris, 
Et  cnm  Garnoto  Blesis  post  terga  relictia, 
Precipiti  Turonum  gressu  pervenerat.  urbem. 
GoDveniunt  proceres  illuc  properanter  ad  ipsum, 
Inter  quos  specialia  adest  JLisinanicus  ille 
GaufiHidus  cum  militibus  quiois  quater,  omni 
Quos  aibi  de  patria  socios  elegerat  ipse, 
Et  cum  Guillelmo  Savaricum  Malleo  miait 
Terdeuosque  équités,  et  septuagiota  clientes. 
At  cornes  Augeus  denos  quater  addit,  et  Hugo 

380  Brunus  ter  quinos^  ;  isti  majoribus  iram 
Ëxacuunt  odiis  aliorum  in  danma  Johannis  ; 
Quippe  Jobannis  eum  violentia  conjuge  cara, 
Gastello  viduare  suo  presumpserat  istum* 

Quos  ubi^  nec  plures  Arturus  vidit  adesse, 
Jure  sibi  metuit,  patriamque  invadere  terram 
Non  putat  esse  quidem  tam  raro  milite  tutum. 
Gonralit  ergo  duces  primos,  mentisque  révélât 

i.  denos  V. 
2.  sihi  P. 


UBKRVI.  163 

Ambiguë  arcanum,  quibii3  hoc  sermone  profatur  : 
Egregii  proceres,  quorum  Pictavia  laude 

290  c  Hultisooa  toto  celeberrima  poUet  in  orbe, 
Assiduis  quorum  est  virtus  exercita  bellis  ^ , 
Omuia  novistîa  que  guerre  postulat  usus, 
Yestra^e  forkinâm  discretio  novit  utramque. 
Sepe,  reor,  vobis  vultu  se  prebuit  equo, 
Sepius  erudiit  sua  vos  tolerare  flagella. 
Me,  queso,  vobis  evo  sensuque  uiinot^em, 
Quo  sit  suiQma  modo  res  exponenda  docete. 
Bex  bellatores  quibus  ad  presens  opus  illi  est, 
Neustrica  pessumflat  sîbi  dum  confinia  bello, 

300  c  Hoc  ad  opus  presens  mihi  dimidiare  nequivit  ; 
Herveum  comitem,  Hugonem  Domnipetritam^, 
Allobrogos,  Bitures,  Imbertum  Bellijocensem', 
Ac  onnes  alios  barones  transligerinos, 
Auxiliatores  nobis  concessit  habendos  ^, 
Qui  properant,  et  erunt  hodie,  reor,  Aurelianis. 
Quingentos  équités  mihi  nostra  Britannia  mittit, 
Et  pugnatorum  bis  miUia  bina  virorum, 
Quos  hodie  vel  cras  dicunt  Nannete^  futuros. 
Utile  consilium  nobis  reor  esse,  quod  illos, 

31 0  c  ^  vobis  sedet  hoc  quibus  est  prudentia  major, 
Gratia  vestra  tribus  velit  exspectare  diebus. 
Magnum  sepe  bonum  modici  mora  tempons 

[affert  ; 

4.  bêllis  exercita  virtus  Y. 

2.  Dompetrinum  V. 

3.  Guiseardum  Bejocensem  V.  —  On  ignore  en  quel  mois  de 
l'année  1202  mourut  Humbert  m  de  Beaujeu.  Si  Ton  adopte  la 
leçon  des  rnss.  L  et  P,  on  doit  croire  qu'il  était  encore  vivant  lors 
de  la  bataille  de  Mirebeau  ({^  août). 

4.  nobis  dat  habere  fidèles  Y. 

5.  Nannate  V. 


164 


330 


330 


PHILIPPnOÔS 

Ut  melius  saliat,  rétro  dat  vestigia  cursor. 
Non  que  contiDguDt,  sed  que  contingere  possunt, 
Evitanda  docet  sapiens  incommoda  ;  cum  sit 
Tutius  exspectare  suos  in  littore  ventos, 
Quaiïi  rate  jam  fracta  nautas  errasse  fiiteri. 
DamniHcare  nequit  nos  eispectafiô  tantum, 
Quin  affere  queat  plus  festinatio  danmi, 
Ut  video,  nostre  vix  centenarius  implet 
Hilitie  numerus^,  qui,  si  mora  pàrvula  nos  hic 
Detinet,  ecce  erimus  quingenti  et  mille  quirites, 
Gumque  satellitibus  *  peditum  ter  millià  dena. 
Tune  poterit  noster  exercitus  ire  decenter 
In  patrui  patriam,  seque  illi  illidere  tuto. 
Novi  me  quantum  patruus  meus  oderit,  et  vos 
Quam  sit  crudelis,  sitiens  quam  sanguinis,  et 
Seviat  in  cunctos  quos  casus^  subidit  illi  ;  [quam 
Et  modo  nil  curât  quid  ei  rex  auferat,  ut  qui 
Me  solum  querit,  régna  in  mea  sola  protervit  ; 
Me,  quoniam  régi  faveo,  semperque  favebo  ; 
Me,  quili  sceptra  peto  mihi  débita  jure  paterno  ; 
Me,  quia  germanam  repeto,  quam  carcere  clau- 

[sam* 
Ipse  tenet,  metuens  amittere  régna  per  ipsam. 
Belsia  graniparis  non  tôt  flavescit  aristis, 
Non  tôt  in  autumni  rubet  Algia  tempore  pomis 


1.  Ce  chiffre  est  beaucoup  trop  faible.  Rigord  (§  138)  dit  que 
Philippe- Auguste  avait  donné  200  chevaliers  à  Arthur,  et  Jean 
Sans-Terre,  dans  une  lettre  que  reproduit  Raoul  de  Goggeshall 
(137-138),  déclare  avoir  pris  plus  de  200  chevaliers  ;  le  même  chro- 
niqueur porte  le  nombre  des  prisonniers  à  252  (ib.  137). 

2.  satellitis  L  P. 

3.  casus  omis  dans  P. 

4.  recisam  V. 


LIBER  YI.  165 

Unde  liquare  solet  siceram  sibi  Neustria  gratam, 
Saxa  Gaduoelle  Don  tôt  feriuntur  ab  undisS 
Quot  bellatores  Nortnannia  donat  eidem,  [tant  ; 
3i0  c  Aut  quot  conductos  numerata  stipendia  pre^ 
Quin  vena  candente  sibi  pluit  Ânglica  tellus, 
Argeotum  potius  quam  fortes  gignere  alumnos. 
Jam  Docilum^  ttpit,  et  quos  invenit  in  arce 
Dira  morte  crucis  tormenta  subire  coegit. 
Inde  abiens  totam  patriam  yastavit  ab  usque  ^ 
Restillo^  donecRedonem  perveniatur^. 
Utque  reoVy  Ligerina  parât  transire  fluenta, 
Adventus  flostri  non  inscius  ;  idque  movet  me 
Quod  mihi  nex  hodie  scripto  mandavit  aperto, 
350  c  Ut  prudenter  iens  studeam  mihi  cautus  liaberi, 
Nec  tentem  patrui  terras  invadere,  donec 
Qnn  properat miles  advenerit;*ilnde^  quîd  ista 
Re  super  expédiât,  discretîo  vestra  videbit.  » 
His  verum  Arturus  suadebat  ^  et  utile  verbis, 
Orandi  textum  dignis  "^  rationibus  omans, 
^  bene  digna  fuit  vox  tam  matura  favorem 
A  circumstanti  cetu  cum  laude  mereri. 
At  Picti,  quibus  est  fideji  mutatio  semper 
Grata  comes,  varia  vice  qui  didicere  favorem 
360  Nunc  huic,  nunc  illi  ^  venalem  exponere  régi, 

4.  Le  vers  3^8  se  trouve  dans  Y  intercalé  entre  les  vers  335 
et  336. 

2.  Dolum  V. 

3.  Restello  V. 

4.  La  prise  de  Dol  et  Texpédition  de  Jean  Sans-Terre  en  Bretagne 
n'eurent  lieu  que  Tannée  suivante,  en  1203.  (Voy.  Ghron.,  §  120.) 

5.  ergo  V. 

6.  suadehit  P. 

7.  Dignis  orandi  textum  Y. 

8.  Non  huic,  non  illi  P. 


166 


PHMjIPPIDOS 


Nalla  tamen  quibus  est  gens  aooeptaliQr  annis, 
RespoodeDt  brevitèk*  :  c  PavéKit  virttltis  egeni, 
Ij^avi  metuant  ;  viifus  Pictonica  regem 
Non  timet  ignavum.  Yeniat,  si  viribus  audet 
Fidere^  forte  suis*,  nova  si  se  infudit  eidem 
Yenula  virtutîs^,  ignavia  si»probitatem 
Inveterata  sinit  illius  visera  mentenii 
NuUa  metus  causa  est  audacia  tanta  Johannis  ; 
Non  est  ut  veniat  ubi  nos ^  presumatadesse. 
370  c  Toile  moras  tibi,  jam  dilatio  libéra  non  est. 
In  Mirabelli  genitrix  regina  Johftnnis 
Turre  sedet,  cujuS  suasu  mala  concta  Johannes 
Perpétrât  :  Hugonem  sponAi  privavit  amata, 
Te  regno,  comitique^  tulit  tam  nobile  castrum. 
Obsideamus  eam,  Victoria  sununa  labore 
Gontinget  facili  ;  capte  th  commerda  matris, 
Omnia  j^stituet  que  nobis  abstulit  ille. 
Interea  proceres  venient,  nostrique  Britanni.  > 
His  animum  verbis  stimulant  illustris  ephebi, 
380  Et.magis  audacem  faciunt  cupidumque  triumphi, 
Ut  prime  juvenem  virtutis  amoi^  calentem, 
Nil  presumentem  sibi  posse  resistere  tantis 
Âdjuto  sociis,  tanta  probitate  probatis. 

Jam  Mirabelli  muros  Pictonicus  ardor 
Fregerat,  Ârturumque  ducem  certamine  primo 
Duratura  brevi  dederat  Victoria  letum. 
Ât  regina  nihil  summa  meiùebat  in  arce, 


U  Fidem  P. 

2.  Venula  virtutis  V. 

3.  Pidere  forte  suis  V. 

4.  qui  vos  V. 

5.  Le  comte  d'Eu.  (Yoy.  plus  haut,  v.  99-100.) 


LIB8R  YI.  167 

Gerta  quod  ad  m4trem  natus  properabat,  ut  iUam  ^ 
Marte  vel  iDsidiis  oonfuso  liberet  hoste. 
390  Qiri,  Ifcet  iAnumeris  stipatus  miUibus  esêet, 
Noo  audebat  eos  iovadere  tempore  luds  ; 
Unde,  dato  sigoo,  jubet  agmina  atare  parumper, 
Afibturque  *  suos  tali  s^moDe  fidelea  : 
Injustum  nemo  bellum  arii)itrabitur  esse, 
Natus  ab  infido  quo  matrem  libérai  hoste. 
Gum  DOS  justa  trahat  in  bellum  causa,  quis 
Incertus  dubitet  an  sit  Victoria  nostra  ?  [unquam 
Debetur  justo  victoria  justa  ^  duello  *  ; 
Gerta  triumphari  pars  est  contraria  juri, 
iOO  c  Quam  vicere  timor  et  desperatio  dudum. 
Ergo  relegetur  animis  audacibus  omnis 
Formido,  fortique  animo  properemus  in  hostem, 
Quem  Dominus  nobis  superandum  contulit  ultro. 
Tutius  esse  tamen  illos  invadere  nocte 
Arbitror,  oppressos  somno,  vinoque  gravâtes, 
Dum  sibi  nil  metuunt,  dum,  post  mera  postque 

[laborem, 
Per  diversa  quies  loca  sparsim  detinet  illos. 
Hac  igitur  bene  nocte,  precor,  sit  quisque  para- 

[tus, 
Ut  sine  conflicjtu  jam  vinctum  vinoiat  hostem, 
il  0  c  Hospitio  dum  quisque  suo  dormitat  inermis.  » 
Guillehnus  vero  de  Rupibus  (ille  maligni 
Noverat  insidias  et  perfîda  corda  Johannis) 

1.  ipsam  V. 

2.  alloquiturque  Y. 

3.  jure  V. 

4.  V  contient  ici  im  vers  de  plus  : 

Non  didicit  qui  jure  caret  sperare  triumphum. 


1 68  PHUJPPIDOS 

His  ita  respondet  :  c  Hostes  tibi  subjiciemus 
Hac  in  nocte  tuos,  si  vis  jurare  quod  horum 
Afficies  nuUum  morte,  aut  in  carcei^  ckudes, 
Precipùeque  tuum  sub  arnica  pace  nepotem 
Suscipies,  et  ei  reddes,  mediante  tuorum 
Gonsilio  procerum,  quicquid  sine  jure  tulisti  ; 
Sic  quoque  quod  Ligerim  nullus  transibit  eorum, 
420  c  Quin  potius  patria  capti  serventur  in  ista, 

Donec  compositum  fuerit  no^  inter  et  ipsos.  > 
Fallaci  respondet  ad  bec  rex  impius  ore  : 
Sic  fore  juro  tibi  sicut,  Guilleime,  petisti  ; 
Sitque  fidejussor  super  his  Deus,  et  tibi  testb. 
Si  juramentum  quod  coram  tôt  tibi  presto 
Patriciis,  dicto  vel  facto  venero  contra  ^ , 
Sit  vobis  licitum  mea  jussa  relinquere,  nemo 
Me  pro  rege  habeat,  mihi  nullus  obediat,  extunc 
Publicus  efficiar  vobis  atque  omnibus  hostis.  > 
430      Quem  non  infatuet  talis  juratio  ?  Quis  non 
Régis  verba  putet  jurantis  pondus  habere, 
Qui  sic  jurabat,  qui  sic  in  verba  vocabat 
Contra  se  testes  homines  et  numina  celi  ? 
Procedunt  igitur  ;  et  jam  piger  astra  Bootes 
Flexerat,  et  lento  gyrabat  plaustra  rotatu, 
Panselenonque  ^  poli  medio  se  luna  ferebat  ; 
Per  Mirabelli  vicos  vox  nulla  sonabat , 
Nullus  erat  vigil  in  portis  ;  sopitus  habebat 
Hospitio  se  quisque  suo,  sonmoque  vacabat. 

1.  Ce  vers  en  forme  deux  dans  Y  : 

ê 

Patriciis,  qui  si  tecum  me  forte  relinquat, 
Solus  ero,  dictis  aut  factis  wnero  contra. 

2.  Panselonque  L  P. 


UBSR  VI.  169 

iiO  Furtivo  armati  iogressu  aggrediuntur  inermes  ; 
Innumeri  paucos  capiunt,  stratisque  jacentes 
yincla  pati  coguot,  armis  et  veste  carentes, 
Mirandoque  modo  sine  bellis  bella  geruntur. 
Se  non  victori  Victoria  suggerit  ultro, 
Hostis  devicto  non  vincens  hoste  triumphat  ; 
Captus,  non  victus,  hostis  vincitur  ab  hoste. 
Omnia  perverso  contingunt  more  Johanni  ; 
Non  tuba  oongressum  cecinit,  lituusque  regres- 
Ut  fur  ingressus,  ut  latro  regressus  abivit,  [sum  ; 

450  Trans  Ligerim  contra  sua  juramenta  Johannes 
Captos  abducens,  violato  fédère  pacti  ^ 

Protinus  abscedit  ab  eo  Guillelmus^,  et  omnes 
Ândegavi,  Turones,  Genomannique,  quibusque 
Ântea  capus  erat  ;  fit  publicus  omnibus  hostis  ; 
Qui  mox  Arturum  jubet  ut  Falesica  turris 
Inclusum  servet,  donec  deliberet  ipsum 
Qualiter  interimat  ita  caute,  quod  nec  ab  illo', 
Nec  per  eum,  quisquam  sciât  interiisse  nepotem. 
Ast  alioe  quos  ordo  viros  decorabat  equestris, 

460  Pêne  quater  denos  in  corpore  *  carcere  clausit, 
Lege  data  dausis  quod  edulia  nulia  darentur 
Amplius,  aut  humor  quo  guttura  sicca  maderent, 

4.  Ghron.,  §  113. 

2.  Sur  la  défection  de  Guillaume  des  Roches  et  de  ses  compa* 
gnons,  voy.  R.  de  GgggeshaU,  p.  139. 

3.  ipso  V. 

4.  Cette  expression  in  corpore  a  paru  inintelligible  aux  précé- 
dents éditeurs.  Nous  croyons  qu'elle  désigne  le  corps  du  château 
de  Falaise,  par  opposition  à  la  tour  dont  il  est  question  cinq  vers 
plus  haut,  et  qu'elle  a  la  même  signification  que  les  mots  li  cors 
dou  chastel  dans  les  Établissements  de  saint  Louis.  (Voy.,  dans 
Texcellente  édition  de  M.  Viollet,  les  chap.  xlu  et  lxv  du  livre 
premier.  — «  Cf.  aussi  Du  Gange  au  mot  Corpus  oasiri.) 


170  PHILIPHDOS 

Mortis  inaudito  generi  soccumbere  oogens. 
Sed  magnos  clarosque  viros,  et  honoribus  aactos, 
Majestate  graves  et  nobilitate  mperbos, 
Non  sic  ausus  erat  morti  dare  (quippe  timebat 
niorum  coDsanguineos  fortesque.propiDquos), 
Diversiaque  locis  per  castra»  per  oppida  sparsos 
Servari  caute  precepit^  ;  nec  sinit  illos 

470  Esse  simul,  sibi  ne  solatia  mutua  prestent» 

Interea  famulos,  de  quorum  mentibus  ipse^ 
Presumit  potius,  promisso  munere,  verbo 
Allicit  occulte,  exhortans  ut  qualibet  arte 
Morte  latente  suum  curent  mulctare  nepotem. 
Non  tamen  invenit  prestans  instantia  quemquam 
Qui  tanti  vellet  sceleris  patrator  haberi'. 
Inde  igitur  juvenem  translatum  in  turre  vetusta 
Rothomagi  clausit  ^  ;  et  jam  perversa  voluQAas 
lUius  ad  juvenis  custodum  venerat  aures  ; 

480  Bed  neque  Guillelmus  Braositas  proditionis 
Infande  voluit  fautor  seu  conscius  esse, 
Yenturumque  malum  per  precedentia  prudens 

4.  Sur  les  prisonniers  de  Mirebeau  et  en  particulier  sur  Hugues 
le  Brun  et  Geoffroi  de  Lusignan,  yoy.  Duffus-Hardy,  Rotuli  litte" 
rarum  patentium,  1,  part.  I,  p.  i5,  col.  2,  et  16,  col.  i.  —  Les 
uns  furent  transportés  sur  des  chariots  en  Normandie  «  noyo 
génère  equitandi  et  inusitato,  »  les  autres  conduits  en  Angleterre. 

2.  ille  V. 

3.  Raoul  de  Goggesball  (p.  i39-i48)  raconte  que  Jean  Sans- 
Terre  avait  voulu  faire  aveugler  et  mutiler  son  neveu  pendant 
qu'il  était  encore  à  Falaise,  mais  que  les  gardes  d'Arthur  avaient 
eux-mêmes  empoché  TaccoiAplissement  de  cet  ordre  cruel. 

4.  posuit  y.  —  Suivant  Matthieu  Paris  (II,  479),  Jean  se  serah 
rendu  lui-même  à  Falaise  pour  offrir  au  jeune  prince  la  hherté 
sous  la  condition  qu'il  abandonnerait  le  roi  de  ^Vance.  Arthur, 
lui  ayant  répondu  en  réclamant  l'héritage  de  Richard  Cœur-de- 
Liion,  n'aurait  été  conduit  à  Rouen  qu'à  la  suite  de  cette  réponse. 


LDUDI  in.  171 

Signa  Dotans,  régi  ooram  baronibos  inquit  : 
Nesdo  quid  latura  tao  fortuna  Depoti 
Amodo  sit,  cujus  custos  hue  usque  fidelis. 
Te  mandante,  fui  ;  sanum  vitaque  firuentem. 
Omnibus  illesum  moDobris,  tibi  reddimus  illum. 
Tu  nostre  fadas  alium  sucoedere  cure. 
Qui  curet,  si  fata  velint,  felidus  ipsum. 
490  c  Amda  me  rerum  satis  angit  cura  mearum.  » 
Sic  iatus  baro,  se  transtulit  inde  Braosam, 
Seque  ministerio  sceleris  cureque  removit. 
At  rex,  cui  soli  vita  est  invita  ^  nepotis, 
Quem  stimulât  soium  patrande  consda  cedis  ^ 
Mens  sua,  clam  cunctis  procuratoribus  aule, 
Sese  procurât  tribus  absentare  diebus, 
Umbrosî^  latitans  Mob'nelli  in  valUbus  ;  unde 
Quarta  nocte  brevi,  média  de  nocte,  phaselo 
Navigat  oppositi  médium  per  fluminis  alveum  ; 
500  Rothomagumque  petens,  porte  qoa  turris  aditur 
Substitit  in  portu,  refluo  qoMi  Sequana  fluctu 
Unoquoque  die  bis  certis  influit  horis. 
Et  brève  post  spatium  refluit  siccumque  relin- 
Tam^perepentinos  operatur  causa  meatus;  [quit  ; 
Soi]  nota  JieOf  nep  eam  comprendere  sensu 
Humano  potuit  poteritve  in  secula  quisquam  ; 
Causa  latet,  se<l  res  ita  nobis  se  manifestât. 

0ceanus4|uoties  lunaribus  estuat  horis, 
Ordine  rrtrogrado  proprios  quasi  tendat  ad  ortus, 

4.  D  faudrait  sans  doute  lire  invisa  comme  le  propose  Barth; 
cependant,  comme  les  trois  mss.  sont  d'accord,  nous  ayons  laissé 
tfivito. 

î.  fraudis  V. 

3.  Umhrosù  V. 


1 78  PHIUPPIDOS 

510  Sequana  refluere  sub  eisdem  cogitur  bons, 
Fluctibus  inflatis  quasi  rétro  pulsus  ab  ipso  ; 
Inque  oculis  istud  nimis  est  mirabile  nostris, 
Quod  tantus  fluvius ,  tam  latus,  tamque  profundus, 
Tramite  declivi  de  tam  regione  remota 
Tanta  mole  fluens,  tam  crebris  cogitm*  bons, 
Sic  crescente  mari,  sibimet  contrarius  ire, 
Et  tanto  terre  spatio  retrocurrere,  quo  vix 
Gurrendo  possit  quivis  tribus  ire  diebus. 
Queritur,  et  merito,  qua  vi  sic  scandere  sursum 

520  Dulcem  cogat  aquam  maris  immaturus  amaror  ; 
Aut  aqua  salsa  nimis  est  dulci  fbrtior  amne, 
Aut  aqua  duicis  aquam  nimis  indignanter  amaram 
Odit,  et  insipide  misceri  Tethyos^  unde  ;    [amnis 
Aut  mare  cum  sit  aquis  rétro  mater  euntibus, 
Majori  minor  obsequitur,  servitque  parenti, 
Grescentem  ut  fugiat  reverenter,  eamque  sequatur 
Retrogradam,  matris  semper  studiosus  honori. 
Que  magis  ad  tàntos  faciat  sententia  motus, 
An  nulla  ex  istis  sit  opinio  conscia  veri, 

530  Querite,  vos  quibus  est  occultos  scire  potestas 
Nature  cursus  ;  qui,  cum  mortalia  tantum 
Corda  stupere  soient,  divinum  p^ul^habentes, 
Onmia  noviatis  sub  certas  ponere  causas, 
Esse  patens  vobis  physica  qui  dicîtis  arte, 
Quis  concursus  agat,  vel  que  ccÉIplexio  rerum, 
Brecelianensis  ^  monstrum  admirabile  fontis, 


i.  Theticos  P. 

2.  Breceliacemis  L  P.  —  Il  ne  8*agit  ici  ni  de  la  Fontaine  Ardente 
du  Dauphiné,  ni  du  lac  Pavin  en  Auvergne,  ainsi  que  le  propo- 
saient Barth  et  D.  Brial,  mais  de  la  fontaine  de  Barenton,  située 
dans  la  forêt  de  Brocéliande  ou  Bercéliande,  plus  tard  Brécilien, 


UBEE  YI.  173 

Cajos  aqua,  lapidem  qui  proximus  accubat  illi 
Si  quacumque  levi  quivis  aspei^'ne  ^[>argat, 
ProtÎDas  io  nimios  ocmiinixta  grandine  nimbos 

540  Solvitnr,  et  subitis  mugire  tonitnbus  ether^ 
Gogitiir,  et  oasis  se  oondensare  tenebris  ; 
Quique  assont,  testesque  rei  prius  esse  petebant, 
Jam  mallent  quod  eos  res  illa  lateret,  ut  ante  ; 
Taotns  corda  stupor,  tanta  occupât  extasis  artus  ! 
Mira  quidem  res,  vera  tamen  multisque  probata  ! 
Félix  qui  rerum  bas  potuit  cognoscere  causas, 
Quas  Deus  ignotas^,  voluit  mortalibus  esse'  ! 
Si  fas  est  hominis  censeri  Domine  talem, 
Sublevat  humanis  quem  taota  scientia  rébus. 

550  Nobis  humanam  qui  sortem  vivimus  infra, 
Rem  satis  est  sciri,  nesciri  causa  sioatur^. 

Rex  ergo  in  portu,  solito  quem  more  replerat 
Fluctus,  stans  celsa  in  puppi,  de  tucre  nepotem 
Per  puerum^  jubet  educi,  secumqse  phaselo 
Ck)lIocat,  et  paulum  digressus  abinde  recessit. 
At  puer  egregîus,  posîtus  jam  in  limine  vite®, 
Nonùna  ne  desint  soeleri  tamilagitioso  : 
c  Patnie,  damabat,  parvi  miserere  nepotis  ; 
c  Patrue,  parce  tuafbone  patrue,  parce  nepoti  ; 

aujourdliui  forêt  de  PaimpéÉt,  et  dont  il  est  souvent  fait  mention 
dans  la  littérature  du  moyen  âge.  (Voyez  par  exemple  Huon  de 
Méry,  Le  tomoiement  de  l'ArUéehrùt,  éd.  Tarbé,  p.  125-126.  — 
Voy.  aussi  Ogée,  /)'•  de  Bretagne,  éd.  de  1853,  II,  259.) 

1.  Aer  V. 

2.  occultas  V. 

3.  Il  y  a  ici  un  vers  de  plus  dans  V  : 

Quas  cui  scire  datur  komine  est  felicior  omnt. 

4.  Les  vers  550-551  manquent  dans  V. 

5.  famulum  V. 

6.  Uti  V. 


1 74  PHILIPPIDOS 

560  c  Parce  tuo  generi;  frateroe  parcito  proli.  > 
Hec  ejulantis  prendeDs  aironte  capUlos, 
Âlvum  per  médium  capulo  tenus  impulit  ensem 
Impius,  et  rursum  generosa  cède  madentem 
Gervici  impreasit,  tempusque  bipertit  utnunque. 
Hinc  quoque  digrediens  quasi  per  tria  millia,  cor- 
Defunctum  vita  subjectis  injicit  undis.  [pus 

Ecoe  Neronis  opus,  quo  post  preclara  virorum 
FuDéranobilium,  post  caros  postque  propinquos, 
Tormentis  variis  quos  interfecit,  ut  esset 

570  Solus  in  iroperio,  materni  visceris  alvum      [quo 
Find(nre  presumpsit,  forulumque  propaginis  in 
Gonceptus  fiierat,  de  qup  prooessit  ad  ortum, 
Inspexit,  tandem  proprio  se  perculit  ense, 
Gerdonum  metuens  subulis  incurrere  mortem. 

Eoce  Judas  alter  ;  Herodes  ecce  secundus, 
Oui  pueros  inter  Messiam  perdere  querens, 
Ne^r^nom  perdat,  proprios  ocddere  natos 
FoBter  non  veHtus,  et  regnum  perdidit  et  se, 
Biim  reliquos  metuens  natos  aîbi  guttura  rupit. 

580  Sic  et  Judeus  statuit  crucifigere  GhristivP 
Gonsilio  Ga^qf^ht^  metuens  amittere  gentem 
Atque  iocum.  Sedy  eo  crucifixo,  perdidit  omne 
Perdere  quod  metuit,  translatus  in  extera  régna, 
Servitioque  datus,  quem  Yespasianus  în  omnes 
Dispersit  ventos  privatum  régis  honore 
Atque  sacerdotis;  quod  vir  desideriorum^ 
Et  Moises  olim  fore  sic  cecinere  prophète. 

1.  Daniel.  —  Le  nom  de  ce  prophète  était  sans  doute  ajouté  en 
interligne  dans  le  ms.  que  le  copiste  de  V  ayait  sous  les  yeux, 
car  celui-ci  Ta  intercalé  dans  le  vers  :  quod  vir  Daniel  desideriO' 
rum 


UBOi  in.  476 

Sic  tibi  coDtiiiget  Arturi  morte,  Johaimes  ; 
Ejus  per  vitam  metuisti  perdere  regnum, 

590  Ejus  per  mortem  vita  regnoque  carebis. 
Ântea  quam  fato  fieres  ludente  monarcha, 
Patris  lib  ore  tui  Sin&4erra  Domeo  habebas  ; 
Ne  pater  ergo  tuus  sit  in  hoc  tibi  nomine  mendax, 
Hec  tibi  mors  addet  rem  nominis  hujus  et  omen. 
Nam  tibi  fatalis  venit  hora,  Dec  est  procul  a  te, 
Qua,  factus  mortem  cimctis  odiosus  ob  istam, 
Fies  et  vives  sine  tçrra  pluribus  annis  ; 
Postea  privatus  r^DO,  privabere  vita. 
Ânte  tamen  mortem  multas  operabere  fraudes, 

600  Multos  occides,  multos  damnabis  inique, 
Dignior  ut  pénis  fias  gravioribus  un, 
Dum  culpis  nun({uam  cessas  superaddere  culpas, 
Ne  te  se  inveniat  aliquando  gratia  dignum. 
Ât  tibi,  Galliope,  requies  alterna  placere, 
Ântidotumque  solet  gratum  prestare  laboris  ; 
Fac  tibi  sexta  gravem  levet  hic  pausatio  curam, 
Plenius  ut  memores  ea  que  dicenda  sequuntur. 


4  76  PHILIPPIDOS 


GÂTHÂLOGUS  MATERIE  LIBRI  SEPTIMI. 

Gaillxbdi  sedem  describit  septimus.  At  reit 
Obsidet  Andelti  quoi  dicitur  insula  castrum. 
Nil  bellum  navale  valet  vel  agreste  Johanni; 
Nanê  sub  aquis^  vallo  Gaubertus  subjicit  ignem. 
Insula  mox  capitur^  fossisque  ac  turribus  arcem 
Rex  circumseptamsex  mensibus  obsidet  absens. 
Emittit  populum  Rogerus^  parcat  ut  escis^ 
Quos  famis  atra  lues  scopulis  extinxit  et  antris. 
Vere  novo  rediens  rénovât  rex  obsidionenij 
Gaillardumque  capit  multa  vij  tempore  multo, 
Et  Iota  demum  fagot  e  regione  Johannem. 

SEPTIMUS  LIBER  INCIPIT. 

YOLVERAT  interea  rapido  se  circulus  axe, 
Retrogradata  trahens  obliquo  sidéra  motu, 
Yicineque  dabat  brume  jam  Scorpio  signum  ; 
Geperat  et  gelidis  tellus  canere  pruinis, 
Frondifluis  aspersa  *■  comis,  quas  frigidus  humor, 
Et  Boree  ramis  violentia  straverat  altis. 
Intermissa  brevi  languescunt  beila  quiète  ; 
Depositis  rediens  armis  ad  propria  miles 
Et  peditum  turme  sua  rura  revisere  gaudent, 
1 0  Letifîcantque  suos  et  mutua  gaudia  juugunt, 
Donec  paulatim  Borealis  transeat  horror, 
Rursus  ut  armatos  estas  in  bella  remittat. 

1.  aspera  P. 


LIBER  vn.  177 

Jamque  revestierat  tellus  se  floribus,  herbis 
Luxuriabat  ager,  medîo  plus  tempora  cursu 
Yeris  erant^  cum  rex  iratus  in  arma  cohortes 
Rursus  agit^,  properansut  talio  digna  Johanni 
Tandem  retribui  possit  pro  morte  nepotis, 
Pro  tôt  (lagitiis,  pro  tôt  furialibus  actis, 
A  quibus  ille  miser  se  refrenare  nequibat/ 

SO  Qui  tamen,  assiduis  exploratoribus  utens, 
Gautus  erat  mortis  vitare  pericula,  seque 
  régis  facie  proeui  absentare  studebat  ; 
Et,  loca  devitans  ad  que  venturus  erat  rex, 
Gallebat  fugiens  tutos  penetrare  recessus. 
Quo  rex  comperto  terras  convertit  in  ejus 
Ferratas  acies  quas  vertere  mallet  in  ipsum, 
Si  cohibere  fugam  seseque  accingere  pugne 
Yellet,  et  oppositis  concurrere  frontibus  ipsi. 
Est  locus  Ândelii  qui  nunc  habet  insula  nomen, 

30  Quo  secat  in  geminos  se  Sequana  frugifer  alveos, 
Nec  longe  refluens  in  se  redit  et  facit  unum, 
Inque  ^  sui  medio  ciausam  premit  undique  terram  ; 
Gujus  planitiem  tantus  tumor  urget  in  altum, 
Quod  circumfusis  operiri  non  timet  undis. 
Ëqua  superficies,  ex  omni  parte  rotundo 
Orbicuiata  sinu,  se  non  obliquât  in  uUum 
Divaricans  cuneum  ;  sed  fînibus  ipsa  suis  se 
Limitât,  ut  nuUus  discirculet  angulus  illam. 
Hune  rex  Richardus  turri  muniverat  olim, 

40  Et  circumdederat  vallis  et  menibus  altis, 

i.  On  était  alors  au  printemps  de  1203. 

2.  Les  quatorze  derniers  mots  {medio  plus -rursus  agit)  omis 
dans  L  sont  rajoutés  en  marge  d'une  écriture  toute  différente. 

3.  Jnseque  P. 

n  12 


1 78  PHHilPPIDOS 

Edificans  intus  penetraiia  regia,  dignos  ^ 
Principibus  summis^  habitari  rite  pénates^, 
Pontibus  erectis  quibus  utraque  ripa  petatur^. 
Jactibus  inde  tribus  quantum  gyrata  lapillum 
Mittere  funda  potest  ^,  rupes  precelsa  sub  auras 
Tollitur  ethereas,  summaque  crepidine  visus 
Effugit  humanos  ;  tanto  tumet  ardua  gibbo  ! 
Que  parte  ex  illa  (luvii  qua  despicit  undas, 
Si  quis  eam  a^piciat  obliqui  luminis  orbe, 

50  Ârdua  quam  turris  aliud  nihil  esse  videtur, 
Gemento  et  saxis  operose  structa  quadratis  : 
Tarn  latere  piano,  tam  recto  vertice  surgit 
Âera  per  médium,  tanquam  velit  astra  subire. 
Ât  parte  ex  alla,  qua  solis  respicit  ortum. 
Ejusdem  dorso  minus  alta  tenore  decenti 
Pianities  speciosa  jacet,  sed  longior  ampla, 
Yallibus  horrescens  latere  ex  utroque  profundis. 
Que  cunei  in  formam  sese  protendit  adusque 
Montis  descensum,  qui  proximus  imminet  ilii, 

60  Yalle  tamen  média  médium  impediente  meatum. 
Huic  natura  looo  satis  insuperabile  per  se 
Munimen  dederat,  tamen  insuperabiliorem 
Arte  quidem  multa  Richardus  fecerat  illum  : 
Duplicibus  mûris  extrema  clausit,  et  altas 
Gircuitum  docuit  per  totum  surgere  turres, 
A  se  distantes  spatiis  altrinsecus  equis  ; 

1.  summis  V. 

2.  dignos  V. 

3.  Voy.  Ghron.,  page  208,  note  2. 

4.  Voy.  Ghron.,  page  208,  note  4. 

5.  Il  n'y  a  pas  moins  de  sept  à  huit  cents  mètres  entre  Tile  où 
était  bâti  le  chàtelet  que  Guillaume  vient  de  décrire  et  la  roche 
sur  laquelle  s'élèvent  encore  les  ruines  du  Château-Gaillard. 


LIBER  vn.  179 

Ëruderans  utrumque  latus,  ne  soandere  quisquam 
Ad  muros  possit,  vel  ab  ima  repère  valle. 
Hinc  ex  transverso  médium  per  planitiei 

70  Erigitur  munis  ^,  multoque  iabore  cavari 
'   Cogitur  ipsa  silex,  fossaque  patere  profunda, 
Faucibus  et  latis  aperiri  vallis  ad  instar  ; 
Sicque  fît  ut  subito  fiât  munitio  duplex, 
Que  fuit  una  modo,  muro  geminata  sequestro. 
Ut,  si  forte  pati  partem  contingeret  istam. 
Altéra  municipes  queat  et  se  tuta  tueri. 
Inde  rotundavit  rupem,  que,  celsior  omni 
Planitie,  summum  se  tollit  in  aéra  sursum, 
Et  mûris  sepsit  extremas  desuper  oras, 

80  Castigansque  jugi  scrupulosa  cacumina,  totum 
Gomplanat  médium,  multeque  capacia  turbe 
Plurima  cum  domibus  habitacula  fabricat  intus, 
Umboni  parcens  soli,  quo  condidit  arœm. 
Hic  situs,  iste  décor,  munitio  talis  honorem 
Gaillarde  rupis  per  totum  prédicat  orbem^.      ' 
Karolides  igitur,  cupiens  tam  nobile  castrum 
Subdere  Francigenis,  cuneos  primum  inferiori 
Gastello  applicuit,  gremio  qua  Sequana  claudit, 
Fluminis  in  ripa  late  tentoria  figens. 

90  Municipes  omni  nisu  se  velle  ^  tueri 

Proclamant,  et,  ne  subito  rumpantur  ab  hoste, 
Rumpunt  et  ruptum  mergunt  in  flumine  pontem^. 
Protinus  erigitur  petraria  plurima,  que  non 

1.  Si  l'on  se  reporte  à  la  figure  11  do  Viollet-le-Duc  (Dtctton- 
naire  d'architecture,  lU,  page  87),  on  y  verra  ce  mur  figuré  entre 
les  tours  GG. 

2.  Ghron.,  §111. 

3.  servelle  P. 

4.  Voy.  Ghron.,  page  213,  note  3. 


1 80  PHILIPPIDOS 

Assiduo  cessât  lapides  emittere  jactu  ; 
Paliciumque  triplex,  quod  erat  Gaillardica  subtus 
Menia,  quadratis  palis  et  robore  duro 
Usque  sub  extremas  protensum  fluminis  oras, 
Ut  (lumen  nostris  innabile  navibus  esset, 
Francorum  juvenes,  quibus  ars  incognita  nandi 

1 00  Non  erat  ^ ,  evellunt ,  scinduntque  securibus  ;  et  dum 
Id  faciunt,  lapides  et  spicula  rupis  ab  alto 
Yertice  nimborum  ritu  jaciuntur  in  illos, 
Que  plerique  cavent  scutis^  atque  assere  multo 
Opposito^;  plerique  necem  patiuntur  honestam, 
Dum  patrie  laudi,  dum  pugnant  régis  honori. 
Née  cessaverunt  donec  via  pervia  facta  est, 
Qua  classis  veniens  de  sûrsum  vectitat  escas, 
Resque  alias  quibus  est  opus  bis  qui  castra  sequun- 
Protinus  adduci  naves  rex  imperat  amplas,  [tur^ . 

110  Quales  Sequanios  per  portus  nare  videmus, 

Quadrupèdes  que  ferre  soient  carrosque  per  am- 
Has  facit  in  medio  lateratim  (lumine  ndergi  [nem  ; 
Ordine  continuo,  castri  sub  menibus  ipsis  ^ 
Inferius,  quas  ne  rapide  ferat  impetus  unde, 
Palis  infixis  funes  uncique  coercent. 
Postibus  erectis  pontem  trabi  busqué  dolatis 
Has  super  exstruxit;  tulit  et  sine  remigis  usu, 
Xerxis  ad  exemplum,  vestigia  sicca  per  undas 
Tam  late  fusas,  interque  capedine  tanta 

ISO  Distantes,  ripis  minime  capientibus  ipsas, 

1 .  quibus  est  incognita  nandi  Hec  erat  L  P. 

2.  qtte  scutis  plerique  cavent  V. 

3.  Oppositos  L  P. 

4.  Ghron.,  §  124.  —  La  destruction  de  l'estacade  est  racontée 
ici  à  sa  véritable  place.  (Voy.  Ghron.,  page  215,  note  2.) 

5.  ipsos  P. 


LIBER  vu.  181 

ut  vere  possis  illas  equare  marinis, 
Non  minor  equoreo^  quando  tumor  inflat  easdem. 
Ërigit  et  geminas  turres  in  quatuor  amplis 
Navibus,  arboreis  truncis  et  robore  crudo, 
Quos  multo  vincit  ferro  multisque^  retortis, 
Ut  sint  munimen  ponti,  castroque  nocumen  ; 
Quas  ita  subtili  séries  superedita  ductu 
In  sublime  levât,  ut  ab  illis  mittere  miles 
Jactu  tela  levi  devexa  in  menia  possit  ; 

1 30  Et  sic  obsessos  varia  gravât  obsidione, 

Illos  oppugnans  parte  incessanter  ab  omni^. 

Yelgica  rura  patent  cursoribus,  unde  refertur 
Preda  in  castra  recens  ^,  et  copia  tanta  ciborum, 
Quod  sibi  castrenses  nihil  ultra  déesse  querantur. 
Nil  manet  illesum,  ville  nudantur  et  agri, 
Et  sic  accrescunt  epule  pugnantibus  extra, 
Que  maie  decrescunt  his  qui  defendere  castrum 
Et  se  concertant.  Non  est  via  qua  quis  ad  illos 
Quodlibet  auxilium  possit  conferre  vel  escas. 

1 40      Interea,  varias  versans  in  pectore  curas, 
Auxilium  nota  mendicat  ab  arte  Johannes, 
Ut  quod  ei  sub  sole  dies  audere  negabat, 

Âudeat  obscura  de  nocte  irrumpere  castra. 


i.  equoreis  V.  —  Cette  leçon  jointe  à  une  mauvaise  ponctua- 
tion avait  rendu  les  vers  121-122  à  peu  près  inintelligibles. 

2.  Barth  et  D.  firial,  croyant  que  retortis  était  un  participe, 
avaient  conclu  que  multisque  était  une  mauvaise  lecture  pour 
lamnisque  ou  vinclisque.  On  appelait  en  latin  rctorte,  et  en  fran- 
çais riortes  ou  redortes,  les  branchages  flexibles  servant  à  lier  et 
en  particulier  ceux  que  Ton  emploie  dans  les  clayonnages.  (Voy. 
Du  Gange,  au  mot  Retorta.) 

3.  Ghron.,  §  122. 
1.  frequens  V. 


1 82  PHILIPPIDOS 

Ergo  marescallo  cordis  sécréta  révélons  : 

0  mihi  consilii  custos  fidissime,  dixit, 

Âccipe  selectos  équités,  Guillelme,  trecentos, 

Et  fkmulos  in  equis  tria  millia  ;  sume  clientes 

Mille  quater  pedites  ;  tecum  Lupicarica  rupta  ^ 

Fac  eat  ;  ite  simul  tenebrose  noctis  in  umbra, 

1 50  c  Âtque  repentino  regalia  castra  tumultu, 

Gum  jam  luna  suos  absconderit  aurea  vultus, 
nia  ex  parte  levés  irrumpite  fluminis,  unde 
Rex  modo  per  pontem  partem  transi  vit  ad  illam. 
Omnes  pêne  équités  ultra  cum  rege  mearunt. 
Et  Barrensis  eques,  et  quos  Gampania  misit, 
Belligerique  viri  quibus  est  audacia  major. 
Hac  ex  parte  cornes  Robertus  mansit,  et  hères 
Hugo  Novi  Gastri,  Simon  et  rupta  Gadod; 
Hi  se  clauserunt  prope  ripas,  ingeniorum 

1 60  c  Gura  quibus  pontemque  data  est  a  rege  tuendi. 
Ât  per  plana  jacent  Ribaldi  cum  Piquichinis, 
Et  qui  res  propter  vénales  castra  sequuntur, 
In  quos  de  facili  nostrum  exsaturare  furorem 
Fas  erit,  utque  libet  satis  exhaurire  cruoris. 


i.  Le  chef  de  cette  bande  de  routiers,  que  Guillaume  le  Breton 
appelle  en  latin  Lupicarus  (voy.  plus  loin,  v.  832,  et  VIII,  v.  17), 
ne  se  nommait  pas  Louvart,  comme  le  croyait  Hercule  Géraud 
{Bibl,  de  l'École  des  chartes,  i'«  série,  HI,  420)  qui  le  confondait 
(ibid.,  147)  avec  un  autre  routier  plus  ancien  appelé  Lupatius  par 
l'Anonyme  de  Laon  (D.  Brial,  XVIII,  710  D),  Lobar  par  Geoffroi 
de  Vigeois  (ibid.,  223  A)  et  qui  avait  été  remplacé  par  Mercadier. 
Son  nom,  que  justifie  son  origine  méridionale  (Matthieu  Paris, 
éd.  Luard,  II,  421),  était  Lou  Pescaire,  que  Ton  trouve  latinisé  en 
Lupescarus  dans  Matthieu  Paris  {loc.  citât.)  et  dans  les  Rotuli  litte- 
rai*um  patentium,  publiés  par  M.  Duffus-Hardy  (I,  15*>,  21i>,  24, 
24b,  25b,  30,  32b,  35b). 


LIBER  vu.  183 

Ât,  Brandine^,  tibi  Martinus  sit  cornes  Ârchas  ; 
Et  qui  rostratis  ratibus  secat  equor,  Alanus^ 
Piratas  secum  assumât,  quibus  utitur  ipse  [sam. 
Gum  Grenesim  rébus  juvat  exspoliare,  vel  Os- 
Sumite  cum  reliquis  modo  quos  mihi^  Flandria 

[misit 

1 70  €  Millia  terna  virum  ;  sociis  succurrite  vestris, 
Quos  nimis  auxilio,  quos  scitis  egere  ciborum  ; 
Septuaginta  rates  quibus  est  cursoria  nomen, 
Quas  pelagi  struxit  Richardus  et  amnisad  usum, 
Âtque  alias  omnes  quascumque  potestis  habere, 
Rébus  que  sociis  desunt  farcite  cibisque. 
Ite  per  oppositum  remis  ducentibus  amnem, 
Regalemque  levés  fluvio  pro  vol  vite  pontem, 
Gastellumque  meum  rébus  munite  negatis  : 
Qui  si  de  facili  pontem  resecare  nequitis, 

1 80  <  Beliando  prohibete,  manus  ne  transférât  ultra 
Rex,  succursurus  bis  quos  habet  altéra  ripa. 
Hoc  autem  inculco  vobis,  et  sepe  redico, 
Vos  qui  per  flumen^,  vos  qui  per  plana  venitis  : 
Hereat  hoc  memori  vobis  in  corde,  quod  uno 
Tempore  bella  gerat  et  eodem  cetus  uterque. 
Si  vobis  aderit  dextro  pede  Mursia^,  mane 

\ .  Mercadier  avait  été  tué  à  Bordeaux  par  un  serviteur  de  ce 
chef  de  routiers  (Roger  de  Hoveden,  éd.  Stubbs,  IV,  114).  Bran- 
din  était  devenu  sénéchal  de  la  Marche  et  de  la  Gascogne  ;  il 
avait  un  fils  nommé  Geoffroi  (Duffus-Hardy,  Rotuli  litterarum 
patoiiium,  I,  131>,  14*>,  117.  —  Rotuli  chartarum,  58). 

2.  Alain  Tranchemer  avait  été  pilote  de  Richard  Gœur-dc- 
Lion  (Roger  de  Hoveden,  m,  206,  235). 

3.  mihi  quos  modo  P. 

4.  fluvium  V. 

5.  «  Murcia,  dit  Bartb,  Dea  segnium  apud  Arnobium,  initio 


1  84l  philippidos 

c  Vos  sequar,  ut  Dostri  <^ODSuinmem  prelia  Mar- 
Sic  mandata  suis  solitus  dare  rusticus  olim,  [tis.  i 
Dum  lupus  ejus  ovem  dumis  eviscerat  ^  aspris  : 

190  <  I,famulo  clamât,  in  dumum;  tu  quoque,pastor, 
€  Perplexos  irrumpe  rubos;  tu  vero,  bubuice, 
c  Hoc  penetrato   specus;    ego  cum  cane   tuta 

[tuebor.  • 
Haud  secus  armatos  in  sununa  pericula  mittit, 
Gum  quibus  ipse  tamen  non  sustinet  ire  Johannes. 
Paretur  régi,  mora  nulla  moratur  ituros. 
Arma  viri  capiunt,  classis  navalia  linquit  ; 
Ëgreditur  castris  velociter  agmen  utrumque. 
Hi  per  aquas,  illi  terre  per  plana  profecti, 
Insomnes  ducunt  tenebrosa  silentia  noctis, 

200  Dum  properant  bello  dare  tempora  danda  sopori. 
Dimensus  spatiis  horarum  tempora  certis, 
Verbere  jam  triplici  se  castigaverat  aies, 
Altisono  lucem  qui  gutture  precinit  almam  ; 
Fit  subito  tetra  castris  irruptio  nocte, 
Quippe  marescallus  festinum  duxerat  agmen 
Per  terram  breviore  via,  dum  per  vada  classem 
Sequana  multiplici  vertigine  tardât  euntem. 
Ribaldi,  mercatores,  et  vulgus  inerme, 
Ebria  post  Bacchi  potamina  semisepulti, 

21 0  Geduntur  gladiis  exertis  more  bidentum. 
Plurima  turba  ruit  inopina  morte,  priusque 
Gorpore  vita  fugit  quam  corpus  sentiat  ictum  ; 
Sic  nimio  pressi  vino  somnoque  jacebant. 

«  Libri  IV.  De  ea  multis  Scaliger  ad  Festiim,  et  ex  eo  Juretus 
«  ad  Symmachum.  d  GMillaume  paraît  avoir  pris  ce  nom  dans 
le  sens  de  fortuna. 
1.  evellerat  P. 


LIBER  VU.  185 

Nec  mora,  terrificus  it  per  tentoria  clamor. 
Ëxpergefactos  subito  mora^  volvit  ad  amnem 
Ut  per  aquas  natitent  ',  quia  pons  non  sufficiebat 
Ut  posset  transferre  simul  tôt  millia  plebis. 
Obstat  eis  Barrensis  eques  mucrone  conisco, 
Gum  quo  Bolonides,  Gaucherus,  Guido,  Matheus, 

2S0  Et  reliqui  qui  turpe  putant  non  esse  priores. 
€  Quo  fugitis?  clamant,  quo  terga  ostenditis?  Hos- 
€  Yestra  facit  fuga  victores  ;  ignavia  vestra      [tes 
c  Ignavos  facit  audaces,  dum  ceditis  hosti, 
c  Dum  sinitis  letho  quod  vos  occidat  inulto, 
€  Dum  percussorem  percussio  nuUa  repellit.  i 
Talia  dicentes,  pavidos  in  beila  reducunt, 
Confortantque  viros,  et  in  hostem  mente  feruntur 
Unanimi;  fortique  manu  retrocedere  victum, 
Qui  modo  victor  erat,  cogunt  ;  furit  ensis,  opus- 

230  Exigit  invictis  animis  quod  suggerit  ira.         [que 
Lumina  per  ripas  et  per  convexa  locorum 
Ocius  attoilunt,  faduntque  diescere^  noctem. 
Accendunt  aiii  lychnos,  hi  ligna  pyrarum 
In  strue  congestant;  hic  straminis,  ille  myrice^ 
Fasciculos  addit;  hic  pinguia  larda  ministrat, 
Hic  oleum  flanmiis  infundit,  materiesque 

1 .  fiarth  propose  de  remplacer  mora  par  mors.  Cette  correctioii 
D  est  pas  nécessaire,  mora  étant  pris  ici  dans  le  sens  d*^et  qui 
retarde  et  se  rapportant  au  pont  dont  TinsufËsance  est  mention- 
née au  vers  suivant.  C'est  ainsi  que  Stace  et  Virgile  Tont  employé  : 
«  ...portarumquemoras...  »  (Thebaid,  XI,  244),  a  ...  fossarumque 
«  tnorx  »  (^Eneid.,  IX,  143),  «  loricxque  moras...  »  (^Eneid.,  X, 
485). 

2.  naUnt  L  P. 

3.  faduntque  discere  diescere  P. 

4.  turice  P. 


1 86  pmuppiDOS 

Lucis  adurgetur  succrescere  ;  tota  repente 
Noctis  abit  faciès,  caliginis  exulat  umbra. 
Post  équités  primos,  ita  lumine  multiplicato, 

S40  Âgmina  festinant,  et  Barrica  signa  sequuntur; 
Dumque  catervatim  pons  trajicit  arma  virosque, 
Frangitur,  et  nimio  se  fasce  fatiscere  fatur. 
Mox  tamen  absque  mora  puncto  reparatur  in  ipso, 
Officiumque  suum  properantibus,  ut  modo,  pres- 
Ât  Barrensis  eques,  atque  in  victissima  virtus[tat . 
Agminis  egregii,  postquam  dignoscere  aperte 
Fas  fiiit  hostiles,  accenso  lumine,  vultus, 
Martis  opus  peragunt,  pulsumque  viriliter  hostem 
Gonficiunt,  capiunt,  occidunt,  proditioni 

S50  Premia  nocturne  mérita  vice  digna  rependunt. 
Et  mala  convertunt  in  eos  que,  corde  malignos 
Parturiente  dolos,  aliis  inferre  volebant. 

Jamque  quiescebant  acies,  nondumque  sopori 
Se  dederant,  et  lux  sub  mane  rubescere  primo 
Geperat,  et  radios  tremulis  crispabat  in  undis  ; 
Ecce  leonino  classis  cursoria  fluctus 
Impete  Sequanios  prora  fîndebat  acuta, 
Arma  virosque  ferens.  Iterum  clamatur  ad  arma  : 
c  Arma,  viri,  arripite,  et  ripas  vos  fundite^  cir- 

cum! 

360  c  Precipue  pontem  defendite,  scandite  turres.  i 
Tâfibus  exciti  clamoribus,  ocius  assunt, 
Gompiuntque  animis  certatim  ardentibus  arma. 
Scandit  in  arboreas  turres  Jordanus^  et  Eldo, 

1 .  effïindite  corrigé  en  vos  fundite  L. 

2.  Jourdain,  arbalétrier  du  roi,  reçut  de  lui,  en  juillet  1205, 
des  biens,  sis  àLéri  (CaL,  955).  Il  figure,  en  4227,  pour  100  livres 
parmi  les  pièges  de  Gadoc  (Cartulaire  normand,  n®  366).  C'est 


^là 


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Ar. 


1 88  PHILIPPIDOS 

Ledere  vel  nautas,  vel  eos  qui  bella  gerebant, 
Tarn  circumspecte  tam  se  prudenter  agebant  ^ , 
Tramite  tam  recto,  tam  cauto  rémige  flumen 
Per  médium  volitans,  ripam  vitabat  utramque. 
Jamque  propinquabant  ponti,  strictumque  te- 

[uentes 

S90  In  manibus.ferrum,  postes  succidere  pontis 
Audebant,  et  que  substabant  postibus  alnos  ; 
Sed  toierare  diu  nequiere  pluentia  tela 
Grandinis  in  morem,  lapides,  truncosque  trabales, 
Ferventesque  pîcis  oUas,  et  pondéra  ferri, 
Que  descendebant  in  eos  de  turribus  altis. 
Sed  née  Guilleimus^,  née  cetera  turba  quiritum, 
Ponte  super  contis,  sudibus,  mucronibus,  hastis, 
Cessabant  variis  affligere  mortibus  illos. 
Hic,  fluvio  lapsus,  Thetidi  se  mandat  humandum, 

300  Nereidumque  choros  pro  funeris  orat  honore  ; 
Hic  ratis  in  medio  morientem  mortuus  ipse 
Corruit  in  socium,  supremaque  basia  donat, 
Gaudet  et  infernas  comiti  comes  ire  sub  umbras. 
Hic  pede  truncatur,  oculis  hic,  auribus  ille  ^  ; 
Visceribus  mit  hic  fusis,  hic  gutture  rupto  ; 
Huic  sudis  infringit  fémur,  illi  clava  cerebrum  ; 
Huic  mucrone  manus  abscinditur  ;  iile  securi 
Perdit  btrumque  genu,  nec  adhuc  pugnare  recu- 
Donec  eum  superinfundens  pix  cogit  abire.  [sat, 

31 0  lUe  per  os  ferro  gémit  exspirare  recepto, 

i.  Ge  vers,  omis  dans  les  précédentes  éditions,  se  trouve  pour- 
tant dans  tous  les  manuscrits. 

2.  Guillaume  des  Barres. 

3.  Entre  les  vers  304  et  305,  on  trouve  dans  V  le  vers  suivant  : 

Obruii  huic  truncus  humaros,  huic  ossa  Uicerti. 


LffiER  vn.  189 

Non  posse  assuetos  anime  prestare  mcatus  ; 
Transmisso  cadit  hic  ^  tempus  per  utrumque  qua- 
Galline  similis,  quam,  pluma^  nare  forata,  [drello, 
Ëxpellit  Beroe  ^  nido  recubare  volentem . 

Trabs  pregrandis  erat  extrema  pontis  in  ora, 
Ponderis  immensi,  quadrato  robore,  quam  vix^ 
Bis  déni  carro  tauri  portare  valebant  ; 
Que,  propulsa  super  illos  de  ponte,  carinas 
Oppressit  geminas,  et  proram  fregit  utramque, 

320  Âfflixitque  viros,  postes  et  tigna^  sécantes. 

Tune  primum  retrocessenint,  prorisque  rcductis 
Obvertunt  puppes  et  tonsis  equora  puisant  ; 
Intenduntque  fuge  victi,  nec  in  agmine  toto 
Ullus  erat  qui  non  in  corpore  vulnus  haberet, 
Prêter  cos  quos  jam  vi  mors  illata  premebat. 
Sed  nec  eos  licuit  nostratibus,  impediente 
Anme,  sequi  ;  quos,  dum  fas  est,  producere  cer- 
Ëminus  et  jacuUs  et  saxis  atque  sagittîs*.       [tant 
Gaubertus^  tamen^  et  Lodulus  Galiota*,  Thomas- 

330  CuiquelatinatrixdatiiomenlinguaJobannes^,[que, 

i.  in  P. 

2.  piunu  P. 

3.  BorteV. 

4.  quamvis  V. 

5.  ligna  P. 

6.  Gaubên  ^uh  ud  pécheur  de  Maotef .  (Voy.  Ut.  XL,  v,  214.) 

L'tgu€  msetndeHUs  faiHt  GavJbertus  alasas 
Retibus  *3fff0imtis  uida  tub  pûcosa  Medunle. 

7.  tamtn  omîé  dani  V. 

«^.  Ge  ^Ti^jz^ni^j  qui  e£t  api^lé  Ludoricus  Gaiûfta  au  t.  295  du 
1.  IX«  n'e§t  a  Jtre  q^je  Lcmis  àe§  Galée»,  feront  du  roi,  i  qui 
Philij^ie'Auc^jê^  céda  ea  mai  1216  fes  droîu  fur  un  moulin  sis 
à  Pre»a«ni-i^V^.  *Cat.,  1671.1 

Sr.  Ge  \^n  d>ii  te  traduire  liuérakmem  :  «  E:  Jean  qui  doit 


1 90  PHILIPPIDOS 

Bis  binas  agiles  habuenint  forte  galias, 
Quisque  suam,  bellisque  viros  navalibus  aptos. 
Quatuor  hi  per  aquas  fugientibus  acriter  instant, 
Prelia  miscentes  ;  dumqueire  propinquius  audent, 
Promeruere  duas  auferre  fiigacibus  alnos, 
Gum  nautis  aliisque  viris  et  rébus  et  escis^. 

Hic  Gaubertus  erat  ita  doctus  in  arte  natandi, 
Quod  sub  aqua  poterat  millenis  passibus  ire. 
Hic  igitur  testas  prunis  ardentibus  implet, 
340  Et  clausas  mira  sic  arte  bituminat  extra, 
Ne  posset  penetrare  latex  uUatenus  illas. 
Tune  se  fune  ligat  qui  dependebat  ab  ollis, 
Âtque  immersus  aquis  clam,  nulli  visus»  adivit 
Vallum  quod  duplici  circumdabat  undique  muros 
Gircuitu,  lignis  et  multo  robore  structum  ; 
Ëmergensque  vadis,  ignem  succendit  ab  illa 
Parte  Gaillarde  rupis  que  respicit  arcem, 
Qua  nuUus  defensor  erat,  quia  nulla  timebant 


«  son  nom  à  sa  langue  latinisanle.  »  En  effet,  c*est  le  môme  per- 
sonnage qui  est  appelé  Latinator  au  vers  295  du  livre  IX.  Latt- 
nator  (Truchement,  interprète)  se  traduisait  en  français  par  Lati- 

mier,  « quorum  unus  erat  Petrus  Latinator,  monachus  Sancti 

Pauli.  »  (Guillaume  de  Tyr,  Xin,  27.)  «  li  uns  estoit  moinnes 

«de  8eint-Pou  ;  Pierres  li  Latimiers  avoit  non »  {Estoire 

d'Erades,  XIH,  27.  —  Voy.  aussi  Du  Gange  et  Sainte-Palaye.) 
Jean  le  Latimier  était  donc  le  nom  du  compagnon  de  Gaubert  et 
de  Louis  des  Galées  ;  nous  voyons  d'ailleurs  qu'un  sergent  ainsi 
nommé  eut  part  aux  largesses  royales.  {Cat.,  1916.) 

Barth  avait  supposé  qu'on  devait  lire  ici  :  cuique  latina  atri 
dat  nomen  lingua,  et  au  livre  IX  :  atgue  latine  ater;  U  en  con- 
cluait qu'il  s'agissait  de  Jean  de  Nesle,  Johannes  de  Nigella.  Cette, 
explication  a  été  reproduite  par  D.  Brial  et  par  M.  Pannenborg. 
(M.  G.  Scr.,  XXVI,  p.  344,  note  3.) 

1.  Ghron.,  §  123. 


UBER  vn.  191 

Damna  sibi  parte  ex  illa^  contingere  posse, 
350  Unde  tuebantur  partes  studiosius  illas 
A  quibus  urgebat  illos  instaotior  hostis. 
Gorripit  absque  mora  Vulcanus  lignea  valli 
Vincula»  queque  obeunt  castelli  menia  vicos, 
Involvitque  globos  mixtis  per  inane  favillis, 
Solibus  adjutus  nimiis  et  flatibus  euri. 
Qui  nimis  intenso  spiramine  flabat  ab  ortu, 
Gaubertique  dolos  fîdens  atbleta  juvabat. 
Qualiter  Ëncheladus  ardenti  fauce  vapores 
Evomit  ^  ignitos  ambustaque  saxa  per  Ëtnam  ; 
360  Haud  secus  absumit  bristegas,  valla,  domosque. 
Et  que  reddebant  tutos  hurdicia  muros, 
Furtim  Gauberti  succensus  fraude  fîdeli, 
Ignis  edaXy  omni  spolians  munimine  muros. 
Letitie  ^  testis  clamor  per  castra  levatur, 
Et  letabundo  conscendit  ad  astra  boatu. 
Tristitie  signum  sonat  intra  menia  luctus, 
Et  consternatis  kerebant  mentibus  omnes. 
Qui  nuUum  sibi  subsidium  prestaré  valebant, 
Nec  tuti  latitare  intus,  nec  scandere  muros  ; 
370  Scuta,  fores  ^,  pluteos,  propugnatoria,  scalas 
Verterat  in  cinerem  Gytbereius  omnia  conjunx^. 
Turba  minor  ratibus  fugiunt,  et  nando  per  undas, 
Quorum  quamplures  ignem  vitare  volentes 
Sufiocat  alterius  contraria  vis  élément! . 
Hi  cryptas,  illi'  curvas  subiere  garitas  ; 

1.  ex  illa  parte  V. 

2.  Evovit  V. 

3.  Lecie  V. 

4.  foras  L  P. 

5.  Vulcain. 


1 92  PHILIPPIDOS 

Âst  aliis  latebras  testudo  vel  angulus  addit, 
Ut  misère  lateant  donec  vis  ^  transeat  ignis. 
Navigio  Franci  (nec  adhuc  consederat  ardor) 
.  Accélérant,  capiuntque  viros  diversa  latentes 

380  Per  loca,  quos  vesana  famés,  quos  vicerat  ignis  ^. 
Tune  rex,  castello  post  tôt  certamina  tandem 
Postque  tôt  assultus  tanta  virtute  potitus, 
Guncta  reedifîcat  vel  vi  destructa  vel  igné, 
Et  pontes  refîcit  cautus  quos  ruperat  hostis, 
Selectisque  viris  castellum  munit  et  armis. 

Hoc  inter  castrum  vicinaque  menia  rupis. 
Grandis  erat  vicus,  circumdatus  undique  mûris, 
Immensique  capax  populi,  qui  protinus  ex  quo 
Insula  capta  iuit,  linquentes  propria,  sursum 

390  Gum  reliquis  subeunt  tute  tutamina  turris. 
At  rex,  ut  propriis  viduatum  civibus  ultro 
Tarn  clarum  burcum,  tam  fortia  menia  vidit. 
Primo  satellitibus  et  milite  menia  complet  ^  ; 
Omnia  deinde  novis  habitacula  civibus  ornât ^, 
Quos  bene  securos  faciebat  ab  hoste  propinquo 
Waltersis  legio*^,  numerosaque  rupta  Gadoci, 
Gui  rex  quotidie  soli  pro  seque  suisque 
Libras  mille  dabat,  castrensis  munia^  lucte, 

1.  vis  omis  dans  V. 

2.  Accélérant,  subeuntque  levés  capiuntque  latentes 
Turre  viros  quos  altus  (sic)  famés/  quos  vicerat  ignis  V. 

3.  munit  V. 

4.  implet  V. 

5.  Ces  mots  désignent  probablement  quelque  bande  d'aventu- 
riers au  service  du  roi  de  France,  mais  nous  ne  connaissons 
pas  d'autre  mention  de  cette  troupe. 

6.  mutua  P.  Il  y  avait  sans  doute  primitivement  munia,  car  tu 
est  écrit  sur  une  place  grattée. 


UBER  vn.  191 

Damna  sibi  parte  ex  illa^  contingere  posse, 
350  Unde  tuebantur  partes  studiosius  îllas 
A  quibus  urgebat  illos  instaotior  hostis. 
Gorripit  absque  mora  Vulcanus  lignea  valli 
Vincula»  queque  obeunt  castelli  menia  vicos, 
Involvitque  globos  mixtis  per  inane  favillis, 
Solibus  adjutus  nimiis  et  flatibus  euri. 
Qui  nimis  intenso  spiramine  flabat  ab  ortu, 
Gaubertique  dolos  fîdens  athleta  juvabat. 
Qualiter  Ëncheladus  ardenti  fauce  vapores 
Ëvomit  ^  ignitos  ambustaque  saxa  per  Ëtnam  ; 
360  Haud  secus  absumit  bristegas,  valla,  domosque, 
Et  que  reddebant  tutos  hurdicia  muros, 
Furtim  Gauberti  succensus  fraude  fîdeli, 
Ignis  edaxy  omni  spolians  munimine  muros. 
Letitie  ^  testis  clamor  per  castra  levatur, 
Et  letabundo  conscendit  ad  astra  boatu. 
Tristitie  signum  sonat  intra  menia  luctus, 
Et  consternatis  kerebant  mentibus  omnes. 
Qui  nuUum  sibi  subsidium  prestare  valebant, 
Nec  tuti  latitare  intus,  nec  scandere  muros  ; 
370  Scuta,  fores  ^,  pluteos,  propugnatoria,  scalas 
Verterat  in  cinerem  Gythereius  omnia  conjunx^. 
Turba  minor  ratibus  fugiunt,  et  nando  per  undas, 
Quorum  quamplures  ignem  vitare  volentes 
Sufiocat  alterius  contraria  vis  elementi. 
Hi  cryptas,  illi'  curvas  subiere  garitas  ; 

1.  ex  illa  parte  V. 

2.  Evovit  V. 

3.  Lecie  V. 

4.  foras  L  P. 

5.  Vulcain. 


1 94  PHILIPPIDOS 

Altior  in  cclmn,  devexaque  menia  temnit. 
Sic  procul  a  mûris,  ut  vix  attingat  ad  illas 
Balista  duplici  tensa  pede  missa  sagitta. 
Protinus-in  medio  fossarum  lignea  turris, 

430  Et  septena  duplex  facitul  munitio  surgat^, 
Tante  structure  tantique  decoris,  earum 
Quelibet  ut  possit  urbi  decus  addere  magnum. 
Sic  ut  quot  pedibus  precedit  prima  secundam, 
Tertia  se  tanto  spatio  sejungat  ab  illa  ; 
Sic  reliquas  eadem  turres  dimensio  signât, 
Ut  distent  a  se  spatiis  equalibus  omnes. 

Has  igitur  replet  famulis  et  milite  multo, 
Et  vacuis  ferrata  locis  locat  agmina  toto  ^ 
Gircuitu,  vigiles  distinguens  ordîne  tali 

440  Semper  ut  alterna  vigilent  statione  viritim  ; 
Qui  fabricare  sibi  castrensi  more  casellas 
Arboreis  ramis  et  sicco  stramine  norunt. 
Se  quibus  a  pluvia  tutos  e^jâp^ore  brume 
Efficiant,  iliic  p^  tempera  K>Dga  futuri. 
Gumque  sit  introitus  ad  mures  unicus,  ad.quem 
Secta  par  obliques  anfractus  semita  ducit^ 
Hune  cura  majore  facit  nocteque  ^  dieque 
Ut  servare  vigil  studeat  custodia  duplex, 
Deforis  ut  possit  ad  castrum  nemo  venire, 

450  Audeat  aut  castre  valvis  exirc  reclusis, 
Quin  eccidatur,  aut  vivus  detineatur. 

Talia  magnanimus  bosti  dare  cingula  novit, 
Sic  dare  materiam  sibi  qua  proverbia  vulgus 
Letificesque  creare  joces  et  cantica  posset, 

1.  Ce  sont  les  sept  doubles  bretèches  dont  il  est  question  dans 
la  Chronique  (§  125). 

2.  noctuque  P. 


UBBR  YII.  195 

Ut  canerent  zona  tôt  millia  clausa  sub  una, 
Et  tam  fecundo  turgentem  germine  nidum, 
Quem  demum  cogant  excludi  tempora  veris. 
His  aliisque  sibi  pariunt  dum  gaudia  verbis, 
Hostibus  impingunt  luctus,  causasque  doloris. 

&60  Julius  haud  alia  legitur  virtute  jugosa 

Durrachii  spatia  et  campos  murasse  patentes, 

Usque  sub  Adriacos  cementans  menia  portus, 

Ne  Pompeianis  Romanorumque  catervis 

Declinare  fuga  bellum  civile  liceret  ; 

Sceva  ubi,  vulneribus  membro  confossus  in  omni, 

Potnpeii  fregit  vires,  salvavit  et  arœs 

Solus,  et  eterne  meruit  preconia  famé  ^ . 

Atqui  Rogerus,  et  quos  angustia  major 
De  conservandis  epulis  castroque  premebat, 

470  Millia  tôt  populi  pasei  non  posse  vidantes 
De  facili,  cum  nulla  cibos  spes  esset  habendi 
Prêter  quos  illis  presens  accommodât  hora, 
Quingentos  homines  sexus  utriusque  reclusis 
Ëmittit  foribus,  quo  ^  casus  ducat  ituros  ; 
Postque  dies  paucos  totidem  dimittere  rursus 
Cura  fuit,  quos  hostilis  miserata  caterva 
Nec  retinere  volunt,  nec  morti  tradere,  tanquam 
Mendicos,  miseros,  et  vulgus  inutile  bello. 
Quo  rex  audito  vetuit  ne  deinde  sinatur 

480  Extra  castellum  locuples  seu  pauper  abire 

Amplius  ;  et  quotquot  ad  eos  mittantur  ab  intus, 
Ad  portas  telisillosjaculisque^  repellant, 
Ut  simul  absumant  epulas  ;  quibus  attenuatis, 

1.  Voy.  Gésar,  De  Bello  civili,  livre  m,  et  Lucain,  livre  VI. 

2.  qtws  P. 

3.  Ad  portas  jaculis  omnes  jaculisque  V. 


1*96  PHILIPPIDOS 

Postquam  dira  famés  afiligere  ceperit  illos, 
Armis  depositis  in  vincula  sponte  dabunt  se, 
Gum  nec  castellum  nec  se  defendere  possint  ^ . 

Hoc  metuens  iterum  Rogerus,  deligit^  omnes 
Dinumeratque  viros  quibus  est  bellare  potestas, 
Quos  animus  virtute  calens  robustat  et  etas, 

490  Ut  Castro  maneant,  epulas  quibus  estimât  ipse, 
Quas  habet  ad  preseus,  totum  satis  esse  per 

[annum  ; 
Personasque  .alias  quibus  est  infîrmius  evum 
Aut  sexus,  quas  débilitas  quecumque  molestât, 
Segregat^  utque  velint  exire  licentiat  omnes, 
Emittens  ilia  vice  Castro  mille  ducentos^. 
Non  dubitans  certe  miseros  exponere  morti, 
Nec  curans  qualis  invoWerit  exitus  illos, 
Dum  salvare  studet  castellum  per  brève  tempus. 
Inscia  turba  mali  quod  erat  sensura  propinqui, 

500  Ordine  confuso  post  terga  relinquere  portas 
Gaudet,  et  unde  sue  spem  roborat  ipsa  salutis. 
Absque  mora  grandem  ruit  expertura  dolorem. 
Haud  secus  examen  effusum,  sole  calenti. 
Vase  cavernoso  veteri,  cum,  matre  relicta, 
Rex  novus  urget  apes  alias  transferre  pénates, 
MultipUces  densant  gyro  in  versante  volatus, 
More  nivis  quam  ventus  agens  per  inane  volutat. 
Quos  ubi  nostra  cohors  videt  ebullire  deorsum, 
Perque  iatus  clivi  mixtim  petere  ima  supini, 

51 0  Déformes  vultu,  pannosos  tegmine,  teiis 

1.  Ghron.,§  125. 

2.  diligit  V.  ■ 

3.  Guillaume  ne  dit  que  a  numéro  quadringentos  et  amplius  » 
dans  sa  Chronique  (§  126). 


LIBER  vn.  197 

Et  jaculis  procul  emissis  grassantur  in  illos, 
Et  properare  rétro,  sursumque  recurrere  cogunt. 
Ad  portas  properi  redeunt  ;  sed,  jam  fore  clausa, 
Horrifico  miseris  proclamât  jairitof  ore  : 
c  Nescio  vos,  alias  vobis  jam  querite  fttdes  ; 
c  Non  ultra  sinitur  vobis  hec  aula  patere.  » 
Quique  super  muros  astabant,  spicula  mittunt 
Et  lapides  in  eos,  consternatosquerepeilunt, 
Hortanturque  procul  a  menibus  ire  remotas  ^ 

520  In  valles,  quo  non  possint  attingere'jactus. 

Quid  facient  miseri,  cum  sint  hinô  inde  repuisi, 
Et  quid  agent,  medios  qnibus  est  via  nulla  per 

[hostes, 
Nec  conversari  licet  amplius  înter  amicos, 
Et  quo  difFugiant  locus  est  per  dévia  nuUus  ? 
Ecce  nocentior  est  et  sevior  hoste  propinquus  ; 
Immo  propinquior  est  et  amicior  hosti»  amico  ; 
Non  equidem  miror  si  non  pertfiittit  abire 
Hostis  eos  quibus  est  ndUo  devinptus  amore, 
Quos  licite  poterat  occidere  sive  ligare  *, 

530  Cum  nulle  jubeant  immico  parcere  leges. 
Sed  nullo  fas  est  mibi  declarare  relatu 
Quam  sit  inbamanus  is  qui  susceperat  illos, 
Tempore  jam  muho  ftfctofs  concivis  eorum, 
Nunc  omni  ejectos  tutamine  pkilirit,  et  aufert 
Propria  que  tulerant,  quandd  fitilor  anxius  illos 
Gastello  inclusit,  cum  rebas  edulia  cunctis. 
Yallibus  et  caveis  errant,  omnique  ciborum 
Spe  prorsus  vacui  ;  multis  utcumque  diebus 


1^  femotis  V. 
2.  ligari  P. 


1 98  PHILIPl»IDOS 

Sustentabat  eos  (genus,  heu  !  miserabile  vite) 
5&0  Simplicis  humor  aque  vicino  e  flumine  sumptus. 
Gontigit  ut  pareret  ibi  quedam  femina,  cujus 
Fetùs  adhuc  a  matre  rubens  calidoque  cruore, 
Unguibus  infixis  dîsceptus,  matris  ab  alvo 
Est  in  momento  multos  transfîisus  in  alvos. 
Hoc  gallina  modo,  que  lapsa  volando  deorsum 
Deoidit  inter  eos,  cum  plumis,  ossibus,  et  cum 
Stercore  adhuc  calido,  raptim  glutitur  ab  ipsis. 
Yentribus  immergunt  que  cedunt  omnia  denti, 
Seque  cadaveribus  demum  pavere  caninis  ; 
550  Nam,  prudenter  agens,  Rogerus  jusserat  omnes 
Menibus  expelli  catulos,  ut  parceret  escis^, 
Quos  fatis  damnata  cohors,  tantummodo  pelle 
Unguibus  abrupta,  rodebant*  dente  voraci; 
Sed  nec  ad  extremum  parcebant  pellibus  ipsis. 
Nil  sibi'  turpe  putat  homo,  nii  absumere  vitat, 
Ex  quo  dira  famés  invitât  ad  omnia  dentem, 
Que  sola  invictos  vincit,  soia  asserit  urbes. 
Non  olim  Perusina  fomes,  sed  nec  Mutinensis 
Obsidio  ^,  nec  apud  Gaudinas  vulnera  Furcas, 
560  Tarn  miserabilibus  animas  anxere  flagellis. 
Non  ita  Petreius  consorsque  Aft*anius  ejus, 
Et  Romana  phalanx  illorum  signa  sequentes, 
Gesareis  claHsi  sub  Uerde  menibus  armis, 
Inter  aquas^  Sicoris^  et  lené^floentis  Hyberi^ 

i.  escas  V. 

2.  rodebat  V.  —  reddebant  P. 

3.  «  In  proverbia  actse  a  Lucano  Perusina  famés  Mutirufque 
labores.  »  (Barth.)  Voy.  Lucain,  I,  4i. 

4.  quas  V. 

5.  Tous  les  mss.  portent  à  tort  LicoHs.  (Voy.  Lucain,  IV.) 

6.  Beri  V. 


UBB&  vn.  199 

Defecere  siti,  licet  illos  stercus  ec|uinum 
Sugere  compuierit  sitis  intolerantia  dire  ^ . 

Pleno  luna  quater  a  fratre  ^  remotior  orbe 
Fulserat,  et  loties  abscondita  fratre  proptnquo, 
Succensos  iterum  comuta  novaverat  ignés; 

570  Angit  adhuc  miseros,  nec  spes  est  ulla  salutis, 
Indefessa  famis,  finiri  nescia,  pestis 
Ëxcrucians  stimulis  nuoquam  cessantibus  illos  ; 
Mirandoque  modo  nec  vîvunt,  nec  moriuntur; 
Nec  vitam  retinere  queunt^,  nec  perdere,  sola 
Quamretinet,  stimulante  finie,  visfluminishausti^. 

Temporis  id  circa  rex  e  Gaillone  profectus 
Venerat  Andelii  castrum  vîsurus,  et  illos 
Menia  qui  rupis  vigili  statîone  coronant. 
Cumque  super  pontem  multis  comitantîbus  iret, 

380  CoDclamant  mîseri  miserabîliter  simul  une 
Ore,  famés  illos  quantum  damare  sinebat  : 
€  Esto  propitius,  miserît  miserere  !  Misertus, 
€  Rex  pie,  ni  fueris,  iojasta  morte  périmas. 
€  Hic  invisa  famés  oostros^  deposdtur  artas 
€  Tempore  jam  mnKo;  nos  hic  cmdelior  hoste 
€  Exposait  oosler  pesti  coodvis  amare, 
€  Qui  nos  ezdosît  sine  causa  mille  duoeotof  ; 
€  Vixbodiesoperatoamefumparsalteraooslri.  » 
Rex^  ut  semper  erat  Cacilis  suplicantibos,  ut  qui 

590  Katas  erat  nûatcris  nosereri  et  parœre  semper, 
Fletibus  bis  motus,  ita  cirriwwtantituif  ifiquit  : 

î.  V.a.  t>^^tj.  [m  biii^j  dnii,  livre  L 

*-  vM'ii^é:  V. 

4-  Cl---  .  à  ir*.. 


200  PHIUPPIDOS 

c  Dimittatis  eos  exire,  ciboque  refecti 
c  Quo  mens  quemque  ferai  indemniter  ire  lûnatur. 
c  Absit  ut  afflictis  per  nos  afilictio  crescat  ! 
c  Non  deoet  ut  nobis  mors  ascribatur  eorum 
«  Qui  nimis  afHicti  nullum  jam  ledere  possunt.  » 

Dixit,  et  emissis  tribui  jabet  omnibus  escas. 
Qui  cum  permissi  caveis  exire  fuissent, 
Vidimus  inter  eos  quemdam  (miserabile  visu  !) 

600  Qui  coxam  perstabat  adbuc  portare  caninam  ; 
Gumque  juberetur  iliam  dimittere,  dixit  : 
c  Non  dimitto  cibum  quo  longo  tempore  vixi, 
«  Donec  pane  satur  fuero..  »  Tune  abstulit  illani 
Unus  ei,  panemque  dédit,  quem  protinus  ori 
Âppositum  poterat  vix  masticare  ^  ;  sed  ipsa 
Frusta  tamen  malefracta  vorax  ingurgitât  alvo  : 
Tanto  longa  famés  languore  affecerat  illum  ^  ! 

Et  jam  finis  erat  hyemis^,  tellusque,  calore 
Impregnata  novo,  flores  gignebat  et  berbas, 

610  Quos  eolit,  et  Zephyro  commeudans  Flora  marito, 
Orat  ut  almifluo  spiramine  purpuret  hortos 
Floribus,  unde  comas  comis  Dea  comat  amantum. 
Rex,  non  posse  videns  tam%Dta  menia  rupis 
Obsidione  capi,  nisidemum  tempore  longo; 
Impatiens  animo,  mora  quem  gravât  omnis  in 

[omni 
Facto  quod  virtus  sibi  suggerit  aggrediendum  ; 
Qui  quoties  aliquid  operis  sibi  sumit  agendum, 
Fortiter  aggreditur  et  fini  fortius  instat  *  ; 

« 

1.  mastigare  V. 

2.  17/05  V.  -  Ghron.,  §  127. 

3.  On  était  au  mois  de  mars.  Voy.  Ghron.,  §  128. 

4.  Le  vers  618,  d  abord  omis,  a  été  rajouté  après  coup  dans  L. 


USER  VU.  SOI 

Fervidus  inceptor  et  consuoiinator  acerbus, 
620  Gongregat  ar matas  sub  primo  vere  cohortes, 
Gastraque  metatur  in  summo  culmine  montis, 
Amnis  adusque^  latus  utrinque,  per  ardua  clivi, 
Ut  quocumque  modo  ad  muros  accedere  tentet, 
Tempus  et  abbreviet  arcem  quo  prendere  possit. 
Quid  non  virtuti  succumbat  ?  Quid  ferat  artem 
Ingeniumve  hominis,  mens  cujus  in  ardua  tendit? 
Ëcce  ligonellis,  a  cuUnioe  montis  adusque 
Descensum  vallis  fossataque  prima,  deorsum 
Ëruderatur  humus,  scopulosos  ^  jussa  tumores 
630  Ponere,  descensus  ut  ab  alto  fiât  ad  imum. 
Protinus,  ampla  satis,  multa  properata  securi, 
Fit  via  sub  trabibus  junctim  sibi  coUateratis, 
Quas  sustentabat  paries  intextus  utrinque 
Postibus  infixis  telluri  robore  multo, 
Per  quam  securi  lapides,  ramalia,  truncos 
Gomportant,  vivoque  graves  cum  cespite  glebas, 
Âggere  congesto  fossata  implere  studentes. 

Pluribus  inde  locis  marre  durique  ligones, 
ToUentes  cum  vepre  rubos  fruticosaque  tesqua, 
640  GoUiculos  clivique  latus  mitescere  cogunt  ; 

Et  subito  in  planum  quod  erat  déclive  redacto^, 
Se  rudis  asperitas  procul  absentare  docetur. 
Area  per  totos  gaudet  planescere  campos  ^  ; 
Et  sic  artifîcum  studio  vigilante,  labore 
Garpentata  brevi  loca  per  diversa  (quod  uilo 
Posse  modo  fieri  nullus  speravit),  ibidem 

« 

i.  et  wque  V  P. 

2.  scrupulosos  V  P.  —  scripulosos  L. 

3.  reda  V. 

4.  clivos  V. 


202  PHIL1PPII>0S 

Gum  mangonellis  petraria  plurima  surgens, 
In  muros  lapides  et  saxa  rotantia  mittit. 
Et  ne  de  mûris  jactu  venientia  crebro 

650  Spicula  cum  telis  vibrantibus  atque  sagittis 
Artifices  ledant,  et  qui  tormenta  trahentes 
Jactibus  insistunt,  paries  mediocriter  altus 
Texitur  inter  eos  et  menia,  vimine  lento, 
Gratibus  et  palis,  ut  eos  tutetur  et  ictus 
Excipiat  pnmos,  frustrataque  tela  repellat. 

Parte  alia,  turres  quibus  est  belfragia  nomen, 
Roboribus  crudis  compacte,  atque  arbore  multa, 
Intactis  dolabra,  ruditer  quibus  ascia  solos 
Absciderat  ramos,  sic  educuntur  ut  usque 

660  Aéra  sub  médium  longo  molimine  tendant, 
Ut  doleat  murus  illis  depressior  esse. 

Hic  Blondellus^  erat,  Perigas,  aliique  viri  quos 
Régi  reddiderat  ars  balistaria  caros, 
Ditatos  ab  eo  villis,  et  rébus,  et  ere^. 
Qui  non  cessabant  obsessos  vulnere  crebro 
Ledere  missilibus,  et  passim  mittere  letho. 
Ast  alii  sparsim  loca  convenientia  querunt 
Quisque  sibi,  quo  fîinda  brevi  stridore  lapillos, 
Et  balista  queat  jaculari,  arcusque  sagittas, 

670  Quas,  ubicumque  patent  quamclli  sive  fenestre, 
Obsessi  nequeunt  toties  impune  cavere. 
Interea  grossos  petraria  mittit  ab  intus 
Assidue  lapides,  mangonellusque  minores, 

1.  Brundellus  V.  —  Clément  Blondel,  arbalétrier  du  roi,  reçut 
de  Philippe-Auguste  des  biens  sis  au  Vaudreuil.  (Cat.,  1801.) 

2.  Nous  avons  cité  dans  les  notes  des  vers  263  et  264  les  lar- 
gesses faites  par  Philippe- Auguste  à  quelques-uns  de  ses  arba- 
létriers. 


LIBER  vn.  203 

Et  pugillares  jacit  inoproba  dextera  petras. 
Nec  balista  vacat,  nec  funda,  nec  arcus  ibidem  ; 
Nullus  erat  toto  qui  duceret  otia  Castro, 
Officium  re  quaque  suum  incessaotcr  agente, 
Ârmis  ut  paribus  intus  pugnetur  et  extra  ^ . 
Utque  magis  reliquos  animet,  pugnantibus  ipse 

680  Rex  immixtus  erat  galeatus  in  agmine  primo 
Quotidie  nunc  hos,  nunc  illos  gnaviter  bortans, 
Usque  super  fossas  veniens,  parmamque  sagittis 
Et  jaculis  opponebat,  que  tempora  circum 
Sibila  crebra  dabant,  et  in  égide  fixa  rigebant. 

Rupis  in  extremo  cuneo,  que  vergit  ad  eurum, 
Ârdua  turris  erat,  cui  collateratur  utrinque 
Murus,  quem  strictus  compaginat  angulus  illi, 
Ordine  qui  murus  gemino  productus  ab  usque 
Majori  vallo,  latus  ambit  utrumque  minoris. 

690  Hanc  primum  obtindt  tali  gens  nostra  vigore  : 
Postquam  fossatum  vidit  jam  pêne  repletum, 
Scalis  immissis  propere*  desœndit  in  ipsum, 
Impatiensque  more  scala  obvertit  ad  oram 
Fossati  reliquam,  supra  quam  in  rupe  locata 
Turris  erat  ;  sed  nulla  tamen,  quamvis  satis  essct 
Longa,  pedem  mûri  oontingere  scala  valebat, 
Nec  rupis  cfistam  qua  turris  pes  erat  imus'. 
Sed  nimis  audaces  cultris  ac  ensibus  ipsam 
Rupem  quisque  forât,  ubi  pes  se  figat  et  unguis  ; 

700  Et  sic  rependo  superantes  aspera  rupis, 
Perveniunt  turris  ad  fimdamenta  repente, 
Perque  manus  socios,  sua  post  vefl%ia  tractos, 

1.  Chron.,  §  128. 

2.  Immissis  pr opère  scalis  V. 

3.  unus  V.  —  imis  P. 


204  pmuppiDOs 

Participes  opère  faciunt,  certantque  minare 
Ârte  sibi  nota  latus  et  fundamina  turris, 
Parmis  proteeti,  ne,  forte  ruens  super  illos, 
Missilium  posset  retropellere  turbo  cavantes, 
Donec  visceribus  mûri  latuere  cavati, 
Truncis  suppositis,  subito  ne  corruat  in  se 
Pendula  pars  mûri,  pariens  sibi  damna  virisque. 

71 0  Queis,  simul  incisum  satis  est,  supponitur  ignis, 
Et  fugiunt  ad  tuta  viri.  Ruit  Ilion  ingens,       [illo 
Ingentemque  ruens  strepitum  facit,  baud  minus 
Quo  fuit  Hectoreus  puer  olim  raptus  ab  ulnis 
Flebilis  Andromaches,  Priami  que  cède  madescens 
Misit  Achilleides  in  terram  corpore  fracto. 
Volvitur  astripetens  sinuoso  turbine  nubes, 
Flammis  cum  fumo  mixtis,  et  pulvere  tanto 
Quantum  tanta  potest  de  se  eructare  ruina. 
Tune  quoque  Rogerus  hora  succendit  eadem 

720  Omnia  que  poterat  vallo  consumere  in  illo 
Ignea  vis,  ne  quid  foret  ex  bis  utile  Francis. 
Ardebat  ;  nec  adhuc  ardor  consederat  ignis. 
Et  jam  per  flammas  Franci  fumosque  ruebant, 
Accensi  clamore  virum  et  clangore  tubarum, 
Agminibus  densis  vallum  murosque  replentes  ; 
Pre  cunctisque  suum  vexillum  in  parte  Gadocus 
Turris  semirute  fîxitS  qua  celsior  exstat. 
Et  quia  fossatum  latum  nimis  impedit  illos, 
Hanc  castri  partero  quod  adhuc  distinguit  ab  illa, 

730  Et  munis  qui  se  opponit  turritus  in  altum. 
De  faci)i.tiequeunt  vallum  exsarcire  secundum, 
Quo  modo  se  pavidus  fugiens  incluserat  hostis. 

* 

1.  figity. 


UBOt  TU.  iOS 

At  famoli,  quorum  esl  gbdîo  pi^nare  Tri  hasbi 
OflBcîumS  Bogis',  Eustocfakis,  atque  Manasses, 
Auricos,  Gnoier,  el  eonun  ooncto  fida, 
Undique  drcunieont  maros  iudagine  facta^. 
Si  qoa  foKe  queaot  aditus  reperire  quibus  se 
Menibus  impingant,  ut  pugueot  comious  hosU. 
CoDtiguam  mûris  in  summo  oolle  Johannes 
740  Edem  preterito  quamdam  ooostruxerat  anno, 
Castdli  latere  in  dextro,  quod  respidt  austrum, 
Inferior  cujus  pars  prestabatur  ad  usus 
Roiun  que  penoris  se  sub  conclave  reoondi 
S^rvarique  voluot;  pars  vero  suprema,  capelle 
Officie  famulans,  ad  ^Aisse  sacra  patebat. 
Que  DuUam  exterius  portam,  sed  ab  intus  habebat 
Qua  penetrabatur  sursum  unam,  alîamque  deor- 
Infenore  foris  in  parte  fenestra  patebat,      [sum. 
Qua  lucere  penum  soiis  dabat  aurea  lampas. 

1.  At  famuli,  quibus  incumbit  pugnare  vel  hasta 
Vel  gladio .V. 

2.  Guiûaume  le  Breton,  dans  sa  Chronique  (p.  219),  appelle  ce 
brave  sergent  Pierre  Bogis.  Nous  serions,  malgré  cela,  bien  tenté 
de  ridentiûer  avec  un  certain  Raoul  Bogis,  à  qui  le  roi  donna, 
précisément  vers  cette  époque,  un  &ef  de  chevalier  «  propter  ser- 
vicium  quod  ipse  nobis  fecit.  »  (Tuetey,  Archives  des  Missions^ 
3*  série,  tome  TI,  pages  345  et  347.)  En  ce  cas,  Bogis  aurait  été 
anobli  pour  sa  vaillante  conduite. 

Quant  au  nom  ou  plutôt  au  surnom  de  ce  personnage,  la 
Chronique  (§  129)  nous  apprend  qu*il  lui  avait  été  donné  par  plai- 
santerie «  a  brevitate  nasi.  b  Bogis  signifierait  alors  camus.  De 
là,  sans  doute,  le  nom  de  Bougise  que  porte  la  fille  de  Grin- 
berge  dans  Audigier. 

a  Ele  avoit  une  fille  mal  ensaigniée 

«  Qui  avoit  non  Bougise,  si  est  fronciée  ; 

d  Moit  est  laide  la  garce  et  mal  tailliée.  » 

(Audigier,  v.  266-268.) 

3.  muUa  V. 


206  PHILIPPIDOS 

750  Bogîus  hanc  contemplatus,  fidique  sodales, 
Gorporis  ac  totis  animorum  viribus  usi, 
Arte  quidem  mira  se  per  fossata  trahentes, 
Surrepunt  manibus  pedîbusque  per  ardua  collis, 
£t  demum  summam  clam  perducuntur  ad  arcem. 
Hinc  comituEû  scapulis  sustollens  se  levitate 
Bogisîus  mira,  per  apertam  membra  fenestram 
lojicît,  et  socios  dimisso  fune  viritim 
Attrahit,  et  secum  sub  idem  Qonclave  locatos 
Hortatw*  pcnoris  valvas  succidere  ferro, 

760  Ocius  et  subitis  turbare  tumultibus  hostes. 

Fit  sonus»  et  raueum  dant  ostia  fracta  firagorem, 
Dum  cupidi  properant  juvenes  erumpere;  sed 

[mox, 
Postquam  municipum  nimius  fragor  impuiit  aures, 
Illuc  se  vertunt»  congestis  undique  lignis 
Ignem  supponwit,  ut  sic  aut  ardeat  intus, 
Aut  via  non  pateat  qua  prodeat  hostis  ad  illos. 

Sed  virtutis  opus  incendia  nuUa  retardant, 
Nullaque  magnanimos  vis  aut  mora  prepedit  actus  ; 
Ut  patuere  fores,  nudatis  ensibus,  ignés 

770  Per  medios  saliunt  ;  et  jam  penus  ardet,  et  omne 
Gum  domibus  castrum.  Fugit  ilicet  hostis  et  ignés 
Et  subita  arma  virum,  seseque  nect4>tat  in  arce, 
Quam  nimis  excelsam,  murata  in  rape  locatam, 
Tempore  adhuc  multo  defendere  posse  putabant  ; 
Vixque  omni  ex  numéro  modo  quem  Rogerus 

[habebat, 
Qui  pugnare  queant,  bis^  nonaginta  supersunt, 
Tôt  vita  defuncta  jacent  ibi  corpora  passim, 

i.  Corrigé  en  vix  dans  la  marge  de  L. 


r*. 


UBBR  VII.  a07 

Totque  quiescebant  lethalia  vulnera  passi» 
De  quorum  vita  spes  nulla  dabatur  amicis  ! 

780  Incinerata  jacet  specialis  gloria  castri, 
Murorumque  périt  decus  et  munitio  tota, 
Egregiusque  locus  nullo  jam  gaudet  honore, 
Nosque  putabamus  aliis  cum  rébus  eadem 
Bogisium  sociosque  suos  periisse  ruina, 
Quos  longo  tutata  fuit  spelunca  recessu, 
Qua  modo  municipes  lapides  et  tela  cavebant. 

Vix  minuebatur  fumus»  vix  Clamma  sedebat  : 
Bogius  egreditur  testudine,  perque  rubentes 
Excurrit  prunas,  sodisque  juvantibis  ipsum, 

790  Funibus  abruptis,  pontis  versatilis  axem 

Inversum,  qui  stabat  adhuc,  se  sternere  cogit, 
Ut  pateat  via  Francigenis  per  limina  porte  ;  [mam. 
Qui  properant,  arcemque  parant  irrumpere  sum- 
Bogisium  fugiens  qua  se  modo  clauserat  hostis. 
Pons  erat  in  vivo  S  quo  scandebatur  in  arcem, 
Ëxcisus  saxo,  quem  sic  diviserat  olim, 
f,\        Quando  profundavit  fossas,  Richardus  utrinque. 
Huc^  faciunt  reptare  catum,  tectique  sub  illo 
Suffodiuût  murum  ;  sed  non  minus  hostis  ab  illa 

800  Part%ii)inare  studet,  factoque  foramine,  nostros 
Rétro  minatores  telis  œmpellit  abire. 
Unde  nec  in  tantum  murus  resecatur  ab  illis, 
Ut^  casum  metuat;  sed  mox  ingentia  saxa 
Ëmittit  cabulus,  nequiens  que  ferre  dehiscit, 
Per  mediumque  crepans  pars  corruit  altéra  mûri, 

1.  Nous  adoptons  la  correction  proposée  par  Barth;  tous  les 
mss.  portent  imo  ou  ymo,  qui  n'a  aucun  sens. 

2.  Hune  P. 

3.  Quod  V. 


208  PHiLiPPmos 

Altéra  pars  stans  recta  manet,  patuitque  foramen, 
In  sua  damna  mens,  quod  ab  intus  foderat  hostis. 
Quo  viso,  properanter  eunt  per  fragmina  Franci 
Repentes  manibus,  subeuntque  foramine  murum, 

81 0  Et  capiunt  omnes  per  vim,  quia  nuUus  eorum 
Victori  se  sponte  dédit;  quinimmo  reluctans, 
Quantumcumque  potest  capienti  quisque  resistit. 

Rex  ita  GaiUardo  per  prelia  muita  potitus, 
Guneta  reedificat  vel  ab  ipso  diruta,  vel  que 
Improbus  appositis  destruxerat  ignibus  hostis, 
In  triplo  melius  et  fortius  intus  et  extra, 
Antea  quam  fîierint,  muros  et  cetera  firmans^. 

At  rex  Anglorum,  nimium  conFusus  et  exspes, 
NuUaque  jam  se  posse  videns  defendere  castra, 

8S0  Gum  sic  perdiderit  castellum  fortius  omni 
Gastello,  quod  posse  capi  nulla  arte  putabat. 
Cogitât  occulte  Normannica  linquere  rura*. 
In  quibus  ipse  sibi  tutum  negat  esse  morari, 
Dum  timet  a  propriis  ne  decipiatur  amicis, 
Omnes  dum  merito  metuit  qui  leserat  omnes. 
Sic  miserum  sceleris  animus  sibi  conscius  angit  ; 
Res  miser  ipse  suas,  Pontem  qui  dicitur  Arche 
Atque  Molinellos  et  Montis  menia  Fôrtia^ 


i.  Ghron.,  §  129. 

2.  Lorsque  le  Château-Gaillard  tomba  aux  mains  de  Philippe- 
Auguste,  Jean  Sans-Terre  avait  déjà  quitté  la  France  depuis 
trois  mois.  (Voy.  l'itinéraire  donné  par  M.  Duffus-Hardy  en  tête 
des  Rotuli  litterarum  patentium,)  On  doit  par  suite  considérer 
comme  fausse  Thistoire  mise  par  Guillaume  Guiart  sur  le  compte 
du  roi  d'Angleterre,  et  suivant  laquelle  celui-ci  se  serait  trouvé 
à  Ghinon  au  moment  où  lui  parvint  la  nouvelle  de  la  reddition 
du  Château-Gaillard.  (Branche  des  royaux  lignages,  v.  4512-4534.) 

3.  Montfort-sur-Risle  (Eure,  arr.  de  Pont-Audemer). 


LIBER  vn.  209 

Diruit,  ut  patriam  faciat  sine  viribus  esse. 

830  Deinde  recessurus,  furtim  jam  classe  parata, 
Âgmina  prefecit  toti  niptarica  regno, 
Ârchada  precipue  Martinum  cum  Lupicaro  ; 
Extremumque  valefaciens  petit  Anglica  régna. 
Postmodo  Norman  nas  nunquam  rediturus  ad  oras^ . 
Jamque  fatiscentem,  feruleque  ad  verbera  sur- 

[dum, 
Tempus  erat,  Guillelme,  tibi  desterncre  mulum, 
Teque  brevi  longo  reparare  quiète  labori. 
Très  etenim  tibi  restât  adhuc  bis  addere  libros, 
Gompleat  ut  totum  denarius  ordo  volumen» 

840  Ut  qui  Galtero*  te  nosti^  voce  minorem, 
Saltem  librorum  numerus  te*  comparet  illi^, 
Ni  no  vus  emergat  inopina  re  tibi  casus, 
Quo  dandus  sit  forte  libris  prolixior  ordo. 

1.  Voy.  le  commencement  du  §  132  de  la  Chronique. 

2.  Gautier  de  Ghâtillon. 

3.  te  nostite  V. 

4.  te  omis  dans  Y.  Le  ms.  que  le  scribe  de  V  avait  sous  les 
yeux  portait  sans  doute  ce  mot  rajouté  entre  les  lignes,  car  le 
maladroit  copiste  a  cru  qu'il  faisait  partie  du  vers  840  et  Ta  soudé 
au  mot  nosti.  (Voy.  la  note  précédente.) 

5.  Rigord  pensait  donc  à  ce  moment  compléter  son  ouvrage  en 
dix  livres. 


n  U 


SI  0  PHILIPPIDOS 


CATHALOGUS  MATERIE  LIBRI  OCTAVI. 

SuBDiTUR  octavo  Normannia^  tota  Philippo. 
Rex  Turonos  Pictosqm  damât,  Guidone*  subacto, 
Exheredatur  Raymundus^.  Turba  fidelis 
Hereticos  contra  cruce  se  communit  et  armis. 
Infinita  necant  illorum  millia  Franci. 
Occidit  regem  Petrus  armiger  Arragonensem. 
Rex  dolet  hereticos  non^  posse  juvare  Johannes; 
Inque  Deum  famulosque  suos  ulcisdtur  iram^ 
Qua  Deus  ipse  suo  pro  crimine  corripit  illum^. 
Romipetas  servosque  crucis  férus  impedit  Otho. 


INCIPIT  LIBER  OCTAVUS. 

SOLVERAT  interea  zephyris  melioribus  annum^, 
Frigore  depulso,  veris  tepor,  et  renovari 
Geperat  et  viridi  gremio  juvenescere  tellus, 
Gum  Rhea  leta  Jovis  rideret  ad  oscula  mater, 
Gum  jam,  post  tergum  Phrixi  vectore  '^  relicto, 
Solis  Agenorei  premeret  rota  terga  juvenci  ; 
Rex  agit  armatos  in  prelia  rursus,  ut  omnis 

1.  Subdit  in  octavo  se  Neu stria  V. 

2.  Gui,  comte  d'Auvergne. 

3.  Raymond,  comte  de  Toulouse. 

4.  nil  V. 

5.  Qua  propriis  pro  criminibus  mole  vapulerat  ille  V. 

6.  On  était  au  mois  de  mai  1204.  (Voy.  Rigord,  §  142.) 

7.  Le  bélier  de  Phrixus  qui  devint  l'un  des  signes  du  Zodiaque. 


UBER  vm.  211 

Hac  vice  Francigenis  Normannia  subjiciatur^ 
Vicus  erat  scabra^  circumdatus  undique  rupe, 

1 0  Ipsius  asperitate  loci  Falesa  vocatus, 
Normanne  in  medio  regionis,  cujus  in  alla 
Turres  rupe  sedent  et  menia,  sic  ut  ad  illam 
Jactus  nemo  putet  aliquos  contingere  posse. 
Hune  rex  innumeris  circumdedit  undique  signis, 
Perque  dies  septem  varia  instrumenta  parabat, 
Menibus  ut  fractis  villa  potiatur  et  arce  ; 
Verum  burgenses,  et  precipue  Lupicarus, 

Gui  patrie  curam  dederat  rex  Anglicus  omnem, 
Eiegere  magis  illesum  reddere  castrum, 

20  Omni  re  salva  cum  libertatis  honore, 
Quam  belli  tentare  vices,  et  denique  vinci. 

Inde  petit  Gadomum,  que  jam  tribus  ante  die- 
Quam  rex  venisset  tradi  poscebat  eidem  :     [bus 
Villa  potens,  opulenta,  situ  speciosa,  décora 
Fluminibus,  pratis  et  agrorum  fertilitate, 
Merciferasque  rates  portu  capiente  marino, 
Seque  tôt  ecclesiis,  domibus  et  civibus  omans, 
Ut  se  Parisio  vix  annuat  esse  minorem  ; 
Quam  Kaius  dapifer  Arturi  condidit  olim 

30  (Unde  Domus  Kaii  pulchre  appeilatur  ab  illo), 

1.  On  trouve  ici  dans  V  les  cinq  vers  suivants  : 

Totque  sequebaniur  illum  jumenta  virique, 
Quod  cum  Cambenis  castra  in  campestribus  essent, 
Aruit  ebibitum  ftumen  quod  Diva  vocatur, 
Cum  tamen  assiduas  effunderet  Affricus  imbres 
Ne  quis  id  estivis  ardoribus  autumet  actum, 

11  8*agit  peut-être  de  Ghambois,  commune  de  Tarrondissement 
d'Argentan  située  sur  la  Dive  ;  nous  savons  par  l'itinéraire  de 
Philippe- Auguste  qu'il  se  trouvait  le  7  mai  à  Argentan. 

2.  scabrus  P. 


21 2  PHILIPPIDOS 

Nostro  sponte  jugo  se  subjîcit,  et  sibi  tali 
Facto  in  perpetuum  régis  mercatur  amorem. 
Se  sine  lite  capi  dum  sustinet  et  sine  bello, 
Ac  régi  secum  tôt  clara  suburbia  tradit  ; 
Exemplumque  ejus  urbs  Bajocena  secuta 
Régi  subjicitur,  et  tota  diocesis  illa, 
Gumque  diocesibus  ^  tribus,  illi  très  sine  bello 
Sese  sponte  sua  preclari  nomims  urbes^ 
Subjiciunt,  Sagium,  Gonstantia,  Lexoviumque^. 

40      Interea  Britonum  dux  Guido  cum  legione 
Britigene  gentis  fines  invadit  Âbrincos, 
Fini  bus  a  Britonum  quos  limitât  unda  Goethni. 
Est  locus  in  medio  situs  equore,  sic  tamen  ut  non 
Equor  semper  ibi  stagnet,  sed  ^  quotidianis 
Et  fluit  et  refluit  vicibus,  crescente  sorore 
Phebi,  consuetas  seu  decrescente  per  horas, 
Suscipiens  ab  ea  majores  sive  minores 
Grescendi  motus  ;  et  sic  locus  ille  marinis 
Fluctibus  ambitur  nunc,  et  nunc^  littore  sicco. 

50  Gujus  causa  rei  latet,  atque  latebit  in  omni 
Tempore  nos  quibus  est  luteis  habitatio  vasis-. 
Hoc  attende  tamen,  prudensque  intellige,  lector, 
Quod  cum  planetis  ferie  cujuslibet  horas^ 
Ordine  partimur  quo  disponuntur  et  ipsi 
Unoquoque  die,  très  ad  minus  aptat  earum 
Luna  sibi,  non  bis  tamen  onmibus  intumet  equor  : 

1.  satellitibus  V. 

2.  Ce  vers  est  remplacé  dans  V  par  le  suivant  : 

Exemple  Cadomi  sub  eodem  tempore  sese, 

3.  Ghron.,  §  130. 

4.  et  V. 

5.  non  P. 

6.  fiorts  P. 


LIBER  vm.  213 

Immo  die  toto  bis  taotum  littora  stagnant  ; 
Tendit  et  in  septem  crementum  quodlibet  horas. 
Et  decrementum^  totidem;  sioque  ordine  jugi 

60  Concta  (ère  pelagus  cresoendi  seu  retrabendi 
Non  nisi  sub  lune  motu  momenta  resumit. 
Unde  autem  liina  boc  babeat?  Que  conférât  iDi' 
Causa  quod  Ooeanus  magis  illo  temporè  crescit, 
Quando  plena  nitet  vel  quando  renascitur  illa, 
Temporibusque  aliis  cur  ipse  minoribus  idem 
Fluctibus  intumeat,  tanquam  se  motibus  aptans 
Et  variis  lune  vicibus,  quibus  illa  vicissim 
Sumere  crementum  detrimentumque  videtur? 
Cur  iterum  majora  ferat  crementa  quotannis? 

70  Cur  duplo  major  solito  tumor  elevet  ilium, 
Scilicet  autumni  et  veris  sub  tempore,  quando 
Esse  solet  paribus  spatiis  nox  equa  diei? 
Rursus  an  a  luna  maris  bec  inflatio  fiât, 
An  magis  a  pelago  fluat  bec  variatio  lune» 
Gum  pelagus  luna  constet  prius  esse  creatum, 
Posteriusque  sui  nunquam  sit  causa  prioris, 
NuUaque  res  habitum  trabat  a  non  ente  vel  actum  ; 
Rursus  an  alterutri  neutrum  sit  causa  movendi, 
Sic  ne  fcrant  eadem  similes  per  tempora  motus, 

80  Motus  ut  iste  illi,  nibil  isti  debeat  ille^, 

Querite,  (|uos  mundi  labor  implicat,  et  tamen  istud 
Querere  nostra  fides  prohibet  ;  comprendere  nulla 
Mortale  ingenium  valet  boc  ratione  vel  arte. 
At  res  et  rerum  causas  qui  condidit  illas 
Solus  dinoscit,  solus  disponere  novit  ; 

1 .  detrimentum  L  P. 

2.  queve  hec  dederat  illi  V. 

3.  nihil  debeat  isti  ille  P. 


SI  4  PHIUPPIDOS 

lUi  cuncta  patent  soli  qui  cuncta  creavit. 
Non  fixos  homini  fines,  homo,  transgrediaris, 
Neu  que  scire  naquis  investigare  labores. 
Bestia  que  montem  tangit  lapidata  peribit  ; 
90  Rem  satis  est  sciri^  nesciri  causa  sinatur. 
Nos  igitur,  nihil  bac  nos  scire  in  parte  fatentes, 
Sic  rem  prosequimur,  ut  non  intacta  sinamus, 
Que  sunt  magniloquis  non  indiscussa  magistris, 
Qui  cum  mortales  essent,  celestia  sensu 
Humano  voluere  sequi,  sécréta  patere 
Absque  Deo  temere  sibi  celica  velle  putantes. 
At  nobis  satis  est  vix  nos  ea  scire  fateri, 
Corporels  nostrum  veniunt  que  sensibus  in  cor, 
Que  sublunari  prope  nos  regione  geruntur. 

1 00       Hic  summo  rupis  in  vertice,  scemate  miro, 
Gondidit  ecclesiam  devotio  christicolarum, 
Ângelico  monitu  sibi  quam  sacravit  honore 
Perpetuo  Michael  archangelus,  ut  famuletur 
Ghristo  semper  ibi  monachorum  concio  sancta  ; 
Quo  vix  perque  gradus  ascenditur,  inferiusque 
Pendula  villa  domos  plures  habet  et  speciosas^, 
Et  populi  muiti  satis  ampla  sede  capaces. 
Qui  locus  in  celum  se  taliter  élevât,  ut,  dum 
De  longe  aspicitur,  aliud  nihil  esse  videtur 

110  Ârdua  quam  turris  hominum  Fabricata  lahore, 
Quam  ^  soli  est  operata  sibi  divina  potestas, 
Et  satis  Angelicis  gaudebat  tutus  haberi 
Presidiis,  nuUo  dispendia  tempore  passus. 
Ât  simul  edificans  muros  ibi  cura  Johannis 

1.  sati  P. 

2.  speciosas  et  plures  luihet  P. 

3.  quem  L  P. 


LIBER  Tm.  215 

Pretnlit  hmiBinas  YÎres  celestibos  armis, 
Queaiqiie  toebatur  odesti  milite  Chrisbis, 
Manivit  sacmm  hamaoo  manimioe  mootem  ; 
Extnnc  causa  looo  pereondi  inventa  sacrato  : 
Kam  fera  BrîtigeiHim  rabies,  non  insda  quando 

1 20  FIqcIds  adesse  soleL,  Tel  quo  sit  tempore  littus. 
Ad  montemre  qoibiis  paleat  via  sîoca  diebus, 
Fkictai  interstitiis  lunaribos  aUM'eviato, 
Vi  fore  oonfiracta^  subeant,  inœndia  misoent  ; 
Igoeqoe  sopposito  domibos,  vis  ignea  sursum 
Scandit,  eteodesie  décos  omne  locumqne  sacra- 
Resqoemonasteriicremat  insatiahtlisamfif»,  [tum, 
Hinc  cum  Britonibos  asœndens  Guido,  mani- 
Vidnas  sibi  sîgntferis  dbsedit  Abrincas,  [plis 

GoDe  sitas  int»*  Seram  Sefinamque  supino, 

1 30  RisGÎfieros  amnes  moko  salmooe  feraces, 

Oimqiie  soburbanis  regi  pessumdedit  urbem. 
Hinc  abiens  iUi  castra  omnia  subpdendo 
Esqœ  Domom  Kaii  vioos  et  nira  cremando. 
Tandem  venit  obi  rex  exspectabat  eumdem. 
Dans  populis  nova  jura  sois  ^ ,  aliosqne  magistros  ; 
Feoandasqoe  ab  eo  grates  com  lande  rqiortans, 
Ipse  sniqne  omnes,  re  sic  felidter  acta, 
Jam  spoliis  pleni  gaodeot  remeare  Goethnom. 
Al  simnl  innotuit  sancti  combostio  Montîs 

140  ¥agnanimo  regi,  dnmnmnque  mina  sacraram, 
Atqœ  monasterii  tola  indoerata  sopellex, 
Gompatitur  |Mus  eodesîe  rerumqoe  ruinis; 
Et  ne  Bat  eîs  deînoeps  injuria  talis, 
Predpit  ut  pereat  munit(o  iota  Johannis  ; 
Et  sua  militie  cdesti  castra 


i.-;ij|-ilK 


1.  «ans  P. 


21 6  PHILIPPIDOS 

Humanis  bonus  excubiis  loca  sacra  résignât^  ; 
Largifluaque  manu  monachos^  juvat  in  renovando 
Sarta  tecta^,  libros*  et  cetera  que  furor  ignis 
Solverat  in  cinerem  :  que  nobiliore  paratu 

150  Quam  prius  exstiterant,  jam  restaurata  videmus. 
Sic  mala  convertit  Deus  in  bona  ;  sic  miseretur 
Nobis  quando  magis  irasci  credimus  ipsum  ^  ; 
Verbere  sic  propter  peccata  flagellât  amico 
Quos  amat,  ut  pravos  studeant  abdicere  mores  : 
Sic  ferit  ut  sanet  ;  sic  vulnerat  ut  medeatur. 

Hinc  rex  magnanimus,  tota  regione  subacta, 
Urbi  Rothomago  victrices  applicat  alas, 
Quam  sibi  supposuit  vix  octoginta  ^  diebus  ; 
Nam  duplices  mûri,  fossataque  tripla  profundo 

160  Dilatata  sinu,  numerosaque  copia  gentis, 
Et  speciosa"^  nimis  fluvii  stagnantis  abyssus, 
DiflScilem®  nostris  reddebant  viribus  urbem. 
Rothomagensis  item  communia,  corde  superbo, 
Immortale  gerens  odium  cum  principe  nostro, 

i.  relaxât  V. 

2.  tnoruicho  V. 

3.  Guillaume  a  sans  doute  cru  que  cette  expression  ne  formait 
qu'un  seul  mot  dont  les  trois  premières  syllabes  étaient  longues. 

4.  Tous  les  livres  du  Mont- Saint-Michel  n'avaient  pas  péri 
dans  cet  incendie,  car  nous  en  possédons  encore  plusieurs  qui 
remontent  à  une  époque  antérieure,  entre  autres  le  ms.  original 
de  la  Chronique  de  Robert  de  Torigni  décrit  par  M.  Léopold 
Delisle  dans  sa  préface  des  œuvres  de  cet  auteur  (I,  xlv).  Voy. 
le  Catalogue  des  mss.  d'Avranches  dans  le  Catalogue  des  manus" 
crits  des  Bibliothèques  des  départements  (IV,  427-562). 

5.  illum  V. 

6.  La  Chronique  (§131,  p.  221)  ne  parle  que  de  quarante  jours 
environ. 

7.  spaciosa  V. 

8.  dissimilem  L  P. 


LIBER  vm.  217 

Vinci  malebant  ejus  quam  sponte  subire 
Imperium,  vel  ei  quicquam  prestare  Favoris. 
Suecubuit  demum,  miitilata  cornibus  urbe, 
Muros  ipsa  suos  truncare  coacta,  suisquc 
Sumptibus  antiquam  subverterc  funditus  arcem  ; 

1 70  Maxima  Vernolio  parilis  solatia  fati 

In  commune  ferens,  doleat  ne  sola  dolere, 
Parcius  ut  doleant  discincte  menibus  ambe, 
Penaque  par  feriat  quos  culpa  coinquinat  equa, 
Amodo  ne  régi  casu  quocumque  répugnent, 
Ne ve  répugnantes  juga  nostra  repellere  possint^ 

Sic  fuit  ex  toto  Normannia  subdita  Franco, 
Quod  nullo  casu  contingere  posse  putavit  ; 
Normannique  omnes  per  plurima  bella  subacti, 
Multaque  pro  non  rege  suo  dispendia  passi, 

180  Denique  sunt  régi  proprio  servire  coacti^. 

Tempore  quo  Simplex  in  sceptris  Karlus  agebat, 
Normannos  patriam  Norwegia  misit  in  istam, 
Grandibus  evectos  duce  sub  Rollone^  cuillis^. 
Qui  paganus  erat,  vir  prudens,  strenuus  armis, 
Ghristicole  populi  sitiens  haurire  cruorem. 
Hic  cum  multorum  saturasset  cedibus  enses, 
Vicos  invicta  vi  depopulatus  et  urbes, 
Pestiferum  extendens  in  plurima  régna  Furorem, 
Demum  Garnoti  cum  menia  frangere  vellet, 

190  Virgo  Dei  genitrix,  que  se  dignata  vocare  est 
Garnoti  dominam,  tulit  illi  luminis  usum, 
Vincibilemque  dédit  populo  qui  diligit  ipsam  ; 

i.  Chron.,  §  131. 

2.  L  y  a  ici  dans  V  la  place  d'un  vers  laissée  en  blanc. 

3.  Rollomone  P. 

4.  Ce  mot,  qui  désigne  certains  vaisseaux  de  transport  (voy.  Du 
Gange,  Cuilla),  est  omis  dans  L  et  dans  P. 


SI  8  PHIUPPIDOS 

ut  sic  extcrîus  aliquanto  tempore  cecus 
Lucc  mereretur  Ghristum  interiore  videre^. 
Qui  fugiens  victus,  majori  parte  suorum 
Amissa,  factus  humilis,  lum  dcnique  Ghristo 
Gredidit,  et  meruit  vitali  fonte  rena$ci. 
Proinde  sue  gaudens  illum  rex  Karlus  honorât 
Gonjugio  nate,  cum  qua  Normannia  pacis 

SOO  Fédère  sub  fîrmo  datur  iUi  nomine  dotis. 

Jam  tamen  ipse  suis  ipsam  acquisiverat  armis, 
Invida  cui  partus  optatos  Juno  negavit, 
Ëxsortem  prolis  faciens  excedere  vita. 
Rollo  tamen  jungens  aliam  sub  lege  jugali, 
Viribus  invictis  patriam  totaliter  illam, 
Et  sua  post  illum  tenuit  successio  tota, 
Donec  post  annos  virtus  divina  trecentos 
Illam  restituit  per  prelia  multa  Philippo  ; 
Quam  tenet  et  tenuit,  longumque  tenebit  in  evum. 

SI  0  Que  prius  antiquum  cum  Neustria  nomen  haberet. 
Post  a  Normannis  habuit  Normannia  nomen, 
Quo  gaudent  patrii  memores  idiomatis  esse  ,[tus 
In  quoNorthBoresiSy  homo  man^  sonat.  Indevoca- 
Normannus  ^  prisce  meminit  patrieque  tribusque  ^ . 
Postquam  succubuit  Franco  Normannus,  et 
Terra  Philippinas  suscepit  Neustria  leges,  [omnis 
Indignante  diu  portavit  vertice  régis  [rem 

Mite^  jugum,  dominumque  nequit  nescire  prio- 

1 .  Voy.  Miracles  de  N.-D,  de  Chartres,  Bibliothèque  de  l'École 
des  chartes,  1881,  p.  549. 

2.  noan  V. 

3.  Normanniis  V. 

4.  Ghron.,  §  132.  —  On  trouve  ici  dans  V  un  vers  de  plus  : 

Nomine  composito  veterem  sapiente  loquelam. 

5.  mitte  L  P. 


UBER  vm.  819 

Quamvis  ille  status  servilîor  esset  eisdem, 
220  Advena  cum  gravibus  oneraret  legibus  iUos. 
Rex  malens  bonus  esse  malis,  assuescat  amando 
Ut  sibi  paulatim  populus,  ne  se  peregrinis 
Gonsuetudinibus  arctari  forte  querantur, 
Judicia  et  leges  non  abrogat  ;  immo  tenenda 
Omnia  confirmât  generaliter  hactenus  illis 
Observata,  quibus  non  contradicit  aperte 
Jus,  aut  libertas  non  dépérit  ecclesiarum. 
Quedam  autem  in  melius  juri  œntraria  mulans, 
Gonstituit  pugiles  ut  in  omni  talio  pugna 
230  Sanguinis  in  causis  ad  penas  exigat  equas, 
Victus  ut  appellans  sive  appellatus  eadem 
Lege  ligaretur,  mutilari  aut  perdere  vitaro. 
Moris  enim  exstiterat  apud  illos  hactenus,  ut  si 
Appellans  victus  in  causa  sanguinis  esset, 
Sex  solidos  decies  cum  nunmio  solveret  uno, 
Et  sic  impunis  amissa  lege  maneret  ; 
Quod  si  appellatum  vinci  contingeret,  omni 
Re  privaretur,  et  turpi  morte  periret^. 
Injustum  justus  hoc  juste  rex  revocavit, 
240  Reque  pares  Francis  Normannos  fecit  in  ista. 
Preterea  motu  proprio,  nullo  suplicante, 
Induisit  monachis  et  clero,  ut  fiât  ab  illis 
Ganonico  deinceps  pastorum  electio  ritu. 
Nam  rex  Anglorum  jus  usurpa verat  illud 
Usque  modo,  ut  solus  pastores  ipse  crearet  : 
Nam,  quoties  pastore  carens  prelatica  sedes 
Givili  letho  naturalivevacasset, 
Protinus  ecclesie  bona  cuncta  vacantis  ab  ipso 

\.  Ces  coutumes  avaient  déjà  été  modifiées  par  Richard  Cœur- 
de-Lion,  en  1190.  (Voy.  D.  Brial,  XVH,  214,  note  a.) 


220  PHIUPPIDOS 

Usurpata  suos  convertebantur  in  usus  ; 
250  Slcque  Dei  sponsam  viduans,  quantum  ipse  vole- 
Gogebat  placito  sibi  demum  nubere  sponso  ;  [bat, 
Istaque  causa  fuit  aliis  specialior,  ob  quam 
Ense  trucidavit  Thomam  trux  ille^  bcatum, 
Qui  tam  perversos  ritus  abolere  volebat. 
Hec  rex,  ut  juri  contraria,  juris  amator, 
Filius  ecclesie  ob  matris  revocavit  amorem  : 

<  Est  mihi,  proclamans,  cura  hec  que  spectat  ad 

<  Importuna  satis  cum  sollicitudine  regni  ;  [ensem , 

<  Divinis  divina  viris  tractanda  relinquo. 
260  <  Est  curare  satis  laico  laicalia  ;  cura 

<  Nolo,  inmiortales  animas  que  curât,  abuti. 

<  Presint  ecclesiis,  presint  conventibus  illi 

«  Preesse  quibus  dederit  concors  electio,  sicut 
«  Sacrosancta  jubet  sanctorum  sanctio  patrum.  > 
Dixit,  et,  ut  facto  firmavit  dicta,  cohortes 
Hinc  procul  ar matas  alias  agit  in  regiones, 
Singula  distribuens  loca  particulariter  ipsis 
Agminibus,  bellis  simul  ut  pluraliter  utens, 
Pictavos,  Turones  sibi  subdat,  et  Ândegavitas, 
270  Instabihs  fidei,  varioque  favore  vicissim, 

Nunc  hune,  nunc  illum,  consuetos  fallere  regem. 
Nec  mora,  Guillelmus  sibi  qui  de  Rupibus  aptat 
Gognomen,  fortis  vir  corpore,  fortior  armis, 
Gumque  sua  nuUi  rupta  parcente  Gadocus, 
Ândegavum  irrumpunt,  captamqueviriliter  urbem 
Totam  subjiciunt  ejusque  subyrbia  régi*. 

1.  Henri  II,  roi  d'Angleterre. 

2.  La  prise  d'Angers  eut  lieu  vers  la  fin  d'octobre  1203.  (Voy. 
G.  Dubois,  Recherches  sur  la  vie  de  Guillaume  des  Roches,  dans  la 
Biblioth.  de  l'École  des  chartes,  1873,  p.  531-532.)  —  Chron.,  §  133. 


LIBER  vm.  221 

Cujus  Guillelmi  rex  inclyta  facta  fidemque 
Attendens,  ipsum  comitis  vice,  munere  largo, 
ToUus  patrie  dominari  jussit  et  urbi. 

S80  Gui  quamvis  totum  donasset  rex  comitatum, 
Non  tamen  usurpât  comitis  sibi  nomen  habendum  ; 
Imo  senescallum  quasi  se  minuendo  vocavit  ^ . 

Henricus  vero  modicus  vir  corpore,  magnus 
Viribus,  armata  nulli  virtute  secundus, 
Cujus  erat  primum  gestare  in  prelia  pilum, 
Quippe  marescalli  claro  fulgebat  honore, 
Gum  legione  Troum  veniens  a  rege  recepta, 
Castro  vi  capto  longam  post  obsidionem, 
Incinérât  villam,  murosque  obtruncat  et  arcem. 

290  Hinc  quoque  progrediens  victor  Pictonibus  ire 
Obvius  audebat,  qui,  terram  régis  adorti, 
Yicos,  agricolas  depredabantur  et  agros  ; 
Et  licet  inter  eos  esset  Hemericus  et  Hugo, 
Et  cum  Guilielmo  Savericus,  Portacleasque', 
Atque  alii  quales  équités  Pictonia  giguit, 
Quorum  fama  canit  per  totum  nomina  mundum, 
Non  tamen  aut  vires  Henricus  abhorret  eorum, 
Aut  numerum,  quamvis  numeri  foret  ipse  minoris  ; 
Et  tanto  conferre  manum  ferventius  ardet, 

300  Quo  magnos  fortesque  viros  ibi  noverat  esse. 

Jamque  graves  spoliis  variis  predisque  redibant, 
Perque  vadum  déforme  luto  repedare  parabant, 
Difficiles  ubi  densa  vias  alneta  tegebant, 

i.  C'est  en  août  1204  que  Philippe- Auguste  déclara  les  droits 
de  Guillaume  des  Roches  en  sa  qualité  de  sénéchal  d'Anjou 
[Cat.,  848-849)  ;  il  est  probable  que  le  roi  reconnaissait  déjà  aupa- 
ravant ce  titre  à  Guillaume  (Cat.,  795),  qui  l'avait  reçu  d'Arthur 
de  Bretagne  (Cat.,  562). 

2.  Savaricus  V. 


822  PHILIPPIDOS 

Per  patrie  loca  fida  sue  tuto  ire  putantes  ; 
Ëxspectabat  eos  audax  Henricus  ibidem, 
In  patriaque  sua  Pictos  ad  bella  vocabat. 
Qui  cum  majorem  jam  partem  exisse  vadosis 
Illorum  vidisset  aquis,  campumque  tenere, 
Impediente  luto  reliquos,  exsultat,  et,  c  Ecce 
310  €  Tempus,  ait,  socii,  quo  se  manifestet  in  armis 
Yestra,  locumque  videt,  probitas,  quo  proférât 

[actu 
Ardorem  virtutis  amor  quem  pectore  gestit*. 
Nunc,  rogo,  nunc  quanto  vobis  sit  amore  Phi- 
Exprimat  audaci  virtus  etdextera  facto,  [lippus, 
Jam  video  trepidare  viros ,  jam  terga  parare  ; 
Palma  fere  vobis  pugnandi  prevenit  horam  ; 
Ultro  se  manibus  offert  Victoria  vestris. 
Neve  minor  paucos  sit  gloria  vincere  casu, 
Gratia  fortune  vobis  providit  in  isto. 
320  €  Nam,  postquam  vestras  acies  videre,  catervas 
Ecce  suas  omnes  cetu  clausere  sub  uno, 
Ut  levius  possint  vinci  communiter  omnes, 
Gonflictuque  brevi,  ut  doleant  succumbere  vo- 
Ecce  fatigati  veniunt,  spoliisque  gravati;  [bis. 
Nec  vos  hoc  moveat,  quod  signis  ecce  levatis 
Ostentant*  sese  defendere  velle  videri  ; 
Vos  a  pugnando  sic  deterrere  putarunt, 
Et  ficto  vestras  terrore  relidere  vires. 
Gognita  si  tamen  esset  eis  intentio  vestra, 
330  «  mis  si  plene  vestra  de  mente  liqueret, 
Jam  vidissetis  ostendere  terga,  viasque 

1.  Il  faudrait  sans  doute  lire  gestat,  mais  tous  les  mss.  sont 
d'accord. 

2.  ostendant  V. 


c 
c 
c 
c 


c 


LiBBR  vm.  SSI3 

Jam  per  diversas  cetu  fîigisse  soluto. 
Segnities  abeat,  audacia  prodeat  ;  ecce 
Quicquid  in  hac  aliquid  regione  valere  videtur, 
Temporis  articule  superare  potestis  in  uno. 
<  Yincatis  victos,  trepidis  instetis,  et  omnes 
Suppeditat  Pictos  Victoria  vestra  Philippe, 
Totaque  sponte  subit  ejus  Pictonia leges. [phos.  » 
c  Una  brevis  multos  consunimat  pugna  trium- 
3i0      Dixit,  et,  ejaculans  trifidi  se  fulminis  instar, 
Pictones  volât  in  medios,  ictuque  supinat 
Portacleam  primo,  vacuamque  relinquere  sellam  ^ 
Yi  facit,  et  coni  signare^,  charactere  terram. 
Nec  reliqui  comités  pugnam  virtute  minori 
Arripiunt,  sternuntque  viros,  traduntque  ligandos 
Armigeris,  ipsi  reliquis^  dum  fortiter  obstant. 
Nam  Savericus,  et  hi  quibus  est  audacia  major, 
Turpiter  ut  socios  sic  aspexere  ligari. 
Disperses  revocant,  profugos  in  bella  reducunt, 
350  Gollapsos  relevant,  et  equis  tellure  levâtes 

Restituunt,  bellumque  novant,  rigideque  resistunt 
Marte  viris.  Equis  animis  pugnatur  utrinque  ; 
Hastis  nil  agitur,  gladius  selusque  cutellus  ^ 
Mertifer  afficiunt  alternis  agmina  plagis. 
Sic  sibi  conjunctum,  sic  de  prope  quilibet  hostem 
Invenit  ut  feriat,  atque  ut  feriatur  ab  illo. 
Et  jam  Pictonum,  qued  adhuc  alneta  tenebant, 
Agmen,  ut  aspexit  socios  concurrere  Francis^, 

1.  sollam  V. 

2.  et  cànsignare  P.  —  D.  Brial  avait  à  tort  remplacé  et  coni  par 
atqw  suo,  Conus  désigne  le  sommet  ou  le  cimier  d'un  casque. 

3.  reliquos  P. 

4.  cultellus  P. 

5.  Francos  V. 


824  PHILIPPIDOS 

Non  audent  ultra  procederc  ;  sed  retroversi 
360  Se  malunt  solos  salvos  salvare  regressu, 
Quam  dubio  socios  bclli  sub  fine  juvare. 
Quo  viso,  campum  viduat  pars  maxima,  seque 
Subducit  Franco  ardenti  quem  ferre  nequibant. 
Difiugiunt  omnes  ;  sed  nec  Savericus  abhorret 
Ipse  viam^,  multos  post  se  fîigiendo  relinquens; 
Nec  curât  quantos  ibi  quisquam  linquat  amicos, 
Qui  vix  se^  potis  est  solum  subducere  morti. 
Sic  victis  Victor  Pictis,  campoque  fîigatis, 
Quinquaginta  duos  équités  centumque  clientes  ' 
370  Ad  regem  misit  vinctos  Henricus,  et  omne 

Omnibus  excussit  spolium,  predamque  reduxit  ; 
Gunctaque  restituens  nostris  ablata  colonis, 
Cetera  divisit  sibi  victricique  caterve*. 

Rex  vero  iuterea  sibi  jam  subjecerat  urbem 
Pictavim,  totumque  solum  quod  spectat  ad  illam, 
Loudunumque  ferax  Gereris,  Bacchique  Niortum 
Cum  Monsteriolo,  Partheneioque^  rebelli; 
Armatisque  viris  per  singula  castra  locatis, 
Qui  patriam  faciant  ejus  sub  nomine  tutam, 
380  Agmina  Ghinonis  ferrata  reducit  ad  arces. 
Iste  senescalli  vicus  de  nomine  Kaii 
Nomen  habet,  quem  cum  primus  fundaverit  ipse, 
Fundatum  voluit  sibi  nomine  reque  dicari, 
Gui  Pendragoride  régis  largitio  totum 
Neustrinumque  solum  donarat,  et  Andegavense, 

1.  Jpsam  fugam  V. 

2.  0Mi  vise  P. 

3.  Rigord  (§  151)  et  Guillaume,  dans  sa  Chronique  (§  145),  ne 
parlent  que  de  quarante  chevaliers. 

4.  Ces  faits  se  passaient  en  1208.  Yoy.  Ghron.,  §  145. 

5.  Parthenei  qtioque  P. 


UBKR  ym.  S3S 

Ut  pariter  fieret  isti  dux  et  oomes  iUi^. 
Villa  referta  bonis,  drcuindata  menibus  altis, 
Inter  aquam  montemque  situ  splendesdt  ameno. 
Ârx  autem  soopulis  drcumcingentibus  alta 

390  Rupe  sedet,  quam  sic  ex  illa  parte  nibenti 
Amoe  Vigenna  ligat,  hinc  circumcludit  hiatu 
Horreode  vallis,  rectoque  tenore  sub  altum 
Âera  productus  nature  munere  clivus, 
Ut  non  Gaillardo  se  jactitet  inferiorem, 
Sive  situ  naturali,  seu  menibus  altis, 
Aut  d^nsorum  numéro,  sive  ubere  glèbe. 
Bellovagensis  erat  ibi  vinctus  episcopus'  arcta 
Compçffe,  Gonanusque  Brevis^  qui  nunc  domina- 
BelligM»  Britoni  quem  terra  Leonica  nutrit,  [tur 

400  Quam  pater  ante  suus  tenuit  Guidomarchus,  amico 
Fédère  conjunctus  Francis  regique  Philippo  ; 
Gorpore  qui  tam  fortis  erat,  quod  fregerit  uno 
Tcmpus  equi  pugno,  soloque  peremerit  ictu 
Prepositum  ipse  suum,  pregrandi  oorpore  mons- 
Gui  pugno  duri  perfregit  verticis  ossa^.     [trum, 
Unde  magis  festinat  idem  rex  prendere  castrum, 
Solvat  ut  inde  suos,  recluso  carcere,  caros. 

Quinque  fere  novies  stadiis  distabat  ab  illo 
Nobile  castellum  quod  Lochia  nomine  dicunt, 

i.  Voy.  Geoffroi  de  Monmouth,  IX,  il. 

2.  L'évèque  de  Beau  vais  avait  été  enlevé  par  Mercadier  en  1497. 
(Voy.  Rigord,  §  123.)  On  était  alors  en  1205. 

3.  n  ne  faut  pas  confondre  Gonan  le  Petit,  comte  de  Léon, 
avec  Gonan  le  Petit,  duc  de  Bretagne. 

4.  Gette  prouesse  de  Guiomarde  Léon  a  été  déjà  rappelée  plus 
haut  (liv.  m,  223-230).  Il  résulte  même  des  vers  où  elle  est 
racontée,  qu'en  1188,  Guiomar  de  Léon  tenait  encore  le  parti  du 
roi  d'Angleterre. 

II  15 


826  PHILIPPIDOS 

41 0  Gui  nec  fruge  solum,  nec  Baccho  vitis  avara  est  ; 
Endria  cui  magnum  decus  addit  et  utili(atem, 
Dulcibus  irriguis  hortos  et  prata  rigando, 
Qui,  oum  sit  gratus  visu,  fecundus  et  usu, 
Multimodo  patriam  juvat  d:>lectamine  totam. 
Hoc  coUativa  castrum  parîtate  videri 
In  nulia  dispar  Ghinoni  dote  sinebant 
Municipes  armis,  natura  situ,  manus  arte. 

Huie  patrie  toti  preerat  férus  ille  Girardus, 
Servus  et  a  servis  oriundus  utroque  parente, 

420  Gui  satis  obscurus  ortum  dédit  Âthi^agu^ 
Is  Turonum  totam  vastaverat,  Ambadiumque, 
Et  patriam  totam  cum  vicis  omnibus,  in  qua 
Editus  atque  alitus  fuerat  bubone  ailpstro, 
Quamvis  Supplicii  servus  foret  Âmbadiensis^. 
Pejor  enim  quavis  est  peste  domesticus  bostis, 
Precipue  qui  colla  premit  pede  libéra  servo. 

Lochia  Chinonemque  simul  rex  obsidet,  atque 
Vix  anni  spatio  longo  sibi  subdit  agone, 
(Tante  molis  erat  tantas  evertere  turres  !) 

430  Innumerosque  capit  équités,  multosque  clientes, 
Vi  castrum  multa  qui  tutabantur  utrumque, 
Gumque  aliis  vinclo  vinctum  majore  Girardum 

1.  Sulpice  III  d'Amboise  n'avait  pas  encore  abandonné  le  parti 
de  Jean  Sans-Terre  le  i9  juin  1200,  époque  à  laquelle  celui-ci 
lui  donnait  le  fief  de  Saint-Quentin.  (Duffus-Hardy,  Rotuli  char- 
tarum,  I,  part.  !,  p.  70b.)  Mais,  vers  la  Toussaint  de  Tan  1202, 
Sulpice  «  qui  ad  regem  Francie  se  converterat  t  brûlait  Tours 
et  l'occupait  pendant  tout  l'hiver.  (Chron.  Turonense.  D.  Brial, 
XVin,  296^.)  Quatre  ans  plus  tard,  il  était  l'un  de  ceux  qui  garan- 
tissaient, au  nom  du  roi  de  France,  la  trêve  conclue  le  26  octobre 
1206  avec  Jean  Sans-Terre  (Cat.^  1006).  Sa  fille  fut  accordée  avec 
Dreu  de  Mello,  fils  de  Dreu  lY,  connétable  de  France  (Cat.,  1329), 
mais  elle  ne  l'épousa  point.  (P.  Anselme,  VI,  59.) 


LIBER  vm.  9ISI7 

Karno|K>U  tenait  in  carcere  tempore  multo, 
Supplicio  affligens  digno  pro  crimine  servum^ 

Exi^t  iste  locus,  ni  nos  majora  voearent, 
Adventum  régis  breviter  memorare  Johannis, 
Per  mare  qui  veniens  gentis  cum  millibus  Angle, 
Pictonmn  volait  fines  auferre  Philippo  ; 
Gontinuoque  suum  levitas  Pictava  favorem 

440  Illi  restituit,  ipsumque  in  prelia  juvit. 

Sed,  céleri^  levitate  super veniente  Philippo, 
Yix  illi  licuit  profuge  se  reddere  classi, 
Velivoloque  suam  vitam  salvare  recessu, 
Pluribus  expositis  morti,  dum,  classe  parata, 
Rupelle  in  portu  festino  rémige  transnat, 
Venerat  unde  modo,  partes  fugitivus  ad  Anglas. 
Mox  omnem  patriam  sua  rex  in  jura  reducens. 
Hoc  ^  sibi  Pictones  vinclo  majore  revinxit, 
Quo  solitum  variare  fidem  cor  novit  eorum. 

450  Sed  que  firma  satis  innexio  Protea  nectat  ? 

Nec  Pictos  constringit  amor,  nec  Protea  nexus^. 

Nec  miniis  hic  etiam,  si  nobis  forte  vacaret, 
Dicere  tempus  erat  l»neviter  vel  tangere  bellum 
Quo  comes  Alverne  regionis  Guido  nepotem 
Perdidit  et  natum  ;  qui  dum  coUegia  sancta 
Presumit  spoliare  bonis^  nec  parcere  sacris 
Yirginibus  meminit,  sibi  dum  confiscat  earum 
Guncta  monasterii  trux,  ornamenta,  librosque, 
Et  bona  cuncta  quibus  vivebat  concio  sancta^, 

1.  Ghron.,  §§  133  et  134. 

2.  sceleri  P. 

3.  Hec  P. 

4.  Ghron.,  §  139. 

5.  sacra  V. 


228  PHILIPPIDOS 

460  Nec  vult  regali  monitu  compesoere  mentem  ; 
Misso  cum  multis  equitatu  a  rege  maniplis, 
Deniqiïc  confectum  bello  quamplurima  castra 
Perdere  se  doluit  totali  cum  comitatu. 
Talibus  ecclesie  rex  damna  ulciscitur  armis, 
Tam  rigida  cleri  predones  reprimit  ira, 
Ut  qui  non  parent  monitisV  parère  coacti 
Vindicte,  saltem^  ad  tempusmansuescere  ditcant, 
Et  brevior  sit  eis  deinceps  peccare  facultas  ; 
Quorum  et  si  mentes  penitus  compescere  pena 

470  Non  valeat,  multum  tamen  his  subtractio  rerum 
Impedit^,  affectus  ne  perducatur  ad  actum. 
Privât  enim  effectu  multum  subtracta  facultas, 
Gulpaque  fit  brevior  quam  patrat  sola  voluntas, 
Debeturque  minor  peccato  pena  minori.      [nem 
Neve  putes  regem  pro  se  hoc  egisse,  sed  om- 
Impendisse  operam  Domino  Dominique  ministris  : 
Guncta  monasteriis  fecit  bona  restitui  que 
Perdiderant  ;  dono  post  donat  cetera  largo, 
Nulla  sibi  retinens,  Guidoni  Domnipetrite. 

480  Que  cum  Guido  diu  tenuisset,  denique  fatis 
Morte  satisfecit,  Arcbembaldumque  reliquit 
Heredem,  qui  nunc  patrio  tenet  omnia  jure^  ; 
Que  meruit  miser  ille^  suis  amittere  culpis. 
Qui  modo  privatam  ducens  pro  tempore  vitam. 
Que  sua  nuper  erant  alienigenis  data  plangit. 


1.  saltim  P. 

2.  expedit  V. 

3.  Ghron.,  §  156. 

4.  Cette  épithète  désigne  non  pas  Archambaud,  mais  Griii  II, 
comte  dépossédé  d'Auvergne,  qui  ne  mourut  qu'en  4224.  Archam- 
baud  IX  avait  succédé  à  son  père,  Gui  de  Dampierre,  en  1215. 


LIBER  vm.  2S9 

Quos  adipe  expleri^  rerum  videt  ille  suarum, 
EsUriente  suis  cum  successoribus  ipso  ; 
Hoc  solo  miseram  solans  solamine  vitam, 
Quod  comitem  simili  Raymàndum  crimine  lapsum , 

490  Qui  Sancti  cornes  Egidii  Tholoseque  vocatur, 
Amisisse  videt  uii)es  et  castra.  Quot  annus 
Fertur  habere  dies,  tôt  villas  ille  celebris 
Nominis  et  famé  Francorum  a  rege  tenebat, 
Gui  subjectus  eral  feodaliter,  inque  secundo 
Per  vinclum  carnale  gradu  conjunctus  eidem^. 
Sed,  postquam  ecclesie  cepit  contrarius  esse, 
Gatholice  fidei  defensans  improbus  hostes, 
Heresiarcharum  fautor,  populique  fidelis 
Neqiliquam  et  cleri  metuens  inimicus  haberi, 

500  Nec  coDsanguineum  sibi  rex  nec  habere  fidelem 
Dignatus,  cepit  contra  illum  bella  movere  ; 
Utque  illi  liceat  punire  licentius  illum, 
Quamvis  sciret  idem  proprio  sibi  jure^  licere, 
Impetrare  studet  a  Summo  Presule  sacra 
Scripta  ^  quibus  pariât  indulta  remissio  cunctis 
Spem  venie,  contra  hereticos  qui  bella  moverent, 
Per  quos  temnebat  Ghristi  Provincia  legem 
Et  se  pestiferi  fedabat  peste  veneni. 

Dehinc,  quia  nec  Pape  monitis  nec  régis  amico 

51 0  Gonsilio  comes  ille  férus  parère  volebat, 
Ut  saltem  reprobos  cuivis  exponeret  hosti, 

1.  impleri  P. 

2.  Raymond  VI,  comte  de  Toulouse,  fils  de  Constance,  sœur 
de  Louis  VII,  se  trouvait  être  le  cousin-germain  de  Philippe- 
Auguste. 

3.  proprio  de  jure  P. 

4.  Voy.  les  lettres  pontificales  indiquées  par  Potthast,  Regesta, 
3352,  etc. 


330  PHILIPPIDOS 

Âut  per  se  puniret  eos  ut  jura  jubebant, 
Immo  tuetur  eos,  et  eorum  prava  per  ifKum 
Secta  viget,  dum  non  prohibendo  fit  unus  eorum, 
Rex  et  Papa  simtd  exponunt  omnibus  illum, 
Et  res  et  patriam  totam  que  spectat  ad  illum^, 
Ut  qui  preyaleat  armis  et  viribus  illi 
ToUere  quod  propirios  licite  comrertat  in  usus, 
Et  dominus  fiât  rerum  quas  auferet  illi. 

520  Rex  igitur  primus  zeli  fervore  supemi 

Corde  pio  motus,  ter  millia  quinque  virorum 
Âd  proprios  sumptus  instructos  rébus  et  armis, 
Dans  exemplum  aliis,  in  Ghristi  prelia  misit. 
At  reliqui  proceres,  équités,  comitesque,  duces- 
Prelati  ecclesie,  necnon  et  mobile^  vulgus,  [que, 
Omnes  pêne  viri  gladios  qui  ferre  valebant, 
Spe  ducti  venie,  Ghristi  sua  pectora  signo 
Consignant,  ut  quod  calet  intus  luceat  extra, 
Illasque  in  partes  iter  aggrediuntur  ituri. 

530       Ergo  Dei  pugiles,  aciebus  multiplicatis, 
Usque  Biterrensem  festinant  ocius  urbem. 
Ad  quam  turba  frequens  confluxerat  heretioorum. 
Fortisenimet  nimiumlocuples,  populosaque  valde 
Urbs  erat,  armatisque  viris  et  milite  multo 
Fréta,  sed  Âlbigei  maculis  infecta  veneni  ; 
Quam  virtus  modico  sub  tempore  catholioorum 
Frangit,  et  ingressi  sexus  utriusque  trucidant 
Millia  bis  triplicata  decem,  quos,  absque  virorum 
Majorum  assensu,  vulgi  furor  inmioderatus, 

540  Et  Ribaldorum  dédit  indiscretio  morti, 

Interimens  mixtim  cum  non  credente  fidelem, 

1 .  illam  V. 

2.  nobile  L  P. 


Nec  curaus  essetqois  vita,  quis  oeœ  digins  ^ 

Hinc  proœdenles  Gareassoneotida  cÎDgwit 
Ajgminibiis  deosîa  arbem,  qnain  tempore  parvo 
Goaviter  ex]iiigiiaiit,  et  «m  se  dedere  oogiint, 

XeUator,  civîs,  eUs  et  aexos  oierqpie, 
iola  oooteoti  ^ita,  sîoe  veste,  siiie  aimis, 
Arcto  postioo  quod  vix  foret  exitus  uni, 

550  Uous  post  aliom  studeaot  exire  Tiritim, 

Guocta  relÎDqueotes  libito  booa  catholîoorain, 
Agros,  arma,  peais,  gazas,  vîoeta,  peoaies. 
Et  qnamotinnqtte  locus  rem  lam  predarushabebat. 
Quo  facto,  repleut  utramqoe  6delibus  urbem 
CathoUd  pogiles,  et  sacramenla  Deique 
Servitium  fierî  pitMatrant  ordioe  recto, 
Quod  regîoDe  mahis  error  comiperat^  ilia« 

Iode  revertuotur,  patrîamque  revisere  gaudeot 
Quisque  suam,  solo  dimisso  Simone  Mooti 

560  Qui  preerat  Forti.  Gomes  indytus  iUe,  fideli 
Corde,  manu  forti,  papalia  jussa  secotus. 
Et  subieos  oDus  imporitum  cervîoe  volenti. 
Taie  vidanetur  ne  firustra  nomeo  habere, 
Hereticos  oomes  tota  regkme  fiigavit, 
Quos  ocddeodos  compreodere  forte  nequibat  ; 
NoD  castrum,  non  urbs,  munitio  oulla  fa^ebat 
niius  occursum,  quio  mox  succumber^  illi. 
Quamm  pauca  maous  Ulum  sequeretur  in  armis, 

i.  Sauf  le  chiJTre  des  personnes  tuées,  qui  est  d'ailleurs  le 
même  que  celui  que  donne  Guillaume  dans  sa  Chronique  (voy. 
tome  I,  p.  i?58.  note  9),  le  récit  du  massacre  de  Béziers  s'accorde 
axec  celui  de  Pierre  de  Vaui-Ceraay.  <D.  Bhal,  XIX,  ?0  B.-C  ^ 

t.  oorrupcret  P. 


S33  PHILIPPIDOS 

Supplebat  numerum  probitas  immensa,  fidesque; 

570  Et  sic  tota  fere  Gbristi  Provincia  legi 

Âuxiliante  fuit  Domino  subjecta  per  illum.  . 

Gonfugit  ergo  cornes  Raymuddus  ad  Arragonen- 
Auxilium  régis,  qui  congregat  agmina  regnp   [sis 
Quotquot  habere  suo  poterat  ;  nec  defuit  ifl^ 
Fusinus  cornes  S  et  Tbolosane  copia  gentis/ 
Massiliique  viri,  quosque  illi  misit  Âvigno, 
Albia  cara*,  Nemaus,  et  quos  misère  Navarri, 
Et  quos  Dutrierat  Garcasso,  comesque  Bicorrus^. 
Gonveniunt  omnes  numéro  bis  millia  centum^ 

580  Mente  una  cupidi  cum  Simone  vincere  Francos, 
Et  dare  vel  morti,  patria  vel  pellere  tota, 
Armis  instructi,  sed  nec  virtutis  egeni, 
Quorum  semper  erat  probitas  exercita  bellis, 
Et  feritas  assueta  neci,  cedique  dicata. 
Hi  tantis  certant  cum  Simone  viribus,  ut  vix 
Se  sociosque  suos  defendere  posset  ab  illis, 
Gujus  erant  équités  cum  quadraginta  ducenti, 
Septingenti  ^  in  equis  famuli,  peditesque  trecenti^, 
Gum  quibus  ipse  noiens  fortune  cedere  forti, 

590  Murelli  tuta  caute  se  clausit  in  arce. 

Ghristus  enim  sanctis  ita  consutit,  ut  vir  ab  una 

1.  Raimoûd  Roger,  comte  de  Foix. 

2.  chara  P. 

3.  Gaston  VI,  vicomte  de  Béarn,  comte  de  Bigorre  par  sa 
femme. 

4.  Ce  chiffre  est  évidemment  une  exagération  poétique.  Ce 
n'est  du  reste  pas  la  seule  que  Guillaume  se  soit  permise  dans 
ce  récit  de  la  croisade  contre  les  Albigeois  :  c'est  ainsi  qu'on  le 
verra  plus  loin  faire  désarçonner  le  roi  d'Aragon  par  Simon  de 
Montfort. 

5.  Septuaginta  L  P. 

6.  Voy.  tome  I,  p.  259,  note  5,  et  plus  bas,  v.  721. 


UBER  Ym.  833 

• 

Se  fugitlido  bonus  aliam  oonservet  io  urbem  ; 
Est  etenim^Me  vis  evitanda  malorum,      [tiun. 
Ne  quod  meitte  parant  perducant  semper  ad  ac- 
Immo  etiam  sanctis  fiiga  sepius  expedit  ipsis, 
Quo  super  ipsius  nos  instruit  actio  Ghristi, 
Dum  subit  Ëgyptum  fugiens  Herodis  ab  ira', 
InocKisulta  trahat  ne  nos  audacia  sponte 
Vrfle  môri,  cunrnostra  videt  discretio  quiAi  sit 

600  Utilior  nostre  mortis  dilatio  quam  niorsr>  * 

At  rex  Ârragonum,  totusque  exercitns  qus, 
Murellum  fixis  circumdant  undique  signis  ;  ^ 
Néo  M  moturos  jurant,  nisi  Simone  capto, 
CHlMÀidsque  viris  ejus  qui  signa  sequuntur. 
I0k  Murellum  cum  Simone  contulerant  se 
Périboe  primi  mdlte,  pluresque  secundi 
Ordinis,  et  cleri  quamplurima  turba  minons, 
Arma  quibus  tractare  negat4ex  ecclesialis  : 
Qui,  sacra  celestis  doctrine  verba  pluentes, 

61 0  Gonsilium  prestant  aliis  qui  belligerantur. 
Et  belle  superant  inimicos  spirituali, 
Exemplo  Moysis  ^  pugnante  precantis  Hebreo 
Quo  sursum  toUente  manus  vincebat  Hebreus  ; 
Depressis  autem  manibus,  Moyseque  tacente, 
Victorem  victor  Amalech  vincebat  Hebreum. 
Et  ne  plus  oneris  quam  commoditatis  haberent, 
Neve  gravis  foret  illorum  presentia  castris, 
Exercebat  eos  vigor  indefessus  ad  omne 
Quod  castrensis  opus  sibi  sollicitudo  requirit  ; 

620  Plusque  laborabant  populo  manualiter  omni, 
Sola  hec  que  mortem  poterant  inferre  ca ventes. 

1.  Moysi  V  et  P. 


234  PHIUPPIDOS 

Omnes  hi  pariter  communi  anathéiBate  regem 
ÂrragoDum  feriunt,  et  qui  illam  in  bella  juvabant, 
Qui  nitebantur  Ghristi  pervertere  leg^n, 
Qui  perversores  legis  relevare  volebant^ 
Ut,  Domini  gladio  percussi  primo,  feriri 
Promptius  et  noatro  possint  a  milite  oedi. 
^se  etîam  ut  vidit  tôt  millibus  uadique  Simon 
^Mb  cwcumcingi,  nec  corpora  ae  tôt  habelte 
630^^1^^[|fala  quot  numéro  centenos  hostis  habebat, 
Gonsulit,  et  tali  compellat  famine  Franoos  : 
Magnanîmi  procei^es  Trojana  stirpe  creati, 
Francorum  genus  egregium,  Karolique  potentis 
Roiiandique  ooheredes  et  fortis  Ogori, .  [agros, 
Qui  patrie  tam  dulce  solum,  lot{!fBtKltn^  tôt 
Qui  villas  tôt  deliciis  ojfiibusque  fluentes, 
Qui  tôt  amicorum,  tôt  pignora  conjugiorum 
Gara  reliquistis  pro  Ghristi  lege  tuenda, 
Ipsum  pre  mentis  oculis  habeatis,  et  ipsi 
640  c  Vos  committatis  soli,  pro  cujus  amore, 

Pro  cujus  toi  bella  fide,  tôt  vicimus  hostes  ; 
Qui  solus  potis  est  nc^is  conferre  salutem, 
Qui  solus  nos  eripuit  de  mille  pendis, 
Qui  solus  nunc  eripiet^  présente  periclo. 
Tune  etenim  se  débet  bomo  committere  soli 
Puro  corde  Deo,  cum  quid  ratiooe  geratur 
Ex  se  non  reperit,  cum  quod  natura  vel  usus 
Gonsilium  prestat,  omni  vacat  utilitate. 
Obsidet  hec,  et  nos  gens  tam  numerosa  necare 
650  c  Dira  mente  sitit  ;  jam,  fractis  menibus  istis, 

Gastellum  irrumpent  ;  spatio  jam  tempons  arcto 

1.  Par  suite  d'un  bourdon,  les  sept  derniers  mots  {d^  mille  — 
eripiei)  sont  omis  dans  V. 


€  Nose^Hont,  flMvtiqiie  dilMHit,  el  oottn  fen- 

'     [mm 
MorsîbQS  el  volocmm  bnûrndm  ladjcvera  spsr- 
FaDens  ot  tafi  contenti  smoft  bonoi^     fS^^U 
liastnqaetMnnàklihtmmAeMÉxx^ 
Sic  et  io  eiioi'qa  PraviiiOft  tota  redAiît,  [tïïis. 
Sancfeomiiic^  fides  et  sacmneota  pmbaot, 
Skne  capi  satins  et  bonestuis  esse  putatis. 
Et  sancte  fid»  legîsqoe  vîdere  minadi,       {tos 
Quam  pugnaDdo  mon?  Noo  omoes  toHet  ioul- 
Mors  it»D06<,  mimeniin  qoio  Uteoiiemas  eomm 
Qui  DoimiB  gladio  jam  promemere  fieriri, 
01  cifiiis  gbdiîs  mereanÉar  cedere  adfetris. 
€  Nanc,  l'auge,  sancUxuin  memores  estote  viro- 

[nim, 

4  Smofoms  el  Jonatlie  ac  Jnde  liattiafiamf anim  ^ , 

4  Et  saooK  patns  illonmi^  fratnimqiie  pnomm, 
Sacra  qoibos  douât  Mafhahfi^  P^^û^i  nomeD, 
Qiionim  bus  canihir  et  festa  ooàintair  ulnque, 
Qui  tôt  tam  fortes  ezstirpavere  Ifraonos, 
Idolatnsqiie  omoes  tota  regkme  (ugaront, 
Idola  frangeâtes,  loci  sacra  reedificantes, 
in  quibos  aote  Dei  outtHra  solebat  haberi, 
Omne  quod  ÂntioGlHis  fedarat  sanctificaiites  ^ 
c  To,  Guilldme,  mihi  frjtrem  qoem  oobilis  îlle 

c  Banrarum  domûns,  gcuitrui  '  com  miberet  iili 

1.  Malhatianiiaerum  V.  —  Mathatmnimrum  L. 

2.  mnctificaniem  P. 

3.  Amicie,  mère  de  Simon  de  Montfort,  ayait  épousé  en  secondes 
noces  GuiUaimie  13  des  Barres,  de  qui  elle  avait  eu  celui  qui  est 
nommé  ici.  Guillaume  des  Barres  disposa  les  croisés  en  bataille 
pour  la  journée  de  Muret.  {Chanson  de  la  Croixade  contre  les  Albi- 
gooU,  édition  P.  Meyer,  H,  p.  163,  t.  3653.) 


670 


336  PHIUPPIDOS 

Nostra,  dédit,  irater  nobis  uterinus  ut  esses, 
NuQC  animo,  nunc,  queso,  manu,  te  setnine 

[tanti 
Ortum  demonstres  imitatoreinque  parentis. 
At  tu,  Guido  cornes,  quo  principe  Sidoniorum 
680  c  Exsultat  regio^,  pariterque  Pbilistica  tellus, 
Qui  vere  meus  es  germanus  utroque  parente, 
Nunc,  nunc  scribatur  virtus  utriusque  parentis 
Hèntetua,  ut  patribus  simili  probitate  proberis. 
Te  quoque  te  moneo,  Rocii  dominator,  Alane^, 
Qui  tof  sub  nostro  fecisti  rege  triumpbos. 
Qui  te  cum  reliquis  bec  in  certamina  misit. 
Vosque  aUi  proceres,  communitiSir  esal^  velitis 
Et  patrum  et  patrie  memores,  genus  unde 

[tatistis. 
Ne  patres  sibi  dissimiles,  ne  dulcis  alumiios 
690  c  Patria  dégénères  doleat  genuisie,  qubd  absit! 
Precipue  régis  summi  studeatis  bonori, 
Gujus  mane  novo  pugnabitis  bostibus.  Ipse 
Dux  velit  et  princeps  pro  se  pugnantibus  esse  ! 
Sic  fiât  sicut  fuerit  divina  voluntas.  > 
Dixit,  et  assensu  cetus  totius  in  unum 
Gonclamante  sonum,  nuUo  variante  favorem, 
Sonmis  nocte  data,  sub  prima  luce  suorum 
Primitias  operum  Domino  sacrât,  ecclesiamque 
Matutinus  adit,  ut  cum  solemnibus  boris 
700  Audiat  ofScium  quo  Gbristi  passio  rerum 
Sub  specie  nostram  typice  repetita  salutem 

1.  Gui,  frère  de  Simon  de  Montfort,  avait  épousé  Helvis,  veuve 
de  Renaud,  sire  de  Sagette.  {Familles  d'Outremer,  p.  433.) 

2.  Sur  Alain  de  Roucy,  voyez  Chanson  de  la  Croisade  contre 
lês  Albigeois,  II,  129,  note  2. 


TIR. 


W 


ftiir  TJflrl    rhlitir  jmi  lini"  riMMiii  ïliii 


?!•      âc Banmi  fNiglâa F"*^  t  lÉiii  .  FctocÉk 


<|m>  tsd,  Arngones  padeflL,  wsraqpe  ftrare 
hwmire  fwiLwit ,  «tcb 


IsÉer  se  potsvere 
JanlaÉeL,  €i  peoilDB 
SQDTakt  a  lui» 


'  •  >  ^ 


10  agitori^bdu 
Kec  jampar  aninK 

1.  Geue  dÎTÎgioi.  es  txuk  carpe  esl  laeaûàsnxBfi^  ausa  daii£  k 
CSmuiique  de-  Pifirre  de  TauX'<]«nxsT  (t.  871 1  et  daniF  la  (7i 

î.  tnsùjam  V, 

3.  ont  V 

4.  pagne  P 


88i  PHILIPIppKMS 

Nam  quemcumque  bostem  Fr^OMS  fetitU  illico 
Corruit,  et  vitam  tenues  exsuHsk  in  auras,  (lipsus 

730  Si  quis  adhuc  vivens  ab  equo  mit,  odua  illum 
Dilaniant  pedîtes,  et  ei  vitalia  solvunt, 
Dum  properant  équités  alios  aut  cogère  labi. 
Ut  peditum  nlanibus  nimpantuf  guttura  l^psis, 
Aut  in  equis  ipsis  occidere  vulnere  crelnro. 

Rex  furit  Ârragcmum,  sic  cedi  se  sua  c<iram 
Pignora  cara  videns,  nec  eis  suocurrere  posse  ; 
Piget  eumS  tentatque  suas  in  Simone  vires, 
Indignans  aliis  concurrere  ;  quij^e  minores 
Quoslibet  indignos  regali  judicat  ictu. 

7i0  Gautior  occurrit,  pugneque  peritior,  illi 
Simon,  et  lateris  flexu  oavet  illius  hastam, 
Que  médias  veniebalei  transfigercLCostas. 
Tune  régis  dextra  pemidter  eripit  hastam 
Et  signum  regale  sî&ml  quod  pen<kft  ab  hasta  ; 
Quod,  populum  tanti  fadens  meminisse  triomphi, 
Nunc  cum  vexillo  Romana  pendet  in  ede^. 
At  rex  exerto  comilem  ferit  ense  ;  sed  ipsuin 
Fortior  insurgens,  rapto  de  vertice  oono, 
Fortiter  a  sella  oomes  élevât,  inque  vigentîs 

750  Gircumflectit  equi  coUo,  manibusque  duabus 
Gnaviter  amplexum  regem  portare  volebat^ 
Et  vivum  servare,  ned  quia  tradere  tantum 
Fas  non  esse  virum  comiti  putat  ;  ut  pius  hosti, 

i .  pungit  equum  V. 

2.  n  est  curidtJÉ'de  remarquer  que,  pour  compléter  cet  épisode 
imaginaire,  Guillaume  le  Breton  défigure  un  détail  réel  de  la  tie 
du  roi  d'Aragon  :  Pierre  II  avait  envoyé  à  Rome  la  lance  et 
l'étendard  du  roi  maure  qu'il  avait  vaincu  l'année  précédente  ; 
c'est  cette  lance  et  cet  étendard,  et  non  pas  les  siens,  qui  furent 
suspendus  dans  la  basilique  de  Saint-Pierre.  (Voy.  Ghron.,  §  161.) 


UBER  vm.  JttO 

ut  bonus  esse  malo,  populo  laudetur  ab  omni. 
^  Ptftitur  ille  viro  elabi,  multoque  labore 
.Vix  duro  amplexu  sublabitur,  inque  virenti 
Gramine  stare  volens,  prostratus  oorpore  toto 
Goneidity  ejjt  ftilva  jacuit  resupinus  areijpi. 
Arragones  oomitem  circumstant,  et  magis  illum 
760  Debellare  student,  quam  regwoi  tollere  terra, 
nie  "velut  turris  stat  firmus,  et  enge  rotato 
Dissipât  instantes,  etjpiulto  sanguine  pingues 
Reddit  agros,  muHaque  virum  se  strage  coronat. 
Ârmiger  unus  erat  comitem  prq^,  nomine 

>[PetrusS 
Non  indignus  0|iies  fieri,  vel  gente,  vel  %Ns  : 
Occiso  qui  lapsus  equo  pedes  ibat,  et  ipse 
Pêne  ducenta  virum  deda?at  jam  oorpora  letho. 
Jamque  gule  régis  ferrum,  tljprace  reducto, 
Âptabat.  Gui  rex  damans  :  c  Rex,  inquit,  ego  sum. 
770  c  Toile,  mMpBcohibe,  et nolitoV)ccidereregem; 
Sed  PfjtilMi^      serves,  tibi  multa  daturum 
Millia  qKfiigÉm  pro  solo  munere  vite.  >[essem, 
Petrus aduS^  c  Modo  te  vidi,  cum  non  procui 
Pectora  veile  tuo  transfigere  Simonis  ense  ; 
Meque  peremisses,  et  Franoos  insimul  omnes, 
Si  vuHu  tibi  propitio  fortuna  fuisset  ;        [tem, 
Dignus  es  ergo  mihî  succumbere,  qin  mihi  mor- 
Qui  comiti,  qui  Francigrais  inferre  volebas. 
In  te  solus  homo  moritur  ;  sed  mors  tua  nobis 
780  c  Omnibus  et  nostris  est  ccdlatura  salutem. 
Rex  es,  ego  régis  opto  interfector  baberi  ; 

i,  V  contient  ici  un  vers  de  plus  : 

Corpore,  mente  valens,  generosus  utroqtie  parente. 
2.  cohibe,  noli  P. 


9JtHl^  PHILIPPIDOS 

Hec  mea  dextra  tibi  regalia  guttura  rumpat^, 
Que  de  gente  tua  mutilavit  membra  duqi^ntiis. 
Quot  dicas  comitum  manibus  cecidisse  meorum, 
Gum  mihi  tôt  soli  data  sit  necuisse  potestas 
A J)omino,  oui  te  fecisti  impro^dus  hostem  ? 
Expedit  ergo  tuis  ut  eos  comitere  sub  umbras, 
Ne  sine  rege^suo  paveant  occurrere  Diti  ; 
Quem  svibrte  queas  per  vim  tibi  subdere,  vel  tu 
790  c  Rex  ibi  solus  eris,  ipl  oonregnabis  eidem. 
Propitiore  tamen  fato  si  vincere  queris, 
Et  .causa  meliore  tibi  pugnare  necesse  est  ^ . 
YiAe^  nec  ôblitus  fueris  que  munera  Gharon 
^(jjÊqgit.  nie  quidem  oequi^poiam  trans  Styga  sis- 
clFeve  tuosve,  nisi  tuus  illi  spiritus  ante        [tet 
Naulum  persolvat,  et  porrigat  ore  trientem, 
Quem  penei^ejusdem  sunt  omnes  conditionis  : 
Non  domino  servu^s,  non  rex  a  milite  œffert  ; 
Nil  vires  forti,  nil  divitie  locuoleti, 
800  c  Purpura  nil  régi  ;  cum  pa^MBmves  eodem 
Omnes  vase  bibunt,  potus  ^BMBDiibus  idem .  » 
Hec  dicens,  ferrum  regali  scHPne  spumans 
Tinxerat,  et  vulnus  alio  geminaverat  ictu. 
Protinus  Arragones,  amisso  rege,  per  agros, 
Per  valles  fugiunt.  Fuâinus  cum  Tholosano 
Ostendunt  comités  jam  tei^a  fugacia  Francis  ; 
Et  quicumque  necem  possunt  evadere,  vitam, 
Âuxiliante  fuga,  pedibus  salvare  laborant, 
Plantis,  non  gladiis  mage  se  ^  debere  volentes. 
810  Stabat  adhuc  Tholosana  phalanx  prope  fluminis 

[undas 

1.  rumpit  V  L. 

2.  ne  cesses  V. 

3.  gladiis  sese  V. 


UBER  vm.  241 

Millia  dena  quater  in  papilionibus  altis, 
Observans  aditus  castri  e  regione  sinistra, 
Ne  quis  ad  obsessos  veniat  vel  prodeat  extra, 
Qui  ferat  aut  querat  illis  quodcumque  juvamen. 
Quos  cum  vidisset  Bernardus^,  presul  eonim, 
Qui  tune  eum  reliquis  Murelli  in  turre  manebat, 
Exspectare  quasi  bellum  renovare  volentes, 
Signifîcavit  eis  ut  se  convertere  vellent 
Âd  rectam  veramque  fîdem,  comitique^  fîdeli 

8S0  Corde  reformari,  finemque  imponere  bello. 
Âst  illi  famulum  pietatis  verba  ferentem 
Cedere  Theutonico  non  erubuere  flagello^; 
Et  cum  verberibus  indigna  oppix)bria  passo 
Vix  licuit  paucis  cum  dentibus  inde  reverti  ; 
In  signumque  illis  a  sancto  presule  missam 
Presumpsere  stolam  variis  discingere  plagis. 
Qua  super  ut  comiti  re  certificatio  facta  est, 
A  Domini  bello  summa  cum  laude  reverso, 
Quamvis  Arragonum  satis  esset  strage  gravatus, 

830  Lassatique  viri  post  bella  quiète  foveri 

Exigèrent  potius  quam  rursum  in  prelia  milti^, 
Ëgreditur  portis  ;  cum  quo,  non  mente  minori 
Quam  si  nulla  die  gessissent  prelia  toto, 


1.  L*évêque  de  Toulouse  s'appelait  Foulques  et  non  pas  Ber- 
nard. Il  fit,  en  effet,  pendant  la  bataille,  offrir  aux  Toulousains  de 
déposer  les  armes.  (Pierre  de  Vaux-Gernay,  p.  87  D.) 

2.  Simon  de  Montfort. 

3.  Le  mot  Theutonicus  flagellus,  qui  ne  se  trouve  pas  dans 
Du  Gange,  doit  désigner  le  fléau  d'armes  assez  usité  en  Allemagne 
et  en  Suisse,  mais  qui  ne  semble  pas  avoir  été  habituellement 
employé  en  France.  (Voy.  Viollet-le-Duc,  Dictionnaire  du  Mobi' 
lier,  V,  427.) 

4.  in  arma  reduci  V. 

n  16 


âiSl  PHILIPPIDOS 

lUa  invicta  cohors  inimica  in  castra  feruotur. 
Non  audet  Tbolosana  pbalanx  exire  furenti 
Obvia  Francigene  ;  numéro  sed  fisa  suorum, 
Seque  putans  infra  sua  castra  resistere  paucis, 
Obstruit  introitus,  et  se  defendere  tentât  ^ 
Sed  brève  per  tempus,  Domini  viduata  favore, 

8i0  Terga  dat  ;  et ,  tantos  nequiens  sufferre  furores, 
Se  cedi  patitur,  et  cedit  turpiter  hosti. 
Ut  vi  fracta  lupus  ingressus  ovilia  nocte. 
Non  sedare  sitim  aut  carnes  immei^ere  ventri 
Dente  petens  avida,  gregibus  tantununodo  rumpit 
Guttura  lanigeris,  et  strages  stragibus  addit, 
Sanguinis  illecebras  dum  sicca  fauce  ligurit. 
Et  calido  stomachum  potus  dulcore  saginat  : 
Haud  secus  illa  Deo  devota  per  illius  hostes 
Turma  necando  ruit,  gladiisque  ultoribus  iram 

850  Ëxsequitur  Domini,  sibi  quam  geminaverat  ille 
Desertor  fîdei  populus,  cornes  hereticorum. 
Nec  spoliare  illos^,   nec  quemquam  prendere 

[curant. 
Sed  tantum,  assiduo  rubricatis  ensibus  ictu, 
Ëffiiso  vitam  victis  cum  sanguine  tollunt  ; 
Inque  die  virtus  Francorum  claruit  illo 
Tanta,  quod  adjunctis  ter  millia  quina  duobus 
Millibus  ad  Stygiam  lux  miserit  una  paludem  ; 
Dextraque  texit  eos  tanto  divina  favore, 
Quod  tantum  exciderent  ex  agmine  Francigena- 

860  Octo  peregrini,  quosreperit  bostis  inermes  :  [mm 
Quorum  spiritibus,  lutea  compage  solutis. 


1.  certat  V. 

2.  viros  V. 


LIBSR  YUI.  243 

Christus  perpétue  largitur  gaudia  vite, 
Nomine  pro  cujus  cruor  est  effusus  eorum  ^  • 

Non  minor,  hac  iteram  Victoria  contigit  illis 
Girca  tempus  idem,  quando  victricibus  armis 
Xantos,  Burdigales,  Blavios,  Pictones,  et  Ânglos, 
Innumerosque  alios  variis  a  partibus  illuc 
Contra  catbolicos,  mittente  Jobanne,  profectos, 
Simonis  edomuit  virtus,  et  nobile  robur 

870  Gentis  Francigene  numéro  brève,  viribus  ingens, 
Que  summa  meruit  efierri  laude  per  orbem, 
Multa  triumphali  dum  cedit  millia  ferro  ; 
Unde  quidem  pauci  fugientes  cum  Saverico', 
Quem  rex  Anglorum  temere  prefecerat  illis, 
Vix  vitam  salvare  fuga  meruere  pudenda^. 
Quo  mox  audito,  furiata  mente  Johannes 
Indignans  sibi  nec  fraudes  nec  bella  valere, 
Arma,  quibus  contra  Francos  nil  proficiebat. 
In  Ghristum  famulosque  suos  convertit,  eisque 

880  Imputât  ignava  quod  mente  resistere  Francis 
Non  valet  ;  et  tanquam  Deus  bec  infligat  eidem 
Supplicia  înmierito.  Domino  confligere  soli 
Et  Domini  servis  animo  contendit  atroci. 

Ulciscens  igitur  in  Gbristi  membra,  Pbilippo 
Se  toties  victore  mari  terraque  fugatum, 

1.  Ghron.,  §  177. 

2.  Savaricus  V. 

3.  Il  s'agit  sans  doute  ici  de  la  bataille  de  Gastelaaudari  livrée 
en  1211,  à  laquelle  assistait  Savari  de  Mauléon,  sénéchal  de 
Guienne,  qui  avait  amené  2,000  Basques  au  comte  de  Toulouse. 
(Pierre  de  Vaux-Gernay,  p.  55  B.  —  D.  Vaissète,  Histoire  de 
Languedoc,  éd.  Privât,  VI,  349,  368,  374,  373.)  Peut-être  aussi  y 
a-t-il  une  allusion  aux  faits  de  Tannée  1214.  (Pierre  de  Vaux- 
Gernay,  p.  96  E.) 


Si4  PHILIPPIDOS 

Et  quod  nullus  ei  conatus  cedit  bonori, 
Ecclesias  spoliât,  cleri  bona  diripit,  omnes 
Ruricolas  civesque  bonis  proscribit  avitis, 
Flagitiisque  miser  variis  ruit  in  scelus  omne. 

890  Laxat  frena  gule,  maculatque  libidine  corpus  ; 
Arctat  avaritia  cordis  penetrale,  nec  unquam 
Attenuare  sitim  valet  accumulatio  census  ; 
Quoque  magis  sedare  illara  sitit  accumulando, 
Hoc  magis  illius  animum  cremat  ardor  babendi, 
Semper  ut  inveniat  artes  quibus  improbus  omnes 
Qui  sibi  subduntur  argento  privet  et  auro  ; 
Quos  spoliare  nequit,  vel  strangulat  ense,  vel  arc- 
Gompedibus  vinctos  longa  nece  cogit  obire,    [tis 
Quos  vesana  famés  in  carcere  suffocat  ipso. 

900  Prelatos  etiam  sacris  e  sedibus  omnes 
Ejicit,  et  tota  Anglorum  regione  relegat, 
Ut,  procul  amotis  cleri  populique  patronis, 
Res  sibi  liberius  acquirere  possit  eorum. 
Non  parcit  monachis,  aut  quos  Gistercius  ordo 
Candidat,  aut  babitus  dénigrât  Cluniacensis, 
Merlini  ut  pateant  tandem  problemata  vatis, 
Quem  dixisse  ferunt  :  Olim  dominaMtur  Anglis, 
Argento  urticas  et  lilia  qui  spoliabity 
Albentes  monachos  nigrosque  per  becduo  signans^ . 

91 0  Organa  suspendet  ;  cleri  tacet  omnis  ubique 
Vox  a  laude  Dei,  nec  sacramenta  nec  uHum 
Ecclesia  officium  célébrât,  septemque  per  annos 
Se  paganismi  fedat  tota  Anglia  ritu^. 

1.  Ce  vers  est  omis  dans  V.  —  D.  Brial  cite  le  texte  de  Mer- 
lin :  «  In  diebus  illis  aurum  ex  lilio  et  urtica  extorquebitur.  » 

2.  Voy.  Histoire  de*  ducs  de  Normandie,  p.  104,  109,  122,  et 
Math.  Paris,  t.  II,  passim. 


LIBER  y  ni.  S45 

Interea  sanctos  pascebat  Francia  patres 
Sedibus  ejectos  propriis,  quibus  alta  Philippi 
Magnanimi  pietas  tutum  prestabat  asylum, 
Utque  onus  exiiii  tolèrent  tolerantius,  atque 
Ecclesie  fiscique  bonis  compassus  alebat. 

Nec  minus  bac  ipsa  sub  tempestateS  Johannis 

920  Otho  nepos  régis,  Saxonicus,  omine  levo 

Quem  sors  extulerat  ad  summi  culmen  honoris, 
Fleret  ut  imperium  sordere  Nerone  secundo, 
Urbis  Romulee  *  fines  et  jura  beati 
Vastabat  Pétri,  patrimonia  propria  servi 
Servorum  Ghristi  ;  que  vere  noverat  esse 
Juris  apostolici,  sibi  vi  rapiebat  et  armis. 
Romipetas  et  qui  Sancte  succurrere  Terre 
Ibant  ex  voto,  quos  crux  assumpta  tueri 
Et  tutos  prestare  omni  debebat  ab  hoste, 

930  Suppliciis  animo  variis  subdebat  amaro  ; 

Hos  spolians,  illos  occidens,  membra  quibusdam^ 
Amputât,  obscuro  multos  in  carcere  claudit, 
Extorquere  queat  ut  plura  numismata  clausis. 
Si  quem  paupertas  tutum  jubet  ire,  flagellis 
Geditur,  in  patriam  vestigia  vertere  jussus, 
Sedis  apostolice  ne  limina  possit  adiré. 
Obsidet  introitus  villarum  ;  publica  nulli 
Strata  patet,  nuUis  aditus  dat  semita  tutos  ; 
Armatus  valles  et  confraga  predo  coronat 

9i0  Ne  queat  bac  ullus  aut  illac  ire  viator. 
Pontes  et  gladiis  et  vispilionibus  horrent. 
Ut  quotquot  veniant  spolient  vi .  NuUa  facultas 

1.  Penthecoste  L  P. 

2.  Romelee  V. 

3.  quorumdam;  en  marge  :  alias  quibusdam  P. 


246  PHILIPPIDOS 

Visendi  Romamve  datur,  Dominive  Sepulcrum  ; 
De  média  plerosque  via  docet  ire  retrorsum 
Rumor,  et  infectis  remeare  ad  propria  ^  votis, 
Ne,  sua  cum  nequeant  indemnes  solvere  vota, 
Présumant  certo  sese  objectare  periclo. 
Propter  enim  votum  riulli  est  in  damna  ruendum, 
Cum  melius  possit  alio  sub  tempore  solvi^. 
950      Sed,  ne  continui  nos  frangat  cura  laboris, 
Intercidat  opus  brevis  hic  pausatio  nostrum 
Tempore  vel  modico,  qua  respirare  queamus^. 

1.  ad  propria  remeare  P. 

2.  Ghron.,  §  157. 

3 qua  perdoceamur  fuibenas 

Qtialiter  in  novo  sit  honorum  fledere  giro  V. 


UBER  IX.  247 


CATHALOGUS  MATERIE  HBW  NONI. 

ScisMATicos  parât  in  nono  delere  Philippus. 
Bolonides  regnum  turbaty  profugusque  Johanni 
Othonique  fidem^  Ferrando  complice^  jurât, 
Concilium  célébrant  cum  rege  Suessone  Francis 
Quo  se  scismatids  statuunt  communiter  hostes; 
Albidiamque  forent  cum  jam  tramire  paratiy 
Subjicit  Eneadis  ^  et  se  et  sua  sceptra  Johannes. 
Damnum  Dan  infert  classi^  totusque  crematur 
Cum  regione  locus.  Ferrandi  proditionem 
Flandria  tota  luit^  Francorum  perdita  ferro; 
Sed  miserabilius  périt  omnibus  Insula  fallax. 
Tomacum  Flandri  septem  tenuere  diebus^. 


INCIPIT  LIBER  NONUS. 

Rex  ita  dam  sévit  in  Christi  membra  Johannes, 
Ecclesiamque  pari  férus  Otho  furore  molestât, 
Hic^  Anglos,  hic  Romipetas  enormiter  angens; 

1.  Virgile  ne  se  doutait  guère,  lorsqu'il  écrivait  ce  vers  (VIII, 

648)  : 

jEneadx  in  ferrum  pro  libertate  ruebant 

que  IcxprossioD  qu*il  employait  servirait  un  jour  à  désigner 

l'Église  romaine. 

2.  Au  vers  702,  il  est  dit  que  Tournai  fut  neuf  jours  aux  mains 

des  Flamands.  —  Dans  V,  le  dernier  vers  du  sonunaire  est  ainsi 

rédigé  : 

Tornacum  capiunt  Flandri  et  mox  perdere  lugent. 

3.  nie  V. 


248  PHILIPPIDOS 

Audit,  et,  innata  motus  pietate,  Pbilippus 
Ëeclesie  damnis,  cleri  populique  ruinis 
Gompatitur,  Ghristique  dolet  decrescere  cultum  ; 
Audit,  et  ultorem  Domini  ecclesieque  fîdelem 
Se  fore^  promittit,  animoque  in  vota  ligato, 
Contra  scismaticos^  magno  ciet  ^  arma  paratu, 

10  Gommunemque  juvat  privata  injuria  causam. 
Bolonides  etenim  se  jam  subduxerat  illi, 
Olbonis  reprobi  partes  Anglosque  secutus  ; 
Non  veritus  jam  ter  ignominiosus  haberi, 
Quo  coram  cunctis  magis  infamaret  eumdem 
Tertia  proditio^,  triplicataque  factio  culpe 
Proditionalis  pénis  gravioribus  illum 
Afficiat,  dignumque  eterno^  carcere  reddat. 

Nescius  ergo  suum  se  procurare  nocumen, 
Nec  pre  corde  videns  olim  sibi  quanta  suisque 

20  Presenti  infelix  pariât  dispendia  facto, 

Transit  ad  Othonem  ;  summo  quem  letus  honore 
Suscipit,  et  nequam  sibi  fédère  colligat  Otho  ; 
Neve  venenosas  moveat  dubitatio  mentes, 
Firmat  amicitie  juratio  fedus  inique 
De^  reliquo  fidum  tanquam  sibi;  jurât "^  uterque 


i.  dare  V, 

2.  Ce  mot  ne  désigne  pas  les  Albigeois,  ainsi  que  le  croyait 
Barth,  mais  bien  Renaud  de  Boulogne  et  ses  complices. 

3.  parât  V. 

4.  Renaud  de  Dammartin  avait  déjà  deux  fois  passé  aux  rois 
d'Angleterre,  Henri  II  et  Richard  Gœur-de-Lion  ;  entre  temps, 
il  était  revenu  à  Philippe-Auguste,  qui  l'avait  en  vain  comblé  de 
bienfaits.  (Voy.  Ghron.,  §  199.) 

5.  Subiciens  dignum  diuturno  V. 

6.  5e  P. 

7.  spondet  V. 


LIBER  IX.  249 

Auxilia  ut  contra  Francos  sibi  mutua  prestent, 
Inque  Dei  servos  animo  grassentur  eodem, 
Quos  de  Francorum  regno  propellere  jurant, 
Si  modo  se  dederit  illis  fortuna  benignam.  [cem 
30      Inde  per  albicomas  populos,  patriamque  fera- 
Quam  Scaldus  ^  fecundat  aquis  Lidusque  profundis, 
Flandrum  Httus  adit,  ubi  pinum  nactus  ad  An- 
Navigat,  et  tali  compellat  famine  regem  :    [glum 
c  Si  factis  condigna  meis  pensare,  Johannes, 
€  Premia  forte  velis,  observatoque  rigore 
€  Justicie  tractare  reum,  pietate  remota, 
c  Non  prius  accipiet  brevis  bec  oratio  finem, 
c  Quam  tua  me  gladio  jubeat  censura  feriri, 

<  Ocius  ut  facias  caput  hoc  a  corpore  velli. 

iO  <  Me  scio  nempe  tuum  merito  amisisse  favorem  '; 

<  Nam  tibi  nil  Franci,  nil  rex,  nil  bella  tulissent 
c  Gallica,  ni  clypeus  imprimis  noster  adesset. 

c  Unde  nec  admiror  si  me  sic  oderis,  ut  me 
c  Tollere  de  medio  tua  quam  cito  cogitet  ira. 
c  Sed,  quoniam  fructum  mea  confert  mors  tibi 

[nullum^. 
c  Vitaque  nostra  potest  tibi  commoda  multa^ 

[referre, 
€  Vivere  commodius  tibi  me  permitte,  meoque, 
c  Si  sapis,  a  jugulo  gladios  procul  esse  jubeto. 

1.  Scautus  V. 

2.  Dans  V,  on  trouve  ce  vers  intercalé  entre  les  vers  40  et  41  : 

Me  scio  nempe  Hbi  Normannica  régna  Misse. 
Renaud  avait,  en  effet,  pris  part  à  la  conquête  de  la  Normandie 
et  se  trouvait  à  Caen  en  1204  avec  Philippe  -  Auguste.  (Voy. 
Ghron.,  §  13i,  m  fine.) 

3.  nullum  mea  confert  mors  tibi  fructum  V. 

4.  plura  V. 


250  PHILIPPIDOS 

Nam  quod  se  mihi  rex  manifeste  prodidit  hostem, 
50  c  Qui  caput  exilio  nostrum  damnavit,  et  omni 
Me  sine  jui'e  mei  spoliavit  juris  honore  ^^ 
Hoc  procuratum  stabili  fuit  ordine  fati, 
Prospectumque  Patris  eterni  examine  justo, 
Ut  me  subtraheret  Francis  occasio  justa, 
Insperata  tuis  addens  solatia  fatis. 
Nam  tibi  poUiceor,  et  celi  numina  testor, 
Aut  tibi  restituet  sine  bello  cuncta  Philippus, 
Aut  tibi  cervicem  dabit  bec  mea  dextra  Pbilippi. 
Nec  labor  iste  gravis,  faveat  cum  Flandria  nobis 
60  c  Ferrandusque  comes,  et  cum  Saxoùe  Lovannus, 
Et  Pictavorum  manus  invictissima  bello, 
Theutonicusque  furor,  et  laudatissimus  armis 
Otho  nepos  vester,  solus  qui  presidet  orbi, 
Romanum  imperium  per  bella  potenter  adeptus, 
Qui  Pictavensem  comitatum  tam  bene  rexit, 
Saxonumque  tenetpatria  ditione  ducatum. 
Tu,  bone  rex,  in  paoe  sede,  tantumque  ministra 
Militiamet  censum,  quorum  tibi  copiamagna  est. 
Astego,  GuillelmusquecomesSalebericus,  olim 
70  c  Quem  tibi  providit  nature  gratia  fratrem, 

Post  Richardi  obitum  ne  prorsus  fratre  careres, 
Cetera  pervigili  curabimus  omnia  mente'. 
Ne  qua  autem  nostris  kteat  dubitatio^  verbis, 
Simone  fratre  meo  valletur^  sponsio  nostra 
Obside,  cumque  illo  conjux  nihilominus  ejus 
Addatur,  comitis  Pontivi  filia,  neptis 

1.  Voy.  Ghron.,  §162. 

2.  cura  V. 

3.  simulaiio  V. 

4.  suo  finnetur  V. 


LIBER  IX.  S51 

Franoorum  régis,  cumque  his  Dostra  insuper 

[uxor, 
Rege  sati  Stephano  que  cum  sit  Data  Mathei, 
Quarto  juDcta  gradu  te  sanguine  tangit  avito^. 

80  €  Omnis  duplicitas  abeat;  sit  pactio  firma.  » 
Accedit  dictis  atque  addit  pauca  Johannes  : 
Immo  ego,  Pictonesque  mei,  Nannetica  rura 
Andega  vimque  omnem  subitis  terrebimus  armis  ; 
Vos  et  Ferrandus  Viromannibus  arma  feretis. 
Otho  nepos  noster  Remis  instabit,  et  illis 
Partibus  armiferis  quas  irrigat  Alba  fluentis, 
Et  Materna  vago  tendens  per  plana  recursu  ; 
Herveusque  comes^  nobis  est  jure  ligatus 
Jurando,  tamen'  occulte,  donec  locus  adsit 

90  c  Et  tempus  quo  cum  reliquis  sibi  consociatis 
In  Gastinenses^  deseviet  et  Senonenses; 
Ut  circumdetur  hostilibus  undique  turmis. 
Ne  qua  parte  manus  nostras  evadere  possit 
Impius  ille  tuo  qui  te  spoliavit  honore, 
Surripuitque  patrum  mihi  jura  antiqua  meorum, 
Robertosque  suos^  in  te  commovit,  ut  ipsi, 
Et  non  ipse,  magis  te  dejecisse  putentur.  » 

i.  Simon  de  Dammartin  figure  non  parmi  les  otages,  mais 
parmi  les  pièges  de  Tacte  d'hommage  prêté  par  son  frère  à 
Jean  Sans-Terre.  La  femme  de  Renaud,  «  S,  (lisez  /.)  uxorem 
meam,  »  Ide,  comtesse  de  Boulogne,  est  bien  au  nombre  des 
otages,  mais  on  n'y  trouve  point  sa  belle-sœur,  Marie,  &lle  du 
comte  de  Ponthieu,  et  d'Alix,  sœur  de  Philippe- Auguste  ;  Ide 
était  fille  de  Mathieu  d'Alsace  et  de  Marie,  fille  du  roi  d'Angle- 
terre Etienne.  Voy.  Rymer,  Fcsdera,  éd.  de  1816,  p.  104. 

2.  Hervé  de  Donzi,  comte  de  Nevers, 

3.  et  non  P. 

4.  Gastinemios  P. 

5.  Les  fils  de  Robert  de  Dreux.  (Voy.  Ghron.,  §  162.) 


252  PHILIPPIDOS 

Dixit,  et  extensis  comitem  circumligat  ulnis, 
Âtque  cornes  régi  strictis  amplexibus  heret, 

100  Âlternamque  fidem  per  mutua  basia  jungunt^ 
Inque  vicem  sibi  se  jurant  fore  corde  fidèles, 
Servitiumque  Dei  Franeorum  expellere  regno, 
Francis  devictis,  interfectoque  Philippo  *  ; 
Que  cuncta  in  melius  divina  potentia  vertit, 
Sacrilegosque  suis  laqueis  sinit  illaqueari, 
Ut  semper  doleat  dolus  in  se  jure  reverti^. 

Quamsatius,  Reginalde,  tibi,  quamrectius  esset, 
In  crucis  obsequium  pit^cisci,  votaque  Christo 
Reddere,  que  dudnm  ifevisti  te  cruce  signans* 

i  1 0  Et  verbo  dare  te  régi  factoque  fidelem, 
Cui  juratus  eras,  qui  tôt  tibi  dona  tuisque, 
Tôt  villas,  tôt  opes,  tôt  honores  contulit  uni, 
Ipsius  ut  dono  comitatus  quinque  teneres^, 
Teque  suo  socerum  nato  pateretur  haberi  ; 
Non  domino  contraire  tuo,  regnique  quietem 
Sic  motu  turbare  novo,  totumque  per  orbem 
Te  luctus  dare  materiam,  causamque  doloris  ! 
Si  Moretolium  tibi  rex  tulit,  Andelotumque^, 

1.  Le  vers  100  manque  dans  V. 

2.  Dans  V,  on  trouve  ici  un  vers  de  plus  : 

Ànglorum  ut  similem  paciatur  Prancia  labem. 

3.  Ghron.,  §§  163-164.  —  Le  vers  106  est  remplacé  dans  V  par 
celui-ci  : 

Ne  vero  dampnosus  doleat  dolus  esse  dolosus. 

4.  Renaud  s'était  croisé  en  1200.  (Voy.  plus  haut,  liv.  V,  v.  59, 
et  Raoul  de  Dicet,  II,  168.) 

5.  Les  comtés  de  Dammartin,  de  Boulogne,  de  Mortain  d'Au- 
male  et  de  Varenne.  (Voy.  Chron.,  §  199.) 

6.  La  forêt  d'Andaine  (Orne),  que  Philippe- Auguste  avait  don- 
née, en  1204,  à  Renaud,  en  même  temps  que  Mortain.  {Cat,  884 
et  885.) 


LIBER  IX.  853 

Judicio  quia  stare  negas  quod  curia  sanxit  ; 

1 20  Non  tamen  in  dominum  deberes  arma  movere 
Tarn  cito,  sed  potius  vultu  suplicare  modesto, 
Ut  tibi  det  veniam,  teque  in  tua  jura  remittat. 
Si  supplex  humilisque  redis,  positoque  tumore, 
Poscere  te  patitur  innata  superbia  pacem, 
Omnia  restituet  tibi  protinus,  et  potiora 
Dona  dabit,  solitumque  bona  cum  pace  favorem, 
De  cujus  bonitate  fuit  te  fidere  dignum. 
Sois  etenim  quantas  tibi  jam  donaverit^  iras, 
Quam  tua  multoties  injuria  ieserit  illum, 

130  Quamque  sibi  carum  te  postea  fecerit  ipse. 
Nunc,  quia,  consilio  nolens  parère  salubri^. 
Corde  indurato  mis  in  tua  damna  scienter, 
Vade,  tuisque  para  virgis  tibi  verbera  ;  reges* 
Âtque  duces  tecum  ^  in  mortem  atque  in  vincula 

[mitte. 
Quorum  corda,  tue  lingue  inviscata  veneno, 
Arte  tua  nosti  sic  infatuare,  quod  ipsi 
Non  videant  cecos  in  quanta  pericula  ducas, 
Queve  illis  subitus  paret  infortunia  casus. 
Urbs  antiqua  sedet  gremio  telluris  opime, 

1 40  Belligeris  populosa  viris,  vicisque  décora, 
Qua  speciosa  magis  fecundaque  ditibus  arvis 
Ad  circumpositas  se  Francia  porrigit  urbes, 
Que  parte  australi  tempe  Meldensia  tangens, 
Et  Silvanectim  protendi  passa  pênes  se, 
Belvaco  occidue  fieri  contermina  gaudet, 

1.  donaverat  P. 

2.  consiliis  Tion  vis  parère  salutis  V. 

3.  tecujn  V. 

4.  Heges  atque  diÀces  V. 


864  PHILIPPIDOS 

Garnopoli  média  que  se  dietinguit  ab  illa, 
Silyanectendis  dilm  rura  diocesis  arctat, 
Trans  Isaram  nimis  ausa  suas  protendere  metas  ^ , 
Lauduno  Remisque  situ  confinis  ameno, 

1 50  Noviomum  ad  boream,  Trecas  attingit  ad  eurum, 
Et  Gatalaunensi  non  se  disterminat  urbe  ; 
Indice  que  fama,  cum  sit  fundata  Suevis 
Exolibus,  merito  sortita  est  Suessio  nomen  ; 
Lenifluis  piscosus  aquîs  quam  ditat  et  ornât 
Mitis  Atax^,  Latias  doluit  qui  ferre  carinas, 
Itala  cum  Gailis  inferret  Julius  arma, 
Âuxona  cui  faciunt  nomen  vulgare  moderni, 
Qui  libi  cum  toUat  nativum  Vidola^  nomen, 
Ipse  suum  perdit  Isara  majore  receptus. 

1 60      Hic  quoniam  facilis  locus  est  quo  confluât  omnis 
Âbsque  mora^  varias  gens  circumfiisa  per  urbes, 
Francigenum  ductor  prelatos  ecclesiarum 
Et  toto  proceres  de  regno  congregat  omnes. 
Quorum  stans  médius  placido  sic  incipit  ore, 

i .  Il  y  a  un  vers  de  plus  dans  V  : 

Silvanectensis  ubi  jura  diocesis  arctat, 

2.  L'édition  de  J.  de  Meyer  porte  Arar.  —  L'Aisne,  qui  passe 
à  Soissons,  n'a  jamais  été  appelée  Atcus;  ce  nom  désigne  l'Aude. 
L'erreur  de  Guillaume  vient  de  ce  qu'il  imite  ici  un  passage  de 
la  Pharsale,  dans  lequel  Lucain  nomme  VAtax  quatre  vers  après 
Visara,  llsère,  que  le  poète  de  Philippe- Auguste  aura  sans  doute 
confondue  avec  l'Oise,  appelée  aussi  en  latin  Isara. 

Hi  vada  Hquerunt  Isar»  qui  gurgite  ductus 
Per  tam  multa  sua  fanuf  majoris  in  amnem 
Lapsus  ad  aoquoreas  nomen  nonpertulit  undas, 
Solvuntur  flavi  longa  statione  Ruteni  ; 
Mitis  Atax  Latias  gaudet  non  ferre  carinas,,, 

(Phars.,  I,  399-403.) 

3.  La  Vesle. 

4.  De  facili  V. 


UBER  IX.  355 

More  suo  brevitate  studens  substringere  verba  : 
c  Saoctorum,  o  dves,  quos  ecclesiasticus  ordo 
€  Yicioat  celo,  vosque,  o  veDerande  senatus, 
€  Quorum  militia  multos  jam  vicimus  hostes, 
c  Quot  damna  ecclesiis  Otho  rex  atque  Johannes 

170  c  Intulerint  plene  Dovit  discretio  vestra. 

c  Unde  Pétri  virga  merito  percussus,  uterque 
c  Fit  subici  dignus  gladio  quoque  materiali, 
c  Gum  non  sufficiat  correptio  spiritualis 
c  Ut  compescat  eos,  cum  fiant  détériores, 
c  Inque  malum  magis  audaces  anathemate  lato. 
a  Quapropter,  quicumque  sciens  communicat  illis, 
c  Traditus  est  &ithane,  pêne  factique  sodalîs. 
c  Unde  mihi,  vestrum  Domino  servante  favorem, 
€  Mens  mea  proponit^  Ânglorum  in vadere  regnum , 

1 80  c  Ut  digne  feriat  pêne  vindicta  Johannem, 
€  Aut  ignomînia  regnum  comitante  relinquat, 
c  Servitiumque  Dei  tandem  renovetur  ibidem, 
c  Ângiia  quo  caruit  septem  et  multo  amplius  annis. 
€  Francia  scismaticos  et  cleri  quoslibet  hostes 
c  Debellare  solet,  et  castigare'  rebelles, 
c  Quicumque  ecclesie  jussis  parère  récusant. 
€  Nec  fuit  hoc  nostro  neglectum  tempore,  nec  vos 
a  Hoc  ad  opus  nostrum  vestra  hactenus  arma  ne- 

[gastis. 
€  Nunc  ergo,  o  socii  bellorum,  nunc,  rogo,  vires 

1 90  €  Quisque  suas  Domino  prestet  qui  prestitit  illas  ; 
€  Nec  cuiquam  dubitare  licet  quin  gratia  presens 
c  Ipsius  adjutrix  pro  se  pugnantibus  ladsit.  » 


1.  proposuit  V. 

2.  castigare  solet  et  debellare  Y. 


S56  PHILIPPIDOS 

Dixerat.  Atproceres,  venerandaquecuriasancti 
Goncilii,  palmas  alacres  ad  sidéra  tendunt^, 
Et  conclamantes  voto  communiter*  uno, 
Tarn  sanctum  régis,  tam  commendabile  laudant 
Propositum,  seseque  in  idem  discrimen  ituros 
Una  promittunt,  promissaque  pignore  firmant 
Jurisjurandi.  Primus  Ludovicus^,  et  Odo* 

200  Allobrogus,  cornes  Herveus^,  et  Bellijocensis 
Guiscardus  jurant  ;  jurât  Savaricus  id  ipsum, 
Ad  tempus  varians,  Pictonum  more,  favorem. 
Dux  quoque  Lovanie^  régis  gêner,  atque  Nemurci  ^ 
Et  Barri ^  comités,  et  Guido  Domnipetrinus, 
Yindocinique  comes^,  cum  Trecensi  comitissa  *^, 
Et  Robertigene**,  Britonum  dux  nomine  Petrus  ^^ 
Et^^  Robertus  cui  frugis  vastatio  casu 
Agnomen  puero  dederat**  fraterque  Johannes^^ 
Illorum,  cui  Brena  dédit  cognomen  et  ortum 

21 0  Gum  genitore  suo  Roberto  jam  seniore  : 

Qui,  cum  fortis  adbuc  membris  animoque  vigeret, 

\ .  tollunt  V. 

2.  concorditer  V. 

3.  Louis,  fils  de  Philippe- Auguste. 

4.  Oldo  V. 

5.  Hervé,  comte  de  Nevers. 

6.  Brabancus  V.  —  Louranie  P. 

7.  Pierre  de  Gourtenai,  comte  d'Auxerre,  et  marquis  de  Namur 
par  sa  femme. 

8.  Henri  U,  comte  de  Bar. 

9.  Jean  m,  comte  de  Vendôme. 

10.  Blanche,  comtesse  de  Champagne. 

il.  Rotkobertigene  P.  —  Les  fils  de  Robert  de  Dreux. 

12.  Pierre  Mauclerc,  duc  de  Bretagne. 

13.  Ac  V. 

14.  Robert  Gâtehlé. 

15.  Jean,  comte  de  Mâcon  gpar  sa  femme. 


LIBER  IX.  257 

Protestabatur  tali  se  proie  beatum  ; 
Quem  Belvacensis  comitatur  episcopus  ^ ,  ejus 
Germanus,  quorum  régis  patruelîs*  ute^queest^ 
Hos  odium  majus  privataque  causa  movebat, 
Ut  strepitu  majore  arment  in  bella  cohortes, 
Cum  quibus,  antea  quam  regni  esset  publicus 

[hostis, 
Immortale  odium  et  guerram  Reginaldus  habebat^ 
Et  quia  rex  ab  eis  non  defendebat  eumdem  ^ 

%%0  Justius  esse  sciens  neutris  prestare  juvamen, 
Quam  fieri  maie  gratus  eis  dum  subvenit  istis, 
Ut  sine  defectu  parti  foret  equus  utrique, 
Irritare  suum  dominum  presumpsit,  eique 
Est  inferre  minas  multis  presentibus  ausus  ; 
Nec  super  bis  juri  monitus  parère  volebat, 
Solaque  causa  quidem  fuit  bec  cur  exulet  ipse. 
Omnis  baro,  comes,  dux,  rector,  episcopus,  ab- 
Cum  reliquis  membris  regni,  se  fédère  firmo  [bas, 
Sponle  ligant  régi,  viresque  in  prelia  spondent. 

230      Rex  ubi^  Francigenas  tam  prono  pectore  bel- 
Accepisse  videt,  proceres  ad  propria  mittit,  [lum 
Ut  propriis  satagant  domibus  disponere,  reque 
Disposita,  certum  redeant  post  tempus  ad  ipsum. 
Ipse  incunctanter  jubet  arma  ratesque  parari, 
Âssignatque  diem  maii  que  dena  kalendas 

1.  Philippe  de  Dreux,  évoque  de  Beauvais. 

2.  cognaius  V. 

3.  Robert  et  Philippe  de  Dreux  étaient  fils  de  Robert  I«',  comte 
de  Dreux,  frère  cadet  de  Louis  VU. 

4.  L'origine  de  cette  haine  est  exposée  dans  la  Chronique,  §  162. 

5.  Et  quia  rex  nolebat  eum  defendere  ab  illis  V. 
.     6.  ut  V. 

II  17 


258  PfflLippiDOS 

Subsequitur^,  qua  Bolonico  se  littore  classis 
Exibeat,  latura  viros,  annisque  parata 
Omnibus  et  rebus  quas  res  tam  summa  requirit. 
Quo  cum  venissent  rex  ac  exercitus  omnis, 

240  Omnibus  instructa  rebus  jam  classe,  suosque 
Ëxspectante  notos,  tempusque  meantibus  aptum, 
Solus  Iberigena  Ferrandus  defuit  ;  ille 
Solus  noluerat  vires  promittere  régi, 
Nec  se  cum  reliquis  jurando  jure  ligare  ; 
Quippe  ligatus  erat  per  juramenta  Johanni 
Et  régi  Othoni^,  sic  procurante  nefandam 
Bolonide^  fraudem,  per  quam  nihilominus  ille 
Proditor  et  dignus  fieret  squalere  catenis. 
Hic  Ferrandus  erat  Hispanus  gente,  neposque 

250  Nobilis  iljius  Mathildis,  Portigalensi 

Que  sata  rege  fuit,  comiti  sponsata  Philippo  ; 
Qui  cum  proie  carens  Acharon  moreretur  in  urbe, 
Baldoinus  ei  sucessit,  quem  soror  ejus 
Henuinusque^  comes^  illi  genuere  nepotem, 
Régine  Elisabeth  fratrem ,  qui  postea  régi  ^ 
Bella  moyens,  regno  exivit,  factusque  monarcha 
Imperium  tenuit   Grecorum   [haud*^]    tempore 

[multo®, 

i.  22  avril.  (Voy.  Ghron.,  p.  246,  la  ûa  de  la  note  4  de  la  page 
précédente.) 

2.  Voy.  Ghron.,  p.  246,  note  3. 

3.  Bolide  V. 

4.  Henaviusque  V. 

5.  Marguerite,  sœur  de  Philippe  d'Alsace,  comte  de  Flandres, 
avait  épousé  Baudouin  V,  comte  de  Hainaut. 

6.  Voy.  Rigord,  §  115,  et  Ghron.,  §  88. 

7.  Ge  mot,  exigé  par  le  sens,  manque  dans  tous  les  manuscrits. 

8.  longo  V. 


LIBER  IX.  259 

Postea  quem  Thracum  dux  *  interfecit  ibidem . 
Cui  cum  nec  proies  ulla  esset  mascula,  nate 

260  Florebant  géminé^  in  patria,  spes  grata  nepotum, 
Quas  enutriri  tenere  faciebat,  ut  alti 
Sanguinis  heredes,  régis  tutela  Philippi  ; 
Qui  primogenitam,  postquam  de  patris  earum 
Gonstitit  interitu,  totali  cum  comitatu 
Ferrando  uxorem  donavit  munere  largo, 
Ejus  ad  hoc  amite  suplicamine  ductus  et  astu, 
Ignarus  facto  que  tali  damna  sequantur^. 

Postquam  Ferrandus  comitem  se  vidit,  et  altum 
Ex  humili,  magnum  de  parvo,  e^  paupere  ditem, 

270  Detrectare  jugum  cepit  regale,  modumque 
Querebat  fieri  quo  posset  liber  ab  illo. 
Unde  nec  erubuit  régis  contemnere  verbum. 
Et  domino  contraire  suo,  nec  adesse  vocatus  ; 
Quamvis  pactus  erat  régi  paribusque,  quod  equa 
Mente  ferat  quicquid  super  bis  rex  imperet  illi, 
Stans  verbo  potius  quo  se  constrinxerat  Anglis, 
Ut,  cum  transierit  Francorum  exercitus  omnis, 
Debellaturus  Ânglos  regemque  superbum, 
Desolata  suis  temere  cum  rege  patronis 

280  Arbitrio  pateat  ipsius  Francia  tota, 

Ipseque  cum  Flandris  regni  pulcherrima  vastet, 

1.  Joaunice,  roi  des  Bulgares. 

2.  Jeanne,  qui  épousa  Ferrand,  et  Marguerite,  mariée  d'abord 
à  Bouchard  d'Avesnes,  puis  à  Guillaume  de  Dampierre. 

3.  «  De  cel  mariage  li  aida  une  soie  ante,  qui  fu  feme  le  boin 
«  conte  Philippe  de  Flandres;  car  elle  donna  au  roi  de  France 
«  .L.  mile  livres  de  paresis  pour  le  mariage  faire,  et  moult  li 
«  cousta  as  conselliers  le  roi.  »  (Histoire  des  ducs  de  Normandie, 
p.  127.) 

4.  et  L. 


260  PHILIPPIDOS 

Proque*  suo  libitu  de  regno  et  rege  triumphet. 
Ista  procul  dubio  Ferrandus  mente  fovebat, 
flec  se  facturum  juraverat  ipse  Johaoni^. 

Insidiosa  foret  fraus  utilis  insidioso, 
Ipsi  si  soli  prenosse  daretur  eamdem. 
Sed  nihil  occultum  quod  non  quandoque  patescat, 
Nil  ita  secretum  quod  non  aut  fama  revelet, 
Aut  sapiens  vivo  deprendere  calleat  astu. 

390      Tarn  certis  signis  quam  famé  murmure,  fiunt 
Que  facturus  eral  Ferrandus  nota  Philippo^, 
Propositum  mutât,  mutato  tempore  ;  classem 
Precipit  ut  properet  Savaricus  ducere  Danum, 
Pictonesque  sui,  quibus  ars  piratica  nota  est, 
Atque  Latinator  ^  Galiota  ^  cum  Ludovico, 
Gumque  sua  nuUi  rupta  parcente  Gadocus. 
Littore  Bolonico  diffunditur  in  mare  classis,  [tur 
Yixque  satis  quo  currat  habet  ;  nimis  arcta  viden- 
Equora  tôt  ratibus  ;  austris  spiramina  desunt, 

300  Vêla  quibus  tôt  sparsa  queant  sinuare  per  undas. 
Que  si  cuncta  velis  uno  defigere  visu, 
Frons  oculis  tua  lynceis  armetur  oportet. 
Quod  si  sub  numéro  comprendere  forte  labores, 
Navibus  Argolicis  quas  eurus  in  Aulide  longo 
Tempore  detinuit,  îter  impediente  Pelasgum 
Neptuno,  ne  Troja  cadat  quam  struxerat  ipse. 


1.  Inque  V. 

2.  Ghron.,  §  165. 

3.  L'ordre  des  vers  290  et  291  est  interverti  dans  V. 

4.  Tous  les  mss.  donnent  latinator,  y  compris  celui  de  Paris, 
qui,  d'après  l'édition  de  M.  Pannenborg,  porterait  catmatorum, 
(Voy.  plus  haut,  livre  VII,  vers  330,  note  9.) 

5.  Goliota  P. 


LIBER  IX.  S61 

Quingentas  bis  quinque  rates  et  quatuor  adde^. 

Quo  se  non  vertit^,  egeat  ne  prorsus,  egestas? 
Quam  sibi  non  mendicat  opem,  qui  non  habet  ex 

31 0  Âuxilium  sibi  suflieiens,  instante  pericio,  [se 
Precipue  sibi  cum  se  fortior  imminet  hostis, 
Yiribus  et  causa  quo  se  vîdet  esse  minorem, 
Seque  suos  meminit  lesisse  scienter  amicos? 
Omnia  pretentat,  omnes  se  vertitad  artes^; 
Hostibus  ex  ipsis  fieri  sibi  curât  amicos, 
Quorum  subsidiis  alios  eludere  possit. 

Sepius  erudiunt  perversas  vcrbera  mentes, 
Plusque  flagellando  servilis  pena  timorque 
Proficit  ut  reprobos  reproborum  reprobet  actus, 

320  Quam  divinus  amor  aut  exhortator  amicus 
Possit  ab  assuetis  revocare  reatibus  illos. 
Gontritum  simulans,  fallaci  corde  fatetur 
Tantorum  scelerum  se  penituisse  Johannes  ; 
Audet  apostolicis  dare  sub  pietatis  amictu 
Yerba  viris  qui  sunt  a  cardine  nomen  adepti, 
Et  patrum  patri  blando  suplicare  precatu, 
Utveniam  presteterratibus^  :  c  Omnia,  damans, 
€  Restituam  clero  ;  regni  depono  coronam, 

i.  U  faut  donc  ajouter  514  au  nombre  des  vaisseaux  grecs, 
lequel  s'élevait  à  1186  : 

Bis  septem  ventre  minus  quam  mille  ducentm. 

(Pindarus  Thebanus,  220.) 

On  arrive  ainsi  au  total  de  1700  navires  indiqué  dans  la  Chro- 
nique, §  170. 

Au  sujet  des  événements  rapportés  dans  les  derniers  vers, 
voy.  Chron.,  §  169. 

2.  vertat  V. 

3.  arces  P. 

4.  errantibus  P. 


262  PHILIPPIDOS 

c  Indignum  qua  me  fateor  ;  vassallus  haberi 
330  €  Ëcclesie  volo  Romane  ;  diadema  resigno, 
€  Petre,  tibi  toto  cum  regni  jure.  Mihi  rex 
c  Âmodo  Petrus  erit,  ego  Pétri  miles  habebor.  » 
Âcceptans  pater  ista  patnmi  commenta  Johan- 
Gaudet,  et  in  partes  Pandulphum  destinât  illas.  [nis 
Gui  cum  firmasset^  per  scripta  patentia  pactum, 
Jureque  jurando  de  pactis  stando,  Johannes 
lUius  in  dextra  sceptrum  regale  resîgnans^. 
Se  pape  regnumque  suum  ^  sic  mancipat,  ut  sit 
Vassallus  ^  de  rege  novus,  de  principe  miles  ; 
340  Regnet  ut  ipse  tamen  sub  Pétri  nomine,  marcas 
Argenti  pape  solvendo  mille  quotannis. 
Hoc  regnum  Anglorum  decoravit  honore  Johannes, 
Hoc  generi  preduice  suo  decus  addidit,  ut  sint 
Reddere  constricti  Romanis  rite  tributum, 
Privati  sceptro  cum  libertatis  honore^, 

Ergo  relaxatur  sententia  ;  cautio  rerum 
Restituendarum  fragili  munita  sigillo. 
Que  fuit  effectu  post  hoc  caritura  supremo. 
In  patriam  clerum  revocat,  dant  cantica  signum 
350  Letitie,  officiumqueDei  renovatur  ubique^. 

Glassis  prima  quies  Galesi  fuit  ;  altéra  portu 
Fit,  Gravelinga,  tuo,  quo  rex  aciesque  pedestri 
Perrexere  via,  cui  cives  omnia  secum 

\ .  œnfirmasset  P. 

2.  résignât  V. 

3.  Et  se  cum  regno  pape  V. 

4.  Vassaldus  L  P. 

5.  Le  vers  345  ne  manque  pas  dans  V,  ainsi  que  cela  est  indi- 
qué dans  l'édition  des  Monumenta  Germanw;  il  est  seulement 
placé  avant  le  vers  344. 

6.  Chron.,  §  171. 


LIBER  IX.  263 

ExpoDunt  bona  que  vicus  tam  dives  habebat. 
Noiuit  ille  tamea  villam  spoliare  ;  sed  illam, 
Sicut  erat,  domino  Ludovico  œssit  habendam. 
Inde  movens  iterum  classis  legit  equoris  undas, 
Quod  Bloetinorum  candentia  iittora  lambit, 
Quaque  marescosos  extendit  Flandria  campos, 

360  Et  qua  bellipotens  média  inter  prelia  terram 
Sulcat  Isangrinus  gladio  mubitus  et  hasta, 
Qua  sola  Furnus  arat,  sinibus^  vicina  marinis, 
Quaque  ruinosos  ostendit  Belga  pénates, 
Semirutasque  domos,  regni  monimenta  vetusti, 
Nervius  ^  armipotens  ubi  bella  frequentia  gessit, 
Quem  nunquam  sibi  prévalait  Romana  potestas 
Subjicere  omnino,  certisve  ligaretributis; 
Belga  covinorum,  Lucano  teste,  repertor^, 
Belga  potens  opibus,  armis  et  viribus,  olim 

370  Romanis  ^  valde  infensus,  tantaque  per  orbem 
Laude  celebratus  ^  quod  ab  illo  Gallia  priscum 
Belgica  nomen  habet,  regni  pars  tertia  Galli^. 
Hinc  quoque  digrediens,  flatu  propulsa  secundo, 
Portum  leta  subit  a  damno  nomen  habentem, 
Qui  tam  latus  erat,  tanteque  quietis,  ut  onmes 
In  se  sufficiat  nostras  concludere  naves  ; 
Quo  valde  speciosus  erat  Dan  nomine  vicus, 
Lenifluis  jucundus  aquis  atque  ubere  glèbe, 
Proximitate  maris  portuque  situque  superbus. 

i.  finibus  P. 

2.  Nevius  P. 

3.  Voy.  Lucain,  Phars.,  I,  426.  —  Le  vers  368  se  trouve  placé 
dans  V  entre  les  vers  365  et  366. 

4.  Romulidis  V. 

5.  celebratur  P. 

6.  nostri  V. 


264  PHiLipproos 

380      Hic  Savaricus  opes  cunctis  e  partibus  orbis 
Navigio  advectas  supra  spem  repperit  omnem, 
Infecti  argenti  massas,  rubeique  metalli, 
Stamina  Phenicum,  Sérum,  Gicladumque^  labores, 
Et  quas  hue  mittit  varias  Hungaria  pelles, 
Granaque  vera  quibus  gaudet  squarlata^  rubere, 
Gum  ratibus  vino  plenis,  Yasconia  quale 
Vel  Rupella  parit,  cum  ferro  cumque  metallis, 
Gum  pannis  rebusque  aliis  quas  Ânglia  vel  quas 
Flandria  contulerat  illuc,  mittantur  ut  inde 

390  In  varias  partes  mundi,  dominisque  reportent 
Lucra  suis,  quibus  est  spes  semper  mixta  timori. 
Sorte  cornes  dubia,  subitique  angustia  casus. 
Omnia  que  pirata  rapax  Savaricus,  et  ejus 
Dira  cohors,  in  idem  sibi  concinnante  Gadoco, 
Indigenis  contra  perçusse  fédéra  pacis, 
Diripuere^  sibi  sociisque^  juvantibus  ipsos, 
Non  veriti  violare  fidem,  pactumque  negare^  ; 
Que  nostris  peccata,  reor,  nocuere  carinis. 
Rex  vero  interea  patriam  sibi  subjugat  omnem, 

400  Undique  dispersis  per  rura  patentia  turmis, 
More  locustarum,  que,  terre  plana  tegentes, 
Se  spoliis  onerant,  predasque  abducere  gaudent. 
Mox  subduntur  ei  sola  formidine  summo 
Menia  Gasselli  pendentia  vertice  montis. 
Que  cum  militibus  bene  munivisset  et  armis, 

i.  et  cladumque  P. 

2.  scarleta  V. 

3.  Arripuere  V. 

4.  sociis  L  P. 

5.  «  Promiserant  enim  pacem  Danitis  pro  certa  quantitate 
«  pecunie;  sed,  aviditate  rerum  aliarum  ducti,  menti[ti]  sunt 
«  eis.  »  Glose  de  P. 


LIBER   IX.  365 

Impigcr  Ypreias  propero  subit^  agmine  partes, 
Et  sibi  cum  multis  castellis  subjicit  Ypram. 
Hic  mentitus  item  régi*  Ferrandus  adesse 
Noluit,  illius  quia  jam  susceperat  uxor 

410  Infelix  que  non  bene  vertit^,  dona  Johannis^. 
Quo  magis  iratus  acies  rex  explicat  ultra, 
Nec  cessât  donec  sibi  Brugia  subjicialur, 
Cum  tôt  nobilibus  quibus  est  circumdata  vicis. 
Inde  Suessonico  comiti  jubet,  Hangesideque 
Alberto,  ut  Danî  maneant  pro  classe  tuenda, 
Adjiciens  ^  illis,  cum  quadraginta  ducentis 
Militibus,  bellis  expertos  millia  dena^. 

Hinc  procul  amotos  fines  postremaque  regni 
Flandrorum  pénétrât  :  juvat  indagare  recessus, 

420  Et  populos  gelidam  qua  Flandria  respicit  Arcton, 
Qua  se  Brabaneis  procul  hinc  conterminat  arvis'^, 
Qua  Guilliquino^  fieret  contermina,  regno 

1.  premit  V. 

2.  Hic  régi  mentitus  item  V. 

3.  vertat  L  P. 

4.  On  ne  trouve  ai  dans  la  Chronique,  ni  dans  aucun  autre 
texte,  la  moindre  allusion  aux  présents  que  la  comtesse  de 
Flandres  aurait  reçus  de  Jean  Sans-Terre.  D'après  V Histoire  des 
dites  de  Normandie,  Ferrand  serait  même  venu  à  Ypres  solliciter 
vainement  son  pardon  de  Philippe- Auguste.  (Voy.  Chron.,  t.  I, 
p.  250,  note  4.) 

5.  Adiciciens  P. 

6.  clientum  ajoute  P,  ce  qui  rend  le  vers  trop  long,  mais  com- 
plète le  sens. 

7.  armis  P.  —  Le  vers  421  manque  dans  V. 

8.  Il  s'agit  ici,  comme  plus  loin,  au  vers  613,  du  comte  Guil- 
laume de  Hollande,  appelé  Guilliquinus  par  le  poète,  non  pas 
dans  une  intention  méprisante,  comme  le  croit  D.  Brial,  mais 
parce  que  le  comte  était  toujours  nommé  Willekins  par  les  Fla- 
mands. (Voy.  Hist.  des  ducs  de  Normandie,  p.  135,  136,  156,  etc.) 


266  PHILIPPIDOS 

Si  mare  se  médium  non  interponat  utrique, 
Lidus  ubi  Scaldo  conmiixtus  ad  equoris  undas 
Nomen  ferre  suum,  Scaldo  superahte,  vetatur. 
Illuc  ergo  suas  tandem  rex  applicat  alas, 
Ut  Gandavorum  fastus  obtundat,  et  ipsos 
Inclinare  suo  cervieem  denique  régi, 
Seque^  illi  cogat  subjectos  esse  fateri, 
430  Nomine^  quem  solo  vix  ipsi  nosse  volebant^. 
Quorum  dum  portas  clausas  sibi  frangere  vellet^, 
Instrumenta  parans  quibus  oppugnare  superba 
Menia  festinet,  mediasque  irrumpere  turres, 
Nuncius  ecce  ferens  a  Dano  scripta,  citato 
Castra  subit  gressu,  tristique  ita  clamitat  ore  : 
Hesternum,  rex,  ante  diem  Salebericus  héros 
Boloniusque  comes,  cum  gentis  millibus  Angle 
Belligeris,  subito  ratibus  longisque  galeis 
Applicuere  simul  prope  nos,  ubi  faucibus  arctis 
440  c  A  pelago  refluit  in  Danica  littora  fluctus. 

Jam  sua  per  spéculas  Bloetinus  signa  levavit  ; 
Omnis  Isangrinus,  Furnites,  Belga,  sub  uno 
Getu  Ferrando  comiti  se  consociarunt. 
Et  nostris  cum  Bolonide  jam  navibus  instant, 
Littore  que  lato^  temere  sibi  dissociantur, 
Quas  uno  simul  esse  sinu  securius  esset.  > 
nie  volebat  adhuc  superaddere  multa  ;  sed  ecce 
Nuncius  alter  adest,  dictisque  superserit  ista, 
Syncopat  et  medios  vix  intellectus  anhelo 

1.  SeLP. 

2.  Nomen  P. 

3.  Ghron.,  §  169. 

4.  temptat  V. 

5.  largo  V. 


LIBER  IX. 


267 


450  Ore  sonos,  trepido  suspensus  pectora  cursu  : 
Jam  quadringentas  sibi  sublegere  carinas, 
Nec  patet  egressus  qua  cetera  classis  in  altum, 
Si  velit,  ire  queat.  Sic  portus^  Anglica  fauces 
Militia  observât,  littusque  coronat  utrumque  ; 
Nec  secura  manet  gremio  navalis^  in  ipso. 
Defensore  carens,  facilique  parata  rapine^; 
Nec  Guillelmus  habet  PuUus  ^  ferrata  tueri 
Dolia  quo  possit,  que  plena  numismate  ^  turgent, 
Quo  solet  ipse  tuis  numerare  stipendia  castris, 

460  c  Pollice  dispensans  fîscalia  dona  fîdeli  ; 

Dum  sua  Pictones  spolia,  auxiliante  Gadoco, 
Que  modo  Danitis  rapuerunt  fédère  fracto, 
Cura  majori  tua  quam  navalia^  servant. 


i .  porticus  P. 

2.  Navalis  doit  sans  doute  être  compris  ici  dans  le  sons  de 
Navale,  qui  désigne  un  Lieu  où  Ton  garde  les  vaisseaux  à  sec  :  il 
est  évidemment  cité  par  opposition  aux  400  nefs  qui  étaient  à  flot 
et  dont  l'ennemi  avait  pu  s'emparer.  C'est  ce  que  fait  clairement 
comprendre  ce  passage  de  ÏHistoire  des  ducs  de  Normandie  : 

« toutes  gaegnierent  les  nés  qu'ils  trouvèrent  en  flote,  bien 

c  en  gaegnierent  quatre  cens.  Puis  alerent  assaillir  les  grans 
«  nés  qui  estoient  plus  priés  de  la  ville  del  Dan;  mais  elles 
«  estoient  à  sec  sor  la  tierre  traites,  si  n'i  pooient  riens  faire.  » 
(P.  130.) 

3.  ruine  V. 

4.  Guillaume  Poulain,  châtelain  de  Rouen  en  mars  1207  {Cat,, 
1019),  tils  d'un  autre  Guillaume  Poulain,  panetier  du  roi,  à  qui 
Philippe-Auguste  avait  donné  Grossœuvre  (Cat,,  654),  figure  sous 
le  nom  de  Willelmus  Pullus  juvenis  (Brussel,  U,  208,  col.  1)  dans 
un  compte  des  revenus  de  1202  où  apparaît  plusieurs  fois  son 
père  (ibid.,  154,  col.  2;  183,  col.  1;  203,  col.  1).  Amau ri  Poulain, 
fils  de  feu  Guillaume  Poulain,  devait  être  son  frère.  (Cat.,  1023, 
et  Cartulaire  normand,  n»  1089,  p.  292.) 

5.  nimis  mate  V. 

6.  et  navalia  P.  ^ 


c 

< 
c 
c 


268  PHILIPPIDOS 

Solus  cum  paucis  Robertus  Pissianites^ 
Sustinet  incursus,  et  ville  claustra  tuetur, 
Germanosque  duos  conflîctu  amisit  in  ipso. 
Obsidet  hostilis  portas  exercitus  omnes  ; 

c  Omnia  perdidiiuus,  si  tu  cuncteris  adesse.  > 

Hec  cum  dixisset,  régi  porrexit  uterque 
470  Scripta  Suessonici  comitis  signata  sigillo, 

Per  que  constaret  vera  illos  esse  locutos. 
Ut  dictis  est  facta  fides,  rex  :  c  Nulla  moretur 

c  Nos  mora  consilii,  rébus  succurrere  lapsis^ 

<  Festinetnus,  ait  ;  operis  jam  quicquid  habetur 

<  Pre  manibus  valeat.  Non  est  mihi  vincere  tanti 
c  Gandavos,  ut  pro  Gandavis  tan  ta  subire  [tros. 

<  Dainna  velim,  socios  cum  classe  amittere  nos- 
c  Sed  quia  non  facilem  prebet  se  Flandria,  per 

[quam 

<  Agmina  tan  ta  queant  properato  incedere  gressu, 
480  c  Ducere  quadrigas  quibus  est  sunmiasque  ne- 

[cesse, 
c  Expedit  ut  levibus  aliquis  precedere  turmis 
c  Nos  velit,  ut  sociis,  medio  dum  pone  venimus 
c  Tempore,  spes  crescat  et  consolatio  nostris.  » 
Dux  Britonum  Petrus  onus  hoc  pro  munere 

[magno 

1.  Robert  de  Poissi,  qui  figure  dans  un  acte  de  1213  {Cat, 
1447),  accompagna  plus  tard  Louis  Vm  en  Angleterre  {Hist.  des 
ducs  de  Normandie,  p.  176).  Il  était  peut-être  fils  de  P.  de  Moret, 
à  qui  Philippe- Auguste  avait  donné  en  1203  le  château  de  Rade- 
pont  qu'il  venait  de  conquérir  (Cat,,  790)  ;  nous  voyons  en  effet  que 
Robert  de  Poissi  conclut  en  1219  avec  Jean  de  Moret,  son  frère, 
un  accord  au  sujet  de  la  forteresse  et  du  domaine  de  Radepont 
(Cat,,  1886).  Il  perdit  deux  autres  frères  à  l'affaire  de  Dam.  (Voy. 
plus  bas  vers  466.) 

2.  lassis  V. 


LIBER   IX.  269 

Sponte  subit;  qui,  cum  quingentis  vespere  sero 
Militibus  castris  egressus,  membra  quiète 
Non  relevans,  ad  nos  pervenit  mane  sequenti, 
Tertia  cum  nondum  foret  hora  exacta  diei, 
Letitiam  nobis  addens  gratumque  juvamen. 

490  Quem  rex,  ut  potuit  pro  tanta  mole,  secutus, 
Spe  citius  Danum  pervenit  luce  secunda^; 
Gujus  in  adventu  perterritus  hostis  ab  illa 
Parte  fugit,  qua  nos  urgebat  solis  ab  ortu. 
Quem  sequitur  Iaxis  dux  Burgundinus  habenis, 
Herveusque  cornes,  et  quos  Gampania  misit. 
Solis  ad  occasum  nos  libérât,  hoste  fugato, 
Regia  progenies  Ludovicus,  et  inclylus  ille 
Barrarum  dominus,  quos  millia  multa  sequuntur 
Roboris  invicti  juvenes,  probitate  probati. 

500      At  rex,  quique  ejus  lateri  specialiter  herent, 
Quos  sibi  bellorum  socios  ex  omnibus  ipse 
Delegit,  porta  egreditur  que  vergit  ad*  Arcton. 
Sed  quia,  fossatis  iter  impedientibus,  hosti 
Non  possunt  facie  opposita  concurrere,  paucos 
Occidunt,  paucos  capiunf  ;  tamen  usque  carinas 
Gedere,  dum  fugiunt,  non  cessant  turpiter  illos. 
Immo  nec  in  ratibus  ausi  remanere  (retracto 
Quippe  mari,  siccum  naves  navale  tenebant). 
Se  carabis  procul  a  terra  scaphisque  reducunt  ; 

51 0  Dumque  catervatim  subeunt  navalia,  multi 
Morte  cadunt,  multi  capiuntur  ^  :  littore  in  ipso 

1.  Le  roi  arriva  le  sa'inedi  l**"  juin  1213.  (Voy.  Chron.,  I, 
p.  252,  note  1.) 

2.  ab  L  P. 

3.  On  trouvera  les  noms  des  principaux  prisonniers  dans  VHiS' 
toire  des  ducs  de  Normandie,  qui  porte  à  vingt-deux  le  nombre 


270  PHILIPPIDOS 

Formesellarum  dominus  Galterus,  et  ipse 
Bolonides  capitur  ;  sed  caris  cognitus  idem 
Gognatisque  suis,  ipsi  qui  jure  timebant 
Ne  rex  pro  culpe  merito  jam  puniat  ipsum, 
Exutus  notis  insignibus,  atque  maniplîs 
Immixtus,  ne  notus  item  capiatur  ab  uUo, 
Gum  damoo  sinitur  multorum  liber  abire  ; 
Gujusequum,  cujusclypeum,  galeamquenitentem, 
5310  Baleneque  jubas  ceu  cornua  bina  gerentem, 

Gum  jam  victores  post  pugnam  in  castra  redissent, 
Vidit  etagnovit  rex  atque  exercitus  omnis*. 

Nec  mora,  per  totam  fervent  incendia  terram  ; 
Millia  mille  domos  simul  incinerare  sub  uno 
Momento  gaudet  effrena  licentia  flamme,  [gleba 
Quicquid  conspicuum,  quod  pulchrum  divite 
Flandriens  axis  habet,  pelago  conterminus  Angio, 
Igniferi  tota  non  cessant  nocte  cremare. 

Jamque  dies  aderat,  Pentecostesque  ^  beata 
530  Gaudia  per  totum  celebranda  fideliter  orbem 
Orbita,  finito  jam  vere,  reduxerat  anni. 
Post  igitur  Misse  sôlemnia,  cum  dape  nondum 
Aut  sapido  Bacchi  recreasset  membra  liquore, 

des  chevaliers  pris  par  les  Français/ sans  compter  les  sergents  à 
cheval  (p.  130). 

i.  La  capture  momentanée  du  comte  de  Boulogne  paraît  bien 
douteuse.  L'Hist,  des  ducs  de  Normandie  nous  apprend  que  Renaud  se 
réfugia  sur  une  nef  et  gagna  l'île  de  Walcheren  avec  le  comte  de 
Flandres  et  le  comte  de  Sahsbury  (p.  133-134).  Il  est  néanmoins  fort 
possible  que  ses  armes  soient  tombées  aux  mains  des  Français,  car 
le  comte  de  Boulogne  avait  pu  être  contraint  de  les  laisser  à  terre, 
de  même  que  Ferrand  avait  du  abandonner  son  cheval,  qui  fut 
emmené  par  Robert  de  Béthune  o  por  chou  que  il  ne  vaut  pas 
«  que  U  François  Teuussent  »  (p.  134). 

2.  2  juin  1213. 


/ 


540 


550 


560 


LIBER  IX.  271 

Galterum  juvenem  rex,  Bartholomea  ^ ,  Garinum- 
Alloquitur,  votumque  suum  dilucidat  illis  ;    [que 
His  ctenim  solis  re  confidenter  in  omni 
Enucleare  animum  secretaque  vota  solebat  : 
Quis  me,  teste  Deo,  zelus  commoverit  Anglas 
Visere  velle  plagas,  plene  discretio  vestra 
Agnovit,  quo  me,  vos  scitis  nuUus  honorum 
Ambitus,  aut  rerum  delectamenta,  trahebant. 
Solo  divini  zelo  ducebar  amoris 
Noster  ut  ecciesie  oppresse  succursus  adesset. 
Nunc  autem  adventus  sola  formidine  nostri 
Gum  sua  subdiderit  Romanis  sceptra  Johannes, 
Sitque  satisfactum,  Pandulpho  judice,  clero 
Qui  nostro  in  regno  (|uampluribus  exulat  annis, 
In  melius  mutante  statum  jam  sorte  benigna, 
Et  nos  propositum  nostnim  mutemus  oportet. 
Damna  carinarum  mihi  quas,  Ferrande,  tulisti, 
Brugia  restituet,  et  quos  in  vincla  tenemus 
Sexaginta  viros  ',  quos  gloria  major  honorât 
Inter  eos,  onmi  qui  se  pro  cive  ligarunt, 
Millia  marcarum  mihi  sexaginta^  daturos^, 
Proque  suis  quos  victa  dédit  p)ncivibus  Ypra 
Era  soluturos  sub  eodem  pondère  nobis,  [bunt, 
Non  minus  hec  eadem  nos  damna  tulisse  dole- 
Et  quia  difficile  est  reliquas  educere  portu, 
Anglica  cum  classis  aditus  observet  et  equor, 
Nec  via  sit  pelagi  nostris  bene  cognita  Francis, 


1.  Barthélémy  de  Roye. 

2.  viris  V. 

3.  Les  otages  de  Bruges  furent  mis  en  liberté  moyennant 
20,000  livres  seulement.  (Voy.  Chron.,  I,  p.  252,  note  2.) 

4.  daturis  V. 


272  pinupproos 

c  Omnes  precipio,  rébus  prius  exoneratas 

<  Omnibus,  in  cinerem  redigi  ;  nec  sit  mora  dicto  ^ , 

<  Quin  omnes  hodie  videam  simul  igné  cremari. 
«  Nec  reputo  damnum  quod  pars  adversa  resarcit 
«  De  2  proprio,  et^  triplici  redeunt  dispendia 

[lucro. 
c  Flandria  tota  fere  nostris  jam  subjacét  armis, 
c  Et  quod  adhuc  superat  satis  est  superabile 
c  Quo  benecompleto,  poterit  Victoria  talis  [nobis. 
c  Sufïicere  ad  presens;  magni  est  mihi  causa 

[triumphi, 

570  €  Quod  regnum  Anglorum  per  nos  sibi  Roma 
Dixi  t ,  et  ut  dictum  res  est  regaie  scuta ,  [subegit .  » 
Hinc  abit,  et,  geminas  faciens  properando  dictas, 
Gandavos  iterum  reduci  premit  agmine  muros  ; 
Quos  sibi  cum  pacto  subjici  fecit^  eodem, 
Brugia  quo  se  illi  nuper  subjecit  et  Ypra  ^, 
Audanardenum  prêter  rapit  agmina  castrum, 
Dedidit  Arnulphus  quod  mox  indemniter  illi, 
Re  penitus  salva,  certi  sub  fédère  pacti, 
Quod  non  per  multum  servavit  temporis  ille. 

580       Hinc  quoque  Cortraci  vi  menia  capta  subivit^. 
Nos  ubi  barbarice  post  verba  incognita  lingue, 
Sub  qua  longa  diu  fueramus  tedia  passif 

1.  jtisso  V. 

2.  Et  V. 

3.  et  omis  dans  V. 

4.  fecisset  V.  —  Omis  dans  P. 

5.  Voy.,  Cat.,  1518^  et  1520,  deux  pièces  relatives  aux  otages 
de  Gand.  Ainsi  que  le  dit  M.  Delisle  (p.  653),  ces  pièces  doivent 
appartenir  au  mois  de  novembre  1213. 

6.  Gourtrai  fut  peu  de  temps  après  brûlé  par  le  prince  Louis. 
(Hist.  des  ducs  de  Normandie,  p.  137.) 


LIBER  IX.  373 

Demum  native  cognovîmus  organa  vocis. 
Insula  post  triduum  modica  fuit  obsidione, 
Vertice  demisso,  regi  parère  coacta  ; 
Quam  multo  bene  firmatam  rex  milite  munit 
Atque  satellitibus,  quibus  omnibus  Athius  Hugo 
Prefilit,  ut  villam  vicino  servet  ab  hoste*.  [inde, 
Nam  fieri  poterat  quod,   postquam  abscesserit 

590  Ferrandus  subito  adveniens  sibi  subjuget^  illam, 
Gaudeat  et  ci  vis  domino  servire  priori. 
Quod  merito  metuens,  in  vico  nomine  Darnel  ^ 
Rex  fabricare  novam  studuit  quantocius  arcem, 
Qua  sua  gens  tuta  esse  queat,  patriamque  tueri. 
Obtinet  hinc  abiens  sub  quarta  luce  Duacum, 
Appropriatque  sibi^,  Ferrandi  a  lege  solutum, 
Sub  ditione  sua  ^,  quod  adhuc  tenet  atque  tenebunt 
Francorum  reges  post  ipsum  jure  perenni, 
Postmodo  supponi  doleat  ne  rege  minori. 

600      Ut  gladio  doluit  méritas  exsolvere  penas 
Flandria  regali,  proprio  sibi  denique  damno 

1.  D'après  VHist.  des  ducs  de  Normandie,  Philippe  -  Auguste 
aurait  laissé  à  Lille  son  fils  Louis,  le  comte  de  Saint-Pol  et  le 
maréchal  Henri  Clément  (p.  137). 

2.  subiget  L  P. 

3.  Cette  forteresse,  appelée  Dergniau  par  Ph.  Mouskès  (v.  21047), 
Deregnau  dans  VHist.  des  ducs  de  Normandie  (p.  139),  était  «  si 
«  atournée  que  on  pooit  par  là  entrer  dedens  la  ville  et  issir  » 
(ibid.).  Elle  se  trouvait  sur  le  terrain  de  la  place  appelée  aujour- 
d'hui des  Beigneaux.  (Lebon,  Mémoire  sur  la  bataille  de  Bouvines, 
p.  150.) 

4.  Apropria  sibi  L  P. 

5.  Voy.  les  promesses  faites  par  le  roi  aux  habitants  de  Douai. 
Cette  pièce  est  datée  de  juin  1213,  «  in  castris  apud  Insulam,  » 
ce  qui  donnerait  à  croire  que  Lille  était  encore  assiégée,  et  que 
par  suite  la  prise  de  Lille  n'eut  lieu  qu'après  celle  de  Douai 
(Cat.,  1451). 

n  18 


874  PHILIPPIDOS 

Non  licuisse  videns  gremium  dare  proditiosis, 
Dum  coUata  luit  Ferrando  dona  Johannis, 
Impetrata  viros  a  rege  licentia  letos 
Ad  proprias  digna  sedes  cum  laude  remittit. 

Nec  mora,  Sequanias  in  partes  rege  reverso, 
Bolonides  iterum,  conjuratique  tyranni, 
Rex  quibus  Anglorum  uumerosa  stipendia,  belli 
Irritamentum,  loculis  fundebat  apertis, 

61 0  Agmine  densato  rénovant  in  prëlia  vires  ; 

Inimemores  modo  se  victos,  cum,  classe  relicta, 
Littus  in  HoUandum  levibus  fugere  phaselis, 
£t  Guilliquinum  ^  comitem  sibi  consociarunt  ; 
Qui,  viscosa  sequens  dona  et  promissa  Johannis, 
Quinque  virum  decies  adjuvit  millibus  illos^. 
Post  tamen  inque  brevi  sese  subtraxit  eisdem, 
Iram  magnanimi  nolens  incurrere  régis. 

Dein,  contra  pacti  juramentique  tenorem, 
Quo  nuper  sese  constrinxerat  Insula  régi, 

6310  Ferrando  fedus  ferit,  et  clam  nocte  reductis 
Proditione  seris,  portarum  claustra  recludit, 
Gumque  suis  introducit  legionibus  ipsum. 
Francigene  vero,  quos  rex  demiserat^  illic 
Municipes,  patrie  custodes,  proditiosos 
Ut  sensere  dolos,  caute  se  in  turre  receptant, 
Arreptisque  armis  solita  virtute  resistunt 
Ferrando  Flandrisque  suis;  sedin^  impete primo, 

1.  Guilli  qui  nun  V. 

2.  Le  comte  Guillaume  de  Hollande,  «  qui  toutes  ses  com- 
«  mugnes  ot  assemblées  por  aidier  le  conte,  »  était  venu  rejoindre 
Renaud  et  Ferrand  à  Middelburg,  dans  l'ile  de  Walcheren.  (His^ 
toire  des  ducs  de  Normandie,  p.  135-136.) 

3.  dimiserat  P. 

4.  in  omis  dans  V. 


LIBER  IX.  275 

Dum  subeunt  armis  nondum  sua  corpora  tecti, 
Non  omnes  potuere  necis  vitarc  periclum, 

630  Quin  aliqui  fuerint  capti,  plerique  perempti^. 
Interea  cursu  festinant  agmina  rapto, 
Que  rex  iratus  partes  educit  in  illas^, 
Incunctanter  avens  correpto  tempore  caris 
Auxilium  conferre'  suis,  quos  hostis  in  arcto 
Sic  premit,  ut  pressis  spes  jam  sit  nuUa  salutis. 
Qui  cum  venissent,  muros  îndagine  facta 
Gingere  non  curant,  ne  sit  mora  forte  periclo, 
Dum  cives  instant  Francos  excludere  turri. 
*    Ex  improviso,  que  solis  respicit  ortum^, 

640  Ad  portam  veniunt,  strictoque  repagula  ferro 
Gonfringunt,  valvas  summa  vi  cardine  verso 
Discludunt,  murosque  prius  quam  scandere  fas  sit 
Indigenis,  vicos  subeunt,  primoque  inrore 

i.  La  reddition  de  Lille  au  comte  de  Flandres  ne  devrait  être 
racontée  qu'après  la  prise  de  Tournai.  Il  est  vrai  qu'avant  d'aller 
prendre  cette  ville,  Ferrand  avait  fait  une  première  tentative 
contre  Lille  ;  mais  les'  bourgeois,  maintenus  par  la  présence  du 
prince  Louis,  du  comte  de  8aint-Pol  et  du  maréchal  Henri  Clé- 
ment, firent  si  bonne  contenance  que  Ferrand  leva  le  siège  au 
bout  de  quatre  jours.  Malheureusement,  Philippe- Auguste,  trop 
confiant  dans  la  loyauté  des  Lillois,  rappela  son  fils  et  ne  laissa 
dans  la  ville  qu'une  faible  garnison  sous  les  ordres  de  Brice  des 
Barres  ;  en  revenant  de  Tournai,  Ferrand  n'eut  qu'à  se  présen- 
ter pour  voir  les  bourgeois  de  Lille  lui  ouvrir  leurs  portes.  Mais 
Brice  et  ses  compagnons  se  retirèrent  précipitamment  tlans  la 
citadelle,  où  ils  tinrent  jusqu'à  l'arrivée  des  secours.  (Histoire  des 
ducs  de  Normandie,  137-139.  —  Ph.  Mouskès,  21093  et  suiv., 
21405  et  suiv.) 

2.  Le  roi,  qui  se  trouvait  à  Oissy,  rebroussa  chemin  sur  Douai  ; 
il  passa  dans  cette  ville  la  veille  du  jour  où  il  rentra  dans  Lille. 
(Ph.  Mouskès,  V.  21110  et  21418.) 

3.  prestare  V. 

4.  ortus  L  P. 


276  PfflLIPPlDOS 

Ignibus  appositis,  pulcherrima  queque  domorum 
In  terrain  faciunt  procumbere,  vertice  verso  ; 
Sicque  fit  ut  fiant  majora  incendia  damno 
Givibus  infidis,  quam  ferrum  aut  dextera  pugnans, 
Sufiîcit  excessus  ulcisci  sola  dolosos 
Yulcani  rabies,  quam  spirans  Eolus  auget  ; 

650  Nec  tantum  junctos  lateraliter  improba  vicos 
Incinérât  ;  verum,  procul  inde  volante  fa  villa, 
Quicquid  habebatur  pulchri  intra  menia,  flamme 
In  nihilum  redigit  uno  violentia  puncto. 

Gum  domibus  pereunt  omnes,  vitare  periclum 
Quos  infirma  vetat  etas  aut  débile  corpus  ; 
Qui  pedibus,  qui  fortis  equo  fugiendo  recedit, 
Se  gemino  retrahens  hostis  flammeque  furori, 
Et  post  Ferrandum  dumos  et  dévia  queque 
Mente  subit  pavida,  talos  ad  limina  porte 

660  Semper  habens,  vultus  non  audens  flectere  rétro, 
Neve  labatur,  aut  passum  forte  vel  unum 
Perdat  iens  ;  levam  seu  dextram  vix  sinit  horror 
Respicere  ;  esse  loco  se  tutum  non  putat  uUo  ; 
Jam  perimi,  jamjamque  capi  sibi  visus,  ad  om- 

[nem 
Qui  venit  a  tergo  strepitum  pallescit,  et  omnis, 
Neglecta  facie,  sanguis  subit  abdita  cordis 
Ut  lateat,  trepidoque  ferat  solatia  cordi. 
Sic  metuens  metuendo  metu  penàm  luit  ipso, 
Penaque  fit  presens  pêne  formido  sequentis. 

670  Plus  tamen  adjuvit  fortune  dextera  victos 

Quam  fuga  vel  cursus  quo  se  salvere  studebant  ^  ; 
Humida  nam  tellus,  carecto  feta^  palustri, 

1.  volebant  V. 

2.  feda  P. 


LIBER  IX.  277 

Et  viscosa  tegens  limoso  viscera  piano, 
Interiore  sinu  subeunte  calore  vaporans, 
In  noctis  faciem  converterat  aera,  tristes 
Exhalans  mixto  nebulas  humore  calori, 
Ut  vecti  visus  vix  se  vectoris  ad  aures 
Extendat,  nec  quis  précédât  quisve  sequatur, 
Quis  veniat  juxta,  poterat  dignoscere  quisquam. 

680  Unde  sequi  tantuni  licuit  nostratibus  illos 
Qua  ville  dabat  usque  furens  incensio  lucem, 
Gum  médias  sol  per  nebulas  lucere  nequiret  ; 
Innumeros  tamen  occidunt,  pluresque  retentant, 
Quos  rex  perpetuos  emptori  cuilibet  omnes 
Vendidit  in  servos,  et  vinxit  stigmate  jugi. 
Insula  tota  périt  misère  servata  ruine  ; 
Quicquid  enim  in  tota  sibi  flaimna  cremabile  villa 
Repperit,  absumpsit  ;  reliquum  instrumenta  deor- 
Ferrea  dejiciunt  terre,  strictique  ligones  ;     [sum 

690  Nec  turris  quam  rex  fabricaverat,  intégra  mansit, 
Ne  quid  ibi  maneat  habitabile  denuo  Flandris. 

Hinc  quoque  Gasselli  sub  eodem  summa  furore 
Menia  dejecit^,  simili  ne  proditione 
Deficerent  illi,  Ferrando  forte  recepto*. 

Urbs  erat  et  rébus  et  cive  superba  potenti, 
Nomine  Tornacum,  Scaldi»  contermina  ripe, 
Quam,  gentilis  adhuc,  Rheni  transgressus  abys- 
Glodius  in  gladio  primus  possedit  et  arcu  ;  [sum, 
Que,  cum  *  servisset  illi  et  successoribus  ejus. 


1.  disjecit  V. 

2.  Chron.,  §  170. 

3.  Scauri  V. 

4.  cum  omis  dans  V. 


278  PHILIPPIDOS 

700  Postea  Francorum  nunquam  ditione  recessît^ 
Hanc  cum  Ferrando  Reginaldus,  fraude^  latenti 
Obtentam  de  nocte»  novem  tenuere  diebus^. 
Randulpho  patrante  dolos,  Moritania  cuju8 
Imperio  suberat,  vir  fortis,  consilioque 
Astutus  nimium,  qui  se  fingebat  amicum, 
Immo  tenebatur  urbi  fîdissimus  esse, 
Presulis  et  régis  homo  ligius,  et  feodali 
Jure  tenens  ab  eis  terrarum  quicquid  habebat^. 
Sed,  ne  fraus  illis  lucrosa  diutius  esset, 

71 0  Rex  Saneti  Pauli  comitem  fratremque  Garinum^ 
Tornacum  misit,  pugnatricesque  catervas 
Associavit  eis,  fortissima  corpora  belio, 
Qualia  Sequaniis  producit  Francia  ripis. 
Qui,  licet  hostili  numéro  minor  esset  eorum 
In  duplo  numerus,  tamen  auxiliantibus  urbe 
Givibus  expellunt,  regique  viriliter  urbem 


1 .  La  prise  de  Tournai  est  raconlée  avec  les  plus  grands  détails 
par  Ph.  Mouskès,  qui  y  assistait  (v.  21130-21306). 

2.  nocte  V. 

3.  Dans  le  sommaire  du  présent  livre,  Guillaume  le  Breton  dit 
que  Toccupation  ne  dura  que  sept  jours.  —  Dans  la  Chronique, 
il  n*est  fait  qu'une  allusion  à  la  priée  de  Tournai,  dans  le  §  181. 

4.  Ph.  Mouskès  parle  de  trahison,  mais  n'accuse  pas  le  châte- 
lain Raoul  de  Mortagne.  «  Jou  ne  sai  qui  hlasmer  en  doie,  »  dit- 
il  au  V.  21236. 

5.  n  n'est  pas  question  de  frère  Guérin  dans  le  récit  de  Ph. 
Mouskès  ;  suivant  cet  auteur,  le  roi,  qui  était  alors  à  Péronne, 
apprenant  que  Ferrand  menaçait  Tournai,  avait  envoyé  Girard 
La  Truie  se  jeter  dans  cette  ville  avec  300  chevaliers  (v.*  21 146- 
21174).  Henri  Clément  et  le  comte  de  Saint-Pol,  qui  suivaient  en 
moindre  diligence,  étaient  à  Lille  lorsque  Girard,  qui  avait 
obtenu  un  sauf- conduit  des  Flamands,  vint  leur  apprendre  la 
chute  de  Tournai  (v.  21177,  21253,  21273). 


LIBER  IX.  S79 

Restituant^  et,  ne  Randulpho  proditio  8it 
Impunis,  vicos  invadunt  ejus,  et  usque 
In  nihilum  redigunt  pro  tante  raotibus  ire  ; 

720  Nobile  nec  castrum  Moritania,  tam  speciosum, 
Tarn  premunitum  murisque  situque  locali 
Atque  viris,  vires  ut  nullius  esse  timendas 
Diceret  ipsa  sibi^,  cavit  commune  periclum, 
Funditus  a  fundo  excisum  et  cum  plèbe  sepultum  ; 
Quique  laborabant  ipsam  defendere  ab  întus 
Omnes  a  Francis  capti  occisive  fuerunt^. 

Nunc  utinam,  nunc,  Phebe,  velis  Heliconidas 
Inspirare  mihi,  spirans  spiramine  sacro  [omnes 
Quicquid  Girrbeis  sacri  spiratur  ab  antris, 

730  Quicquid  Gastaliis  potus  hauritur  ab  undis  ! 
0  nunc  Lucani  ruât  in  me  sive  Maronis 
Spiritus,  aut  saltem  Thebani^  vatis  imago  ! 
Non  ut  Pythagore  vano  phantasmate  ludar, 
Qui,  sicut  garrit,  Trojani  tempore  belli 
Panthoides  Euphorbus  erat,  dum  crédit  ab  uno 
Gorpore  posse^  animam  transfundi  in  corpora 
Verbo  quam  solo  terre  celique  creator     [multa, 
Infundendo  créât  Deus,  infunditque  creando  ; 
Sed  tantum  ut  merear  vestigia  lambere  sola, 

740  Unius  similis  in  carminé  factus  eorum, 
Ne  sensus  brevitate  mei  preclara  Philippi 

1.  Les  Flamands,  prévenus  par  un  espion,  s'enfuirent  sans 
attendre  l'arrivée  des  troupes  d'Henri  Clément.  (Ph.  Mouskès, 
V.  21287.) 

2.  ut  nullius  metuendas  Diceret  esse  sibi  V. 

3.  Voy.  Ph.  Mouskès,  v.  21313-21318. 

4.  Pindare. 

5.  esse  V. 


280  pmuppiDOS 

Fama  relentescat,  preconii  effecta  minoris. 
Occupât  ecce  manum  decimi  distinctio  librî\ 
Qui  geminos  audet  simul  affectare  ^  triumphos  ; 
Et  licet  ad  primum  trepidet,  nec  sufficiens  sit 
Ut  totum  capiat  in  se,  vix  ecce  secundum 
Sustinet,  undecimi  consuraet  pagina  libri  ; 
Tarn  festinanter  cupit  insudare  Bovinis, 
Rex  ubi  bellorum  summam  conclusit,  et  hostes^ 
750  Marte  triumphavit  uno  finaliter  omnes^  ! 
Quod  quanto  gravius  tractari  sentio,  tanto 
Sponte  minus  subeo,  metuens  succumbere  moli, 
Ni  tua,  Phebe,  meos  confortet  gratia  sensus. 
Te  scio,  te  solum  novi  penetrare  superni 
Posse  patris  solium  ;  supera  tu  solus  ab  arce 
Descendens,  gratis  inspiras  quicquid  habetur 
Pectoiîbus  vatum  per  totum  scibile  mundum. 

1 .  libri  distinctio  noni  L  P. 

2.  affectasse  L  P. 

3.  omnes  V. 

4.  hostes  V. 


Ml 


I 

I 


CATHALOGCS  MATERIE  DEOMl  UBRI. 

yisriruM  im  àtdmo  rex  An^Unu  a  Lmdmîeo. 
TransfreiëÈ  ad  PUt^.  qmihus  ausiliûmiihUy  ^pcf 
RobniMM  hello  juren^m  cûpù  tM^ioso. 
DevasUt  fêtrûan  :  renienU  auUm  LmdaneOy 
TmrpiUr  a  Monathi  confksus  Rmpf  fm^êimr. 
AgmûuL  jam  pu^ne  c43mpomt  ri  m^nùi  OikOj 
Kec  mmui  et  Framtos  parai  horUUurque  PhiUppms. 
Agmime  confiuo  pù$t  Francos  advolal  Oiko^ 
Rtjque^  imUrmûso  somno.  redit  obvius  t/ii*. 


IXaPlT  UBE»  DEOMUS. 

Eoixs  ohscoro  zq^yros  émiserai  antro. 
Et  jam  rorîfluis  impregnans  nubibus  ahnam 
TeUuris  gremium,  risu  melîore,  seDecta 
Temporis  abjecla,  juveoesoere  feœrat  aimom 
Jqpifer,  atque  pecus  Helleum^,  sole  reoq^to, 
Gaudebat  luœm  prodocere  Dode  retnda  ; 
Et  jam  post  sacre  oonceptum  Virgiois  aoni 

! .  Les  deux  dernier?  vers  sont  un  peu  différents  dans  V  : 
Agmine  œnfuso  post  reçan  cursitat  Otho, 
Rexque  Uri  redit  oocursu  festinus  in  t/Zutn. 
2.  KtMeum  V.  —  HethUum  L  P.  —  Les  corrections  ém  prôoè- 
dents  éditeurs  s'éloignaient  trop  des  leçons  des  mss.  H  fiuii  aans 
doute  lire  Hellmm,  puisqu^il  s'agit  du  bélier  qui  deTint  on  signe 
du  Zodiaque  après  avoir  servi  de  monture  à  Ilellé  et  à  son  frère 
PluTxus.   Guillaume   le   Breton   Ta  déjà   appelé  Pkrùri  vMior 
iVTII,  5). 


282  PHIL1PPID0S 

Transierant  unus  bis  sex  et  mille  ducenti. 
Detumuisse  videns,  hyemali  horrore  remoto  ^, 

1 0  Equora,  rex  Anglus  acies  et  millia  gentis 

Gongregat  Anguigene^,  quos  secum,  classe  parata, 
Per  mare  velivolum  Rupelie  in  littora  transfert^, 
Ut,  dum  Bolonides,  Salebericus  Hugo^,  comesque 
Flandricus  et  reliqui  quibus  ipse^  stipendia  do- 
Francorum  irritant  regem  fallacibus  armis,  [nat^, 
Nec  conferre  manum  tamen  audent  marte  pro- 
Ut  graviora  ferant  ex  lento  tedia  bello,  [pinquo''', 
Ipse  procul  positas  in  partes  exerat  arma, 
Quo  non  de  facili  possunt^  attingere  Franci, 

20  Regibus  esse  manus  longas  quasi  nescius,  ac  si 
Mittere  non  possit  illuc  vel  adesse  Philippus. 

Protinus  Augeus  comités  et  Marchicus,  atque 
Barones  alii,  quos  nobilis  educat  ilia 
Instabilis  fidei,  sed  valde  bellica,  tellus^, 
Restituunt  illi  solita  levitate  favorem. 
Omnibus  ergo  simul  ipsum  comitantibus,  urbem 

1.  horrere  remùso  V. 

2.  Àngligene  V.  —  Voy.  plus  bas  v.  433.  M.  Pannenborg  jus- 
tifie ainsi  ce  jeu  de  mot  :  c  Ita  Ânglos  Dominât  Britto  fortasse 
«  respiciens  illud  poetœ  (Met.,  III,  531)  :  Quis  furor,  anguigems, 

.  •  proies  Mavortia,  vestrcu  Attonuit  mentes?  Pentheus  ait.  • 

3.  Voy.  Ghron.,  tome  I»"*,  p.  254,  note  5.  —  D'après  ritinéraire 
de  M.  Duffus-Hardy,  Jean  resta  à  la  Rochelle  jusqu'au  20  fé- 
vrier 1214. 

4.  Le  comte  de  Salisbury  s'appelait  Guillaume  et  non  pas  Hugues. 

5.  ipse  omis  dans  Y. 

6.  Mathieu  Paris  dit  en  effet  que  Jean  envoya  à  ses  confédérés 
a  pecuniam  magnam  nimis  ut  regem  Franeie  inquietarent.  »  (II,  572.) 

7.  morte  propinqua  V. 

8.  possint  V. 

9.  Parmi  les  Poitevins  qui  revinrent  à  Jean  Sans-Terre  se  trou- 
vait  Savari  de  Mauléon.  (Hist,  des  ducs  de  Normandie,  p.  143.) 


UBËR  X.  283 

Obsidet  et  subitis  ambit  Nannetida  signis  ; 
Nec  Robertigene,  Britonum  dux  Petrus  et  ejus 
Robertus  frater,  et  corda  ferocia  Francum, 

30  Militibus^  dives  quos  Fraocia  miserai  iliis, 
Audacesque  virî  quos  illa  Britannia  gignit, 
Obdere  vel  leviter  extrema  repagula  curant  ; 
Ejus  in  occursum  potius,  mucrone  retecto, 
Ëgressi  pugnam  committere  gnaviter  audent. 
.  nie  fugam  capere  et  dubio  non  credere  marti, 
Agmina  paulatim  sua  retrocedere  malens, 
Cogitât  insidiis  illorum  eSringere  vires, 
Quos  bello  vinci  non  posse  videbat  aperto. 
Nec  sua  successu  caruit  meditatio  fraudis  ; 

40  Nam,  cum  vidisset  illos  accedere  Petrus, 
Nec  tutum  procul  esse  sequi  tôt  miUia  paucis, 
Agmina  contraxit,  et  in  urbis  claustra  reduxit, 
Non  nihil  esse  putans  quod  sic  exterruit  illos 
Ut  fugiant  pavidi  procul,  obsidione  soluta, 
Non  sine  jactura  rerumque  hominumque  suorum. 

At^  non  Robertus  voluit  sine  laude  reverti, 
Dum  nimis  insequitur  ^  profugos  improvidus  ultra 
Quam  satis  est,  donec  pugnandi  copia  facta  est 
Gominus,  et  multo  Pictonum  sanguine  mucro 

50  Drocensis  rubuit,  multosque  in  tartara  misit, 
Multos  in  terra  moribundo  corpore  stravit. 
Jamque  fatigatus  a  tanta  strage  redibat 
Cum  sociis  bis  quinque  viris,  quibus  esse  timen- 
Nil  sua  permittit  virtus  fortissima  rerum,    [dum 
Si  sciât  insidias  edocta  cavere,  sibique 

1.  militia  V. 

2.  Sed  V. 

3.  Prosequitur  qui  nimis  V. 


284  PHILIPPIDOS 

Prospiciens  casu  prudens  habeatur  in  omni  ; 
Sed,  dum  nil  aliud  nisi  se  producere  curât, 
Nec  memor  est  finis  quando  incipit,  et  cornes  esse 
Non  procuratur  Diomedi  semper  Ulysses, 

60  fgnotos  cadit  in  laqueos  vir  corpore  fortis. 
Dum  nimis  est  simplex  sola  vi  corporis  utî, 
Nec  fraudem  cavet  in  alio  quam  non  videt  in  se, 
Non  metuit  falli  qui  nunquam  fallere  novit, 
Nec  timet  insidias  vir  nescius  insidiari. 

Prosiliere  viri  subito  fulgentibus  armis, 
Quos  fruticum  medio  rex  occultaverat  Anglus, 
Inque  fatigatos  extollunt  arma  récentes, 
Nec  multum  luctati  omnes  in  vincula  trudunt, 
Quos  mox  infidus  rex  misit  in  Anglica  régna, 

70  Ut  magis  angustet  patrio  procul  orbe  remotos  ^. 
Protinus  Andegavim  nuUo  munimine  cinctam 
Ingressus,  lapide  incepit  murare  quadrato  ; 
Qua  vix  divitior  urbs  aut  ornatior  usquam 
Esse  potest,  clari  vel  clarior  ubere  Bacchi. 
Gircumquaque  nihil  nisi  vites  impedit  agros, 
Que  pariunt  potum  Normannis  Britigenisque, 
Nec  dominos  unquam  permittunt  eris  egere  ; 
Quam  Liger  argento  prelucens  ambit  ab  austro, 
A  borea  rubens  mediam  Meduana  pererrat, 

80  Qui  suus  inde  fluens  quasi  per  duo  millia,  lapsus 
In  Ligerim,  nomen  perdit,  mutatque  colorem  : 
Et  sic  très  unus  Ligeris,  Meduana,  Yigenna, 
Efficitur  fluvius,  qui,  rura  Britannica  multa 
Fertilitate  juvans,  navalibus  oppida  ditat, 
Deliciis  villas  variis  et  rébus  adornat, 

1.  Ghron.,  S  172. 


LIBER  X.  385 

Pisoosoqae  sino  gremiiini  Nannetis  ioundans, 
Millîa  salmonum  mureoaruiiique  ministrat 
BritigeDis,  quos  iode  procul  oommancia  mittunt 
Cara,  diu  dum  servat  eis  galatioa  vîgorem 
90  Cum  variis  redoiens  garîophila  gingiber  herbis. 
Tarn  facR  inmiDieris  piDguesœre  nien^^ 
Ut  toto  in  regno  nihil  ulli  debeat  urbî, 
Nec  procul  hioc,  vastum  mare  dum  petit  impete 
De  duki  subito  fieri  miratur  amarus.        [vasto, 

TuDC  ocxnes  Harveus,  cui  tôt  rex  dona  Phi- 

[lippus, 
Tarn  latam  donarat  humum,  cum  rege  Johanue 
Fedus  ioit  tacite,  queque  iUi  erat  unica  proies, 
Illius  oato  spondet  sponsaUa  nate^ 

Karolides  igitur,  rumoribus  excitus  istis, 
1(^0  Ocius  in  tota  Viromauni  Bolonioque 

Àrmis  atque  viris  per  castra  urbesque  locatis, 
Qui  regni  fines  tutentur  ab  hoste  propiuquo, 
Optans,  si  casus  siuat,  occursare  Johanni, 
Festioanter  adest,  Chinonem  prétérit  atque 
Loudunum,  profugo  parât  intercludere  classem^. 
Sed  colubri  nullus  iter  investigat,  et  alto 
Labentis  fi^ustra  sequeris  vestigîa  pinus, 
Pellacisque  viri,  moteque  per  aéra  peune, 

i.  Cette  alliance  ne  dura  guère;  car,  dès  Tannée  suivante,  Hervé 
^^  Donzi  donna  sa  fille  Agnès  à  Philippe,  fils  aîné  du  prince  Louis 
(Cat,,  1584,  1585.  Voy.  aussi  1941). 

2.  CSette  chevauchée  de  Philippe-Auguste  en  Poitou,  qui  parait 
^  restée  ignorée  des  autres  chroniqueurs,  eut  lieu  vers  le  mois 
d'avril  1214,  pendant  lequel  nous  trouvons  Philippe  à  Saumur 
{CaL,  1490-1493).  C'est  sans  doute  à  la  même  époque  que  Ton  doit 
rapporter  Tacte  daté  de  Châtelleraud  par  lequel  le  roi  accorde  des 
franchises  aux  bourgeois  de  Poitiers  [Cat.,  1480). 


386  PHILIPPIDOS 

Littus  aras  si  forte  viam  indagare  laboras  ; 

110  Horum  semper  et  est  et  erit  via  cognita  nuUi. 
Jam  fuga  contulerat  pavidum  festina  Johannem 
Burdigalos  versus  fines,  Petragoras  ultra*. 

Ergo  gradu  reduci,  Pictonia  rura  cremando, 
In  Flandros  rex  vertit  iter,  quia  jure  timebat 
Ne  majora  ferat  sibi  damna  ^  inpartibus  illis. 
Jdmque  Thoarcenos  rapiunt  incendia  vicos, 
Et  cum  Gholeto^  Bercella  Yietaque  fumant, 
Oppida  plura  quibus  addit  fortuna  crematrix, 
Oppida  divitiis  variis  et  rébus  opima, 

1  iO  Oppida  quadratis  superedita  turribus,  atque 
Menibus  excelsis  et  aquosis  obsita  fossis, 
Ubertate  soli  nulli  unquam  obnoxia  terre  ; 
Née  cessant  donec  veniant  Gastrum  usque  Radulfi. 

Hic  procerum  cetu  stipatus  utr inque  fideli , 
Rex  breviter  verbis  illos  affatur  *  amicis  : 
c  Nate,  vides  qualis  nos  urgeat  undique  casus. 
«  Hic  Pictava  manus,  regisque  caterva  Johannis, 
«  Inde  instant  cum  Bolonida  Ferrandus  et  Otbo, 
«  Régis  et  Anglorum  frater  cum  mille  catervis, 

1 30  c  Quos  omnes  mihi  Bolonius  comes  addidit  hostes, 
«  Quos  omnes  in  me  armavit.  Tu,  nate,  manebis 
«  Hic  cum  militibus  demptis  de  mille  ducentis. 
«  Ast  ego  cum  reliquis  Othonem  visere  vado, 
«  Innumeramque  manum  que  secommisiteidem.  » 
Dixerat;  innumeras  gratesagit  ille  parenti, 

i.  Jean  Sans-Terre  était  allé  jusqu'à  Limoges,  où  il  se  trouvait 
le  3  avril,  d'après  l'itinéraire  de  M.  Dufifus-Hardy. 

2.  Ne  majora  ferat  dispendia  V. 

3.  Tholeto  L  P. 

4.  natum  verbis  affatur  V. 


LIBER  X.  287 

Quod^  committit  ei  tam  summa  oegotîa  soli, 
Materiamque  sibi  virtutis  suggerit,  unde 
Perpetuam  possit  cum  laude  acquirere  famam. 
Vix  bene  Sequanium  post  terga  relîquerat  am- 

[nem 

1 40  RexcumFrancigenis,  cum jamlatebrosa  relinquens 
Gursitat  in  piano,  vultus  ostendere  gaudens, 
Millia  mille  viros  ducens  in  bella  Johannes  ; 
Ândegavim  transit,  patriam  dévastât  adusque 
Gredonem;  Monachi  Rupem  confundere  demum 
Funditus,  horrescens  armis  verbisque,  minatur. 
Obsidet  introitus,  et  propugnacula  multis 
Jactibus  irritât,  qnuros  conatur  et  arcem 
Frangere  tormentis  ;  nec  cessant  tela,  nec  arcus, 
Hec  dum  mittuntur,  illi  dum  spicula  mittunt, 

150  Âera  per  médium  sonitu  stridere  firequenti. 
Nec  minus  obsessi  celsis  e  turribus  omni 
Se  vi  nituntur  defendere  :  tela,  sagittas, 
Truncata  emittunt  tabulata  et  robora  queque, 
Nec  parcunt  ipsis  trabibus  tignisque  domorum, 
Nec  curant  que  damna  ferant,  dum  damna  repel«- 

[lunt. 
Engorrandus  erat  vir  corpore  maximus,  ampla 
Fronte  païens,  oculis  saliente  rubentibus  igné, 
Crine  nigro,  facie  larvata,  pectore  grosso, 
Turritis  alte  scapulis,  cervice  reducta, 

1 60  Inflatus  bucca,  rictu  deformis,  aduncus 

Naso,  membra  rigens  membris  equanda  gigan- 
Gordis  inhumani  tanta  feritate  tumescens,  [tum, 
Tanta  brutescens  animi  ruditate,  quod  in  ter 

1.  qui  V. 


S88  PHILIPPIDOS 

Humanam  pecudumque  necem  nihil  esse  putaret  : 
Qui  quoniam,  assiduis  violentus  predo  rapinis, 
Fregerat  ecclesias,  fractura  monasteriorum 
Addiderat  nomen  proprio  famosius  illi^. 
Hune  preeedebat  eum  parma  garcio,  sub  qua 
Nil  sibi  formidans  obsessos  damnificabat 

170  Assidue,  poterat  née  ab  illis  damnificari, 
Âsseribus  latis  dum  parma  protegit  ipsum, 
Quam  nexu  taurina  tegit  septemplice  pellis. 
Poncius  e  Castro,  balista  armatus  et  arcu, 
Gontemplatur  eum,  miramque  subinvenit  artem. 
Texit  in  occulto  tenui  sub  tegmine  byssi 
Funiculum,  quem  nec  facile  quis  rumpere  possit, 
Et,  quod  mira  magis  res  est,  comprendere  visu. 
TuDc  humili  nodo  studet  inde  ligare  sagittam, 
Unit  ubi  duplex  capiti  se  penna  cavato  ; 

1 80  Et  ne  successu  frustretur  dextra  cupito. 
Si  volet  incassum  eum  toto  fune  sagitta. 
Se  prope  funiculi  caput  unum  in  stipite  nodat, 
Gum  reliquo  in  parmam  pennata  volavit  arundo. 
Poncius  herentem  lino  parmam  atque  sagitte 
Dum  retrahit,  puero  parmam  in  fossata  secuto 
Nescius  existit  inopine  occasio  raortis. 
Âst  oram  supra  fossati  corpore  nudo 
Stans  Engorrandus,  venientes  non  cavet  ictus, 
Digna  morte  ruens,  multos  qui  occiderat  ipse. 

1.  Les  traits  de  ce  portrait  sont  tellement  chargés  qu'ils  con- 
viendraient plutôt  à  l'un  de  ces  géants  dont  parlent  les  chansons  de 
geste.  Le  nom  même  d'Enguerran  Brisemouiier  est  plus  sonore 
que  vraisemblable.  Ce  sont  là  sans  doute,  ainsi  que  le  dit  D.  Brial, 
autant  d'exagérations  poétiques,  et  nous  devons  nous  en  tenir 
aux  termes  de  la  Chronique  (§  178). 


LIBER  X.  '289 

190  Pondus  exclamât,  nec  risum  continet  :  c  Hinc  te, 
«  Rex,  procul  amoveas,  et  nos  in  pace  relinquas, 
€  Ne  casu  te  consimili^  contingat  obire.  » 

Frendît,  et  irarum  rex  vapulat  intus  et  extra 
Motibus,  exhortansque  suas  astare  parumper 
Longius  a  Castro  et  mûri  vicina  cavere, 
Acriter  obsessos  punire  minatur,  apertis 
Ipsi^  ni  foribus  festinent  reddere^  castrum. 
Erigit  et  furcas  signum  terroris  et  ire, 
Gontinuatque  dies  septem  ter  ^  in  obsidione  ; 

200  Non  tamen  bis  illi  terrore  minisve  moventur 
Quin  castrum  prompti  defendere  sint  magis  etse^. 

Interea  Ludovicus  adest  cum  prememorato 
Militie  numéro,  septies  quem  mille  sequuntur 
Ârmati  pedites,  et  equis  duo  millia  vecti, 
Gnaviter  edocti  bellum  instaurare  clientes. 
Et  iicet  in  triplo  numerus  precederet  hostis 
Illorum^  numerum,  tamen  illis  regius  hères 
Audebat  conferre  manum,  brevibusque  Johanni 
Significare  notis  :  «  Aut  accingaris  oportet 

21 0  c  Ocius  ad  pugnam,  vel  ab  obsidione  recédas.  » 
Hec  ideo  mandavit  ei  vir  nomine  dignus. 
Non  indigna  patri  digne  succedere  proies. 
Ne,  si  forte  minus  ipsum  premuniat  ante 
Quam  confligat  ei,  cum  denique  vicerit  illum. 
Non  virtutis  opus,  verum  dolus  esse  putetur. 

i.  Consimili  ne  te  leto  V. 

2.  nu  V. 

3.  dedere  V. 

4.  Jean  Sans-Terre  ne  passa  que  14  jours  devant  la  Roche-aa- 
Moine.  (Voy.  Ghron.,  tome  I«%  p.  260,  note  3.) 

5.  Ghron.,  §  178. 

6.  Ipsius  V. 

n  19 


290  pmuppiDOS 

Rex  ^  rescribit  ei  simili  brevitate  Johannes  : 
€  Si  venieSy  nos  invenies  pugnare  paratos  ; 
«  Quam  citius  venies,  citius  venisse  pigebit.  » 
Dixit,  et  ad  pugnam  se  préparât  ordine  certo, 

SSO  Âgmina  sub  propriis  disponens  queque  magistris. 
Fulgurat  ex  alia  Ludovicus  parte,  suorum 
Âgmina  precurrens  equitum,  cui  quelibet  hora 
Longa  videbatur,  que  pugne  prorogat  horam. 
Quem  solus  preit  Henricus,  qui,  corpore  parvus^, 
Mente  ^  gîg^»  hominis  dignus  majoris  honore, 
Jura  marescalli  cunctis  prelatus  agebat. 
Agmina  Guillelmus  Francorum  pluribus  augens 
Âgminibus  sequitur,  dominans  qui  Rupibus  alti 
Principium  generis  et  nomen  traxit  ab  illis. 

9130  Ejusdem  lateri  gêner  illius  unicus  hères 
Heret  Amabicus,  qui  pulchro  corpore  fortis 
Fortior^  est  animo,  qui  de  Gredone  trahebat 
Et  genus  et  nomen,  et  erat  dominator  eidem. 
His  parère  date  cum  Sablolio  Moliherne, 
Gandetum  cum  Segreio,  Brio,  Baugia,  Lude^, 
Durstallumque,  vadis  ubi  Sarta  adjutus  Hiene 
Temixtum,  Liderice,  sibi  rapit  in  Meduanam^, 
Quique  suos  posuit  muros  prope  flumina  Salmur, 
Mixtus  ubi  Ligeri  fluvio  nigrante  Yigenna 

240  Amittit  nomen  ferrugineumque  colorem. 

1.  Rex  omis  dans  L  et  P. 

2.  parulus  (sic)  V.  —  La  petite  taille  de  Henri  Clément  est  rap- 
pelée dans  V Histoire  des  ducs  de  Normandie  (p.  120)  et  dans  Phi- 
lippe Mouskès  (v.  21178). 

3.  Corde  V. 

4.  Fortis  Amalricus  animi  qui  corpore  pukher  Pulcrior  V. 

5.  Laude  V. 

6.  medianam  V. 


LIBER  X.  S91 

His  sibi  Guillelmus  et  Amalricus  sociatis, 
Quatuor  auxerunt  Ludovici  millibus  agmen. 

Hi  duo  pre  cunctis  rupti  majore  cachinno  \ 
ludignabantur  jactantia  verba  Johannis, 
lUum  admirantes  tantum  exspectasse  sub  armis. 
Qui  nihil  usque  modo  nisi  furtim  audere  solebat, 
Voce  Thoarcites  oui  sic  aiebat  acerba  : 
«  Te  nimis  audaeem  novi,  tibi  copia  plusquam 
c  Sit  satis  est  gentis  ;  tu  régis  Parisiani 

250  «  Audebis  nato  confligere,  qui  venit  ad  te 
c  Milite  cum  raro.  Si  tu  exspectaveris  illum 
<  Aut  cras  aut  hodie,  quam  fortior  ille  sit  armis 
c  Experiere  tuis,  aut  tu  robustior  illo. 
c  Ast  mihi  commodius  satis  est  servare  Thoarcum, 
€  Dum  tu  conaris  Monachi  subvertere  crotam^, 
€  Dum  nondum  sentis  valeat  quid  Sequana,  flexis 
«  In  gyrum  frenis  Francorum  quam  fera  virtus.  > 
Dixit,  et  ut  prudens  se  transtulit  inde  Thoarcum^. 
Rex  autem  ut  vidit  régis  vexilla,  probosque 

260  Per  sua  signa  viros  agnovit,  qui  modo  pugnax, 
Qui  modo  victor  erat,  scriptoque  tonabat  et  ore, 
Armis  nudato  projectis  vertice»  cum  jam 
Gepissent  équités  pugnare,  latenter  abivit, 
Gonsuluitque  fuge  sola  formidine  victus, 

4.  cahinno  V.  —  machinno  L  P. 

2.  •  Probrose  dicit  crotam  ;  proprie  enim  crota  est  merda  capra- 
c  rum.  Sumptum  est  de  Lueano,  »  dit  une  glose  de  L  et  de  P. 
Ce  mot  ne  se  trouve  pas  dans  Lucain  et,  malgré  cette  glose,  nous 
sommes  tenté  de  croire  que  crota  a  ici  le  sens  le  plus  ordinaire, 
c'est-à-dire  celui  de  grotte  ou  de  lieu  voiîté.  La  Roche-au-Moine 
tirait  peut-être  son  nom  de  quelque  ermitage. 

3.  Guillaume  Guiart  met  dans  la  bouche  de  Savari  de  Mauléon 
un  langage  analogue  à  celui  d'Âimeri  de  Thouars  (v.  6454-6485). 


292  PHILIPPIDOS 

Arrepta  transnans  Ligerina  fluenta  phaselo  ^ . 

Aufugisse  duçem  postquam  sensere  minores, 
Neglecto  fugiunt  post  ipsum  per  vada  bello, 
Intereuntque  vadis  quamplurima  millia,  dum  non 
Possunt  ad  libitum  presto  reperire  phaselos  : 

270  Qui  dum  nare  volunt  armis  ferroque  gravati, 
Audaces  nimium  nimia  formidine  facti, 
Flumine  depressi  flatu  privantur  et  aura, 
Neptunique  mori  quam  Martis  turbine  malunt  ; 
Inlolerabilior  quam  vis  bac  morte  sit  illa, 
Qua  sibi  consimilis  animam  non  suscipit  aer. 
Née  nimus  interea  clavis,  mucronibus,  hastis, 
Afficiunt  Franci  diversis  mortibus  illos, 
Qui  subterfugiunt  fluviali  turbine^  mergi, 
Querentes  aliquas  sibi  per  convexa  latebras. 

280      Hoc  in  conflictu  doluit  cecidisse  capeile 
Qui  régis  preerat  ad  sacramenta  sacerdos, 
Et,  Rupi  dominans  Forti,  Paganus  abacto 
Per  corpus  telo  vulnus  lethale  reoepit  ; 
Sed  tamen  ad  Rupem  pervenit  vivus,  ibique 
Post  tempus  modicum  nimis  indignatus  obivit. 
Qui,  cum  gente  potens  et  avis  spectabilis  esset, 
Gastellum^  Rupemque  tenens,  qua  fortior  esse 
Nulla  potest,  cum  sit  nulli  expugnabilis  hosti, 
Nunquam  Francorum  voluit  subscribere  régi. 

290  Nunc  jacet,  et  Rupes  domino  succurrere  Fortis 
Non  potuit,  quin  rupe  ferat  mors  fortior  illum, 

1.  On  trouve  ici  deux  vers  de  plus  dans  V  : 

Nec  curât  quantos  belli  in  discrimine  caros 
Negligat  expositos  cedi  mortisque  periclo, 

2.  gurgite  V. 

3.  Castellumque  P. 


UBER  X.  S93 

Ipsaque  post  domini  mortem  sit  subdita  Franco. 
Hugoque^  passus  idem,  quem  plebs  agnomkie 

[Brunum 
Lemovicana  vocat,  vir  nomine  clarus  et  ortu, 
Divitiis  et  honore  potens,  dum  marte  Johanni 
Subvenît  injusto,  martem  sibî  sensit  iniquum. 
Gumque  istis  obeunt  multi,  quos  prédicat  alti 
Nobilitas  generis,  celatve  ignobiiis  ortus*. 
Ëgreditur  Castro  post  tedia  longa  satelles, 

300  Demum  gavisus  ventos  haurire  salubres, 
Seque  bonis  onerat  variis,  et  rébus  opimis^ 
Que  multa  in  castris  fugiens  neglexerat  hostis» 
Ut  levius  fugeret,  res  projicientis  et  arma*  : 
Ex  auro  calices,  argentea  vasa,  virorum 
Fulgida  nobilium  gestamiria,  murice  tincti 
Ornamenta  thori,  cophinisque  reposta  seratis  ; 
Copia  nummorum  vena  fabricata  nitenti, 
Textaque  barbarico  teotoria  regia  filo, 
Yasa  culinarum,  mortaria  cuprea,  pelves 

310  Ëlectro  rubee,  squalentes  ère  lebetes^, 

Ârmaque  per  campes  passim  jactata,  nitore 
Ârgenti  multoque  auri  pretiosa  rubore, 


i.  Hugues  doit  être  le  vrai  nom  de  ce  seigneur  dont  le  prénom 
manque  originairement  dans  tous  les  mss.  de  la  Chronique  en 
prose  (voy.  tome  I**",  p.  262,  note  6),  bien  qu'une  main  plus 
récente  ait  ajouté  Àimericum  dans  le  blanc  laissé  dans  le  ms. 
lat.  5925.  Les  Chroniques  de  France  rappellent  Giraut  le  Brun. 

2.  Chron.,  §  178,  p.  262.  —  D'après  la  Chronique,  ces  person- 
nages furent  atteints  par  des  arbalétriers  français  pendant  le  siège 
et  avant  Farrivée  du  prince  Louis. 

3.  Seque  gravât  variis  spoliis  rebusque  decoris  V. 

4.  honus  omnc  perosus  et  arma  V. 

5.  libetos  V. 


294  PHILIPPIDOS 

Ad  libitum  vulgi  manibus  rapiuntur  avaris. 

Nec  mora,  vicinis  adduci  portubus  alnos  [nem. 
Imperat,  et  rapidum  Ludovicus  transfretat*  am- 
Sed  quia  jam  tulerat  fuga  maturata  Johannem, 
Longius  a  facie  Francorum  se  retrahentem, 
Gui  nullo  in  casu  desiderat  obvius  esse, 
Baronesque  alios  ^  loca  per  diversa  timoris 

320  Sparserat  anxietas  ;  Francorum  nobilis  hères 
In  patriam  totam,  modo  que  ^  susceperat  Anglum, 
Agmina  diSiindit  ;  vicos  et  castra  Thoarci 
Que  vice  sunt  comitis  ferro  populatur  et  igné. 
Victor  et  Andegavim  post  pauca  revertitur,  urbis 
Ut  muros  terre  prorsus  complanet,  eo  quod 
Anglorum  nuper  rex  edificaverat  illos, 
Gumque  suburbanis  in  jura  paterna  reducit 
Totius  Andégavis  comitatum,  compedibusque 
Aliigat  inventos  ex  parte  Johannis  ibidem  ; 

330  Indigenas  vero  tali  sub  pace  recepit, 

Ut^  deinceps  ipsi  maneant  patrique  fidèles^. 
Hec  nomen,  Ludovice,  tuum  Victoria  loto 
Prédicat  in  mundo,  titulosque  meretur  honori 
Perpetuare  tuo,  felixque  accommodet  omen 
Quo  tibi  successus  ad  bella  sequentia  fiât. 
Has  modo  bellorum  felix  féliciter  actas 
Excipe  primitias,  immensaque  gaudia  mente 
Goncipe,  qui  tantum,  tôt  habentem  millia  gentis, 


1.  transilit  V. 

2.  omnes  V. 

3.  qui  P. 

4.  qui  V. 

5.  patrique  suoque  fidèles  V 


UBER  X.  S95 

Cionflictu  primo  m^misti  vincere  regan  ^ . 

340  Yisere  nunc  diversa  stude  castella  vicissim, 
Et  patriam  faitare  tuam,  dum  magDus  ad  altum 
Fulminât  Escaldum  genitor,  dum  subjugat  hostes, 
Dum  procul  extremis  Fiandrorum  pugnat  in  oris  ; 
Sicque  mauum  prc^)erat  supremam   apponere 

[beUo*, 
Ut  vix  preveoiat  ejos  tua  palma  triumphum. 
Tam  sibi  continuis  exsultat  Frauda  palmis, 
Ut  vix  a  prima  poœit  distare  sècunda, 
Ut  qui  duplidbus  justos  in  fine  revestit, 
Vestra  Deus  gemino^  consummet  bella  triumpho^. 

350       Sed  doleo  quoniam  minuit  tua  gaudia  funus 
Triste  marescalH,  qui,  febre  gravatus  acuta, 
Nec  ^  multo  post  tempus  idem  compage  soluta 
Gorporis,  indigno  tristavit  funei^  Francos, 
Nulli  militia,  nuUi  probitate  secundus, 
Nulli  sive  fide  seu  postponendus  honore  ; 
NuUus  honorare  eoclesiam  ecclesieque  ministros, 
Nullus  erat  régi  servire  fidelior  illo. 
Miles  erat  régis  et  Ghristi,  sicque  gerebat 
Acta  viatoris,  ut  mox  de  milite  civis 

360  Esse  mereretur  supera  susceptus  in  aula^. 
Albericus  idem  fidei,  probitatis,  honoris, 
Ipsius  frater,  habuit,  qui  dum  crucis  olim 

1.  On  trouve  ici  deux  vers  de  plus  dans  V  : 

Cum  tiui  castra  viri  sequerentur  non  nisi  pauci 
Respectu  numeri  quo  pars  adversa  twnebat, 

2.  bellis  V. 

3.  duplici  V. 
4.Chron.,S  179. 
5.  Non  P. 

G.  Chron.,  §  180. 


296  PHILIPPIDOS 

Obsequio^  insistens,  Syriam  cum  rege  profectus, 
Yi  portas  Acbaron  penetraret  missus  ab  urbe, 
Ignis  eum  vinclis  absolvit  corporis,  et  sic 
Finales  meruit  décimas  exsolvere  Gbristo, 
Ut  cum  martyribus  se  laureola  redimitum  ^ 
Decurso  bravium  stadio  gauderet  adeptum  ^ . 
Jam  super  Escaldum  tentoria  reprobus  Otbo 

370  Fixerai,  et  tantis  Moritaoîa  sola  catervis 

Non  poterat  prestare  sinum  ;  properata  remotis 
Castra  locis  figunt,  stipulis  et  carice  tecta. 
Pars  solis  solem  ramalibus  arcet  et  imbrem  ; 
Pars  subeunt  per  rura  casas,  pulsisque  colonis, 
Ad  tempus  dicunt  in  re  sibi  jus  aliéna, 
Gastrorum  ritu  sibi  cuncta  licere  putantes. 

Territat  imprimis  nostri  confinia  regni 
Otbonis  socer  Henricus,  cui  mille  catervas 
Exbibet  et  plures  Brabancio,  sevior  alter  [armis. 

380  Quo  nusquam  est  populus  bello,  aut  assuetior 
Excitât  ex  alia  Lotharingos^  parte  bilingues 
Dux  suus^,  aurivolis  replicantes  agmina  signis, 
Qui,  cum  simplicibus  soleant  sermonibus  uti, 
Non  tamen  in  factis  ita  delirare  videntur  ; 
Quos  inter  Gallos  et  Theutonicos  speciosa 
Et  fecunda  magis  tellus  alit  ubere  glèbe, 
Millibus  a  Mosa  distans  ubi  Mosula  paucis 
Leucos^  et  Methes  speciosis  irrigat  undis. 


i.  Servicio  V. 

2.  Le  vers  367  manque  dans  V. 

3.  Voy.  Rigord,  §81. 

4.  Lothoringos  P. 

5.  Thibaut  !«',  duc  de  Lorraine. 

6.  Leupochos  V. 


r 


LIBER  X.  S97 

Ac  Treverim,  Yogesis  quam  Rictiovarus  ab  oris, 
390  Presidis  officio  fungens  sub  Maximiano, 
Adveniens,  sanctos  pro  Ghristi  lege  peremit 
Tôt  simuly  et  mediis  immersit  fluctibus  omnes, 
Ut  miraretur  fieri  se  Mosula  rubram 
Sanguine  sanctorum  laticis  variante  colorem  ^ . 

Dux  quoque  Lemburgis  acies  ciet  Ardaniorum, 
Nec  tamen  ipsius  Galeranus  filius  ipso 
Gum  pâtre  dignatur  Othonis  fautor  haberi, 
Régis  amicitiam  et  Francorum  perdere  nolens. 

Saxonesque  suo  furibundi  cum  duce^  tanto 
iOO  Letius  arma  movent,  quo  dudum  compatriota 
Illorum  fuerit  et  eisdem  sanguine  junctus, 
Nondum  rex,  nondum  sublimis  fascibus,  Otho. 

Gonradum  comitem  misit  Tremonia,  cujus 
Imperio  Waphale  parent  regionis  alumni. 
Et  quos  Ruma^  rigat  piscoso  flumine  ;  tuque 
Linquerè  Randerodas  gaudes,  Gerarde,  paternas, 
Francigenum  ut  bello  possis  sentire  rigorem, 

Nec  minus  Otho  cornes  venit  de  Thinquene- 

[burco; 

i .  f  Hoc  habetur  in  prindpio  passionis  beati  Quintini  et  sancto- 
«  rum  Crispini  et  Crispiniani,  Fusciani  et  Gentiani,  martirum 
«  Domini,  »  dit  une  glose  de  L  et  de  P.  L'auteur  de  cette  glose  se 
trompe  :  aucun  des  martyrs  qu*il  nomme  ne  fut  mis  à  mort  à 
Trêves.  U  est  vrai  que  Rictiovarus  fit  jeter  à  l'eau  saint  Grépin 
et  saint  Grépinien;  mais  ce  fut  dans  l'Aisne  et  non  dans  la 
Moselle.  (Acta  Sanctorum,  25  oct.,  XI,  535-540.)  Guillaume  le 
Breton  fait  évidemment  allusion  aux  chrétiens  de  la  légion  Thé- 
baino  et  aux  citoyens  de  Trêves  que  Rictiovarus  fit  massacrer 
ou  jeter  dans  la  Moselle  en  286.  (D.  Galmet,  Histoire  de  Lorraine, 
I,  148.  —  Acta  Sanctorum,  oct.,  II,  330  et  suiv.,  III,  18  et  suiv.) 

2.  Albert,  duc  de  Saxe. 

3.  Bien  que  tous  les  manuscrits  portent  Ruma,  il  faut  évidem- 
mont  lire  Rura,  la  Roer,  ainsi  que  le  propose  Barth. 


298  PHILIPPIDOS 

Et  comitem  quem  Theutonici  dîxere  Pilosum  * , 
41 0  Ut  juvet  Othonem,  regio  Trajectica*  misit, 
Mosa  ubi  majori  coUapsus  flumine,  nomen 
Non  tamen  amittit,  sed,  Rhenum  nominis  audens 
Dimidio  privare  soi,  Remosa^  vocatur. 
Nemurcique  cornes  primeva  etate  Philippus, 
Gognatus  régis,  regem  tamen  impetit  armis. 
Parte  licet  Petnils,  pater  ipsius,  esset  ab  ista*, 
Altisiodori  dudum  comes  atque  Niverni^, 
Gonstantinopolis  qui  post  ad  sceptra  vocatus 
Impériale  manu  pape  diadema  recepit  ; 

1.  Ainsi  que  Barth  l'avait  conjecturé,  il  s'agit  d'un  Raugraf 
(c  asperarum  regionum  dominum,  non  ipsum  hirsutum  aut  pilis 
«  obsitum,  »  c'est-à-dire  d'un  de  ces  comtes  que  Du  Gange  con- 
fond avec  les  comités  sylvestri  ou  wildgrafen.  (Voy.  Du  Gange, 
comes  hirsutus,  pilosus,  sylvester.)  Barth  ajoute  ensuite  :  «  Quid 
((  enim  Tr^iyectum  ad  nostros  raugravios  ?  »  £n  effet,  on  a  signalé 
des  Raugraves  aux  environs  de  Trêves,  de  Kreuznach,  etc.,  à 
Dasscl  en  Saxe,  mais  point  du  tout  dans  la  région  d'Utrecht. 

G 'est  ce  même  Raugrave  qui  est  reconnaissable  sous  des  noms 
analogues  dans  divers  textes  :  Pellucus,  comes  Theutonicus  (Pré- 
tendue continuation  de  Robert  de  Torigni  dans  D.  Brial,  XVni, 
244  e)  ;  Plutus  Alemannus  (Gontinuation  de  Roger  de  Hoveden,  ibid., 
172  c)  ;  Pilutus  Alemannus  (Ghronique  de  Mortemer,  ibid.,  356  a)  ; 
le  conte  Pelu  du  Bin  (Istore  et  Croniques  de  Flandre,  éd.  ReifTen- 
berg,  1, 120);  licuens  de  Lus  (Inscription  rimée  placée  en  1214  sur 
la  porte  Saint-Nicolas  à  Arras,  rapportée  par  M.  de  Reififenberg 
dans  une  note  à  Ph.  Mouskés,  H,  347).  Peut-être  est-ce  encore 
lui  que  l'anonyme  de  Laon  désigne  comme  un  comte  «  qui  sti^ 
A  pendia  sequens  cum  Othone  venerat  ex  Germania.  >»  (D.  Brial, 
XVm,  p.  717  e.) 

2.  Trajeccia  L. 

3.  Rimosa  L  P.  —  Au  sujet  de  ce  nom,  nous  ne  pouvons  que 
répéter  les  paroles  de  Barth*.  «  Vulgo  hoc  hactenus  nemo  percepit,  » 

4.  Voy.  Ghron.,  §  194. 

5.  V  ajoute  ici  ce  vers  : 

Rcgalique  gradu  distans  a  stirpe  secundo. 


LIBER  X.  399 

4S0  Sed  non  prevaluit  sacra  residere  curuli, 
Durachii  captus  a  principe  Gumaniorum  ^ . 

Âst  Hugo  tibi  ^j  Bolonide,  junctissimus  heret, 
Qui  Bobis  fuerat  dominari  natus;  at  idem^ 
Maluit  et  régis  inimicus  et  exul  haberi, 
Givili  quam pace  frui,  regique  subesse; 
Gujus  germanam  faciens  tibi  collateralem 
ParUcipemque  tori,  meretricis  captus  amore, 
Gircumducebas  bellorum  tempore  in  ipso^, 
Que  generosa  ninus  soldaria  facta,  relicto 
^30  Gonjuge,  castra  suo  privabat  significato^. 

Régis  et  Anglorum  frater,  Saleberia  cujus 
Se  gaudet  ditione  régi,  decies  triplicata 
Gopulat  Anguigene^  secum  ter  millia  gentis; 
Quorum  tu  numéro  temere  conBsus  et  umbra, 
Audes  Othoni  indignam  promittere  palmam. 

Et  quis  sub  numéro  comprendere  possit  Yprei 
Agminis  examen,  acienfm  multiplicata 
Millia,  que  portis  vomuit  Gandavus  apertis, 
Belga  quot  et  rabies  Bloetina,  quot  Insula  turmas 

i.  Comimoto  V.  —  Pierre  de  Gourtenai,  comte  d'Auxerrc,  cou- 
ronné empereur  d'Orient  par  Honorius  III,  le  9  avril  1217,  fut 
pris  par  Théodore  Lange  Gomnène,  non  pas  à  Durazzo,  mais 
après  que  le  siège  de  cette  ville  eut  été  levé  et  pendant  qu'il  se 
rendait  par  terre  à  Gonstantinople.  (Voy.  Robert  d'Auxcrre  dans 
D.  Brial,  XVm,  284-285.) 

2.  dit  P. 

3.  ilU  V. 

4.  Les  trois  derniers  vers  sont  remplacés  dans  V  par  les  deux 
suivants  : 

Prostituensqtte  stuim,  bellorum  tempore  in  ipso, 
Circumducebat  illustris  leno  sororem. 

5.  Il  y  a  évidemment  ici  quelque  équivoque  entre  castra  et 
castrare. 

6.  Voy.  plus  haut,  vers  11. 


300  PHILIPPIDOS 

iiO  Mittat,  Isangrinusque  furor,  Gravelinga  quot  addat 
Agmina  cum  Furnis,  quot  Brugia  millibus  agros 
Gontegat  armatis,  aut  Âudenarda  propinquo 
Yiribus  atque  fîde  Gortreio  consociata  ; 
Quos  equitum  cetus  per  vicos  perque  casellas 
GoUectos  armet  io  damnum  Flandria  régis, 
Gorde  tenens  memori  quales  exsolverit  anno 
Preterito  penas,  quantas  perpessa  sit  ipsa 
Jacturas  tune  pro  meritis  a  rege  Philippo, 
Quando  Ferrandus  nummos^  suscepit  ab  Anglis, 

450  Quos  maie  nunc  vertit,  nec  adhuc  se  pena  coer- 
lUum  nausifico  crucians  pedoris  odore  '  ?       [cet, 
Hos  multosque  alios,  quos  enumerare  morosum 
Âuxilium  comiti  Ferrando  Flandria  donat,    [est, 
Ut  solus  régi  videatur  posse  suisque 
Secure^  conferre  manum  :  tôt  millibus  illum^ 
Prétérit!  At  cause  merito  confîsa  Deoque, 
Non  curât  numeruift  Francorum  vivida  virtus. 
Quos  inter  Barrensis  erat  non  ultimus  unus, 
Multorun^  supplens  defectum  viribus,  et  cum 

460  Gerardo  Scropha  ^  Malevicinus  Petrus,  ille  ^ 
Ut  petra  qui  firmus  verbo  se  firmat  et  actu. 
Nec  te,  Rupensis  Guido,  nec  Montinianum 


i.  solidos  V. 

2.  Allusion  à  la  captivité  de  Ferrand  après  la  bataille  de  Bou- 
vines. 

3.  securi  V. 

4.  illinc  V. 

5.  Soropha  P. 

6.  Il  y  a  ici  trois  vers  au  lieu  de  deux  dans  V  : 

Multorum  supplens  defectum  viribus,  et  qui 
Sus  appellari  reputat  non  turpe  Girardus, 
Et  Petrus  Malevicinus,  vir  fortis  et  audax. 


LIBER  X.  301 

Galonem  taceam,  qui,  mente  immobilis  ut  mons, 
Yexiilum  regale  die  portavit  in  illo. 
Hugo  Marolides  cum  fratre  Johanne,  Petrusque 
Reminii  rector  pagi,  cum  pêne  ducentis 
MilitibuSy  quales  Gampanicus  educat  axis, 
Efficiunt  animis  scalam  concorditer^  unam. 
Preclarique  viri  tecum  de  Montemorenci, 

470  Quos  eduxisti^,  Matthee,  comesque  Johannes 
Bellimontensis,  et  Sacrocesaris  ortum  [rus, 

Et  cognomen  habens^  Stephanus,  vir  nomine  cla- 
Seque  gradu  generis  referens*  a  rege  secundum, 
Et  dominans  Harmis^  Michael ,  Hugoque  Malan- 
Post  Gampanenses  acie  glomêrantur  in  una.  [nus, 
At  Robertigena  et^  senior  Robertus  in  Ânglos 
Quotquot  habere  potest  équités  agit,  utpote  cujus 
Filius  in  vinclis  angustabatur  eorum  ''  ; 
Quem  Belvacensis  comitatur^  episoopus,  ejus 

480  Frater,  et  amborum  regali  a  stirpe  nepotes  ; 
Lauduni  presul^,  et  quem  Gasteliio  nuper^^, 
Nunc  vero  Sancti  Pauli  comitatus  honorât, 
Gaucherus,  quo  nemo  alius  laudatior  armis. 

Pontivii^^  comitem  comitantur  in  arma  Pohen, 
Qui,  generosus  avis,  longe  generosior  alti 

i.  œncordibus  V. 

2.  efnisisti  V. 

3.  Cognomenque  trahens  V. 

4.  numerans  V. 

5.  Harnus  P. 

6.  et  omis  dans  P. 

7.  Voy.  plus  haut  v.  46  et  suiv. 

8.  Cui  Belvacensis  cames  habet  V. 

9.  Robert  de  Ghâtillon. 

10.  quondam. 

11.  PontMmtï  VP. 


308  PHILIPPIDOS 

Saoguinis  existit  uxore,  sorore  Philippi 
Magnanimi  régis,  Richardi  que  fuit  uxor, 
Quam  fratri  intactam  Ricbardus  reddidit  olim, 
Navarie  régis  ut^  filia  nuberet  illi. 

490      Hinc  Sancti  Thomas  Galerici  nobilis  hères, 
Gamachiis  dominans,  vicosque  et  plurima  sub  se 
Castra  tenens,  clarus  dominatu,  clarior  ortu, 
Quinquaginta  parât  équités  in  bella,  clientes 
Mille  bis,  audaces  animis  et  robore  fortes. 

Roboreus  vero  cum  Thoma  fratre  Johannes 
In  scala  régis  régi  lateraliter  herent, 
Et  Longi  Stephanus  Gampi  dominator,  et  illi  ^ 
Septuaginta  équités  regio  quos  Neustrica  misit  ; 
Neustria  fida  satis,  immo  fidissima  regî^, 

500  Parcere  nfordaci  si  lingue  vellet  in  illum. 

Hinc  fremitu  majore  trahit  Burgundicus  Odo^ 
BeUigeros  in  bella  viros,  Burgundia  quales 
Nature  dono  producere  no  vit  alunmos. 
Gujus  virtutis  tremor  et  reverentia  famé 
Grescit  in  inmiensum  longe  per  régna,  quod  ipse 
Absens  distringit  et  solo  nomine  terret         [rat, 
Trans  Ararim  populos  quos  flumen  Dubis  ^  ober- 
Et  que  trans  Rhodanum  regio  jacet  usque  Vien- 
Et  Pontarlicios,  abies  quos  plurima  ditat,    [nam, 

51 0  Fauce  jugi  positos  ubi  Dubis  ^  suscipit  ortum  '^^ 

1.  cum  V. 

2.  Le  vers  496  est  à  tort  répété  après  le  vers  497  dans  V. 

3.  Le  vers  499  est  remplacé  par  celui-ci  dans  V  : 

Corde  tnanuque  satis  ipsi  fidissima  régi 

4.  trahit  dux  Allobrogum  Y. 

5.  Duber  L  P. 

6.  Duber  L  P. 

7.  Le  vers  508  se  trouve  à  tort  répété  dans  V  après  le  v.  510. 


UBKR  X.  303 

Atque  Salinenses  angusta  in  valle  sedentes, 
Defecata  quibus  flammarum  ardore  ministrat 
Lympha  salem,  puteis  (mirabile!)  tracta  duobus, 
Uode  BisuDtina  sua  condit  edulia  vallis, 
Lingones  et  Vogesos  tangens  Âlemannia  fines,  • 
Totaque  terra  patens  a  Francis  usque  sub  Alpes, 
Et  regio  dorsis  que  monticulosa  jugosis^ 
Fruge  tamen  mulla,  dapibus  bacchoque  redun- 
Urbibus  egregiis  ambit  vicisque  Lemanum,  [dans, 

520  Impete  quem  Rhodanus  vasto  preterfluit,  et  dum 
Ipse  laci  medio  tluvius  triginta  rapit  se  ^ 
Leucarum  spatio,  vallatur  utrinque  lacu  sic, 
Quod  stans  unda  laci  fluvio  non  obstat  eunti, 
Nec  violente^  lacum  Quvius^  rapit  impete  stantem, 
Sed  neque  vei  lacui  coit  amnis,  vel  lacus  amni. 
Haud  secus  Âipheos  fugiens  Arethusa  furores, 
Littore  ab  Ëleo  iittus  fluit  usque  Sicanum  : 
Quo  rursum  emei^ens  dulci  rigat  arva  fluento 
Sicilie,  specieque  juvat  fructuque  colonos, 

530  Labentique  suo  tam  longa  per  equora  rivo, 
Doris  amara  suam  non  intermiscuit  undam, 
Nec  vim  dulcis  aque  salis  immutavit  amaror. 
Dux  igitur,  nimio  belli  percussus  amore^, 

1.  Les  43  vers  suivants  (518  à  560)  sont  omis  dans  P. 

2.  Les  vers  520-521  sont  remplacés  dans  V  par  les  trois  vers 
suivants  : 

Impete  quem  Rhodano  vasto  preterfluit  inter 
Lausanam  et  summo  pendentes  colle  Gebennas 
Dumque  laci  medio  triginta  précipitât  se 
Leugarum  spatio 

3.  Nec  secum  ipse,  éd.  de  Duchesne. 

4.  /lumen  V. 

5.  belli  iiimio  furore  calescens  V. 


304  PHILIPPIDOS 

His  breviter  regem  verbis  adit  :  c  Hac  vice  saltem 
c  Usque  laboremus  hostes  attingere  Dostros  ; 
c  Naniy  licet  a  patria  grave  sit  tam  sepe  venîre, 
c  Plus  tamen  in  patriam  sine  marte  redire  gra- 

[vamur.  > 

EtquidGalterum  juvenem,  quid  Bartholomeum, 

Quid  Garlandensem  Guillelmum,  Musa,  tacemus? 

5i0  An  quoniam  cum  rege  domi  belloque  morantur, 
Et  rex  raro  solet  illis  sine  pergere  quoquam  ? 
Quod  cuncti  norunt^  memorare  superflua  res  est. 
Hi  siquidem  reliquis  régi  socialius  assunt, 
Gonsilioque  juvant  et  bellatoribus  ipsum, 
Quotquot  habere  suos  ad  sumptus  cuique  dabatur. 

Interea  comitissa  senex,  que  Portigalensis 
Filia  régis,  ob  hoc  solum  regina  vocata  est, 
Ferrandique  erat  ipsaquidem^  germana  parentis, 
Hesperidum  ritu  cupiens  ventura  doceri, 

550  Sortilegos  nobis  ignota  consulit  arte. 

Nec  tamen  ipsa,  reor,  erat  inscia  prestigiorum 
Que  solet  Hispanos  presaga  Tholeta  docere. 
Sortibus  ergo  datis,  tali  problemate  falli 
Digna  fuit,  vero  equivoca  sub  voce  latente  :  [rum 

<  Rex,  ab  equo  multa  juvenum  vi  stratus,  equo- 

<  Tundetur  pedibus,  nec  eum  continget  humari  ; 
«  Âltisonoque  cornes  piausu  post  prelia  curru 

€  Vectus,  Parisiis  a  civibus  excipietur.  » 
Hinc  magis  audacter  Ferrandus  in  arma  fureb'at, 
560  Non  intellecto  gaudens  enigmate  sortis  ^ 
Ambiguë  vana  cupidam  spe  fallere  mentem, 

1.  Quod  cunctis  lucet  V. 

2.  Ferrandique  quidam  fuerat  V. 

3.  C'est  ici  que  cesse  la  lacune  de  P. 


570 


580 


LIBER  X.  305 

Ne  solus  duplici  fallatur  Apolline  Gresus^ 

Dehinc  Otbo  comités^  Ferrandum Boloniumque 
Secreto  alloquitur,  et  eis  sua  vota  révélât, 
Majoresque  duces  verbo  non  privât  eodem  ^  : 
Si  solus  rex  Francorum^  non  esset,  ab  hoste 
Quolibet  in  mundo  tuti  possemus  haberi, 
Et  totum  gladiis  mundum  supponere  nostris  ^  ; 
Quo  solo  contra  nos  impendente  favorem, 
Et  cleri  causam  propriam  quasi  semper  habente, 
Nos  ita  presunoit  anathemate  papa  ferire, 
Atquefide  nostros  ^  proceres  absolvere  nostra*^. 
Qui  dum  Sicanio  se  re^  prestat  amicum^, 
Audet  in  imperium  vires  extendere  nostrum  ; 
Qui  genus  in  nostrum  semper  grassatur ,  et  ipsum 
Qui  tam  largus  opes  pluit  et  donaria  nobis, 
Regem  presumit  exheredare  Johannem. 
Huic  igitur  soli  conatu  insistere  toto 
Expedit  ;  bic  solus  primo  occidatur  oportet, 
Qui  solus  nostros  provectus  impedit,  et  se 
Opponit  nobis,  omnique  fit  hostîs  in  hoste. 


i.  Chron.,  §  202.  —  Le  vers  562,  qui  se  trouve  presque  dans 
les  mèmeB  termes  dans  la  Chronique,  et  que,  sur  la  fausse  indi- 
cation de  Guillaume,  nous  avions  vainement  cherché  dans  Juvé- 
nai,  provient,  ainsi  que  le  dit  M.  .Pannenborg,  de  VAlexandréide 
de  Gautier  de  Ghàtillon. 

2.  Tune  Otho  reprobus  V. 

3.  Le  vers  565  est  ainsi  rédigé  dans  V  : 

Nec  verbi  exortes  alios  facit  esse  quirites. 

4.  Si  rex  Francorum  solus  V. 

5.  A  la  place  du  vers  568,  on  lit  dans  V  ce  vers  qui  se  trouve 
dans  la  Chronique,  mais  qui  est  tout  à  fait  déplacé  ici  : 

Cresus  perdet  Alun  (sic)  transgressus  maxima  régna, 

6.  nostra  V. 

7.  nostros  V. 

8.  Qui  soins  régi  Siculo  prestando  Juvamen  V. 

II  20 


306  PHILIPPIDOS 

Quo  mox  extincto,  reliquos  vincire  potestis 
Âd  libitum,  regnumque  jugo  supponere  nostro, 
Et  sic  partiri  nobis,  quod  tu,  Reginalde, 
Appropries  tibi  cum  tota  Yiromanne  Peronam  ; 
ParisiumS  Ferrande,  tibi  coocedimus;  Hugo 
Belvacum,  Drocas  habeat  Salebericus  héros, 
Gastrum  Nantonis  Gastinetumque  Girardus  ; 
Cum  Vuicassino  Gorradus  habeto  Meduntam  ; 
590  «  Et  reliqui  proceres  habeant  quod  quilibet  optât  ; 
Nemo  ex  hoc  numéro  mihi  non  donatus  abibit. 
At  Senones*,  et  terra  ferax  a  flumine  Ytumna^ 
Usque  locum  quo  Sequanio  Lupa  confluit  amni, 
Et  que  Moretum  Montemque  interjacet  Argi, 
Herveo  comiti  voio  dimittatur  habenda, 
Quam  preconcessit  jam  noster  avuncuius  illi^. 
c  Glerum  autem  et  monachos,  quos  sic  exaltât 

[amatque, 
c  Protegit  et  vigili  défendit  corde  Philippus, 
c  Aut  occidamus,  aut  deportemus  oportet.  [tas 
600  c  Sic  tamen  ut  pauci  maneant,  quibus  arcta  facul- 
«  Sit  satis,  oblata  tantummodo  qui  stipe  vivant, 
c  Villas  et  décimas  majores  miles  habeto, 
«  Et  quibus  est  cure  res  publica,  qui  populos,  qui 
c  Pugnando  faciunt  in  pace  quiescere  clerum^. 

i.  Parisius  V. 

2.  Senories  V. 

3.  Cauna  V. 

4.  Voy.  Ghron.,  §  201.  —  Le  ms.  V  contient  un  vers  de  plus  : 

Cum  promissa  suo  fuit  (^jus  filia  nato, 
Voy.  plus  haut,  vers  95-98. 

5.  Le  vers  604  est  remplacé  dans  V  par  le  suivant,  auquel  il 
manque  une  syllabe  : 

Deffendenda  patria  pugnando  laborant. 


UBER  X.  307 

c  llb  quippe  die  quo  me  dîademate  prîmuin 
c  Reddidit  insignem  patnim  pater  imperiali, 
c  Haoc  promulgavi  legem,  in  scriptisque  redac- 
c  Jussi  per  totum  servari  firmiter  orbem,    [tam 
c  Ecdesie  dedmas  oblataque  munera  tantum 
61 0  €  Possideant  ;  villas  nobis  et  predia  lioquaot, 
c  Vivat  ut  hinc  popuhis,  habeatque  stipendia 

[miles. 

<  Nunc  quia  l^e  mihi  dénis  non  paret  in  ista, 

c  Nonne  gravare  manum,  numquid  non  debeo 

[magnas 
Cum  villis  décimas  illi  auferre  lioenter*? 
Numquid  non  possam  legem  suparaddere  legi 
Tudite  Caroliy  villas  qui  noluit  illis 
Tollere?  Si  décimas  ipsis  tulit  ille,  mihi  non 
Villas  cum  decimis  auferre  licebit  eisdem, 
Condere  qui  possum  leges,  et  jura  novare, 
620  c  Imperium  solus  teneo  qui  totius  orbis? 
Nonne  licet  nobis  hac  derum  lege  ligare. 
Rébus  ut  oblatis  oootenti,  primitiisque,  [perbi? 
Jam  discant  humiles  magîs  esse  minusque  su- 
QuamsatiuSy  quamcommodius,  mejura  novante, 
Impiger  bec  tam  culta  Dovalia  miles  habebit. 
Et  villas  tût  deliciis  opibusque  fluentes,   [tum, 
Quam  genus  hoc  pigrum  fhiges  consumere  na- 
Otia'  quoddudt,  tecto  quod^  marcet  et  umbra  ; 

1.  U  y  a  ici  deux  vers  de  plus  dans  V  : 

Imperium  solus  teneo  qui  totius  orbis, 
Condere  qui  possum  leges  et  jura  notari. 
Ces  vers  font  double  emploi  avec  les  vers  619  et  620  qui  sont 
disposés  dans  l'ordre  inverse. 

2.  occia  P.  ' 

3.  quo  P. 


308 


630 


640 


650 


PHILIPPIDOS 

€  Qui  frustra  vivunt,  quorum  labor  omnis  in 

[hoc  est 
UtBacchoVencrique  vacent,  quibusinflat  obesis 
Grapulacolla  toris,  oneratqueabdomine  ventres? 
Undeego,  quamprimum  predicta  in  legerebellis 
Papa  fuit  nobis,  Montem  Flasconis,  Aquamque 
Pendentem,  Bitral^,  Radichofonis^  ardua,  Sancti 
Quiriaci  castrum,  Bisterbica  menia,  Bicum^, 
Vicosque  innumeros,  castellaque  plurima,  dives 
Roma  quibus  circumvallatur,  protinus  ipsi 
Fortior  eripui^,  multoque  potentior  armis, 
Ipso  que  teneo  nolente,  diuque  tenebo  ; 
Quamvis  imperium  mihi  supplantare  laboret, 
Presumens  nostrum  promittere  jus  Frederico. 
«  Sed  mora  consilii  non  est  modo  libéra  nobis  : 
Ecce  Bovinarum  pontem  post  terga  reliquit 
Francigenum  ductor  ;  hodie  sua  castra  sub  urbe 
Tomaco  figet,  Scaldi  ^  prope  fluminis  undas  ; 
Et  licet  illorum  numerus  qui  bajulat  arma, 
Militie  vix  esse  queat  pars  ^  tertia  nostre, 
Ecce  ad  nos  veniunt  ut  nobis  congrediantur  ; 
Ecce  nec  exspectant  ut  nos  vadamus  ad  illos. 
Tantum  habet  ille  animi,  tanta  est  presumptio 

[Franci 
Militis,  ut  nuUum  dubitet  tentare  periclum  ! 
Quod  dicunt,  quod  agunt,  exploratoris  ab  ore 
Yeridici  totum  mox  nostre  infunditur  auri . 


1.  BUraiW. 

2.  Radifoni  V. 

3.  Biccum  L  P. 

4.  Voy.  Ghron.,  §  157. 

5.  Scauri  V. 

6.  pars  esse  queat  vix  V. 


LIBER   X.  309 

c  Ignorant,  ut  credo,  quot  agmina  nostra  sequan- 
c  Signiferi ,  nostre  quam fortia corpora  gentis,  [tur 

<  Qui  comités,  qui  totve  duces,  quis  Theutoni- 

[corum 
c  Sit  furor  in  beilo,  quo  turbine  torqueat  ensem, 

<  Corpora  quam  rigido  ferrata  bipertiat  ictu. 

<  Sed  veniant,  ut  eos  hec  omnia  re  doceamus, 
660  c  Parisio  nec  sit  pudor  a  Saxone  doceri.  » 

Dixerat  ;  at  proceres  uno  concorditer  ore 
Sic  fore  promittuot,  jurantque  fideliter  omnes 
Observaturos  se  quicquid  dixerat  Otbo. 
Utque  cavere  magis  queat  unusquisque  periclum, 
Ut  certo  socium  signo  discernât  ab  hoste, 
Confestim  ^  per  terga  cruces  et  pectora  ponit 
Quisque  sibi,  peditesque  manus  famulique  mi- 

[nores 
Funîculis,  laqueis  onerantur  sive  capistris, 
Quo  facile  injiciant  victis  jam  vincula  Francis, 

670  Quos  in  congressu^  primo  vincire  putabant^. 
Certificavit  enim  regem  super  onmibus  istîs 
Haud  dubie  fidei  vir  quidam  religiosus, 
Illa  nocte  diem  que  belli  preveniebat. 
In  castra  occulte  LovamuMTum  a  duce  missus. 
Qui  licet  Othonis  socer  esset  homoque  fidelis, 
Nuper  erat  tamen  uxor  ei  data  filia  régis  ; 
Et  quam  condensis  via  sit  perplexa  salictis, 
Quam  limosa  palus,  quam  carice  juncus  acuta 
Impediat  medios  Moritana  in  rura  naeatus, 

680  Edocuit,  quam  vix  equus  aut  rota  transeat  illac. 

{.  CeriaUm  V. 

ï.  Egressu  P. 

3.  Voy.  Richer  de  Sénoneb.  M.  G.,  XXV,  m,  1.  24. 


310  PHILIPPIDOS 

Gonsilium  rex  ergo  novat,  paucisque  novatum 
Detegit,  Otho  iterum  ne  se  scire  omnia  jactet. 
Tune  ait  :  «  Ista  nimis  via  pernieiosa  quadrigis 
Esse  potest  et  equis  ;  sed  eis  sine  quis  velit  ire, 
Aut  pugnare  pedes?  A  nobis  sit  procul  istud  ! 
Theutonici  pugnent  pedites  ;  tu,  Gallice,  pugna 
Semper  eques.  Rétro  vertamus  signa,  Bovinas 
Pretereamus,  item  Gameraci  plana  petanius, 
Hostes  unde  gradu  facili  possimus^  adiré. 
690  c  Absit  enim  ut  videam  natalia  rura,  priusquam 
Me  duce  Francus  ovans  Othonis  dicta  refellat, 
Verius  ut  doceat  Saxonem  Parisianus, 
Quem  Saxo  jactat  a  se  debere  doceri  ! 
Et  tibi,  dux  Odo,  quereris  qui  sepe  venire^, 
Terminet  una  dies,  Franco  victore,  iaborem.  » 
Dixit,  et  audita  velli  tentoria  missa 
Imperat,  et  gelido  sub  mane  redire  Bovinas^. 

Gur  ita  te  jactas,  Otho?  Gur  ensibus  enses 
Theutonicos  Francis  frustra  preferre  laboras  ? 
700  Francorum  rubuit  gladiis  Saxonia  dudum, 

Gum  méritas  subiit  ^  Karolo  sub  vindice  penas  ; 
Qui  nullum  superesse  marem  permisit  in  illa, 
lUius  gladio  qui  corpore  longior  esset^. 

Vix  e  conspectu  Tornaci  se  tulerat  rex, 
Gum  suus  Othonem  petit  explorator,  et  illi 
Intimât^  attonitiim  nimio  terrore  Pbilippum, 


i.  valeamus  V. 

2.  Allusion  aux  paroles  du  duc  de  Bourgogne  citées  au  v.  536. 

3.  Voy.  Ghron.,  §  181. 

4.  solvit  V. 

5.  Voy.  le  moine  de  Saint-Gall.  M.  G.,  Scr.,  II,  755, 1.  77-79. 

6.  nuntiat  Y. 


UBER  X.  3M 

Francigenasque  suos  ftigiendo  redire  Peronam, 
Deceptusque  suum  dominum  decepit.  Ât  ille, 
Frustra  concipiens  animoso  gaudia  oorde, 

71 0  Arma  rapit,  portasque  ftirens  post  terga  relinquit  ; 
Totus  et  egrediens  exerdtus  undique  densis, 
*   More  locastarum,  legionibus  occulit  agros  ; 
Non  ramis  perplexa  virentis  silva  salicti, 
Non  juDCosa  palus  cecis^  dbsessa  lacuois^, 
Non  limo  tellus,  carecto  et  glutine  sordens, 
Tardât  eos  ;  metuunt  ne  Frand  transîerint  jam, 
Ântea  quam  pos^t  illos  attiogere',  pontem, 
Inque  vicem  hcnrtaDtur  calcaribus  acriter^  uti, 
Ut  magis  accélèrent,  indiscretique  propincpium 

720  Non  metaunt  casum,  et  merito  labuntor  in  ipsum. 
Quo  niitis,  perîtura  manus?  maie  prelia  tractât 
ImpetQS.  An  regem  sic  vertere  tei^a  putatis, 
Quin  Yobis  aosit  versa  concorrere  fironte? 
Non  decet  ut  terrer  vestri  deterreat  iilum; 
Non  decet  ut  propter  vos  aufugiase  patetar  ; 
Qui  «olum  hoc  optât  ut,  vobîs  forte  v^pertiB^ 
In  pbno  {Jane  beHo  confligat  aperto, 
loque  brevi  îd  vobis  oada  ratione  patebît. 
Uhinius  exierat  post  omnia  signa  Garinus, 

730  Qui  Silvectensis^  nondum  sacratus  ad  orbis 

i.eeiù  p. 
î.  eŒDenUs  V. 

3.  àntM  quarri  rtçfm  pouini  ûitingere  \ . 

4.  a/criui  V. 

5.  SUv^fiscUfifii  L  P.  —  Oeite  leçon  e«t  ér'yieauneai  pius  oor- 
rKt«.  maif  €'ik  ajoute  mu  ren  une  ijrliaiie  mutUe.  et  GuîUmume 
nous  m  hhltivàé  k  k  \fjkr  itrewàn  de  aeail»UJi4es  hberiéê  avec  lef 
noms  d€-  u^-^i..  Nous  ooti»  en  fomaet  donc  teuu  k  U  leçon  du 
ms.  du  ViLucaiL. 


312  PHILIPPIDOS 

Ëlectus  catbedram,  régis  specialis  amicus, 
Ârdua  tractabat  cum  rege  negotia  regni. 
Hic,  dum  precedunt  crispantibus  agmina  signis, 
Postremo  tacite  digressus  ab  agmine  paulum, 
Cepit  iter  versus  Moritania  tendere  rura  ; 
Gumque,  novi  cupieos  aliquid  deprendere  casus, 
Passus  millenos  jam  perrexisset  ad  austrum, 
Cum  paucis,  quos  inter  erat  MeleduDicus  Adam, 
Ascendit  tumulum  quo  campus  forte  tumebat, 

740  Luminis  unde  procul  emittere  posset  acumen. 
Ët^  cum  vidisset  acies  fervere  per  agros, 
Nec  posset  visos  uno  defigere  visu, 
Tôt  clypeos  preferri  astris  splendoribus  ausos, 
Tegmina  tôt  capitum  solis  replicantia  lucem, 
Tôt  latera  ambiti  livere  viredine  ferri. 
Tôt  vexilla  levi*  motu  irritantia  ventos. 
Tôt  cetus  equitum,  tôt  equorum  ferrea  membris 
Tegmina  proceris  circumdata,  dixit  ad  Adam  : 
€  Hi  veniunt,  nec  se  credunt  attingere  posse 

750  €  Tempore  nos  satis  optato  ;  tu  colle  sub  isto 
€  Exspectabis  adbuc,  intellecturus  eorum 
€  Plenius  et  numerum  et  mentem,  dum  vado 

[Pbilippum 
€  Gertificaturus  ;  alii  non  crederet  ipse.  » 

Sic  fatus  volat  ad  regem  :  vix  sustinet  ille 
Gredere,  présumât  quod  quis  tractare  sacrato 
Bella  die,  soli  sibi  quem  Deus  ipse  sacravit^. 

i.Qui  V. 

2.  levés  V. 

3.  Ces  deux  vers  sont  ainsi  rédigés  dans  V  : 

Credere  quod  quis  bella  die  tractare  sacrata 
Présumât,  sibi  quam  soli  Deus  ipse  sacravit. 
(Voy.  Ghron.,  t.  I,  p.  267,  n.  4.) 


l 


760 


770 


780 


LIBER  X.  313 

Ck)ntinet  ergo  gradus,  et  preoedentia  stare 
Signa  ^  jubet,  loquiturque  suis  hoc  ordioe  caris  : 
€  Ëcce  quod  optabam   Dominus   mihi  contulit 

[ultro  ; 
Ecce  supra  meritum,  prêter  spem,  gratia  nobis 
Sola  Dei  confert  quod  votum  prêtent  omne. 
Quos  per  circuitus  ^tiosos  perque  viarum 
Discursus  varies  modo  conabamur  adire^, 
Ecce  ad  nos  ultro  Domini  miseratio  ducit, 
Frangat  ut  ipse  suos  per  nos  simul  et  semel  hos- 
Hostibus  iUe  suis  nostro  mucrone  secabit  [tes  ; 
Mcmbra,  sîbi  faciet  nos  instrumenta  secandi  ; 
Ille  idem  percussor  erit,  nos  maliens  ;  ille 
Totius  actor  erit  belli,  nos  vero  ministri. 
Nec  dubito  quin  se  Victoria  conférât  illi, 
Quin  hostes  proprios,  quibus  est  infensus,  et 
In  nobis  vincat,  et  nos  vincamus  in  ipso,  [ipse 
Jam  patris  patrum  gladio  meruere  feriri. 
Qui  presumpserunt  illum  spoliare  suisque 
Ëcclesiam  privare  bonis,  solidosque  quibus  se 
Nunc  quoque  sustentant,  clero  monachisque 

[tulerunt, 
Pauperibusque  Dei,  quorum  maledictio  danmat 
Et  damnabit  eos  ;  quorum  querimonia,  celum 
Dum  pénétrât,  coget  illos  succumbere  nobis ^. 
E  contra  nobis  communicat,  et  precibus  nos 


1.  signa  Stare  V. 

2.  Philippe-Auguste  avait  d'abord  pensé  à  aller  attaquer  Othon 
dans  Mortagnc  ;  mais  les  difRcultés  de  la  route  l'avaient  décidé  à 
renoncer  à  ce  projet  et  à  revenir  vers  Lille,  pour  aller  de  là  rava- 
ger le  Hainaut.  (Vuy.  Chron.,  §  181,. et  p.  267,  note  2.) 

3.  illos  nobis  succumbere  coget  V. 


31  &  PHILIPPIDOS 

Adjuvat  ecclesia,  et  Domino  commendat  ubique  ; 

Per  loca  certa  tamen  pro  oobîs  pronius  orant. 

Major  in  affectu  quibus  est  dilectio  nostra. 

Unde,  spei  solide,  rogo,  robore  consolidai, 

Hostes  ecclesie  vos  hostibus  exhibeatis  ; 

Non*  mihi,  sed  vobis  et  regoo  vincere  vestra* 

Pugna  velit  ;  regni  curam  et  diadematis  unus 

Quisque  gerens,  caveat  proprium  ne  perdat 

[bonorem. 

Pugna  tamen  cordi  minus  est  mihi,  quod  macu- 
790  €  Ista  sacra^  dies  aspergine  sanguinis  odit.  »  [lari 

Dixerat,  et  Franci  leti  clamore  paratos 
Se  pugnare  ferunt  pro  regni  et  régis  honore  ^ 
Gonsilium  tamen  hoc  sedet  omnibus,  usque  Bovi- 
Ut  proficiscantur,  hostis  si  forte  diei  [num^ 

Parcere  sacrate  veUt,  et  differre  duellum, 
Donec  lux  bello  Ucitam  se  crastina  prestet. 
Preterea  locus  est  munitior  ille  tuendis 
Sarcinulis,  rebusque  aliis  que  castra  sequuntur, 
Gum  nusquam  pateat,  a  dextris  atque  sinistris 
800  Gontinuis  spatiis  iter  impediente  palude, 
Transitus,  excepto  satis  arcto  ponte  Bovino, 
Quo  quadrupes  se  sive  bipes  evolvat  ad  austrum. 
Ât^  parte  ex  illa  latis  patet  area  campis, 
Grataque  planities  cereali  gramine  vernans, 
Que,  protensa  satis  spatio  per  rura  patenti, 

1.  Haut  V. 

2.  vostra  P. 

3.  sacrata  V. 

4.  Ghron.,  §  182. 

5.  Bovinas  V. 

6.  Atque  V. 


UBBR  X.  315 

Sanguineum  a  zephyro,  Gesonam  tangit  ab  euro  ; 
Dignus  cède  locus  et  sanguine  commaculari, 
Sanguinis  et  cedis  médius  oommunis  utrique. 
Gontinuo  pontem  rex  sic  facît  amplificari, 

810  Gorpora  quod  bis  sex  lateraliter  ire  per  ipsum 
Gumque  suis  possent  tractoribus  octo  quadrige  ^ . 
Ëcclesiam  Pétri  sacratam  nomine  juxta 
Fraxinea  rex  sole  calens  residebat  in  umbra, 
Haud  a  ponte  procui,  quem  jam  pars  maxima 

[cetus, 
Dilatam  sperans  in  crastina  tempora  pugnam, 
Transierat,  mediumque  diem  sol  altus  agebat. 
Dumque  pararet  ibi  modioe  indulgere  quieti^, 
Nuncius  accurrens  cursu  festinus  anhelo  : 
c  Agmen  in  extremum,  clamât,  jam  prosilit  hos- 

8âl0  €  Nil  Gampanensis  acies,  nil  sufficiunt  hi       [tis  ; 
€  Quos  modo  misistis,  ut  eos  retropellere  possint  ; 
€  Dumque  illis  obstant,  et  eos  tardare  laborant, 
€  Gontinuo  egerunt  bis  jam  duo  millia  passu.  » 
Motus  ad  hanc  vocem  rex  illico  surgit,  et  intrat 
Ëcclesiam,  Dominoque  suum  conunendat  agonem, 
Finitaque  brevi  prece  mox  egressus  :  €  Euntes 
€  Festinemus,  ait,  sociis  succurrere  nostris  ; 
€  Non  irascetur  nobis  ^  Deus,  arma  feramus 
c  lUos  si^  contra,  sacrato  tempore,  qui  nos 

830  €  Impugnant  ;  sed  nec  Machabeis  est  reputatum 
€  Âd  culpam,  quod,  se  per  Sabbata  sancta  tuendo, 

i.  octo  ire  quadrige  P. 

2.  D'après  le  dernier  vers  du  sommaire  de  ce  chant,  le  roi  se 
serait  endormi  pendant  ce  moment  de  repos. 

3.  nobix  omis  dans  V. 

4.  Illos  vero  V. 


316  PHIL1PPID0S 

€  Hostiles  sancto  vires  repu  1ère ^  tropheo. 
€  Immo  die  pugnare  magis  nos  convenit  ista, 
€  In  qua  pro  nobis  Domino  generaliter  omnis 
€  Supplicat  eoclesia,  cui  nos  prestamus  amicos. 
Hec  dicens,  armis  corpus  prémunit,  et  alto 
Insilit  altus  equo,  lituumque  horrente  boatu 
Girca  ipsum,  cursu  reduci  festinat^  in  hostem. 

1 .  fregere  V. 

2.  se  vertu  V. 


UBER  XI.  317 


CATHALOGUS  MATERIE  UNDECIMI  UBRI. 

Vndecimcs  varias  strages  habet  ^ .  Imperiali 
Standardo  mundi  dominum  se  diiputat  Otho. 
Sub  série  certa  disponunt  agmina  regeSj 
Etistacioque^  sua  mox  improbitate  peretnpto^ 
Ferrandum  prima  super at  Campania  pugna. 
Coram  rege  cadit^  Stephanus.  Salebericus  alto 
Precipitatur  equo  Belvaci  prêsulis  ictu. 
Rex  cadit^  Otho  fugit^  Francis  Victoria  cedit. 
Bolonius  capitur,  post  omnes  denique  victus^. 

INCIPIT  UBER  UNDEOMUS. 

Ghristophori  Jacobique  dies  post  gaudia  festi 
Primus  erat  Domini  cui  dant  a  nomine  nomen^ 
Christicole  ^  ;  verunr  gentiles  solis  eumdem 
Esse  volunt,  primam  sibi  qui  dicat  illius  horam  ; 
Nomen  enim  dat  cuique  suum  plaoeta  diei, 
Gui  primam  dat  queque  dies  specialiter  horam 
Ordine  quo  prisci  désignant  tempora  vates. 

Vidit  ut  Otho  suo  Francos  cum  rege,  levatis 
Ad  pugnam  signis,  ita  festinanter  adesse, 
1 0  Quos  solo  audierat  victos  terrore  reverti 

1.  canit  V. 

2.  Kuticioque  L  P. 

3.  mit  V. 

4.  post  omnes  vix  superatus  V. 

5.  eut  nomine  nomen  adoptant  Y. 

6.  On  était  au  dimanche  27  juillet  4214. 


318  PHILIPPIDOS 

In  patriam  fugiendo  suam,  miratur,  et  exspes 
  leva^  paulum  retrahit  vestigia  parte; 
Gomponensque  acies,  gressus  obliquât  ad  Arcton, 
Quas  ita  continua  série  protendit  in  amplum, 
Occupet  ut  prima,  armalorum  fronte  virorum 
Directe  extensa,  passus  duo  millia  terre  ^* 
Sic  etiam  rex  ipse  sue  protendere  frontis 
Gornua  cura  vit,  ne  forte  preanticipari  ^ 
Aut  intercludi  tam  multo  possit  ab  hoste. 

20      Mox  Otho,  imperii  declarans  signa,  volensque 
Jam  quasi  promeriti  rem  prelibare  trophei^, 
Standardum  edificat,  miroque  insignit  honore 
Imperii^,  ut,  fasces  tanto  illustrante  paratu, 
Se  dominatorem  totius  disputet  orbis. 
Erigit  in  carro  palum,  paloque  draconem 
Implicat,  ut  possit  procul  hinc  atque  inde  videri, 
Hauriat  et  ventos  cauda  tumefactus  et  alis, 
Dentibus^  horrescens,  rictusque  patentis  hiatu  ; 
Quem  super  aurata  volucer  Jovis  imminet  ala'^, 

30  Tota  superficies  cujus  nitet^  aurea,  solis 

1.  dextra  V.  —  Il  faut  en  effet  lire  a  leva,  puisque  le  mouve- 
ment dont  il  s'agit  eut  lieu  vers  la  droite,  o  ad  dexteram  partem 
itineris  quo  gradiebantur.  »  (Ghron.,  §  184,  et  p.  269,  note  i,  271, 
note  3.) 

2.  large  V.  —  Ce  vers  est  ainsi  rédigé  dans  l'édition  de  J.  de 

Meyer  : 

Porrecta  in  latum  passus  bene  milia  bina. 

D'après  la  Chronique,  le  front  ,de  Tannée  alliée  ne  se  serait 

étendu  que  sur  1040  pas.  (Ghron.,  §  186.) 

3.  preanticipasti  V. 

4.  triumphi  V. 

5.  Ipsius  V. 

6.  Rictibus  V. 

7.  Le  V.  29  manque  dans  V. 

8.  rubet  Y. 


UBER  XI.  319 

Emula,  quo  jactat  plus  se  spleodoris  habere^ . 
Âst  régi  satis  est  tenues  crispare  per  auras 
Vexillum  simplex,  oendato  simplioe  textuin, 
Spleodoris  rubeî,  lethania  qualiter  utî 
Eodesîana  solet  œrtis  ex  more  diebus  ; 
Quod  cum  flamma  habeat  vulgariter  aurea  oomeD, 
Omnibus  in  bellis  habet  omnia  signa  preire, 
Quod  régi  prestare  solet  Diooysius  abbas, 
Ad  bellum  quoties  mmpiiê  pro6cîscîtur  armis^. 

40  Ante  tamen  r^em  signum  regale  ieoebat 
Meatiniaoensis,  vîr  fortis  oorpore,  Galo  ; 
Seque  ades  ambe  directe  reapieîebant, 
A  se  distantes  modico  discrimioe  campi, 
Yultibus  oppofiîtis,  nec  adhuc  vox  ulla  sonabat. 

Otbo  magnanimum  oooira  e  regione  Phîlippum 
Stabat  in  oroatu  valde  aoress  imperiali. 
Drocarum  dominas  cum  Gamftchiensibus  et  cum 
Pontiviis^  a  rege  procul  sic  ftaotibus,  ut  non 
^>fiîus  a  série  séries  diataret  eorum, 

50  Bolonio  oomiti  se  contraponit  et  Aoglis^ 
Gui  magis  infensus  odiis  erat  ^>se  vetemis^, 
£t  levum  cornu  oonserto  marte  ooronant  '\ 

1.  Ghron.,  ^  184. 

2.  U  y  a  ici  daiit  V  troië  vert  de  plufe  : 

Segw  priui  banctv  pr^nUus  commendat  eideni. 
Quique  martscaUi  vioe  fungiiur,  iUud  Itabetido 
In  vuinibuij  cuncuis  deOet  preeedere  tumiui. 

Dans  I  édiiioi:  Uf  J.  d»-  iifyt^r,  lei»  d»îui   ùtirm«*.n  vert  ëoni 
aiofii  rédig^^h 

ldqu€  gerv.  iolUns  eguiium  prefeetui  in  alium, 
Vtcto.s  tquif  cuncku  $uetu^  pntetsdert  iurmat. 

iS.  hmiuvtiit  V. 

4.  Le  \ .  01  nuiuqu*  duiu  V . 

ô.  iueniur  V. 


3S0  PHILIPPIDOS 

At  dextro  in  cornu,  spatiis  a  rege  remotis, 
Fulminât  in  Flandros^  acies  Gampanica,  duxque 
AUobrogum,  et  Sancti  Pauli  cornes,  atque  Johan- 
Bellimontensis,  et  quos  Medardicus  abbas      [nés 
Miserat,  immensa  claros^  probitate  clientes, 
Ter^  denos  decies,  quorum  exsultabat  in  armis 
Quilibet  altus  equo,  gladioque  horrebat  et  hasta, 

60  y  aile  Suessonica  quam  fortia  corpora  surgunt^. 
Quos  inter  regemque  viri  virtute  corusci  ^ 
Astant  continua  série,  scalasque  suorum      [vum 
Quique  magistrorum  densant^,  dum  buccina  se- 
Obstrepaf^,  ut  céleri  levitate  ferantur  in  hostem. 

Interea  electus  le  vis  istos  ambit  et  illos, 
Hortaturque  sue  vigilent  ut  quisque  saluti, 
Fortiter  ut  patrie  pugnent  et  régis  honori, 
Sintque  sue  memores  gentis,  que  semper  in  omni 
Gonflictu  victrix  hostes  confregit  ;  id  autem 

70  Summopere  caveant,  ne  ipsos  nuroerosior  hostis 
Gornua  protendens  forte  intercludere  possit,  .j^ 

Ne  série  séries  sit  longior  hostis  corum, 
Ne  scutum  miles  faciat  de  milite,  sed  se 
Quisque  suo  fronte  opposita  sponte  offerat  hosti. 

Gumque  morarentur,  nec  dignarentur  aperto 
Gredere  se  campo  série ve  excedere  Flandri, 

1 .  Flandns  V. 

2.  Miserai  ad  regem  mira  V. 

3.  Bis  V. 

4.  quales  oriuntur  alumpni  V. 

5.  L'ordre  des  vers  60  et  64  est  interverti  dans  l'édition  de 
J.  de  Meyer. 

6.  Les   cinq   derniers   mots   (  scalasque  -  densant  )   manquent 
dans  V. 

7.  Perstrepat  V. 


LIBER  XI.  381 

Impatiens  Suessona  phalanx,  suadente  Garino, 
Gornipedes  quanto  potuerunt  currere  cursu, 
Invadunt  illos,  nec  miles  it^  obvius  illis  [num^; 

80  Flandricus,  aut  motus  aliquod  dat  corpore  sig- 
Indignans  nimium  quod  non  a  milite  primus, 
Ut  decuit,  fieret  belli  concursus^  in  illos; 
Neque  verecundentur,  ab  bis  defendere  si  se 
Prorsus  abhorreseant  (cum  sit  pudor  ultimus  alto 
Sanguine  productum  superari  a  plebis  alumno), 
Immoti  statione  sua  ;  non  segniter  illos 
Excipiunt,  sternuntque  ab  equis  plerosque  nec^ 
Parcendum  ducunt  famuli  ;  sed  turpiter  illos  [illis  ^ 
Jam  perturbatos  stationem  solvere  cogunt, 

90  Seque,  velint^  nolint,  defendere.  Sicque  superbos 
Nobilitate  viros,  et  majestate  verendos, 
Non  puduit  demum  pugnare  minoribus  ipsis, 
Afficiuntque  illos  atque  afficiuntur  ab  illis 
Ictibus  et  plagis.  Famulis  sed"^  denique  spretis. 
Et  genus  et  proavos  Eustacius  a  Maquelinis 
Qui  trahit  egregios,  se  contulit  equore  piano, 
Sepius  c  Ad  mortem  Francorum  »  voce  superba 
Ingeminans.  Sequitur  Galterus  cum  Buridano 
(Hic  de  Guistella,  de  Furnis  venerat  ille), 
1 00  Flandrinique  équités,  odium  quibus  improba  régis 

i.  ut  p. 

2.  Ghron.,  §  186. 

3.  œngressus  V. 

4.  cum  L. 

5.  Le  vers  87  est  rajouté  dans  la  marge  de  L.  Le  scribe  de  P 
devait  avoir  le  ms.  L  sous  les  yeux,  car  il  a  mal  placé  le  v.  87 
qu'il  a  intercalé  entre  le  v.  88  et  le  v.  89. 

6.  Se  velint  V. 

7.  Famulisque  P. 

n  21 


332  PHILIPPIDOS 

Flandria  magnanimi  teneris  infudit  ab  annis, 
Militibus  properant  rapîdo  occursare  volatu. 
Jamque  perhorruerat  lituorum  clangor,  et  om- 

[nes* 
Hinc  atque  inde  acies  commixte  in  fata  ruebant  ; 
Harmensis  Michael  clamanti  funera  Francis 
Obviât,  et  médium  forât  illius  egidis  hasta. 
Ast^  illum  inferius  Eustacius  impetit  ^,  atque 
Per  sellam,  per  equi  costas,  agit  improbus  has- 

[tam, 
Et  domini  per  utrumque  fémur  ^  ;  cadit  hic,  ruit 

110  Yixque  potest  hastile  suis  evellere  coxis.      [ille, 
Hugo  Malaunites  accurrit,  Reminidesque 
Petrus^,  quos  sequitur  acies  Gampana,  comesque 
Bellimontensis  cum  Sacrocesariensi .      [Morencii, 
Nec  mora  te,   Gauchere^,   tenet   dominumque 
Se  quibus  opponunt  Flandrorum  mille  cohortes. 
Ferrandusque  suis  animos  dum  pugnat  adaugens, 
Hastis  confractis,  mucronibus  atque  cutellis 
Insistunt,  Dacisque  securibus  excerebrant  se 
Ictibus  alternis,  et  equorum  viscera  rumpunt 

1 20  Demissis  gladiis,  dominorum  corpora  quando 
Non  patitur  ferro  contingi  ferrea  vestis. 
Labuntur  vecti  lapsis  vectoribus,  et  sic 
Vincibiles  magis  existunt  in  pulvere  strati. 
Sed  nec  lune  acies  valet  illos  tangere  ferri, 

1.  littwrum  clangoris  V. 

2.  Atque  V. 

3.  Dans  la  Chronique  (§  188),  on  dit  seulement  que  Michel  do 
Harnes  fut  blessé  «  a  quodam  Flandrensi.  » 

4.  Et  per  utrumque  fenum  domini  V. 

5.  cum  Remiensi  Petro  V. 

6.  Gaucher  de  Ghàtillon. 


LIBER  XI.  383 

Ni  prius  armorum  careat  muaimine  corpus, 
Tôt  ferri  sua  membra  plicis,  tôt  quisque  patenis  ^ 
Pectora^,  tôt  coriis,  tôt  gambesonibus  armant^. 
Sic  magis  attenti  sunt  se  munire  modérai 
Quam  fuerint  olim  veteres,  ubi  millia  mille 

130  Una  sepe  die  legimus  cecidisse  virorum. 

Nam,  maladumcrescunt,  crescitcautela  malorum, 
Munimenque  novum  contra  nova  tela  repertum 

[est*. 
Ât  Michael,  sodis  tellure  juvantibus  ipsum^, 
Se  levât,  et,  quamvis  coxam  gravet  ejus  utramque 
Plaga  duplex,  commendat  equo  sua  membra 
Invente  ut  multis  aliis  sessore  carenti,  [recenti, 
Gujus  humi  dominum  prostraverat  Hugo  Malau- 
Ast  Hugonis  equi  Galterus^  in  ilibus  ensem  [nus. 
Demittil,  pedîtemqne  facit.  Pedes  ergo  pedumque 

1 40  Se  gressu  firmans,  hosti  vidnat,  et  ictus 
Ingeminans  ipsum  cogit  se  dedere  victum^, 
Gum  que  etiam  capitur  Buridanus,  qui  quasi 

[ludens 
Clamabat  :  <  Nunc  quisque  suememorestopuelle  !  » 
Tune  Michael  illom  ^  qui  mortificaverat  ejos 
Gornipedem,  vulnusque  duplex  inflixerat  illi. 


4.  Voy.  plus  haut  liv.  III,  v.  497,  note  6. 

2.  Corpora  V. 

3.  armis  V. 

4.  Chron.,  §  188. 

5.  illum  V. 

6.  Gautier  de  Ghistelles. 

7.  Yoy.  dans  Cat.,  1611-1619,  les  actes  par  lesquels  Gautier 
de  Ghistelles  s'engagea  à  ne  pas  attaquer  Ph.-Aug.  Michel  de 
Hames  ûgure  parmi  les  cautions  de  Gautier. 

8.  Tune  Michael  hostem  V. 


3âl4  PHILIPPIDOS 

Querit,  et  inventum  rigidis  sic  implicat  ulnis, 
£t  galea  abstracta^  vultum^  cum  gutture  nudat, 
Quo  via  fit  Franci  gladio,  qui  dum  necat  illum^  : 
€  Ut  tua  nunc  saltem,  Eustaci,  presumptio  cesset, 

150  <  Mortem  quam  Francis  inclamas  accipe,  dixit; 
c  Te  perimit  Francus,  Francis  dum  fata  minaris. 
€  Hujus  causa  necis  tibi  sola  superbia  lingue  est  ; 
€  Nec  te  servari  sinit  ad  conmiercia  vivum, 
€  Ut  multos  alios  qui,  te  moriente,  ligantur  ^.  » 

Ast  alia  dux  parte  furens  Burgundicus,  inter 
Hostiles  cuneos  agili  circumrotat  ensem  [audax. 
In  Flandros  Henoasque  manu;  sed,  dum  nimis 
Fortune  securus,  et  hos  prosternit  et  illos, 
Oblitusque  sui  nimium  prorumpit  in  hostes, 

1 60  Âdmitti  gladios  doluit  vectoris  in  alvum, 

Qui  ruit,  alque  ducem  secum  in  tellure  volutat^. 
Gui,  dum  multiplici  latus  undique  malleat  ictu 
Hostilis  rabies,  assunt  perniciter  aie  [tum 

Âllobrogum,  dominoque  ferunt  in  tempore  gra- 
Subsidium;  pars  carne  nimis  ^  ferroque  moran- 

[tem^ 
Surgere  sustollunt  ;  pars  pugnat  et  amovet  hos- 
Qui  nimis  instanter  illum  retinere  laborat^  ;  [tem, 


i.  abstractum  V. 

2.  vuUum  omis  dans  V. 

3.  Dans  la  Chronique  (§  187),  le  vainqueur  d'Eustache  de 
Maquelines  n'est  pas  nommé. 

4.  Quos  te  moriente  ligamus  V.  —  Ghron.,  §  487. 

5.  voluptat  P. 

6.  gravi  V. 

7.  «  Valde  œrpulentus  erat  »  dit  une  glose  de  L  et  de  P.  — 
Voy.  Ghron.,  §  188. 

8.  Le  vers  167  manque  dans  V. 


LIBER  XI.  385 

Pars  alium  quo  scandât  equum  perniciter  aptat  ; 
Et  jam  factus  eques  requiem  captare  rogatur, 

1 70  Donec  se  modicum  recreet,  flatumque  résumât  : 
€  Immo,  ait,  amissi  dum  me  vectoris  in  hostem 
«  Dedecorisque  mei  memorem  calor  excitât  ire, 
€  Dedecori  decus  est  vindictam  reddere  nostro.  > 
Dixit,  et  in  medios  velut  amens  se  jacit  hostes*. 
Nec  minus  audacter  Flandrum  ruit  agmen  in 

[illum. 
Densantur  cunei  Allobrogum,  dominique  ruine 
Veclorisque  sui  fieri  vult  quilibet  ultor; 
Tantaque  fit  totis  pugnantum  immixtio  campis, 
Tam  prope  se  inveniunt  percussi  et  percutientes, 

180  Quod^  vix  elongare  manum,  quo  fortius  ictus 
Inculcare  queat,  spatium  datur  aut  locus  ulli  ; 
Queque  armature  vestis  consuta  suprême 
Serica  cuique  facit  certis  distinctio  signis. 
Sic  percussa  patet,  sic  intercisa  minutis^ 
Pictaciis  pendet,  dum  demolitur  eamdem 
Tunsio  crebra  nimis  clave,  mucronis  et  haste, 
Quod  vix  a  sociis  hostes  dignoscere  possunt. 
Cruribus  inversis  jacet  hic*  resupinus  arena, 
Hic  latere  obliquo  ruit,  alter*^  vertice  prono 

190  Labitur,  atque  oculis  exbaurit  et  ore  saburram. 
Hic  eques,  ille  pedes  vinclis  se  mancipat  ultro, 
Dum  pcrimi  magis  odit  ibi  quam  vivere  victus^. 


1.  médium  velut  amens  se  jacit  agmen  V.  —  Chron.,  §  488. 

2.  quo  V. 

3.  munitis  V. 

4.  hic  omis  dans  P. 

5.  hic  V. 

6.  vinctus  V. 


326  PHILIPPIDOS 

Quadrupèdes  autem  passim  per  nira  \ideres 
Ëxsufflare  animas  ;  alii  disrupta  per  alvum 
Ëxta  vomunt,  alii  procumbunt  poplite  sedo  ^  ; 
Absque  suis  alii  dominis  discurrere,  seque 
Gratis  sessori  cuivis  ofierre  vehendo. 
Vix  aliquis  locus  est  quo  non  aut  corpora  strata 
Invenias,  vel  equos  extrema  in  morte  gementes. 

800       Et  quis  erit  dignus  digne  memorare  vigorem 
Gaucheri^  comitis,  quo  summis  viribus  ille, 
Quique  illum  sequitur  armati  militis  agmen, 
Per  médias  acies,  per  confertissima  Flandre 
Millia  militie,  trifidi  transivit  ad  instar 
Fulminis,  imbellesque  velut  dispergit  anates 
Accipiter^,  quando  atra  famés  jecur  ulcérât  ejus? 
Quoslibet  oppositos  sibi  dissipât  alter  Ogerus, 
Perque  hostes  medios  mucrone  viam  sibi  nudo 
Âmpliat;  instantes  a  dextris  sive^  sinistris, 

210  Obruit  hos,  istos  ^  occidit,  vulnerat  illos^. 
Inde  sinu  facto,  miranda  strage  peracta, 
Parte  alia  rediens  simili  probitate  quirites 
Implicat  innumeros,  quasi  pisces  rete  retentos  ; 
Utque'^  ascendentes  fallit  Gaubertus^  alosas 
Retibus  oppositis  vada  sub  piscosa  Medunte, 
Sic  facit  implicitos  équités  vel  ^  fata  subire 

i.  flexo  L  P. 

2.  Gamachii  V. 

3.  Tous  les  mss.  portent  Ancipiter, 

4.  atque  V. 

5.  illos  V. 

6.  istos  V. 

7.  Atque  V. 

8.  Sur  Gaubert  de  Mantes,  voy.  plus  haut  liv.  VII,  v.  329. 

9.  implicitos  vel  ibidem  V, 


LIBEft  XI.  327 

Gaucherus,  vel  se  victori  ofiTerre  ligandos. 
Respiciensque,  suis  ex  çoDsocialibus  unum 
Eminus  in  numéro  prospexit  ab  hoste  teneri  ; 

2S0  Mox  caput  inflectens,  collumque  amplexus  iberi^ 
Per  médias  acies  iterum  prorumpit  ;  at  illum, 
Dum  ruit,  hostilis  non  cessât  dextra  ferire. 
Non  tamen  ille  caput  aut  dextram  subrigit  ante 
Quam  venit  ad  socium;  tune  se  levât,  enseque 

[stricto 
Onmes  qui  socium  retinebant  sternit,  et  illum 
Libérât,  et  secum  vivum  sanumque  reducit^. 

Tune  primum  Flandri  cepere  timoré  moveri; 
Pondus  enim  belli  totum  se  inclinât  in  illos. 
Non  tamen  aut  campo^  discedere,  terga  \el  hosti 

SI30  Ostentare  volunt  ;  tanta  indignatio  mentes 
Obsidet  illorum,  servandique  ardor  honoris, 
Ut  malint  pugnando  mori,  vel  *  vincla  subire, 
Cedereque  et  cedi^,  quam  se  fugisse  notari  ! 
Et  dum  se  laxant  acies,  Flandrique  tepescunt, 
Hugo  Marolides,  Aciensis  Gilo^,  per  hostes 
Ferrando  medios  properi  confligere  tendunt, 
Vulnere  qui  lesus  jam  multo  lentius  ibat, 
Perque  diem  totum  requiem  non  fecerat  armis  ; 
Gum  quibus  ipse"^  diu  luctatus,  denique  victus, 

\,  a  Id  est  egui  »  dit  une  glose  de  L  P. 

2.  Ghron.,  §  189. 

3.  Nec  tamen  a  campo  V. 

4.  quam  V. 

5.  Céder e  incedi  V. 

6.  Hugues  de  Mareûil  et  Gilles  d'Aci  furent  tous  deux  cautions 
de  la  fidélité  de  Thibaut  IV  envers  Philippe-Auguste  en  mars  1222. 
(Cat„  1382-1383.)  —  D'après  la  Chronique  (§  190),  Ferrand  se 
rendit  à  Hugues  de  Mareuil  et  à  Jean  son  frère. 

7.  ilU  V. 


328  PHILIPPIDOS 

240  Forti  fortune  cedens*,  se,  ne  perimatur, 

Dedidit;  ast  ejus  omnes  tune  signa  sequentes^ 
Mors  invisa  rapit,  ubi  sese  dedere  notant^. 

Taliter  in  dextro  eornu  Bellona  furebat. 
Et  se  Francigenis  vultu  Victoria  leto 
Pollicitabatur.  Casu  tamen  ante  secundos 
Eventus  illis  se  demonstrabit  amaro, 
Ut  sit  amabilior  letus  post  tristia  finis, 
Preteritique  mali  prestent  oblivia  risus. 

Interea  pugne  in^  medio  rex  ense  retecto 
250  Fulgurat  Othoni  oppositus,  qui  millibus  ante 
Se  peditum  triplici  firmaverat  obice  vallum  ; 
Bolonidesque  sibi  simili  prospexerat  arte, 
Inque  chori  speciem  pedites  triplicaverat  ipsos, 
Ut,  quoties  vellet,  per  eos  invaderet  hostem, 
Seque  receptaret,  quoties  opus  esset,  in  illis '^. 

Cumque  moram  faceret,  régi  confligere  noiens 
Otho  prior,  rex  impatiens,  dilatio  nunquam 
Gui  placet,  et  pugne  desiderio  nimis  ardens, 
Theutonicos^  medio  peditum  presumit  adiré '^. 

i.  Fortune  cedens  forti  V. 

2.  ast  omnes  ejus  tune  collatérales  V. 

3.  Ghron.,  §  190. 

4.  in  omis  dans  Y. 

5.  Voy.  Ghron.,  §  193. 

6.  Othonem  V. 

7.  Ceci  n'est  point  du  tout  conforme  au  récit  beaucoup  plus 
vraisemblable  de  la  chronique  en  prose,  suivant  lequel  Philippe- 
Auguste,  qui  ne  pensait  nullement  à  entamer  une  lutte  corps  à 
corps  avec  Othon,  fut  au  contraire  attaqué  par  les  soldats  alle- 
mands qui  le  renversèrent  de  son  cheval,  après  avoir  culbuté 
ces  milices  communales  auxquelles  on  s'obstine,  encore  de  nos 
jours,  à  attribuer  une  grande  part  de  la  victoire  (Ghron.,  §  181). 
—  On  remarquera  du  regte  que  Guillaume  a  cru  devoir  se  taire, 


LIBER  XI.  3S9 

260  Dumque  nimis  properat  aciem  penetrare  pedes- 
Moxhastashastatamanusconfigît  in  illum,  [trem^ 
Quarum  cuspis  erat  longa  et  subule  instar  acuta^, 
Et  nonnulla  velut  verubus  dentata  recurvis, 
Guspidis  in  medio  uncos  emittit  acutos. 
His  igitur  regem  pedites  incessere  telis 
Non  cessant  ;  nequeunt  tamen  ejus  flectere  corpus 
In  dextrum  ievumve  latus,  vel  pellere  sella, 
Ense  nec  impediunt  quin  illos  disgreget,  ultra 
Progrediens,  multos  sternensplerosque  trucidans. 

270  Sicque  viam  sibi  per  medios  nihilominus  illos 
Sternit,  ad  Othonem  properat  dum  tramite  recto, 
Donec  ei  quidam,  reliquis  audacior^,  inter 
Pectus  et  ora  fidit  maculas  thoracis,  et  usque 
Qua  ligno  junctum  est  ferri  transegit  acumen 
Per  collare  triplex  et  per  thoraca  trilicem, 
Impuisu  valido,  menti  regione  sub  ipsa 
Garni  contiguum  prohibens^  a  vulnere  ferrum. 
Dumque  ad  se  vellet  hastam  revocare  trahendo^, 
Restitit,  uncino  maculis  herente  plicatis  : 

280  Viribus  ille  trahit  majoribus,  auxiliumque 
Dante  sibi  turba,  prolapsum  corpore  toto 
Ore  facit  prono  terre  procumbere  regem.    . 

dans  son  poème,  sur  le  rôle  peu  brillant  des  communes  à  Bou- 
vines. 
i.  Il  y  a  ici  un  vers  de  plus  dans  V  : 

Ante  ipsum  Othonem  qui  stabant  ordine  denso. 

2.  acute  V. 

3.  Selon  Mathieu  Paris  (II,  580),  c'est  Renaud  de  Dammartin 
lui-même  qui  aurait  renversé  le  roi  ;  mais  ce  fait  est  en  contra- 
diction avec  ce  que  dit  Guillaume  le  Breton  dans  sa  Chronique 
\l  494). 

4.  cohibens  V. 

5.  revocaretur  habendo  V. 


330  PHILIPPIDOS 

Sternitur  indigno  stratum  regale  loco^,  nec 
Strati  pace  frui  sinitur,  quem  calcibus  inde 
Quadrupèdes^,  manus  hinc  contundit  barbara  te- 
Mox  tamen  erectum  rectis  insistere  plantis  [lis^. 
Vis  innata  facit  ;  sed  adhuc  sub  gutture  fixa 
Herebat  cuspis,  maculis  implexa  reductis^ 
Et  suprema  plicis  tunice  super  arma  nitentis.  [lunt, 

S190  Quam  dum  Francigene  retrahunt,  hostesque  repel- 
Dumque  paratur  equus  quo  rex  asceodere  possit, 
Ëcce  Otho  veniens,  furibundaque  Theutonicorum 
Sevities  regem  morti  puniisset  ibidem, 
(Proh  scelus  !)  et  tristi  tristassent  fuuere  mundum  ; 
Et  perimi  satis  e  facili  potuisset  ab  illis^, 
Dum  jacet,  eque  solo  ue  se  levet  impedit  hostis, 
Ni  Barrensis  eques  festinans^,  Francigeneque 
Gloria  se  geutis  interposuisset  eisdem. 
Qui  processerunt;  paucis  cum  rege  relictis, 

300  Theutonicosque  coegerunt  in  fine  fateri, 
Se  vere  Francis  collato  marte  minores, 
Debeat  ut  super  hoc  fieri  coUatio  nuUa. 

Ut  saltu  rex  prepes  equo  se  ^  reddidit,  ira 
Totus  inardescens,  totusque  in  imagine  "^  pêne 

1.  locoque  V. 

2.  Comipedes  V. 

3.  Il  y  a  ici  un  vers  de  plus  dans  V  : 

Ne,  Ferrande,  tibi  sit  Apollo  per  omnia  inendax. 
Allusion  à  la  prophétie  rappelée  plus  haut,  liv.  X,  v.  546  et  suiv. 

4.  ibidem  V. 

5.  festinus  V. 

6..  Ut  saltu  se  prepes  equo  rex  V. 

7.  Tous  les  mss.  portent  limine;  mais  M.  Pannenborg  a  très 
justement  restitué  imagine  d'après  ce  vers  d'Ovide  : 
Ulcisci  statuit,  pœnwque  in  imagine  tota  est. 

(Metam.,  XIE,  546.) 


LIBER  XI.  331 

Quam  mox  infligat  pediti^  qui  straverat  illum, 
Sevior  effectus,  lapsuque  nocentior  ipso, 
lilos  in  pedites  studet  exercere  furoris 
Primitias,  ipsi  fuerant  qui  causa  ruine, 
Quos  ^  variis  omnes  plagis  affecit,  ut  omnis 

31 0  Qui  vcl  forte  manum  temere  presumpsit  in  illum 
Mittere,  vei  sacrum  telis  perstringere  corpus, 
Gorpore  truncato  Stygias  eat  exul  in  umbras  ; 
Pena  discat  ut  hac^,  quam  sit  temerarius  ausus 
Pollutis  manibus  personam  attingere  sacram  ^. 

At  levo  in  cornu,  qui  nulli  marte  secundus 
Boionides,  pugne  insistit  :  cui  fraxinus  ingens 
Nunc  implet  ^  dextram,  vix  ulli  bajula  (qualem 
In  Bacchi  legimus  portasse  Gapanea  cunas^, 
Quem  vix  fuimineo  dejecit  Juppiter  ictu), 

3S0  Nunc  culter  vite  impatiens,  nunc  sanguine  pingui"^ 
Mucro  rubens  ;  gemina  e  sublimi  vertice  fuigens 
Gornua  conus  agit  superasque  educit  in  auras, 
E  costis  assumpta  nigris  quas  faucis  in  antro 
Branchia^  balene  Britici  colit^  incola  ponti, 
Ut  qui  magnus  erat,  magne  superaddita  moli 
Majorem  faceret  phantastica  pompa  videri^^. 

i.  €  Pedîti,  singularepro  plurali  collecUone.  »  Glose  de  L  et  de  P. 

2.  Quam  L.  P. 

3.  Discat  ut  hoc  pena  V. 

4.  régis  V.  —  Ghroa.,  §  191. 

5.  implens  P. 

6.  cunis  V. 

7.  pugni  P. 

8.  Brachia  V.     . 

9.  gerii  V. 

10.  Il  a  déjà  été  question  dans  la  Philippide  des  fanons  de 
baleine  qui  surmontaient  le  heaume  de  Renaud.  (Voy.  plus  haut 
livre  IX,  v.  520.) 


332  PHILIPPIDOS 

Âc  velut  in  saltus  ^  scopulosa  Bieria  *  saltu 
Precipiti  mittit  ingenti  corpore  cervum  ', 
Gujus  multifidis  numerant  a  cornibus  annos, 

330  Mense  sub  octobri,  nondum  septembre  peracto, 
Annua  quando  novis  Venus  incitât  ignibus  illum, 
Gursitat  in  cervos  ramosa  fronte  minores  *, 
Omnibus  ut  pulsis  victor  sub  tegmine  fagi  ^ 
Gonnubio  cervam  solus^  sibi  subdat  amatam. 
Haud  secus  e  peditum  medio,  quibus  ipse 
Ut  Castro  cauta  se  circumsepserat  arte,  [rotundo 
Prosiliens'^  volât  in  Thomam,  Robertigenasque 
Drocarum  comitem  ^,  Belvacenumque  Philippum, 
Bolonides,  quos  Francigenis  magis  omnibus  odit^, 

3i0  Ipsius  a  regno  fuerant  qui  causa  fugandi  ^^. 
Gui  latus  astipant  héros  Salebericus,  Hugo 
Bobigena,  Ârnulphus  Audenardenus,  et  Angli 
Militis  examen,  patriis  minus  arma  volentis. 
Stant**   contra   oppositis  Thomas  Galericius 

[armis, 
Gamachios  Wimosque  ciens,  Robertigeneque, 

1.  saltis  V. 

2.  La  forêt  de  Fontainebleau,  anciennement  appelée  forêt  de 
Bière. 

3.  Dans  Tédition  de  J.  de  Meyer,  les  v.  527-528  ont  été  rempla- 
cés par  ce  vers  unique  ; 

Ac  velut  in  sylvis  ingenti  corpore  cervus. 

4.  Dans  V,  on  trouve  ici  un  vers  de  plus  : 

Dans  pro  mugitu  murmur  resonabile  silvis. 

5.  Omnibus  ut  victis  fagi  sub  tegmine  victor  V. 

6.  soli  V. 

7.  Bolonides  V. 

8.  Drocarum  dominum  V. 

9.  Quos  merito  Francis  magis  oderat  omnibus  ille  V. 

10.  Voy.  Ghron.,  §  194. 

11.  quos  V. 


LIBER  XI.  333 

Pontiviusque  *  cornes,  Drocenses  atque  Poheros-, 
Quique  suos  factis  et  voce  hortantur  in  illos. 
Hastis  conjectis,  strictis  mucronibus,  ambe 
Se  sibi  continuaDt  acies,  repetuntque  vicissim 

350  Ictus  alternos,  crudoque  cruore  cruentas 
Compellunt  herbas  variare  rubore  virorem. 

Interea  rex  Otho  manu  furibundus  utraque 
In  Francos,  dum  ceca  sinit  fortuna,  securim 
Vibrât  ;  dumque  istos  sternit,  dum  vulnerat  illos, 
Non  tamen  illorum  potis  est  effringere  vines, 
Terroremque  animis  inducere  fortibus  ulium. 
Qualiter  ille  Brias  Flegreis  horridus  armis^, 
Gentenis  manibus  Bdens  et  corpore  grandi, 
Terrigenis  animos  audax  audacibus  addens^, 

360  Ausus  celicolis  bellare,  Jovique  superno  ; 
Ut  vero  justas  superum  regnator  in  iras 
Exarsit,  dextram  jaculis  celestibus  armans, 
Fulmina  pro  manuum  numéro  jaculatur  ^  in  ipsum, 
Nec  vita  vult  prorsus  eum  privare  ;  sed  igné 
Gelesti  ambustum  supponit  rupibus  Etne, 
Ignés  perpetuos  vomiturum  fauce  supina. 

Non  secus  in  Francos  Otho  desevit,  eorum 
Fer  médium  frustra  sperans  impunis  abire, 
Inque  ipsum  regem  simili  sevire  ^  flagello, 

370  Quem  circumvallant  furibunde  millia  gentis. 
Hic  clava  horrendus,  hic  formidabilis  ense. 


«•• 


i,  Pontumiusque  V. 

2.  Popheros  P. 

3.  Briarée  aux  cent  bras. 

4.  auget  V. 

5.  Pro  manuum  numéro  jaculatur  fulmina  V 

6.  Inque  ipsum  simili  regem  indulgere  flagello  V 


334  PHILIPPIDOS 

Hic  sudibus,  telis  hic  dimicat,  ille  bîpenni  ; 
Hic  ^  verubus,  cultris  alter  subularibus  arctas 
Scrutatur  thorace  vias,  galeeque  fenestris 
Qua  ferro  queat  immisso  terebrare*  cerebrum. 

Nec  minus  Othonem  pergebat  adiré  PhMippus, 
Nil  aliud  cupiens,  nisi  soli  possit  ut  ipsi, 
AJter  ut  Eneas,  Tumo  pugnare  secundo. 
Et  jam  destructo  primo  in  certamine  vallo  ^, 

380  Hastigerisque  viris  diversa  strage  peremptis, 
Per  medios  équités  jam  festinabat  ad  ipsum  ; 
Sed  neutri  ad  reliquum  est  via  libéra  ;  tam  glo- 

[merato 
Agmine,  tam  junctis  pars  utraque  dimicat  armis! 
Sternuntur  plures  ;  sed  strages  Theutonicorum 
Densior  est,  cum  more  suo  Barrensis  in  illos 
Seviat,  impinguans  effuso  sanguine  campos  ; 
Et  Petrus  Malevicinus  *,  fortisque  Girardus, 
A  sue  cognomen  ^  non  dedignatus  habere, 
Cum  reliquis  quorum  mens,  vinci  nescia,  solum 

390  Optât  ut  aut  vincat,  aut  pugnando  moriatur. 

Quos  contra  comes  Otho  furit,  cui  Tinquenebur- 
Parebat  regio^;  Guerardus  Randerodensis,    [gis 
Et  quo  Theutonicos  inter  prestantior  uUus  "^ 
Non  erat,  aut  major  membris  aut  corde  ^;  Girar- 

[dus^, 

1.  h  V. 

2.  cerebrare  P. 

3.  <  Facto  de  peditibus  ante  Othonem,  »  Glose  de  L  et  de  P. 

4.  Malevecinus  P. 

5.  Girard  La  Truie. 

6.  Paret  adhuc  regio  V. 

7.  alter  V. 

8.  in  corde  V. 

9.  Il  est  appelé  Bernard  de  Horstmar  dans  la  Chronique  (§  193). 


USER  XI.  335 

Hostimalis  contra  Francos  emissus  ab  oris. 
Qui  tante  famé,  qui  tanti  nominis  exstat^, 
Ut  vix  Othonem  Saxonia  préférât  illi  ; 
lonumcrique  alii,  qui,  dum  victoria'nutat  ^, 
Dom  vultu  fortuna  pari  blanditur  utrisque, 

4<M)  Virîbus  immensis  solitoque  furore  resistunt 

Frandgenis,  nec  adhue  rabies  AJemannica,  quam 
Francorom  virtute  minor,  se  scire  fatetur.      [sit 

Âst,  ubi  Saxonum  tandem  rex  attigit  agmen, 
Francigeneque  suum  videront  se  prope  regem, 
Quem  tanta  levitate  in  equmn  ascendisse  stupe- 
Theutonicis  horror,  Frands  audacia  crevit  [bant, 
Ejus  in  adventu  fervore  calentis  et  ira  '. 
Ei^o  reviviscit  pugna,  ac  si  nulla  fuisset 
Hactenus  :  altemis  stemuntur  stragibus  agri  ; 

410  Stemuntur  domini  quidam^  sine  vulnere;  multos 
Et  dominos  et  equos  lapsu  mors  tollit  in  ipso, 
Ut  moriens  vecto  faciat  solatia  vector. 
Ne,  domino  amisso,  scandi  indignetur  ab  hoste. 
Sunt  qui,  interfectis  propriis  vectoribus,  ipsi 
Dum  pedibus  stantes  pugnant,  quos  casus  eisdem 
Errantes  offert  in  equos  asoendere  gaudent, 
Nec  curât  proprio  privatus,  forte  repertus 
An  sit  equus  socii,  cui  se  commendat,  an  hostis  : 
Tam  festinanter  properant  in  bella  redire  ! 

420  Hic  Longi  Stepbanus  Gampi  dominator,  iniquo 
Sidère  ^  cui  filum  ^  jam  rumpere  Parca  parabat, 

i.  erat  L  P. 

2.  micat  P. 

3.  Le  V.  407  manque  dans  Fédition  de  J.  de  Meyer. 

4.  multos  V. 

5.  Pollice  V. 

6.  /Utum  P. 


336  PHILIPPIDOS 

Gum  membris  esset  immensis,  atque  vigorem 
Âdderet  immenso,  vires  audacia  forti, 
ÂDte  ipsum  regem  multo  circumdatus  hoste, 
Obstantes  nunc  ense  secat  ;  nunc  corpora  forti 
Prensa  manu,  quando  spatium  non  invenit  ictus, 
Hinnisonis  depellit  equis  ;  nunc  mixta  paremptis 
Viva  coacervans,  aliéna  tabe  volutat  *  ; 
Nunc  multos  lapsis  et  ferri  pondère  pressos, 

430  Inque  ipso  lapsu  fracto  quandoque  cerebro, 
Aut  collo,  aut  costis,  vita  sine  vulnere  privât. 
Et,  quasi  se  soli  victbria  debeat  illi, 
Dum  desevit  in  hos,  et  ab  bis  se  vertit  in  illos, 
Nec  requiem  capit,  et  nec  ad  horam  cessât  ab  ictu, 
In  cerebrum  casu  ferrum  subulare  recepit 
(Incertum  cujus  dextra  impingente),  fenestras 
Per  galee  médias,  quibus  est  ocularia  nomen, 
Per  quas  ^dmittit  ocularis  pupula  lumen, 
Quando  nusquam  alias  in  toto  corpore  prestant 

4i0  Armamenta  viam  qua  stringant  vulnera  corpus'  ; 
Frigore  continue  lethali  membra  rigescunt, 
Hostilemque  super  stragem  quam  straverat  ipse, 
Fundit  equus  donunum,  cujus  rapit  ignea  sursum 
Vis  animam,  corpus  terrenum  terra  recepit. 

At  Barrensis  eques,  cum  jam«subjecta  cruore 
Arva  cruentasset  multo,  fastidit  inertes 
Et  vinci  faciles,  quorum  spreto  agmine,  solum 
Tendit  in  Othonem  ;  sed  jam  per  lora  tenebat 
Petrus  eum  Malevicinus,  deque  agmine  denso 

450  Fortiter  implexis,  dextra  luctante,  lupatis 
Extricare  volens,  turba  impediente,  nequibat. 

i.  voluptat  P. 

2.  corpus  vulnera  stringant  V. 


ma  u.  S3T 

AdrobL  H  stnctooi^  dat  ekiem  Scraphi  cutenann 
Pedons  m  medio  :  œc  oedere  ferm  fenna 
Arma  toIudL  qnîbiis  Otbo  suos  munivenl  arti»;. 
RepbciL  loque  icfami^  dextn  ind^iiiânle.  (limi^ 
Acnus  însiir«:ît  :  sed  eqms  cervîce  le\iiU  [dus 
Obviât,  et  casa  venienleni  suscipît  kiiim« 
Perque  ocohmi  in  œrebri  medio  lethaliter  ictus^ 
Se  levatf  ioque  pedes  stans,  ut  capra,  posterkMnes^ 

i60  De  Pétri  manibos  mptis  extricat  habeais^ 
Et  ooDstematos  giravit  se  rétro,  freno 
Castigare  gênas  mpto  nequeonte  siq>erbas. 
Domqoe  calor  plageque  gravis  doior  attonat  illum, 
Vi  rapit  a  torba  dominum;  sed,  proxima  cum 
Longîus  ire  vetet,  terre  procumbit,  et  una  [mors, 
Othonem  secom  moriei»  in  pulvere  (undit. 

Hostimarensis  adest  cursu  rapiente  Girardus*, 
Desœndensque  suum  domino  vectoris  egenU 
Prestat  eqoum,  pedes  ipse  manens'.  0  mira  fideli, 

470  0  laudanda  fides  in  milite  !  Ne  pereat  rex, 
Exponit  miles  sese  spontaneus  hosti, 
Seu  victus^  dud,  seu  morti  occumbere  certus; 
Barrensique  ausus  concurrere  gnaviter,  illum 
Impedit,  Othonis  ftiga  ne  impediatur  ab  illo  ; 
Qui,  sibi  jure  timens,  lateri  non  pareil  equino, 
Dum  memor  est  céleri  solum  salvare  fuga  se  ; 
Nec  curât  quantos  beUi  in  discrimine  caros 


1.  médium  V. 

2.  Voy.  plus  haut  v.  394. 

3.  Ce  trait  de  dévouement,  dont  la  Chronique  (§  192)  n'indique 
pas  l'auteur,  est  attribué  par  Ph.  Mouskès  à  Gui  d'Avosnos 
(V.  22083  et  suiv.). 

4.  victus  L  P. 

II  23 


338  PHILIPPIDOS 

Negligat,  expositos  cedi  mortisque  pericio, 
Doctior  ad  presens  propriam  curare  salutem, 

480  Quam  certus  vinci  frustra  succurrere  victis. 
Instat  enim  Guillelmus  ei,  requieque  negata, 
Jam  tenet  acer  eum  per  posteriora  torosi 
Arma  humeri,  galeamque  inter  collique  tuiHorem 
Fortiter  infixis  digitis,  a  vertice  conum 
Vellere  dum  vellet,  et  guttura  rumpere  ferro, 
Ecce  Pilosus  adest  cornes,  et  Guerardus  S  et  Otho 
Tinqueueburnites,  et  quem  Tremonia  misit, 
Et  Dumerosa  manus  Saxonum,  qui  fiigientem 
Gonsociant,  dominique  fuge  solatia  prebent, 

490  Ut  sociatus  eis  habeat  minus  ipse  pudoris. 
Hi  se  Guillelmo  objiciunt  socialibus  omnes 
Auxiliis  nec  mille  uni  pugnare  pudebat  ; 
Quem  quia  non  poterant  equitem  superare,  per 
Ib'a  vectoris  gladios  in  viscera  mergunt,       [ejus 
Yixque  manu  ipsius  dominum  eripuere  tenaci, 
Qui  rursus  mandare  fiige  sua  terga  studebat. 

Ast  illi  Guillelmum  obeunt,  unumque  putabant 
De  facili  peditem  tam  multo  a  milite  vinci. 
nie  autem  pedes  in  medio  vestigia  firmat, 

500  Seque  habet  inter  eos  irati  more  leonis, 

Nunc  cultro,  nunc  ense  fiirens,  nec  se  pedes  illis 
Exhibet  audacem  minus  aut  virtute  minorem 
Quam  si  staret  eques  ;  tanta  levitate  catervam 
Gircumvallantem  se  proterit,  impetuosas 
Illorum  rabies  animoso  robore  ^  frangens  ! 
Cumque  diu  solus  se  defendisset  ab  illis, 
Et  per  circuitum  multos  stravisset  eorum, 

1 .  Guerrandus  V.  —  Guirardus  P.  —  Girard  de  Randeradt. 

2.  pectore  V. 


LIBER  XI.  339 

Succursurus  adest  illi  Galericius  héros, 
Gumque  illo  pedites  duo  millia  robore  fortes, 

510  Instruetique  armis,  dominoque  per  omnia  fidi, 
Quos  cum  militibus  decies  sex  associari 
Ex  omni  sibi  gente  sua  curaverat  ipse. 
Nec  mora,  Barrensis  in  equum  conscendit,  eoque 
Dimisso,  cuneus  modo  qui  circumdabat  ipsum, 
Laxatur,   repetuntque  fugam  haud   indemniter 

[omnes  * . 
Nam  summi  inter  eos  Otho  cornes ,  atque  Pilosus , 
Gorradus  Waphalus,  Guerardus  Randerodensis^, 
Gum  multis  alios  qui  nobilitate  preibant^, 
Sponte  manus  m  vincla  dabant  ^,  ipsique  teneri 

520  Vincirique  orant  potius  quam  perdere  vitam^. 
Franci  etenim  tantis  instabant  cedibus  ipsis, 
Quod  quicumque,  fuga  neglecta,  forte  resistens, 
Dedere  se  \el  pro  vita  suplicare  moratur, 
Gonfestim  quam  sit  gustatio  mortis  amara 
Sentit,  ingreditur  sedes  novus  hospes  Avernas. 

At  procul  hinc  acies  in  levo  prelia  cornu 
Equis  miscebant  animis,  et  utrique  pari  se 
Impendebat  adhuc  parti  fortuna  favore. 
Sanguineis  Bellona  rôtis  utrosque  pererrans, 

530  Tincta  cruore  manus,  vestes,  et  pectus,  et  arma, 
Effusosque  avida  sorbescens  fauce  cruores, 

i.  Chron.,  §  192. 

2.  Bandorodensis  P. 

3.  Il  y  a  ici  un  vers  de  plus  dans  V  ainsi  que  dans  Tédition  de 
J.  de  Meyer,  mais  il  a  été  exponctué  dans  le  manuscrit  : 

Qui  modo  Barrensem  capere  et  vindre  parabant. 

4.  ferunt  V. 

5.  Guillaume  le  Breton,  dans  sa  Chronique  (§  193),  attribue 
aux  seigneurs  allemands  une  conduite  beaucoup  plus  vaillante. 


340  PHILIPPIDOS 

Millia  mille  neces  et  vulnera  spargit  ubique*; 
Speque  sui  incerta  partem  suspendit  utramque, 
•  Castra  super  dubiis  Victoria  dum  volât  alis*; 
Sed,  cunctata  brevi,  divino  numine  vultum 
Mutât,  et  in  Francos  totum  flexisse^  volatum 
Gaudet%  et  adverse  penitus  spem  tollere  parti. 

Nam  Belvaeensis  ut  vidit  episcopus  Angli 
Germanum  régis,  oui,  cum  sit  viribus  ingens, 

540  Angligene  longo  dederant  agnomen  ab  ense, 
Sternere  Drocenses,  et  damnifieare  frequenti 
Gede  sui  fratris  acies,  dolet  ;  utque  tenebat 
Glavam  forte  manu,  sic  illum,  dissimulatp 
Presule,  percussit  in  summo  vertice,  fracta 
Gasside,  quod  sterni  tellure  coegit  eumdem, 
Gorporis  et  longi  signare  charactere  terram. 
Et  quasi  celari  facti  tam  nobilis  auctor 
Possit,  neve  queat  presul  gerere  arma  notari, 
Dissimulare  studet  quantum  licet,  atque  Johanni, 

550  Servit  adhuc  patrum  cui  jure  Nigella  suorum, 
Hune  vincire  jubet,  et  sumere  premia  facti  ^. 
Sic  plerosque  alios  clava  sternebat  eadem, 
Militibus  super  hoc  titulum  palmamque  resignans, 
Accusaretur  operam  ne  forte  sacerdos 
Gessisse  illicitam,  cui  nunquam  talibus  inter 
Esse  licet,  ne  cede^  manus  oculosve  profanet; 
Non  tamen  est  vetitum  defendere  seque  suosque, 

\.  utrinque  V. 

2.  armis  L  P. 

3.  inclinare  V. 

4.  Cepit  V. 

5.  laudis  V. 

6.  forte  V. 


uasM  XI.  ail 

Dam  ooo  excédai  pcsîlos  defeosîo  fiue$  * . 
Aiçtigeiie*  domimmi  poslquam  vkkre  tîgvi, 

360  Nîmimm  attonili*  <pios  crapuk  dooaque  Bacchi 
Dulcios  allîdoni  quain  duri  muiik  Martis« 
Se cifïipnfn  nadanl'.  fbgiunlque  peravia  sparsîm 
Quo  fî^  précipites,  quo  mixto  horrore  limon 
Casas  a^,  sociumqoe  fîige  Bobookus  ^  ilu^i 
Se  final  illonmi  :  oec  eum  fugisse  pudebaL 
Qui  modo  pre  cunctîs  bellum  affedabal,  et  ipsum 
BoioDÎdam  nridens,  liimdum  infidumque  vocabal, 
Quod  dîssoaderel  pognandum,  nec  fore  lulum 
Dîœret  in  piano  vires  opponere  Francis, 

570  Quorum  virtules,  quorum  bene  noveral  adus  : 

<  Tu  fiigies^,  aiens.  Iqpus  ul  fugilivus  :  ego  aulem 

<  Aul  inlerfedus,  aul  passas  vinda  manebo^.  » 
Bac  ergo  Ardanide,  longi  Saxooes  ab  illa 

Parte  fnge  intendunt;  Wâphaii  cum  Theutoni- 

[eorum 
MilEbus  iode  abeuni,  hinc  se  Brabancio  cursu 
Subdueit  Francis,  bac  Flandricus,  Anglicus  illac; 
Nec  reperire  dotent  aliquas  per  plana  latebras^ 
Cruda  quibus  lateant  saltem  dum  vulnera  strin- 

[gant, 
Horrendi  saltem  *  dum  transeat  hora  furoris^ 

1 .  Les  circonstances  de  la  prise  de  Guillaume  Longue-Epêe  ne 
sont  pas  rapportées  dans  la  Chronique. 

2.  Anguigeru  V. 

3.  Se  nudcnt  campum  V. 

\.  Les  mss.  portent  Boionicus,  mais  il  s'agit  évidenunent  do 
Hugues  de  Bnves.  (Voy.  Chron.,  ,$  195.» 

5.  fugiens  V. 

6.  Chron.,  J  Î95. 

7.  breviter  V. 


34S  PHiLippja>os 

580  Dum  satur  ad  loculi  gladius  velit  ora  reverti, 
Dum  Franci  modica  cessent  a  cède  vel  hora, 
Qui  persistebant  hos  cedere,  funibus  illos 
Innodare  suis,  quibus  ipsi  Francigeuarum, 
Impete  sub  primo,  dextras  arctare  putarunt. 
Gumque  latus  belli  fuga  jam  nudasset  utrum- 

[que, 
Stabat  adhuc  peditum  medio  se  sepe  receptans 
Bolonides,  nec  se  vus  adhuc  cessabat  arnica 
Damnificare  suo  cognataque  pectora  ferro  : 
Hostis  amicorum  patrieque  exosus  alumnos, 

590  Nec  patrii  dulcedo  soli,  nec  sanguinis  ulla 
Gommunis  pietas,  nec  amice  vincula  carois, 
Nec  régi  et  domino  juratio  prestita  dudum, 
Mollierant  diram  fundendo  a  sanguine  mentem, 
Nec  vinci  a  quoquam  virtus  effrena  sinebat, 
Et^  cuicumque  manum  junxisset  victor,  abibat  ; 
Tarn  caute,  tam  se  prudenter  agebat  in  armis! 
Tarn  liquido  Francis  traxisse  parentibus  ortum 
Belligerando  ipsum  probitas  innata  probabat  ! 
Degeneremque  licet  tibi  culpa  effecerit  ipsum, 

600  Non  tamen  istius  pudeat  te,  Francia,  culpe, 

Nec  faciès  super  hoc  rubeat  tua  :  non  modo  pri- 
Incipiunt  partus  parientibus  esse  pudori  ;  [mum 
Sepe  fit  ut  pariât'  pravos  bona  mater  alumnos, 
Et  mala  sepe  parens  sanctos  alit  ubere  natos. 

In  peditum  vallo  loties  impune  receptus, 
Nulla  parte  comes  metuebat  ab  hoste  noceri. 
Hastatos  etenim  pedites  invadere  nostri 

i.  Set  Y. 
2.  pareat  V 


3U.  3i3 

Horrefaaol  eqfûàts,  dum  pogmnt  ensÏMis  ipsi, 
Âtqœ  aimis  breribus;  fllos  Tero  hasU  cuteltis 

610  Loogior  ei  gladib,  ei  ioextncal>iUs  ordo 
Circuîtai  triplicî  muronim  duotus  ad  iosUr, 
Gante  disposîtos  dod  permiUefaat  adiri. 

Que  res  ut  régi  patuiU  ter  mille  ctteotes 
Hastis  armatos  in  eqois  emîsil  in  illos. 
Ut  pertorbatos  stationem  sohrere,  seque 
A  tam  peq^exa  &ctat  laxare  oorona» 
Exoritur  damor  nimius,  stragesque  cadentnm 
Armoranique  fir^or  audiri  non  sinit  eris 
Cbngentis  sanitum.  Gadît  omne  in  vuluera  vulgus 

680  Qno  se  Bolonides  sterili  vallaTerat  arte, 

Dum  putat  in  vanum  Francis  illudere  solus^ 
Ipse  quibus  pugnare,  aliis  fiigientibus,  audet, 
Nec  vitam  dcïiere^  fiige  dignatur  inerti.  [pennis^^« 
Nil  miseros  looga  arma  juvant,  nil  dacha  bi- 
Nil  cornes  ipse  suum  nequiens  ddend^re  vallum, 
Nil  privare  potest  virtutem  fine  cupito  ; 
Sola  est  que  superat  finaliter  omnia  virlus. 
Gui  vis  Dulla  vel  ars  roburve  in  fine  resislit; 
Omnia  suppeditat,  supereminet  omnibus  una. 

630  Uec  Francis  semper  cornes  esse  domeslica  gaudet , 
Uec  Francos  in  fine  facit  gaudere  triumpho  ; 
Omnes  interimunt,  onmes  in  tartara  mittunt, 
Bolonidemque  ^  suo  discludunt  prorsus  asylo. 
nie  autem^,  ut  totos  fugientibus  undique  cainpos 

i.  Le  V.  621  est  exponctué  dans  V. 

2.  dignare  L  P. 

3.  securis  V. 

4.  Bolonidenque  V.  —  Bolonidamque  P. 

5.  ergo  V. 


344  PHILIPPIDOS 

Fervere  conspexit,  et  vix  superesse  decem  ter 
Ex  equitum  peditumque  onmi  legione  suorum, 
Ne  vei  velie  capi,  seu  vinci  sponte  putetur*, 
Francigenas  ruit  in  medios,  quem  quinque^  se- 

[quimtur 
Vix  socii,  reliquos  cingentibus  undique  Frands, 

640  Quoque  ligarentur^  spatium  vixdantibus  ipsis^; 
Et  quasi  solus  eos  jam  vincere  debeat  omnes, 
Tanquam  nulla  die  gessisset  prelia  toto, 
Viribus  et  nisu  toto  furibundus  in  illos 
Sevity  et  ad  regem  medio  festinat  eorum, 
Vitam  non  dubitans  ejus  pro  morte  pacisci, 
Affectansque  simul  illo  moriente  moriri. 

Ibat  forte  pedes  Petrus  oui  nomen  et  ortum 
Insignem  Turella  dédit  ^,  vectore  perempto, 
Dum  nimis  hostiles  audet  prorumpere  turmas  ; 

650  Qui,  fieri  miles  et  origine  dignus  et  actu, 
Garus  habebatur  et  clarus  régis  in  aula. 
Hic,  cum  Bolonidem  bellum  renovare  videret, 
Et  conferre  manum,  nec  adhuc  se  dedere  velle, 
Immo  renascenti  virtute  resistere  multis^, 
Festinans  accessit  eo,  levaque  levavit 
Tecluram,  sinibus"^  que  latis  ferrea  latum^ 
Ventrem  velat  equi,  teneroque  sub  inguine  dextra 

i.  notetur  V. 

2.  uhique  V. 

3.  ligent  victos  V. 

4.  mis  V. 

5.  Il  y  avait  deux  Pierre  de  la  Tournelle,  car  un  Pierre  de  la 
Tournelle  aîné  figure  dans  un  acte  de  1207.  (Cat.,  1021  b.) 

6.  cunctis  V. 

7.  funibus  P. 

8.  Le  V.  656  est  omis  dans  l'édition  de  J.  de  Meyer. 


UBER  XI.  345 

MucroDeiii  impegît,  et  equi  \italia  nipit  ; 
Enseque  retracto,  lato  manantis  hiatu 

660  lofedt  virides  aspersîo  sanguînis  berbas. 
Qoo  viso,  quidam  fidis  ex  ejus  amicîs^ 
AdTolat,  et  oomitem,  preosis  ardenter  habeois, 
Invehitor  dictis  et  amioo  famine  in  ipsum. 
Qui,  Doleote  Deo,  fugientibus  undique  cunctis, 
Staret  adhuc  solus  victores  vincere  certans, 
Procarans  proprio  sibimet  suspendia  facto, 
Noo  metiieos^  mérita  se  precipitare  ruina, 
Quam  leve^  cum  reliquis  posset  (ugiendo  cavere. 
Talia  prosequitur,  et  eum  per  firena  seorsum 

670  Noientem  retrahit,  ut  equo  mandare  novato 
Tei^  fuge  faciat  ;  cui  tota  mente  resistit, 
A  bello  nequiens  animnm  revocare  superbum  : 
<  Malo,  inquit,  salvo  vioci  pugnando  pudore, 
c  Vinc»*e^quamfugieDs;yitampo6tpooopudori^, 
c  In  bellumredeo,  quîoquid  mihi  fata  minentur.  » 

Dixerat.  At,  nems  jam  se  laxantibus,  ultra 
Stare  nequibat  ^  equus  ;  tune  Gondunita  Jobannes 
Adveniens  cum  fratre  suo  Quenone,  fréquentes 
Ingeminant  ictus  comiti  cava  tempora  drcum, 

680  Cumque  suis  ipsum  vectore  et  milite,  pronis 
Vertidbus,  stravere  solo,  jacuitque  supinus 

4.  Sans  douie  Amoul  d'Aude narde.  «Voy.  Chron.,  J  196,  p.  ^89.» 
*.  3Vc  metuit  V. 

3.  beru  V. 

4.  M.  Pannenborg  a  fort  justement  rétabli  cette  le^on  qui 
avait  été  jusqu'ici  remplacée  par  rtwrc.  Tous  les  mss.  sont  d'ac- 
cord, et  d'ailleurs  cette  expression  est  imitée  de  l'Alexandréide 
(n,  38«>i  et  d  Ovide  \Ars  afnataria,  1,  eiii. 

5.  rttam  prepono  pudori  V. 

6.  mçabat  V. 


346  pmuppipos 

Ipse  cornes  pressa  sub  equino  pondère  coxa.  [nés 
Dumque  ligant  fratres  equitem,  venit  ecce  Johan- 
Gum  vera  re  nomen  habens  a  robore  verum^, 
Qui  comitem,  velit  aut  noiit,  se  dedere  cogit. 
Gunique  moraretur  a  terra  surgere,  frustra 
Auxilium  exspectans,  et  adhuc  evadere  i^eraos, 
Âfiiiit  e  famulis  Ëlecti  garcio  quidam 
Ipsum  precedenSy  Gorautus  nomine,  fortis 

690  Gorpore,  mortifero  horrebat  cui  dextra  cutello  : 
Hic,  ocreis  ubi  se  juogit  lorica,  volebat 
Immisso  comiti  vitalia  rumpere  ferro  ; 
Sed  thorax  ocreis  consuta,  patere  cutello 
lûdissuta  aegans,  Gornuti  vota  fefellit. 
Gircuit,  atque  alias  se  garcio  vertit  ad  artes  ; 
Gornibus  amotis  baleue  et  casside  tota, 
Ingenti  faciem  nudatam  vulnere  signât. 
Jamque  parabat  ei  guttur  resecare  ;  nec  uUus 
Arcet  eum,  quin  mox  occidat,  si  queat,  illum^. 

700  Opposita  tamen  ipse  manu  comes  obstat,  et  a  se 
Quantumcumque  potest  mortem  elongare  laborat. 
Sed,  rapido  cursu  veniens,  Ëlectus  abegit 
Ipsius  a  jugulo  ferrum,  famulique  repressit 
Ipse  sui  dextram.  Quem  cum  novisset,  ad  ipsum 
Exclamât  comes  :  c  0  ne  sic,  Ëlecte,  necari 
«  Me,  bone,  permittas  !  nec  me  patiaris  iniquo 

<  Sidère  damnari,  ne  garcio  funeris  auctor 
€  Gaudeat  esse  mei  !  Melius  me  curia  régis 

<  Damnet,  et  infligat  merui  quam  incurrere 
71 0  Dixerat.  Ëlectus  e  contra  taliter  illi  :    [penam.  • 

1.  Jean  de  Rouvrai  figure  dans  plusieurs  actes  du  Catalogue 
des  actes  de  Philippe- Auguste, 

2.  ipsum  V. 


UAKR  XI.  347 

€  Non  morieris,  ait;  sed  cur  ila  surgen;  tardai»? 
c  Sui^e  cito,  régi  jam  prescnU^ris  oporti!l.  » 
Hec  dicens,  terra  nolentcm  surgcre  ceiMjni 
Gogit,  et  aspersum  vultus  et  menibra  cruom 
Flumine,  vix  in  equum  sua  membra  li:van:  va^ 

\U:uU:fu\ 

Cum  magno  tollit  plausu  ;  vix  deniqui;  sudum, 
Âtque  Nigellensi  dat  eum  servare  Jolianni^, 
Qui  gratum  régi  munus  presentet  inJUKiei f i  ^ . 

f.  toUntem  V. 

^  Jean  de  Nesie,  qui  figurr;  dai»  pluAi^um  su.ififi  an  Catai/f^M, 
esn  qoàïï&é  cfaâielain  de  Brun^,  (Cai.,  \W,^'VA%.) 


348  PHIUPPIDOS 


CATIIALOGUS  MATERIE  DUODECIMI  LIBRI. 

w 

Partit UR  predos  duodenus.  Corde  benigno 
Rexcomitemrecepit^  graviterque redarguit^  ipsum. 
Gaudia  regali  referuntur  ubique  triumpho. 
Mors  optata  nimis  trahit  in  sua  jura  Johannem. 
Simonis  indigno  tristatur  funere  mundus. 
Petrus  Amalricum  Britonum  dux  marte  triumphat. 
Territat  ignivomus  Francorum  corda  comètes. 
Rex  obity  unde  dolent  omnes;  in  gaudia  luctum 
Convertunt  régis  miracula  sanctificatiy 
Et  regni  novitas,  Ludovico  celitus  uncto. 

INCIPIT  LffiER  DUODECIMUS. 

Francorum  gladios,  nimia  jam  cède  rubentes, 
Vix  foruli  agnoscuDt,  quosque  emisere  nitentes, 
Tabo  sordenti  mutatos  pêne  repellunt. 
Jam  desunt  restes,  jam  desunt  vincla  ligandis, 
Turba  ligandorum  numéro  preit  ipsa  ligantes, 
Jamque  parante  suam  luna  producere  bigam, 
Solis  ad  oceanum  ^  curvo  quadriga  rotatu 
Ibat,  et  ejus  equi,  laxo  tenoone,  diurni 
Non  procul  antidotum  gaudebant  esse  laboris  ; 
1 0  Quos  exspectabat  gremio  refovere  tepenti 
Tethis  ovans,  poteratque  vie  jam  meta  videri, 
Qua  placide  sperant  se  commendare  quieti. 


1.  rtdarduH  V. 
?.  oeemsum  V. 


ProiinBS  in  reditim  lîtm  an  cfasBci  moUol. 
El  nc^ocMil  sparsss  iooîtni  Imore  catenras. 


TvDT  ^iEfnom  ficah  Fnodts  iost^^re  prtdre. 
O  spûfik  amûqfiBe  ba§tcs  spo&re  pcecAies. 
kd  prcda  pàKd  deEtnrÎB»:  «xiaaft'  iL 
BacKâoBs  cafMi  %3D0to  dM  Cbbk  fi^suEidaiD. 
iê  ffi  iKsiecU  kCToft  pereaB|iiG«  arasa:  Dâaâj^ 
Pipoio  âl  bîc  djps.  çiadi  ^td  citfisfe(&  îUe. 
BBc  ocR9§  oc  citenLi&  abîL  lohc»  *-  âl  il& 

F«rLkr  4  Krti  mei^  «fit  ^àm^wan^  îBe. 
âarciiniJatf^QryD  guô  preife  fliereUir  «tjMrai 
£«>&.  xt!i  lÂiMxaiBi  ioffub»  firt^jOÊâJimit  tm . 
Am  car^feuUmm  <|tte  prâBom  2^t4^  fMitaÉur 
C2c^»eut2t<fKr  fiîtiL  cniD  repui  ourcuit  otim  *  : 
Anreu  xairiî  qiiftiD§  «1  nue  teameuda  suçielk-x. 

J(*  Et  maiSUf  Semm  sodaUi  Miore  laLdfutf 
T^finmeniiL.  perepio»  Tfçkniifi»  nd  ik^ 
îjw:  o*âvrr^  wiieî  ammi  mereaUr  nmrL 
Muh^ilitairl  stndeift  ex  nr  qBaomDqiKr  hiaeUiinQ  : 
ljiiii]xigu(#QC|iie^  rat»  omeni  îuierM^cUi  quatenib 
lij  iiiiiiic-  paiilur  tbahunu  dîB^mr  BnçierifO 
OiH  ucni:  DuqjUs  ficivnm  fiifaî  vuh  farmeueai  parari . 
Vimiucr  iHiL  lulido  Bfiieiiidet  etnitesUi.  pai^oti 
Tue  7-»ff'  ^emj't  eapil.  lot  fsduliai.  toî  pretiuwi^ 
^.rruaiuE.  î^ulift  iciî  sufiicit  ma  v^iiendit^'. 

4(»  r^  vix  i»uffai:taiiî  jumenlii  i  udt^  trabeode. 

i    V  ••       ....  liûj    jvr*  lï..  ^    jife. 


350  PHILIPPÎDOS  , 

Garrus  quo  reprobus  erexerat  Otho  draconem, 
Quem  super  auratis  aquilam  suspenderat  alis, 
Cogitur  innumeras  in  se  sentire  secures, 
Fragminibusque  dolet  ignis  cibus  esse  minutis, 
Nec^  saltem  ut  superent  fastus  vestigia  tanti, 
Gumque  suis  pereat  damnata  superbia  pompis^. 

Ast  aquilam,  fractis  reparatam  protiqus  alis, 
Rex  hora  régi  Frederico  misit  eadetn, 
Hoc  sciât  ut  dono  fasces,  Othone  repulso, 
50  Jam  nunc  divino  translatos  tnunere  in  ipsum. 

Gontinuo  spoliis  oneratus,  nocte  propinqua, 
Getus  ovans  in  castra  redit,  regique  superno 
Gratus  agit  grates  grato  rex  corde,  tôt  hostes 
Qui  tam  propitio  dédit  illi  vincere  nutu. 
Fiat  et  ut  tante  memor  etas  postera  palme, 
Silvanectensis  extra  urbis  menia  cellam 
Gondit,  et  imponit  illi  Victoria  nomen, 
Que,  largis  dotata  bonis,  se  canonicali 
Religione  regens,  abbatis  gaudet  honore, 
60  Gonventusque  sacri,  quos  de  Victoris  ovili  ' 
Angelico  assumpsit  régis  prudentia,  dignos 
Gommendare  Deo  ipsius  populique  salutem, 
Moribus  insignes,  mundum  carnemque  perosos, 
Pér  que  sola  duo  nos  improbus  allicit  ^  hostis  ; 
Risque  triumphatis,  levis  est  cum  demone  pugna, 
Gum  nil  vincendum  nisi  sola  superbia  restet^. 

1.  Et\. 

2.  Ghron.,  §  193. 

3.  L'abbaye  de  la  Victoire  était  de  Tordre  de  Saint-Victor. 

4.  illicit  V. 

5.  Ghron.,  Gont.  de  Paris,  §  1.  —  En  marge  de  L  et  de  P,  on 
lit  ici  cette  glose  :  Unde  quidam  dicit  : 

Cum  bene  pugnaris,  cum  cuncta  subacta  putabis, 
Que  nos  infestât  vincenda  superbia  restât. 


70  Dt  MKi  pmîret  cap^dkaii  pffxtem^  )KisAfn« 
MajesUÉir  rass  Icsil  dannâque  panaf#rr 


<^  fierî  voèHÎL  «I  peràBctams  jd 

Si  KoBSBcL,  cnt  coHCfifeaiii  nmd»  imiqpM't 

<jwin  fiole  patent  qwms  GctaciKTe  Mbo. 
Cm  ÔAfàuÊMT  crie»  et  snbV  culpan 
Bol  pios iwiriâi.  pro  pénis  prenb.  p^eni 
Pro  bcflo.  ^itim  ndigiDO  pro  marie  nppoKkiis  ; 
80  Qnrnpfiain  voiiis  paTHlom  nlutur  «nicis  : 
Ne  pai^is,  6do  tut  ^ixeris  amciiio  onnde. 
FlagitnsqQe  mi%is  me  non  JMcniens  in  te. 
Assistes  hteri  ooslro  non  idtiniits:  iamo 
Qum  prÎDs  exstileris  wSbk  caiior  eUSdtm. 
Tu  iSbL,  tu  ciTeiks  reodiv»  bbe  neibhi 
lo  bqiieos,  similesqiie  itenim  pitrire  rentu^ 
Ne  tibi  détenus  possît  oontiiçer^,  teque 
lodignom  omoino  dementia  uostr»  repelUt^  » 
Sic  ait<,  et  vîocfis  serwi  jussit  honesiis  '. 
90  Pasl  trîdaom  v«x>,  rege  existente  Bapnhnis^ 
lo  reditu  a  beilo,  fuît  illi  f<^e  neUtunu 
Nescio  quo  r^egente  dolos^  misisse  Utenter 
Otbooi  oomîtem,  post  beUum  vespeno  sero^ 
Et  régi  et  regoo  prqudidalia'  scnpta, 

1.  c  Hec  ^t  ptna  parricide  :  €ia%àdehatur  in  aoci»  rwni  ^t)i««, 
«  gaUo  et  ooluhro  ei  deinde  jad^mtur  sic  in  fhttium.  »  GKv«»  m*r- 
ginale  de  L  et  de  P. 

-2.  Chron.,  §  198. 

3.  pemidalia  V. 


352  PHILIPPIDOS 

Quo  mox  comperto,  nimiam  commotus  in  iram, 
Subjecto  terrore,  sonos  rex  exit  in  istos  : 

<  Tu  genitorque  tuus  comipti  munere,  dudum 

<  Ânglorum  régi  Henrico  favistis,  et  in  me 

<  Natalisque  soli  concives  arma  tulistis, 

100  c  Qui  ^  rex  vester  eram,  cui  vos  feudaliter  ambos 

<  Jure  ligabat  honor  comitatus,  militiaris 

c  Gingula  qui  dederam  tibi  primitialia  juris. 

<  Pace  reformata  nos  inter,  postea  pacis 

<  In  prejudicium,  post  patris  fata  tui,  me 

<  Belio  impugnasti  renovato,  rege  parentis 
c  Richardo  post  fata  sui  mihi  bella  movente. 

<  Quo  mox  extincto,  factus  mihi  denuo  amicus, 
€  Uxorem  tibi  jam  cum  gratia  nostra  dedisset 

€  Bolonie  toto  comitissam  cum  comitatu  ; 
1 1 0  <  Non  multo  post  bec  elapso  tempore,  factum  est 
€  Ut  simul  a  nobis  comitatus  quinque  teneres, 
€  Et  tua  nata  mei  conjux  est  facta  Philippi, 
€  Est  et  facta  tui  neptis  mea  Simonis  uxor^. 

<  Sic  mihi  te  donis,  sic  te  per  cara  ligabam 

<  Pignora,  te  contra  ne  me  scrupulosa  moveret 

<  Suspicio,  ad  vomitus  solitos  ne  forte  redires, 
«  Cum  se  perversi  facile  in  consueta  revolvant. 

«  His  tamen  ingratus,  cuncta  hec  a  mente  rele- 

[gans, 

«  Proque  bonis  mala  retribuens,  me  spohte  relicto, 

120  <  Cum  membris  Belial,  qui  pacem  odere  Deum- 

€  Nequitie  fedus  patrie  desertor  inisti  ;        [que, 


1.  cui  V. 

2.  Marie,  fille  de  Guillaume  in,  comte  de  Ponthieu,  et  d'Alix, 
sœur  de  Philippe-Auguste,  avait  été  mariée  à  Simon  de  Dam- 
martin,  comte  d'Aumale,  frère  de  Renaud. 


LIBER  XII.  353 

Gomplicibusque  tuis  connivens,  in  caput  istud 
Gonjuratus  eis  sicarius  arma  tulisti. 
Gumque  tibi  hoc  totum  solita  pietate  remittens, 
Inimeritam  mérita  vitam  pro  morte  dedissem, 
Âusus  es,  exacto  vix  vespere,  nocte  sequenti 
Post  bellum  renovare  dolos,  mentisque  vene- 

[num 
Instillare,  notis  scriptoque  retexere  fraudem, 
Othonisque  animum  prece  sollicitare  dolosa, 
1 30  <  Ut  bellum  renovet,  nosque  impugnare  retentet. 
Talis  es,  et  maculis  macules  cum  talibus  orbem, 
Quamvis  indignus  sis  amodo  vivere,  vitam 
Non  tamen  amittes,  jugique  in  carcere  vives, 
  scelere  ut  saltem,  dum  sis  incompede,  cesses  ; 
Et  si  mente  nequit  propelli  prava  voluntas, 
Gonsueto  saltem  manus  impediatur  ab  actu, 
Effectuque  suo  careat  suggestio  lingue.  » 
His  dictis  (neque  enim  comitem  mutire  patrati 
Gonscia  mens  sceleris,  aut  respondere,  sinebat), 
140  Mox  inclusit  eum  ferrata  in  turre  Perone, 

Gompedibus  vinctum  geminis,*brevibusque  cate- 
Servarique  jubet  posito  custode  fideli  [nis. 

Milite  se  decimo  Guillelmo  Pruniacensi  ^ . 

Régis  et  Anglorum  Drocensis  fratre  recepto 
Turris  honoratur,  ut  patri  reddere  natum 
Quandocumque  suo  cupiat  pro  fratre  Johannes, 
Namneti  insidiis  quem  circumvenerat,  et  mox 

1.  Proviniacensi  V.  —  Ghron.,  §  199.  —  Guillaume  de  Prunai 
figure  comme  propriétaire  de  nefs  en  même  temps  que  Robert  de 
Gourtenai,  Cadoc  et  le  châtelain  de  Pont-de-l' Arche,  dans  un 
permis  de  navigation  non  daté  accordé  i)ar  Philippe-Auguste. 
(Cat.,  1473  A.) 

n  23 


354  PHILIPPIDOS 

Gum  sociis  vinctum  bis  senis  trans  mare  mittens, 
Jam  custodierat  in  carcere  tempore  multo. 

1 50  Hoc  tamen  ille  diu  concedere  distulit,  ut  qui 
Semper  erat  cum  fratre  suum  genus  omne  pero- 
Egregiosque  indigna  pati  malebat  ephebos,  [sus, 
Ëxeat  a  pénis  quam  commutatus  uterque.  [densi^ 
Ast  alios  comités,  Waphalum^  cum  Randero- 
Tinqueneburgenum  Othonem,  comitemque  Pilo- 

[sum, 
Ingenuosque  viros,  proceres,  equitesque  nunoris 
Nominis^  innumeros,  di versa  per  oppida  regni 
Servari  mandat  rex  ob  commercia  census  ^,  [tas  ; 
Propria  prout  redimi  sinat  unumquemque  facul- 

160  Largiter  indulgens  quicquid  natura,  vel  usus, 
Nobiliumve  petat  sibi  consuetudo  virorum, 
Nulla  ut  personis  vel  honori  injuria  fiat^. 

At  Ferrandus,  equis  evectus  forte  duobus, 
Lectica  duplici  temone  vehentibus  ipsum, 
Nomine  quos  ilii  color  equivocabat,  ut  esset 
Nomen  idem  comitis  et  equorum,  Parisianis 
Givibus  oQertur  Lupre  claudendus  in  arce  ; 
Gujus  in  adventu  clerus  populusque  tropheum 
Gantibus  hymnisonis  régi  solemne  canebant^. 

170  Tune  patuit,  Ferrande,  tibi  Pylhonicus^  error, 

1.  La  correction  de  J.  de  Meyer  Ast  alios,  œmUem  WapJialum, 
serait  préférable,  car  Girard  de  Randeradt  n'était  pas  comte.    • 

2.  Radorodensi  P. 

3.  omnis  V. 

4.  Voyez  les  listes  de  prisonniers  mentionnées  dans  le  Cat. 
sous  le  no  1521.  Une  nouvelle  édition  de  ces  listes  vient  de 
paraître  dans  les  M.  G.  Scriptores,  t.  XXVI,  p.  391. 

5.  Chron.,  §200. 

6.  Chron.,  §  203. 

7.  Phitonicus  V.  —  Phytonicus  L  P. 


UBKR  xn.  355 

Gompulit  in  vanum  qui  te  spenre,  quod  urbs  te 
Exoq>tiira  foret  magno  r^alis  honore^. 
Lege  quidem  ùû  doq  est  lex  equior,  equo 
Omoia  judido  Deos  ordinal  ;  equius  ista 
Sorte  nihil,  quod  eos  voto  oonfcMinis  eoram 
Sors  ligat  in  villis  qoas  Olho  spoponderat  iilis, 
Quasque  datunis  erat  jurali  fédère  pacti, 
Letificasset  eum  pede  si  victiHia  dextro  ; 
Fitque  ut  quisque  ïooo  tormentis  serviat  ilk) 

1 80  Coi  dominaturum  cupida  se  mente  putavit  ; 
Fitque  locus  pêne  qui  spa*abatur  honoris, 
Commutatque  spd  conftiuo  gaudia  lu(^. 
Âgmina  Pompeius  olim  piratica  frefft^ 
Et  Mithridatem  ^,  nato  mediante,  subq^t 
Gunctantem  sumpto  mortem  aocelerare  veneno. 
Ne  sub  Romanis  natum  r^nare  videret, 
Vel  nato  efficeret  ipsum  sors  dura  minorem. 
Postmodo  régna  fere  pessumdedit  omnia  Rome 
Que  mare  trans  Grecum  pars  tertia  continet  orbis. 

190      Gesar  post  Gallos,  post  plurima  régna  labore 
Gonquisita  gravi,  quibus  imminet  oociduus  sol, 
Late  dilatans  jus  impériale  per  orbem, 
Terga  licet  flavis  ostenderit  ipse  Britannis, 
Pompeium  vicit,  ut  magno  major,  et  omni 
Prelatus  capiti  princeps  foret  unions  orbis. 
Ut  dominaretur  super  omnes  Roma  sub  ipso. 
Roma  tamen  neutri  sic  exsultavit  eorum, 
Nec  tam  letifico  cecinit  peana  canore 
Intraturo  in  equis  Gapitolia  quatuor  albis, 

SOO  Francia  quam  celebri,  post  consummata  Bovinis 

1.  Voy.  plus  haut  livre  X,  v.  546-558. 

2.  Metridatem  L.  —  Medridatem  P. 


356  PHILIPPIDOS 

Bella,  suo  exhibuit  festum  solemne  Philippo. 

Nec  tam  magnificos  meminit  jubilasse  triumphos 
Post  hec,  cum  Titus  et  Vespasianus,  Helya  ^ 
Funditus  eversa,  Temploque  in  plana  redacto, 
Jure  tibi,  Judea,  locum  gentemque  tulerunt; 
Qui  Gandelabrum,  Tabulas  et  federis  Arcam^, 
Et  Domini  mensam  cum  multo  pignore  sancto 
Procuraverunt  romanis  addere  gazis, 
Atque  Aaron  virgam,  que,  cum  foret  arida  pror- 

S1 0  Fronduit  et  subito  produxit  amygdala  flore,  [sus, 
Virginis  intacte  typicans  nova  gaudia  partus, 
Semper  et  in  servos  pretio  venumdare  vili 
Teque  tuumque  genus,  et  in  onmem  spargere  ven- 
Sic  peccata  Deo  tua  castigante  per  ipsos.     [tum, 
Hanc  tibi  finalem  meniit  Galvaria  penam, 
Qua  presumpsisti  nostrum  crucifigere  calvum. 
Hanc  presignavit  ursorum  irrupcio  ^  facta 
In  pueros  Bethléem,  sancto  con vicia  vati^ 
Dum  faciunt,  calvumque  vocant.  Hec  omnia  du- 

S80  Ora  prophetarum  tibi  precinuere  tuorum,    [dum 
Ne  vel  nescires  quantum  peccare  parares, 
Quantave  tam  diros  sequeretur  pena  reatus, 
Peccaresque  minus  saltem  formidine  pêne, 
Ingrueretque  minor  peccato  pena  minori. 
Sola  dabat  plausus  in  tempore  regibus  illo 
Roma  suis,  nec  cura  aliis  erat  urbibus  ulla, 
Aut  Romanorum  saltem  exsultare  tropheis, 

i.  Id  est  Jfierusaîem,  sic  dicta  ab  Elyo  imperatore  quia  eam  reedi- 
fieavit.  Glose  de  L  et  de  P. 

2.  Nota  quod  Arca  federis  est  Rome,  et  legitur  in  Ystoria  Scolas" 
tica  quod  est  in  altare  Lateranensi.  Glose  de  L. 

3.  irrisio  L  P. 

4.  Elisée.  {Reg,,  IV,  2,  xxiii-xxiv.) 


LIBER  XII.  357 

Âut  sumptus  aliquos  illorum  impendere  pompis. 
Nunc  quocumque  loco  lati  patet  area  regni, 

330  Oppida  que  tôt  habet  in  se,  tôt  castra,  tôt  urbes, 
Tôt  sceptris  dignos  comitatus,  totque  ducatus, 
Que  tam  multa  subest  patribus  provincia  tantis, 
Jura  diocesibus  quorum  unusquisque  ministrat, 
Pluribus  innumeras  dictans  edicta  per  urbes  ; 
Quelibet  urbs,  vicus,  castellum,  pagus,  eodem 
Ëxigit  affectu  communis  gaudia  palme, 
Et  sibi  dat  proprium  commune  quod  omnibus 
Ut  generalis  eat  loca  per  specialia  plausus,  [exstat. 
Et  simul  una  ferat  victoria  mille  triumphos. 

S40  Nil  toto  sonat  in  regno  nisi  plausus  ubique  : 
Omnis  conditio,  fortuna,  professio,  sexus, 
Etas,  hymnisonis  intendunt  cantibus  ;  omni 
Gloria,  laus  et  honor,  régi  cantatur  ab  ore. 
Nec  solum  cantu  vel  ^estu  corporis  ardor 
Exprimitur  mentis  ;  verum  per  castra,  per  urbes, 
Glassica  per  vicos  résonant,  ut  multiplicato 
Goncentu  majore  sono  se  vota  révèlent. 
Neve  putes  illos  expensis  parcere  :  miles, 
Givis,  villanus,  radiant  in  murice  ;  nullum 

S50  Indumenta  tegunt  nisi  samnis  S  byssus  et  ostrum. 
Rusticus  ornatu  dum  fulget  in  imperiali. 
Se  stupet,  et  summis  componi  regibus  audet^  ; 
Ex  habitu  tantum  sibi  mens  presumit,  ut  ipsum 
Esse  hominis  vestis  mutare  aliéna  putetur^. 


1.  Ce  mot  désigne  sans  doute  rétofiFe  appelée  5omi(  et  quelque- 
fois Samgnie  en  français. 

2.  Il  y  a  ici  un  vers  de  plus  dans  V  : 

Oblitusque  sui  non  qui  fuit  estimât  esse. 

3.  L'ordre  des  vers  253  et  254  est  interverti  dans  V. 


358  PHILIPPIDOS 

Nec  satis  est  ulli  sociis  par  esse  nitore, 
Si  nulli  e  multis  aliquo  prefulget  amictu. 
Sic  sibi  concertant  precellere  vestis  honore. 

Gerea  non  cessant  per  totam  lumina  noctem 
Gunctorum  in  manibus  tenebris  clarere  fugatis, 

S60  Ut  nox  in  faciem  conversa  repente  diei, 
Tantis  luminibus,  tanto  fulgore  diescens, 
Stellis  et  lune,  Nil  vobis  debeo^  dicat. 
Talia  per  cunctas  attoUere  gaudia  villas 
Sola  quidem  populos  dilectio  régis  habebat. 
Parisius  vero  pre  cunctis  urbibus  addit 
Plausibus  et  jubilis^  et  letitie  generali 
Sumptus  majores,  et  delectabiliori 
Ludos  exequitur  studio,  celebresque  choreas  ; 
Precipue  quos  Palladii  dulcedo  laboris 

270  AUicit  aima  sequi  vite  documenta  béate, 
Plenius  et  multo  se  splendidiore  paratu 
Accingunt,  palme  ut  festum  regalis  honorent  ; 
Perque  dies  octo  totidemque  celebria  noctes 
Gaudia  continuant,  et  eo  devotius  instant 
Letitie,  quo  rex  magis  est  dilectior  illis, 
Gujus  eis  cura  pacis  prestante  quietem, 
Securi  Girre^  dominis  Niseque^,  fruuntur, 
Solius  ut  studii  cura  vexentur  eorum 
Pectora,  diversas  non  admittentia  curas  ^. 

S80       Pax  erat  in  toto  populis  gratissima  regno, 
Rexque  gubernabat  regnum  populumque  paterno 
Affectu,  cunctos  et  amans  et  amatus  ab  illis  ; 

i.jubulis  P. 

2.  Circe  V. 

3.  Voy.  Juvénal,  Vn,  64. 

4.  Ghron.,  §  203. 


Omni  fmdpoe  clerî  protoctor  ab  hosle; 
Sîa|De  beiHgms  cnl,  qaod^  amîco  pacb  anùcos 
Corde  farans,  fialArinres  punîrel  aœrbe. 
Uode  ToainiflT  oranî  revereiiler  ab  ore 
Clerî  rex,  patrie  palcr,  ecdesîeqoe  cohuniHi  ; 
Sec  sein  poieni  nage  dO^al  an  populiHii  rex^ 

290  Ad  reçem  popolos  ;  et  eni  c(»leDlk>  <lulcts 
iDter  eos  saper  hî&,  nier  utri  carîor  esset^ 
Quem  peoes  aUerai  vis  essei  mafor  amoris^ 
TaiD  poro  oexu  diledio  ooUigat  ambos  ! 

Jamqiie  Bovineî  post  bdli  tempora  quaiius 
Addus  eraL»  com  rex,  post  tôt  patrata  per  îpsum 
Crimiiia*,  piiratiir  regno  Titaque^  Johannes. 
Peilhur  a  patria  trans  Humbrt  flumina  longe, 
Damoatos  deri  populique  examine  jiifôto  ; 
Nam  proprio  fu«*at  genitori  occasîo  moiiis, 

300  Proditor  et  fratns,  iirferfe<^orque  nepoUs, 
Ilio  qui  fiierat  ad  regnum  justîor  hères. 
Sublimare  iooo  cujos  getis  Aogla  volebat 
Te,  Ludovîœ,  suum  tibi  paire  negante  favoreai> 
Pontifids  Dolente  offensam  incurrere  sumnii 
Qui  nitebatur  relevare  ad  sceptra  Johannem'. 
Sic  igitur  regni  privatus  honore  Johanncs, 
Atque,  soi  juxta  preoostica  nomînis,  expi^rs 
Omnino  terre,  tandem  malefactor  haberi 
Cessât,  eîque  malos  mors  denique  terminât  actus. 


i.  carmina  V. 

2.  tot€ujue  V. 

3.  Ces  quatre  vers  sont  tout  ce  que  contient  la  Philippide  êur 
l'expédiiion  de  Louis  VIII  en  Angleterre.  (Voy.  la  Chron., 
§§  214-223.) 


360  PHILIPPIDOS 

31 0  Gui  mox  Gualo,  vicem  qui  patrum  patris  agebat, 
Ipsius  prolem  Henricum  succedere  fecit  ; 
Qui,  cum  vix  annos  bis  quinque  etatis  haberet, 
Ungilur  et  pape  per  juramenta  ligatur, 
Subditus  ut  sit  ei  semper,  solvatque  tributum 
More  sui  patris,  ab  eodem  sceptra  tenendo^. 

Non  minus  hoc  ipso  sub  tempore  reprobus  Otho, 
Brunisii  egrotans,  tam  longo  anathemate  demum 
Absolvi  meruit,  et  amara  reconciliato 
Gorporis  atque  anime  consortia  dissociât  mors^. 

320      Non  multo  post  bec  Simon  (magis  unde  dolen- 
Martiris  in  palma  ratio  nisi  flere  vetaret)    [dum, 
Inclytus  ille  comesTolosanam  dumobsidet  urbem. 
Que  fidei  nostre  contraria  suscipiebat 
Hereticos,  nec  adhuc  pestes  évitât  eorum, 
Raptus  ab  hac  subito  lacrymarum  valle,  beato 
Martirio  ad  sedes  meruit  migrare  supernas  ^  ; 
Gaudia  martyribus  addens,  concivis  eorum 
Factus,  ubi  etherea  cum  Ghristo  régnât  in  aula, 
Visio  cujus  eum  sic  pascit  sola,  quod,  ipso 

330  Dum  semper  fruitur,  nunquam  fastidia  sentit  ; 
Gujus  ab  interitu  valde  pars  catholicorum 
Infirmata  dolet,  et  pars  ad  versa  superbit^. 

Sed  nec  Amalricus  ejusdem  nobilis  hères, 
Patris  onus  subiens,  etate  insuffîcienti, 
Tôt  contra  fortes  solus  pugnare  valebat^. 
Tune  rex  magnanimus,  pereunti  in  partibus  illis 

1.  Ghron.,  §222. 

2.  Chron.,  §  228. 

3.  serenas  V. 

4.  Ghron.,  §  227. 

5.  volebat  V. 


LIBER  xn.  361 

CompatieDS  fidei,  pieUtis  semper  abundans 
Visceribus  super  afflictos,  tam  grande  periclum 
Antidotare*  volens,  ad  sola  stipendia  fisd 

340  Sexoentos  équités  ^  et  millia  dena  clientes 
Ârmis  insbructos,  animoque  et  corpore  fortes, 
Misit  Amalrioo^  succursum  in  tempore  gratum. 
Et  sic  ad  tempus  vis  heresiana  repressa  est, 
Gatholicusque  vigor  etiam  nunc  prevalet  illic^. 

Elapsîs  post  bec  anois  quasi  pêne  duobus, 
Multos  turbavit  usque  ad  meditullia  regni 
Emergens  subito  disoordia  particularis 
In  BritoDum  regione,  maris  qua  littore  Tethis 
Orbis  larrarum  et  regni  oonfinia  finit, 

350  Née  patet  ulterius  qoîcquam,  nisi  pontus  et  aer  ; 
Qui  quantum  pateant  ultra  nuUatenus  ulli 
Nosse  datum,  milli  satis  indagabile  factum  est, 
Eiq>edieiis  nempe  est,  Ucet  id  sît  scibile  pauds, 
Bdlorum  motus,  etiam  patientibus  ipsum, 
Cnm  Deus  in  toto  sine  causa  nil  agat  orbe, 
Nil  fieri  (adat  quod  dod  aliquos  ferat  usus. 
Qui  cum  causarum  sit  causa  inmiobilis  ipse. 
Fixas  mobilibus  causas  dat  rébus  ioesse  ; 
Qui  mala  que  patimur  nostrum  convertit  in  usum, 

360  Ebdt  et  nobis  ex  oostrîs  commoda  damnis  ; 
Qui  (adt  ut  bdlum  patientibus  utile  fiât. 
Ne  vitiis  alimenta  qoîes  diutuma  mioistret. 


r  AfUitodare  P. 

2.  h  li'esi  questi<jo  que  de  <leux  cenU  chevjiiiers  dans  ie  pas- 
sace  '^orres}fjuditnX  de  U  continualiou  du  me.  OitU^D.  iVoy. 
l'.mie  L  p.  334.' 

o.  Alrfuirif'4,  P. 

4.  GLroi:.,  GfjniJLDuation  du  me.  Cotluii-  |  b. 


362  PHILIPPIDOS 

Occupet  et  nimio  torpore  igoavia  mentes. 
Nam  virtus,  exercitium  quo  crescere  posait 
Semper  amans,  capit  ex  ipso  crementa  labore, 
Presentique  malo  nostri  ferrugo  reatus 
Levius  excoquitur,  ad  tempus  ut  erudiat^  nos 
Pena  brevis,  multoque  minor  quam  flamma  ge- 
Que  sine  fine  reos  pénis  distringitamaris.  [benne ', 

370      Turbande  pacis  occasio  prima  fuerunt 
Britigene  comités  Gonanus  cum  Salomone. 
Justa  tamen  belli  fuit  illis  causa  movendi  : 
Nam  Britonum  dux  Petrus  eos  spoliarat  avitis 
Fortior  ipse  bonis,  nec  eis  dimiserat  unde 
Gastigare  famem  frigusve  repellere  possent, 
Qui  fuerant  nati  dominari  pluribus,  alto 
Sanguine  progeniti,  factis  et  nomine  clari. 
Nec  minus  esse  patet  quod  dux  in  parte  fuisset 
Justus  eis,  quoniam  multa  ipsi  forte  tenebant 

380  Que.potius  dux  debuerat  de  jure  tenere. 
Sed  vir  gente  potens  et  eisdem  fortior  armis, 
Indignante  ferens  animo  sibi  justa  negari, 
Subripuit  cum  jure  suo  sibi  jus  alienum  ; 
Nec  servare  modum  no  vit  vis  effera,  quando 
Omnia  dat  forti  qui  jus  negat  arma  tenenti. 
Abstulit  ergo  viris  totum,  patriaque  fugavit 
In  nemora  et  valles,  desertaque  lustra  ferarum. 
Qui  quoties  poterant  illi  dare  damna  suisque, 
Pluribus  adjuti  sociis,  abducere  predas 

390  Instabant,  vincire  homines,  evertere  villas. 
Quos  cum  dux  vellet  confundere  funditus,  ecce 
Movit  Amalricus  bellum  Grèdonicus  illi, 

\.  eruderet  P. 
2.  jehanne  V. 


LIBER  xn.  363 

Qui  proclamabat  in  quodam  jus  sibi  ^  Castro 
Quo  dux  dicebat  illum  nil  juris  habere, 
Goram  rege  super  hoc  juri  stare  paratus. 
Viribus  ille  suis  fidens,  non  judiciorum 
Ambiguo  fini,  strepitu  ciet  arma  superbo, 
Atque  ducis  terram  ferro  populatur  et  igni, 
Guirchinosque  capitmuros,  Gastrumque  Briani. 

400      Dimissis  igitur  Gonano  cum  Salomone,      [bat, 
Quorum  jam  partem  Britonum  pars  magna  juva- 
Dux  in  Amalricum  convertit  bella,  suosque^ 
Gum  consanguineis  proceres  invitât,  ut  ipsi 
Impertire  velint  contra  tôt  bella  juvamen. 
Gumque  bec  dura  duo9  durasset  guerra  per  an- 
Dux  incurrebat  dispendia  multa,  nec  ulla     [nos, 
Pars  aut  ^  indemnis  erat  aut  intacta  ducatus  : 
Quippe  Leonenses  bac  illum  ex  parte  fatigant, 
Gumque  Trecoritis  Goelonnes  et  Rohanite  ; 

41 0  Hinc  sub  Amalrico  Genomanensis  et  omnis  [usque 
Andegavensis  eques,  Turonique,  et  quisquis  ab 
Garnoto  laudis  aliquid  vel  honoris  habebat^, 
Francorumque  manus  quanmiaxima  cum  8agiensi 
Agmine,  Biturigumque  caterva,  comesque  Ni- 

[  verni, 
Quos  commune  genus  vel  amor  sociaverat  illi, 
Vel  census,  quo  nulla  magis  res  nutrit  amorem  ; 
Nil  magis  accendit  équités,  nil  fortius  armât  ; 

i.  tibi  (sic)  V. 

2.  que  omis  dans  V. 

3.  aut  omis  dans  L  et  P.  —  Par  suite  de  cette  omission,  et 
pour  compléter  le  vers,  D.  Brial  avait  remplacé  le  second  aut 
par  totius,  tandis  que  Barth  avait  ainsi  rédigé  le  dernier  hémis- 
tiche :  aut  tanti  intacta  ducatus, 

4.  Les  vers  410  et  412  sont  rajoutés  dans  la  marge  de  V. 


364  PHILIPPIDOS 

Ignavos  animât,  vires  imbellibus  addit, 
Audaces  pungit,  in  mortem  trudit  inermes, 
420  Livorem  membris  depellit,  vulnera  sanat, 
Potio^  nulla  animos  lenire  salubrior  egros. 

Illum  autem  sequitur  Britonum  pars  maxima, 

[qui  se 
Intrepido  prestant  animo  dominoque  ducique, 
Quorum  subsidio  fretus  monituque  fideli, 
Ingénies  animo  regali  concipit  ausus, 
Proponitque  semel  patrie  succurrere  toti. 

Non  curans  igitur  quantum  Gonanus  in  ipsum 
Seviat  aut  Salomon,  aut  quanta  in  partibus  il  lis 
Predarum  aut  hominum  patiatur  damna,  per 
430  Jam  finire  parât  tam  longe  tedia  guerre  ;  [ipsos 
Et  simul  atque  semel  aut  vinci  aut  vincire  que- 
Audax  in  campo  jaxta  vineta  Briani  [rens, 

Pugnat  Amalrico,  et  clara  virtute  triumphum 
Gonsequitur,  capiens  ipsum,  multosque  quirites 
Et  proceres,  vinci  quos  nemo  posse  putavit, 
Gum  numerus  major  numéro  ducis  esset  eorum, 
Ipsique  invicti  cum  sunmio  laudis  honore 
Hactenus  exstiterint  conflictu  semper  in  omni  ^. 

Sic  Britonum  probus  auxilio  laudabile  nomen 
440  Promeruit,  patriamque  suam  salvavit  ab  hoste, 
Vere  Francigenam,  vere  regalis  alumnum 
Se  generis  probitate  probans,  pronepos  Ludo- 
Nobiliorque  nimis  patrueli  rege  Philippo.  [vici^, 

Inde  Leonenses,  ex  hoc  certamine  quamvis 

1.  Porcio  V. 

2.  Sur  cette  affaire  de  Ghâteaubriant,  qui  eut  lieu  en  1222, 
voy.  Chron.  Turonense  dans  D.  Brial,  XVIII,  303  a  b. 

3.  Louis  le  Gros. 


Ufenim  ¥aUe  pars  debaitaU  TMÎUel, 


Pmpe  dies  flfi  iinli06  TÎrtiâe  reasftoDt 
Loqganiira,  dmaniMpie  boua  lis  [mot  fagatar. 
Qu  naieoDie,  dncî  sofito  religantnr  amore. 
4S0  El  soa  resdlm  shi  jun  UKrenbir  ab  îllo^. 

Quîd  bcnrmast  Qmd  mesta  dolest  Cor  on 
Stoçalta  cpccultot  Car  oelo  lambia  figîs,    [relaxas 
Musa?  Quid  ig:ooto6  astranim  sospîcîs  orliisT 
Carmtilare  oormii  sic  admirare  ootnetcm? 
Eœe  Pfaîfippa  preoessit  fiaicrîs  astram. 


Astram  qoo  mnndni^  dokt,  et^  oelestîa  gaudeni, 
Hospitis  adrenia  tantî  cxhilaraia  propinquo. 
fjoot  Tocam  îDani  Dobes  et  skkra  ccfi, 
Gertos  ot  îpse  sue  per  tam  maoîfesia  sakitis 

460  S^Da  SQOS  actns  placîlos  acîal  eseesopemo 
Astromm  Domioo.  ne  Carte  sobhorreal  qes 
SfMrîtns.  Mi  trepîdet  lotoo  de  vase  resohî. 
SeqoeCreMan.TÎelîsjamdemoDe,  mondo, 
Cartôs  el  îBraebra.  vidrid  reddere  letho. 
Et  s  forte  alias  leçimos  mioitaiite  oomeies 
Crioe  m  ereotoin  presigDÎficare  future, 
\oa  tameo  osqae  ^dfto  aot  taoto  fimbere  mbore. 
Ut  oam  Docte  dîes  septma  relaxent  astrî  ^ 
LaoÛDe  flanmiîvoiQO  *,  oommîxta  oube  mbori. 

4T0  Ut  soiet  ardeoti  fbmo  luoeote  Ga«ila. 

Straniiûeam  si  krle  domam  vis  oompît  ipâs. 


t.  ac  V. 

4.  fiav.jiiVt:  V 


366  PHILIPPIDOS 

Flammeus  immixtas  vapor  ejectare  favillas^. 

Hune  signi  numerum  poscebat  vita  Phîlippi  ; 
Hoc  meritum  numéro  voluisti  pandere  servi, 
Ghriste,  tui,  sciât  ut  se  terque  quaterque  beatum, 
Gorpore  ut  atque  animo  felix  transcendât  ad  as- 
Quem  bene  completus  hic  septenarius  illam  [tra  ; 
Ducit  ad  octavam  que  sursum  est  nescia  finis. 
Non  igitur  stupeas,  non  te  dolor  anxict  ;  immo, 
480  Si  contristavit  te  mors,  Victoria  mortis 
Lelificet,  cum  jam  videas  crebrescere  signa 
Per  que  cum  Ghristo,.  victa  jam  morte,  probat^r 
Vivere,  cui  vita  digne  servivit  in  ista. 
Et  si  vite  ejus  studuisti  gesta  referre. 
Major i  studio  referas  et  mortis  honorem  ; 
Quemque,  ipso  vi vente,  librum  finire  putasti, 
Exequîalis  honor  fac  terminet  et  specialis        • 
Gloria,  Ghristus  eum  quo  fine  beatificavit. 

De  cometa  queprevenit  infirmitatem  et  mortem^  regis^. 

Terruerat  populos  radio  nova  Stella  minaci  ; 
490  Nec  vulgus  cessabat  adhuc  variare  tumultus, 
Quid  portenta  novi  non  intellecta  sequatur. 
Necdum  mcnsis  erat  post  hoc  elapsus,  et  ecce 
Invadit  febris  régis  quartanica  corpus, 
Quem  cum  quarta  dies  estu  torqueret  anhelo, 
Gessabat  mediis  tamen  egrotare  diebus; 
Et  sic  febris  erat  intervallata,  vigorem 

i .  Continuation  du  manuscrit  de  Paris,  §  5. 

2.  et  mortem  omis  dans  P. 

3.  Cette  rubrique  manque  dans  V,  mais  la  place  en  avait  été 
réservée. 


LIBER  XU.  367 

Quod  nec  membra  suum  perdebant  sive  colorem  ; 
Nec  minus  ipse  sua  levitate  et  viribus  utens, 
SoUicitusque  sui  curare  negotia  regni, 

500  Oppida  more  suo  diversa  studebat  et  urbes 
Yisere,  presertim  quîbus  ille  reedificandis 
Impendens  operam,  muros  fabricabat  et  arces. 
Quotquol  enim  fîscus  urbes  habet,  oppida,  vicos, 
Ad  proprios  sumptus  muravit,  et  omnia  vidit 
Impensis  murata  suis  dum  viveret  ;  idque 
Plus  admirandum  sonat  auditoris  in  aure, 
Laudarique  magis  dignum,  quod  in  omnibus  istis 
Vexavit  nullum  census  exactio,  nullum, 
Ut  ficri  solet  a  multis,  angaria  lesit. 

51 0  Gujuscumque  domus,  fundus,  seu  vinea,  propter 
Fossas  aut  turres  periit  seu  menia,  damni 
Totius  pretium  patiens  a  rege  recepit. 
Et  licet  bec  regni  emendatio  publica  cunctis 
Givibus  et  populo  communiter  utilis  esset, 
Noluit  ut  fieret  aliis  onerosa,  sed  omne 
Sola  subi  vit  onus  pia  munifîcentia  régis  ^ 

Qui  postquam  primos  frigores  sensit,  et  ejus 
Sacra  repente  tremor  febrilis  viscera  torsit, 
Gontinuo  scopat  hominis  vas  interioris, 

520  Hospitiumque  parât  mundum  quo  celicus  hospes 
Gaudeat  adveniens  placita  sibi  sede  morari, 
Delicias  reputat  qui  corde  quiescere  mundo, 
Nec  venit  ad  mentes  nisi  lotas,  sorde  fugata. 

Mox  testamento  finali,  quicquid  habebat 
Mobilis  ipse  rei,  proprio  déterminât  ore, 
Et  dispensandum  terre  Hierosolymitane 

*i.  Guillaume  n'^pète  ici  ce  qui  est  dit  au  $  160  de  sa  Chronique. 


368  PHIUPPIDOS 

Pauperibusque  Dei  scripto  désignât  aperto, 
Divisim  faciens  quis  quid  ferat  inde  notari  ^ . 
Inde  fere  totum  vexatus  febre  per  annum^, 

530  Nec  minus  officio  membrorum  gnaviter  utens, 
Attigerat  quint  um  mensem^,  quo  Sirius  egris 
Ingeminare  solet  solis  cum  febre  calores,  [annus 
Et  postquam  Verbum  caro  factum  est,  tertius 
Gurrebat  cum  quinque  quater  post  mille  ducentos. 
Jamque  propinquabat  lux  mundo  flebilis,  in 
Se  viduaturus  erat  orbis  régna  Philippus,      [qua 
Qui  jam  regnavit  annis  féliciter  aclis 
Quadraginta  tribus,  justis  pius,  acer  iniquis, 
Gorripiens  reprobos  cum  mansuetudine  semper 

540  Corde  pio  solitus  equum  preferre  rigori  : 
Quem  Ghristus  vite  cum  dilexisset  in  omni 
Tempore,  dilectum  sibi  plus  in  fine  probavit. 
Nam  rex  Jherusalem^,  et  qui,  sunmia  negotia 

[summi 
Pontificis  vice  disponens^,  contra  heresiarchas 
Missus  erat,  partes  Tolosanas  qui  maculabant, 
Totius  et  regni  sanctorum  concio  patrum 
Goncilium  tune  Parisius  générale  tenebat^, 
Procurante  statum  ecclesie  reparare  Philippo, 

i.  Ghron.,  Gont.  de  Paris,  §  8. 

2.  Ce  renseignement  est  exact,  car  le  roi,  dans  le  préambule 
de  son  testament  rédigé  au  mois  de  septembre  1222  (Cat,  2172), 
dit  qu'il  se  sent  malade  :  «  Si  aliquid  humanitus  nobis  œntigerit 
in  hoc  presenti  egritudine....  » 

3.  On  sait  que  le  mois  de  juillet  était  le  cinquième  de  l'année 
romaine. 

4.  Jean  de  Brienne. 

5.  Conrad,  évèque  de  Porto. 

6.  Ce  concile  était  réuni  depuis  le  6  juillet. 


UBER  xn.  369 

Quem  mare  perverti  citra  lugebat  et  ultra  ; 

550  Quo  sine  cum  reliqui  nil  difîinire  valerent, 
Quamvis  torreret  ipsum  intolerantia  febris 
Continue,  proprio  geminata  et  temporis  estu, 
Gommuni  propriam  postponens  utilitatem 
Parisius  medicis  contradicentibus  ibat, 
Paciacoque  movens  ad  concilium  properabat, 
Summam  virtutum  cupiens  banc  esse  suarum, 
Ut  per  eum  status  ecclesie  fîdeique  resurgens 
Gatholicum  sumat,  ipso  moriente,  vigorem. 
Quem  fidei  similis  Martini  fervor  agebat, 

560  Qui,  sibi  cum  prescita  dies  foret  ultima  vite, 
Fratribus  et  sanctis  hoc  predixisset,  adiré 
Non  ideo  metuit  Gandatum,  ut  pacifîcarel 
Schisma  quod  ecclesiam  vico  turbabat  in  illo, 
Ecclesie  pacem  cleroque  relinquere  gaudens^. 
Voto  haud  dissimili  properans  rex  usque  Me- 

[duntam 
Venerat  ;  hic  illi,  sacra  post  mysteria,  postquam 
Vitalis  vite  dédit  Eucharistia  pastum, 
Occurrit  suprema  dies  evique  beati 
Terminus  ;  hic  illum  speciosa  morte  resolvi, 

570  Hic  sancte  voluit  anime  Deus  esse  receptor, 
Grastina  quintiles  data  cum  produceret  idus^. 

Exoritur  clamor,  résonant  lamenta,  fatiscunt 
Guttura  singultu,  lacrymis  sinus  omnis  inundat  ; 
Planctum  non  est  qui  proprium  levet,  aut  alienum, 

i.  Voy.  Lecoy  de  la  Marche,  Saint  Martin,  p.  36i.  —  La  con- 
duite de  saint  Martin  à  Gandes  devait  être  souvent  rappelée  à  la 
cour  des  rois  de  France  ;  saint  Louis  la  donna  pour  modèle  à  son 
fils  dans  ses  Enseignements,  §  29. 

2.  Continuation  du  ms.  de  Paris,  §  6. 

n  U 


370  PHiLipproos 

Nec  minui  possunt  nimii  per  verba  dolores, 
Dum  cogit  linguam  anxietas  herere  palato  ; 
Nil  sonat  in  tota  nisi  vox  funesta  Medunta  ; 
Nulla  domus,  vici  pars  nuUa  vel  angulus  est  qui 
Non  obsurdescat  gemitu,  fletuque  madescat. 

580  Luctum  causa  movet  eadem,  dolor  omnibus  idem, 
Quos  tamen  excruciat  species  non  una  doloris. 
Hic  pectus  feriens  ululât,  secat  ille  genarum 
Ungue  superfîciem;  vestes  hic,  ille  capillos. 
Sunt  qui  pre  nimio  merore  nec  hiscere  possunt, 
Promentes  labiis  tantum  suspiria  lassis, 
Quos  ejulari  cordis  tumor  impedit,  intus 
Absorbente  ira  quod  plangi  debuit  extra. 
Sunt  quibus  assuetas  vires  rapit  extasis,  umbra 
Mortis  imagine  pavimenti  in  pulvere  pressis. 

590  Etquiscontineat lamenta, vidensLudovicum[pumS 
Fluminecomplutum  lacrymarum  hinc,  inde  Philip- 
Et  proceres  comitesque,  et  forti  corde  senatum, 
Et  cum  militibus  famulos,  auleque  magistros, 
Implere  attonitam  mestis  mugitibus  aulam? 
Sic  qui  subdiderant  gentes  et  régna  Philippo, 
Nulla  quibus  potuit  feritas  obsistere,  quorum 
Viribus  edomite  pestes  et  monstra  quiescunt, 
Edomat  extincti  régis  dolor,  atque  ita  turbat, 
Ut  meminisse  sui  immemores  sint  atque  suorum. 

600  Vix  est  qui  myrra  sacratum  corpus  inungat  *, 
Vix  est  qui  poscat  aut  prestet  aromata,  vix  est 
Balsama  qui  memoret  infundere,  sic  rationem 
Obtenebrat  mentis  vis  incentiva  doloris  ! 

1.  Philippe  Hurepel. 

2.  Le  vers  600  est  omis  dans  les  éditions  de  Duchesne  et  de 
D.  Brial- 


LiBEH  xn.  371 

Corpore  condito  regaliter,  inde  feretro, 
Ut  decet,  impositam  merens  processio  glebam 
Principis  invicti  scapulis  subvectitat  altis. 
Gumque  foris  portam  que  Parisiana  vocatur, 
Exissent,  quantum  ter  agat  balista  sagittam, 
Deposuere  solo  eum  sancto  fasce  feretrum, 

610  Alternos  oneri  dum  se  supponere  certant; 
Assignante  locum  quo  crux  erecta  Philippi 
Nomine  sacretur,  quadris  celata  columnis, 
Quo  fieri  cepere  loco  miracula  nuper 
Crebra,  Deo  raeritum  mox  déclarante  Philippi  ; 
Ecelesiamque  novam,  requiem  qua  régis  honorent, 
Protinus  edificant  infra  brève  tempus  ibidem  ^ , 
Personasque  sacras  et  religione  probatas 
Instituunt,  Domino  ut  semper  famulentur  in  illa^. 
Inde  iterum  tendunt  sancto  cum  corpore  sursum , 

6S0  Gaudeat  ut  Sanctus  ^  Dionysius  hospite  tanto 
Ecclesiam  decorare  suam,  qua  corpus  humatum 
Petra  tegit  juxta  Dagobertum  ;  spiritus  aula 
Fulget  in  angelica,  ductore  receptus  eodem. 
Idque  patri  patrum  Dionysius  ipse  sequenti 
Nocte  revelavit,  ne  quis  regnare  Philippum 
Cum  Ghristo  dubitet,  re  tanto  teste  probata^. 
Ampliat  exequias  multoque  insignit  honore 

1.  L'ordre  des  cinq  derniers  vers  est  tout  différent  dans  V  :  ils 
sont  disposés  ainsi  :  615,  616,  612,  613,  614. 

2.  Cette  église  s'appelait  le  prieuré  de  8aint-Julien-la-Groix-le- 
Roi.  Voy.  Durand  et  Grave,  Chronique  de  Mantes,  p.  160-162.  — 
Le  Ménestrel  de  Reims  (§  307)  prétend  que,  pendant  le  transport 
des  restes  de  Philippe-Auguste,  «  à  chascune  reposée  faisoit  on 
une  croiz  où  s'image  est  figurée.  » 

3.  Sancti  V. 

4.  Voy.  plus  bas  v.  716-763. 


372  PHiLBPproos 

Bertrandus^  summi  qui  pontificis  vice  fungens 
Se  Prenestinam  decorabat  presule  plebem, 

630  Basilica^  regione  satus,  vir  nobilis  ortu, 
Religione  sacer,  habitu  Gistercius  ^.  Âdsunt 
Regni  primores,  proceresque,  virique  potentes, 
Sanctorumque  fere  patrum  omnis  concio,  nutu 
Spiritus  occulto  quos  sanctus  adegerat  illuc, 
Ex  multa  causam  ob  aliam  regione  gregatos  : 
Omnibus  ut  certa  constet  ratione,  sub  umbra 
Goncilii  quod  Parisius  celebrare  putarunt, 
Procurasse  Deum  decus  exequiale  Philippi  ; 
Scilicet  ut  tôt  honoraret  magnatibus  illum 

640  Gujus  honorari  finem  debere  sciebat. 

Débet  enim  que  principium  mediumque  sibi  res 

Est  sortita  bonum,  finiri  fine  beato  ; 

Totum  quippe  bonum  bonus  exigit  exitus  esse. 

ÂfTuit  et  summo  vir  honore  et  laude  Johannes 
Rex  Âcharon,  Francus  atavis,  Gampanicus  ortu, 
Debuerat  quo  rege  régi  Jherosolyma,  que  nunc 
Egypti  dolet  et  Syrie  servire  tyrannis         [mur, 
Que  *  mala  nos  per  nostra  quidem  peccata  mere- 
Dum  nec  abhorremus  ingrati  vivere  Ghristo, 

650  Nec  culpis  cessamus  adhuc  superaddere  culpas, 
Quarum  nos  meritum  meritos  amittere  nuper 
Reddidit  Egypti  regionem  cum  Damieta, 

1.  Le  légat  du  pape  était  alors  Conrad,  évoque  de  Porto;  il  n'y 
a,  du  reste,  pas  un  seul  Bertrand  dans  la  série  des  évéques  de 
Préneste. 

2.  Guillaume  le  Breton  veut  sans  doute  désigner  ici  le  pays  de 
Bade;  Conrad  se  rattachait,  d'après  Ughelli,  à  la  maison  de 
Zœhringen. 

3.  Conrad  fut  abbé  de  Cîteaux  de  1217  à  1219. 

4.  Per  V. 


LIBER  xn.  373 

Unde  modo  pulsus  citra  mare  venerat  idem 
Rex,  imploraret  ut  opes  a  rege  Philippo. 
Qui  donavit  ei  sanctisque  juvantibus  ipsum 
Fratribus  Hospitii  Templique  a  nomine  dictis, 
Cura  quibus  spécial  is  inest  pro  posse  Sepulcrum 
Yivendo  sacra  sub  religione  tueri, 
Millia  marcarum  quinquagesies  triplicata, 

660  Dispensanda  Gruci  famulantibus  atque  Sepulcro^. 
Unde  fide  certa  fas  est  presumere  nobis, 
Quod  famulis  immensa  suis  miseratio  Ghristi 
Sanctam  restituet  terram,  mediante  Philippi 
Etmerito  etsensu  ;  necadhocmoralongafutura  est. 
Nec  minus  archipater  Remorum  cum  Senoneosi 
Galtero  Guillelmus  adest,  qui,  régis  in  aula 
Precipui,  clarum  genus  alto  sanguine  ducunt; 
Necnon  Bituricus^  Turono^  cum  presule  primas; 
Et  qui  Rothomago  Theobaldus  presidet  urbi, 

670  Vir  precibus  vix  flexibilis,  nimiique  rigoris  ; 
Et  Lugdunensis^,  quo  Gallia  tota  solebat, 
Ut  fama  est,  primate  régi,  causasque  referre 
Difficiles,  ut  ibi  lis  ultima  litibus  esset; 
Nec  mittebatur  Romam  lis  uUa,  nisi  quam 
Lugdunense  forum  per  se  finire  nequisset  ; 
Gujus  honoris  adhuc  memor  est  epigranmia  sigilli^, 
Quique  monetatus  datur^  ad  commercia  census"^  ; 

1.  Voy.  Cont.  du  ms.  de  Paris,  tome  I,  p.  325,  note  3. 

2.  Simon  de  Sully. 

3.  Jean  de  Faye. 

4.  Renaud. 

5.  La  légende  des  sceaux  des  archevêques  de  Lyon  était  celle- 
ci  :  Sigillum  N.  Dei  gratta  prime  Lugdunensis  eccUsie  archiepiscopi. 
Voy.  Douét  d'Arcq,  Inventaire  des  sceaux,  n»»  6318  et  suivants. 

6.  patet  P. 

7.  La  légende  des  monnaies  archiépiscopales  de  Lyon  consis- 


374  PHiLiPProos 

Sacratique  patres  quos  suffraganeus  illis 
Ordo  lege  dédit  subici  melropolitana  ; 

680  Quorum  prima  duos  tetigit  quos  meatio,  tanta 
Gratia,  tantus  honor  insignes  reddit,  ut  alter  ^ 
Lingonica  de  sede  sit  ad  Remense  vocatus 
Ex  iosperato  regimen,  mereatur  ut  idem 
Bis  senis  sibi  subjectis  gaudere  cathedris  ^. 
At,  Galtere,  tibi  cum  confirmata  fuisset 
Parisiani  apicis  electio  ^,  mox  Senonensem 
Ad  cathedram  raperis,  ut,  dum  te  lingua  malorum 
lasequitur,  prosit  tibi  nescia,  qua  mediante, 
Pluribus  ut  presis,  cathedra  pri valus  es  una; 

690  Quique  tibi  fieri  non  erubuere  rebelles, 

Nunc  tibi  subjectos  premit  indignatio  major, 
Afficit  et  gravior  confusio,  cum  videant  te 
Sic  sublimatum,  sic  Ghristo  actore  potentem, 
lilos  ut  majore  queas  distringere  freno 
Quam  si  Parisius  specialis  episcopus  esses  ^. 
Sed  tibi  non  taiis  est  vultus,  non  ea  mens  est  ; 
Non  ita  Parisii  te,  non  ita  tu  docuisti 
Parisios  ;  non  hos  sacra  dat  tibi  lectio  mores, 
Ore  tibi  docto  multos  celebrata  per  annos, 

700  Ut  mala  compensare  malis,  stimulante  vel  ira 


tait  en  ces  seuls  mots  :  Prima  sedes  Galliarum.  Voy.  Du  Gange, 
éd.  Henschel,  tome  IV,  planche  XXV,  n^  94,  et  p.  524,  col.  3. 

1.  Guillaume  de  Join ville,  qui  passa  du  siège  de  Langres  à 
celai  de  Reims  en  1219  et  qui  est  nommé  plus  haut  au  vers  666. 

2.  Gontin.  du  ras.  de  Paris,  §  7. 

3.  L'élection  de  Gautier  Gornut  au  siège  de  Paris  fut  confirmée 
par  l'archevêque  de  Sens  ;  mais,  discutée  par  plusieurs  chanoines, 
elle  fut  cassée  à  Rome.  (Voy.  Gont.  du  ms.  Gotton.,  §  4.)  Trois 
ans  après,  Gautier  devint  archevêque  de  Sens. 

4.  eodem  L  P. 


LIBER  xn.  375 

Yel  rancore,  velis.  Odii  meminisse  bénigne 
Non  est  mentis  opus,  quam  miti  in  pectore  gestas, 
Quo  posuit  thronum  sibi  philosophia  perennem, 
Quo  perfecta  viget  utriusque  scientia  legis, 
Quam  toti  mundo  legis  ore  manuque  fideli. 

Nec,  Guillelme,  tibi,  Gatalauni  presul,  avaro 
Copia  precipuos  cornu  diffudit  honores  ; 
Qui,  Thome^  lugenda  tui  post  fata  nepotis, 
Invida  quem  rapuit  primevo  in  flore  tibi  mors, 
710  Angligenum  fines  aggressum  cum  Ludovico, 
Dignus  es  inventus  et  episcopus  et  cornes  esse, 
Sufficienter  onus  dispensaturus  utrumque, 
Subsit  ut  heredi  justo  tibi  Perticus  axis  ; 
Ut  cui  nobilitas  gemina  est  a  sanguine  regum, 
Nobilitatis  apex  gemino  splendescat  honore. 

Qmd  papa  scivit  mortem  régis  statimper  miraculum^. 

Tempore  magnanimi  quo  régis  humatio  facta  est, 
Signina^  tune  papa  moram  faciebat  in  urbe^, 
Talis  ubi  facta  est  ostensio  celitus^  iUi. 
Quidam  civis  erat  in  eadem  nobilis  urbe, 
7S0  Gui  Jacobus  nomen,  vir  honestus,  et  illius  hospes 
Qui  sunmii  vice  pontificis  peccamina  punit, 
Eger  et  extincte  sic  ductus  ad  ultima  vite, 

1.  Thomas,  comte  du  Perche,  mort  en  1217,  eut  pour  héritier 
son  oncle  Guillaume,  évèque  de  Ghâlons. 

2.  Cette  rubrique  ne  se  trouve  que  dans  P,  mais  la  place  en  a 
été  réservée  dans  V. 

3.  Signigna  P. 

4.  Le  pape  Honorius  m  séjourna  à  Segni  du  7  juin  au  10  sep- 
tembre 1223.  Voy.  Potthast,  n-  7036  à  7080. 

5.  celius  V. 


376  PHiLiPProos 

Quod  revalescendi  spes  nuUa  dabatur  amicîs  ; 
Gumque  oleo  sancto  quasi  jam  moriturus  inunctus, 
Juxta  quem  Jacobi  commendat  epistola  ritum, 
Stramine  supposito  morientum  more  jaceret, 
Visio  celestis  confortât  taliter  illum. 
yisus  ab^  etherea  sanctus  Dionysius  illi 
Arce  venire  fuit,  magno  splendore  relucens, 
730  Quem  precedebant  induti  vestibus  albis 
Ângelici  cives,  ipse  autem  veste  rubebat  ; 
Quem  prope  rex  slabat  candente  Philippus  amictu, 
Gorporeo  visu  quem  Dunquam  viderat  ille, 
Sed  tamen  auditu  famam  bene  noverat  ejus. 
Tune  prior  bec  sanctus  :  c  Festina  surgere  ;  vade, 

<  Die  Jacobo^,  pape  vice  qui  delicta  reorum 
c  Audit,  et  absolvit  confessos  rite  reatus, 

c  Gongrua  diversis  adbibens  medicamina  morbis  : 
c  Sum  hieromartyr  ego  Dionysius  ;  iste  Philippus 
740  <  Francorum  rex  est,  luteo  qui  fasce  solutus 
c  Hune  fuit  ante  diem  :  facias  absolvat  ut  ipsum 

<  Papa,  potestatis  illius  numine  soli 

€  Que  fuit  a  Ghristo  cum  clavi  tradita  Petro,  [bret, 
c  Fac  Domino  conmiendet  eum,  missamque  cele- 

<  Gujus  vi^  culpis  venialibus  ipse  pietur.  »  [possim 
Miles  ad  bec  :  c  Quis  ego,  tante  ut  misteria 

€  Ferre  rei,  qui  nec  de  iecto  surgere  possum, 
c  Mortis  in  articulo  positus?  Nec  credere  papa, 

1.  ad  Y. 

2.  U  y  a  ici  une  confusion  entre  le  nom  du  malade  et  celui  de 
son  hôte,  le  pénitencier  du  pape;  celui-ci  s'appelait  Thomas, 
cardinal  du  titre  de  Sainte- Sabine.  Voy.  le  fragment  du  Livre  de 
Vabbé  Gilles,  publié  sous  le  nom  de  Gesta  alia  Philippi  Augusti, 
par  Duchesne,  tome  V,  p.  260. 

3.  Qui  miseris  V. 


LIBER  xn.  377 

<  Nec  Jacobus,  volet  ipse  mihi  ;  delirus  habebor, 
750  c  Si  presumo  viris  proponcre  talibus  isla.  » 

Sanctus  item  :  c  Fili,  cesset  timor  omnis  ;  habeto 

<  Firmam  corde  fidem  stabili  :  sanatus  ad  illos 

<  Ibis,  et  hec  inopina  salus  tibi  lata  repente 

€  EtpapametJacobumfaciettibieredereprorsus.  » 
Dixit,  et,  ut  vere  sciretur  quod  bonus  esset 
Spiritus,  egrotum  plene  sanando  probavit, 
Aspergensque  *  locum  suavi  perfudit  odore. 
Prosilit  ille  thoro  sanus,  vestigia  morbi 
Nulla  manent  ;  gaudet  simul  et  miratur  in  omni 
760  Parte  sui  nuHum  se  jam  sentire  dolorem  ; 

Fitque  palam  Jacobo  verbum,  summoque  per 
Pontifiai,  faciuntque  fidem  miraculaverbo,  [ipsum 
NuUaque  divinis  veniunt  obstacula  jussis^. 

1.  Dispergensque  V. 

2.  Nous  possédons  cinq  récits  de  ce  miracle  :  dans  le  Chronicon 
Turonense  (D.  Brial,  XVm,  304  C  D),  dans  Philippe  Mouskés 
(y.  23984-24180),  dans  le  recueil  d'Etienne  de  Bourbon  (éd.  Lecoy 
de  la  Marche,  §  323),  dans  Richer  de  Sénones  (M.  G.  Scr.,  XXV, 
297),  et  dans  le  livre  de  Tabbé  Gilles  de  Pontoise  (Duchesne,  V, 
p.  260).  Tous  ne  sont  pas  d'accord  sur  le  nom  de  la  ville  où  la 
vision  se  produisit  ;  suivant  Ph.  Mouskés  et  Etienne  de  Bour- 
bon, c'est  à  Rome  ;  selon  Richer,  à  Pérouse.  Le  récit  de  Gilles 
de  Pontoise  est  celui  qui  se  rapproche  le  plus  du  texte  de  la  Phi- 
lippide,  tandis  que  celui  qui  s'en  éloigne  le  plus  est  celui  de  Ph. 
Mouskés.  D'après  ce  poète,  le  chevalier  à  qui  apparut  saint 
Denis  était  un  Frangipani,  parent  à  la  fois  du  pape  et  de  Philippe- 
Auguste  (v.  23996  et  24000).  Quant  à  Etienne  de  Bourbon,  les 
termes  qu'il  emploie  sont  très  vagues,  il  ne  nomme  aucun  des 
acteurs,  mais  il  déclare  tenir  cette  anecdote  de  Sybille,  dame  de 
Beaujeu,  sœur  d'Isabelle  de  Hainaut,  et  par  conséquent  belle- 
sœur  de  Philippe-Auguste. 


378  PHILIPPIDOS 

Quod  beatus  Germanus  notant  fecit  victoriam  régis 

Philippi  apud  Altisiodorum  * . 

< 

Altissiodoro  monachorum  sanctus  in  urbe 
Gonventus  sancti  Germani  nomen  honorant, 
Ecclesiam  cujus  ausi  temerare  latrones, 
Vespere  victorem  doluit  quo  Flandria  regem, 
Glam  presumpserunt  res  exportare  sacratas. 
Deinde  sacrista  loci,  capsam  stans  ante  beat! 
770  Presulis,  ipsius  lacrymosa  voce  vocabat 

Nomen,  et  ejulans  clamabat  :  <  Gur  ita  servum 
c  Damnasti,  Germane,  tuum,  quem  criminis  hujus 
c  Importuna  reum  damnabit  opinio  fratrum? 
€  Quo  te  contuleras,  ubi  te  diversus  habebas, 

<  Dum  tua  presumunt  violare  sacraria  fures? 

<  Que  nostra  in  tantum  potuit  te  offendere  culpa, 
«  Ut  subterfugeres  solito  nos  more  tueri  ?  > 

Protinus  e  sacra  talis  vox  reddita  theca 
Tune  ait  :  <  Hec  nobis  cum  damna  illata  fuerunt, 
780  c  Juxta  Gesonam,  procul  haud  a  ponte  Bovino, 

<  Gum  sanctis  Francos  alîis  regemque  juvabam, 

<  Gui  fuit  auxilio  Victoria  prestita  nostro  ; 

<  Quique  ipsum  per  nos  fecit  superare  tôt  hostes, 
€  Jam  faciet  rébus  vos  exsultare  repertis.  » 

Tôt  sanctos  patres,  tôt  pretextata  virorum 
Millia  nobilium  rex  procuravit  adesse 
Gelestis  sancti  supremo  régis  honori. 
Âc  velut  Âmbrosio  Martini  nobile  funus 


1.  Cette  rubrique  ne  se  trouve  que  dans  L,  mais  la  place  en  a 
été  réservée  dans  V. 


LIBER  xn.  379 

Atque  Séverine  patuit  divinitus  olim*, 
790  Sic  régis  palmam  tam  longe  nunciat  uno 
Yespere  Germanus,  sic  et  Dionysius  ipsi 
Pape  commendat  post  sacrum  funus  eumdem  ; 
Sic  voluit  sanctos  testes  Deus  illius  esse, 
Sanctorum  meritis  quem  vita  noverat  equum  ; 
Sic  certis  illum  signis  désignât  amicum 
Esse  suum,  ut  livor,  atro  qui  feile  tumescens 
Pascitur  in  vivis,  saltem  post  fata  quiescat; 
Ut  nihil  inveniat  quod  in  illo  mordeat  ultra 
Dente  venenato,  qui  quod  divina  potestas 
800  Prédicat  in  toto  populi  clamoribus  orbe, 
Aut  negat,  aut  aliqua  pervertere  nititur  arte, 
Publica  quem  dudum  jubet  obmutescere  fama, 
Ingeniumque  fides  occulta  retundit  amarum. 

Concltcsio  operis  exhortativa  Ludovico  novo  régi. 

Hag  satis  est,  Ludovice,  tenus  cecinisse  parentis 
Me  tibi  gesta  tui  ;  diludia  ^  poscimus  ;  ecce 
Ilia  ducit  equus  crebro  salientia  pulsu. 
Plurima  sunt  digesta  quidem  ;  sedplura  supersunt. 
Que  tu  committes  aliis  tractanda  poetis, 
Uberiore  scient  qui  vena  excudere  versus, 
81 0  Qui  melius  poterunt  ac  plenius  omnia  digno 
Magnificare  stylo  sancti  miracula  régis, 
Signaque  virtutum  quibus  illum  celica  virtus 
Mirificat,  civemque  probat  de  milite  factum. 
Hi  plectro  graviore  canent  exordia  regni 

1.  Voy.  Grégoire  de  Tours,  De  viriutibm sancii Martini,  livrai, 
chap.  4  et  5. 

2.  dilucia  L.  —  dilucida  P. 


380  PHILIPPIDOS 

Clara  tui  ;  quantis  jubilis  et  plausibus  omnis 
Jocundata  novum  suscepit  Gallia  regem  ; 
Quam  celebri  sumptu,  quo  lumine,  quam  spécial! 
Ornatu  fuerint  solemnizata  diebus 
Gaudia  continuis  toto  celeberrima  regno. 

8S0       His  tu  materiam  prebebis  carminé  dignam, 
Cum  Baccho  Rupella  rubens,  portuque*  superba 
Classe  frequentatur  quo  nusquam  crebrius  aller, 
Aunisioque  nihil  Ciprio  ^  debente  Lyeo, 
Se  tibi  subjiciet;  cum,  juris  apostata  nostri, 
Succumbet  victus  tibi  cum  Xantone  Niortus  ; 
Cum  post  retrofluum  pelago  crescente  Gerunnam 
In  Pyreneo  ^  figes  tentoria  monte, 
Quo  Pipinite  ^  sub  nomine  fixus,  utrisque 
Certa  sit  ut  regnis  distinctio,  Gallica  certus 

830  Limes  ab  Hispanis  discriminât  arva  colonis^. 
Dilatare  tuos  fines  hue  usque  teneris. 
Jus  patrum  ut  teneas  nullo  mediante  tuorum, 
Possideatque  nihil  in  finibus  advena  nostris. 

Nec  regem  regnare  sines  in  pace  novellum, 
Qui  modo  presumit  Anglorum  sceptra  tenere, 
Que  genitori  ejus  subducta  examine  justo 
Te  solum  repetunt,  tibi  se  quandoque  reservant 
Uxoris  pro  jure  tue  tibi  débita  soli, 
In  quibus  Ângligene  concors  electio  cleri, 

840  Et  populi  ac  procerum,  tibi  jus  spéciale  paravit. 
Te  vocat  iste  labor,  tibi  jampost  Pascha  paratus 

i .  potu  p. 

2.  Caprio  L  P. 

3.  Pyrineo  L  P. 

4.  Gharlemagne. 

5.  Voy.  livre  I,  v.  165. 


LIBER  xn.  381 

Treugarum  cum  finis  adest,  suplicamine  multo 
Quas  itenim  obtinuit  a  vestro  pâtre  Johannes  ^ . 
Omine  tune  dextro  féliciter  arma  capescens, 
Âuspiciis  genitoris  iens,  jus  incipe  regni 
Integrare  tui,  et  regnum  superaddere  regno  : 
Prima  Toarcenis  indicens  prelia  mûris. 
Ut  tibi  Burdegalam  levior  via  fiât  ad  urbem, 
Quam  tu  Marcheio  comiti^  dabis,  ille  fidelis 

850  Cum  tuus  existet,  atque  illam  debeat  ejus 
Uxori  propter  nuptum  donatio  facta, 
Quando  fuit  régi  dudum  sponsata  Johanni. 

Gumque  tibi  fuerit  Âquitania  subdita  tota, 
Cum  nihil  in  regno  possèdent  advena  nostro, 
Yietrices  alas  Tolosanas  transfer  in  oras, 
Facque  ut  vera  fides  in  partibus  audeat  illis 
Ostenlare  caput,  ritusque  abolere  profanos, 
Heresis  ut  toto  regno  procul  exuiet  omnis. 
Nec  tibi  des  requiem,  donec  puer  Ânglicus  armis 

860  Yictâ,  quibus  nil  juris  habet,  tibi  sceptra  resignet, 
Solus  ut  in  regnis  babeas  regnare  duobus, 
Ëradicato  de  nostris  fimditus  bortis 
Serpentis  nivei  toto  cum  stirpe  veneno, 
Ut  Britonis  tibi  promittunt  presagia  vatis  ^. 

1.  Ainsi  que  le  fait  remarquer  très  justement  D.  Brial,  la  trêve 
en  question,  qui  devait  expirer  à  la  fête  de  Pâques  1224,  avait 
été  conclue  le  3  mars  1220,  non  par  Jean  Sans-Terre,  mais  par 
Henri  III.  {Cat.  1955.) 

2.  Hugues  X  de  Lusignan,  époux  d'Isabelle  d'Angoulême, 
veuve  de  Jean  Sans-Terre.  —  Voy.  les  conditions  de  l'alliance 
conclue  en  mai  1224  par  Louis  VIII  avec  le  comte  de  la  Marche, 
dans  Le  Nain  de  Tillemont,  Histoire  de  saint  Louis,  tome  I, 
p.  331-332. 

3.  Ainsi  que  le  dit  M.  Pannenborg,  ce  vates  Brito  n*est  pas 
Merlin,  comme  lont  cru  les  précédents  éditeurs,  mais  bien  Guil- 


382  pHiLipproos 

Hic  honor,  hec  virtus,  îsta  excellentia,  cuncta 
Hec  certa  tibi  dona  fide  promissa  fuerunt. 
Hec  Deus  Elisabeth  signo  patefecit  aperto, 
Gum  sacrum  ^  portaret  adhuc  te  pondus  in  alvo  ; 
Que  Garnotensi  Domine  dum  supplicat,  et  te 

870  Ëjus  in  ecclesia  precibus  commendat  eidem, 
Sensit  ubi  primum  sancto  te  ventre  moveri, 
Gelitus  accensas  in  eadem  quatuor  hora 
Ignis  corripuit^,  nuUo  accendente,  lucernas, 
Ipsius  ante  oculos  populique  astantis  ad  aram; 
Luxque  salisfaciens  regine  celica  volo, 
Et  quanti  ipsa  esset  meriti  monstravit  aperte, 
Et  proventuros  tibi  precurrebat  honores. 
Sors  etenim  celestis  ad  hoc  jam  te  illa  ligabat, 
Ut  que  bella  pater  inconsummata  reliquit, 

880  Gonsummanda  tuis  sint  omnia  protinus  armis, 
Finalemque  dabunt  super  his  tibi  fata  triumphum  ; 
Tu  tantum  virtute  veiis  et  viribus  uti. 

0  mihi  tune,  o  si  maneat  pars  ultima  vite 
Spiritus  exacte,  tua  coner  ut  acta  referre, 
Digna  quibus  studeat  Sophocles  vel  (bera  poesis^  ! 
0  si  Galterus*  ilio  vel  Egidius  ^  esset 
Tempore,  quam  claro  niteant  tua  belia  cothurno! 

laume  lui-même.  «  Merlin  avaij  en  vue  l'extermination  du  rubeus 
«  draco,  c'est-à-dire  celle  des  anciens  Bretons,  par  Valbus  draco 
«  qui  désigne  les  Anglo-Saxons,  tandis  que  Guillaume  prédit  le 
«  renversement  du  serpeiis  niveus,  c'est-à-dire  celui  des  Anglais 
«  eux-mêmes.  »  {Zur  Kritik  der  Philipis,  p.  24,  note  2.) 
\ .  sacro  V. 

2.  corrupuit  P. 

3.  Guillaume  veut  ici  parler  de  Lucain.  Voy.  Pannenborg,  Zur 
Kritik  der  Philipis,  p.  17. 

4.  Gautier  de  Châtillon. 

5.  Gilles  de  Paris. 


LIBER  xn.  383 

Totus  Alexander,  et  qui  processit  ab  illo 
Ântiochus,  bis  sexque  duces,  plebs  esse  dolebunt 
890  Respectus  splendore  tui  ;  succumbet  et  ipsa 
De  te  composito  mordax  girapigra^  libello, 
Honim  si  similem  mereatur  habere  poetam. 

Karloto  thesaurario  Turonensi^j  Philippi  régis  filio^. 

At  tu,  eujus  amor  omni  mihi  crescit  in  hora, 
Ul  libro  sine  laude  tua  supponere  finem 
Arbitrer  esse  nefas,  animi  qui  nobilitate 
Ai^umenta  refers  generis  clarique  parentis, 
Te  liquido  ul  liqueat  genitum  genitore  Philippe, 
Qui  carie  lotus  ^,  omni  carismate  carus, 
Karlotus  verum  meruisti  agnomen  habere  ; 
900  Qui,  proprium  vero  decorans  agnomine  nomen, 
Moribus  exponis  et  vita  nomen  utrumque  ; 
Dogmata  quem  docui  primum  puerilia  ;  cujus 
Tam  dociles  habilis  fecundat  gratia  sensus, 
Ut  mihi  jam  dignus  habearis  doctor  haberi, 
Quintus  adhuc  decimustibi  vix  licet  annus  agatur  : 
Ad  te  currenti,  tibi  se  per  vota  liganti, 
Porrige,  Petre,  manum,  vultuque  recollige  librum 
Propitio,  dignumque  legi  fac  protinus  ipsum 
Natura  studioque  date  tibi  vi  rationis  ; 

\.  Ce  mot,  pris  ici  au  figuré  (voy.  Du  Gange,  Girapigra)^  a  sans 
doute,  comme  le  conjecture  D.  Brial,  le  sens  de  critique,  Guil- 
laume l'a  peut-être  emprunté  à  VAntidotarius  de  Gilles  de  Gor- 
beil.  Voy.  Pannenborg,  Zur  Kritik  der  Philipis,  p.  24. 

2.  Turonensi  omis  dans  P. 

3.  Gette  rubrique  manque  dans  V,  mais  la  place  en  a  été 
réservée. 

4.  ionus  V. 


384  PHILIPPIDOS 

91 0  Dux  et  corrector  fieri  digneris,  eidem 

Que  desunt  supplens,  resecare  superflua  callens. 
Hic  patris  fratrisque  tui  preconia  regum 
Excolit  ;  hic  stirpem  Pipini  et  Francigenarum 
Laudibus  exequitur,  primaque  ab  origine  gentis 
Successiva  sequens  generatim  nomina,  primo 
Carmen  in  octavi  Ludovici  terminât  anno. 


*  Ne  Metamorphosin  ^  numeris  equare  puteris, 

Sub  numéro  numéros  pone,  Philipi,  tuos^. 
—  Bis  sex  milleni  sunt  illi  in  codice  versus, 

Mille  mihi^  novies,  quindeciesque  decem; 
Utque  nihil  numéro  superet  vel  desit  utrique, 

Ter  quinos  illi  subtrahe,  quinque  mihi  ; 
Nam  qui  prelibant  librorum  teumata  versus 

Nolo  quidem  numeris  connumerare  meis, 
Ut  sciât  lector  quantum  sit  temporis  actum 

Dum  totum^  meus  hic  exigit  auctor,  opus. 
Ânnis  scrjpta  fui  tribus,  emendata  duobus 

1.  Les  distiques  qui  suivent  ne  se  trouvent  qu'à  la  fin  du  ms. 
de  Rome. 

2.  Les  Métamorphoses  d'Ovide. 

3.  Duchesne  et  D.  Brial,  n'ayant  pas  compris  que  ce  mot  était 
le  vocatif  de  Philipis  et  que  le  poète  s'adressait  à  son  poème, 
avaient  cru  qu'il  s'agissait  de  Philippe- Auguste  et  avaient  imprimé 
Philippe, 

4.  C'est  la  Philippide  qui  répond. 

5.  De  totum  ms.  —  Descriptum  Duchesne.  —  ac  Descriptum 
Brial.  —  Il  faut  évidemment  lire  Dum  totum,  comme  l'a  fait 
M.  Pannenborg,  Zur  Kritik  der  Philipis,  p.  7,  note  2. 


LIBER  \n.  385 

Menda,  nec  emende*  paruit  omnis  adhuc  : 
Nam  labor  hic  major  quam  scribere,  meque  '  ve- 

Et  res  et  novitas  ipsa  latere  diu.  [tabat 

lnsuper  et  spatium  spatio  Karlotis  eodem 

Est  (urata  mîhi  quo  fabricata  fuit, 
In  qua,  prooedens  humili  per  levia  passu, 

Pretentavit  equos  nostra  cameua  suos  ; 
Quam  si  fastidit  extranea  natio  mecum, 

FraDcigenum  nobis  sit  satis  ore  legi. 

i.  Bien  qu'il  y  ait  einende  dans  le  ms.,  Duchesne  et  D.  Brial 
avaient  imprimé  emendas. 
2.  negue  ms. 


Il  25 


TABLE 


DES  NOMS  ET  DES   MATIÈRES. 


Le  chiffre  placé  entre  parenthèses  an  commencement  d'un 
article  indique  l'année. 

Les  Gesta  Philippi  de  Rigord,  la  Chronique  et  la  Philippide  de 
Guillaume  le  Breton  sont  respectivement  désignés  par  les  abré- 
viations Hig.,  Ghron.  et  Phil. 

Les  chiffres  qui  suivent  les  désignations  Rig.  et  Ghron.  ren- 
voient aux  paragraphes.  Après  Fabréviation  Phil.,  le  chiffre 
romain  désigne  le  chant,  le  chiffre  arabe  le  vers  de  la  Philippide; 
quant  aux  mentions  tirées  de  l'épître  dédicatoire,  elles  sont  pré- 
cédées de  l'abréviation  Nunc,  Gelles  qui  proviennent  du  sommaire 
d'un  chant  sont  accompagnées  de  l'abréviation  Cat, 


Abdon,  juge  d'Israël.  Rig.  39, 
p.  63. 

Abrince,  Voy.  Avranches. 

Ahrinci  fines.  Voy.  Avranchin. 

Accium.  Voy.  Acre. 

Accon.  Voy.  Acre. 

Achard  de  la  Boissière.  —  Re- 
fuse de  livrer  à  Richard 
Gœur-de-Lion  un  trésor  qu'il 
a  trouvé,  Phil.  V,  495;  — est 
assiégé  par  Richard  dans 
Ghalus  ;  propose  de  porter  le 
débat  devant  la  cour  de 
France,  513;  —  se  défend  vi- 
goureusement, 524  ;  —  sa  joie 


en  voyant  Richard  blessé  à 

mort,  596.  —  cité,  570;  — 

Achardus, 
Acharon.  Voy.  Acre. 
Acheloûs,  fleuve.  Phil.  VI,  235. 
Achille.  Phil.  IV,  348. 
Achon.  Voy.  Acre. 
Aciencis(Gilo).  Voy.  Gilles  d'Aci. 
Aconiiana  urbs.  voy.  Acre. 
Acquapendente,  ville  d'Italie. 

Ghron.  157,  p.  237  ;  Phil.  X, 

633.  —  Aquapendens, 
Acquigny  (Eure,  arr.  et  c.  de 

Louviers).  —  (1199)  Est  pris 

par  Philippe -Augnste.  Rig. 

127.  —  Aquiniacum, 
Acre  (Saint-Jean  d').  —  (1191) 


388 


TABLE  DES   NOMS 


Philippe- Auguste  y  aborde  la 
veille  de  Pâques.  Rig.  74  ; 
Ghron.  54;  Phil.  IV,  165;  — 
deux  vaisseaux  sarrasins,  en- 
voyés à  son  secours,  sont 
êris.  Rig.  75;  —  Conrad  de 
iohéme  y  amène  l'armée  de 
son  père.  Rig.  76  ;  —  Richard 
Gœur-de-Lion  y  arrive  lors- 
aue  la  ville  était  sur  le  point 
ae  se  rendre.  Ghron.  55; 
Phil.  IV,  203;  —  est  prise; 
la  garnison  a  la  vie  sauve  à 
condition  que  la  vraie  croix 
et  les  prisonniers  chrétiens 
seront  rendus;  ces  conditions 
ayant  été  violées,  Richard 
fait  massacrer  les  prisonniers 
sarrasins.  Rig.  81  ;  Ghron.  58  ; 
Phil.  IV,  218,  232  ;  —  éclipse 
de  soleil  avant  sa  pnse. 
Ghron.  59:  —  les  croisés  se 
nartagent  la  ville.  Phil.  IV, 
225;  —  Philippe-Auguste  y 
tombe  malade  et  quitte  la 
ville  pour  revenir  en  France. 
Phil.  IV,  262  ;  —  seigneurs 
morts  pendant  le  siège. 
Ghron.  60:  Phil.  IV,  309; 
—  Aubri  Clément  y  meurt. 
Phil.  X,  361  ;  —  Conrad  de 
Montferrat  y  est  assassiné. 
Ghron.  65  ;  —  (1 197)  Henri, 
comte  de  Champagne  et  roi 
de  Jérusalem,  y  meurt.  Rig. 
118;  —  (1198)  des  croises 
bretons  y  arrivent  sous  la 
conduite  d'Herloin,  moine  de 
Saint- Denis.  Rig.  120;  — 
citée.  Ghron.  231  ;  Ghron. 
Gont.  Par.  6,  p.  324;  Phil. 
IV,  124,  324.  —  Accium,  Ac- 
con,  Acharon,  Achon,  Aconi- 
tana  urbs.  —  Gouverneurs 
musulmans  d'  —  :  voy.  Lt- 
mathosius  et  Carachosius,  — 
Jean,  iï)i  d'  —  :  voy.  Jean  de 
Brienne,  roi  de  Jérusalem. 
Voy.  Tour  maudite  (la). 

Adam,  clerc  du  roi.  Rig.  70, 
103. 

Adam  U,  vicomte  de  Melun.  — 


(1208)  Bat  en  Poitou  Savari 
de  Mauléon,  Ghron.  145;  — 
(1214)  à  Bouvines,  se  trouve 
à  Tarrière  -  garde  avec  frère 
Guérin  et  avertit  Philippe- 
Auguste  de  rapproche  d*0- 
thon.  Ghron.  182;  Phil.  X, 
738;  —  ses  exploits  à  Bou- 
vines. Ghron.  188,  p.  279.  — 
Adam  Meledunicus,  vicecomes 
Meleduni, 

Adam,  archidiacre  de  Paris, 
puis  évoque  de  Thérouanne. 
Ghron.  174. 

Adèle  de  Champagne,  reine  de 
France,  femme  de  Louis  VII, 
mère  de  Philippe-Auguste  et 
sœur  d'Etienne,  comte  de 
Sancerre.  Rig.  1;  Phil.  I, 
519;  —  (1180)  fait  faire  à 
Louis  Vil  un  superbe  tom- 
beau à  l'abbaye  de  Barbeaux. 
Rig.  11;  —  (1190)  régente 
avec  Guillaume,  archevêque 
de  Reims,  pendant  la  croi- 
sade. Rig.  69, 70;  Ghron.  51  ; 

—  (1 191)  fait  exposer  les  re- 
liques de  saint  Denis  ad  re- 
movendum  errorem  Parisienr 
stum.  Rig.  80  ;  —  (juin  1206) 
meurt  à  Paris,  est  ensevelie 
à  Pontigny.  Rig.  146  ;  Ghron. 
137.  —  Adela,  Ala. 

Adémar,  vicomte  de  Limoges. 
Rig.  126. 

Adolphe  I«',  archevêque  de  Co- 
logne, soutient  Othon  IV  en 
1198.  Rig.  124. 

Adria.  Voy.  Mer  Adriatique. 

Afranius.  Phil.  VII,  561. 

Afri(jue  (V).  Ghron.  10. 

Agnes  de  Baudement,  dame  de 
Braisne,  comtesse  de  Dreux. 

—  (1192)  Livre  aux  Juifs  de 
Brie-Gomte-Robert  un  chré- 
tien qu'ils  mettent  à  mort. 
Rig.  84;  Ghron.  63;  Phil.  I, 
745.  —  Brenensis  comitissa, 

Agnès  de  France,  fille  de 
Louis  Vn,  femme  d'Alexis  II 
Comnène.  Rig.  139. 

Agnès  do  Méranie.  —  Appelée 


ET  DES  MATIÈRES. 


389 


faussement  Marie.  Rig.  112; 
Ghron.  85,  108;  —  |1196) 
épouse  Philippe  -  Auguste. 
RiÇ.  112;  Ghron.  85;  —  ce 
qui  fait  mettre  le  royaume 
en  interdit  par  le  légat  Pierre 
de  Gapoue.  Ghron.  103;  — 
(1201)  est  éloignée  momenta- 
nément à  l'instigation  du  lé- 
gat Octavien.  Rig.  133  ; 
Ghron.  105;  —  meurt  et  est 
enterrée  à  Saint  •  Gorentin 
près  Mantes;  ses  enfants  sont 
légitimés  par  Innocent  UI. 
Rig.  136;  Ghron.  108.  —  Ma- 
ria [par  erreur],  superinducta 
uxor. 

Aimeri  le  Brun,  vir  Lemovi^ 
censis  vagi.  —  (1214)  Tué  au 
siège  de  la  Roche-au-Moine. 
Ghron.  178,  p.  262.  Il  est  ap- 
pelé Hugues  dans  la  Philip- 
pide,  X,  292.  —  Àimericus  le 
Brun. 

Aimeri  de  Lusignan,  appelé 
par  erreur  Henri  par  &uil- 
laume  le  Breton.  Voy.  Ai- 
meri VIfl  de  Thouars. 

Aimeri  VII  ,vicomte  de  Thouars. 

—  (1202)  passe  dans  le  parti 
de  Philippe  -  Auguste.  Hig. 
138;  Ghron.  135;  —  (1203) 
Philippe-Auguste  lui  donne 
Loudun.  Ghron.  135;— (1206) 
passe  à  Jean  Sans-Terre  ;  Phi- 
lippe-Auguste  ravage  ses  ter- 
res. Rie.  147;  Ghron.  138,139; 

—  (1207)  ses  terres  sont  de 
nouveau  ravagées.  Rig.  149; 
Ghron.  143;  —  (1208)  est 
battu  par  Henri  Glément; 
conclut  une  trêve.  Rig.  151  ; 
Ghron.  145;  —  (1214)  le 
prince  Louis  envahit  ses  ter- 
res. Ghron.  179,  p.  264;  — 
accompagne  Jean  Sans-Terre 
au  siège  de  la  Roche-au- 
Moine,  lui  reproche  son  im- 
prudence et  se  retire  à 
Thouars.  Phil.  X,  237:  — 
obtient  son  pardon  de  Phi- 
lippe-Auguste.  Ghron.  204, 


p.  298.  —  Vicecomes  Thoar- 
censis,  vicecomes  Thoardi, 
Thoarcites. 

Aimeri  VUE  de  Thouars,  ap- 
pelé faussement  Aimeri  de 
Lusignan,  allié  de  Savari  de 
Mauléon  en  1203.  Phil.  Vm, 
293;  —  fait  prisonnier  en 
1208.  Rig.  151;  Ghron.  145.— 
Haimericus,  Henricus  de  Li' 
sinanno. 

Aiot,juged'Israël.Rig.39,p.63. 

Aire -sur -la -Lys  (Pas-de-Ca- 
lais, arr.  de  Saint  -  Omer). 
Ghron.  165.  —  Aria. 

Aisne  (T),  rivière.  Phil.  IX, 
154.  —  AtaXy  Auwona. 

Aix-la-Ghapelle.  Rig.  117,  124; 
Ghron.  208,  209.  —  Aquis- 
granum,  Aquisgrani. 

Ala  regina.  Voy.  Adèle. 

Alain  de  Dinan.  —  (1196)  au 
combat  d'Aumale.  Phil.  V, 
187;  —  attaque  Richard 
Gœur-de-Lion  et  le  force  à 
s'enfuir.  225.  —  Alanus  Brito 
Dinanites. 

Alain  de  Richement,  duc  de 
Bretagne,  père  de  Gonan  le 
Petit.  Ghron.  13.  —  Alanus 
dux. 

Alain  de  Roucv.—  (1198)  est  fait 
prisonnier  a  Gourcelles-lez- 
Gisors.  Rig.  122;  —  va  à  la 
croisade  des  Albigeois.  Phil. 
vm,  684.  —  Alanus  de  Rw- 
ciaco,  Alanus  Rocii  dominator. 

Alain  Tranchemer,  corsaire  an- 
glais, en  1203  prend  part  au 
siège  d'Andely  ;  avait  naguère 
pillé  Guernesey  et  Ouessant. 
Phil.  Vn,  166.  —  Alanus. 

Alains  (les).  Phil.  I,  120.  — 
Alani, 

Alba.  Voy.  Aube  \V). 

Albamarna.  Voy.  Aumale. 

Albanensis  episcopus.  Voy.  Hen- 
ri, évoque  d'Albano,  légat. 

Albericus,  Voy.  Aubri. 

Albert  deHangest.— (1214)  Phi- 
lippe-Auguste  lui  ordonne  de 
rester  à  Dam  pour  garder  la 


390 


TABLB  DES  NOMS 


flotte.  Phil.  IX,  414.  —  Al- 
b&rtui  Hangesides. 

Albert,  évéque  de  Liè|o;e.—  (i  192) 
est  assassiné  à  Reims  par  des 
émissaires  de  l'empereur  Hen- 
ri. Rig.  78;  Chron.  6i.  — 
Isodicensis  episoapus. 

Albert,  duc  de  Saxe,  allié 
d'Othon.  Phil.  X,  399. 

Albi  (Tarn).  —  (1208)  allié  aux 
hérétiques  du  Midi.  Phil. 
Vm,577.  —  Albia. 

Allridia,  Voy.  Albion,  Angle- 
terre (V). 

Allngensis  terra.  Voy.  Albi- 
geois (V). 

Albigeois  (1'),  refuge  des  héré- 
tiaues.  Rig.  154.  —  Terra 
AÙngensis. 

Albigeois  (croisade  et  affaires 
des).  Rig.  154;Ghron.  148, 177, 
206,  216,  227,  233;  Chron. 
Gont.  Par.  4,  6,  7:  Chron. 
Gont.  Cott.  3,  5, 8  :  Phil.  VIII, 
496  et  ss.  XU,  320,  853. 

AlMmarense  castellum,  Voy. 
Aumale. 

Albion,  île. — Appelée  Bretagne, 
du  nom  de  Èrutus.  Rig.  38, 
p.  57;  Chron.  6.  —  Albidia. 
Voy.  Angleterre. 

Albumarum.  Voy.  Aumale. 

Alemannia.  Voy.  Allemagne, 
Allémanie. 

il {tfmanm.  Voy.  Allemands  (les). 

Alençon  (Orne).  —  (1189)  Hen- 
ri II  s'y  réfugie.  Phil.  III, 
655;—  (1203)  est  assiégé  par 
Jean  Sans-Terre.  Chron.  117. 
—  Alanço.  Voy.  Robert  IH, 
comte  d'  — . 

Alencuria  {Hugo  de).  Voy.  Hu- 
gues de  Hamelincourt. 

Alexandre  le  Grand,  roi  de  Ma- 
cédoine. Phil.  Nunc,  9,  21, 
26;  V,  42,  384;Xn,  888. — 
Alexander,  Macedo, 

Alexandre  II,  roi  d'Ecosse.  — 
(1216)  s'allie  avec  Louis  VHI. 
Chron.  222,  p.  311. 

Alexis  l'Ange,  empereur  de 
Gonstantinople.  Rig.  139. 


Alexis  Gomnène,  emperoor  de 
Gonstantinople,  époux  d'A- 
gnès de  France.  Rig.  139. 

Alexis  le  Jeune,  empereur  de 
Gonstantinople ,  beaa  -  frère 
de  Philippe  de  Soui^.  Rig. 
139. 

Alfonse  II,  roi  d'Ara^n.  — 
(1183)  conclut  la  paix  avec 
Raimond  V,  comte  de  Tou- 
louse. Rig.  25. 

Alfonse  III,  roi  de  Gastille.  — 
(1195)  est  battu  par  les  Ma- 
rocains. Rig.  103;  Chron.  78; 

—  (1200)  sa  fille  Blanche 
épouse  Louis  VHI.  Rig.  132  ; 
Chron.  104  ;  Phil.  VI,  25.  — 
Hildefonsw,  rex  Castelle, 

Algia,  Voy.  Auge  (le  pays  d'). 

Aliéner  d  Angleterre,  mère  de 
Blanche  de  Gastille.  Phil. 
VI,  34. 

Aliéner  de  Bretagne,  sœur 
d'Artur  de  Bretagne.  —  Est 
retenue  prisonnière  en  Angle- 
terre par  Jean  Sans -Terre. 
Chron.  173,  200;  Phil.  VI, 
333.  —  Elienordû. 

Aliéner  de  Guyenne,  reine 
d'Angleterre.  —  Amène  Bé- 
rengère  de  Navarre  à  Mes- 
sine. Rig.  73; — fait  hommage 
à  Philippe-Auguste  pour  le 
comté  ae  Poitiers.  Rig.  129; 

—  est  assiégée  dans  Mire- 
beau  par  Artur  de  Bretagne. 
Phil.  VI,  37i;  —  délivrée 
par  son  fils  Jean  Sans-Terre. 
437.  —  Alienordù. 

Alix  de  France,  sœur  de  Phi- 
lippe-Auguste, fiancée  à  Ri- 
chard Cœur-ae-Lion.  Riç. 
63,  73;  —  renvoyée  par  Ri- 
chard, épouse  Guillaume  m, 
comte  de  Ponthieu.  Rig.  102. 

Allemagne.  Chron.  3,  4,  96, 
158;  Phil.  X,  515.  —  AU- 
mannia,  Germania.  —  Em- 
pereurs d'  —  :  voy.  Frédéric 
Barberousse,  Frédéric  II , 
Henri  VI,  Othon  IV,  Phi- 
lippe de  Souabe. 


ET  DES  MATIÈRES. 


391 


Allemands  (les).  —  Boumis  par 
les  Francs.  Phil.  I,  147  ;  — 
(1210)  une  partie  de  ceux  qui 
sont  venus  à  Rome  pour  le 
couronnement  d'Othon  est 
massacrée  par  les  Romains. 
Chron.  157,  p.  237  ;  —  à  Rou- 
vines  cherchent  surtout  Phi- 
lippe-Auguste.  Ghron.  191, 
p.  282  ;  —  portent  des  armes 
particulières.  Chron.  192, 
p.  283  ;  —  combattent  surtout 
à  pied.  Phil.  X,  686  ;  —  ci- 
tés. Phil.  Nunc.  30;  VI,  90. 
—  Alemanni,  Tkeutonici, 

Âllémanie.  Rig.  38,  p.  56  et 
58.  —  ÀUmannia. 

AUobroges  ob  Allobrogi,  Voy. 
Rourguignons  (les). 

Alnetum.  voy.  Aunav  (F). 

Alpes  (les).  Ghron.  l58;  Phil. 
X,  516. 

Altisiodorum.  Voy.  Auxerre. 

Alremia.  Voy.  Auvergne  (1'). 

Amaury  de  Chartres.  —  Con- 
damné pour  les  hérésies  qu'il 
enseignait,  abjure,  est  en- 
terré à  Saint  -  Martin  -  des - 
Champs.  Chron.  152;  —  ses 
disciples ,  leurs  doctriiies. 
Chron.  153;  — plusieurs  sont 
brûlés  à  Champeaux;  ses 
restes  sont  jetés  aux  vents. 
Chron.  154. — Amalricus  Oar^ 
noUnsis. 

Amaury  de  Craon.  — Gendre  de 
Guillaume  des  Roches;  ses 
possessions.  Phil.  X,  230;  — 
amène  des  renforts  an  prince 
Louis  devant  la  Roche -an- 
Moine.  Ibid.;  —  se  moane  de 
Jean  Sans -Terre.  24à;  — 
(  1222}  en  guerre  contre  Pierre 
Mauclerc,  duc  de  Bretagne; 
lui  enlève  La  Gnerche  et 
Chateaubriant.  Phil.  XII, 
392;  —  se»  alliés.  410;  — 
est  battu  près  de  Chatean- 
briant.  42 1.  —  Amalrieut  de 
Credone,  Amalrieut  Credonû 


eus. 


Amaury  de  Montfort  ^  |I219)  à 


la  mort  de  son  père,  continue 
la  guerre  contre  les  Albigeois. 
Chron.  Cont.  Cott.  3;  Phil. 
XU,  333;  —  Philippe -Au- 
guste lui  envoie  des  renforts. 
Chron.  Cont.  Cott.  8;  Phil. 
ibid.;  —  prend  Marmande  et 
en  massacre  les  habitants; 
assiège  en  vain  Toulouse. 
Chron.  233  ;  —  (1220)  assiège 
Castelnaudary.  Chron.  Cont. 
Cott.  5;  —  reçoit  de  Phi- 
lippe-Auguste '20000  livres 
pour  la  rançon  de  sa  femme 
et  de  ses  enfants  prisonniers 
des  Albigeois.  Chron.  Cont. 
Par.  8.  —  Amalrieus  eames 
MoniUfortis. 

Ambadium,  Vov.  Amboise. 

Ambia  urbs,  AmoianentU  dfHku, 
Voyez  Amiens. 

Ambianensis  humus.  Voyez 
Amiennois  (1*). 

Ambianù,  Voy.  Amiens. 

Amboise  (Loir-et-Cher).  —  Est 
ravagée  par  Girard  d'Athée. 
Phil.  Vm,  421.  —  Amba- 
dium. —  Sulpice  d'  — .  Voy. 
Sulpice. 

Ambroise  (saint).  ^  Phil.  XII, 
788. 

Ameleneort  {Hugo  de).  Voy.  Hu- 
gues d'flamelincourt. 

Amiennois  {V),  Phil.  H,  452.  — 
Ambianensis  humus. 

Amiens  (Somme).  —  Sa  milice 
communale  à  Bouvines. 
Chron.  191,  p.  282.  —  Citée. 
Rig.  26;  Ghron.  69;  PhiL  II, 
19,  275.  —  Ambia  urbs,  Am- 
bianensis  eivitas.  Ambiants, 
—  les  chanoines  d'Amiens 
rapportent  à  Rigord  qoe  des 
blés  foulés  aux  pieds  par  Par- 
mée  royale  à  Boves  reponssè' 
rent  miracnleosement.  Rig. 
29.  —  Evéqne  d'  — .  Voy. 
Geoffroi. 

Ampoule  (la  Sainte-^.  Ghron. 
8  ;  Phil.  I,  196. 

Anoenis  (  Loire  -  Inféfieore  ). 
ChfOQ.  172.  —  Andenêtiwm. 


398 


TABLE  DES  NOMS 


Anchises.  Voy.  Anségise. 

Andaine  (forêt  d*).  Phil.  IX, 
118.  —  Andelotum. 

Andegavi,  Andegavite,  Voy.  An- 
gevins (les). 

Andegavia,  Voy.  Anjou  (l'). 

Andegavis,  Andegavum.  Voyez 
Angers. 

Andela.  Voy.  AndeUe  (1'). 

Andelle  (!'),  rivière.  Phil.  VU, 
404.  —  Andela. 

Andeliacum,  Andeliaci  insula. 
Voy.  Andely  (l'île  d*). 

Andeliana  vallis.  Voy.  Andely. 

Andelotum,  Voy.  Andaine  (fo- 
rêt d'). 

Andely  ou  les  Andelys  (Eure). 
■—  (1196)  les  Gallois  y  sont 
écrasés.  Phil.  V,  303.  —  An- 
deliana vallis. 

Andely  (l'île d*)  (Eure).—  Situa- 
tion et  description.  Phil.  Vn, 
29;  —  (H96)  Richard  Gœur- 
de-Lion  fortifie  cette  place. 
Chron.  111,  p.  208;  Phil. 
VU,  39;  —  (1203)  est  assié- 

gée  par  Philippe  -  Auguste. 
Ihron.  122  à  124  ;  Phil.  VI, 
Cat.  ;  VU,  86  ;  —  Philippe- 
Auguste  fait  briser  la  digue 
qui  barrait  la  Seine  et  cons- 
truire un  pont  de  bois.  Ghron. 
124;  Phil.  VU,  95;  — Jean 
Sans-Terre  ordonne  à  Guil- 
laume le  Maréchal  de  ravi- 
tailler la  nlace.  Ghron.  123; 
Phil.  VU,  144;  —  elle  est 
repoussée.  Ghron.  123;  Phil. 
VU,  253  ;•—  Gaubert  de  Man- 
tes met  le  feu  aux  retranche- 
ments. Ghron.  124  ;  Phil.  VU, 
337;  —  la  place  est  prise. 
Rig.  140;  Ghron.  124;  Phil. 
VII,  364;  —  PhiUppe-Au- 
guste  fait  réparer  le  château. 
Phil.  VU,  381  ;  —  il  loge  ses 
troupes  dans  les  maisons 
abandonnées.  386  ;  —  citée. 
RiÇ.  132,  137,  141;  Phil. 
VII,  576.  —  Andeliacum,  in-- 
sula  Andeliaci, 
Andenesium,  Voy.  Ancenis. 


Andis.  Voy.  Aunis  (1'). 
Andronic  Gomnène,  empereur 

de  Gonstantinople.  Rig.  139. 
Angers   (Maine-et-Loire).   Son 

éloge,  sa  situation,  ses  vins. 

Phfl.  X,  71;  —  (1199)  est 

Êris  par  Artur  de  Bretagne, 
hron.  101  ;  —  (1204)  est  pris 
Êar  Gadoc  et  Guillaume  des 
loches.  Ghron.  133;  Phil. 
Vm,  172  ;  —  (1206)  est  re- 

Çris  et  rasé  par  Jean  Sans- 
erre.  Rig.  147;  Chron.  138; 

—  (1214)  Jean  Sans-Terre 
l'occupe  et  l'entoure  de  mu- 
railles. Ghron.  172,  178, 
p.  260;  Phil.  X,  71;  — est 
repris  par  le  prince  Louis  et 
démantelé.  Ghron.  179,  p.  264; 
Phil.  X,  324  ;  —  cité.  Phil. 
VI,  168;  X,  143.  —  Ande^a- 
vum,  Andegavis,  civitas  AndC' 
gavorum. 

Angevins  (les).  Phil.  VI,  452; 
VUI,  265.  —  Andegavi,  An- 
deaavite. 

Anglais  (les).  Gités.  Phil.  Nunc, 
30  ;  —  sont  ivrognes,  débau- 
chés et  peu  braves.  Phil.  XI, 
559  ;  —  a  Bouvines  s'enfuient 
dès  qu'ils  voient  le  comte  de 
Salisoury  prisonnier.  Phil. 
XI,  559,  576;  —  (1215J  les 
barons  anglais  se  révoltent 
contre  Jean  Sans-Terre  et  le 
forcent  à  confirmer  leurs  li- 
bertés. Ghron.  211  ;  Ghron. 
Gont.  Par.  3  ;  —  ils  appellent 
Louis  VUI  et  l'élisent  roi. 
Chron.  214;  Phil.  XII,  294; 

—  ils  sont  excommuniés  au 
concile  de  Latran.  Ghron. 
216  ;  —  (1216)  à  la  mort  de 
Jean  Sans-Terre  ils  abandon- 
nent Louis  VUI.  Ghron. 
222,  p.  312.  —  Angli,  Angui- 
gène  (pour  Angligene,  Phil. 
X,  11  et  433). 

Angleterre  (1').  —  Citée  Rig.  38, 
p.  58  et  60;  88  ;  Ghron.  10, 66, 
101,110, 132;  Phil.  U,  7;  m, 
765;  IV,  426;  IX,  Cal.  — 


ET  DES  MATIÈRES. 


393 


Produit  de  l'argent.  Phil.  VI, 
341  ;  —  ses  draps.  IX,  388. 
—  Albidia,  Angiia,  Britan- 
nia  major,  Voy.  Albion.  — 
Rois  d'  — .  Voy.  Etienne, 
Guillaume  I«'  le  tSonquérant, 
Guillaume  II  le  Roux,  Ha- 
rold,  Henri  I"  Beauclerc, 
Henri  U  Plantagenet,  Henn 
Court-Mantel  ou  le  Jeune, 
Henri  lU,  Jean  Sans-Terre, 
Richard  Cœur-de-Lion.  — 
Reines  d'  — .  Voy.  Aliénor 
de  Guyenne,  Bérengère  de 
Navarre. 

Angli.  Voy.  Anglais  (les). 

Ànguigene,  Voy.  Anglais  (les). 

Angouléme  (Charente).  Voy. 
Isabelle  d'  — . 

Aniciensis  civitas.  Voy.  Puy-en- 
Velay  (le). 

Anjou  (1*).  Rig.  107,  127,  138; 
Chron.  110,  172,  201;  Phil. 
Vm,  384;  IX,  83;  —{séné- 
chal d').  Voy.  Guillaume  des 
Roches.  —  Andegavia. 

Ansbert.  Rig.  38,  p.  60. 

Anseau,  évéque  de  Laon.  Ghron. 
Gont.  Par.  7.  —  Ansellus, 
episœpus  Laudunensis. 

Aruedunus.  Voy.  Anséffise. 

Anségise.  Rig.  38,  p.  60;  Chron. 
9.  —  Anchises,  Ansegisilus, 
Ansedunus. 

Anseçisilus.  Voy.  Anségise. 

Antéchrist.  Bruits  de  sa  nais- 
sance en  1198.  Rig.  121. 

Anténor.  Rig.  38,  p.  56; 
Ghron.  4,  5. 

Antioche,  Rig.  53,  76;  Chron. 
36,39,  56;  Phil.  IV,  364.  — 
Antiochia. 

Antiochus.  Phil.  XU,  889. 

Apparitions.  —  De  Jésus-Ghrist 
au  charpentier  Durand.  Rig. 
25  ;  —  ae  saint  Thomas  Bec- 
ket.  Phil.  I,  329  ;  —  de  saint 
Denis  à  un  chevalier  de  Se- 
gni.  XII,  716;  —  de  saint 
(iermain  d'Auxerre.  764;  — 
de  démons  et  de  morts.  Ghron. 
97. 


Apriliacum,  Voy.  Avrilly. 

Apulia,  Voy.  Pouille  (la). 

Aquapendens,  Voy.  Acquapen- 
dente. 

Aquilée.  Rig.  88.  —  Aquileia. 

Aquilina  sûva.  Voy.  Iveline 
(forêt  d'). 

Aquiniacum.  Voy.  Acquigny. 

Aquisgranum  ou  Aquisgrani. 
Voy.  Aix-la-Chapelle. 

Aquitania.  Voy.  Guyenne  (la). 

Aragon  (rois  d').  Voy.  Ai- 
fonse  II,  Pierre  H. 

Arar.  Voy.  Saône  (la). 

Arbalète,  inconnue  aux  Fran- 
çais en  1185.  Phil.  H,  316.— 
ialistarius  arcus. 

Arbalétriers.  Rig.  144.  —  Ba- 
listarii.  Voy.  filondel,  Jour- 
dain, Paviot,  PerigcLS,  Pons, 
Raderides,  Renaud  Tatin, 

Archambaud,  fils  de  Gui  de 
Dampierre.— (1213)  Philippe- 
Auguste  donne  le  comté  d  Au- 
vergne à  lui  et  à  son  père. 
Ghron.  156,  p.  235:  —  son 
père  mort,  il  lui  succède  dans 
ce  comté.  Phil.  VIII,  480.  — 
Archembaldm. 

Archas  (Martinus).  Voy.  Martin 
d'Anpies. 

Arche,  Voy.  Arques. 

Archers  à  cheval.  Rig.  144.  — 
Equités  sagittarii. 

Ardanide,  Ardanii,  Voy.  Ar- 
dennes  (les  gens  des). 

Ardennes  (les  gens  des).  Cités. 
Phil.  X,  395:  —  à  Bouvincs, 
s'enfuient.  Phil.  XI,  573.  — 
Ardanide,  Ardanii. 

Aréthuse  (fable  d').  Phil.  X, 
525. 

Argent.  —  Produit  par  l'Angle- 
terre. Phil.  VL  341.  —  Ar- 
gent brut.  IX,  382. 

Argentcuil  (Seine-et-Oise,  an*, 
de  Versailles).  Prieuré  rele- 
vant de  Saint-Denis  sous  le 
vocable  de  Notre-Dame.  Rig. 
64;  —  (1188)  prodige  que 
Ton  y  observe.  Ghron.  47.  — 


394 


TABLE  DES  NOMS 


Prieurs  d'  — .  Voy.  Hugues 
de  Milan,  R.  de  felBore.  — 
Argentolium,  Argentoillum, 

Argento.  Voy.  Argenton. 

Argentoillum,  Argentolium,\  oy. 
Argenteuil. 

Argenton  (Indre,  arr.  de  Gbâ- 
teauroux).  —  (1188)  est  pria 
par  Philippe- Auguste.  Rig. 
60;  Chron.  43;  Phil.  HI,  43. 
—  ArgentOy  Argentonium, 

Argentonium.  Voy.  Argenton. 

Arguellum.  Voy.  Ar^ueil. 

Argueil  (Seine-Inférieure,  arr. 
de  Neufchâtel).  —  (1202)  pris 

far  Philippe-Auguste.  Hig. 
38;  Chron.  112.  —  Arguel- 
lum. 

Aria.  Voy.  Aire. 

Aristote.  —  (1210)  plusieurs  de 
ses  ouvrages  sont  brûlés  à 
Paris.  Chron.  155. 

Armoiries^Voy.  Cottes  d'armes 
armoriées. 

Annorique,  ou  petite  Bretagne. 
Chron.  6.  —Voy.  Bretagne.  — 
Armorica,  Britannia  minor. 

Arnaud  de  Torroge,  grand 
maître  du  Temple.  Rig.  30. 

Amoul  (saint),  évêcjfue  de  Metz, 
ancêtre  de  Pépin  le  Bref. 
Rig.  38,  p.  60;  Chron.  9.  — 
Arnulfus. 

Amoul  d'Audenarde.  —  (1213) 
fait  un  traité  avec  Philippe- 
Auguste.  Phil.  IX,  576;'  — 
(1214)  à  Bouvines,  porte  se- 
cours à  Renaud  de  Dammar- 
tin.  Chron.  196,  p.  289  ;  Phil. 
XI,  342;  —  est  fait  prison- 
nier. Chron.  196.  —  Arnul- 
phus  de  Audenarda,  Audanar* 
denus,  Audenardenus. 

Arques  (Seine-Inférieure,  arr. 
de  Dieppe,  c.  d*Offranville).  — 
(1195)  est  assiégé  par  Richard 
Gœur-de-Lion  et  délivré  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  104; 
Chron.  79;  Phil.  IV,  500  ; — 
(1202)  assiégée  par  Philippe- 
Auguste,  qui  en  lève  le  siège 
en  apprenant  la  défaite  d'Ar- 


tur  de  Bretagne  à  Mirebeau. 
Rie.  138;  Chron.  114;  — 
(1204)  est  avec  Rouen  et  Ver- 
neuil  la  dernière  place  cpi 
reste  aux  Anglais.  Rig.  142. 
— Arche.  —  Martin  d* — Voy. 
Martin. 

Arras  (Pas-de-Calais).  —  Ville 
enrichie  par  Tusure.  Phil.  n, 
94;  —  fournit  des  secours  a 
Philippe  d'Alsace,  comte  de 
Flandre.  Ibid.;  —  capitale  de 
la  Flandre.  Ibid.  %  ;  —  avait 
un  comte  particalîer  du 
temps  de  César.  97  ;  —  sa 
milice  combat  à  Bouvines.  -^ 
Chron.  191,  p.  282;  —  cité. 
Phil.  m,  249;  —  Airebatum, 
communia  Atrabate.  —  Com- 
tes d'  — .  Voy.  Baudouin  et 
Philippe  d'Alsace,  comtes  de 
Flandre.  —  Evoque  d'  — . 
Voy.  Pons. 

Arsacide.  Voy.  Assassins  (les). 

Artur  (le  roi),  fils  de  Pendra- 
gon.  Phil.  n,  577  ;  Vm,  384. 
—  Pendragorides. 

Artur  de  Bretagne,  fils  de  Geof- 
froi  d'Angleterre,  duc  de 
Bretagne.  —  (1190)  est  fiancé 
à  une  fille  de  Tancrède  de  81^ 
cile.  Rig.  72;  —  confié  à  la 
garde  de  Guéhénoc,  évoque 
de  Vannes.  Phil.  V,  161  ;  — 
les  Bretons  refusent  de  le  li- 
vrer à  Richard  Cœur -de* 
Lion.  Phil.  V,  159;  —  (1199) 
sa  mère  épouse  Gui  de 
Thouars.  Chron.    86;    Phil. 

V,  179;  —  sa  sœur  Aliénor 
est  retenue  prisonnière  par 
Jean  Sans-Terre  en  Angle- 
terre. Chron.  173,  200  ;  Phil. 

VI,  333  ;  —  s'empare  d'An- 
gers et  du  Mans,  fait  hom- 
mage h  Philippe  -  Auguste 
Rig.  127;  Chron.  101;  — 
est  amené  à  Paris  par  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  129; 
Chron.  101;  —  y  est  élevé 
avec  le  prince  Liouis.  Phil. 
V,  163;  —  aurait  dû   suc- 


ET  DES  MATIÈRES. 


395 


céder  à  Richard  Gœor-de- 
Lion.  Phil.  V,  623;— (1202) 
est  armé  chevalier  à  Gournay 

far  Philippe-Auguste.  Rig. 
38;  Chron.  113;  Phil.  VI, 
262  ;  —  est  fiancé  à  Marie  de 
France.  Ghron.  113;  Phil. 
VI,  262;— reçoit  de  Philippe- 
Auguste  l'investiture  de  la 
Bretagne,  du  Poitou  et  de 
r Anjou.  Rig.  138;  —  Phi- 
lippe-Auguste lui  promet  des 
troupes  pour  combattre  Jean 
Sans-Terre  ;  les  seigneurs 
poitevins  se  joignent  a  lui  à 
Tours.  Phil.  VI,  266  ;  —vou- 
lait attendre  à  Tours  les  ren- 
forts de  Philippe-Auguste  et 
des  Bretons;  son  discours  à 
ce  sujet  aux  Poitevins.  284  j 

—  Philippe- Auguste,  occupe 
en  Normandie,  lui  donne 
comme   auxiliaires    les   sei- 

gneurs  de  Berry  et  de 
iourgo^ne.  298  ;  —  les  Bre- 
tons lui  envoient  des  ren* 
forts.  306  ;  —  Philippe-Au- 
guste lui  mande  d  attendre 
rarrivée   des    troupes.    348: 

—  cède  aux  Poitevins  qui 
rengagent  à  commencer  la 
guerre  sans  délai.  Phil.  VI, 
384;  —  assiège  avec  cent 
chevaliers  dans  Mirebeau 
Aliéner  de  Guyenne,  mère 
de  Jean  Sans-Terre.  Ghron. 
113;  Phil.    VI     320,    384; 

—  est  vaincu  acvant  Mire- 
beau  par  Jean  Sans -Terre 
et  fait  prisonnier.  Ghron. 
113;  Phil.  VI,  434;  —  est 
emprisonné  par  Jean  Sans- 
Terre  iGhron.  120)  dans  le 
donjon  de  Falaise.  Phil.  VI, 
455;  —  Jean  Sans -Terre 
veut  le  faire  assassiner  à  Fa- 
laise; ses  gardes  s'y  refusant, 
il  le  fait  transférer  dans  une 
tour  à  Rouen.  471  ;  —  Jean 
Sans  -  Torro  commande  à 
Guillaume  de  Briouse,  son 
gardien  à  Rouen,  de  Tassas* 


siner;  celui-ci  s'y  refuse  et 
se  retire.  478;  —  est  as- 
sassiné par  Jean  Sans-Terre 
lui-môme  (Ghron.  171,  200; 
Phil.  VI,  Cat.)  à  Rouen  et 
son  corps  jeté  dans  la  Seine. 
Phil.  VI,  552  ;  —  pour  ven- 
ger sa  mort,  Philippe- Au- 
guste déclare  la  guerre  à 
Jean  Sans-Terre.  Phil.  VI, 
cat.  et  VII,  13.  —  Arturus. 

Arundel.  —  Arundella,  Hirun- 
délia.  Voy.  Guillaume,  comte 
d'— . 

Arundelle  cornes.  Voy.  Guil- 
laume, comte  d' Arundel. 

Arva,  Voy.  Avre  (T). 

Arvernia.  Voy.  Auvergne  (T). 

Ascagne,  fils  d'Enée.  Rig.  38, 
p.  57;  Ghron.  5. 

Ascalon.  —  (1191)  est  pris 
par  les  croisés.  Phil.  IV. 
236;  —  détruit  par  Richard 
Gœur-de-Lion  soudoyé  par  les 
Sarrasins.  Rig.  82;  —  cité. 
Phil.  IV,  384.  —  Asealo. 

Assassins  (les)  du  Vieux  de  la 
Montage.  Ijeurs  doctrines, 
leur  dévouement  à  leur  maî- 
tre. Ghron.  65;  —  d'après 
une  fausse  nouvelle,  envoyés 
pour  tuer  Philippe-Auguste 
a  l'instigation  de  Ricnard 
Gœur  -  de  -  Lion.  Rig.  87; 
Ghron.  65.  —  Arsacide. 

Assemblées  des  prélats  et  des 
barons.  —  (1179)  à  Paris,  Rig. 
2  ;  —  (1203)  à  Mantes.  Rig. 
140;  —  (1213)  à  Soissons, 
Phil.  IX.  160;  —  (1216)  à 
Melun.  Ghron.  218. 

Astrologues.  Rig.  49;  Ghron.  36. 

Atax,  Voy.  Aisne  (P). 

Athée  (Indre-et-Loire,  arr.  de 
Tours,  c.  de  Bléré).  Voy.  Hu- 
çues  d'  — ;  Girard  d'  — . 

Athia  (Girardus  de)^  ou  (r.  de 
Aihiis.  Voy.  Girard  d'Athée. 

Athius  {Hugo).  Voy.  Hugues 
d'Athée. 

Athon  de  la  Grève.  Rig.  70, 
p.  100,  notp  2. 


396 


TABLE  DES  NOMS 


Athos  (Mont).  Phil.  V,  385. 

Atrebati  cornes.  Voy.  Baudouin 
et  Philippe  d'Alsace,  comtes 
de  Flanares. 

ÀtrelHitum.  Voy.  Arras. 

Aubamala.  Voy.  Aumale. 

Aube  (r).  Phil.  IX,  86.— >4/6a. 

Aubert,  ancêtre  de  Pépin  le 
Bref.  Ghron.  9. 

Aubri  Clément,  maréchal  de 
France.  —  (1191)  est  tué  lors 
de  l'entrée  à  Acre.  Rig.  81  ; 
Phil.  X,  361.  —  Albericus. 

Aubri  de  Dammartin,  père  de 
Renaud.  —  Philippe  d  Alsace, 
comte  de  Flandres,  le  sur- 
prend et  rase  son  château. 
Phil.  n,  220  ;  —  alUé  d'Hen- 
ri  II  d  Angleterre  contre  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  199, 
p.  291;  Phil.  Xn,  97.  — 
Albericus  de  DomnO'Martino. 

Audanardenus  (  Arnulphus  ). 
Voy.  Amoul  d'Audenarde. 

Audanardenum  castrum.  Voy. 
Audenarde. 

Audenarde  (Belgique).  —  Est 
prise  par  Philippe-Au^ste. 
Phil.  IX,  576  ;  —  envoie  des 
renforts  à  Ferrand.  Phil.  X, 
442.  —  Audenarda,  Audanar^ 
denum  castrum.  —  Amoul 
d'  — .  Voy.  Amoul. 

Aiuienardenus  (Arnulphus). Voy. 
Amoul  d'Audenarde. 

Audura.  Voy.  Eure  (l'). 

Auee(lepaysd').  Son  cidre.  Phil. 
V ,  5  ;  —  ses  pommes  à  cidre. 
Phil.  VI,  336.  —  Algia. 

Augei,  Augeus,  Augi  cornes.  Voy. 
Raoul  d'Issoudun ,  comte 
d'Eu. 

Auguste.  —  Surnom  donné  par 
Rigord  à  Philippe  II,  fils  de 
Louis  VII.  Rig.,  p.  6. 

Augustin  (saint).  Ghron.  4. 

Aumale  (Seine-Inférieure,  arr. 
de  Neufchâtel).— .(1196)  prise 
et  détruite  par  PhiUppe- Au- 
guste. Rig.  113;  Ghron.  86; 
Phil.  V,  174  ; — ce  comté  avait 
été  donné  avec  quatre  autres 


par  Philippe-Auguste  à  Re- 
naud de  Dammartin.  Ghron. 
199,  p.  292;  Phil.  VI,  81;  IX, 
113;  XII,110;- (1211)  Phi- 
lippe-Auguste  s'en  empare. 
Ghron.  162,  p.  243.  —  Alba- 
marna,  Albimarense  castrum, 
Albumarum,  Aubamala.  — 
Gomtes  d*  — .  Vov.  Guillaume 
de  Mandeville,  Aenaud  et  Si- 
mon de  Dammartin. 
Aunay  (!'),  (Seine-et-Oise,  arr. 
de  Mantes,  cant.  de  Bonniè- 
res,  comm.  de  Neauphlette). 

—  (1188)  brûlé  par  Henri  n. 
Phil.  m,  301.  —  Alnetum. 

Aunis  (D.  Gité.  Phil.  IH,  764; 

—  son  vin.  XII,  823.  —  An- 
dis,  Aunisius. 

Aurelianum.  Voy.  Orléans. 

Auricus.  Voy.  Orri. 

Austria.  Voy.  Austrie  et  An- 
triche. 

Austricus  dux.  Voy.  Léopold  V, 
duc  d'Autriche. 

Austrie  (H.  Rig.  38,  p.  56-67; 
Ghron.  3,  4;  Phil.  I,  77. 

Austrie  (duw).  Voy.  Léopold  VI, , 
duc  d'Autriche. 

Autriche  (duc  d*).  Voy.  Léo- 
pold V,  Léopold  VI. 

Autun  (Saône-et-Loire).  —  Son 
éloge;  le  roi  Artur  la  prend 
aux  Romains  ;  Rollon  la  dé- 
truit ;  Phil.  I,  570.  —  Edua 
urbs. 

Auvergne  (1').  —  Est  tenue  en 
fief  du  roi  de  France  par 
Henri  H.  Phil.  UI,  765;  - 
(1188)  Philippe- Auffuste  s'en 
empare.  Rig.  62;  Ghron.  44; 
Phil.  m,  65;  —  (1189)  Ri- 
chard Gœur-de-Lion  cède  à 
Philippe -Auguste  tous  ses 
droits  sur  l'Auvergne.  Rig. 
67  ;  Ghron.  49  ;  —  (1210)  Phi- 
lippe-Auguste s'en  empare  et 
la  donne  a  Gui  de  Dampierre. 
Ghron.  156;  Phil.  VIII,  452. 

—  Alvernia,    Arvernia.    — 
Gomte  d'  — .  Voy.  Gui. 

Auxerre  (Yonne).  —  (1214)  le 


ET  DES  MATIÈRES. 


397 


trésor  de  l'abbaye  de  Saint- 
Germain  est  volé  le  jour  de 
la  bataille  de  Boulines. 
Phil.  Xn,  764.  —  Comte 
d*  — .  Voy.  Pierre  do  Gour- 
tcnai,  Philippe  son  Gis.  — 
Evéque  d'  — .  Voy.  Guillau- 
me, Henri. 

Anxona.  Voy.  Aisne  {V). 

Avallon  (Yonne).  Phil.  I,  583. 

—  Avallo. 

Avaria.  L'un  des  noms  de  la 
Hongrie.  Rig.  43. 

Avaricon.  Voy.  Sancerre. 

Avennas  {Jacobus),  Avennis  (Ja^ 
cobus  de).  Voy.  Jacques  d'A- 
vesnes. 

Avignon  (Vaucluse).  —  Envoie 
des  troupes  au  roi  d'Aragon 
contre  âimon  de  Montfort. 
Phil.  Vm,  576. 

Avranches  (Manche).  —  Sa  si- 
tuation. Phil.  VIII,  127;  — 
(1204)  est  livrée  à  Philippe- 
Auguste  par  les  Normands. 
Rig.  142  :  —  est  prise  et  brû- 
lée par  Gui  de  Thouars,  duc 
de  Bretagne.  Chron.  131, 
p.  221  ;  Phil.  VUI,  127.  — 
Abrince.  —  Evéque  d*  — . 
Voy.  Guillaume. 

Avranchin  (1').  Phil.  VHI,  40. 

—  Abrinci  fines. 

Avre  (1%  rivière.  Phil.  IV,  433. 

—  Arva. 

Avrilly  (Eure,  arr.  d'Evreux, 
cant.  de  Damvillè).  —  (1199) 
est  pris  par  Philippe -Au- 
guste.  Rig.   127.  —  Aprilia- 


cum. 


B 


B.  (frère).  Voy.  Bernard  de  Bré. 
Babylone.   Rig.  49,  65;  Phil. 

Bagdad.  Rig.  49.  —  Baldach. 
Bailleau  (Eure-et-Loir).  Ghron. 

92.  —  BaiUoillum. 
Bailloillum.  Voy.  Bailleau. 
Bajoce,    Bajocena    urbs.   Voyez 

Bayeux. 


Baldach.  Voy.  Bagdad. 

Balearica  ars.  Voy.  Fronde  (ma- 
niement de  la),  art  des  Ba- 
léares. 

Baleine.  —  Renaud  de  Dam- 
martin  porte  des  fanons  de 
baleine  a  son  casque.  Phil. 
IX,  520,  XI,  321  ;  —  baleines 
de  Bretagne.  XI,  324. 

Balisiarius  arcus.  Voy.  Arba- 
lète. 

Balsara.  Voy.  Bassora. 

Bannière  royale,  distincte  de 
l'oriflamme.  Chron.  191 , 
p.  281  ;  Phil.  X,  463  :  XI,  32. 

Bapalma,  Bapalme.  Voy.  Ba- 
paume. 

Bapaume  (Pas-de-Calais,  arr. 
d'Arras).  Chron.  199,  p.  291  ; 
Phil.  II,  122;  xn,  90.  — 
Bapalma,  Bapalme. 

Bar-le-Duc  (Meuse).  Phil.  I, 
627;    ni,  250.    —  Batrum. 

—  Comtes  de  — .  Voy.  Hen- 
ri I«,  Henri  H,  Thibaut  1«. 

—  Renaud  de  — .  Voy.  Re- 
naud. 

Barach.  Rig.  49,  p.  76. 

Barbael,  Sarbeel.  Voy.  Bar- 
beaux. 

Barbeaux,  abbaye  cistercienne 
(Seine-et-Marne,  comm.  de 
Fontaine-le-Port). — LouisVU 
y  est  enterré.  Rig.  11,  33; 
Chron.  21.  —  Barbael^  Bar- 
beel. 

Barenton  (fontaine  de),  dans  la 
forêt  de  Brocéliande,  aui.  de 
Paimpont.  Phil.  VI,  536.  — 
Brecelianensis  fons. 

Barrensis  eques.  Voy.  Guil- 
laume des  Barres. 

Barres  ^Guillaume  des).  Voy. 
Guillaume. 

Barrum.  Voy.  Bar. 

Barthélémy  de  Roye.  —  (1213) 
Philippe- Auguste  lui  oraonne 
d'incendier  ta  flotte  à  Dam. 
Phil.  IX.  529;  — (1214)  fait 
partie  de  Vannée  française  de 
Flandre.  Phil.  X,  538;  — à 
Bouvines,  est  auprès  du  roi. 


398 


TABLE  DES  NOMS 


Cairon.  184,  p.  272;  —  ne  le 
quitte  pas.  Gnron.  192,  p.  284. 

—  Bartholomeus  de  Roia. 
Barthélémy,     archevêque     de 

Tours.  —  Meurt  en  1206. 
Chron.  141. 

Bassora.  Rig.  49.  —  Balsara. 

fiathilde  (Sainte).  Rig.  38,  p.  59; 
Ghron.  9. 

Baudement  (Marne,  arr.  d'Eper- 
nay,  c.  d'Anglure).  Voy. 
Agnès  de  — ,  comtesse  ae 
Dreux,  dame  de  Braisne. 

Baudouin,  homme  d'armes.  — 
(1488)  à  l'escarmouche  de 
Soindres  avec  Guillaume  des 
Barres.  Phil.  IH,  454,  580. 

—  BaldointiS. 

Baudouin  Bruneau.  Rig.  70, 
p.  100,  note  2. 

Baudouin,  archevô(^ue  de  Gan- 
torbéry.  —  Se  croise  en  1188. 
Rig.  56. 

Baudouin  IX,  comte  de  Flan^ 
dre,  de  Hainaut  et  d'Arras.  — 
Fils  de  Baudouin  V  de  Hai^ 
naut,  frère  de  la  reine  Elisa- 
beth de  France  et  neveu  de 
Philippe  d'Alsace,  comte  de 
Flandre.  Rig.  79;  PhU.  IV, 
585;  IX,  253:  —  (1196)  suc- 
cède à  son  oncle  comme  comte 
de  Flandre.  Rig.  79  ;  Phil.  IX, 
253;  —  fait  à  Gompiègne 
hommage  à  Philippe  -  Au- 
guste. Rig.  111;  Ghron.  84; 

—  (1197)  èrallie  avec  Richard 
Gœur-de-Lion.  Rig.  115; 
Ghron.  88;  Phil.  IV,  585;  — 
(1198)  se  révolte  contre  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  95;  — 
soutient  Othon  IV.  Rig.  124  ; 

—  prend  Saint-Oiflar.  Rig. 
123;  —  (1199)  conclut  une 
trêve  avec  Philippe-Auguste. 
RiÇ.  129;  --  se  croise  par 
crainte  de  la  vengeance  de 
Philippe-Auguste.  Rig.  139; 
Ohron.  102,  115;  Phil.  VI, 
35;  —  se  rend  à  Venise, 
concourt  à  la  prise  de  Zara 
en  Dalmatie  pour  les  Véni- 


tiens, et  à  celle  de  Gonstanti- 
nople.  Ghron.  115;  —  est  élu 
empereur  de  Gonstantinople. 
Rig.  79,  139;  Ghron.  115; 
Phil.  VI,  52;  IX,  253;  — 
établit  en  Grèce  le  rit  catho- 
lique et  Tusage  du  latin.  Phil. 
VI,  55;  —  (1205)  envoie  à 
Philippe  -  Auguste ,  gui  les 
donne  à  Saint -Denis,  des 
reliques  provenant  de  la  cha- 

gelle  impériale  de  Bucoléon. 
lig.  145;-^esttuépar  Joan« 
nice,  roi  des  Bulgares,  et  ne 
laisse  aue  deux  nlles.  Phii. 
IX,  25o.  —  Balduinus  Henna- 
vins  et  Flandriens  archicomes, 
cornes  Flandrie,  Atrebati  co- 
rnes, Hennavius  cornes, 
Baudouin  V,  comte  de  Hainaut. 
Beau-frère  de  Philippe  d'Al- 
sace, comte  de  Flandre.  Phil. 

IX,  254  ;  —  beau-père  de  Phi- 
lippe -Auguste.  Rig.  10  j  — 
ses  démêlés  avec  Philippe 
d'Alsace.  Rig.  28.  —  Henui- 
nus  cornes. 

Baugé  (Maine-et-Loire).  Phil. 

X,  235.  —  Baugia. 
Baugia.  Voy.  Baugé. 
Bavarie  Dux,  Voy.  Louis  I«, 

duc  de  Bavière. 

Bavière.  A  lire  an  lieu  de 
Bohême.  Rig.  112.  Voyex 
Louis  !«•,  duc  de  — . 

Bayeux  (Galvados).  —  J1204) 
ouvre  ses  portes  à  Philippe- 
Auguste.  Hig.  142;  Ghron. 
130  ;  Phil.  Vm,  35.  —  Gité. 
Phil.  V,  ilO.—Bajoce,  Bqfo- 
casses,  Bajocena,  urbs,  — 
Évêque  de  — .  Voy.  Robert. 

Bealna.  Voy.  Beaune. 

Beauce  (la).  Gitée.  Phil.  II,  388  ; 

—  ses  grains.  Phil.  VI,  335. 

—  Belsia, 
Beaufort-en-Vallée  (Maine-et- 
Loire,  arr.  de  Baugé).  — 
(1214)  pris  par  Jean  Sans- 
Terre.  *Ghron.  172;  —  repris 
et  rasé  par  Louis  VIII.  Ghron. 
179,  p.  264. 


RT  DES  MATIÈRES. 


399 


Beaujeu  (Rhône,  arr.  de  Ville- 
franche).  Phil.  I,  458.  —  Bel- 
lyocense  oastrum,  Voy.  Gul- 
chard,  Humbert  III. 

Beaumont-le-Roger  (Eure,  arr. 
de  Bernay).— (1192)  Philippe- 
Auguste  s'en  empare  pendant 
la  captivité  de  Richard  Gœur- 
de-Lion.  Phil.  IV,  413;  — 
(1194)  est  repris  par  le  roi 
d'Angleterre.  Ghron.  74  :  Phil. 
IV,  526;  —  cité.  Rig.  123. 

—  Bellus  Mons  super  fitdulatn, 
Pulcher  Mons  Bogerii. 

Beaumont-sur-Oise  (Seine-et- 
Oise,  arr.  de  Pon toise,  c.  de 
rile-Adam).  Phil.  III,  254. 

—  Bellus  Mons,  —  Comte 
de — .  Voy.  Jean,  Mathieu  III. 

Beaune  (Côte-d'Or).  Ses  vins. 

Phil.  I,  581 .  —  Bealna, 
Beau  vais  (Oise).  —  Sa  milice  à 

Bouvines.  Chron.  191,  p.  282. 

—  Citée.  Phil.  V,  171  ;  IX, 
145;  X,  587.  —  Bellovagus, 
Belvacum.  —  Evéques  de  — . 
Voy.  Mi  Ion,  Philippe  de 
Dreux. 

Beauvaisis  (le).— (1194)Oraget« 
grêles  et  incendies.  Rif^.  98; 

—  (1198)  ravagé  par  Richard 
Gœur-de-Lion  et  ses  Cotte- 
reaux.  Rig.  123;  Ghron.  94; 
Phil.  V,  328.  —  Pagus  BelUh 
v<uensis,  fines  BeUoviMçenses , 
Belvacensis  pagus, 

Becket  (Thomas).  Voy.  Thomas 
Becket  (saint). 

Bediers.  Voy.  Béziers. 

Beffroi,  machine  de  guerre. 
Phil.  II,  573.  —  Belfragium, 

Bêla,  roi  de  Hongrie.  —  (1186) 
épouse  Marguerite,  sœur  de 
Philippe-Aujmste.  Rig.  43  ; 
Chron.  32,  38;  Phil.  U,  492. 

Belesio  ^Bobertus  de),  Voy.  Ro- 
bert de  Bellov. 

Belfogia,  Belfou,  entre  Fréiefil 
et  Blois  d'après  la  Philip- 
pide.  —  11194»  Philippe- Au- 
guste y  est  surpris  par  Ri- 
chard Cœur-de-Lioa  qui  lui 


enlève  son  trésor,  ses  archi- 
ves et  ses  bagages.  Ghron. 
74  •  Phil.  IV,^30.  (Rigord, 
10(),  place  cette  défaite aFré- 
teval.) 

Belfragium.  Voy.  Beffroi. 

Belges  (les).  —  Peuple  riche  et 
guerrier.  Phil.  IX,  368;  — 
inventeur  des  chariots  appelés 
covini.  Ibid.  et  XII,  27;  — 
soumis  par  les  Francs.  1, 148  ; 
—  (12  li)  aident  à  détruire  la 
flotte  de  Philippe- Auguste  à 
Dam.  IX,  442;  —  envoient 
des  renforts  à  Ferrand.  X, 
439;  —  cités.  IX,  363.  - 
Belgi,  Belga. 

Belgique.  Troisième  partie  de 
la  Gaule.  Phil.  IX,  372. 

Bellovacensis  pagus.  Bellovagen^ 
ses  fines.  Voy.  Beauvaisis. 

Bellovagus,  Voy.  Beau  vais. 

Belloy  (Seine-et-Oise,  arr.  de 
Pontoise,  c.  de  Luzarches). 
Voy.  Rooert  de  — . 

Bellum  Porte,  Voy.  Beaufort- 
en- Vallée. 

Bellus  Jocus,  Voy.  Beaujeu. 

Bellus  Mons,  Voy.  Beaumont- 
sur-Oise. 

Bellus  Mons  super  Ridulam,  Voy. 
Beaumont-le-Roger. 

BeUia.  Voy.  Beauce  (la). 

Belvacum.  Voy.  Beauvais. 

Bena.  Voy.  Beynes. 

Bercella.  Voy.  Bressuire. 

Bérengére  de  Navarre.  —  (1190) 
épouse  Richard  Cceur-de-Lion 
en  Sicile.  Rig.  73  ;  Chron.  54  ; 
Phil.  IV,  130.  —  Berenga- 
ria. 

Bernard  de  Boschiac.  Voy.  Ber- 
nard de  Bré. 

Bernard  de  Bré,  de  Boschiac  ou 
du  Coudrai,  ou  frère  B. —  Est 
sans  doute  le  bon%is  tir  qui 
conseille  à  Philippe^Auguste 
de  se  faire  couronner  une 
seconde  fois  à  Saint-Denis. 
Rig.  12;  —  (1190i  set  fonc- 
tions pendant  l'absence  du  roi . 
Rig.  70,  p.  104-5. 


400 


TABLE  DES  NOMS 


Bernard  du  Coudrai.  Voy.  Ber- 
nard  de  Bré. 

Bernard  deHorstmar.—  (1214)  à 
Bouvines  avec  Othon.  Phil. 
XI,  394  ;  —  donne  son  cheval 
à  Othon  désarçonné,  et  atta- 
que Guillaunie  des  Barres 
pour  protéger  la  fuite  de 
rempereur.  467;  —  est  fait 
prisonnier.  Ghron.  193.  — 
Bernardus  de  Hostemale,  Gi- 
rardus  (par  erreur)  Hostima» 
lis  ou  Hostimarensis, 

Bernard  de  Saint- Valéry.  — 
(1188)  prend  la  croix.  Rig. 
56.  —  Bernardins  de  Sancto 
Galerico. 

Bernard,  évoque  de  Toulouse. 
Voy.  Foulques. 

Bernardi  Feritas.  Voy.  Perté- 
Bemard  (la). 

Bernardus  eremita,  Voy.  Ber- 
nard de  Bré. 

Berrichons  Qes). — Devaient  re- 
joindre à  Tours  l'armée  d'Ar- 
tur  de  Bretagne.  Phil.  VI, 
301.  —  Bitures,  * 

Berry(le). — (1183)  sept  mille  cot- 
tereauxy  sont  détruits.  Rig.  23; 
Chron.  28  ;  —  (1187)  Philippe- 
Auguste  y  réunit  son  armée. 
Rig.  51;  Ghron.  38;  — (1188) 
il  s'empare  de  tout  le  pays. 
Rig.  62;  —  (1195)  il  y  ras- 
semble une  armée.  Rig.  107; 
Phil.  V,  105;  —  est  tenu  en 
fief  du  roi  de  France  par 
Henri  II,  roi  d'Angleterre. 
Phil.  m,  765;  —  son  vin. 
Phil.1,517;  — cité.  Rig.  104, 
113;  Ghron.  74,  82,86;  Phil. 
m,  253  ;  V,  30,  99.  —  Bitw 
ria,  Bituricensù  ager  ou  pagtts 
ou  provincia,  Biiurice  fines, 
Biturigum  fines. 

Berthe,  mère  de  Gharlemagne. 
Ghron.  9. 

Bertrand  de  Gourdon.  —  (1199) 
il  tue  Richard  Gœur-de-Lion, 
à  Ghalus,  d'un  carreau  d'ar- 
balète. Phil.  V,  585.  —  Gité. 
Phil.  V,  577.  —  Gurdo, 


Bertrand,  évèaue  de  Préneste, 

légat.  Voy.  Conrad. 
Besançon  (Doubs).  Phil.    X, 

514.  —  Bisuntina  vallis. 
Bestisiacum,    Bestisium,    Voy. 

Béthisy. 
Béthisy  (Oise,  arr.  de  Senlis^ 

c.  de  Grépy).  —  (1184)  assiégé 

Sar  Philippe  d'Alsace,  comte 
e  Flandre.  Ghron.  29;  Phil. 
II,  237.  —  Bestisiacum,  Besti- 
sium. 

Beynes  (Seine-et-Oise,  arr.  de 
Rambouillet,  c.  de  Montfort*- 
TAmaury).  Patrie  d'Amanry 
de  Ghartres.  Ghron.  152.  — 
Bena, 

Béziers  (Hérault).  — Refuge  des 
hérétiques.  Rig.  154  ;  —  (1209) 
les  croisés  s'en  emparent  et 
massacrent  les  habitants. 
Ghron.177,  p.  258;  Phil.  VIU, 
530.  —  Bediers,  Biterrensis 
urbs. 

Bicorrus  cornes.  Voy.  Gaston, 
comte  de  Bigorre. 

Bicum,  Voy.  Vico. 

Bière  de  Flandre.  Phil.  H,  158. 

Bière  (forêt  de)  ou  de  Fontaine- 
bleau. Phil.  XI,327.— Bterîa. 

Bieria,  Voy.  Bière  (forêt  de). 

Bigorre  (comte  de).  Voy.  Gas- 
ton, Gui  de  Montfort. 

Biscuit.  PhU.  IV,  16.  —  J5Ù- 
coctus  panis, 

Bisterbia,  Voy.  Viterbe. 

Biterrensis  urbs.  Voy.  Béziers. 

BitraL  Voy.  Vetralla. 

Bitures,  Voy.  Berrichons  (les). 

Biturica  urbs.  Voy.  Bourges. 

Bituricensis  ager  ou  pagus,  Voy. 
Berry  (le). 

Bituricus  jJHebo).  Voy.  Hébes, 
sire  de  Gharenton. 

Bithynie  (la).  Rig.  76. 

Blanche,  nlle  d'Alfonse  III,  roi 
de  Gastille,  et  nièce  de  Jean 
Sans-Terre.  —  (1200)  épouse 
Louis  VIII.  Rig.  132;  CÎhron. 
104;  Phil.  VI,  25;  —  son 
éloge.  Phil.  VI,  25.  —  Blan- 
Ma,  Candida, 


BT  DES  MATIÈRES. 


401 


Blanche,  comte8se  de  Cham- 
pagne. —  (1213)  assiste  au 
concile  de  Soissons.  Phil. 
IX,  205. 

Blanckia.  Voy.  Blanche. 

Blarrulus.  Voy.  Blara. 

Blaru  (  Seine-et-Oise ,  arr.  de 
Mantes,  c.  de  Bonnières).  — 
(1188)  est  brûlé  par  Henri  U, 
Phil.  m,  302.  —  Blarrulus. 

Blasphémateurs,  punis  par  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  5;  Ghron. 
22;  Phil.  L  395. 

Blavii.  Voy.  Blaye  (les  gens  de). 

Blavotins  (les),  nom  d'une  fac- 
tion en  Flandre. — Ennemis  de 
Philippe-Auguste.  Phil.  Il, 
125;  —  alliés  de  Ferrand. 
Chron.  170,  p.  251;  —  lui 
envoient  des  renforts.  Phil.X, 
439:  —  aident  à  détruire  la 
flotte  de  Philippe-Auguste  à 
Dam.  Phil.  IX,  441  ;  —  ri- 
vages blanchâtres  de  leur 
pays.  Phil.  IX,  ^bS.—Blœtini, 

Blaye  (les  gens  de).  —  Envoyés 
par  Jean  Sans-Terre  au  se- 
cours des  Albigeois,  sont  dé- 
faits par  Simon  de  Montfort. 
Phil.  VIII,  864.  —  Blavii. 

Blés.  —  (1195)  manquent;  leur 
prix  à  Paris.  Rig.  105  ; — blé» 
foulés  par  Tarmée  royale  au- 
près de  Boves  se  relèvent 
miraculeusement.  Rig.  29; 
Ghron.  30  ;  Phil.  H,  454. 

Blesensesolum.  Voy.  Blésois  (le). 

Blesense  castrum.  Voy.  Blois. 

Blésois  (le).  Phil.  U,  389.  — 
Blesense  solum. 

Bloetini.  Voy.  Blavotins  (les). 

Blois  (Loir-èt-Gher).  Phil.  IV, 
530;  VI,  271.  —  Blesense  cas- 
ti^m.  —  Comtes  de  — .  Voy. 
Louis,  Thibaut  I«'. 

Blondel  (Glément), arbalétrier. — 
Au  siège  du  château  Gaillard. 
Phil.  VU,  662.  —  Blondellus. 

Bobe.  Voy.  Boves. 

Bohigena^ (Hugo).  Voy.  Hugues 
de  Boves. 

Bobis  {Radulphus  de).  Voy.  Ro- 

11 


bert  de  Boves  (et  non  Raoul). 

Bobonicus  [Hugo).  Voy.  Hugues 
de  Boves. 

Boemia.  Voy.  Bohême  (la). 

Bogis,  Bogisius,  Bogius.  Voy; 
Pierre  Bogis. 

Bohême  (la).  Mis  au  lieu  de  Ba- 
vière. Rig.  112. —  Boemia.  — 
Roi  de  — .  Voy.  Ottocar.  — 
Duc  de  — .  Voy.  Gonrad. 

Bohémond.  —  Conquiert  la  Si- 
cile. Rig.  38,  p.  61;  Ghron. 
10.  —  Buamundus. 

Boisseau  (Nicolas).  Voy.  Nico- 
las. 

Boissière  (Haute- Vienne, .  arr. 
de  Limoges,  c.  de  Pierre-Buf- 
fière,  comm.  de  Saint-Paul- 
d'Eyjeaux).  Voy.  Achard  de 
la  — . 

Boissy  -  Mau  voisin  (  Seine  -  et- 
Oise,  arr.  de  Mantes,  c.  de 
Bonnières).— (1188)  est  brûlé 
par  Henri  U.  Phil.  III,  299. 

—  Buxis. 

Bolonia.  Voy.  Boulogne. 

Boniface,  marquis  de  Montfer- 
rat.  —  (1202)  prend  part  à  la 
quatrième  croisade.  Hig.  139; 

—  (1212)  partisan  de  Frédé- 
ric n.  Chron.  158,  p.  239.  — 
Mdrchisius  de  Monteferrato. 

Bordeaux  (Gironde).  —  Les 
troupes  envoyées  par  la  ville 
au  secours  des  Albigeois  sont 
défaites  par  Simon  de  Mont- 
fort.  Phil.  Vm,  864.  —  Cité. 
Phil.  X,  112;  Xn,  848.  — 
Burdigali  fines,  Burdigales. 

Boschiac  (Bernard  de).  Voy. 
Bernard  de  Bré. 

Bosnie  (la).  Rig.  43.  —  Bama. 

Bolavant.  Voy.  Bon  ta  van  t. 

Bottines  de  Bruges.  Phil.  II, 
103. 

Boulogne  (Pas-de-Calais).  — 
(1213)  Philippe  -  Auguste  y 
rassemble  son  armée  et  sa 
flotte.  Chron.  169,  p,  249  ;  — 
Philippe- Auguste  avait  donné 
ce  comté  à  Renaud  de  Dam- 
martin    avec    quatre  autres 

26 


i02 


TABLE  DES  NOMS 


comtés.  Gbron.  199,  p.  292  ; 
Phil.  IV,  583;  VI,  81;  IX, 
112;  XII,  110.  -  Bolonia. 
Voy.  Ide,  comtesse  de  — . 
Renaud  de  Dammartin,  comte 
de  — . 
Bourges  (Cher).  Phil.  II,  532; 

V,  17.  —  Biturica  urbs,  — 
Archevêques  de  — .  Voyez 
Guillaume  de  Donjeon,  Henri 
de  Sully,  8imon. 

Bourgogne  (la)  —  Ses  vins. 
Phn.  X.  518.  —  Citée.  Phil. 
IV,  299.  —  Burgundia.  — 
Ducs  de  — .  Voy.  Hugues, 
Eudes. 

Bourguignons  (les).  Phil.  VI, 
301:  —  (1214)  à  Bouvines. 
Phil.  XI,  155.  —  Allobrogi. 

Boutavant(Château  de).— (1202) 
est  offert  en  gage  par  Jean 
Sans-Terre  à  Pnilippe-Au- 
^ste;  n'est  pas  livré;  est  as- 
siégé et  rasé  par  le  roi  de 
France.  Rig.  138  ;  Ghron.  110. 
111, 112;»Phil.  VI,  187,  204. 
—  Botavant. 

Bouteiller  de  France.  Voy.  Gui 
ni  de  Senhs. 

Bouvines.  Récit  de  la  bataille. 
Ghrôn.  183-197  ;  Phil.  chant 
XI;  —  les  Français  revien- 
nent sur  Bouvines.  Ghron. 
182;  Phil.  X,  687,  697;  — 
une  partie  de  l'armée  fran- 
çaise passe  le  pont.  Ghron. 
l83;  Phil.  X^  642;— les  sei- 
gneurs conseillent  à  Philippe- 
Auguste  de  repasser  le  pont. 
Phil.  X,  791  ;  —  le  roi  fait 
élargir  le  pont;  Tarmée  le  re- 
passe. 809;  —  le  roi  s'arrête 
auprès  de  l'église  et  y  prie 
avant  la  bataille.  Ghron.  183; 
Phil.  X,  812;  —  butin  fait 
après  la  bataille.  Phil.  XII, 
16;  —citée.  Phil.  Nunc,  31; 

VI,  5;  IX,  749;Xn,780. — 
Bovine, tfiomnum. 

Bave.  Voy.  Boves. 
Boves  (Somme,  arr.  d'Amiens, 
c.  de  Sains). — Fortifié  par  Phi- 


lippe d'Alsace,  comte  de  Flan- 
dres.  Phil.  n,  281;  —  (1185) 
pris  d'assaut  par  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  29;  Phil.  U, 
296;  —  les  blés  foulés  aux 
pieds  par  l'armée  royale  se 
relèvent  miraculeusement. 
Riff .  29  ;  Ghron.  30  ;  Phil.  H, 
454.  —  Bobe,  Bave.  Voye« 
Hugues  de  — ,  Robert  de  — . 

Bovine,  Bovinum.  Voy.  Bou- 
vines. 

Brabançons  (les).  Peuple  cruel 
et  guerrier.  Phil.  X,  377  ;  — 
à  Bouvines  résistent  long- 
temps, sont  rompus  par  Tho- 
mas de  Saint-Valery.  Ghron. 
197;  —  mis  en  fuite.  Phil. 
XI,  575.  —  Brabantûmes, 

Brabant  (le).  Phil.  IX,  421. 
—  Duc  de  — .  Voy.  Henri. 

Braia.  Voy.  Brie-Gomte-Robert. 

Braisne  (Aisne,  arr.  de  Sois- 
sons).  Voy.  Agnès  de  Baude- 
ment,  dame  de  — ,  comtesse 
de  Dreux;  Jean  de  — ,  comte 
de  Mâcon. 

Brandin,  chef  de  routiers  an- 
glais. Phil.  VH,  165.  —Bran- 
dinus. 

Braosa.  Voy.  Briouse. 

Braositas  (  Guillelmw  ).  Voy. 
Guillaume  de  Briouse. 

Bré  (Bernard  de).  Voy.  Bernard. 

Brecelianensis  fons.  Voy.  Baren- 
ton  (fontaine  de). 

Brena  {Johannes  de).  —  Voy. 
Jean  de  Braisne. 

Brenensis  eomitissa.  Voy.  Agnès 
de  Baudement. 

Bressuire  (  Deux-Sèvres  ).  — 
(1213)  incendiée  par  Philippe- 
Auguste.  Phil.  X,  117.  — 
Bercella, 

Bretagne  (Grande-).— Nom  don- 
né par  Brutus  à  Albion.  Rig. 
38,  p.  57  ;  Ghron.  6.  —  Britan- 
nia.  —  Voy.  Angleterre. 

Bretagne  (Petite-).  —  Ravagée 
par  les  Normands.  Ghron.  10  ; 
— (1155)  Eon,  vicomte  de  Por- 
hoët,  est  privé  du  gouverne- 


ET  DES  MATIÈRES. 


403 


ment  de  la  Bretagne  par  Gonan 
lePetitquiluisuccèae.  Ghron. 
13  ;  —  est  tenue  en  fief  du  roi 
de  France  par  Henri  II,  roi 
d'Angleterre.  Phil.  IH^  765: 
—  est  envahie  par  Richard 
Cœur-de-Lion  gui  veut  forcer 
les  Bretons  à  lui  livrer  Artur. 
Phil.  V,  147;  —  envoie  des 
renforts  à  Artur.  Phil.  VI, 
306;  —  (1198)  Helloin, 
moine  de  Saint-Denis,  v  prê- 
che la  croisade.  Rig.  120;  — 
(1222)  guerre  entre  Pierre 
Mauclerc,  duc  de  Bretagne, 
et  divers  seigneurs  bretons. 
Chron.  Gont.  Cott.  11;  Phil. 
XII,  370  ;  —  se  fournit  de  vin 
en  Anjou.  Phil.  X,  76;  — 
baleines  qui  abondent  sur  ses 
côtes.  Phil.  XI,  324.  —  Ar- 
morica ,  Britannia  minor, 
Voy.  Arraorique.  —  Ck)mte8 
et  aucs  de  — .  Voy.  Alain  de 
Richeniont ,  Artur,  (ionan 
le  Petit,  Eon,  vicomte  de 
Porhot't,  Geoffroy,  Gui  de 
Thouars,  Pierre  de  Dreux, 
Salomon. 

Bretons,  habitants  de  la  Grande- 
Bretagne.  Ghron.  10.  —  Bri- 
tones. 

Bretons,  habitants  de  la  Bre- 
tagne (Armorique).  —  Refu- 
sent de  livrer  Artur  à  Ri- 
chard (]œur-de-Lion.  Phil.  V, 
147;  —  (1198)  croisade  des 
Bretons.  Riç.  120;  —  (1203) 
sont  les  alliés  de  Philippe- 
Auguste.  Rig.  140.  —  Bri- 
tones, 

Breval  (Seine-et-Oise,  arr.  de 
Mantes,  c.  de  Bonnières).  — 
(1188)  est  brûlé  par  Henri  II. 
Phil.  m,  299.  —  Brevallis. 
Brcvallis.  Voy.  Breval. 

Brezolles  (Eure-ef-Loir,  arr.  de 
Dreux).  --  (1203)  est  assiégée 

Ear  Jean  Sans-Terre;  les  na- 
itants  le  mettent  en  fuite. 
Ghron.  118;  Phil.  V,  30.  — 
Bruerole,  Bruerolle. 


Brianum.  Voy.  Ghâteaubriand. 

Briarée  (le  géant).  Othonlaiest 
comparé.  Phil.  XI,  357.  — 
Brios. 

Brias.  Voy.  Briarée. 

Brie-Gomte-Robert  (  Seine-et- 
Marne).  —  (1192)  les  juifs  y 
martyrisent  un  chrétien.  Phi- 
lippe-Auguste, pour  le  venger, 
y  fait  brûler  plus  de  quatre- 
vingts  juifs.  Rig.  84  ;  Ghron. 
63  ;  Phil.  I,  745.  —  Braia. 

Brie  (la).  Phil.  I,  626.  —  Bria, 
Briena  rura .  Voy .  Rozoy  en  — . 

Briena  rura,  Voy.  Brie  (la). 

Brienne.  Voy.  Jean  de  — ,  roi 
de  Jérusalem. 

Brindisi.  Ghron.  231.  —  Brun- 
dusium. 

Brion  (Maine-et-Loire,  arr.  de 
Baugé,  c.  de  Beaufort).  Phil. 
X,  235.  —  Brio, 

Brionne  (Eure,  arr.  de  Bernay). 
Phil.  IV,  435.  —  Bruonm. 

Briouze-Saint-Gervais  (Orne, 
arr.  d'Arsentan).  —  Phil.  VI, 
491.  —  Braosa.  Voy.  Guil- 
laume de  — . 

Brisemoutier  (Engnerrand).  — 
Voy.  Engnerrand. 

Britannia.  Voy.  Bretagne. 

Brito  (GuilMmus),  Voy.  Guil- 
laume le  Breton. 

Britones.  Voy.  Bretons  (les). 

Bruerole.  Voy.  Brezolles. 

Bruges.  —  (1185)  fournit  des  se- 
cours à  Philippe  d'Alsace 
contre  le  roi.  Phil.  II,  100; 
—  (1213)  Philippe-Auguste 
8*en  empare.  Ghron.  169;  — 
il  y  prend  des  otages  lors  du 
désastre  de  Dam  et  en  tire 
une  indemnité.  Ghron.  170, 
p.  252;  Phil.  IX,  550;— en- 
voie des  renforts  à  Ferrand. 
Phil.  X,  441  ;  —  citée.  IX, 
575  ;  —  bottines  qu'on  y  fa- 
brique. II,  103.  —  Brugia, 
Brugie. 

Brun  (Aimeri  le,  Hugues  le). 
Voy.  Aimeri,  Hugues. 

Brundnsium.  Voy.  Brindisi. 


404 


TABLE  DES  NOMS 


firuneau    (  Baudouin  ).    Voyez 

Baudouin. 
Brunisium.  Voy.  Brunswick. 
Branswick,    ville.    —    (1218) 

Othon  y  meurt.  Ghron.  228  ; 

Phil.   Xn,    316.   —  Bruni- 
sium. 
Brunus  (Aimericus,  Hugo),  Voy. 

Aimeri  le  Brun,  Hugues  le 

Bran. 
Bruonna,  Voy.  Brionne. 
Brutus,  romain.  Rig.  65. 
Brutus,  troyen,  fils  de  Sylvius. 

Rig.  38,  p.  57  ;  Ghron.  5,  6. 
Buamundus.  Voy.  Bohémond. 
Bucoléon  (chapelle  de),  à  Ck)ns- 

tantinople.  nig.  145.  —  Os 

leonis. 
Bulgares  (roi  des).  Voy.  Joan- 

nice. 
Burdigales.  Voy.  Bordeaux. 
Burgundia.  Voy.  Bourgogne. 
Buridan  de  Fûmes.  —  (1214)  à 

Bouvines.  Phil.   XI,  98  ;  — 

est    fait    prisonnier.    Ghron. 

187;  Phil.  XI,  142.  —  ^urt- 

danus  de  Fumis. 
Busancaicum,  Busenzacum.\ oy. 

Buzançais. 
Buxis.  Voy.  Boissy-Mau voisin. 
Buzançais  (Indre,  arr.  de  Chk- 

teauroux).  —  (1188)  cris  par 

Philippe-Auguste.  Rig.  60; 

Ghron.  43  ;  Phil.  IH,  42.  — 

Busancaicum ,     Busenzacum , 

Buzancaium. 


Cabilo.  Voy.  Ghalon-sur-Saône. 
— Guillaume  II,  comte  de — . 

Gadoc,  chef  de  routiers  au  ser- 
vice de  Philippe-Auguste  qui 
lui  donnait  mille  livres  par 
jour  pour  la  solde  de  sa 
troupe.  Phil.  Vm,  396;  — 
(1196)  châtelain  de  Caillou, 
blesse  Richard  Gœur-de-Lion 
au  siège  de  cette  place.  Phil. 
V,  262  ;  —  (1203)  au  siège 
d'Andely.  Phil.  VII,  158;  — 
(1204)    prend   Angers   avec 


Guillaume  des  Roches.  Ghr. 
133;  Phil.  VUI,  272;  — 
(1213)  sur  la  flotte  française  à 
Dam.  Phil.  IX,  296:  —  pille 
Dam  avec  Savari  de  Mauléon. 
393;  —  ne  défend  pas  la 
flotte.  461.  —  Cadocus. 

Cadomum,  Cadomus,  Voy.  Gaen. 

Caducella.  Voy.  Ghausey  (iles). 

Cadumium.  Voy.  Gaen. 

Cadurcium.  Voy.  Quercy  (le). 

Gaen  (Galvados).  —  Fondée  par 
Kaius,  sénéchal  du  roi  Artur. 
Phil.  vm,  29;  —  son  éloge, 
24;  —  (1204)  se  rend  à  Phi- 
lippe -  Auguste.  Rig.  142; 
Ghron.  130;  Phil.  Vm,  22; 

—  Gui  de  Thouars,  duc  de 
Bretagne,  vient  y  retrouver 
le  roi.  Ghron.  131,  p.  221; 
Phil.  vm,  134;  —  citée. 
Phil.  IV,  394.  —  Cadomum, 
Cadomus,  Cadumium,  Domus 
Kaii. 

Gaiphe.  Phil.  VI,  581. 
Galabre  (la).  —  Conquise  par 

les  Normands.  Rig.  38,  p.  oi  ; 

Ghron.   10;  —  (1194)  prise 

far  Tempereur  Henri  VI.  Rig. 
01  ;  Ghron.  75.  —  Calabria, 
Calais  (Pas-de-Calais).  —  (1213) 

La  flotte  de  Philippe-Auguste 

s'y  arrête.  Phil.  IX,  351.  — 

CaUsum. 
Calax.  Voy.  Chalus. 
Calesum.  Voy.  Calais. 
Caletes.  Voy.  Cauchois  (les). 
Calla.  Rig.  49,  p.  76. 
Calvus  Mons,  Voy.  Ghaumont. 
Camhellanus   (  Galterus).    Voy. 

Gautier  de  Nemours  le  cham- 

brier. 
Cambrai  (Nord).  Phil.  X,  697. 

—  Cameracum,  —  Evoque  de 
— .  Voy.  Hugues,  Pierre  de 
Corbeil. 

Cameracum.  Voy.  (Jambrai. 
Campana    acies,    Campanenses. 

Voy.  Champenois  (les). 
Campania.\  oy,  Champagne  (la). 
Campelli ,     Campellus.     Voyez 

Champeaux  (les),  à  Paris. 


ET  DES  MATIÈRES. 


405 


Gamulogène.  Phil.  V.  ^5. 

Candatum.  Voy.  Ganaes. 

Gandé  (Maine-et-Loire,  arr.  do 
Segré).  Phil.  X,  235.  —  Can- 
detum. 

Candela  (Johannes  de).  Voy. 
Jean  do  Chandelle. 

Gandes  (Indre-et-Loire,  arr.  et 
c.  de  Chinon).  Phil.  XII, 
562.  —  Candatum, 

Gandetum.  Voy.  Gandé. 

Candida.  Vov.  Blanche  de  Gas- 
tille. 

Gantorbéry.  —  Louis  VII  s'y 
rend  en  pèlerinage.  Ghron.  14  ; 
Phil.  1,273.—  (1216)  se  rend 
à  Louis  VIII.  Ghron.  222, 
p.  311.  —  Cantuaria.  —  Ar- 
chevêque de  — .  Voy.  Bau- 
douin, Etienne  I^angton,  Tho- 
mas Bocket  (saint). 

Cantuaria.  Voy.  Gantorbéry. 

Ganut  VI,  roi  de  Danemark.  — 
(1193)  sa  sd'ur  Ingeburge 
épouse  l*hilippe  -  Auguste. 
Rig.  02  ;  Ghron.  69.  —  Kanu- 
tus  rex  Danorum  ou  Daco- 
rum. 

Gapoue  (Pierre  de),  légat.  Voy. 
Pierre. 

Gapriola,"  ville  d'Italie.  —  (1192) 
Philippe- Auguste  y  passe  en 
revenant  de  Rome.  Phil.  IV, 
295. 

Cajmanus  (Petrus).  Voy.  Pierre 
do  Gapoue. 

Carachosiux,  gouverneur  mu- 
sulman d'Acre.  Rijç.  8t,  82. 

Carantonium.  Voy.  Gharenton. 

Garcassimne  (Aude).  —  (1210) 
prise  par  Simon  de  Mont- 
fort.  Ghron.  177,  p.  259; 
Phil.  VIII,  543;  —  soutient 
Pierre  d'Aragon  contre  les 
croiFés.  Phil.  VUI,  578.  — 
Carcasse.  —  Evi>que  de  — . 
Voy.  Gui. 

Gardiiiaux.  Voy.  Gentio  Savolli, 
Gales,  Guillaume  aux  blan- 
ches mains,  archevêque  de 
Reims,  Henri,  évoque  d'Al- 
hano,   Jean  de   Samt-Paul, 


Mcliur,  Octavien,  Pierre  de 
Gapoue. 

Garlotide  (la).  Voy.  Karlotide 
(la). 

Carmen.  Rig.  49,  p.  76. 

Camopolis.  Voy.  Gompiègne. 

Carnotensis  Âinalricus.  Voy. 
Amaury  de  Ghartros. 

Camotum.  Voy.  Chartres. 

Garolingiens  (les).  —  Gonsidé- 
rés  par  Guillaume  le  Breton 
comme  les  ancêtres  de  Phi- 
lippe-Auguste. Phil.  Nunc. 
55.  —  Karli. 

Garthage.  Phil.  IV,  20. 

Carthusiensis  ordo.  Voy.  Ghar- 
treux  (les;. 

Canu.  Voy.  Gher  (le). 

Casa  Marii  (N...  abbé  de).  — 
( 1203 )  envoyé  par  le  pape 
pour  rétablir  la  paix  entre 
Philippe  -  Auguste  et  Jean 
Sans-Terre.  Rig.  140;  Ghron. 
419. 

Casellum.  Voy.  Gassel. 

Gassel.  —  (1213)  prise  par  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  170, 
p.  250;  Phil.  IX,  403;  —  se 
révolte  et  est  démantelée  par 
le  roi.  Ghron.  170,  p.  252; 
Phil.  IX,  691  ;  —  sa  situa- 
tion. Phil.  IX,  403.  —(7a- 
sellum. 

CasUlla,  Voy.  Gastille  (la). 

(^(el^^um.  Voy.  Ghâtelet  (le). 

Ca$Ullio,  Castello.  Voy.  Châtil- 
lon-sur-Ix)ire,  Ghâtillon-sur- 
Seine. 

Castellodunum.  Voy.  Ghàteau- 
dun. 

Castellum  Uni,  Voy.  Ghàteau- 
lin. 

Castellum  Hadulfi,  Voy.  Ghà- 
teauroux. 

Gastehiaudary  (Aude).  —  (1220) 
est  assiégée  par  Simon  de 
Montfort  Ghron.  Gont.  Gott. 
5.  —  Castrum  Novum. 

Gastille  (la).  —  CasUlla,  —  Voy. 
Alfonse  III,  roi  de  —  ;  Blan- 
che de  — . 

Castridunum.  Voy.  Chàteandun. 


406 


TABLE  DES  NOMS 


Castrum  Briani.  Voy.  Chateau- 
briand. 

Coitrum  GoAlionii,  Voy.  Gail- 
lon. 

Castrum  Lucii  de  Capreolo.  Voy. 
Ghalus. 

Castrum  Nantonis.  Voy.  Ghâ- 
teau-Landon. 

Castrum  Novum,  Voy.  Gastel- 
naudary. 

Castrum  Radulfi.  Voy.  Château- 
roux. 

Catalauni.  Voy.  Ghâlons- sur- 
Marne. 

Catherine,  comtesse  de  Gier- 
mont.  —  Chron.  162,  p.  242. 
— Comitissa  Clarimontis. 

Cati  colliculi.  Voy.  Mont  du 
Chat. 

Catulus  (les).  Hig.  65. 

Cauchois  (les).  Phil.  V,  10.  — 
Caletes. 

Cauforium.  Voy.  Chauffeur. 

Caux  (pays  de).  —  (1195)  ravagé 
par  Philippe-Auguste.  Phfl. 
IV,  499  ;  -  cité  V,  170.  — 
Caletum  rura, 

Célestin  HI,  pape.  —  (1191) 
est  élu  pape  a  la  mort  de 
Clément  III.  Rig.  76  ;  Chron. 
56;  —  était  parent  de  Phi- 
lippe-Auguste. Chron.  62; 
Phil.  IV,285;  — (1192)  Phi- 
lippe-Auguste  a  une  entrevue 
avec  lui  à  Rome  à  son  retour 
de  Terre  -  Sainte.  Rig.  81, 
p.  117;  Chron.  62;  Phil.  IV, 
285;  —  (1193)  envoie  ses  lé- 
gats en  ^France  pour  exami- 
ner le  mariage  d'Ingeburge. 
Rig.  92;  —  (8  janv.  1198) 
meurt.  Rig.  H9;  Chron.  91. 

Cencius.  Voy.  Centio  Savelli. 

Cenee  scale.  Voy.  Mont  Cenis. 

Cenomannù  Voyez  Manceaux 
(les). 

Cenomannia,  Voy.  Maine  (le). 

Cenomannum,  Cenomannù, \oy, 
Mans  (le). 

Centio  Savelli.  —  (1193)  légat 
en  France  pour  examiner  le 
mariage    dlngeburge.    Rig. 


92;  —  (1216)  devient  pane 
sous  le  nom  d'Honorius  ni. 
Chron.  220.  —  Cencius,  Cin- 
dus.  Voy.  Honorius  III. 

Cercanceau,  abbaye  (Seine-et- 
Marne,  arr.  de  Fontainebleau, 
c.  de  Chàteaa-Landon,  comm. 
de  Souppes).  Chron.  180.  — 
Monasterium  de  Sacracella. 

César  (Jules).  Chron.  19:  Phil. 
Nunc.  21,26;  V, 45;  VII, 460; 
IX,  156;  Xn,  190.  —Julius, 

Cesona.  Voy.  Cysoing. 

Cestrie  (Handulphus  ou  Benulfus 
comes).  Voy.  Renoul,  comte 
de  Chester. 

ChaaliF,  abbaye  (Oise,  arr.  de 
Senlis,  cant.  de  Nanteuil-le- 
Haudoin,  comm.  de  Fontai- 
ne -  les  -  Corps  •  nuds).  Chron. 
175.  —  Karoli'locus,  —  Abbé 
de  — .  Voy.  Guillaume  de 
Donjeon. 

Chalauri  vicus.  Voy.  Paris,  rue 
Charauri. 

Chalon-sup-Saône.  —  (1180;  les 
immunités  des  églises  de 
cette  ville  sont  violées  par  le 
comte  Guillaume,  qui  est 
châtié  par  le  roi.  Rig.  8  ; 
Chron.  18;  Phil.  I,  457.  — 
Cahilo, 

Ch&lons-sur-Marne  (  Marne  ). 
Phil.  IX,  151.  —  Catalauni. 

—  Evoque  de  — .  Voy.  Guil- 
laume. 

Ghalus  (Haute- Vienne,  arr.  de 
Saint- Yrieix).  —  (1199)  sur  le 
bruit  qu'Achard  de  la  Bois- 
sière  y  aurait  découvert  un 
trésor,  Richard  Cœur-de-Lion 
vient  Tassiéger,  et  y  est  tué. 
Rig.  126;  Chron.  98;  Phil.  V, 
491;  —  cité.  Phil.  V,  454.  Cas- 
trum Lucii  de  Capreolo,  Calax.  * 

Champagne  (la).  Phil.  I,  626. 

—  ôampana  rura,  Campania, 

—  Comtes  de  — .  Voy.  Henri 
n,  Thibaut  III,ThibautIV.— 
Comtesse  de  — .  Voy.  Marie 
de  France.  —  Voy.  Champe- 
nois (les). 


ET  DES  MATIÈRES. 


&07 


Gbampcaux  (les),  à  Paris.  Vov. 
Pans,  histoire,  années  1179, 
1183,1186, 1187,  I210.-Egliso 
des  Saints-Innocents  de  — . 
Voy.  Saints- Innocents. 

Champenois  (les).  — (1214)  pla- 
cés à  Tarrière-garde  de  I  ar- 
mée royale,  sont  attaqués 
rr  Othon.  Phil.  X,  819;  — 
Bouvines,  font  partie  de 
l'aile  droite.  Chron.  186, 
p.  276;  Phil.  XI,  53;  —  sont 
d'abord  défaits  par  Ferrand. 
Phil.  XI,  Cat.;  —  leurs  ex- 
ploits. Chron.  187,  p.  277; 
188,  p.  279;   Phil.  XI,  112; 

—  empêchent  Ferrand  de 
parvenir  jusqu'au  roi.  Chron. 
194.  —  Campanenses  ;  actes 
Campana,  milites  Campanie, 

Chandelle  (Jean  de).  Voy.  Jean. 
Changeur  (Ebrouin  le).    Voy. 

Ebrouin. 
Chapelain  (le)  de  Jean  Sans- 
Terre.  —  (1214)  est  tué  au 

siège  de  la  Roche-au-Moine. 

Chron.  178,  p.  262;  Phil.  X, 

280. 
Chaperons  blancs  (origine  des). 

Rig.  25. 
Charenton  (Cher,  arr.  de  Saint- 

Amand).  Rig.  7.  —  Carantih 

nium,  Voy.  Hèbes  VI,  sire 

de  — . 
Chariots  des  Belges.  Phil.  IX, 

368  ;  XU,  27.  —  Covini. 
Charles  Martel.  Rig.  38,  p.  58 

et  60  ;  Chron.  9.  —  Carolus 

Martellus. 
Charlemagne.  Rig.  33  ;  38,  p.  60  ; 

Chron.  9,209;  Phil.  111,389; 

Vm,  633;X,  700;  Xn,828. 

—  Carolus  magnus ,  Pipinita. 
Charles   le   Chauve.    Rig.    38, 

p.  60  ;  Chron.  9.  —  Qirolus 

Calvus, 
Charles    le   Simple.    Rig.   38, 

p.  60  et  61;  142;  Chron.  9, 

10,  11;  Phil.  vm,  181,  198. 

i-  Karolus  ou  Karlus  sitnplex. 
ChWrles  1*^^  comte  de  Flandres. 

Rig.  92. 


Chariot  (Pierre).  —  Voy.  Pierre 
Chariot. 

Chartres  (Eure-et-Loir).  —  Son 
éloge.  Phil.  n,  391  ;  —  assié- 
gée par  les  Normands  qui 
sont  repoussés.  VIII,  186;  — 
citée.  VI,  271.  —  Camotum. 
—  Eglise  N.-D.  de  Chartres: 
(  1 1 94)  est  brûlée  et  reconstru  ite 
aussitôt.  Rig.  98;  Chron.  73; 
Phil.  IV,  598;  —  citée.  Phil. 
XII,  869.  —  Evéques  de  — . 
Voy.  Gautier,  Renaud  de 
Bar.  —  Voy.  Amauri  de  —  ; 
Jean  de  — ,  chévecier  de 
Saint- Denis  ;  Robert  de  — . 

Chartreux  (les).  —  Sont  exemp- 
tés de  la  dîme  Saladine.  Rig. 
59.  —  Carthusiensis  ordo. 

Chat  (Mont  du).  Voy.  Mont  du 
Chat. 

Chat,  machine  de  guerre.  Phil. 
Il,  337.  —  Murilegus. 

Chateaubriand  (Loire-Inférieu- 
re). —  (1222)  Amaury  de 
Graon  s'en  empare.  Phil.  XU, 
399  ;  —  Amaury  y  est  battu 
par  Pierre  Mauclerc.  432.  — 
Brianum,  Castrum  Briani. 

Ghàteaudun  (  Eure  -  et  -  Loir  ) . 
Phil.  n,  389;  m,  252.  — 
Castridunum,  Dunense  cas" 
trum.  —  Vicomte  de  — .  Rig. 
73.  —  Viceeomes  Castelloduni, 

Château-Gaillard  (Eure,  comm. 
des  Andelys).  —  Sa  construc- 
tion par  Richard  Cœur-de- 
Lion  ;  sa  situation  ;  sa  descrip- 
tion et  son  éloge.  Chron.  111; 
Phil.  V,  312;  VU,  44,  407, 
419.  —  (1203)  est  assié^  par 
Philippe- Auguste  ;  récit  du 
siège,  ilig.  141;  Chron.  121, 
125  à  121?;  Phil.  VU,  v.  407 
et  suiv.  ;  —  le  roi  l'entoure 
d'un  double  fossé  et  d'autres 
ouvrages.  Rig.  141;  Chron. 
125;  Phil.  VU,  421  ;- jeux 
de  mots  sur  son  investisse- 
ment. Phil.  VU,  452  ;  —  le 
commandant  du  château,  Ro- 
ger de  Lascy,  fait  sortir  les 


408 


TABLE  DES  NOMS 


bouches  inutiles;  les  Fran- 
çais les  repoussent;  ces  mal- 
neureux  meurent  de  faim 
entre  les  deux  lignes.  Ghron. 
125,  126;  Phil.  Vn,  468, 
521  ;  —  le  roi  ordonne  de  les 
laisser  passer  à  travers  les 
lignes  françaises.  Ghron.  127  ; 
Phil.  vn;  576;  —  le  roi 
cherche  le  moyen  de  s'em- 
parer du  château  par  ruse. 
Phil.  VU,  415:  — il  fait  gar- 
der avec  soin  le  sentier  qui 
conduit  au  château,  445;  — 
(1204,  mars)  le  siège  est 
poussé  vigoureusement  ;  le 
roi  fait  élever  des  palissades, 
des  tours  et  des  machines  de 

fuerre.  Rig.  141;  Ghron.  128; 
'hil.  VII,  608  ;  —  les  assié- 
gés  se  défendent  vaillam- 
ment, Ghron.  128;  Phil. 
VII,  672;  —  les  Français 
minent  une  tour  et  pénè- 
trent dans  la  première  en- 
ceinte. Ghron.  129;  Phil. 
VU,  685  ;  —  la  première  en- 
ceinte est  incendiée  par  les 
Français.  Ghron.  129;  —  par 
Roger  de  Lascy.  Phil.  VlI, 
719;  —  Pierre  Bogis  et  quel- 
ques Français  pénétrent  dans 
la  seconde  enceinte  par  les 
latrines,  y  mettent  le  feu  et 
introduisent  les  Français. 
Ghron.  129;  Phil.  VU,  739; 

—  la  troisième  enceinte  est 
minée  et  le  donjon  est  pris. 
Rig.  141;  Ghron.  129;  Phil. 
VU,  795;  —  Guillaume  le 
Breton  assistait  à  ce  siège. 
Ghron.  129}  Phil.  VU,  599; 

—  le  roi  fait  réparer  le  châ- 
teau. Ghron.  129  ;  Phil.  VU, 
813;  —  cité.  Phil.  VI,  5; 
Vm,  394.  —  Gaillardica  ru^ 
pes,  Gaillardum,  Guallardum. 

Ghâteau  -  Landon  (Seine  -  et- 
Marne,  arr.  de  Fontaine- 
bleau). Phil.  X,  588.  —  Cas- 
trum  Nanionis, 

Ghàteaulin  (Finistère).— (1163) 


Hervé  et  Guiomar  de  Léon, 
qui  y  sont  enfermés,  sont 
aélivrés  par  Gonan  le  Petit 
et  Haimon,  évéque  de  Léon. 
Ghron.  13.  —  Castellum  Uni. 
Ghâteauneuf  -  du  -  Faon  (Finis- 
tère, arr.  de  GhâteauÙn).  — 
Le  vicomte  de  — ^  son  fils  et 
son  frère  sont  enrermés  dans 
le  château  de  Daoulas  et  y 
meurent  de  faim.  Ghron.  13. 

—  Fagtis,  vicecomes  F<^i. 
Ghâteau neuf-en-Thimerais  (Eu- 
re-et-Loir,  arr.    de    Dreux). 
Voy.  Hugues  de  — . 

Ghàteauroux  (Indre).  —  (1187) 
assiégé  par  Philippe -Au- 
guste. Rig.  51;  Ghron.  38; 
Phil.  U,  542;  une  trêve  y 
est  conclue  avec  le  roi  d'An- 
gleterre. Rig.  51  ;  —  (1188) 
pris  par  Pnilippe- Auguste. 
Rig.  60;  Ghron.  43;  Phil. 
m,  41;  —  (1189)  est  rendu 
à  Richard  Gœur-de-Lion.  Rig. 
67;  Ghron.  49;  —  Philippe- 
Auguste  y  rassemble  une  ar- 
mée. Phil.  X,  123.  —  CasUl- 
lum  ou  Castrum  Radul/i.  — 
Eglise  Notre-Dame  de  — . 
(1187)  miracle  advenu  à  une 
statue  de  la  Vierge  frappée 
par  un  cottereau.  Rig.  52.  — 
Pays  de  — .  Phil.  U,  533.  — 
Radulii  fines, 

Ghâtelet  (le)  (Gher,  arr.  de  Saint- 
Amana).  —  (1188)  pris  par 
Philippe-Auguste.    Rig.    62. 

—  Cctstelletum. 

Ghâtelets  (les  deux)^  à  Paris. 
Voy.  Paris,  histoire,  année 
1214. 

Ghâtillon  (Gaucher  de),  comte 
de  Saint-Pol.  Voy.  Gaucher. 

GhâtiÛon  (Gautier  de) ,  auteur  de 
l'Alexandreïde.  Voy.  Gautier. 

Ghâtillon  -  sur  -  Loire  (Loiret, 
arr.  de  Gien). — Sa  situation. 
Phil.  I,  531;  —  (1186)  est 
assiégé  et  détruit  par  Phi- 
lippe-Auguste. Phil.  U,  538. 

—  Castellîo, 


ET   DES   MATIÈRES. 


i09 


Châtillon-sur-Seine  (Gôte-d'OrK 

—  Son  éloge.  Phil.  1,  588  ;  — 
(4186)  est  assiégé  et  pris  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  35; 
Ghron.  34  ;  Phil.  I,  640.  — 
Castellio. 

ChauiTour  (Seine-et-Oise ,  arr. 
de  Mantes,  c.  de  Bonnières). 

—  (4488)  est  brûlé  par  Hen- 
ri II.  Phil.  m,  299.  —  Cau- 
forxum 

Chaumont-Porcien  (Ardcnncs, 
arr.  de  Hethcl).  —  (4494)  est 
détruit  par  la  foudre.  Rig. 
98.  —  Cal  vus  Mons  in  episco- 
patu  Laudunensi  (erreur  :  dé- 
pendait do  Reims). 

Chaumont-en-Vexin  (Oise,  arr. 
de  Beau  vais).  Rig.  60  :  Ghron. 
45;  Phil.  111,  444,  486,  248, 

382.  —  Calvus  Mons, 
Ghausey  (îles),  Phil.  VI,  338. 

—  Caducella. 

Chebil.  Rig.  49,  p.  76. 

Chelles,  abbaye  (Seine-et-Mar- 
ne, arr.  de  Meaux,  c.  de  La- 
gny).  Rig.  424.  —  Kala  .mo- 
nasterium. 

Ghemise  de  la  Vierge.  —  Gon- 

servée  à  Ghartres.  Phil.  II, 

399. 
Gher   (le),  rivière.  Phil.  lU, 

679,  703;  V,  704.  -- Carus. 
Chester  (Renoul,   comte  de). 

Voy.  Renoul. 
Ghichester  (  le  com  te  de). — Vain- 
cu par  Guillaume  des  Barres. 

Phil.  m,  464.  —  Cicestricus 

cornes. 
Ghildebert  I«,  roi  de  France. 

Rig.  33. 
Childéric  I",    roi   de    France. 

Rig.    37,   38,    p.  57    et  59; 

Ghron.  7,  9;  Phil.  1,  474. 
Ghilpéric,  roi  de  France.  Ghron. 

9. 
Ghine    (tissus   de).    Phil.    IX, 

383.  —  Sérum  labores. 
Ghinun    (Indre-et-Loire).    — 

Tire  son  nom  de  son  fonda- 
teur Kaius,  sénéchal  du  roi 
Artur.   Ghron.  479,  p.  263; 


Phil.  VIII,  384  ;  —  son  éloge. 
Phil.  VIII,  387;  —  (4489) 
Henri  II  s'y  réfugie.  Rig.  66; 

^  —  et  V  meurt.  Rig.  67  ; 
Ghron.  *^49;  Phil.  III,  735, 
747;  —  (4204)  est  assiégé 
par  Philippe-Auguste.  Rig. 
443;  Ghron.  433;  Phil.  VIII, 
380,  427;  —  (4205)  pris. 
Rig.  444;  Ghron.  434;  Phil. 
VIII,  427;  —  reb:Ui  par  le 
roi.  Rig.  444;  —  (1206)  le 
roi  y  passe  avec  son  armée. 
Rig.  447;  Ghron.  438;  — 
(4244)  Louis  VIII  s'y  rend  et 
V  rassemble  une  armée. 
Ghron.  473,  179,  p.  263;  — 
citée.  Phil.  X,  404.  —  Chi- 
nonium,  Kino. 

Chinonium.  Voy.  Ghinon. 

Ghoisv-au-Bac  (Oise,  arr.  et  c. 
de  Gompiègne).  —  (4485)  est 
assiégé  par  Phil.  d'Alsace. 
Phil.  II,  252.  —  Chosiaca  arx. 

Gholet  ( Maine  -  et  -  Loire) .  — 
(1243)  est  brûlé  par  Philippe- 
Auguste.  Phil.  X,  447. 

Chosiaca  arx.  Voy.  Ghoisy-au- 
Bac. 

Chypre.  —  (4494)  prise  par  Ri- 
chard Gœur-de-Lion.  Rig. 
75;  Ghron.  55;  Phil.  Iv, 
496;  —  qui  la  vend  aux 
Templiers,  la  reprend  et  la 
revend  à  Gui  de  Lusignan. 
Rig.  82;  —  Vin  de —.Phil. 
XII,  822.  —  citée.  Phil.  IV, 
464,  499.  —  Cyprus. 

Cicesiricus  cornes.  Voy.  Ghiches- 
ter (le  comte  de). 

Gidre  du  pays  d'Auge.  Phil.  V, 
5;  VI,  336. 

Gilicie.  Phil.  IV,  364. 

Gimetières  de  Paris.  Voy.  Pa- 
ris :  Ghampeaux. 

Cincius.  Voy.  Gentio  Savelli. 

Giteaux  (ordre  de).  —  Exempté 
de  la  dimo  Saladine.  Rig.  59; 
— ^Vêtements blancs  do  Tordre 
de  — .  Phil.  VIII,  904.  - 
Cisierciensis  ordo. 


410 


TABLE  DES  NOMS 


Clarimontis  cornes,  Voy.  Raoul, 
comte  do  Glermont.  —  Clari- 
montis comitissa.  Voy.  Cathe- 
rine. 

Claromontanensis  episcopus. \oy. 
Robert,  évoque  de  Glermont. 

Clarus  Mons.  Voy.  Glermont. 

Glément  III.  —  (1187)  est  élu 
pape.  Rig.  55;  Ghron.  40;  — 
(mars  llOi)  meurt.  Rig.  76; 
Ghron.  56. 

Glément.  Voy.  Aubri  — ,  Hen- 
ri — ,  Jean  — . 

Glermont  (Oise).  Rig.  98.  — 
Clarus  Mons.  Gomte  de  — . 
Voy.  Raoul.  —  Comtesse  de 
— .  Voy.  Catherine. 

Glermont-Ferrand  (évêque  de). 
Voy.  Robert. 

Glodion,  roi  de   France.  Rig. 

37,  38,p.  59;Chron.  7;  Phil 
I,  171:  IX,  695.—  Clodius, 

Clodius.  Voy.  Glodion. 
Clodoveus.  Voy.  Clovis. 
Clotaire  I»',  roi  de  France.  Rig. 

33,  38,  p.  59;  Ghron.  9.  — 

ClotaritÂS. 
Clotaire  II,  roi  de  France.  Rig. 

38,  p.  59;  Ghron.  9. 
Clotaire   III,    roi    de   France. 

Ghron.  9. 

Clotilde,  reine  de  France.  Rig. 
33. 

Clou  (le  saint).  —  Donné  à 
Saint-Denis  par  Charles  le 
Chauve.  Rig.  38,  p.  60} 
Ghron.  9;  —  (1191)  apporte 
au  prince  Louis,  malade.  Rig. 
77  ;  —  (1196)  porté  procession- 
nellement  pour  obtenir  la  fin 
des  inondations.  Rig,  109  ;  — 
(1206)  porté  de  nouveau  pro- 
cessionnellement.  Rig.  148. 

Clovis  I«>",  roi  de  France.  Rig. 
33,  38,  p.  57  et  59;  39,  p.  63; 
Ghron.  7,  8,  9;  PhiL  I,  176. 
—  Clodoneus. 

Clovis  il,  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  59  ;  Ghron.  9. 

Gluny  (vêtements  noirs  de  Tordre 
de).  —  Phil.  Vin,  905. 

Cochia.  Voy.  Couches-les-Mines. 


Cocii  cornes.  Voy.  Enguerrand, 
sire  de  Couci. 

Cocorum  princeps.  Voy.  Nabu- 
zardam. 

Cœthnus.  Voy.  Couesnon  (le). 

Goire  (Suisse).  Ghron.  158.  — 
Curia. 

Collis.  Voy.  Tertre-SainWDenis 
(le). 

Cologne.  Ghron.  207,  208.  — 
Colonia.  —  Archevêque  de  — . 
Voy.  Adolphe. 

Colombier  Œndre-et-Loire,  com- 
mune de  Villandry).  —  (1189) 
Philippe-Auguste  et  Henri  n 
v  concluent  un  traité.  Ghron. 
49  ;  Phil.  m,  735.  —  Colum- 
bare,  Columbarium. 

Colonia,  CoUmienses.  Voy.  Co- 
logne. 

Columbare,  Columbarium.  Voy. 
Colombier. 

Comanna.  Voy.  Commana. 

Comes  pilosus.  Voy.  Raugrave. 

Comète.  —  (1223)  il  en  apparaît 
une  lors  de  la  dernière  mala- 
die de  Philippe  -  Auguste. 
Ghron.  Gont.  Par.  5:  Phil. 
XU,  451. 

Commana  (Finistère,  urr.  de 
Morlaix,  c.  de  Sizun).  Ghron. 
13.  —  Comanna. 

Communes  (Milices  des).  Voy. 
Milices. 

Compendium,  Compenium,  Com- 
pennium.  Voy.  Compiègne. 

Ck)mpiègne  (Oise).  —  (1185) 
Philippe- Auguste  y  rassemble 
son  armée  contre  Philippe 
d'Alsace.  Rig.  26;  -.  (1196) 
Baudouin  Ix  y  fait  hommaçe 
à  Philippe-Auguste  pour  le 
comté  de  Flandre.  Rig.  111; 
Ghron.  84;  —  (1205)  Phi- 
lippe-Auguste y  envoie  les 
prisonniers  faits  à  Ghinon  et 
a  Loches.  Rig.  144  ;  Ghron. 
134;  et  notamment  Girard 
d'Athée.  Phil.  VUI,  432  ;  — 
(1209)  Louis  Vm  y  est  fait 
chevalier.  Ghron.  149;  — 
(1214)  la  milice  de  —  à  Bou- 


BT  DES  MATIÈHE6. 


411 


vines.  Chron.    191 ,   p.  282. 

—  Cité.  Rig.  3,98;  Phil.IX, 
146.  —  Carnopolis,  Compen- 
dium,  Compenium,  Compen" 
nium,  Karnopolis. 

CSonan  le  Petit,  tils  d'Alain  de 
RicheraoQt,  duc  de  Bretagne. 

—  Dépouille  Eou,  vicomte  de 
Porhoc't,  du  duché  de  Bre- 
tagne. Chron.  13;  —  délivre 
Hervé  et  Guiomar  de  Léon 
enfermés  à  Ghàteaulin.  Ibid. 

—  Conanus  parvus, 

Gonan  le  Petit,  comte  de  Léon. 

—  Prisonnier  à  Chinon.  Phil. 
Vm,  398;  —  (1222)  se  révolte 
contre  Pierre  Mauclerc  et  est 
vaincu.  Phil.  XU,  370.  — 
Conanus  brevis. 

Conanus  brevis.  Voy.  Gonan  le 
Petit,  comte  de  Léon. 

Conanus  parvus,  Voy.  Gonan  le 
Petit,  duc  de  Bretagne. 

dmehe.  Voy.  Gonches. 

Gonches  «Eure,  arr.  d'Evreux). 

—  (1203)  Prise  par  Philippe- 
Auguste.  Rig.  140;  Chron. 
116.  —  Conche. 

GoDciles.  —  (1193)  à  Paris  pour 
examiner  le  mariafce  dloge- 
borge.  Rig.  92;  ^  (1199;  à 
Dijon;  le  rovaume  ect  frappé 
d'interdit.  Rif?.  131  :  Ghroo. 
103:  — 1201*  à  Soifsons  pour 
k  réconciliation  da  roi  et 
dlnphurge.  Rîr.  133;  — 
(1215:  général  â  Rome  ao  pa- 
hii  de  Latrao.  Chron.  21f>: 

—  (1223'  à  Pam  pour  Un 
afEur»-f  d'Aibi;:erH».  Chron. 
Coni.  Par.  7:  Pnîl.  XII,  'M, 

Cmyiunifa.  d^,  C*/ruikin/*  JoKann^t 
Quen/j  .  Voy  J^^ia  à*?  Co'jd  o  n . 

G(Mi]i<eul>l>    ce    Fn  DO!r.    \'f/y. 

dmnd.  d^t  4*  î>.r**?iiw:,  fij» 
de  F'^^-h'î  HkiT^m^m.  — 


Conrad  do  Dortmund.—  (1211) 
allie  d'Othon.  Phil.  X,  403; 
— dans  lo  partage  du  royaumi», 
devait  avoir  Mantes  et  le 
Vexin.  589;  — délivre  Olhoii 
des  mains  de  (luillaumo  dos 
Barres  à  Bouvines.  Phil.  XI, 
486;  —  est  fait  prisonnior. 
Chron.  193;  Phil   XI,  510; 

—  est  ompriKonné  en  France. 
Phil.  XII,  154.  —  Conradm 
de  Trcintjfjnia  ou  Tremonia, 
Corradus ,  Corradus  Wapha- 
lus,  Waphalus. 

Conrad ,  évéque  de  Metz.  Chron. 

159.  —  Mettensis  episcopus. 
Conrad,  marqnifi  de  Montferrat. 

—  (1192)  est  assassiné  à  Acre 
par  les  envoyés  du  Vieux  de 
la  montagne.  Rig.  87  ;  Chron. 
65. 

Conrad,  cardinal,  évAnue  de 
Porto,  légat.  —  (1223)  aux 
obsèques  de  F^hiiippe- Au- 
guste. Chron.  Omt.  Par.  7  ; 
Phil.  XII,  543,  627.  —  \a 
Philippide  (XII,  627)  l'appelle 
par  erreur  Bertrand,  évérjue 
de  Vrêmi^te.  —  Coraidui,  ejn$» 
eopus  Pfjrtuemis. 

dmresûc,  Voy.  Isaac  i'Aoge. 

Gooserves  de  iuntmm  de  Nantes. 
Phil.  X,  86. 

GooMaxice  igr.  duché  de  lit^^, 
Qin>n.  iîÀ.  —  ComiancU. 

(jotUfUiiCë,  ïm[ft;mncin  d'Alle« 
ma^n^,  tante  d«  Guiliaum'- 
Un  ntmj  roi  de  Hieile,  m*^ri*  de 
Frédéric  IL  —  Hes  d<?fyiélé» 
avec  Tan<:f^^  ^n  Hir^iU:.  Phil 
IV.  T^.  —  0/mV%ntia. 

(jAt^AMUf:^,  d^  lin^AiffSiâ', ,  ffi/rfe 
àktlhnr.  —  iW^êt  tytmu'. 
i'jrai  d^  Th^mzn.  (MffHt,  '^â, 

U^^..  fjik  ^.  \jMt  VL  \\hi^, 
101, 


41  SI 


TABLE  DES  NOMS 


Constaniinopolis.  —  Empe- 
reur de  — .  Voy.  Alexis  Gom- 
nène,  Alexis  l'Ange,  Alexis 
le  Jeune,  Andronic.  Baudouin 
IX,  comte  de  Flandre,  Em- 
manuel, Isaac  TAnge,  Pierre 
de  Courtenai.  —  Voy.  Buco- 
léon. 

Coraldus,  Portuensis  episcopm, 
Voy.  Conrad,  cardinal,  évo- 
que de  Porto. 

Corbeaux  incendiaires  en  Beau- 
vaisis.  Rig.  98. 

Corbeia.  Voy.  Corbie. 

Gorbeil  (Seine-et-Oise).  —  Cor- 
bolium.  Voy.  Michel  de  — ; 
Pierre  de  — . 

Corbie  (Somme,  arr.  d'Amiensj. 
—  (1 184)  est  assiégée  par  Phi- 
lippe d'Alsace  et  délivrée  par 
Pnilippe- Auguste.  Chron.  29  ; 
Phil.  U,  165,  192;—  (1214) 
sa  milice  communale  à  Bou- 
vines.  Chron.  191,  p.  282.  — 
Corbeia.  —  Abbé  ae  — .  Voy. 
Jean,  prieur  de  Saint-Denis. 

Corbolio  {Vetrusde).  Voy.  Pierre 
de  Corneil. 

Cor  celle.  Voy.  Courcelles-lès- 
Gisors. 

Corcon  (Robert  de).  Voy.  Robert. 

Corineus,  troyen.  Rig.  38,  p.  57; 
Chron.  5,  6. 

Cornouailles.  Chron.  6.  —  Cor^ 
nubia,  Cornugallia. 

Cornu,  sergent  d'armes.  —  (1214) 
à  Bouvines  blesse  Renaud  de 
Dammartin  et  cherche  à  le 
tuer;  en  est  empêché  par 
frère  Guérin.  Chron.  196, 
p.  288;  Phil.  XI,  686. —(7or. 
nutus. 

Cornu  (Gautier).  Voy.  Gautier. 

Cornubia,  Cornugallia,  Voy. 
Cornouailles. 

Cornutus.  Voy.  Cornu. 

Corradus,  Corradus  Waphalus. 
Voy.  Conrad  de  Dortmund. 

Corteneio  (Robertus  de).  Voy. 
Robert  de  Courtenay. 

Cortiniacensis  (  Pelrus  ) .  Voy. 
Pierre  de  Courtenay. 


Coriracum,  Cortreium.  Voy. 
Courtray. 

Cotarelli,  Cothenlli.  Voy.  CoW 
tereaux  (les). 

Cottereaux  (les).  —  Nom  donné 
aux  routiers.  Chron.  28;  — 
(1183)  dévastent  le  Berry  ;  sept 
mille  sont  massacrés  par  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  23,  24; 
Chron.  28;  Phil.  I,  725;  — 
(1187)  sont  envoyés  par  Ri- 
chard Cœurde-Lion  au  secours 
de  Châteauroux.  Rig.  52  :  — 
châtiment  miraculeux  d'un 
Cottereau  qui  mutile  à  Châ- 
teauroux une  statue  de  la 
Vierge.  Ibid.  ;  —  (1195)  pren- 
nent Issoudun.  Rig.  104; 
Chron.  79  ;  —  Cités  Rig.  113, 
115, 122, 123;  Chron.  93,123. 

—  Cotarelli,  Cotherilli,  Sco^ 
telli.  —  Chef  des  — .  Voy. 
Mercadier.  —  Voy.  Routiers. 

Cottes  d'armes  armoriées.  Phil. 
XI,  182. 

Coucy  (Aisne,  arr.  de  Laon).  — 
Voy.  Enguerrand,  sire  de  — . 

Couches-les-Mines  (  Saône-et- 
Loire,  arr.  d'Autun).  Phil.  I, 
583.  —  Cochia. 

Coudrai  (Bernard  de).  Voy.  Ber- 
nard de  Bré. 

Coudun  (Oise,  arr.  de  Compiè- 

fne,   c.   de   Ressens).    Voy. 
ean  de  — .  Quesnes  de  — . 
Couesnon  (le),   rivière.    Phil. 

VIII.  42,  138.  —  Coethnus, 
Courcelles-lez-Gisors  (Oise,  arr. 
de  Beau  vais,  c.  de  Chaumont). 

—  (H98)  est  détruit  par  Ri- 
chard Cœur -de -Lion.  Rig. 
122;  —  Richard  y  tend  une 
embuscade  à  Philippe- Au- 
guste qui  parvient  à  s'échap- 
per. Phil.  V,  351.  ftigord  (122) 
et  la  Chronique  (93)  ne  parlent 
pas  d'embuscade,  mais  seule- 
ment d'un  combat  et  ne  nom- 
ment pas  Courcelles.  —  Ri- 
chard fait  prisonnier  Robert, 
seigneur  du  Heu.  Phil.  V, 
368.  —  Corcelle,  Curcelli. 


BT  DBS  MATDERBS. 


ils 


Gouraeave  (Lai  (Seine,  air.  de 
SaintrDenis).  Rig.  95.  —  Cur- 
tis  Nova. 

Couronne  d'épines  (la  sainte). 

—  Donnée  a  Saint-Denis  par 
Charles  le  Chauve.  Rig.  38, 
p.  60;  Chrun.  9;  —  (1191| 
portée  au  prince  Louis,  ina- 
lade.  Rig.  77  ;  —  (1  l%i  portée 
en  procession  pour  obtenir  la 
fin  des  inondations.  Rig.  109; 

—  (1205)  une  épine  de  la 
sainte  couronne,  venant  de 
Constantinople,  est  déposée  à 
Saint-Denis.  Rig.  145;  — 
(1206)  la  couronne  est  portée 
en  procession  pour  obtenir  la 
fin  des  inondations.  Rig.  148. 

Courtenay  (Loiret,  arr.  de  Mon- 
targis).  Voy.  Pierre  de  — , 
Robert  de  — . 

Courtrav.  —  Est  pris  par  Phi- 
lippe-Auguste. Phil.  IX,  580  ; 
-^  envoie  des  renforts  à  Fer- 
rand.  X,  443.  —  Cortracum, 
Cortreium. 

Goutances  (Manche).  —  (1204) 
se  rend  à  Philippe- Auguste. 
Rig.  142;  Phil.  Vm,  39.  — 
Conslantia ,  Constancie,  — 
Ëvéque  de  — .  Voy.  Hugues. 

Covini.  Voy.  Chariots  des  Bel- 
ges. 

Craon  (Mayenne,  arr.  de  Ch&- 
teau-Gontier).  Phil.  X,  144, 
232.  —  Credo.  —Voy.  Amaury 
de  — . 

Crazaium ,  Crazzacum.  Voy. 
Graçay. 

Credo.  Voy.  Craon. 

Credonicus  (Amalricus),  Voy. 
Amaury  de  Craon. 

Crémone  (IlaUe).  —  (1212)  ses 
habitants  sont  partisans  de 
Frédéric.Chron.  158;  —  (1213) 
les  Milanais  sont  battus  près 
de  Crémone,  d'abord  par  les 
habitants  de  Pavie.  puis  par 
ceux  de  Crémone.  Cnron.  167. 

—  Cremona,  Cremonenses. 
Cretnonenses,  Voy.  Crémone. 
Crète.  Phil.  IV,  164.  —  Creta. 


Ooatie.  Rig.  43.  —  Crvacia, 
Croisades.  —  Troisième  croi- 
sade. Rig.  69,  7e-7d,  79,  81- 
82;  Chron.  51,  53-56,  58,  60, 
62;  Phil.  rV\  7-337;  —  ana- 
trième  croisade.  Rig.  139; 
Chron.  !15;  Phil.  VI,  35;  — 
croisadedes  bretons.  Riç.  120; 

—  croisade  des  Albigeois. 
Voy.  Albigeois;  — cinquième 
croisade.  Chron.  230;  Chron. 
Cont.  Cott.  10. 

Croisés.  —  (1188»  Ordonnance 
de  Philippe-Auguste  sur  leurs 
dettes.  Rig.  58. 

Croix  (la  vraie).  —  (1187)  tombe 
aux  mains  de  Saladih.  Rig. 
53;  Chron.  36,  39;  Phil.  ifl, 
8  ;  —  les  enfants  nés  depuis 
n'ont  que  vingt  dents.  Rig. 
55;  —  (1191)  âaladin  promet 
de  la  rendre  aux  chrétiens 
lors  de  la  reddition  d'Acre. 
Rig.  81, 82;  Chron.  58;  Phil. 
IV,  208;  —  (1205)  un  frag- 
ment, provenant  de  Constan- 
tinople, est  déposé  à  Sainte* 
Dems.  Rig.  145. 

Croix-Charlemaçne  (la),  dans  les 
Pyrénées.  Phil.  I,  165.  — 
Karoli  meta. 

Cuise  (forêt  de)  ou  de  Compiè- 
gne.  —  (1179]  Philippe- Au- 
guste s'y  pera  pendant  deux 
jours.  Pliil.  I,  224  ;  —  citée. 
Phil.  n,  248.  —  Quisa,  Qui- 
sia  silva. 

Cuivre,  Phil.  IX,  382.  —  Ru- 
beum  metallum. 

Culan  (Cher,  arr.  de  Saint- 
Amand).  —  (1188)  pris  par 
Philippe-Auguste.    Rig.    62. 

—  Cullencum, 
Cullencum,  Voy.  Culan. 
Cumaniorum    princeps.     Voy. 

Théodore  Comnène. 
Curcelli.  Voy.  Courcelles-Jez- 

Gisors. 
Curia.  Voy.  Coire. 
Curtis  Nova.  Voy.   Courneuve 

(la). 
Cyclades  (les).  Phil.  VI,  235; 


iU 


TABLE  DES  HOllS 


—  tissus  des  — .  Phil.  IX, 

383. 
Cyprus.  Voy.  Chypre. 
Cysoing  (Nord,  arr.  de  Lille). 

Ghron.   183;  Phil.  X,  806; 

XII,  780.  —  Cesona. 


D 


Daca  seeuris,  Dacha  bipennis 
Voy.  Danoise  (Hache). 

Daci,  Voy.  Normands  (les). 

DMobert  I«',  roi  de  France. 
Rig.  19,  33;  38,  p.  57  et  59: 
39;  Chron.  9;  Phil.  XH,  622. 

Dagobert  II,  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  60  ;  Ghron.  9. 

Dabnates  (les).  Phil.  II ,  493. 

—  Dalmatii. 

Dalmatie  (la).  Rig.  43;  Ghron. 
115.  —  Dalmatia. 

Dam  (arr.  et  c.  de  Bruges).  — 
Eloge  de  son  port  et  de  son 
commerce.  Phil.  IX,  377  ;  — 
(1184)  fournit  des  secours  à 
Philippe  d'Alsace  contre  le 
roi.  Phil.  n,  105;  —  (1213) 
le  roi  ordonne  à  Savari  de 
Mauléon  d 'y  conduire  sa  flotte. 
Phil.  IX,  292;  —  la  flottey 
arrive.  Ghron.  169;  Phil.  IXT, 
373;  —  le  roi  ordonne  au 
comte  de  Soissons  d'y  rester 
pour  garder  la  flotte.  Phil. 
Ix,  415  ;  —  Guillaume  de  8a- 
lisbury  et  Renaud  de  Dam- 
martin  incendient  la  flotte 
française  à  Dam.  Ghron.  170  ; 
199,>.  292;  Phil.  IX,  482; 

—  Phi  lippe- Auguste  accourt 
et  chasse  tes  ennemis.  Ghron. 
170;  Phil.  IX,  472;  — incen- 
die la  ville.  Ghron.  170;  — 
incendie  sa  flotte.  Phil.  IX, 
529.  —  Dan,  Danum. 

Damase,  pape.  Ghron.  4. 

Damiette.  —  Confondue  avec 
Memphis.  Ghron.  230;  — 
(1218)  assiégée  par  les  croisés. 
Ibid.  ;— (1222)  rendue  au  Sou- 
dan par  les  chrétiens.  Ghron. 


Gont.  Gott.  10;  Riil.  XH, 
652.  —  Damieta. 

Dammartin  (Seine -et -Manie, 
arr.  de  Meaux).  —  (1184)piri8 
par  Philippe  d'Alsace.  Ftiil. 
II,  224;  —  Philippe- Auguste 
avait  donné  ce  comté  à  Anbri 
de  Dammartin.  Ghron.  199, 
p.  201  ;  —  (1211)  Philippe-Au- 
guste s'en  empare.  Ghron.  162, 
p.  243.  —  Domnus  Martinus. 
Voy.  Aubri  de  —,  Renaud 
de  — . 

Dampierre.  Voy.  Gui,  Hngues 
de  — . 

Dandolo  (Henri).  Voy.  Henri 
Dandolo. 

Danemark.  Voy.  Canut,  roi 
de  — ,  Ingeburge. 

Dangu  (Ëure^  arr.  des  Andelys).  . 

—  Assiégé  et  pris  par  Rii- 
lippe-Auguste.  Phil.  V,  105. 

—  Dangutum. 

Dani.  Voy.  Normands  (les). 
Daniel  (le  prophète).  Phil.  VI, 

586. 
Danois.  Voy.  Normands. 
Danoise   (Hache).    Phil.    XI, 

118,  624.  —  Dacha  bipennU, 

Daca  seeuris. 
Danube   (le),  fleuve.   Rig.  38, 

p.  56  ;  Ghron.  2  ;  Phil.  1,  74. 

—  Danubius, 
Danum,  Voy.  Dam. 
Daoulas  (Finistère).  Ghron.  43. 

—  Douglasium. 

Darnel  (forteresse  de),  à  Lille. 

—  Construite  par  Philippe- 
Auguste  au  lieu  appelé  au- 
jourd'hui place  des  Keignaax. 
Phil.  IX,  592. 

David,  comte  de  Huntinffdon. 

—  (1194)  au  siège  du  Vau- 
dreuil.  Ghron.  74;  Phil.  V, 
3.  —  David  cornes. 

Démons  (les).  —  Prodiges  di- 
vers où  les  —  jouent  un  rôle. 
Ghron.  97. 

Denier  de  saint  Pierre.  —  Est 

?erçu  en  Angleterre.  Ghron. 
71. 
Denis  (saint),  apôtre  des  Gaules. 


ST  DES  MATIÈRES. 


ils 


—  (1050)  fausses  reliques  dé- 
oouTertes  à  Ratisbonne;  Rig. 
39^  —  (1050)  Henri  I*»-  fait  ou- 
Trir  sa  châsse.  Ibid.;  —  le  pape 
Etienne  III  emporte  de  ses 
reliques  à  Rome.  Ibid.  ;  —  re- 
liques de  —  conservées  à  Ver- 
gy  et  à  Rome.  Ibid.  ;  -(1191) 
ses  reliques  exposées  ad  remo- 
vendum  erroremparisiensium. 
Rig.  80  ;  —  enfant  noyé,  res- 
suscité par  lui.  Rig.  95;  — 
prisonnier  délivré  par  son  in- 
tercession. Rig.  98  ;  —  (1223) 
apparaît  à  un  chevalier  de 
8(^i  et  le  charge  d'aller  ap- 
prendre au  pape  la  mort  ae 
Philippe- Auguste.  Phil.  XH, 
714.  —  Dionysiw,  Dionysius 
Afwpagita. 

Depa,  Deppa.  Voy.  Dieppe. 

Dieppe  (Seine-Inférieure).  — 
Son  éloge.  Phil.  IV,  514  :  — 
(1195)  est  détruite  par  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  104: 
Chron.  79;  Phil.  IV,  514.— 
Depa,  Deppa. 

Dijon  (Côte-d'Or).  —(1199)  con- 
cile tenu  par  le  légat  Pierre 
de  Capoue.  Rig.  131;  Ghron. 
103;— cité.  Phil.  1,369.  — 
Divio. 

Dime  saladine,  établie  en  1188, 
par  Philippe-Auguste.  Rig. 
Of  et  oo. 

Dinan  (lUe-et- Vilaine).  Voy. 
Alain  de  — . 

Dinanites  {Alanus  Brito).  Voy. 
Alain  de  Dinan. 

Dionysius,  Areopagita.  Voy. 
Denis  (saint).  —  Monasteriwn 
sancti  Dionysii.  Voy.  Saint- 
Denis. 

Divio.  Voy.  Dijon. 

Doaium.  Voy.  Douai. 

Docilum.  Vov.  Dol. 

Dol  (Ille-et- Vilaine).  —  (1203) 
pris  par  Jean  Sans -Terre. 
Chron.  120;  Phil.  VI,  343. 

—  Docilum,  Dolum. 
Domfront  (Orne).  —  (1204)  pris 

par  Philippe-Auguste.    Rig. 


142;  —  (1211)  pris  une  se- 
conde fois  par  le  roi.  Ghron. 
162,  p.  243.  —  Domfrons, 
Domno  flrons. 

Domnapetra  (Guido  dé).  Voy. 
Gui  de  Dampierre. 

Domnipetrinus  (Guida).  Voy. 
Gui  de  Dampierre. 

Domnipetrita  (Hugo).  Voy.  Hu- 
gues de  Dampierre. 

Domnofrons.  Voy.  Domfront. 

Domnus  Martinus.  Voy.  Dam- 
martin. 

Domus  Kaii.  Voy.  d^en. 

Donjon  (Guillaume  de). 

Donzy  (Nièvre,  arr.  de  (ISosne). 
Voy.  Hervé  de  — ,  comte  de 
Nevers. 

Dorobemia.  Voy.  Douvres. 

Dortmund  (  Westphalie  ).  — 
Tremonia,  Tremognia,  Voy. 
Conrad  de  — . 

Douai  (Nord).  —  (1184)  fournit 
des  renforts  à  Philippe  d'Al- 
sace contre  le  roi.  Phil.  U, 
122;  — (121 3)  pris  par  Phi- 
lippe-Auguste qui  le  réunit  au 
domaine  royal.  Ghron.  170, 
B.  252;  Phil.  IX,  595.  — 
Doaium,  Duacum.  —  Pierre 
de  — .  Voy.  Pierre. 

Doubs  (le),  rivière.  Phil.  X, 
507,  510.  —  Dubis. 

Douglasium.  Voy.  Daoulas. 

Douvres  (Angleterre).  —  (1216) 
assiégée  sans  succès  par  le 
prince  Louis.  Ghron.  122, 
p.  312;  —  (1217)  assiégée  de 
nouveau.  Ghron.  223,  p.  313. 

—  Dorobemia. 

Draps  de  Lille.  Phil.  II,  112; 

—  draps  de  Flandre  et  d'An- 
gleterre. Phil.  IX,  388. 

Dreu,  clerc.  —  (1217)  tué  au 
combat  naval  de  Thanet. 
Ghron.  223,  p.  314.  —  Droco 
elericus. 

Dreu  IV  de  Mello.  —  (1188)  au 
combat  de  Soindres  poursuit 
Richard  Cœur-de-Lion  avec 
Guillaume  des  Barres.  Phil. 
UI,  451  ;  —  ses  exploits  ;  est 


il  6 


TABLE  DES  NOBIS 


blessé.  565;  —  panse  sa  bles- 
sure et  continue  à  combattre. 
586;  —  (H88)  se  croise.  Riç. 
56  ;  —  11191)  à  Messine  reçoit 
de  Philippe-Auguste  un  pré- 
sent de  deux  cents  onces  a'or. 
Rig.  72;  —  (1205)  PhiUppe- 
Auguste  lui  donne  Locnes. 
Rig.  144;  Ghron.  134.  — 
Drogo  de  Melloto,  Droco  MellO' 
tides,  Melloticus  héros, 

Dreu  V  de  Mello.  —  (1188)  au 
combat  de  Soindres.  Phil.  III, 
575.  —  Droco  junior. 

Dreux  (Eure-et-Loir).  —  (1188) 
est  brûlé  par  Philippe-Au- 
guste. Rig.  62;  —  (1Ô14)  les 
gens  de  Dreux  à  Bouvines. 
Phil.  XL  346,  538;  —  avait 
été  attribué  à  (Guillaume 
de  Salisbury  dans  le  par- 
tage anticipé  du  royaume. 
Phil.  X,  587;  —  Guillaume 
de  Salisbury  est  enfermé 
dans  la  tour  de  cette  ville. 
Phil.  Xn,  144.  —  Droce, 
Voy.  Robert  n  et  III,  comtes 
de  — ,  Philippe  de  — ,  évoque 
de  Beauvais,  Pierre  de  Dreux, 
Jean  de  Braisne,  Agnès  de 
Baudement,  comtesse  de  — . 

Driencourt,  aujourd'hui  Neuf- 
châtel-en-Bray  (Seine  -  Infé- 
rieure). —  Est  assiégé  par 
Jean  Sans-Terre.  Phil.  Vl, 
97.  —  Driencuria. 

Driencuria.  Voy.  Driencourt, 
Neufchâtel-en-Bray. 

Droce.  Voy.   Dreux. 

Droco,  Drogo.  Voy.  Dreu. 

Duacum.  Voy.  Douai. 

Dubis.  Voy.  Doubs  (le). 

Dunense  castrum.  Voy.  Ghâteau- 
sdun. 

Durand,  fondateur  des  chape- 
rons blancs.  Rig.  25. 

Diirazzo.  Phil.  VII,  461;  X, 
421 .  —  Durrachium. 

Duroverniensis  a  rchiep  iscopus . 
Voy.  Etienne  Langton,  ar- 
chevêque de  Cantorbéry. 

Durrachium.  Voy.  Durazzo. 


DurstaUum.  Voy.  DurtaL 
Durtal  (Maine-etr-Loire,  arr.  de 
Bauge).  —  Fief  d'Amaury  de 
Graon.  Phil.  X,  236.  —  Durs- 
tallum. 


E 


Eboracensis  presuL  Voy.  Geof- 

froi,  archevêque  d'York. 
Ebre  (1'),  fleuve.  Phil.  Vn,564. 

—  Hyberus. 

Ebroica,  Ebroice,  Ebroicum. 
Voy.  Evreux. 

Ebrouin,  maire  du  palais.  Ghron. 
*/. 

Ebrouin  le  Ghangeur.  Rig.  70, 
p.  100,  note  2. 

Ecarlate  (teinture  d').  Phil.  IX, 
385. 

Eclipses  de  lune.  —  (5  avril 
1186)  Rig.  40;  —  (26  mars 
1187  Rig.  46;  -(2  février 
1189)  Rig.  63;  Ghron.  47;  — 
(21  novembre  1192)  Rig.  86; 
Ghron.  64  ;  —  (10  novembre 
1193)  Rig.  93;—  (16  mars 
1215)  Ghron.  205. 

Eclipses  de  soleil.  —  (l**  mai 
1186.  fausse  date).  Rig.  32; 

—  (4  septembre  1187)  Rig. 
54;  —  (23  juin  1191)  avant 
la  prise  dAcre.  Rig.  76; 
Ghron.  59;  —  (28  février 
1207)  Rig.  146;  Ghron.  136. 

Ecoliers  de  Paris.  Voy.  Paris. 

Ecuyers  (les).  —  Dans  la  ba- 
taille sont  chargés  de  lier  les 
prisonniers  faits  par  les  che- 
valiers. Phil.  Vin,  345. 

Edua  urbs.  Voy.  Autun. 

Egidius.  Voy.  Gilles  de  Paris. 

Egidii  (cornes  Sancti).  Voy.  Rai- 
mondj  comte  de  Toulouse  et 
de  Saint-Gillés. 

Eglise  grecque  rattachée  à  Té- 
glise  romaine.  Rig.  139. 

Egypte.  Rig.  49  ;  (Jhron.  230  ; 
Phil.  IV,  120;  XII,  647,  652. 

—  Egyptus. 
Eisoldunum.  Voy.  Issoudun. 


/ 


ET   DES  MATIÈRES. 


417 


Eldo.  —  Cité  au  siège  d'Ande- 
ly.  Phil.  Vn,  263. 

Eldon  de  Salisbury.  Phil.  IV, 
467.  —  Eldo  Salebericus. 

Elêonore.  Voy.  Aliéner. 

Eleuthère  (saint).  —  Ses  reli- 
ques. Rig.  80. 

Elienordis,  Voyez  Aliéner  de 
Bretagne. 

Elisabetn  (ou  Isabelle)  de  Hai« 
naut,  fille  de  Baudouin  V, 
première  femme  de  Philippe- 
Anguste.  —  Sœur  de  Bau- 
douin IX,  comte  de  Flandre. 
Phil.  IV,  587;  IX,  255;  — 
(1180)  est  couronnée  avec 
Philippe -Auguste  à  Saint- 
Denis.  Rig.  10;  Chron.  20; 
—  en  1185  n'avait  pas  encore 
d'enfant.  Rig.  31  •  —  (1187) 
enceinte ,  apprend  miracu- 
leusement à  (jhartres  les  glo- 
rieuses destinées  de  son  fils. 
Phil.  Xn,  867;  —  (1187) 
naissance  de  son  fils  Louis. 
Rig.  54;  Chron.  39;— (1189) 
meurt  et  est  enterrée  à  No- 
tre-Dame. Chron.  50;  —  ci- 
tée. Phil.  n,  486.  —  Elisa- 
beth, Helisabeth. 

Emmanuel  Comnène,  empereur 
de  Constantinople.  Ri^.  139. 

Empereurs  de  Constantmople. 
^^y.  Alexis  Comnène,  Alexis 
TAn^e,  Alexis  le  Jeune,  An- 
dronic,  Baudouin  IX,  comte 
de  Flandre,  Emmanuel,  Isaac 
TAnge,  Pierre  de  Courtenai. 

Empereurs  d'Allemagne. — Sont 
électifs.  Phil.  IV,  370;  — 
sont  couronnés  à  Aix-la-Cha- 
pelle avant  de  l'être  par  le 
pape.  Chron.  209.  Voy.  Fré- 
déric Barberousse ,  Frédé- 
ric U,  Henri  VL  Othon  IV, 
Philippe  de  Souaoe. 

Endictum,  Voy.  Landit  (foire 
du). 

Endria.  Voy.  Indre  (1'). 

Eneade.  —  Les  Romains,  c'est- 
à-dire  l'Eglise  romaine.  Phil. 
rX,  cat. 

II 


Enée,  chef  des  Troyens.  Rig. 

38,  p.  57  ;  Chron.  5. 
Engolismensis    (filia    comiiis). 

Voy.  Isabelle  d'Angoulôme. 
Enguerrand    Brisemoûtier.   — 

Son  portrait;  est  tué  (1214)  à 

la  Roche-au-Moine.  Phil.  X, 

156. — Engorrandus  Fractura 

monasteriorum, 
Enguerrand.  sire  de  Coucy.  — 

(Jpprime  le  clergé  de  Reims  ; 

est  châtié  par  le  roi.  Phil.  I, 

781.  —  Codi  cornes. 
Eon,  vicomte  de  Porhoët.  — 

il  156)  gouverne  le  duché  de 
Bretagne  et  en  est  chassé  par 
Gonan  le  Petit;  se  réfugie 
près  de  Louis  VII,  qui  l'en- 
voie châtier  le  comte  de  Ma- 
çon. Chron.  13.  —  Heiub 
cornes, 
Epemon  (Seine-et-Oise,  arr.  de 
Rambouillet).  Phil.  lU,  253. 

—  Sparno, 

Epte  (T),  rivière.  Phil.  IV, 
437;  V,  328;  VI,  217.  — 
Epta. 

Escaut  (1'),  fleuve.  Phil.  IX, 
30,  424,  696;  X,  342,  369, 
645.  —  Scaldus, 

Esclavonie  (1').  Chron.  115.  — 
Sdavonia. 

Eadras.  Phil.  IV,  573. 

Espagne  (1').  —  ({{%)  envahie 
par  les  Maures.  Rig.  103; 
cairon.  78  ;  —  (1212)  envahie 
de  nouveau.  Cnron.  161;  — 
expédition  de  Charlemagne 
en  Espagne.  Phil.  IIl,  389. 

—  Hispania.  —  Voy.  Aragon, 
Ckstille,  Navarre. 

Essoldunum.  Voy.  Issoudun. 

Estrivella.  Voy.  Trifels. 

Etampes  (Seine-et-Oise).  — Sy- 
nagogue transformée  en  égli- 
se. Rig.  18;  — (1194)  Robert, 
conlte  de  Leicester,  y  est  en- 
fermé. Rig.  97  ;— (1201)  In- 
geburge  est  enfermée  dans  le 
château.  Riç.  131.  —  5tomp«. 

Etendard  impérial  d 'Othon.  — 
Description.  Phil.  XI,  20. 

27 


418 


TABLE  DES  NOMS 


Etienne  IH,  pape.  Rig.  39. 

Etienne,  roi  d'Angleterre.  Rig. 
21. 

Etienne  Langton,  archevêque 
de  Gantorbéry.  —  (1212)  chas- 
sé par  Jean  Sans-Terre,  se 
réfugie  en  France.  Ghron. 
163;  —  (1215)  est  envoyé  en 
France  par  Jean  Sans^Terre. 
Chron.  212.  —  Stephanus 
Cantuariensium  archipresul , 
archiepiscopus  Duroverniensis. 

Etienne  de  Lon^hamp.  ~ 
(1214)  dans  l'armée  française. 
Phil.  X,  497;  —  à  Bouvines 
près  du  roi.  Ghron.  184, 
p.  272;  —  ses  exploits  à  Bou- 
vines; est  tué  par  une  main 
inconnue.  Ghron.  192,  p.  283; 
Phil.  XI,  420.  —  Stephanus 
Longi  campi  ou  de  Longo 
campo. 

Etienne  de  Nemours,  évoque 
de  Noyon.  —  (1193)  va  en 
Danemark,  demander  Inge- 
burge  en  mariage  pour  Phi- 
lippe-Auguste. Kig.  92;  — 
(1219)  va  à  la  croisade  d'Al- 
bigeois. Ghron.  233;  —  cité. 
Ghron.  176.  —  Stephanus, 
episcopus  Noviomensis. 

Etienne  du  Perche ,  fils  de  Ro- 
trou  III.  —  (1202)  à  la  qua- 
trième croisade.  Rig.  139.  — 
Stephanus  Perticensis. 

Etienne  I«',  comte  de  Sancerre. 
—  frère  d'Adèle,  mère  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
19;  Phil.  I,  519;  — (1180)  se 
révolte  contre  le  roi  ;  puis  se 
soumet.  Ghron.  19;  Phil.  I, 
515;  —  meurt  en  Palestine. 
Phil.  IV,  313  ;  —  cité.  Phil. 
m,  253.  —  Stephanus  cornes 
Sacri  Gesaris  ou  Sacrocesa^ 
riensis. 

Etienne  de  Sancerre,  fils  d'E- 
tienne !«',  comte  de  San- 
cerre. —  (1214J  dans  Tannée 
française.  Phil.  X,  471  ;  — 
ses  exploits  à  Bouvines.  Phil. 


XI,  H  3.  — Stephanus  Sacro' 
cesariensis. 

Etoffes  de  Phénicie,  de  Chine, 
des  Gyclades.  Phil.  IX,  383. 

Ethiopie  (F).  Rig.  49. 

Eu  (comte  d').  Voy.  Raoul  dTs- 
soudun. 

Eudes,  fils  de  Robert  !•«•,  roi 
de  France.  Rig.  38,  p.  61; 
39;  Ghron.  11.  —  Odo. 

Eudes,  duc  de  Bourgogne.  — - 
(1186)  avant  d'être  duc  de 
Bourgogne,  est  fait  prison- 
nier a  Gh&tillonHsur-Seine. 
Phil.  I,  696;  —  (1208)  se 
croise  contre  les  Albigeois. 
Ghron.  177,  p.  258;  — (1213) 
assiste  à  l'assemblée  de  Sois- 
sons.  Phil.  IX.  199;  —  à 
Dam,  poursuit  les  ennemis. 
Phil.  IX,  494  j  — (1214)  est 
Pallié  de  Philippe-Auguste. 
Phil.  X,  501  ;  —  ses  paroles 
au  roi  avant  Bouvines,  533  ; 

—  le  roi  lui  promet  le  com- 
bat et  la  victoire.  694  ;  —  est 
placé  à  Taile  droite.  Ghron. 
186,  D.  276;  Phil.  XI,  53;  — 
son  cheval  est  tué  ;  il  se  re- 
lève et  attaque  les  Flamands. 
Ghron.  188,  p.  279;  Phil.  XI, 
155;  —  (1218)  meurt.  Ghron. 
224  j  —  étendue  de  ses  pos- 
sessions. Phil.  X,  501.  — 
Odo  Burgundicus,  Odo  AllO' 
brogus,  Allobrogum  dusf,  Bur- 
gundicus dux, 

Eudes  de  SuUy,  évéque  de  Pa- 
ris, frère  d'Henri,  archevêque 
de  Bour^^es.  —  (1196)  succède 
à  Maurice  de  Sully  comme 
évoque  de  Paris.  Rig.  114; 
Ghron.  87;  —jugé  sévèrement 
par  Rigord.  Rig.  114  ;— (1208) 
meurt.  Rig.  150;  Ghron.  144. 

—  Odo  Soliacensis. 

Eure  (D,  rivière.  Phil.  IV,  431; 

V,  16,21,111.  —Audura, 
Ëusèbe  (chronique  d').  Rig.  37; 

Ghron.  2. 
Eustache,  sergent  d'armes.  — • 


ET  DES  MATIÈRES. 


il  9 


(1203)  au  siègo  du  Gh&teau- 
Gaillard.  Phil.  VH,  733. 

Bustache  de  Machelen.  —  (1214) 
à  Bouvines  commence  le 
combat.  Phil.  XI,  94;  — 
blesse  Michel  de  Harnes,  107* 
—  est  tué  (Ghron.  187,  p.  278) 
par  Michel  de  Haraes.  Phil. 
XI,  144.  —  Ewtachiw  a  Ma- 
qitelinis  ou  de  Maquerlinis, 

EuBUche  le  Moine.  —  (1217) 
tué  au  combat  naval  de  Tha- 
net.  Ghron.  223,  p.  314.  — 
Bustachius  Monachus, 

Eastache  de  Neuville.  —  (1199) 
s'empare  du  comte  de  Na- 
mur.  Rig.  128.  —  Eusiachius 
de  Novavilla. 

Evreux  (Eure).  —  (1193)  pris 
par  Philippe-Auguste.  Rig. 
94  ;  Ghron.  70  ;  —  qui  Te 
fait  fortifier  et  le  donne  en 
«irde  à  Jean  Sans- Terre. 
Phil.  rV,  445;  —  celui-ci 
fait  massacrer  la  garnison 
française  et  s'empare  de  la 
ville*.  Rig.  96;  (Jhron.  72; 
Phil.  IV,  449:  — (1194)  Phi- 
lippe-Auguste  l'incendie.  Rig. 
96;  Ghron.  72;  Phil.  IV, 
497;  —  (1199)  pris  de  nou- 
veau par  Philippe-Auguste. 
Rig.  127  ;  Ghron.  99  ;  —  (1204) 
le  roi  s'en  empare  une  qua- 
trième fois.  Rig.  142.  — 
Ebroica,  Ebroice,  Ebroicum, 
civitas  Ebroicensis. 


F 


Fagi  vicecomes.  Voy.  Gh&teau- 
neuf-du-Faou  (vicomte  de). 

Falaise  (Galvados).  —  Tire  son 
nom  de  sa  situation.  Phil. 
VIII,  9  ;  —  Arthur  de  Bre- 
tagne y  est  enfermé.  VI,  455; 

—  (1204)  assiégée  par  Phi- 
lippe-Auguste, se  rend  au 
bout  de  sept  jours.  Rig.  142; 
Ghron.  130;  Phil.  VIII,  14; 

—  citée.  Ghron.  131.  —  Fa- 
Usa,  Falesia. 


Falesa,  Falma.  Voy.  Falaise. 
.  Famines.  —  (1163)  en  Bretagne. 
Ghron.  13  ;  —  (1195)  générale. 
Rig.  101,  105;  Ghron.  77,80; 

—  (1198)  générale.  Rig.  121; 
Ghron.  91,  92;  — (1221)  au 
nord  de  la  Loire.  Ghron. 
Gont.  Ck)tt.  9. 

Faramundus.  Voy.  Pharamond. 
Faverilli.  Voy.  Favrieux. 
Favrieux    (Seine-et-Oise  j   arr. 
de  Mantes,  c.  de  Bonmères). 

—  (1188)  brûlé  par  Henri  II. 
PhU.  m,  300.  —  Faverilli. 

Feritas.  Voy.  Ferté-Saint-Sam- 
son  (la). 

Feritas  Bemardi,  Voy.  Ferté- 
Bernard  (la). 

Ferrand,  comte  de  Flandre.  — 
Etait  Espagnol,  neveu  de  Ma- 
thilde  de  Portugal,  comtesse 
de  Flandre  j  épousa  une  fille 
de  Baudouin  IX  et  lui  suc- 
céda. Phil.  IX,  249;— (1213) 
au  concile  de  Boissons,  refuse 
toute  aide  au  roi  avant  q^ue 
celui-ci  ne  lui  ait  rendu  Aire 
et  Saint-Omer.  Ghron.  165; 

—  s'allie  avec  Renaud  de 
Dammartin.  Phil.  IX,  59;  — 
devait,  avec  Renaud,  atta- 
quer le  Vermandois.  84  ;  — 
avait  le  projet  d'envahir   la 

,  France,  lorsque  le  roi  serait 
passé  en  Angleterre.  268  ;  — 
s'allie  avec  Jean  Sans-Terre 
et  Othon.  Ghron.  165  ;  Phil. 
IX,  245  ;  —  ne  se  trouve  pas 
à  Gravelines  au  rendez-vous 
donné  par  le  roi.  Ghron.  169; 
Phil.  IX ,  242  ;  —  le  roi , 
sûr  de  sa  trahison,  détourne 
son  armée  contre  lui  et  sou- 
met ses  fiefs.  Ghron.  169; 
Phil.  IX,  290,  399;  —  ne 
vient  pas  à  Ypres  trouver 
Philippe -Auguste    selon    sa 

Sromesse;  sa  femme  reçoit 
es  présents  de  Jean  Sans- 
Terre.  Phil.  IX,  408;  — 
contribue  à  la  destruction  de 
la  flotte  royale  à  Dam.  Ghron. 


wo 


TABLE  DES  NOMS 


170;  Phil.  IX,  442;  —  ses 
terres  sont  ravagées  par  le 
roi.  Chron.  170;  Phfl.  IX, 
550,  570;  —  prend  Tournai 
par  ruse;  en  est  chassé  neuf 
jours  après.  Phil.  IX,  701; 

—  Lille  lui  ouvre' ses  portes; 
le  roi  l'en  chasse.  Ghron.  170; 
Phil.  IX,  618,  656  ;  —  (1214) 
l'empereur  Otnon  réunit  une 
armée  sur  ses  terres,  à  Va- 
lenciennes.  Ghron.  181 ,  p.  266; 

—  toute  la  Bel^que  et  la 
Flandre  lui  envoient  des  ren- 
forts. Phil.  X,  436;  —  ré- 
ponse des  sorts  à  la  comtesse 
Mathilde  sur  l'issue  de  la 
lutte  entre  Ferrand  et  le  roi. 
Chron.  202;  Phil.  X,  546;  — 
discours  qu'Othon  lui  adresse 
sur  la  nécessité  de  tuer  le 
roi  et  le  partage  dn  royaume. 
563  ;  —  jure  de  se  conformer 
aux  désirs  de  Tempereur.  661; 

—  devait  avoir  Paris  dans  le 
partage  du  royaume.  Ghron. 
201,  p.  295;  Phil.  X,  586;  — 
à  Bouvines,  à  l'aile  gauche 
des  ennemis.  Phil.  XI,  53; 

—  c'est  avec  lui  que  le  com- 
bat commence.  Ghron.  186, 
p.  274  ;  —  ses  chevaliers,  at- 
taqués par  les  Ghampenois  et 
les  Soissonnais,  dédaignent 
de  se  défendre  et  ennn  les 
repoussent.  Ghron.  186,  p.  277; 
187  ;  Phil.  XI,  75  ;  —  avait 
juré  de  tuer  Philippe-Au- 
guste; les  Champenois  Tem- 
pôchent  d'atteindre  le  roi. 
Ghron.  194;  —  tout  Teffort 
des  Français  se  tourne  contre 
lui.  Ghron.  190;  —  est  blessé 
et  jeté  à  terre;  se  rend  à  Jean 
et  Hugues  de  Mareuil.  Ghron. 
190;  à  Hugues  de  Mareuil  et 
Gilles  d'Aci.  Phil.  XI,  235  ; 

—  est  enfermé  dans  la  tour 
de  Bapaume.  Ghron.  199, 
p.  293  ;  203  ;  Phil.  XH,  163  ; 

—  le  roi  consent  à  lui  rendre 
la  liberté  moyennant  rançon 


et  serment  de  fidélité.  Ghron. 
204;  —  ne  peut  accomplir 
les  conditions  dn  traité;  reste 
en  prison  210;  —  cité.  Phil. 
II,  116;  X,  13,  128;  XI,  116. 

—  Ferrandus,  Iberigena  Fer' 
randus, 

Ferté-Bemard  (la)  (Sarthe,  arr. 
de  Mamers).  —  (1189)  prise 
par  Philippe-Auguste.  Hig. 
66;  Ghron.  48;  Phil.  m,  643. 

—  Feritas  ou  Firmitas  Ber» 
nardi, 

Ferté-Saint-Samson  (la)  ou  en 
Bray  (Seine-Inférieure,  arr. 
de  Neufchâtel,  c.  de  Forges). 

—  Prise  par  Philippe -Au- 
guste. Phil.  VI,  208.  —  Fe- 
ritas. 

Filicerie,  Voy.  Fougères. 

FiliuS'Walteri  (Robertus).  Voy. 
Robert  Fitz-Walter. 

Fin  du  monde  (bruits  de  la  pro- 
ximité de  la)  en  1198.  Rig. 
121. 

Firmitas  Bemardi.  Voy.  Ferté- 
Bemard  (la). 

Fitz-Walter  (Robert).  Voy.  Ro- 
bert. 

Flamands  (les).  —  Leur  aspect 

giysioue,  leur  caractère.  Phil. 
,  1^6;  —  leur  chevelure 
blonde.  Phil.  IX,  30  ;  —  ci- 
tés. Ghron.  170,  p.  251  ;  Phil. 
Nunc,  31  ;  XI,  "ÏS,  100,  227, 
576.  —  Flandrenses,  Flandri- 
gène. 
Flandre  (la).  —  Pays  des  Ner- 
viens.  Ghron.  100;  —  des- 
cription du  pays,  habitants, 
Èr(KluctionSy  commerce.  Phil. 
[,  134  ;  —  terre  fertile.  IX, 
30;  marais  et  brouillards. 
Vm,  359;  IX,  672;  — bière, 
n,  158;—  draps.  tX,  388; 

—  tourbe  employée  comme 
combustible.  Il,  146;  — (1213) 
Philippe-Auguste  s'en  em- 
pare. Phil.  IX,  418  ;  —  et  la 
ravage  après  l'affaire  de  Dam. 
523;  —  (1214)  fournit  des 
renforts  à  Ferrand.  X,  444; 


ET  DES  MATIÈRES. 


tôl 


—  citée.  II,  3;  IX,  357.  — 
Flandria.  —  Comtes  de  — . 
Voy.  Baudouin  IX,  Charles, 
Ferrand,  Philippe  d'Alsace. 

—  Comtesse  de  — .  Voy.  Ma- 
thilde  de  Portugal. 

Plandrenses.  Voy.  Flamands 
(les). 

Flandria.  Vov.  Flandre  (la). 

Flandriens.  Voy.  Philippe  a  Al- 
sace, comte  de  Flandre. 

Flandrigene.  Voy.  Flamands 
(les). 

Flavigny  (Côte -d'Or,  arr.  de 
Semur).  Phil.  I,  583.  —  Fla^ 
vignia. 

Fléau  d'armes.  Phil.  Vm,  822. 

—  Theulonicus  /lagellus. 
Foires.  Voy.  Saint-Lazare  (foi- 
res de). 

Foix  (comte  de).  Voy.  Rai- 
mond-Roger. 

Fons  Eblaudi.  Voy.  Fontaine- 
bleau. 

Fons  Ehrardiy  Fons  Ebraudi.  — 
Voy.  FontevrauU. 

Fons  Serenus.  Voyez  Sérifon- 
taine. 

Fontaine  de  Barenton.  —  J5rc- 
celianensis  fons.  Voy.  Baren- 
ton. 

Fontaines  (Gautier  de).  Voy. 
Gautier. 

Fontainebleau  (Seine-et-Marne). 
Rig.  83.  —  Fons  Eblaudi. 

Fontanetum,  Voy.  Fontenay- 
Mauvoisin. 

Fontenay-Mauvoisin  (Seine-et- 
Oise,  arr.  de  Mantes,  c.  de 
Bonnières).  —  (1188)  brûlé 
par  Henri  U.  Phil.  m,  302. 

—  Fontanetum. 
FontevrauU,  abbaye  (Maine-et- 
Loire,  arr.  et  c.  de  Saumur). 

—  (1188)  Philippe- Auguste  et 
Henri  II  lui  donnent  réglise 
de  Saint-Champ.  Rig.  56  ;  — 
est  exempté  de  la  dîme  sala- 
dine.  Rig.  59;  — (1188)  Hen- 
ri II  y  est  enseveli.  Rig.  67  ; 
Chron.  49:  Phil.  lE,  747;  — 

-     (1199)    Richard    Cœur -de- 


Lion  y  est  enterré.  Rig.  126  ; 
Phil.  V,  618.  —  Fons  Ebrar- 
di,  Fons  Ebraudi. 

Fontibus  (Galterus  de).  Voy. 
Gautier  de  Fontaines. 

Forêts.  Voy.  Andaine,  Bière, 
Cuise,  Hez,  Iveline. 

Formesellarum  dominus.  Voy. 
Gautier -de  Vormizeele. 

FornivaluSy  Fornivalides.  Voy. 
Girard  de  Fournival. 

Foucaud  (Hugues).  Voy.  Hu- 
gues Foucaud. 

Foudre  (la).  —  (1221)  tue  plu- 
sieurs personnes.  Chron. 
Cont.  Cott.  9. 

Foulques,  curé  de  Neuilly.  — 
Ses  prédications.  Rig.  106, 
120;  Chron.  81.  —  Fulco  sa- 
cerdos. 

Foulques  Painel.  —  (1188)  au 
combat  de  Soindres.  Phil. 
m,  581;  —  cité.  Phil.  HI, 
223.  —  Fulco  Paganellus. 

Foulques,  évoque  de  Toulouse 
(appelé  Bernard  par  la  Phi- 
lippide).  —  (1213)  engage  les 
Toulousains  à  déposer  les 
armes.  Phil.  VIH,  815;  — 
(1223)  aux  obsèoues  de  Phi- 
lippe-Auguste. Chron.  Cont 
Par.  7. —  Fulco  episcopus  To- 
losanus. 

Fougères  (lUe-et-Vilaine).  — 
(1203)  prise  par  Jean  Sans- 
Terre.  Chron.  120.  —  Filicerie. 

Fourches  Caudines  (les).  Phil. 
Vn,  559. 

Fournival  (Girard  de).  Voy.  Gi- 
rard. 

Fourrures  de  Hongrie.  Phil. 
IX,  384. 

Fracta  Vallis.  Voy.  Fréteval. 

Français  (les).  —  Combattent 
surtout  à  cheval.  Phil.  X, 
686. 

France  (la).  Rig.  121;  Chron. 
103.  —  Francia,  Gallia.  — 
Rois  de  — .  Voy.  Charlema- 
gne ,  Charles ,  Childebert , 
Ghildéric,  Chilpéric,  Clodion, 
Clotaire,   Clovis,   Dagobert, 


422 


TABLE  DES  NOMS 


Henri,  Hugues  Gapet,  Louis, 
Mérovée,  Pépin  le  Bref,  Pha- 
ramond,  Philippe,  Robert, 
ITiierry.  —  Reines  de  — , 
Adèle,  Blanche  de  Gastille, 
Glotilde,  Elisabeth,  Lige- 
bur^e. 

Francien,  ûls  d'Hector.  Rig. 
37,38;  Chron.  2,  4  ;  PhiL  I, 
55. 

Francs  (les).  Rig.  37, 38;  Ghron. 
2,  3,  4;  Pha.  I,  70-166.- 
rrand. 

Francs  (les).  «-  Dans  le  sens 
d'Occidentaux.  Rig.  49. 

Frédéric  I«'  Barberousse,  em- 
pereur d'Allemagne.  —  Avait 
fondé  Lodi  en  1160.  Ghron. 
167;  -(1190)  va  à  la  croi- 
sade, se  noie  entre  Nicée  et 
Antioche.  Rig.  76;  Ghfon. 
56;  Phil.  IV,  360. —Fredencui. 

Frédéric  H,  empereur  d'Alle- 
magne, fils  d\Henri  VI.  — 
(1210)  Othon  lui  enlève  la 
Fouille.  Ghron.  157,  p.  237; 

—  (1211)  est  élu  empereur 
par  les  barons  allemands  à  la 
place  d'Othon;  le  pape  l'a- 
grée j  Philippe -Auguste  le 
soutient.  Ghron.  158;  Phil. 
X,  573,  640;  —  se  rend  à 
Rome  ;  de  là  à  Gênes  ;  puis 
à  Goire  ;  entre  à  Gonstance  et 
à  Brisach.  Ghron.  158;  — 
(1212)  entrevue  à  Vaucou- 
leurs  avec  le  prince  Louis; 
fait  alliance  avec  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  159  ;— (*^i3) 
se  trouve  à  Pavie.  Ghron.  167; 

—  (1214)  Philippe-Auguste 
lui  envoie  l'aigle  prise  à  Bou- 
vines.  Phil.  XH,  47;  — (1215) 
prend  "Werda  et  Trifels  ;  est 
couronné  à  Aix-la-Ghapelle 
et  à  Cologne.  Ghron.  208  ;  — 
prend  la  croix.  209  ;  —  (1220) 
est  couronné  par  le  pape  Ho- 
norius  UI.  Ghron.  Gont.  Gott. 
7;  — cité.  Ghron.  467;  Phil. 
IV,  89.  —  Fredericus,  Sica^ 
nius  rex. 


Frédéric  de  Pettau.  Rig.  88.  — 
Prederictis  de  Sancta  Sowe, 

Fréteval  (Loir-et-Gher,  arr.  de 
Vendôme,  c.  de  Morée).  — 
(1194)  Philippe -Auguste  y 
est  surpris  par  Richard  Cœur- 
de-Lion.  Rig.  100.  —  La 
Ghron.  (74)  ne  nomme  pas 
l'endroit.  La  PhU.  (IV,  530) 
dit  Belfou,  entre  Fréteval  et 
Blois.  —  Fracia  Vallis. 

Friesach  (Garinthie,  au  N.  de 
Klagenfurt).  Rig.  88.  —  Pn- 
sacum, 

Frigia,  Voy.  Frise.  —  Dux  Frt- 
sie.  Voy.  Guillaume,  comte 
de  — . 

Frisacum,  Voy.  Friesach. 

Frise  (Guillaume,  comte  de). 
Voy.  Guillaume. 

Fronde  (maniement  de  la).  Phil. 
VU,  265.  —  Ar$  balearica. 

Fumes  (Belgique).  —  Pays  de 
laboureurs.  Phil.  IX,  362  ;  — 
(1213)  les  gens  de  —  (Fumi- 
tes)  contribuent  à  la  destruc- 
tion de  la  flotte  française  à 
Dam.  Phil.  IX,  442  ;— '(1214) 
envoie  des  renforts  à  Fer- 
rand.  Phil.  X,  441.  —  Fur- 
nus.  —  Voy.  Buridan  de  — . 

Furnis  {Buridanus  de).  Voy. 
Buridan  de  Furnes. 

Furnites.  Voy.  Furnes  (gens  de). 

Furnus.  Voy.  Furnes. 

Pusinus,  Fuxi  cornes.  Voy.  Rai- 
mond  Roger,  comte  de  Foix. 


Gadras.  Voy.  Zara. 
Gaillardum.    Voyez    Ghàteau- 

Gaillard. 
Gaillon  (Eure,  arr.  de  Louviers). 
—  Assiégé  par  Richard  Gœur- 

de-Lion,   qui   y   est   blessé. 

Phil.   V,  258:  —  cité.  Rig. 
.  107  ;  Phil.  VII,  576.  —  Gail- 

lo,  Castrum  Gaallonii. 
Galées  (Louis  des).  Voy.  Louis. 
Galerand,  fils  d'Henri,  duc  de 

Limbourg. — (1214)  alUé  de 


BT  DBS  MAHÈMBS. 


ksa 


Philippe- AasQste:  son  père 
allié  d  Othoo:  PhU.  X,  m. 

G^Urieius  herm  oa  Thomas.  Voy. 
Tbomas  de  Saint- Valéry. 

Galfls,  cardinal  de  Sainte-Ma- 
rie in  poriicu,  légat  du  saint- 
riége.  —  (1208)  est  en^ove  eo 
France.  Ris.  153:  CkroD. 
147;  —  (!5l6)  envoyé  en 
France  pour  empêcher  le 
prince  Louis  de  passer  en 
Angleterre  ;  n'y  peut  réussir  ; 
se  rend  dans  ce  pavs.  Chroo. 
217;  —  couronne  ilonri  III, 
roi  d'Angleterre.  Chron.  22*2, 
p.  312:  Phil.  XU,  310:  — 
(1217)  assiste  au  siège  de 
Lincoln.  Chron.  223,  p.  313. 

—  Guala,  Gualo. 

Gales  de  Montigny.  —  (1214)  à 
Bouvines  porte  l'étendard 
royal.  Chron.  191,  p.  281; 
Phil.  X,  462;  XI,  40;— dé- 
fend Philippe -Auguste  ren- 
versé de  cneval.  Cnron.  191, 
p.  282.  —  Galo  de  Montignia- 
co,  Montiniacensis,  Montinia" 

Galiota  (Lodulus  ou  Ludovictu). 
Voy.  Louis  des  Galées. 

Gallia,  Voy.  France.  Gaule. 

Gallois  (les).  —  Rienard  Cœur- 
de-Lion  en  fait  venir  en 
France;  leurs  mœurs,  leur 
caractère;  au  siège  d'Ande- 
ly.  Phil.  V,  276.  —  Valli, 
Walli. 

Galierus  cambellanus.  Voyez 
Gautier  de  Nemours. 

Gaiterus  junior  ou  juvenis.  Voy. 
Gautier  de  Nemours. 

Galterus  camerarius.  Voy.  Gau- 
tier le  Ghambrier,  dit  le 
Vieux. 

Gamaches  (Somme,  arr.  d'Ab- 
beville).  —  Les  gens  de  —  à 
Bouvines.  Phil.  XL  47,  345. 

—  Gamachtenses,  Gamachii, 
Voy.  Thomas  de  Saint-Vale- 
ry,  sire  de  — . 

Gambeson.  Phil.  XI,  127.  — 
Gambeso. 


Gand  «Belgique).  — (11;^)  four- 
nit des  renforts  à  Philippe 
d'Alsace.  Phil.  U,  87;-<1213) 
assi^  par  Philippe-Aiigus- 
ta.  Chron.  169,  iX  p  ^1  ; 
Phil.  IX,  426;  — le  roi  en 
lève  le  siège  à  la  nouvelle  du 
désastre  de  Dam.  Chron.  170, 
p.  251:  Phil.  IX,  472;  — la 
ville  livre  des  otages  et  paie 
une  rançon.  Chron.  170, 
p.  25*2:  —  <1214)  envoie  des 
renforts  à  Ferrand.  Phil.  X, 
438;  —  citée.  Chron,  199, 
p.  291.  —  Gandavum,  com" 
munia  GandaHorum, 

Gandaviomm  œmmunia,  Gan* 
davum,  Voy.  Gand. 

Ganelon.  Phil.  lU,  391. 

Gap  (Hantea- Alpes).  Voy.  Guil- 
laume de  — ,  abbé  de  Saint- 
Denis. 

Gardes  du  corps  de  Philippe- 
Auguste  armés  de  masses  do 
cuivre  créés  pour  le  défendre 
contre  les  prétendues  tenta- 
tives d'assassinat  de  Richard 
Gœur-de-Lion.  Rig.  87. 

Garlandia  (GuiUelmw  de),  Voy. 
Guillaume  de  Garlande. 

Garlande.  Voyes  Guillaume 
de  — . 

Garlandicus  héros,  Voy.  Guil- 
laume de  Garlande. 

Garonne  (la).  Phil.  XII,  826.  — 
Gerunna. 

Gascelinus.  Voy.  Josselin. 

Gascogne  (la).  —  Tenue  en  fiof 
du  roi  de  France  par  Henri  II. 
Phil.  m,  764  ;  —  ses  vins. 
Phil.  IX,  386.  —  Vasconia. 

Gascolides  (Gilebertus).  Voy.  Gil- 
bert de  Vascœuil. 

Gastinensis  pagus,  Gastinâium. 
Voy.  Gàtinais  (le). 

Gaston,  comte  de  Bigorre.  — 
(1213)  fournit  des  renforts  au 
roi  d'Aragon  contre  vSimon 
de  Montfort.  Phil.  VIII,  578. 
—  Bicorrus  cornes. 

Gàtinais  (le).  Phil.  IX,  91  ;  X, 


42& 


TABLE  DES  NOMS 


588.  —  Gastinensis  pagus,  Gas- 
tinetum, 

Gaubert,  pêcheur  de  Mantes. 
Phil.  XI,  214.  —  (1203) 
au  siège  d'Andely  poursuit 
la  flotte  anglaise.  Phil.  VU, 
329  ;  —  brise  Testacade  de  la 
Seine  et  va  mettre  le  feu  aux 
retranchements  du  château. 
Ghron.  124  ;  Phil.  VU,  337  ; 
—  Gaubertus  Meduntensis, 

Gaucher  de  Ghàtillon.  comte 
de  Saint-Pol.  —  (1203)  au 
siège  d'Andely.  Phil.  VU, 
219  ;  —  (1210)  prend  le  châ- 
teau de  Guarphc  avec  Juhel 
de  Mayenne.  Ghron.  150;  — 
(1213)  reprend  Tournai  avec 
frère  Guerin  et  ravage  les  ter- 
res de  Raoul  de  Mortagne. 
Ghron.  181,  p.  267  ;  Phil.  IX, 
709  ;  —  (1214)  dans  l'armée 
française.  Phil.  X,  481  ;  —  à 
Bouvines,  à  l'aile  droite.  Phil. 
XI,  53  ;  —  soupçonné  d'être 

S  artisan  d'Othon;  conseille 
e  faire  commencer  la  ba- 
taille par  les  serments.  Ghron. 
186;  —  ses  exploits  à  Bou- 
vines. Ghron.  188,  189;  Phil. 
XI,  114,  200.  —  Gaucherus 
cornes  SancH  Pauli. 

Gaudia  Portans.  Voy.  Portejoie. 

Gaufredus,  Gaufridus.  Voyez 
Geoffroy. 

Gaule  (la).  Rig.  38;  Ghron.  3, 
5;  Phil.  I,  177.  —  Gallia. 
Voy.  France. 

Gautier,  évêque  de  Ghartres. — 
(1223)  aux  obsèques  de  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  Gont. 
Par.  7. 

Gautier  le  Ghambrier,  dit  le 
Jeune.  Voy.  Gautier  de  Ne- 
mours. 

Gautier  le  Ghambrier,  dit  le 
Vieux.  —  (1186)  succède  à 
Girard,  prévôt  de  Poissy.  Rig. 
40;  —  cité.  Ghron.  176.  — 
Galterus  camerarius,  Galterus 
Francie  camerarius. 

Gautier  de  Ghàtillon,  poète  au- 


teur de  TAlexandréide.  Phil. 
Nunc.  10;  VE,  840;  Xn, 
886.  —  Galterus, 

Gautier  Gomu.  —  (1220)  élu 
évêque  de  Paris  ;  dissensions 
dans  le  chapitre  ;  va  à  Rome  ; 
est  déposé  par  le  pape.  Ghron. 
Gont.  Gott.  4  ;  —  (1223)  ar^ 
chevêoue  de  Sens,  assiste 
aux  oosèques  de  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  Gont.  Par. 
7;  Phil.  xn,  665;—  avait 
d'abord  été  élu  à  Tévêché  de 
Paris.  Phil.  XH,  685.  - 
Galterus  Comutus ,  Galterus 
archiepiscopus  Senonensis. 

Gautier  de  Fontaines.  —  (1214) 
à  Bouvines,  contribue  à  la 
prise  de  Renaud  de  Dammar- 
tin.  Ghron.  196,  p.  288.  — 
Galterus  de  Fontibus. 

Gautier  de.  Ghistelle.  —  (1214) 
à  Bouvines.  Phil.  XI.  98  ;  — 
attaque  Hugues  de  Malaunoy, 
qui  le  fait  prisonnier.  Ghron. 
187  ;  Phil.  XI,  138.  —  Galte- 
rus  de  Guistella. 

Gautier  de  Nemours,  dit  le 
Ghambrier  et  le  Jeune.  — 
Frère  de  Pierre,  évê(jue  de  Pa- 
ris, de  Guillaume,  evégue  de 
Meaux,  et  d'Etienne,  évêque 
de  Noyon.  Ghron.  176;  — 
reconstitue  les  registres  du 
Trésor  des  Ghartes  perdu  à 
Belfou.  Phil.  IV,  569;  — 
(1213)  Philippe-Auguste  lui 
ordonne  de  brûler  ce  qui 
reste  de  la  flotte  française. 
Phil.  IX,  529;  — (1214)*dans 
l'armée  française.  Phil.  X, 
538;  —  aux  côtés  de  Phi- 
hppe- Auguste  à  Bouvines. 
Ghron.  184,  p.  272;  —  ne 
quitte  pas  le  roi.  Ghron.  192, 
D.  284;  —  (4214)  tuteur  du 
nls  d'Henri  Glément.  Ghron. 
180  ;  —  (1218)  prend  la  croix. 
Ghron.  225  ;  —  (1219)  est  fait 
prisonnier  par  les  Sarrasins. 
Ghron.  230.  —  Galterus  de 
NemosiOy  Galterus  juvenis  ou 


ET  DES  MATIÈRES. 


425 


junior,  Galterus  cambellanxis 

on  camerarius. 
Gautier  de  la  Porte.  —  (1198) 

est  pris  à  Gourcelles-lez-Gi-* 

sors.  Phil.  V,  426.  —  Galte- 

rus  Porte. 
Gautier,  archevêque  de  Rouen. 

—  (1188)  se  croise.  Rig.  56; 

—  (1207)  meurt.  Ghron.  142. 

—  Galterus  Rotomagensis  ar- 
chiepiscopus, 

Gautier,  évêc^ue  de  Tournai.  — 
(1219)  va  a  la  croisade  des 
Albigeois.  Ghron.  233.  — 
Episcopus  Tornacensis. 

Gautier  de  Vonnizeeie.  —  (121 3) 
est  pris  à  Gand.  Phil.  IX, 
512.  —  Galterus  Formesella- 
rum. 

Gaza,  en  Palestine.  Phil.  IV, 
242,  247,  305,  384. 

Gelée  prolongée  d'octobre  1218 
à  mars  1219.  Ghron.  229;  — 
en  août  et  septembre  1219. 
Ghron.  235. 

Génebaud,  chef  des  Francs. 
Ghron.  4.  —  Genebaudus, 

Gênes,  en  Italie.  —  (1190)  Phi- 
lippe-Auffuste  s'y  embarque 

gour  la  Terre  sainte.  Rig.  69; 
hron.  51:  Phil.  IV,  17;  — 
S  121 3)  Fréaéric  II,  empereur 
l'Allemagne ,  y  débarque. 
Ghron.  158.  —  Janua. 
Geoffroi,  évoque  d'Amiens.  — 
(1223)  aux  obsèques  de  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  Gont. 
Par.  7.  —  Gaufridus  Ambia^ 
nensis  episcopus. 
Geoffroi,  fils  du  duc  de  Brabant. 

—  J1214)  donné  en  otage  à 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
204,  p.  299.  —  Godefridus. 

Geoffroi,  duc  de  Bretagne, 
comte  de  Richement,  fils  de 
Henri  II  d'Angleterre.  — 
(1186)  meurt  aux  Ghampeaux; 
est  enterré  à  Notre-Dame. 
Rig.  44;  Ghron.  35;  Phil.  II, 
500;  —  Gaufridus  dux  Bri" 
tannie,  Richemontis  cornes. 

Geoffroi  de  Lusignan.  —  (1202) 


est  dépouillé  de  plusieurs 
fiefs  par  Jean  Sans -Terre. 
Ghron.  110;  —  vient  renfor- 
cer l'armée  d'Artur  de  Bre- 
tagne. Phil.  VI,  273  ;  —  est 
fait  prisonnier  à  Mirebeau. 
Rig.  138;  —  (1214)  s'aUie 
avec  Jean  Sans-Terre.  Ghron. 
172;  —  sa  bravoure.  Phil.  ni, 
216.  —  Gaufridus  LUinani- 
eus,  de  Lisignan,  de  Lisinia, 
de  Ladinnano. 

Greoffroi,  évoque  de  Meaux.  — 
(1214)  quitte  Tépiscopat  et  se 
retire  a  Saint-Victor;  ses 
vertus.  Ghron.  176.  —  Gau^ 
fridus  Meldensis  episcopus. 

Geoffroi,  archidiacre  de  Paris. 
—  (1206)  est  élu  archevêque 
de  Tours.  Ghron.  141.  — 
Gaufredus. 

Geoffroi  de  Rançon.  Rig.  73.— 
G.  de  Ranchonio. 

Geoffroi,  évêque  de  Senlis.  — 
(1186)  vient  à  Saint-Denis. 
Rig.  42;—  (1191)  assiste  à 
Texpûsition  des  reliques  de 
saint  Denis.  Rig.  80;  — 
(1213)  quitte  Tépiscopat  et  se 
retire  au  monastère  de  Ghaa- 
lis.  Ghron.  175.  —  Gaufridus 
Silvanectensis  episcopus. 

Geoffroi,  archevêque  de  Tours. 
Voy.  Geoffroi,  archidiacre  de 
Paris. 

Geoffroi,  archevêque  d'York. 
Phil.  V,  3.  —  Eboracensis 
presul. 

Gérard.  Voy.  Girard. 

Germain  (saint)  d'Anxerre.  — 
Fait  savoir  miraculeusement 
qu'il  était  auprès  de  Philippe- 
Auguste  à  Bouvines.  Phil. 
Xn,  764. 

Germains  (les).  Phil.  I,  147.  — 
Germani. 

Germania.  Voyez  Allemagne, 
Germanie. 

Germanie  (la).  Rig.  38,  p.  56 
et  58;  Ghron.  3,  4.  —  Germa- 
nia. 

Gerunna.  Voy.  Garonne  (la). 


426 


TABLE  DES  NOMS 


Gesta  Prancorum.  Rig.  37. 

Ghistelles.  Voy.  Gautier  de  — . 

Giemi  dominus.  Voy.  Guillaume 
Gouet. 

Gien  (Loiret).— Seigneur  de — . 
Voy.  Guillaume  Gouet. 

Gif  (8eine-et-0ise,  arr.  de  Ver- 
sailles, c.  de  Palaiseau).  — 
Abbaye  bénédictine  de  fem- 
mes fondée  par  Maurice  de 
Sully.  Rig.  114. 

Gilbert  de  Vascœuil.  —  (1189) 
rend  la  citadelle  de  Tours  à 
Philippe-Auguste.  Phil.  III, 
728.  —  Gilebertus  Gtucolides. 

Gilles  d'Aci.  —  (1214)  à  Bou- 
vines,  fait  prisonnier  Ferrand 
avec  Hugues  de  Mareuil. 
Phil.  XI,  235.  —  Gilo  Acien- 

sis  m 

Gilles  de  Paris.  Phil.  XII,  886. 
—  Egidius. 

Girard  d'Athée.  —  (1205)  com- 
mandait à  Loches  ;  avait  ra- 
vagé Tours  et  Amboise;  est 
fait  prisonnier  à  Loches  par 
Philippe- Auguste  et  enfermé 
à  Compiègne.  Chron.  134; 
Phil.  Vin,  418.  —  Girardus 
de  Athia,  de  Athiis. 

Girard  de  Fournival.  —•  (1188) 
au  combat  de  Soindres.  Phil. 
m,  454,  580.  —  Girardus 
Fornivalides,  Fornivaltis. 

Girard  de  Horstmar.  Voy.  Ber- 
nard. 

Girard,  comte  de  Mâcon.  — 
Est  battu  par  Eon,  vicomte 
de  Porhoet.  Chron.  13.  — 
Cornes  Matisconensis. 

Girard,  évoque  de  Noyon.  — 
(1223)  aux  obsèques  de  Phi- 
lippe-Auguste. Chron.  Cont. 
Par.  7.  —  Girardus  NoviO' 
mensis  episcopus. 

Girard,  prévôt  de  Poissy.  — 
(1186)  quitte  ses  fonctions  de 
trésorier  du  roi.  Rig.  40.  — 
Girardus,  prepositus  de  Pi' 
xiaco. 

Girard  de  Randerath.  —  (1214) 
allié  d'Othon.  Phil.  X,  406; 


—  dans  le  partage  de  la  Fran- 
ce, devait  avoir  le  Gàtinais. 
Phil.  X.  588  :  —  à  Bouvines. 
Phil.  XI,  392;  —  délivre 
Othon  des  mains  de  Guil- 
laume des  Barres.  486;  — 
est  fait  prisonnier.  Chron. 
193;  Phil.  XI,  516;  —  est 
emprisonné  en  France.  XII, 
154.  —  Girardus  de  Randero- 
des,  de  Randcrodis,  Guerardus 
Randerodensis. 

Girard  la  Truie.  —  (1214)  dans 
l'armée  française.  Phil.  X, 
460  ;  —  à  Bouvines,  est  au- 
près du  roi.  Chron.  184, 
p.  272  ;  —  ses  exploits.  Phil. 
XI,  387;  —  frappe  Othon 
d'un  coup  de  poignard  ;  l'ar- 
me glisse  et  tue  le  cheval  de 
l'empereur.  Chron.  192  ;  Phil. 
XI,  452.  —  Girardus  Scro- 
pha. 

Gisèle,  fille  de  Charles  le  Sim- 
ple. —  Epouse  Rollon.  Phil. 
Vm,  192. 

Gisors  (Eure,  arr.  des  Ande- 
lys).  —  (1183)  dot  de  Margue- 
rite de  France  ;  Henri  II  s'en 
empare;  Philippe-Auguste  le 
réclame.  Rig.  50;  Chron.  38; 
Phil.  n,  494-  -  (1188)  Hen- 
ri II  et  Philippe-Auguste  y 
grennent  la  croix.  Rig.  56; 
hron.  41  ;  —  Philippe-Au- 
guste en  ravage  les  environs. 
Rig.  62  ;  —  il  y  a  avec  Hen- 
ri II  des  pourparlers  qui  se 
terminent  par  une  bataille  ; 
il  fait  abattre  Terme  qui  se 
trouvait  aux  portes  de  la  ville. 
Chron.  45  ;  Phil.  HI,  97  ;  — 
(1189)  le  château  brûle  et  le 

f»ont  de  bois  s'écroule  lors  de 
'entrée  de  Richard  Cœur^de- 
Lion.  Rig;.  67;  —  (1193)  pris 
par  Philippe -Auguste.  Rig. 
89;  Chron.  67;  Phil.  IV, 
411;  —  (U96)  Philippe- Au- 
guste y  vient.  Rig.  113;  — 
(H 98)  Déroute  de  Philippe- 
Auguste  auprès  de   Gisors. 


BT  DES  MATIÈRES. 


427 


Rig.  122;  Ghron.  93;  la  Phi- 
lippide  (V,  351)  place  cette 
affaire  à  Goarcelies.  Voy.  ce 
nom  ;  —  cité.  Rig.  60;  Chron. 
43.  —  Gisortium,  Gisortum. 

—  R.  de  Gisors.  Voy.  R. 
Gi$prtium,  Gùortum.  Voy.  Gi- 
sors. 

Gadefridus,  Voy.  Geoffroi, 

Goêllo  (comté  de),  en  Bretagne. 
—(1222)  les  habitants  se  révol- 
tent contre  le  duc  de  Bre- 
tagne. Phil.  XIl,  408.  — 
Goelonnes. 

Goritz  (Autriche).  Voy.  Mai- 
nard  de  — . 

Gornacius  (Hugo).  Voy.  Hugues 
de  Gournay. 

Gomacum.  Voy.  Gournay. 

Goths  (les).  Chron.  2.  —  Gothi. 

Goulet  (le)  (Eure,  arr.  de  Lou- 
viers,  c.  de  Gaiilon,  comm 
de   8aint-Pierre-la-Garenne) 

—  Renaud  de  Dammartin  y 
est  enfermé  après  Bouvines 
Phil.  m,  90.  -  Guletum. 

Gourdon.  Voy.  Bertrand  de  — 
Gournay  (Seine-Inférieure,  arr 
de  Neufchàtel).  —  Descrin- 
tion  et  éloge.  Chron.  112; 
Phil.  VI,  210;  — (1202)  est 
pris  par  Philippe  -  Auguste, 
qui  renverse  les  murailles  en 
crevant  la  digue  d'un  étang 
situé  au-dessus  de  la  ville. 
Rig.  138;  Chron.  112;  Phil. 
VI,  221;  —  Artur  de  Breta- 
gne y  est  armé  chevalier.  Rig. 
138;  Ghron.  113;  Phil.  VI, 
262.  —  Gornacum.  — Hugues 
de  — .  Voy.  Hugues. 
Graçay  (Cher,  arr.  de  Bourges). 

—  (1187)  pris  par  Philippe- 
Auguste.  Rig.  51  ;  Chron.  â8; 
Phil  U,  542;  —  (1189)  cède 
à  Philippe- Auguste.  Rig.  67. 

—  Crazzacum,  Crazaiurn. 
Granier,    sergent   d'armes.    — 

(1203)  au  siège  de  Château- 
Gaillard.  Phil.  VII,  733. 

Gravalinge.  Voy.  GraveÛnes. 

Gravellnes  (Nord,  arr.  de  Dun- 


kergue).  —  (1184)  fournit  des 
renforts  à  Philippe  d'Alsace. 
Phil.  n,  122;  —  (1213)  Phi- 
lippe-Auguste  y  fait  amener 
sa  flotte  et  Ty  rejoint  avec  son 
armée.  Chron.  169  ;  Phil.  IX, 
351  ;  —  il  donne  cette  ville  à 
son  fils  Louis.  Phil.  IX,  355  ; 

—  (1214)  elle  envoie  des  ren- 
forts à  Ferrand.  Phil.  X,  440. 

—  Gravalinga ,  Gravalinge, 
Gravelinga. 

Grèce  (la).  Chron.  5. 

Grecs   (les).   Voy.    Constanti- 

nople. 
Grégoire  VIU,  pape.  Rig.  55; 

Ghron.  40. 
Grégoire   de  Tours  (chronique 

de).  Rig.  37  ;  39,  p.  63;  Chron. 

2.  —  Gregorius  Turonicus, 
Grêle  terrible  en  juillet  1198. 

Rig.  121. 
Grenesis.  Voy.  Guernesey. 
Guala,  Gualo.  Voy.  Gales. 
Guallardum.  Voy.  Château-Gail- 
lard. 
Guarplic  (ou  Guesclin),  château 

près  de  Saint-Malo.  —  (1210) 

gris  par  Juhel  de  Mayenne, 
ihron.  150. 
Gué-de-Jacob    (le),  en  Terre 
sainte.  Rig.  30;   —  Vadum 
Jacob, 
Guéhénoc,  évoque  de  Vannes. 

—  Artur  de  Bretagne  loi  est 
confié.  Phil.  V,  161.  —  Gui- 
denocus,  episcopus  Venetensù. 

Guerardus.  Voy.  Girard. 

Guérin,  abbé  de  Saint-Victor 
de  Paris.  Rig.  70,  p.  104. 

Guérin  (frère). — Frère  de  Saint- 
Jean  de  Jérusalem,  principal 
conseiller  de  Philippe -Au- 
guste. Chron.  154,  175;  Phil. 
X,  729  ;  —  (1210)  poursuit  les 
partisans  d'Amaury  de  Char- 
tres. Chron.  154;  —  (1213) 
est  élu  évêque  de  Senlis. 
Chron.  175;  —  Philippe-Au- 
guste lui  ordonne  d'incendier 
sa  flotte  à  Dam.  Phil.  IX, 
529;  —  reprend  Tournai  avec 


428 


TABLE  DES  NOMS 


le  comte  de  Saint-Pol  et  ra- 
vage la  seigneurie  de  Mor- 
tame.  Ghron.  181,  p.  267; 
Phil.  IX,  707  ;  —  (1214)  dans 
la  retraite  sur  Bouvines,  se 
trouve  à  Tarrière-garde;  voit 
l'armée  impériale  en  marche 
et  va  prévenir  Philippe-Au- 
guste. Ghron.  182;  Phil.  IX, 
729  ;  —  à  Bouvines  est  parti- 
san du  combat.  Ghron.  183, 
p.  269  ;  —  exhorte  les  troupes 
avant  la  bataille.  Ghron.  186, 
p.  276;  Phil.  XI,  65;  — fait 
commencer  le  combat  par  les 
soudoyers  à  cheval.  Ghron. 
186,  p.  277;  —  Gomut, 
l'un  de  ses  serviteurs,  veut 
tuer  Renaud  de  Dammartin. 
Ghron.  196.  Phil.  XI,  688; 

—  il  Ten  empêche.  702;  — 
Renaud  se  rend  à  lui.  Ghron. 
196,  p.  288;  —  fait  relever 
Renaud  et  le  confie  à  Jean  de 
Nesle  pour  être  conduit  au  roi. 
Phil.  XI,  710  •  —  (1219)  va  à 
la  croisade  aes  Albigeois. 
Ghron.  283  ;  —  (1223)  assiste 
aux  obsèmies  de  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  Gont.  Par.  7. 

—  Frater  Garinus,  Electus  SU' 
vanectensis,  Electus,  Episcopus 
Silvanectensis, 

Guemesey  (île  de).  —  Pillée  par 
Alain  Tranchemer.  Phil.  VH, 
168.  —  Grenesis, 

Gui.  —  (1203)  au  siège  d'An- 
dely.  Phil.  vn,  219,  272.  — 
Guido. 

Gui,  comte  d'Auvergne.  — 
(1210)  détruit  le  monastère  de 
Mozac;  est  châtié  par  Phi- 
lippe-Auguste qui  donne  son 
comté  à  Gui  de  Dampierre. 
Ghron.  156;  Phil.  Vnf,  452. 
—  Guido  cornes  Àlvernie, 

Gui,   évéque  de   Garcassonne. 

—  (1221)  prêche  la  croisade 
contre  les  Albigeois.  Ghron. 
Gont.  Gott.  8. 

Gui  de  Dampierre.  —  (1210) 
Philippe-Auguste  lui  aonne 


le  comté  d'Auvergne.  Ghron. 
156,  n.  235;  Phil.  Yin,  478; 

—  (1213)  assiste  à  l'assemblée 
de  Boissons.  Phil.  IX,  204. 

—  Guido  de  Domnapetra,  Guido 
Domnipetrinus, 

Gui  V,  vicomte  de  Limoges. 
— (1202)  est  fait  prisonnier  par 
Jean  Sans-Terre.  Rig.   138. 

—  Vicecomes  Lemovicarum. 
Gui  de  Lusignan,  roi  de  Jéru- 
salem. —  Richard  Gœur-de- 
Lion  lui  vend  Ghypre.  Rig.  82. 

Gui  de  Montfort,  frère  de  Si- 
mon. —  A  la  croisade  des 
Albigeois.  Phil.   vm,  679; 

—  (1220)  comte  de  Bigorre, 
est  tué  au  siège  de  Gastelnau- 
dary.  Ghron.  Gont.  Gott.  3, 5. 

—  Guido  cornes  Bigorremis. 
Gui  de  la  Roche.  —  A  Bouvi- 
nes, dans  l'armée  française. 
Phil.  X,  462.  —  Guido  Rupen- 
sis. 

Gui  m  de  Senlis,  bouteiller  de 
France.  Rig.  70,  p.  105.  — 
Guido  buticularius. 

Gui,  archevêque  de  Sens.  — 
(1180)  couronne  Philippe- 
Auguste  à  Saint-Denis.  Rig. 
10. 

Gui  de  Thouars.  —  Frère  d'Ai- 
meri,  vicomte  de  Thouars. 
Ghron.  135;  —  (1190)accom- 

nne  Richard  Gœur-de-Lion 
Lumale.  Phil.  V,  179  ;  — 
est  pris  par  les  Français.  Hig. 
113  ;  Ghron.  86  ;PhiLV,  243; 

—  (1199)  épouse  la  mère  d'Ar- 
tur  de  Bretagne  et  devient 
duc  de  Bretagne.  Ghron.  86; 
Phil.  V,  179;  —  (1204)  alUé 
de  Philippe-Auguste,  envahit 
TAvranchin.  Phil.  Vm,  40  ; 

—  assiège  et  incendie  le  mont 
Saint -Michel.  Ghron.  131, 
p.  220;  Phil.  VUI,  119;  — 
brûle  Avrancbes  et  rejoint  le 
roiàGaen.  Ghron.  131,  p.  221  ; 
Phil.  vm,  127  :  —  retourne 
en  Bretagne.  Phil.  Vm,  136  ; 

—  (1205)  amène  son  frère  Ai- 


ET  DES  MATIÈRES. 


439 


meri  à  s'allier  avec  Philippe- 
Auguste.  Chron.  135;— (1206) 
se  révolte  contre  le  roi,  pviis 
se  soumet.  Ghron.  138  ;  —  sa 
fille  avait  épousé  Pierre  de 
Dreux.  Ghron.  173.  —  Guido 
de  Thoarcia,  de  Thoarcio,  de 
Thoarz,  Thoarcensis,  Thoar- 
cites. 
Gui,  abbé  des  Vaux-de-Ceniay. 

—  Rig.  70,  p.  104.  —  Abbas 
de  Sardenio. 

Gui  de  Vergy.  —  Gonfondu  par 
Rigord  et  Guillaume  le  Bre- 
ton avec  son  fils  Hugues. 
Rig.  32;  Ghron.  31.  —  Guido 
de  Vergiaco.  Voy.  Hugues  de 
Vergy. 

Guichard  de  Beaujeu.  —  (1213) 
assiste  à  Tassemolée  de  Sois- 
sons.  Phil.  IX,  200.  —  Guis- 
cardus  Bellijocensis, 

Guidenocus,  Voy.  Guéhénoc. 

Guidomarchus ,  Guidomarus, 
Voy.  Guiomar. 

Guicrche  (la)  (Sarthe,  arr.  du 
Mans).  Phil.  XU,  399.  — 
Guirchini  mûri, 

Guillaume,  prêtre  anglais,meurt 
à  Pontoise  en  odeur  de  sain- 
teté, le  10  mai  1193.  Rig.  86. 

Guillaume  le  Bâtard  ou  le  Gon- 
quérant,  duc  de  Normandie 
et  roi  d'Angleterre.  Rig.  38, 
p.  60;  Ghron.  10.  —  Willel- 
mus  Noihus. 

Guillaume  II,  roi  d'Angleterre. 
Ghron.  10. 

Guillaume,   comte  d'Arundel. 

—  (1188)  est  vaincu  en  com- 
bat singulier  par  Guillaume 
des  Barres.   Phil.   HI,  464; 

—  (1199)  au  siège  du  Vau- 
dreuil.  Rig.  100;  Ghron.  74; 
Phil.  V,  4  ;  —  cité.  Phil.  HI, 
218.  —  Arundelle  ou  Hirun' 
délie  cornes. 

Guillaume,  évéque  d'Anxerre. 

—  (1210)  PhiHppe-Auguste 
confisque  ses  regales  parce 
qu'il  refuse  le  service  mili- 
taire ;  ce  différend  se  termine 


deux  ans  après.  Ghron.  151; 

—  (1120)  est  élu  évoque  de 
Paris.  Ghron.  Gont.  Gott.  4, 6. 

Guillaume,  évoque  d'Avran- 
ches.  —  (1223)  assiste  aux 
obsèques  de  Philippe -Au- 
^ste.  Ghron.  Gont.  Par.  7. 

Guillaume  des  Barres.  —  Son 
éloge.  Phil.  m,  431;  -est  aua- 
lifié  par  Rigord  comte  de  Ko- 
chefort.  Rig.  56;  —(1186)  au 
siège  de  Gh&tillon-sur-Seine. 
Phil.  1,684;—  (1188)  prend 
la  croix.  Rig.  56;  — poursuit 
Richard  Gœur-de-Lion  qui  se 
retire  de  Mantes.  Phil.  IH, 
431  ;  —  renverse  les  comtes 
d'Arundel  etdeGhester.  464: 

—  combat  contre  Richard 
Gœur-de-Lion.  485;  —  jeux 
de  mots  sur  son  nom,  d26, 
548  ;  —  au  combat  de  Soin- 
dres.  est  blessé.  587  ;  —  gué- 
rit de  ses  blessures.  623  ;  — 
(1190)  à  Messine  le  roi  lui 
donne  quatre  cents  marcs. 
Rig.  72;  —(1195)  ne  se  laisse 

Sas  corrompre  par  les  présents 
u  roi  d'Angleterre.  Pnil.  IV, 
597;  —  (1196)  au  combat 
d'Aumale;  ses  exploits.  Phil. 
V,  187,  213;  —  (1203)  au 
siège  d^Andely.  Phil.  VII, 
155;  —  arrête  les  fuyards. 
218;  —  repousse  Tattaque  de 
Guillaume  le  Maréchal.  245  ; 

—  repousse  la  flotte  anglaise. 
Ghron. '123;  Phil.  Vif  272, 
296;  —  (1204)  accompagne 
Gui  de  Thouars  en  Bretagne. 
Ghron.  131,  p.  221  ;  — (1213) 
repousse  les  Anglais  à  Dam. 
Phil.  IX,  496;  —  (1214)  se 
trouve  dans  Tarmée  française. 
Phil.  X,  458  ;  —  à  Bouvines, 
se  tient  près  du  roi.  Ghron. 
184,  p.  i72;  —  déUvre  Phi- 
lippe-Auguste renversé  de 
cheval.  Phil.  XI,  297;  —  ses 
exploits  contre  les  Allemands. 
384;  —  cherche  à  atteindre 
Othon.  445;  —  en  est  empé- 


430 


TABLE  DES  NOMS 


ché  par  Girard  de  Horstmar. 
467;  -*  saisit  Othon  par  le 
cou  et  s'apprête  à  le  tuer; 

1  mais  il  est  renversé  de  cheval  ; 
est  délivré  par  Thomas  de 
Saint- Valéry  et  continue  à 
combattre,  tîhron.  192;  Phil. 
XI,  481  :  —  cité.  Phil.  IH, 
555.  —  Willelmus  ou  GuilUl-' 
mus  Barrensis  on  de  Barris, 
GuilUlmus  Barrarum,  Barren- 
sis  eques  ou  baro. 

Guillaume,  fils  de  Guillaume 
des  Barres  et  de  la  mère  de 
Simon  de  Monfort.  —  A  la 
croisade  des  Albigeois.  Phil. 
Vm,  674. 

Guillaume  aux  Blanches  mains. 
Voy.  Guillaume,  archevêque 
de  Keims. 

Guillaume  le  Breton  se  dit  bre- 
ton de  nation  et  prêtre,  Ghron. 
1,  Phil.  Nunc.,  titre  ;  —  était 
chapelain  du  roi.  Ghron.  185; 

—  chanoine  de  SenUs  et  de 
Saint- Pol  de  Léon.  Ghron. 
174;  précepteur  de  Pierre 
Chariot,  Phil.  XH,  902;  — 
vint,  à  l'âffe  de  douze  ans, 
faire  son  éducation  à  Mantes. 
Phil.  m,  374;—  vers  1198, 
était  présent  au  récit  fait  par 
un  chevalier  à  Tévêque  de 
Saint-Pol  de  Léon.  Ghron.  97, 
p.  204  ;  —  (1204)  assistait  à 
la  prise  du  Château-Gaillard  ; 
Chron.l29,p.219;Phil.VII, 
599, 783;  — soutient  un  procès 
contre  Téglise  Saint-Maclou 
de  Mantes,  de  1207  à  1213. 
Ghron.  174;  —en  1213,  était 
présent  à  l'affaire  de  Dam. 
Ghron.  170,  p.  251;  Phil.  IX, 
493,  496  ;  —  en  1214,  à  Bou- 
vines,  chantait  des  psaumes 
derrière  le  roi,  Ghron.  185; 

—  motifs  qui  l'ont  porté  à 
continuer  le  récit  de  Rigord. 
Ghron.  185;  —  comptait 
d'abord  écrire  la  Philippide 
en  dix  livres.  Phil.  VU,  838  ; 

—  était  âgé   de   cinquante- 


cinq  ans  lonqu'il  écrivait  le 
m«  chant  de  la  Philippide. 
Phil.  m,  376;  —  dédie  la 
Philippide  à  Louis  Vin  et  à 
Pierre  Chariot.  Phil.  Nunc. 
passim;  XII,  803-916;  —  au- 
teur d'une  Carlotide  composée 
en  môme  temps  que  sa  Phi- 
lippide. Phil.  Nunc,  52:  dis- 
tioues  de  l'épilogue,  v.  52. 

Guillaume  de  Briouze.  — -  Gar- 
dien d'Artur  de  Bretagne  à 
Rouen,  refuse  de  l'assassiner 
et  se  retire  à  Briouze.  Phil. 
VI,  480.  —  Guillelmus  Brao- 
sita. 

Guillaume,  abbé  de  Ghaalis.  — 
Voy.  Guillaume  de  Donjon. 

Guillaume  II,  comte  de  Chalon- 
sur-Saône.  —  (1179)  viole  les 
immunités  des  églises  et  est 
châtié  par  Philippe- Auguste. 
Rig.  8;  Ghron.  18,  Phil.  I, 
457.  —  Cornes  Cahilonênsis, 
(car  erreur  dans  la  Philip- 
pide) Guido  cornes  Cahilonis, 

Guillaume,  évéque  de  Chalon- 
sur-Saône.  —  (1223)  assiste 
aux  obsèques  de  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  Cont.  Par.  7  ; 
Phil.  Xa,  706  ;  — avait  hé- 
rite  du  comté  du  Perche  à  la 
mort  du  comte  Thomas.  Ibid. 

Guillaume  de  Donjon,  abbé  de 
Ghaahs.  — -  (1200)  est  élu  ar- 
chevêque de  Bourges.  Rig. 
130.  —  Guillelmus  abbas  Ka^ 
roli-loci. 

Guillaume,  comte  de  Frise.  — 
(1211)  se  déclare  pour  Frédé- 
ric^. Ghron.  157,  p.  238.  — 
Dux  Prigie, 

Guillaume  de  Gap,  abbé  de 
Saint-Denis.  —  (1186)  se  dé- 
met de  ses  fonctions.  Rig.  41 . 
—  Guillelmus  Vapincensis. 

Guillaume  de  Garlande.  — 
(1188)  commande  à  Mantes. 
Phil.  m,  245,  327;  —  (1214) 
dans  Tannée  française.  Phil. 
X,  539;  —•  à  Bouvines  se 
tient  près  du  roi  et  ne  le 


ET  DES  MATIÈRES. 


431 


quitte  pas.  Ghron.  184,  p.  272  ; 
192,  p.  284  ;  —  cité.  lûg.  70, 
p.  103.  —  GuilMmus  de  Gav 
landa,  de  Garlandia,  Garlan- 
densis,  Garlandicus. 

Guillaume  Gouet,  seigneur  de 
Gien.  —  Meurt  en  Palestine. 
Phii.  IV,  311.  —  Giemus  co- 
rnes. 

Guillaume,  comte  de  Hollande. 
(1213)  s'allie  avec  Jean  Bans- 
Terre  et  Renaud  de  Dammar^ 
tin;  puis  se  retire.  PhU.  IX, 
611  ;  —  cité.  422.  —  Guilli" 
quintis. 

Guillaume  de  Joinville.  Voy. 
Guillaume ,  archevêque  de 
Reims. 

Guillaume,  comte  de  Leicester. 
Voy.  Robert. 

Guillaume^  évoque  de  Lisieuz. 
—  (1223)  assiste  aux  obsèques 
de  Philippe-Auguste.  Ghron. 
Cont.  Par.  7. 

Guillaume  Longue-Epée,  duc 
de  Normandie.  Ghron.  10.  — 
Willelmus  Longa  Spata. 

Guillaume  Longue-Epée,  comte 
de  Salisbury.  —  (1213)  est 
envoyé  par  Jean  Sans-Terre 
au  secours  du  comte  de  Flan- 
dres. Ghron.  170,  p.  251;  — 
détruit  la  flotte  de  Philippe- 
Auguste  à  Dam.  Phil.  IX, 
432;  —  se  retire  au  large. 
559;  —  (1214)  envoyé  par 
Jean  Sans-Terre  à  Othon  avec 
des    troupes.     Ghron.    181, 

E.  266  ;  avec  trente-trois  mille 
ommes.  Phil.  X,  431  ;  — 
dans  le  partage  du  royaume 
devait  avoir  Dreux.  Phil.  X, 
587  ;  —  à  Bouvines,  se  trouve 
à  Taile  droite  des  ennemis. 
Phil.  XI,  50;  —  se  tient  au- 
près de  Renaud  de  Dammar- 
tin.  341  ;  —  est  renversé  par 
Philippe  de  Dreux  et  fait  pri- 
sonnier par  Jean  de  Nesle. 
Ghron.  200  ;  Phil.  XI,  538  ;  — 
Philippe- Auguste  le  donne  à 
Robert  de  Dreux,  qui  ren- 


ferme dans  la  tour  de  Dreux, 
pour  réchanger  contre  son  fils 
prisonnier  de  Jean  Sims-Terre. 
Ghron.  200;  Phil.  XII,  144; 

—  (1216)  se  range  du  parti  de 
Louis  VIII  ;  mais  le  quitte  à 
la  mort  de  Jean  Sans-Terre. 
Ghron.  222, 223  ;  —  cité.  Phil. 
IX,  69;  X,  13,  129.  —  Wil- 
Ulmtu  Longa  Spata,  Saleberi- 
eus  héros,  cornes  Salesberie, 
Hugo  (par  erreur.  Phil.  X, 
13). 

Guillaume  de  Mandeville,  comte 
d'Aumale.  —  (1188)  au  com- 
bat de  Soindres.  Phil.  III, 
565;  —  cité.  221.  —  Halgo- 
maris,  MarceUus(?), 

Guillaume  le  Maréchal.  —  (1203) 
Jean  Sans-Terre  l'envoie  ravi- 
tailler Andely.  Phil.  VU, 
144;  —  réunit  des  troupes  et 
une  flotte.  195;  —  attaque 
par  terre  le  camp  de  Philippe- 
Auguste;  est  repoussé.  zOl; 

—  sa  flotte  engage  un  nou- 
veau combat  et  est  repoussée. 
253.  —  Marescallus. 

GuUlanme  de  Mauléon.  —  ii  196) 
accompagne  Richard  Cœur- 
de-Lion  a  Aumale.  Phil.  V, 
183  ;  —  (1202)  vient  se  joindre 
à  Tannée  d'Artur  de  Bre- 
tagne. Phil.  VI,  277  ;  —  (1208) 
ravage  le  Poitou.  Phil.  vIII, 
294.  —  Guillelmus  Malleo, 

Guillaume  de  Mello.  —  (1188) 
prend  la  croix.  Rig.  56;  — 
(1190)  reçoit  de  Philippe- Au- 

§uste  à  'Messine  un  présent 
e  quatre  cents  onces  d'or. 
Rig.  72;  --  (1197)  s'unit  à 
révêque  de  Beauvais  pour  ré- 
sister à  Mercadier  et  est  fait 
prisonnier.  Rig.  123  ;  Ghron. 
94;  Phil.  V,  331.  —  Guillel- 
mus de  Melloto. 
Guillaume  de  Mello  le  Jeune. 

—  (1197)  est  fait  prisonnier 
à  Taflaire  de  Gourcelles-lez- 
Gisors.  Rig.  122.  —  Guillel" 
mus  de  Mer  loto  juvenis. 


432 


TABLE  DES  NOMS 


Guillaume  de  Mortemer.  — 
(1214)  aux  côtés  de  Philippe- 
Auguste  à  Bouvines.  Ghron. 
184,  p.  272.  —  GuilUlmus  de 
Mortuomari. 

Guillaume  de  Nemours,  chan- 
tre du  chapitre  de  Paris.  — 
(1214)  est  nommé  évoque  de 
Meaux.  Ghron.  176. 

Guillaume,  évoque  de  Paris.  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
Gont.  Par.  7. 

Guillaume  lU,  comte  de  Pon- 
thieu.  —  (1195)  épouse  Alix 
de  France  qui  avait  été  fian- 
cée à  Richard  Gœur-de-Lion. 
Rig.  102;  Ghron.  76;  Phil. 
X,484;  —  (1214)  dans  Tar- 
mée  française.  Phil.  X,  484  ; 
— à  Bouvines,  à  Taile  gauche. 
Phil.  XI,  47,  346.  —  Cornes 
Pontivi  ou  Pontivicii  ou  de 
Pontivo. 

Guillaume  Poulain ,  trésorier 
du  roi.  Phil.  IX,  457.  —  Guil- 
Ulmus Pullus. 

Guillaume  de  Prunai,  gardien 
de  Renaud  de  Dammartin  à 
Péronne.  Phil.  XE,  142.  — 
Guillelmi^s  Pruniacensis. 

Guillaume  aux  Blanches-Mains, 
archevêque  de  Reims,  cardi- 
nal du  titre  de  Sainte-Sabine, 
frère  de  Thibaut  de  Champa- 
gne et  oncle  de  Philippe-Au- 
guste. —  (1179)  couronne 
Philippe -Auguste  à  Reims. 
Rig.  4  :  Phil.  I,  350  ;  —  fait 
brûler  des  hérétiques  en  Flan- 
dre. Rie.  22;  —  (1185)  est 
chargé  ou  gouvernement  avec 
Thibaut  de  Blois.  Rig.  27  ;  — 
s'entremet  entre  le  roi  et  le 
comte  de  Flandre.  Rig.  27; 
Phil.  I,  380;  —  (1190)  remet 
le  bourdon  à  Philippe-Au- 
guste à  Saint-Denis.  Rig.  69  ; 
—  est  chargé  du  gouverne- 
ment avec  la  reine  Adèle  pen- 
dant l'absence  du  roi.  Rig. 
69,  70;  Ghron.  51;  —(1191) 


fait  exposer  les  reliques  de 
saint  Denis  ad  remavendum 
errorem  Parisiensium.  Rig. 
80;  —  (1192)  re^it  Albert, 
évoque  de  Liège.  Rig.  78;  — 

2196)  assiste  a  Thommafre  de 
audouin  IX,  comte  de  Flan- 
dre. Rig.  111  ;  —  cité.  Phil. 
m,  247.  —  Guillelfnus  Bemen» 
sis  archiepiscopus,  Bemorum 
presul. 
Guillaume  de  Joinville,  arche- 
vêque de  Reims.  —  Ancien 
évéque  de  Langres.  Phil.  Xn, 
680  ;  —  célèbre  la  messe  aux 
obsèques  de    Philippe -Au- 

fuste.  Ghron.  Gont.  Par.  7; 
hil.  xn,  665.  —  Guillelmus 
archiepiscopus  Remensis, 
Guillaume  des  Roches.  —  (1202) 
avant  le  combat  de  Mirabeau 
fait  jurer  à  Jean  Sans-Terre 
de  ne  pas  emmener  les  j^ri- 
sonniers  au  delà  de  la  Loire. 
Phil.  VI,  411;  —  Jean  Sans- 
Terre  ayant  violé  ce  serment, 
il  le  quitte.  452;  —  (1204) 
prend  Angers  avec  Gadoc. 
Phil.  Vm,  272;  —  est  nom- 
mé sénéchal  d  Anjou.   277; 

—  (1207)  a  la  garde  des  places 

Crises  sur  le  vicomte  de 
'houars.  Rig.  149;  —  (1208) 
bat  avec  Henri  Glément  le 
vicomte  de  Thouars  et  Savari 
de  Mauléon.  Ri^.  151  ;  Ghron. 
145  ;  —  avait  fait  bâtir  le  châ- 
teau de  la  Roche-an-Moine. 
Ghron.  178;  —  (1214)  reste 
fidèle  au  roi.  Ghron.  201  ;  — 
amène  des  renforts  au  prince 
Louis  à  la  Roche-au-Moine. 
Phil.  X,  227  ;  —  se  moque  de 
Jean  Sans-Terre.  243.  —  Wil- 
lelmus  ou  Guillelmus  de  Bupi» 
bus,  Senescallus  Andegavie. 

Guillaume,  abbé  de  Saint-Denis. 
Voy.  Guillaume  de  Gap. 

Guillaume  le  Bon,  roi  de  Sicile. 

—  Avait  épousé  Jeanne,  sœur 
de  Richard  Gœur-de-Lion. 
Phil.  IV,  74. 


ET  DES   MATIÈRES. 


4ad 


Guillaume,  seigneur  de  Vier- 
zon.  Rig.  113. 

Guillelmus  natione  Âmioricus. 
Voy.  Guillaume  le  Breton. 

Guilliquinus,  Voy.  Guillaume, 
comte  de  Hollande. 

Guiomar,  comte  de  Léon.  — 
(1163)  est  fait  prisonnier  avec 
son  père  Hervé  et  enfermé  à 
Ghâteaulin;  est  délivré  par 
Haimon,  évéque  de  Léon,  et 
Gonan  le  Petit,  duc  de  Bre- 
tagne. Ghron.  13;  —  (1169) 
chasse  Haimon  de  son  évôché  ; 
est  battu  à  Mechuœt  par  Go- 
nan le  Petit,  duc  de  Bretagne. 
Ibid.;  —  est  père  de  Gonan 
le  Petit,  comte  de  Léon;  fut 
un  fidèle  allié  de  Philippe- 
Auguste.  Phil.  VIII,  400;  — 
sa  force.  Phil.  IH,  226  ;  VEI, 
402;  —  cité.  Phil.  HI,  224. 
Guidomarus  de  Leonia,  GuidO' 
marchus  de  Lionia, 

Guirchini  mûri.  Voy.  Guierche 
(la). 

Gniscard  (Robert).  Voy.  Robert 
Guiscard. 

Guiscardus.  Voy.  Guichard. 

Guistella  (Galterus  de).  Voy. 
Gautier  de  Ghistelles. 

Guletwn.  Voy.  Goulet  (le). 

Gfiorze.  Voy.'  Goritz. 

Gurdo.  Voy.  Bertrand  de  Gour- 
don. 

Guyenne  (la).  Rig.  51  :  Ghron. 
110,  113,  114,  116,  133,  139, 
143,  172;  Phil.  XII,  853.— 
Aquitania,  Partes  Aquitanice, 


Hache  danoise.  Phil.  XI,  118, 
624.  —  Daca  securis,  Dacha 
bipennis. 

Haimon,  évoque  de  Léon.  — 
(1163)  avec  l'aide  de  Gonan 
le  Petit,  duc  de  Bretagne, 
s'empare  de  Ghâteaulin  et  dé- 
livre Hervé  et  Guiomar  de 
Léon.  Ghron.  13;  —  (1169) 
est  chassé  de  son  é?èché  par 

II 


son  frère  Guiomar,  s'allie  à 
Gonan  ^  duc  de  Bretagne,  et 
bat  Guiomar  à  Meehuœt.  Ibid .  ; 

—  (1171)  est  assassiné  kRen- 
gar,  Ghron.  15.  —  Haimo  Léo- 
nensis  episcopus. 

Hainaut  jle).  —  (1214)  Othon  y 
rassemble  son  armée.  Ghron. 
181.   —  Henoldia,   Henonia. 

—  Les  gens  du  Hainaut.  Phil. 
VI,  35;  XI,  157.  —  Henau- 
dini,  Henoe.  —  Gomtes  de  — . 
Voy.  Baudouin  V.  Baudouin 
IX,  comte  de  Flandre.  — 
Elisabeth  de  — .  Voy.  Elisa- 
beth. 

Haleb,  ville.  Rig.  49,  p.  75. 
Halaomaris,  Voy.  Guillaume  de 

Mandeville.  comte  d'Aumale. 
Halles  (les).  Voy.  Paris,  histoire 

(1183). 
Haïmes  (forêt  de).    Voy.   Hez 

(forêt  de). 
Hamelincourt  (Pas  -  de  -  Galais, . 

arr.  d'Arras,  c.  de  Groisilles). 

—  Alencuria.  Voy.  Hugues 
d'— . 

HangesidesiAlbertus).  Voy.  Al- 
bert de  Hangest. 

Hangest-en-Santerre  (Somme, 
arr.  de  Montdidier,  c.  de  Mo- 
reuil).  Voy.  Albert  de  — . 

Harold,  roi  d  Angleterre.  Ghron. 
10.  —  Heirauaus. 

Harmes  ou  Harmis  (Michael  de). 
Voy.  Michel  de  Marnes. 

Harmensis  {Michael).  Voy.  Mi- 
chel de  EÈames. 

Heberus,  fleuve.  Rig.  49,  p.  76. 

Hébes  VL  sire  de  Gharenton. 

—  (1179)  moleste  les  clercs 
et  pille  les  églises,  est  châtié 
par  Philippe- Auguste.  Rig.  7  ; 
Ghron.  18;  Phil.  I,  457-468. 

—  Heho  Bituricus. 

Hector,  fils  de  Priam,  roi  des 
Troyens,  père  de  Francion. 
Rig.  37  ;  38,  p.  55  ;  Ghron.  2. 

Hedera,  Voy.  Verres. 

Hedinum.  Voy.  Hesdin. 

Heiraudus,  Voy.  Harold. 

Hélénus,  fils  de  Priam,  roi  des 

28 


4ai 


TABLE  DES  NOHS 


Troyens.    Rig.    38,    p.    57; 
Ghron.  5. 

Helùabeth.  Voy.  Elisabeth. 

Helya.  Voy.  Jérusalem. 

Hemanmelinus.  Voy.  lacoub- 
Aben-Iousef. 

Hemericus.  Voy.  Aimeri  de  Lu- 
signan. 

Hemir-Momelin,  Voy.  lacoub- 
Aben-Ioasef,  roi  de  Maroc. 

Henaudini.  Voy.  Hainaut  (les 
gens  du). 

Hengist,  chef  saxon.  Ghron.  6  ; 
Phil.  IV,  464. 

Hennavius  cornes.  Voy.  Bau- 
douin IX,  comte  de  Flandre 
et  de  Hainaut. 

Henoe.  Voy.  Hainaut  (les  gens 
du). 

Henoldia,  Henonia,  Voy.  Hai* 
naut  (le). 

Henri.  —  (1188)  au  combat  de 
Soindres.  Phil.  HI,  581.  — 
Herietu. 

Henri,  cardinal,  évoque  d'Alba- 
no,  légat.  Rig.  1. 

Henri  lU,  empereur  d'Allema- 
gne. —  (1052)  envoie  des  am* 
bassadeurs  en  France  au  sujet 
des  prétendues  reliques  de 
saint  Denis  découvertes  à  Ra- 
tisbonne.  Rig.  39. 

Henri  VI,  empereur  d'Allema- 
gne. —  (11^1)  succède  à  son 
père  Frédéric  Barberousse. 
Rijj.  76;  Ghron.  56;  Phii.  IV, 
368;  —  avait  épousé  GonS'* 
tance,  fille  de  Roger,  roi  de 
Sicile:  la  fait  monter  sur  le 
trône  ae  son  père  à  la  mort  de 
celui-ci.  Phil.  IV,  84  ; — (1 192) 
fait  assassiner,  à  Reims,  Al- 
bert, évoque  de  Liège.  ïlig.  78  ; 
Ghron.  61  ;  —  Léopold  d'Au- 
triche lui  amène  à  Mayence 
Richard  Gœur-de-Lion  pri- 
sonnier; reproches  qu'il  lui 
adresse.  Phil.  IV,  375;  — 
retient  Richard  en  prison. 
Rig.  88;  Ghron.  66;  -(1193) 
lui  rend  la  liberté  movennant 
cent  mille  marcs.  Pnil.  IV, 


423;  —  (1194)  s'empare  de  la 
Galabre,  de  la  Pouille  et  de 
la  Sicile.  Rig.  101  ;  Ghron.  75; 

—  (1197)  meurt.  Rig.  117; 
Ghron.  89  ;  —  persécuteur  de 
l'Eglise.  Rig.  117;  —  cité. 
RiÇ.  72. 

Henn  1^  Beauclerc,  roi  d'An- 
gleterre. Ghron.  10. 

Henri  II,  roi  d'Angleterre.  — 
(1183)  envoie  à  Philippe-Au- 

guste  divers  animaux  pour  le 
ois  de  Vincennes.  Riff.  21  ; 

—  (1187)  refuse  de  rendre  Gi- 
sors  et  les  autres  places  de  la 
dot  de  Marguerite  de  France, 
veuve  de  son  fils  Henri  Gourt- 
Mantel.  Rig.  50  ;  Ghron.  38  ; 
Phil.  n,  494  ;  —  guerre  à  ce 
sujet  en  Berry.  Rig.  51; 
Ghron.  38  ;  Phil.  II,  557  ;  — 
avant  la  bataille  conclut  une 
trêve.  Rig.  51;  Ghron.  38; 
Phil.  n,  620;  —  (1188)  en- 
trevue avec  Philippe- Auguste 
entre  Trie  et  Gisors;  les 
deux  rois  se  croisent.  Rig. 
56;  Ghron.  41;  Phil.  lU, 
20  ;  —  ils  fondent  une  église 
au  lieu  où  ils  se  sont  croi- 
sés. Ri^.  56;  —  conclut 
avec  Philippe -Auguste  une 
trêve  pour  la  croisade.  Rig. 
56,  60;  Ghron.  43  ;  —  son  fils 
Richard  viole  la  trêve  j  nou- 
velle guerre  avec  Philippe- 
Auguste.  Rig.  60  ;  Ghron.  43  ; 

Henri  II  et  Richard  sont 

chassés  de  Troô  par  Philippe- 
Auguste.  Rig.  62;  — Henri 
bat  en  retraite,  brûle  Dreux 
et  se  retire  à  Gisors.  Rig.  62  ^ 

—  se  retire  en  Normandie. 
Ghron.  44  ;  Phil.  HI,  67  ;  — 
conclut  une  trêve  avec  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  62  :  —  a 
une  conférence  avec  Philippe- 
Auguste  près  de  Gisors  ;  com- 
bat :  destruction  de  l'orme  de 
Gisors;  Henri  s'enfuit.  Ghron. 
45;  Phil.  IH,  119;  —  avait 
fait  de  l'orme  de  Gisors  le 


ET  DES  MATlàaiES. 


km 


svmbole  de  sa  fortane.  Phil. 
ni,  161  ;  —  se  retire  à  Ver- 
non,  puis  à  Pacy-sur-Eure. 
Ghron.  45;  Phil.  111,188  ;  — 
s'avance  vers  Mantes  et  ra- 
vage le  pays.  Ghron.  45  ;  Phil. 
ni,  28o;  —  ses  menaces  aux 
habitants  de  Mantes  qui  veu- 
lent lui  résister.  Phil.  ELI, 
316,  331;  —  se  retire  vers 
Soindres  sans  oser  assiéger 
Mantes.  Phil.  m,  348;  — 
recule  devant  Philippe-Au- 
ffuste  et  laisse  Richara  Gœur- 
de-Lion  à  Tarrière-garde.  416  ; 

—  se  retire  à  Ivry .  Ghron.  45  ; 

—  (1189)  son  fils  Richard, 
à  qui  il  refuse  de  rendre  sa 
fiancée ,  Alix  de  France , 
s'allie  avec  Philippe- Auguste. 
Rig.  63  ;  Ghron.  46  ;  est  ac- 
cusé de  l'avoir  séduite.  Phil. 
III,  631  ;  —  Quitte  Vendôme 
à  rapproche  de  Philippe-Au- 
guste ;  se  retire  au  Mans,  d'où 
u  est  chassé;  gagne  Alençon, 

?ui8  Ghinon.  Rig.  66  ;  Ghron. 
8;  Phil.  m,  647;  —tombe 
malade,  conclut  la  paix  à  Co- 
lombier et  se  réconcilie  avec 
Richard.  Phil.  IH,  735;  — 
meurt  à  Ghinon  et  est  enterré 
àFontevrault.  Rig.  67  ;  Ghron. 
49;  Phil.  m,  747;  —  fiefo 
qu'il  tenait  du  roi  de  France. 
Phil.  m,  762  ;  —  cité.  Ghron. 
499,  p.  291. 
Henri  Gonrt-Mantel,  dit  le 
Jeune,  fils  de  Henri  II,  roi 
d'Angleterre.  —  (1170)  est 
couronné  du  vivant  de  son 
père.  Rig.  4;  —  (1179)  assiste 
au  couronnement  de  Phi- 
iip()e- Auguste.  Rig.  4;  — 
avait  épousé  Marguerite,  fille 
de  Louis  VU.  Rig.  50  ;  Ghron. 
38;  Phil.  U,  494;  —  (1183) 
meurt  à  Martel.  Rig.  22; 
Ghron.  27  ;  Phil.  U,  487  :  — 
sa  veuve  épouse  Bêla,  roi  de 
Hongrie.  Rig.  43;  Ghron.  32; 
Phil.  n,  492.  —  Henricus  Ju- 


i>en%8y   Henricus  rex  Ànglie, 
rew  minor, 
Henri  lU^  roi  d'Angleterre.  — 

il216)  succède  à  Jean  Sans- 
Terre,  Ghron.  Gont.  Par.  3; 
Phil.  Xn,  310;  —  (1220) 
conclut  une  trêve  avec  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  Gont. 
Gott.  1. 

Henri,  évoque  d'Auxerre.  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
Gont.  Par.  7. 

Henri  I»,  comte  de  Bar.  —  Se 
croise  en  1188.  Rig.  56. 

Henri  II,  comte  de  Bar.  —  (121 3) 
assiste  à  l'assemblée  de  Sois- 
sons.  Phil.  IX,  204;  — (1214) 
se  tient  près  du  roi  à  Bouvi- 
nes.  Ghron.  184,  p.  272.  — 
Barri  cornes. 

Henri  I***,  duc  de  Brabant. 
comte  de  Louvain.  —  (1213) 
Msiste  à  l'assemblée  de  Sois- 
sons.  Phil.  IX,  203  :  —  épou- 
se Marie,  fille  de  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  165  ;  —  est 
beau-père  d'Othon,  empereur 
d'Allemagne,  et  gendre  de 
Philippe-Auguste.  Phil.  X. 
377,  675  ;  —  allié  de  Renaud 
de  Dammartin.  IX,  60;  — 
ravage  les  frontières  de  Fran- 
ce. X,  377;  —  (1214)  allié 
d'Othon.  Ghron.  181;  p.  266; 

—  fait  prévenir  Philippe- Au- 
guste que  la  route  imlt  Mor- 
tagne  est  impraticable.  Phil. 
X,  671;  —  prend  la  fuite  à 
Bouvines.  Ghron.  196,  p.  287. 

—  DiuB  Brabantie,  LÔvannus, 
Dux  Lovanie, 

Henri  U,  comte  de  Ghampagne. 

—  11188)  se  croise.  Rig.  56; 

—  (1192)  est  élu  roi  de  Jéru- 
salem. Rig.  88:  —  Richard 
Gœur-de-Lion  lui  remet  le 
commandement  avant  de  quiW 
ter  la  Terre  sainte.  Rig.  88; 
Ghron.  66;  —  (1197)  perd  sa 
mère,  la  comtesse  Mane.  Rig. 
119;  —  (1197)  meort  à  Acre. 


436 


TABLE  DES  NOMS 


Rig.  118  ;  Ghron.  90:  —  cité. 
Rig.  45;  Phil.  lU,  250.  — 
Henrieus  cornes  Campahie, 

Henri  Clément,  maréchal  de 
France.  —  (1204)  assiège  et 
prend  Troô.  Phil.  Vm,  283; 
— marche  contre  les  seigneurs 
Poitevins  révoltés  et  les  défait. 
290;  —  (1207)  a  la  garde  des 
places  prises  sur  le  vicomte 
de  Thouars.  Rig.  149;  — 
(1208)  hat  avec  Guillaume  des 
Roches  le  vicomte  de  Thouars 
et  Savari  de  Mauléon.  Rig. 
151;  Ghron.  145;  —(1214)  au 
siège  de  la  Roche-au-Moine. 
Phil.  X,  224;  —  meurt  de 
maladie  et  est  enseveli  à  Tur- 
oenay.  Ghron.  180;  Phil.  X, 
ôbO  ;  —  petit  de  corps,  grand 
de  cœur.  Phil.  WUL,  283  ;  X, 
224; .—  son  éloge.  X,  350.  — 
Henrieus  marescallus, 

Henri  Dandoio,  Doge  de  Venise. 
RiÇ.  139.  —  Dux  Venetiarum, 

Henri  !•',  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  61;  39;  Ghron.  11. 

Henri,  duc  de  Limbourg.  — 
(1214)  allié  d*Othon  à  Bou- 
vines:  Ghron.  186,  p.  266; 
Phil.  X,  395:  —  son  fils  Ga- 
lerand,  allié  de  Philippe-Au- 
guste. Ihid.  ;  —  prend  la  fuite. 
Ghron.  196,  p.  287.  —  Dux  de 
Lamburo  ou  de  Lamburc,  dux 
Lemburgis. 

Henri  de  Lusignan.  Voy.  Ai- 
meri  de  Thouars. 

Henri  de  Sully,  archevêque  de 
Bourges.  —  Frère  d'Eudes, 
évoque  de  Paris.  Rig.  114; 
-  (1200)  meurt.  Rie.  130. 

Henri  Troon,  abbé  de  Saint- 
Denis.  Rig.  145,  148.  —  Hen- 
rieus abbas  Sancti-Dyonisii. 

Henuinus  cornes.  Voy.  Baudouin 
V,  comte  de  Hainaut. 

Héraclius,  patriarche  de  Jéru- 
salem. —  (1185)  vient  à  Paris; 
célèbre  la  messe  à  Notre- 
Dame.  Rig.  30.  —  Héraclius, 
patriarcha  Hierosolymitanus. 


Hérétiques.  —  (1183)  Plusieurs 
'  sont  brûlés  en  Flandre.  Rig. 

22;  —  Philippe-Auguste  les 

fait    poursuivre    et     brûler. 

Phil.  I,  407.  —  Heretici,  Pope- 

licani. 
Hericus.  Voy.  Henri. 
Herivallis.  ^oy.  Hérivauz. 
Hérivaux  (Seine-et-Oise,   arr. 
'  de  Pontoise,  c.  et  comm.  de 

Luzarches).  —  AJbbaye  d'Au- 

gustins  fondée  par  Afaurice 
e  Sully.  Rig.  114.  —  Heri- 
vallis. 

Herloin,  moine  de  Saint-Denis. 
—  proche  la  croisade  en  Bre- 
tagne et  conduit  un  corps  de 
Bretons  à  Acre.  Rig.  120.  — 
Herloinus, 

Hermann,  landgrave  de  Thu- 
ringe.  —  (1211)  se  déclare 
pour  Frédéric  II.  Ghron.  157, 
p.  238.  —  Landegravius  Thu" 
ringie.^ 

Hermerie.  Voy.  Hermières. 

Hermières  (Seine-et-Marne,  arr. 
de  Melun,  c.  de  Touman, 
comm.  de  Favières).  —  Ab- 
baye de  Prémontrés,  fondée 
?ar  Maurice  de  Soily.  Rig. 
14.  —  Hermerie. 

Hérode  (le  roi).  Phil.  IV,  238; 
VI,  575. 

Hervé,  comte  de  Léon.  —  Etait 
borgne  :  est  fait  prisonnier  et 
enferme  à  Gh&teaulin  par  le 
vicomte  du  Faou  ;  est  délivré 
par  Haimon,  évèqne  de  Léon, 
et  (]!onan  le  Petit,  duc  de  Bre- 
tagne. Ghron.  13;  —  (1219) 
en  revenant  de  Terre  sainte, 
surpris  par  une  tempête  près 
de  Brindisi.  Ghron.  231  ;  — 
cité.  Phil.  m,  224.  —  Her- 
veus  cornes  Leonie,  Herveus  de 
Leone  ou  de  Lionia. 

Hervé  de  Donzi,  comte  de  Ne- 
vers.  —  (1202)  devait  rejoin- 
dre à  Tours  Arthur  de  Bre- 
tagne. Phil.  VI,  301  ;  —  se 
croise  contre  les  Albigeois. 
Ghron.  177;  —  (1213)  assiste 


ET  DES  MÀTIÈIiES. 


i37 


à  l'assemblée  de  SoissoDS. 
Phil.  IX,  200  ;  —  aUié  secret 
de  Jean  Sans-Terre.  Chron. 
201;  Phil.  IX,  88;  X,  95;  — 
devait  attaquer  le  pays  de 
Sens  et  le  Gàtinais.  Phil. 
IX,  88  ;  —  dans  le  partage  du 
royaume  devait  avoir  Sens. 
Phil.  X,  592;  —  poursuit  les 
ennemis  à  Dam.  Phil.  IX/ 
495;  —  11215)  Philippe- Au- 
guste lui  pardonne.  Chron. 
204,  p.  299;  —  (1218)  prend 
la  croix.  Chron.  225;  —  (1222) 
allié  d'Amaury  de  Graon  con- 
tre Pierre  Mauclerc,  duc  de 
Bretagne.  Phil.  XJI,  414.  — 
Herveus  cornes  Nivernensis. 

Hesdin  (Pas-de-Calais,  arr.  de 
Montreuil).  —  (1185)  fournit 
des  secours  à  Philippe  d'Al- 
sace contre  le  roi.  Phil.  H, 
122.  —  Hedinum. 

Heudo  œmes.  Voy.  Eon,  vicomte 
de  Porhoët. 

Hez  (forêt  de),  près  d'Hermès 
(Oise,  arr.  de  Beauvais,  c.  de 
Noailles).  Chron.  162,  p.  242. 
—  Poresta  de  Haïmes. 

Hibrea.  Voy.  Ivry-la-Bataiile. 

Hidace  (chronique  d').  Rig.  37; 
39,  p.  63;  Chron.  2.  —  Hida- 
dus. 

Hiémois  (les).  Phil.  V,  11.  — 
Oximii. 

Hiena.  Voy.  Huisne  (1'). 

Hieronymus  (sancttis).  Voy.  Jé- 
rôme (saint). 

Hierusalem.  Voy.  Jérusalem. 

Hilaire  (saint).  —  Sa  fête  était 
encore  célébrée  le  13  janvier 
au  temps  de  Rigord.  Hig.  56. 

Hildefonsus,  rex  Castelle.  voy. 
Alfonse  III,  roi  de  Castille. 

Hirundelle  cornes.  Voy.  Guil- 
laume, comte  d'Arundel. 

Hispania.  Voy.  Espagne  (1'). 

Histria.  Voy.  Istrie  (r). 

Hollande  (Guillaume,  comte 
de).  Voy.  Guillaume. 

Homère.  Phil.  I,  9. 

Hongrie  (la).  Rig.  43;  —  ses 


pelleteries.  Phil.  IX,  384. 
Voy.  Bêla  in,  roi  de  —,  Mar- 
guerite de  France.  —  Avaria, 
Hungaria, 

Hongrois  (les).  Phil.  U,  493.  — 
Hungri. 

Honorius  lU  (Centio  Savelli; 
voy.  ce  nom).  —  (1216)  est 
élu  pape.  Chron.  220;— (1220) 
demande  à  Philippe-Auguste 
de  lever  dans  son  royaume 
une  taxe  foncière  pour  la 
guerre  des  Albigeois.  Chron. 
Gont.  Cott.  2;  —  (1220)  cou- 
ronne l'empereur  Frédéric  II. 
7;  —  (1223)  un  chevalier  de 
Segni  est  chargé  en  songe, 
par  saint  Denis,  d'aller  lui 
demander  l'absolution  pour 
Tàme  de  Philippe-Auguste. 
Phil.  Xn,  716. 

Hôpital  (ordre  de  V).  —  (1192) 
contribue  à  l'élection  d'Henri 
de  Champagne  comme  roi  de 
Jérusalem.  Rig.  88  ;  —(1223) 
Philippe-Auguste  lui  lègue 
cent  mille  livres  pour  la  dé- 
fense de  la  Terre  sainte. 
Chron.  Gont.  Par.  8;  Phil. 
XU,  655.  —  Prieur  de  V  — . 
Voy.  Roger  de  Moulins. 

Horsa,  chef  saxon.  Phil.  FV, 
464.  —  Horsus. 

Horstmar  (Westphalie).  Voy. 
Bernard  de  — . 

Hostemale  (Bemardus  de).  Voy. 
Bernard  de  Hortsmar. 

Hostimalis,  Hosiimarensis  (Gi- 
rardus)  (sic).  Voy.  Bernard 
de  Horstmar. 

Hugues,  fils  de  Robert  P^*,  roi 
de  France.  Rig.  38,  p.  61. 

Huçues  d'Athée.  —  (1213)  est 
laissé  par  Philippe-Au^ste 
à  Lille  avec  une  garnison. 
Phil.  IX,  586.  —  Hugo  Àtfiius. 

Hugues  I*»""  le  Grand,  duc  de 
Bourgogne.  Rig.  38,  p.  61  ; 
Clhron.  11. 

Hugues  III,  duc  de  Bourgogne. 
—  Avait  plusieurs  fois  man- 
qué aux  promesses  d'obéis- 


488 


TABLE  DBS  N0M8 


sance  qu'il  avait  faites  à  Louis 
Vn.  Rig.  36  ;  —  (1185;  assièçe 
le  château  de  Vergy:  Phi- 
lippe-Auguste Toblige  a  lever 
le  siège.  Rig.  32  ;  Gnron.  31  ; 

—  (1186)  opprime  les  églises 
et  les  monastères  qui  se  pied- 
gnent  à  Philippe  -  Auguste. 
Rig.  33  ;  Chron.  31  ;  Phii.  I, 
565;  —  reçoit  deux  ou  trois 
avertissements  publics  du  roi. 
Rig.  34  ;  —  fortifie  Châtillon- 
sur-Seine.  Phil.  I,  595^  633  ; 

—  Philippe- Auguste  lui  écrit 
pour  lui  ordonner  de  cesser 
ses  rapines.  611  ;  —  Philippe- 
Auguste  assiège  Ghàtiuon- 
sur-Seine  et  s'en  empare. 
Riff.  35;  Chron.  31;  Phil.  I, 
640  ;  —  fait  sa  soumission  au 
roi,  qui  lui  fait  rendre  tout  ce 
qu'il  a  pris  aux  églises.  Rig. 
36;  Chron.  31;  Phil.  I,  698; 

—  (1188)  se  croise.  Rig.  56; 

—  (1190)  reçoit  de  Philippe- 
Auguste  à  Messine  un  pré- 
sent de  mille  marcs.  Rig.  72  ; 

—  (1191)  Philippe- Auguste, 
quittant  la  Palestine,  lui  laisse 
le  commandement  des  trou- 
pes. Rig.  81  ;  Chron.  62  ;  Phil. 
IV,  284;  —  (1193)  meurt  à 
Acre.  Rig.  79;  Chron.  60; 
Phil.  IV,  314;  —  cité.  Phil. 
III,  251.  —  Hugodux  Burgun- 
die,  Allobrogum  duw,  Odo  (er- 
reur. Phil.  I,  565)  dux  AllO" 
brogus,  Uldo  dux  Burgundie, 

Hugues  de  Boves.  —  Fils  de 
Robert  de  Boves.  Phil.  II, 
284;  —  (1213)  contribue  au 
désastre  de  Dam.  Chron.  170, 
p.  251  ;  —  allié  de  Renaud  de 
Dammartin,  avec  lequel  sa 
sœur  avait  un  commerce  adul- 
tère. Phil.  X,  422;  —  dans 
le  partage  du  rovaume  devait 
avoir  Beau  vais.  ^86  ;  —  avant 
Bouvines  se  moque  de  Re- 
naud de  Dammartin  qui  dé- 
conseillait le  combat.  Phil. 
XI,  567  ;  — -  à  Bouvines  au- 


près de  Renaud.  341  ;  —  pa- 
roles que  lui  adresse  celui-ci. 
Chron.  195;  —  prend  la  fuite. 
Chron.  196;  Phil.  XI,  564; 

—  (1215)  meurt  dans  un  nau- 
frage. Phil.  U,  288.  —  Hugo 
de  Boves,  de  Bobis,  Hugo  Bobi' 
gêna,  Hugo  Bobonicus, 

Hu^es  le  Brun,  seigneur  limou* 
sin.  Voy.  Aimeri  le  Brun. 

Hugues  IX  le  Brun,  de  Lusi- 
gnan,  comte  de  la  Marche, 
en  1196  accompagne  Richard 
Cœur  -  de  -  Lion  à  Aumale. 
Phil.  V,  182. 

Hugues  X  le  Brun,  de  Lusi- 
gnan,  comte  de  la  Marche  j 
en  1202,  Jean  Sans-Terre  lui 
enlève  sa  femme,  Isabelle 
d'Angoulôme.  Rig.  138; 
Chron.  110;  Phil.  VI,  90  et 
ss.,  282,  393;  —  passe  à  Phi- 
lippe-Auguste, et  vientàTours 
renforcer  l'armée  d'Artur  de 
Bretagne.  Rig.  138;  Chron. 

-  110;  Phil.  VL  279;— est  fait 

Prisonnier  à  Mirebeau.  Rig. 
38;  —  en  1213,  passe  à  Jean 
Sans-Terre.  Phil.  X,  22;  — 
en  1214,  figure  parmi  ses  al- 
liés. Chron.  172;  —  en  1221,. 
commande  les  troupes  en- 
vovées  par  Philippe- Auguste 
à  Amaury  de  Montfort.  Cnron. 
Cont.  Cott.  8j  —  en  1224, 
Louis  Vin  lui  promet  Bor- 
deaux. Phil.  Xn,  849.  —  HU' 
go  Brunus,  cornes  Marchicus, 
Marchie, 

Hugues,  évéque  élu  de  Cambrai. 

—  (H 99)  fait  prisonnier  par 
Hugues  d'Hamelincourt;  le 
royaume  est  mis  en  interdit 
à  cause  de  sa  captivité.  Rig. 
128.  —  Electus  Cameracensis, 
Voy.  Pierre  de  Douai. 

Hugues  Capet,  roi  de  France. 
Rig.  38,  p.  61  ;  Chron.  U. 

Hugues,  évoque  de  Coutances. 

—  (1223)  assiste  aux  obsèques 
de  Philippe-Auguste.  Chron. 


ET  DES  MATIÈRES. 


439 


Cont.  Par.  7.  —  Hugo  episeo- 
pus  Constantiensis, 

Hugues  de  Ch&teaaneuf-  en- 
Tnimerais.  —  (1203)  au  siège 
d'Andely.  Phil.  VU,  158.  — 
Hugo  Novi'Castri. 

Hugues  de  Dampierre.  —  (1202) 
devait  rejoindre  à  Tours  Far- 
inée d'Artur  de  Bretagne. 
Phil.  VI,  301 .  —  Hugo  Dom- 
nipetrita, 

Hugues  de  Fontaines.  —  (1214) 
à  BouvineSy  contribue  à  la 
prise  de  Renaud  de  Dammar- 
Un.  Ghron.  196,  p.  288.  — 
Hugo  de  Fontibus, 

Hugues  Foucaud,  prieur  de 
Saint- Denis.  —  (1186)  est 
élu  abbé.  Rig.  41  ;  —  est 
consacré  par  les  évêques  de 
Meaux  et  de  Senlis.  Rig.  42; 
(1197)  meurt.  Rie.  116;  — 
avait  décidé  Rigord  à  publier 
son  livre.  Rig.,  p.  5;  —  cité. 
Rig.  83.  —  Hugo  abbas  sancii 
Dyonisii. 

Hugues  de  Gournay.  —  (1202) 

*  commandait  à  Gournay,  lors- 
que Philippe -Auguste  s'en 
empara.  Rig.  138;  Phii.  VI, 
216.  —  Hugo  de  Gomaco,  Hu^ 
go  Gomacius, 

Hugues  d'Hamelincourt.  — 
(1188)  poursuit  les  Anglais  à 
Mantes  avec  Guillaume  des 
Barres.  Pbil.  IH,  452;  — 
blesse  Riciiard  uœur  -  de  - 
Lion.  551  ;  —  au  combat  de 
Soindres.  581  ;  —  (1199)  fait 

Srisonnier  Hugues ,  évéque 
e  Cambrai.  Riç.  128.  — ifu- 
go  Alencurie,  Hugo  de  Àlen^ 
curia,  Hugo  d'Àmelinoort. 

Hugues  de  Lusigpan.  Voy.  Hu- 
gues le  Brun,  comte  de  la 
Marche. 

Hugues  de  Malaunay.  —  (1214) 
dans  Tannée  française.  Phil. 
XI,  111  ;  —  est  renversé  de 
cheval  par  Gautier  de  Ghis- 
telle,  qu'il  fait  prisonnier. 
Ghron.  188,  p.  280  ;  Phil.  XI, 


138;  —  Hugo  de  Malo  Auneio, 
Hugo  Malaunus  ou  Malannus 
ou  Malaunites. 

Hugues,  comte  de  la  Marche. 
Voy.  Hugues  le  Brun,  de  Lu- 
signan. 

Hugues  de  Mareuil.  —  (1214) 
dans  Tannée  française.  Phil. 
X^  465  j  —  à  Bouvines,  fait 
pnsonnier  Forrand  avec  son 
frère  Jean.  Ghron.  190  ;  — 
avec  Gilles  d'Aci.  Phil.  XI, 
235  ;  —  Hugo  de  Maruel,  Hu- 
go Marolides. 

Hugues  de  Milan,  abbé  de  Saint- 
Denis.  —  (1197)  élu  abbé. 
Rig.  116. 

Hugues,  comte  de  Hethel.  — 

(1201)  dépouille  les  égUses; 
le  roi  s'apprête  à  le  cMtier  ; 
il  fait  sa  soumission.  Rig. 
137  ;  Ghron.  109.  —  Cornes  de 
Retest, 

Hugues  de  Thouars,  frère  d'Ai- 
meri  VH.  —  (1208)  est  fait 
prisonnier  par  les  Français. 
Rig.  151:  Ghron.  145;  Phil. 
Vm,  293.  —  Hugo  de  Thoar- 
do. 

Hugues  de  Vergy.  —  (1185) 
Hugues,  duc  de  Bourgogne, 
veut  lui  enlever  son  château 
de  Vergy;  réclame  Taide  de 
Philippe-Auguste,  qui  force 
le  duc  à  lever  le  sie^;  fait 
hommage  au  roi.  Rig.  32; 
Ghron.  31.  —  Appelé  Guido 
de  Vergiaeo  par  confusion 
avec  son  père. 

Huisne  (  T  ),  rivière.  Phil.  X, 
236.  —  Hiena, 

Humber  (T),  rivière.  Ghron. 
222,  p.  311;  Phil.  XH,  297. 
—  Humber, 

Hmnbert  III  de  Beaujeu.  — 
(1179)  viole  les  immunités 
des  églises  et  est  châtié  par 
Philippe- Auguste.  Rig.  8; 
Ghron.  18;  Phil.  I,  457;  — 

(1202)  devait  rejoindre  à  Tours 
l'armée  d*Artur  de  Bretagne. 
Phil.  VI,  301.  —  hnbertus 


440 


TABLE  lœS  NOMS 


Bellijocensis,  Ymbertus  de  Bel' 

lojoco. 
Humfroi.  chef  normand.  Rig. 

38, 1?.  61  ;  Chron.  10.  —  Hum- 

fredus, 
Hungri.  Voy.  Hongrois  (les). 
Hyberus.  Voy.  Ebre  (1*). 
Hybor.  Voy.  Ibor. 
Hystria.  Voy.  Istrie  (V). 


1 


lacoob-Aben-Iousef,  roi  de  Ma- 
roc. —  (1195)  entre  en  Es- 
pagne et  bat  Alphonse  III, 
roi  de  Gastille.  Rig.  103; 
Chron.  78.  —  Hemaminelinus, 
Hemir-Momelin . 

Ibera  poesù.  —  Poésie  de  Lu- 
cain.  Voy.  Lucain. 

Iberigena  Ferrandus.  Voy.  Fer- 
rand,  comte  de  Flandres. 

Ibor,  chef  franc.  Rig.  38,  p.  58  ; 
Chron.  3;  Phil.  I,  87.  — ^y- 
bor. 

Ibra,  Ibreia.  Voy.  Ivry-la-Ba- 
taille. 

Ide,  comtesse  de  Boulogne.  — 
Philippe  l'avait  mariée  à  Re- 
naud de  Dammartin.  Rig. 
115:  Chron.  88;  Phil.  IV, 
583;  XII,  108;  — (1213)  son 

•  mari  la  donne  comme  otage 
à  Jean  Sans-Terre.  Phil.  IX, 
74.  —  Comitissa  Bolonie. 

lUrda.  Voy.  Lérida. 

Illyrie  (H-  Phil.  IV,  330.  —  H- 
lyrieum  littus, 

Fmbertus.  Voyez  Humbert  de 
Beau  jeu. 

Immunités  accordées  aux  égli- 
ses par  les  rois  de  France. 
Rig.  34. 

Incendies  allumés  par  des  cor- 
beaux en  Beauvaisis.  Rig. 
98;  —  (1194)  incendie  de  No- 
tre-Dame de  Chartres.  Rig. 
98;  Chron.  73;  Phil.  IV, 
598;  —  (1218)  incendie  à  No- 
tre-Dame de  Paris.  Chron. 
226. 

Indeburgis.  Voy.  Ingcburge. 


Indre  (H,  rivière.  Phil.  VIII, 
411.  —  Endria. 

Ingeburge,  sœur  de  Canut,  roi 
ae  Danemark. — (1193)  é}K)U8e 
Philippe-Auguste  à  Amiens  ; 
est  répudiée  ;  reste  en  France 
dans  un  monastère  et  reçoit 
une  pension.  Rig.  92  ;  Chron. 
69;  —  était  parente  de  Phi> 
lippe -Auguste  par  Charles, 
comte  de  Flandre.  Rig.  92; 

—  (1199)  au  concile  de  Dijon 
le  légat  Pierre  de  Capoue  met 
le  royaume  en  interdit  à 
cause  de  sa  répudiation. 
Rig.  131;  Chron.  103;  — 
(1201)  rapprochement  appa- 
rent avec  le  roi  srâce  à  rm- 
tervention  du  légat  Octa-^ 
vien.  Rie.  133  ;  Chron.  105  ; 

—  concile  de  Soissons,  réu- 
ni par  les  légats,  pour  exa- 
miner si  son  mariage  doit 
être  annulé  ;  au  bout  de 
quinze  jours.    Philippe-Au- 

Î;uste  remmène  et  prévient 
es  évoques  qu'il  la  regarde 
comme  sa  femme.  Rig.  133  ; 

—  est  enfermée  au  château 
d'Etampes.  Rig.  131;  —(1213) 
rentre  en  grâce  auprès  du  roi. 
Chron.  166.  —  Indeburgis, 
Ingeburgù,  Isamburgis, 

Innocent  III,  pape.  —  (1197) 
succède  à  Célestin  m  ;  s'ap- 
pelait Lothaire.  Rig.  119; 
Chron.  91  ;  —  était  élève  de 
Pierre  de  Corbeil.  Rig.  130; 

—  (1197)  est  hostile  à  Téleo- 
tion  de  Philippe  de  Souabe  à 
Tempire  ;  excommunie  ses 
partisans  et  se  déclare  pour 
Othon  de  Saxe.  Rig.  117;  — 
(1198)  envoie  son  légat,  Pierre 
de  Capoue,  pour  rétablir  la 
paix  entre  les  rois^e  France 
et  d'Angleterre.  Rig.  125; 
Chron.  95;  —  (1199)  Phi- 
lippe-Auguste lui  envoie  des 
ambassaoeurs  pour  demander 

la  levée  de  l'interdit  mis  sur     ^ 
le  royaume  par  le  légat  Pierre 


ET  DES  MATIÈRES. 


U1 


de  Gapoue.  Chron.  103  ;  — 
(  120i  )  lé^time  les  enfants 
d'Agnès  de  Méranie.  Rig. 
136;  Ghron.  108;  —  (1203) 
envoie  en  France  Tabbé  de 
Casamarii  pour  rétablir  la 
paix  entre  Philippe-Auguste 
et  Jean  Sans-Terre  ;  n'y  peut 

Parvenir.  Rig.  140;  Ghron. 
19;  —  (1208)  soutient  Othon 
dans  ses  efforts  pour  arriver 
à  Tempire.  Rig.  152;  Chron. 
146  ;  —  (1208)  envoie  comme 
légat  en  France  Gales,  cardi- 
nal de  Sainte-Marie  in  por" 
ticu.  Rig.  153;  Ghron.  147; 
—  avertit  le  comte  de  Tou- 
louse de  ne  pas  favoriser  les 
Albigeois.  Phil.  Vm,  509;  — 
(1208)  proclame  la  croisade 
contre  les  Albigeois  et  ex- 
horte Philippe- Auguste  à  y 
prendre  part.  Rig.  154;  Phil. 

VIII,  515- —  (1210)  couronne 
Othon  à  Rome.  Ghron.  157, 
p.  236;  —  s'oppose  aux  em- 
piétements d  Othon  sur  le 
clergé.  Phil.  X,  605;  — 
Othon  lui  enlève  différentes 
places  autour  de  Rome.  PhiL 
X,  632  ;  —  (1210)  excommu- 
nie et  dépose  Othon  et  en- 
gage Frédéric  II  às'emparer  de 
rempire.  Ghron.  157,  p.  238; 
Phil.  X,  640;  — (1212)  n'ose 
confirmer  l'élection  de  Fré- 
déric, mais  le  reçoit  à  Rome 
avec  honneur.  Chron.  158, 
p.  239;  —  (1212)  donne  tort 
aux  évéques  d'Orléans  et 
d'Auxerredans  leur  différend 
avec  Philippe  •  Auguste. 
Ghron.  151;  —  (1215)  Jean 
Sans-Terre  met  son  rovaume 
sous  sa  suzeraineté.  Chron. 
214;  Chron.  Gont.  Par.  3; 
Phil.  IX,  322;  — envoie  en 
Angleterre  son  légat  Pandol- 
phe  pour  recevoir  l'hommage 
de  Jean    Sans -Terre.    PhiL 

IX,  333  ;  —  relève  Jean  Sans- 
Terre  de  rexcommaoieatioo* 


346  ;  —  réunit  un  concile  au 
Latran.  Ghron.  216;  Ghron. 
Gont.  Par.  2;  —  excommu- 
nie les  barons  anglais  révol- 
tés. Ghron.  216;  —  (1216) 
envoie  en  France  son  légat. 
Gales,  pour  empêcher  le  prin- 
ce Louis  de  passer  en  Angle- 
terre. Ghron.  217  ;  —  excom- 
munie le  prince  Louis.  Ibid.; 
—  excommunie  Philippe- 
Auguste  comme  complice  de 
son  fils  et  écrit  à  ce  sujet  à 
Tarchevêque  de  Sens.  Ghron. 
218  ;  —  prononce  à  Rome  un 
sermon  dans  lequel  il  renou- 
velle ses  excommunications. 
Ghron.  219;  —  confère  le 
comté  de  Toulouse  à  Simon 
de  Montfort.  Ghron.  Gont. 
Par.  4  :  —  tombe  malade  et 
meurt  à  Pérouse.  Ghron.  220; 
Chron.  Gont.  Par.  2  ;  —  son 
éloffe.  Ghron.  Gont.  Par.  2. 

Inondations.  —  En  mars  1196. 
Rig.  109  ;  Chron.  83  ;  —  en 
décembre  1206.  Rig.  148; 
€hron.  140;  —  en  avril  et 
mai  1219.  Ghron.  232  ;  —  en 
février  1220.  Ghron.  235. 

Jnsula.  Yoy.  Lille. 

Insula  Andehad,  Voy.  Andely 
(ril6  d'). 

Iruula  Bona,  Vov.  Lillebonne. 

Jnêulani.  Voy.  ulle  (les  gens 
de). 

Interdit  —  (1199)  prononcé 
par  le  légat  Pierre  de  Gapoue 
contre  la  France  à  cause  de 
l'arrestation  de  Ilufpies.  évA- 
que  de  Cambrai.  Rig.  128  ;  — 
(1200)  prononcé  par  le  même 
au  sujet  d'Agnès  de  Méranie. 
Rig.  131  ;  Ghron.  103. 

Amwî  pontm.  Voy.  Mer  Io- 
nienne. 

Ipra.  Voy.  Ypres. 

Liaac  l'Ange,  empereur  de  (Jons* 
untinople.  Hig.  72,  139.  — 
Conrezcic. 

Isabelle  d'Angoulême.  —  Fian- 
cée à  Hogueii  X  de  Lu»ignari, 


448 


TABLE  DC8  NOMS 


dit  le  Brun,  comte  de  la 
Marche,  est  enlevée  par  Jean 
Sans-Terre.  Rig.  13»,  p.  453; 
Chron.  liO;  Phil.  VI,  90;  — 
était  petite-fille  de  Pierre  de 
Courtenai.  Phil.  VI,  93.  — 
Filia  comitis  Engolismensis. 

Isabelle  de  Hainaut.  Voy.  Eli- 
sabeth de  Hainaut. 

Isabelle,  fille  d'Amaurv  I«',  roi 
de  Jémsalem.  Rig.  88. 

Isangrins  (les).  —  Race  belli- 
queuse. Phil.  IX,  360;  — 
(1185)  aident  Philippe  d'Al- 
sace, comte  de  Flandre,  con- 
tre le  roi.  Phil.  II,  125;  — 
(1213)  aident  au  désastre  de 
Dam.  Chron.  170  ;  Phil.  IX, 
442;  —  (1214)  envoient  des 
renforts  à  Ferrand.  Phil.  X, 
440.  —  Isangrini,   Ysangrini, 

Isara,  Voy.  Isère  (P),  Oise  (1*). 

Isère  (1*),  rivière.  Phil.  IV, 
301.  —  Isara, 

Issoudun  (Indre).  —  Ëloge  da 

Êays;  son  blé;  son  vin.  Phil. 
[,  535  ;  —  (1187)  est  pris  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  57; 
Chron.  38;  Phil.  H,  534;  — 
Philippe- Auguste  garde  cette 
ville  comme  gage  oe  la  paix. 
Phil.  n,  629^;  —  (1189)  est 
cédé  à  Philippe-Auguste  par 
le  roi  d'Angleterre.  Rig.  67; 
Chron.  49;  —  (1195)  est  pris 
par  Mercadier.  Rig.  104: 
Chron.  79;  —  (1195)  Phi- 
lippe-Auguste y  réunit  son 
armée.  Rig.  107;  Chron.  82. 

—  Eisoldunum,  Essoldunum, 
Ursellodunum,  Uxsellodunum, 

—  Voy.  Raoul  d'  — ,  comte 
d'Eu. 

Istrie  (1').  Rig.  88,  112.  —  His- 

tria,  Hystria, 
Italie  (F).  Rig.  38,  p.  57  :  Chron. 

5-  Phil.  IV   19. 
Iveline  (f()rôt'd').*Phil.  1,482. 

—  Aquilina  SUva, 

Ivry- la -Bataille  (Eure,  arr. 
d'Bvreux).  —  ('1188)  Henri  H 
s'y    retire.    Chron.    45;    — 


(1191)  Philippe-Auguste  s*en 
empare  pendant  la  captivité 
de  Richard  Gœor-de-Lion. 
Phil.  IV,  412:  — citée.  Phil. 
m,  355.  —  Hibrea,  Ibra, 
Ibreia. 


J.  de  Chartres,  chevecier  de 
Saint-Denis.  Rig.  64. 

Jacques  d'Avesnes.  —  (1188) 
prend  la  croix.  Rig.  56;  — 
était  déjà  à  Acre  lors  de  Tar- 
hvée  de  Philippe -Auguste. 
Phil.  rv,  169;  —  meurt  en 
Palestine.  315.  —  Jacobus  de 
Avennis,  Jacobus  Avennas. 

Jacques,  chevalier  de  Segni.  — 
(1223)  étant  malade,  vit  en 
songe  saint  Denis,  qui  le 
chargea  d'aller  demander  au 
pape  l'absolution  pour  Tàme 
de  Philippe-Auguste.  Phil. 
XII,  719. 

Jacques,  évolue  de  Soissons.  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques 
de  Philippe-Auguste.  Chron. 
Cont.  Par.  7. 

JafiTa.  —  (1191)  prise  par  Ri- 
chard Cœur-de-Lion.  Phil. 
IV,  242  ;  —  perdue  par  lui. 
305  ;  —  citée.  384.  —  Joppe. 

Janua,  Voy.  Crénes. 

Jean,  comte  de  Beaumont^sur- 
Oise.  —  (1188)  prend  la  croix. 
Rig.  56;  —(1214)  dans  l'ar- 
mée française.  Phil.  X,  470  ; 

—  à  Bouvinee,  à  l'aile  droite. 
Chron.  186,  p.  276  ;  Phil.  XI, 
53  ;  —  ses  exploits  à  Bouvi- 
nes.  Chron.  188,  p.  279;  Phil. 
XI,  113.  —  Jonannes  cornes 
Bellimontis,  Bellimontensis 
cornes, 

Jean  de  Braisne,  comte  de  Ma- 
çon, fils  de  Robert  de  Dreux. 
(1213)  assiste  à  rassemblée 
de  Soissons.  Phil.  IX,  208; 

—  cité.  Phil.  IX,  96.  —  Jo- 
hannes  de  Brena,  Rc^rtigena. 

Jean  de  Brienne,  roi  de  Jéni- 


ET  DES  MATIÈRES. 


443 


salem.  —  (1222)  ses  dissenti- 
ments en  Terre 'sainte  avec 
le  légat  Pelage.  Ghron.  Gont. 
Cott.  40;  —  (1223)  est  à  Pa- 
ris lors  de  la  mort  de  Phi- 
lippe-Auguste, phii.  xn, 
543  ;  —  assiste  à  ses  obsèques. 
Ghron.  Gont.  Par.  7;  Phil. 
Xn,  644  ;--Philippe-Auguste 
lui  lègue  cent  mille  tivres 
pour  la  défense  de  la  Terre 
sainte.  Ghron.  Gont.  Par.  8  ; 
Phil.  XII,  655.  —  Johannes 
rex  Àcharon,  Johannes  rex 
Hierosolimitanus, 

Jean  de  Ghandelie,  chancelier 
de  Notre-Dame  de  Paris. 
Ghron.  174.  —  Johannes  de 
Gandela. 

Jean,  iils  d'Henri  Giément. 
Ghron.  180. 

Jean  do  Goudun.  —  (1214)  à 
Bouvines,  renverse  Renaud 
de  Dammartin.  Ghron.  196, 
p.  288;  Phil.  XI,  677.  —Jo- 
hannes de  Conduno,  Johannes 
Condunita. 

Jean  le  Latimier.  —  (1203)  pour- 
suit avec  Gaubert  de  Mantes 
la  flotte  anglaise  fuyant  d'An- 
dely.  Phil.  vn,  330;— (1213) 
sur  la  flotte  française  à  Dam. 
Phil.  IX,  295.  —  Cuique  La- 
iinatrix  dat  nomen  lingua 
Johannes  f  Latinator. 

Jean,  comte  de  Leicester.  Voy. 
Robert,  comte  de  Leicester. 

Jean  de  Mareuil.  —  (1214)  dans 
l'armée  française.  Phil.  X, 
465;  —  avec  son  frère  Hu- 
gues, fait  prisonnier  Ferrand 
a  Bouvines.  Ghron.  190.  (La 
Phil.  XI,  235,  dit  que  Fer- 
rand fut  pris  par  Hugues  de 
Mareuil  et  Gilles  d'Aci.)  — 
Johannes  Marolides,  Johannes 
de  Maruel. 

Jean  de  Nesle.  — (1214)  à  Bou- 
vines se  conduit  lâchement. 
Ghron.  196,  p.  288  ;  —  fait 
prisonnier  Guillaume  Lon- 
gue>£pée,  que  Philippe  de 


Dreux  avait  renversé.  Phil. 
XI,  547  ;  —  frère  Guérin  lui 
confie  la  ^rde  de  Renaud  de 
Dammartm.  716. — Johannes 
de  Nigella,  Johannes  Nigel- 
lensis. 

Jean  Painel  et  son  frère  Foul- 
ques. Phil.  m,  223.  —  Paga- 
nelli. 

Jean  de  Rouvrai.  —  (1214)  dans 
l'armée  française.  Phil.  X, 
495  ;  —  à  Bouvines,  aux  cô- 
tés de  Philippe  •  Auguste. 
Ghron.  184,  p.  272;  —  veut 
faire  prisonmer  Renaud  de 
Dammartin.  Ghron.  1% , 
p.  288  ;  —  Renaud  se  rend  à 
fui.  Phil.  XI,  683.  —  Johan- 
nes de  Roboreto,  Johannes  Ao- 
boreus,  Johannes  nomen  ha- 
bens  a  robore. 

Jean,  prieur  de  Saint-Denis.  — 
(1196)  est  élu  abbé  de  Gorbie. 
Rig.  110. 

Jean  de  Saint-Paul,  cardinal, 
légat  avec  Octavien  en  1204. 
Rig.  133. 

Jean  Sans-Terre,  roi  d'Angle- 
terre. -—  Son  surnom  lui 
avait  été  donné  par  son  père. 
Phil.  VI,  591  ; 

—  (1187)  emporte  le  bras  de  la 
Vierge  brisé  par  un  cottereau 
à  Ghâteauroux.  Rig.  52  ; 

—  (1189)  en  guerre  contre  son 
père.  Phil.  in,  742; 

—  (1192)  ravage  les  états  de 
Richard  (Uœur-de-Lion  pen- 
dant sa  captivité.  Phil.  IV, 
408  ;  —  au  retour  de  Richard, 
vient  en  France.  Phil.  IV, 
428; 

—  (1194)  feint  de  s*allier  avec 
Philippe- Auguste.  Rig.  94  j 
Ghron.  72;  —  le  roi  lui 
donne  Ëvreux  en  garde. 
Phil.  rv,  445;  —  massacre 
par  trahison  la  garnison  d'E- 
vreux.  Ghron.  72;  Phil.  IV, 
449;  —  se  retire  en  Angle- 
terre. Phil.  IV,  471  ;  —  as- 
siège le  Vaudreuil,  est  forcé 


444 


TABLE  DES  NOMS 


par  Philippe  -  Au^ste  à  en 
lever  le  siège.  Rig.  100; 
Chron.  74;  Phil.  V,  1; 

-  (1199)  est  chassé  du  Mans 
par  Artur  de  Bretagne.  Chron. 
401  ;  —  succède  à  Richard 
Gœur-de-Lion  au  détriment 
d* Artur.  Phil.  V,  621:  VI, 
14  : — est  couronné  roi.  Cnron. 
101  ;  —  à  Cantorbéry  le  jour 
de  l'Ascension.  Rig.  126;  — 
conclut  une  trôve  avec  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  129; 
Chron.  102;  Phil.  VI,  16; 

-  (1200)  conclut  la  paix  avec 
Philippe-Auguste  entre  Ver- 
non  et  Andely.  Rig.  132  ;  — 
fait  épouser  au  prince  Louis 
sa  nièce  Blanche  de  Castille. 
Rig.  132  ;  Chron.  104  ;  Phil. 
VI,  25;  —  à  cette  occa- 
sion abandonne  à  Louis  toutes 
les  terres  dont  Philippe- Au - 

fuste  s'était    emparé.    Rig. 
32; 
•  (1201)  vient  en  France,  est 
reçu  magnifiquement  et  com- 
ble de   présents  par  le  roi. 
Rig.  135;  Chron.  107; 

-  (1202)  enlève  Isabelle  d'An- 
goulême,  femme  de  Hugues  le 
Brun,  comte  de  la  Marche; 
l'épouse  et  dépouille  de  leurs 
biens     plusieurs     seigneurs 

Îoitevins.  Rig.  138;  Chron. 
10;  Phil.  VI,  90;  —  Phi- 
lippe-Auguste lui  écrit  à  ce 
sujet;  Jean  demande  à  se  ius- 
tiner  devant  ses  pairs.  Phil. 
VI^  105;  —  cite  une  pre- 
mière fois,  fait  défaut.  Rig. 
138;  Phil.  VI,  135;  —  Phi- 
lippe-Aucuste  le  cite  à  nou- 
veau; il  aemande  des  délais. 
Phil.  VI,  147;  —  cité  une 
troisième  fois,  promet  de 
comparaître  et  de  remettre 
en  gage  Boutavant  et  Tilliè- 
res.  Chron.  110;  Phil.  VI, 
176:  —  fait  défaut  et  refuse 
de  livrer  ces  places.  Chron. 
110;  Phil.  VI,  194;  —  Phi- 


lippe-Auguste lui  déclare  la 
guerre  et  lui  enlève  plusieurs 

Î laces  en  '  Normandie.  Rig. 
38;  Chron.  112;  Phil.  VI, 
204;  —  Artur  de  Bretajpae 
assiège  sa  mère  dans  Mire- 
beau;  il  vient  à  son  secours. 
Chron.  113;  Phil.  VI,  320, 
384  ;  —  avant  le  comblât  jure 
à  Guillaume  des  Roches  qu'il 
n'emmènera  pas  Artur  au 
delà  de  la  Loire.  Phil.  VI, 
422  ;  —  fait  prisonnier  Artur 
devant  Mirebeau.  Rig.  138; 
Chron.  113;  PhiL  VI,  434; 

—  viole  son  serment  ;  Guil- 
laume des  Roches  et  autres 
le  quittent.  Phil.  VI,  452;  — 
emprisonne  Arthur  à  Falaise; 
fait  mourir  de  faim  les  autres 
prisonniers.  Phil.  VI,  455; 
reprend  Tours.  Rig.  138; 
Chron.  114;  —  tire  oes  trou- 
pes de  Normandie.  Phil.  VI, 
339; 

—  (1202)  Innocent  III  cherche 
vainement  à  rét&blir  la  paix 
entre  lui  et  Philippe- Augus- 
te. Rig.  140;  Chron-  119  :  — 
assiège  Alençon  et  Brezolles  ; 
Philippe- Auguste  lui  en  fait 
lever  le  siège.  Chron.  117, 
118  ;  Phil.  V.  30  ;  —  retenait 
en  prison  Aliénor  de  Breta- 
gne. Phil.  VI,  333  ;  —  et  son 
frère  Artur.  Chron.  120;  — 
prend  I>ol  et  Fougères  et  fait 
massacrer  les  prisonniers. 
Chron.   120;  Phil.  VI,  343; 

—  ravage  la  Bretagne  jus- 
qu'à Rennes.  Phil.  Vl,  345; 
veut  faire  assassiner  Artur  à 
Falaise;  ses  gardes  s'y  refu- 
sant, il  le  fait  transférer  à 
Rouen.  471  ;  —  veut  le  faire 
assassiner  à  Rouen  par  Guil- 
laume de  Briouse,  qui  refuse. 
478  ;  —  se  retire  aux  Mouli- 
neaux  pendant  trois  jours. 
493  ;  —  vient  chercher  Artur 
dans  une  barqrue  et  le  tue  de 
sa    main.    55z;  —  assassin 


ET  DES  MATIÈRES. 


445 


d'Artur.  Chron.  171,  200:  — 
Philippe-Auguste  lui  déclare 
la  guerre  pour  venger  la  mort 
d'Artur.  Phil.  VH,  13;  — 
fait  attaquer  de  nuit  le  camp 
de  Philippe-Auguste  devant 
Andely.  Chron.  123;  Phil. 
Vn,  144; 

—  (1204)  après  la  i)rise  du  Ghâ^ 
teaa-Gaiilard,  fait  raser  plu- 
sieurs places  en  Normandie. 
Phil.  vn,  818;  —  est  chassé 
de  tout  le  Vexin.  Phil.  VII, 
Cat,;  —  quitte  la  Normandie 
et  retourne  en  Angleterre. 
Chron.  132;  Phil.  VII,  830; 

—  (1205)  avait  confié  au  rou- 
tier Lou  Pescaire  hi  garde  de 
Falaise.  Phil.  VIU,  17;  — 
avait  fait  fortifier  le  Mont 
Saint-Michel.  114  ; 

—  (1206)  débaroue  à  La  Ro- 
chelle et  envanit  TAniou  et 
La  Bretagne.  Rig.  147;  tihron. 
138;  Phil.  VIÛ,  435;  —  à 
l'arrivée  de  Phihppe-Augus- 
te  fait  semblant  ae  vouloir 
conclure  la  paix,  s'échappe 
et  se  rembarque.  Chron.  1^9; 
—  conclut  une  trôve  et  re- 
tourne en  Angleterre.  Rig. 
147  ;  —  est  force  à  se  rem- 
barquer par  Philippe -Au- 
guste. Phil.  Vni,  441  ; 

—  (1208)  recette  de  ne  pouvoir 
secourir  les  Albigeois.  Phil. 
VIII,  Cat.;  —  leur  envoie  des 
renforte.  Phil.  VHI,  864;  — 
opprime  le  clergé  en  Angle- 
terre. 884  ;  IX,  1  ;  —  rerase 
de  reconnaître  Etienne  Lang- 
ton  comme  archevêque  ae 
Cantorbery  et  est  excommu- 
nié. C!hron.  163; 

—  (1211)  Renaud  de  Dammar- 
tin  a  des  intelligences  avec 
lui.  Chron.  162;  Phil.   IX, 

—  (1212i  Renaud  va  en  Angle- 
terre et  lui  propose  ^liaAoe 
contre  Ptiilippe- Auguste  ;  il 
accepte.   Phil.   IX,  30;  — 


plan  de  campagne  contre  la 
France.  81;  —  reçoit  la  foi 
de  Renaud,  dlhron.  164  ;  Phil. 
IX,  Cat.;  -r  jure  de  tuer 
Philippe- Auguste.  Phil.  IX, 
101; 

—  (1213)  Ferrand,  comte  de 
Flandre,  a  des  intelligences 
avec  lui.  Chron.  165;  —  Phi- 
lippe-Auguste se  prépare  à 
marcher  contre  lui  et  ses  com- 
plices. Phil.  IX,  4;— à  l'as- 
semblée de  Soissons,  Philip- 
pe-Auguste expose  son  projet 
d'envanir  l'Angleterre.  Phil. 

IX,  166  ;  —  se  réconcilie  avec 
le  clergé;  reconnaît  la  suze- 
raineté du  pape.  Chron.  171  ; 
Phil.  IX,  322;  — fait  hom- 
mage au  pape  entre  les  mains 
du  légat  Pandolphe.  333  ;  — 
donne  satisfaction  au  clergé  ; 
est  relevé  de  l'excommunica- 
tion. 346^  545;  —  fait  des 
présents  a  la  comtesse  de 
Flandre.  408;  décide  Guil- 
laume, comte  de  Hollande,  à 
se  déclarer  contre  Philippe- 
Auguste.  614; 

—  (1214)  débarque  à  La  Ro- 
chelle, s'allie  aux  Poitevins, 
prend  Angers  et  plusieurs 
places.    Chron.    172:    Phil. 

X,  9;  —  assiège  Nantes; 
est  mis  en  fuite  par  le  duc 
Pierre;  fait  prisonnier  le 
jeune  Robert  de  Dreox. 
Chron-  172;  Phil.  X,  26; — 
Hervé,  comte  de  Nevers,  s'al- 
lie avec  lui.  Phil.  X,  95; 
—  retient  encore  prisonnière 
Aliéner  de  Bretagne.  Chron. 
173; — fortifie  Angers.  Chron. 
478,  p.  266  ;  Phil.  X,  71  ;  — 
à  l'arrivée  des  troupes  fran- 
^uses,  s'enfuit  vers  Bordeaux. 
Phil.  X,  111  ;  —  revient  en 
Poitou,  ravage  le  pays  jus- 
qu'à Craon.  139  ;  —  assiège 
UL  Roche-au-Moine.  Chron. 
178  ;  Phil.  X,  144  ;  —  menace 
les  assiégés  de  la  potence. 


446 


TABLB  DES  NOMS 


Phil.  X,  193  ;  —  son  chape- 
lain est  tué.  Ghron.  ivS, 
p.  262;  Phil.  X,  280;^  —  le 
prince  Louis  lui  enjoint  de 
lever  le  siège;  il  refuse.  Phil. 
X,  216  ;  —  engage  la  bataille, 
s'enfuit.  Phil.  X,  259;  — 
lève  le  siège  et  perd  ses  ba- 
ffages.  Ghron.  179,  p.  263; 
Ghron.  Gont.  Par.  1;  —  son 
camp  pillé  par  les  Français. 
Phil.  X,  299;  —  est  pour- 
suivi par  Louis  au  delà  de  la 
Loire.  314  ;  »  pousse  Othon 
à  attaquer  Philippe-Auffuste 
et  lui  envoie  des  renforts. 
Ghron.  181,  p.  266;  —  re- 
vient en  Poitou,  conclut  une 
trêve  de  cinq  ans.  Ghron.  204, 
p.  298; 

*-  (1215)  échange  Robert  de 
Dreux,  le  jeune,  contre  Guil- 
laume Longue-Épée.  Phil. 
XJI,  144;  —  se  croise;  les 
barons  anglais  le  forcent 
à  confirmer  leurs  libertés. 
Ghron.  211;  —  fait  propo- 
ser à  Philippe -Auguste  de 
lui  racheter  les  terres  dont 
celui-ci  s'est  emparé.  Ghron. 
212;  —  les  barons  anglais  se 
révoltent  contre  lui  et  appel- 
lent Louis  Vin.  Ghron.  214, 
p.  304  ;  Ghron.  Gont.  Par.  3  ; 
Phil.  Xn,  294;  —  assiège 
et  prend  Kochester.  Ghron. 
215* 

<-  (1216)  attendait  Louis  Vm 
sur  le  rivaffê  avec  une  armée; 
prend  la  fuite.  Ghron.  221  ; 
—  se  retire  au  delà  de  l'Hum- 
ber.  Ghron.  222,  p.  311  ;  Phil. 
XII,  294  ;  —  meurt.  Ghron. 
222,  p.  312;  Ghron.  Gont. 
Par.  3;  Phil.  XII,  306.  — 
Johannes  cognominé  Sine- 
Terra. 

Jean,  archevêque  de  Tours.  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques  de 
Philippe- Auguste.  Phil.  XH, 
668. 

Jean,  archevêque  de  Trêves.  — 


(1211)  se  déclare  pour  Frédé- 
ric IL  Ghron.  157,  p.  238.  — 
Treverensis  areMepisoopus. 

Jean,  père  de  Jean  U,  comte 
de  Vendôme,  appelé  par  er- 
reur comte  de  Vendôme, 
meurt  en  Palestine.  Phil.  IV, 
310.  —  Vindocinensù  cornes, 

Jean  m,  comte  de  Vendôme. 

—  (1213)  assiste  à  l'assemblée 
de  Soissons.  Phil.  IX,  205. 

—  Vindocini  cornes. 
Jeanne  d'Angleterre,  sœur  de 

Richard  Gœur-de-Lion.  — 
avait  épousé  Guillaume  n, 
roi  de  Sicile.  Rig.  72;  Phil. 
IV,  74. 

Jeanne  de  France,  fille  de  Phi- 
lippe-Auguste et  d'Agnès  de 
Méranie.  —  (1201)  est  légiti- 
mée par  Innocent  III.  Rig. 
136;  Ghron.  108. 

Jeanne,  comtesse  de  Flandre. 

—  (1213)  reçoit  des  présents 
de  Jean  Sans-Terre.  Phil.  IX, 
408. 

Jebus.  Voy.  Jérusalem. 

Jérôme  (saint).  Ghron.  4.  — 
Sanctus  Hieronf/mus. 

Jérusalem.  —  Détruite  nar  Ti- 
tus et  Vespasien.  Phil.  XIÏ, 
202;  —  (1187)  prise  par  Bala- 
din. Rig.  53;  Ghron.  36,  39; 
Phil.  in,  8;  —  citée.  Rig. 
65;  Phil.  IV,  362  ;  XH,  646. 

—  Helya,  Hierusalem,  Jebus, 
Jérusalem,  Solyma.  —  Rois 
de  — .  Voy.  Gui  de  Lnsignan, 
Henri  II,  comte  de  Ghampa- 
gne,  Jean  de  Brienne.  —  Pa- 
triarches de  — .  Voy.  Héra- 
clius,  Michel  de  Gorbeil, 
Raoul. 

Jésus-Ghrist.  —  Gheveuz  de  — 
enfant;  lange  de — :  manteau 
de  pourpre  de  — .  Kig.  145. 
Voy.  Glou  (le  saint),  Couron- 
ne d'épines  (la  sainte),  Groix 
(la  vraie). 

Joannice,  roi  des  Bulgares.  — 
Tue  BÎaudonin  de  Flandre, 
empereur  de  Gonstantinople. 


Wt  DES  MATIÈRES. 


U? 


Phil.  IX,  258.  —  Thracum 
dux. 

Joinville  (Guillaume  de),  arche- 
TÔque  ae  ReimB.  Voy.  Guil- 
laume. 

Jois,  Voy.  Jouy-Mauvoisin. 

Jonathas.  Phil.  III,  460. 

Jongleurs  (les).  —  Fréquentent 
les  palais  des  princes,  dont 
ils  reçoivent  les  vôtements 
hors  d  usaçe.  Rig.  48. 

Jappe.  Voy.  Jaffa. 

Josselin,  gardien  de  la  tour  de 
Mantes.  —  (1196)  est  assassi- 
né par  les  prisonniers  anglais 
auil  garde.  Phil.  V,  20.  — 
ùascôlinus. 

Joordain,  arbalétrier.  —  (1203) 
au  siège  d'Andely.  PhU.  VU, 
263.  —  Jordanui. 

Jourdain,  évéque  de  Lisieux. 
—  8e  croise  contre  les  Alhi- 
geois.  Ghron.  177,  p.  258. 

Jeu j-Mau voisin  (Seine-et-Oise, 
arr.  de  Mantes,  c.  de  Bonniè- 
res).  —  (1188)  est  brûlé  par 
Henri  n.  Phil.  O,  300.  — 
Jois. 

Jmehellus  de  Mediana.  Voy.  Jn- 
hel  de  Mayenne. 

Judas.  PhU.  VI  575. 

/niet.  Voy.  Juiu  (les). 

Jvbel  de  Mayenne.  ^  ii209)  re- 

rid  aux 'Anglais  lechàtetn 
Gnarplic  avec  Taide  de 
Philippe  -  Auguste.  Qiron. 
150:  —  (1214;  reste  ûdêle  an 
iuL  Qiron.  201.  —  JuckeUut 
de  Medùma. 
Joifs  \ieskt.  —  Soumis  par  Ves- 
pasien.  Phil.  XL,  5*«;  —  ex- 
Boifiéë  de  France  par  Da^o- 
Lert.  Hifi.  Vd  ;  —  leurs  sma- 

rrues  bbuë  Louis  VIL  Phil. 
3Î^1;  —  .!180>  Philippe- 
Auiruf^te  les  dépouille  de 
leuh  meuble»,  Hi^.  €  ;  —  et 
dt)dare  nulles  les  dettes  odsh 
traciéeë  vuy*n%  eux.  Ri|E.  t2; 
Ghron.  22:  Phil.  L  ri;  — 
recevaient  en  nae  les  oifCU 
du  cnhe.  Hifi.  il,  t4:  _  im- 


molaient un  enfant  tous  les 
ans.  Ghron.  17;  —  (avril 
1182)  reçoivent  l'ordre  de 
quitter  la  France  avant  trois 
mois  ;  essayent  de  gagner  les 
seigneurs  de  la  cour.  Rig. 
15;  Ghron.  23;— (juillet)  sont 
expulsés.  Rig.  16;  Ghron.  23  ; 
Phil.  I,  371  ;  —  crucifient  à 
Brie-Gom  te -Robert  un  chré- 
tien que  leur«  livré  Agnès  de 
Baudement;  Philippe  •  Au- 
guste en  tait  brûler  quatre- 
vingU.  Rig.  84;  Ghron.  63; 
Phfl.  I,  7S:.-(1197?)  sont 
rappelés  en  France  par  Phi- 
lippe •  Auffuste.  Rig.  122; 
Gnron,  93:  —  astrologues 
juifs.  Rig.  49,  —  Judei.  Voy. 
Synagogues. 

Jales  Gesar.  Voy.  César. 

Julius.  Voy.  a 


KaiuSy  sénéchal  du  roi  Artor. 
—  Fondateur  de  Chioon. 
Ghron.  179,  p.  263;  Phil. 
VIU,  381:  —  fondateur  de 
Gaen.  Phil.  VUI,  29;— duc 
de  Neustrie  et  comte  d'Ao« 
km.  384. 

K0la,  Voy.  CbellM. 

iûmuiut,  rem  jHinarum  oa  Ifa^ 
eorum,  Voy,  Canot  VI^  roi 
de  Danemark. 

KmrU.  Voy.  Carolingiens  (lesi. 

Kârkitààe  (la)^  poème  en  Thon- 
oaor  de  pMrre  Chariot  Phil. 
Mufhc.  ffï;  —  fut  compoaée 
Deodaut  que  Guillaume  le 
kreton  tmvaiilait  à  la  Phi- 
lûipide.   Phil.    XIL,  fis.  ^ 

MsrMus.  X'qj.  Ptem  Cikariot. 
isrmff0uUt.  Voy.  GcMDnftêgtte. 
KmfUié^,  isntlideê.  Voy.  Phi- 

li^pe-Âuf^uate. 
EsruLi  iueus.  \ny,  C3btaalif . 
EmntU  ^Msia.  Vo>'.  Craix^dkaf' 


kiiy.ne  (k). 
mut.  Voy.  GiiinoD. 


Êmk. 


448 


TABLE  DES  NOMS 


Ladinanno  {Gauflridtu  de),  Voy. 
Geoffroi  de  Lusignan. 

Laines  teintes  d'Ypres.  Phil. 
n,92. 

Lamourc  ou  Lamburo  (dux  de), 
Voy.  Henri,  duc  de  Lim- 
bourg. 

Landit  ^oire  du).  Ghron.  Gont. 
Gott.  9.  —  Endietum. 

Landula,  lieu  du  voisinage  de 
Mantes.  —  (1188)  brûle  par 
Henri  n.  Phil.  m,  301. 

Langres  (Haute-Marne).  Phil. 
X,  515.  —  Lingones. 

Laon  (Aisne).  Phil.  IX,  149.— 
Laudunum.  —  Evoques  de 
— .  Voy.  Anseau,  Ronert. 

Lascy  (Roger  de).  Voy.  Roger. 

Latimier  (Jean  le).  Voy.  Jean. 

Latinator  (Johannes),  Voy.  Jean 
le  Latimier. 

Latinus.  Rig.  38,  p.  57. 

Latran  (concile  général  de)  en 
1215.  Ghron.  216;  Ghron. 
Gont.  Par,  2. 

Lauda,  Voy.  Lodi. 

Laudunum,  Voy.  Laon,  Lou- 
dun. 

Lavinie.  Ris;.  38,  p.  57. 

Lebrosum,  Voy.  Levroux. 

Lecestrie(Guillelmus  cornes), Voy. 
Robert,  comte  de  Leicester. 

Lc^ts  du  saint-siège.  Voy. 
Conrad,  évoque  de  Porto; 
Gales,  cardinal  de  Saint-Ma- 
rie in  Porticu;  Guillaume 
aux  Blanches-Mains;  Henri, 
cardinal,  évèque  d*Albano; 
Jean  de  Saint-Paul;  Melior; 
Octavien,  cardinal,  évèque 
d'Ostie  et  Velletri;  Pandol- 
phe;  Pelage;  Pierre  de  Ga- 
poue;  Robert  de  (]k)rcon. 

Lé^r  (saint).  —  A  donné  son 
nom  à  la  forêt  dlveline.  Phil. 
I,  483  ;  —  Vie  de  saint  Léger  ; 
—  citée.  Ghron.  9.  — Sanctus 
Leodegarius, 

Leqionia.  Vov.  Léon  (Saint- 
Pol  de).      ' 


Leicester  (comtes  de).  Voy.  Guil- 
laume, Robert. 

Leicestrie  (Guillelmus  ou  Johan- 
nes cornes).  Voy.  Robert, 
comte  de  Leicester. 

Léman  (lac).  Phil.  X,  519.  — 
Lemanus, 

Lemburgis  dux.  Voy.  Henri, 
duc  de  Limbourg. 

Lemomca  civitas,  Lemovice.  Voy. 
Limoges. 

Lencium.  Vox.  Lens. 

Lens  (Pas-de-Galais.  arr.  de  Bé- 
thune).  —  (1199)  PhiUppe, 
comte  de  Namur,  y  est  rait 
prisonnier  par  les  fVancais. 
Rig.  128;  dhron.  100;  Phil. 
V,  344.  —  Lencium,  Lentium, 
Lensica  confinia, 

Lensica  confinia,  Voy.  Lens. 

Lentium,  Voy.  Lens. 

Leodegarius  (s,anctus).  Voy.  Lé- 
ger (saint). 

Leodicensis  (episcopus),  Voy.  Al- 
bert, évoque  de  Lièse. 

Léon  IX,  pape.  Rig.  39,  p.  62; 
Ghron.  11. 

Léon  (Saint-Pol  de)  (Finistère, 
arr.  de  Morlaix).  —  Des  pro- 
diges sV  produisent  fréquem- 
ment. Ghron.  97;  —  (1222) 
les  habitants  (Leonenses)  se 
révoltent  contre  Pierre  Mau- 
clerc,  duc  de  Bretagne.  Ghron. 
Gont.  Gott.  11;  Phil.  XH, 
408;  —  se  soumettent.  Phil. 
Xn,  444  ;  —  citée.  Phil.  Vni, 
399  ;  —  Guillaume  le  Breton 
était  chanoine  de  Léon.  Ghron. 
174.  —  Léo,  Leonia,  Leoniea 
terra,  Legionia,  Lionia^patria 
ou  fines  Ocismorum.  —  Ëvôque 
de — .Voy.  Haimon. — Gomtes 
de  — .  Voy.  Hervé,  Gniomar. 

Leone  (Herveus  de).  Voy.  Hervé, 
comte  de  Léon. 

Leonensis  episcopus.  Voy.  Hai- 
mon, évèque  de  Léon. 

Leonenses,  Voy.  Léon  (Saint- 
Pol  de). 

Leonia,  Leoniea  terra,  Voy. 
Léon  (Saint-Pol  de). 


ET  DES  MATIÈRES. 


UO 


EjHmwm  eastrum.  Voy.  Lyons- 
k-For6t.      . 

Léopold  Y,  duc  d'Aatriche.  — 
Bit  offensé  par  Richard  Gœar- 
de-Lion  à  Acre.  Rig.  82;  Pbil. 
IV,  335  ;  —  l'arrête  à  son  re- 
tour de  Palestine.  Rig.  88; 
Chron.  66;  Phil.  IV,  335;  — 
le  lÎTre  à  Mayence  à  Tempe- 
tmr  Henri.  Phil.  IV,  377.  — 
Umpoldus  dux  Àustrie,  Àus" 
trieus  dux. 

Léopold  VI,  dac  d'Autriche.  — 
(1211)  se  déclare  pour  Fré- 
déric n.  Chron.  157,  p.  238. 

—  IhiS  Austrie. 

Lépeux  (les).  —  (1183)  Pbi- 
uppe-Auguste  rachète  à  ceux 
de  iWis  les  foires  de  Saint- 
Lazare.  Rig.  20;  Chron.  25; 

—  août  exemptés  de  la  dime 
niadine.  Rig.  59. 

Lérida,  ville  d'Espagne.  Phil. 
Vn,  563-  —  Ilerda. 

Umâ.  Voy.  TouL 

Unnrium.  Voy.  Lerroox. 

Lerronx  (Indr^,  arr.  de  Cbi- 
teanioux).  —  (1188)  pris  par 
Plûiîppe- Auguste.  Kig.  60, 
61;  Quon.  43;  Phil.  m,  43; 
— on  torrent  dé£66ché  ae  rem- 
lUt  miracn  lentement  pour 
iéaaltuii  Tarmée de Philiope- 
Aaguste  qui  raitâégg.  Big. 
«;  Chron  43;  Phii.  III,  4o; 

—  est  donné  par  Philippe- 
Aonste  à  Louis,  fils  du  comte 
ée  Blois.  Rig.  61.  —  Leéro- 
mm,  Leurtavum. 

L  VoT-  Lieuvin  (le). 
i.  Voy.  Lisieux* 
'  eûmes ).    Voy.    Gtiil- 
knme,   Robert,   comtes   de 


(5  amnis.  Voy.  Loir  (le). 
L  Voy.  Lys  (iaj. 
lÊêomtricus    (joitannes    oomes). 
VoT.  Roiien.  comte  de  Lei- 


(évéque  de).  Voy.  Albert 
làmwîn  'le;.  —  Mares  du  — . 
V,  6.  - 


Uffer.  Voy.  Loire  (la). 

Ligurie.  Phil.  IV,  297.  —  Liçu- 
ri  a, 

Lille  (Nord).  —  (1184)  fournit 
des  secours  au  comte  de  Flan- 
dre contre  le  roi.  Phil,  IL 
108  ;  —  (1213)  se  rend  à  Phi- 
lippe-Auguste, qui  y  laisse 
Hugues  d'Athée  a^ec  des 
troupes.  Qiron.  170;  Phil. 
IX,  584;  —  se  révolte  et 
ouvre  ses  portes  à  Perrand. 
Cairon.  m;  Phil.  IX,  618; 
—  est  prise  d'assaut  par  le 
roi  et  incendiée.  Chron.  170  ; 
Phil.  II,  115  ;  IX,  631  ;  — 
(1214)  envoie  des  renforta  à 
Ferrand.  Phil.  X,  439;  - 
Philippe-Auguste  ry  rendait 
lonqu^il  fut  rejoint  par  Othon 
an  pont  de  Doovines.  Chron. 
182;  —  ses  draps.  Phil.  Il, 
112.  —  Insula. 

lillebonne  (  Seine  -  Inférieure, 
arr.  du  Havre).  —  (1211)  Phi- 
lippe-Auguste  l'enlève  à  He- 
naod  de  Dammartin.  Chron. 
162,  p.  243.  ^  Insula  Bona. 

LhmaÙuttius,  gouverneur  musul- 
mao  d'Acre.  Rig.  81-82. 

limbourg  (Henri,  due  de).  Voy. 
HeorL 

Timogei  (Hante- Vieoiie),  Rig. 
126.  -*  UmaviM  eMiOM,  — 
Vicomtes  de  ^.  Voy.  Adé* 
mar.  Oui  V. 

UrnsfUdm,  dus  Àus$rie,  Voy. 
IÀ>pold,  duc  d'Autriche. 
ineolA.  vilied'AjQgleterre.  Phil. 
IV,  393;  —  (1217)  asfi^ 
par  le  ié^  Gales.  CJIhron.  2x3, 
p.  313.  —  Unc(méum. 

Uncmtium.  Voy.  Lincoixi. 

Limfçmts.  Vov.'Langres. 

Umi^.  Vov.*  Léon  (ftaini-Pol 
de». 

Liaieox  «Calvados).  —  (12041  se 
rend  à  Philippe- Auguste.  Rig. 
142;  Pliii.  \1IL  39.  —  La»- 
wfimm,  Lumfvtum.  —  Evéques 
de  — .  Voy.  Guillaume,  lour- 
daia. 


A50 


Lisignan  (Gauflridus  de),  Voy. 
Geoffroy  de  Lusi^an. 

Lisinaniciis  {Gaufndus).  Voy. 
Geoffroy  de  Lasignan. 

Lisinanno  {Haimericus  de),  Voy. 
Aimeri  de  Lusignan. 

Lisinano  (Henricus  de).  Voy. 
Henri  de  Lusiffnan. 

Lisinia  {Gaufridus  de).  Voy. 
Geoffroy  de  Lusignan. 

Loche,  Voy.  Loches. 

Loches  (Indre-et-Loire).  —  Des- 
cription et  éloge.  Phil.  VIII, 
408;  —  (1194)  pris  nar  Ri- 
chard  Gœur-de-Lion.  Rig.  97  ; 

—  (1204)  assiégé  par  Philippe- 
Auguste.  Rig.  143:  Ghron. 
133;  Phil.  Vni,  427;  — 
(1205)  pris.  Rig.  144;  Ghron. 
134;Phil.  Vin,  427;  —  est 
donné  à  Dreu  de  Mello.  Rig. 
144;  Ghron.  134.  —  Loche, 
Lochia, 

Lochia,  Voy.  Loches. 

Lodi,  yille  d'Italie  fondée  par 
Frédéric  Barberousse.  — 
(1213)  les  Milanais  y  tendent 
une  embuscade  aux  habitants 
de  Pairie.  Ghron.  167,  p.  247. 

—  Lauda, 

Lodulus  Galiota.  Voy.  Louis  des 

Galées. 
Loing  (le),  rivière.   Phil.    X, 

59o.  —  Lupa. 
Loir  (le),  rivière.  Phil.  HI,  73 

X,  237.  —  Liderieus  amnis. 
Loire   (la),   fleuve.   Rig.   66 

Ghron.  48;  178,  p.  261;  179 

p.  263:  229;  Phil.  UI,  679 

703;  VI,  347,  419,  450;   X 

78,  239.  —  Liger. 
lomazaia,  Voy.  Lommoye. 
Lombardie  (la).  Ghron.  158. 
Lommoye  (Seine-et-Oise,  arr. 

de  Mantes,  c.  de  Bonnières). 

—  (1188)  brûlé  par  Henri  U. 
Phil.  m,  302.  —  Lomazaia, 

Londo,  Londonia,  Londonie,  — 
Voy.  Londres. 

Londres.  —  D'abord  appelée 
Trinovantum  ou  Nouvelle- 
Troie.    Rig.    38,    p.    57;   — 


TABLB  DES  NOMS 


(1215)  se  révolta  contre  Jean 
Sans -Terre..  Ghron.  214, 
p.  305;  —  (1216)  Louis  VHI 
y  est  reçu  avec  joie.  Ghron. 
222,  p.  311  ;  —  citée.  Phil. 
lU,  311.  —  Londo,  Londonia, 
Londonie, 

Longchamps  (Eure^  arr.  des 
Andelys,  c.  d'Ëtrepagny).  — 
Est  pris  par  Philippe -Au- 
guste. Phil.  VL  208.  —  Lon- 
gus  Campus,  Voy.  Etienne 
de  — . 

Longus  Campus,  Voy.  Long- 
champs. 

Lorraine  (la).  —  Eloge.  Phil. 
X,  385.  —  Duc  de  — .  Voy. 
Thibault. 

Lorrains  (les).  —  (1214)  dans 
rarmée  d'Othon.  Phil.  X, 
381  ;  —  cités.  Phil.  I,  148.  — 
Lotharingi,  Lotoringi, 

Lothaire,  nom  d'Innocent  IH. 
Rig.  119;  Ghron.  91. 

Lothaire,  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  61;  Ghron.  11.  -^  Lo- 
tharius. 

Lotharingi,  Lotoringi,  Voy.  Lor- 
rains (les). 

Loudun  (Vienne).  —  (1204) 
donné  par  Philippe- Auguste 
à  Aimeri  de  Thouars.  Ghron. 
135;  —  (1206)  pris  par  Phi- 
lippe -  Auçuste.  Phii.  vin, 
374;  —  mis  par  lui  en  état  de 
défense.  Rig.  147;  —  (1214) 
Philippe- Auguste  y  reçoit  les 
propositions  de  paix  du  vi- 
comte de  Thouars.  Ghron. 
204,  p.  298  ;  —  cité.  PhiL  VI, 
169;  X,  104.  ^  Laudunum, 
Loudunum, 

Louis,  fils  de  Gharles  le  Simple. 
Rig.  38,  p.  61. 

Louis  I«',  duc  de  Bavière.  — 
(12HJ  se  déclare  pour  Frédé- 
ric II.  Ghron.  157,  p.  238.  — 
Bavarie  dux. 

Louis,  comte  de  Blois,  fils  de 
Thibaut  V,  comte  de  Gham- 
pagne.  —  (1188)  Philippe- 
Auguste  lui  donne  Levroux. 


BT  DES  MATIÈRES. 


461 


Rig.  61;  —  (1198)  s'allie  à 

Richard     Cœur  -  de  -  Lion. 

Cairon.  95;  —   (1202)  prend 

part  à  la  quatrième  croisade. 

Rig.  139;  Ghron.  115;  Phil. 

\I,  42;  —  cité.  Rig.  100.  — 

BUsensis  cornes. 
Loui^  I*'  le  Débonnaire,  roi  de 

France.  Rig.  38,  p.  60  ;  Ghron. 

9.  -^  Ludùvicxu  pins  imperator, 
Louis  n  le  Bègue,  roi  de  rrance. 

Rig.  38,  p.  60;  Ghron.  9.  — 

Ludocieits  Albus  site  Balbus. 
Lcmis  IV,  roi  de  France.  Rig. 

38,  p.  61;  Ghron.  11. 
Louis  V  le  Fainéant,   roi  de 

Flranœ.  Rig.  38,  p.  61  ;  Ghron. 

Il .  ^  Ludacicus  qui  nihU  fedt, 
Louis  VI  le  Gros,  roi  de  France. 

Ri^  39^  p.  63;  Ghron.  11; 

Phil.  \,  338.   —  Ludofviaa 

Grouus. 
Louis  Vn    ]e  Pieox.   roi  d< 

Vnnee.  —  Fils  de  Lewis  VI 

ei  père  de  Philippe-Ausnaft^. 

Rig.  39^  p.  C4;  Cbfoo:  if; 

—  ca  Mnir  ComUiKxr  avail 

ffilL  l«M  ;  —  ss  iJJfe  Mjm 
«lait  «;p>cMr  fktth  OmsU 
MuneL  Rir.  41.  ^;  Cbff«u 

WL^z^Lil  IL  m». -- 'et  «a 
iife  A^3i»3f.  A>zitf  CwHSiMrt;. 

SMÎe  à  EcjflEL  -nwmr-t  <k  f^^ 

—  ac^wsilrtr  et  ^f1lirt*  t'uv 
tarpt   Uu-ui    •%:  -  HITO  \a 

Het^ikttt  )niuf  tu    (HituitiJ^ef  ia 

«1  h  \ *îf tiiiiuoua  Via!.  JJL. 
miff  ttMMtiiUibt^  i;  iiMjueik  il 


propose  de  faire  couronruir 
son  fils  de  son  Wvant.  Hig,  2; 
—  (15  août  1179)  éuit  déjà 
atteint  de  paralysie  4  cetUf 
époque,  liig.  2;  —  rm  f^ttit, 
pour  cett^!  raison,  assistitr  au 
couronnement  de  tum  fils,  \n 
{•'  nov(;mbre.  Uig.  4;  — 
(1179)  était  septuagénaire^. 
Ghron.  16;  Phil.  I/fel;  — 
(18  septembre  IIHO)  oumrt, 
Riff.  11;  Ghron.  21;  Hiil.  I, 
361  ;  —  est  enUrrré  à  llar* 
beaux.  Rig.  ll,33;Chrof»,  21  ; 
—^  laisse  en  mourant  k  trésor 
royal  vide,  FbiL  I,  377.  — 
Lmovitui  piu$, 

Loots  VIII,  roi  de  Fraude,  -- 
|li>(7,  h  têf/UgmUr^l  sa  nalik 
iiikse.  liig.  M:  (Mftm.  17; 
Pbil.  II,  4/^;  --  Aftur  di» 
Hretaim^  est  éU^  av«e  lui. 
PbiL  V,  im; 

-*  1 115^1)  wmtm  0»aM«9  «si 
»ti  ptr  U»  fté^nm  4«  la 
FaMiMi.  Hï^  lliffMfUm  1^ 

im-,  ym.  vît».  —  i4>M» 

|isr^.  ân^.  1^: 

'— '  4|':M^'  «Ht  fwtt  ^aU<^«Uef  pair 
t«V: 
Jluj««sfUBtM»hek^Jticui.  14:^. 

—  dts^.ii  oeMuait^MÙuKMiMsret 

i'iikiiuiv     rv^utfuait.    Uufui. 
^^.  ^  aianîe  #  1  utmimnM' 


462 


TABLE  DES  NOUS 


de  Soissons.  Phil.  IX,  199; 

—  son  père  lui  donne  Grave- 
lines.  d55;  —  délivre  Dam 
des  Anglais.  496  ; 

—  (1214)  est  chargé  de  défendre 
le  Poitou  contre  Jean  Sans- 
Terre.  Phil.  X,  124  ;  —  ras- 
semble une  armée  à  Ghinon. 
Ghron.  173;  179.  p.  263;  — 
arrive  à  la  Rocne-au-Moine 
pour  faire  lever  le  siège  ;  son 
message  à  Jean  Sans-Terre. 
Phil.  A,  202;  —  prépare  ses 
troupes  au  combat;  renforts 
oui  fui  arrivent.  221  ;  —  force 
tiean  Sans-Terre  à  lever  le 
siège.  Ghron.  179;  Chron. 
Gont.  Par.  1;  Phil.  X,  259; 

—  poursuit  Jean  Sans-Terre 
au  delà  de  la  Loire,  prend 
Thouars  et  démantèle  Angers. 
Ghron.  179;  Phil.  X,  314; 

—  (1215)  part  pour  la  croisade 
d'Albigeois  ;  prend  Toulouse. 
Ghron.  206  ;  —  est  appelé  au 
trône  d'Angleterre  par  les  ba- 
rons révoltés  contre  Jean 
Sans-Terre.  Ghron.  214;  Phil. 
Xn,  302; —  leur  envoie  des 
troupes.  Ghron.  214; 

—  (1216)  est  excommunié  pour 
ce  fait  par  le  pape.  Ghron. 
217;  —  excommunié  à  nou- 
veau. Ghron.  219;  —  passe 
en  Angleterre,  débarque  dans 
nie  de  Thanet  et  marche 
contre  Jean  Sans  -  Terre. 
Ghron.  221  ;  —  enti-e  à  Lon- 
dres et  prend  diverses  places; 
mais,  à  la  mort  de  Jean  Sans- 
Terre,  les  barons  proclament 
son  fils  et  Louis  est  forcé  de 
revenir  en  France.  Ghron. 
222; 

—  (1217)  retourne  en  Angle- 
terre, est  battu  et  repasse  en 
France.  Ghron.  223  ;  —  récit 
abrégé  de  son  expédition  d'An- 
gleterre. Ghron.  Gont.  Par.  3  ; 

—  (1219)  à  la  croisade  des  Albi- 
geois. Ghron.  233  ; 

—  (1223)  assiste  aux  obsèques  de 


son  père.  Ghron.  Gont.  Par.  7  ; 

—  sa  douleur.  Phil.  XU,  590; 

—  monte  sur  le  trône.  Phil. 
xn,  Cat.; 

—  (1224)  fixe  les  frontières 
du  royaume  aux  Pyrénées. 
826;  —  prend  La  Rochelle, 

•Saintes  et  Niort.  820;  — 
prend.  Bordeaux  et  donne 
cette  ville  au  comte  de  la 
Marche.  846;  —  réclame  le 
trône  d' Angleterre  du  chef  de 
sa  femme.  834  ;  —  soumet  la 
Guyenne  et  le  Toulousain. 
853; 

—  Rigord  lui  dédie  sa  chro- 
nique; Rig.  1;  —  et  Guil- 
laume le  Breton  sa  Philippide. 
Phil.  Nunc.  1  ;  —  exhortation 
que  lui  adresse  Guillaume  en 
terminant  son  poème.  Phil. 
xn,  804. 

Louis  des  Galées.  —  (1203)  au 
siège  d'Andely.  Phil.  VH, 
329;  —  (1213)  sur  la  flotte 
française  à  Dam.  Phil.  IX, 
295.  —  Lodulus  ou  LudUmcus 
Galiota, 

Lou  Pescaire.  Voy.  Pescaire 
(Lou). 

Louvain  (duc  ou  comte  de).  Voy. 
Henri  I*',  duc  de  Brabant, 
comte  de  — . 

Louvre  (tour  du).  —  (1214)  Fer- 
rand  y  est  enfermé.  Phil.  XII, 
163.  —  Lupre  arx. 

Lovanie  (dux),  Lovannus.  Voy. 
Henri,  duc  de  Brabant. 

Lucain.  Phil.  I,  11;  IX,  368, 
731.  —  Lucanus.  —  Poésie 
de  — .  Ibera  poesis,  Phil.  XII, 
885. 

Lude  (le)  (Sarthe,  arr.  de  la 
Flèche).  Phil.  X,  235.  —Lude. 

Ludovicus  Àlbus  ou  Balbus,  Voy. 
Louis  le  Bègue. 

Ludovicus  Pius.  Voy.  Louis  Vil, 
roi  de  France. 

Lugdunensis  pagus,  Voy.  Lyon- 
nais (le). 

Luna,  ville  de  Toscane.  Ghron. 
10. 


KT  BBS  H^nÉmBS. 


iss 


Loue  (lai.  ~  (44^)  Mirade  i 
ArpenieuiL  Chron.  47.  — 
Éclipses  de  — .  Voy.  £ci^»es 
de  Inné. 

Ugfm.  Tôt.  Loins  de). 

Lypicarus.  Voy.  Pescftire  (Loni. 

iMore  an.  \ox.  Louvre  ftonr 
dm. 

LoRignan  (Xiemie,  arr.  de  Poi- 
tàiers).  YoT.  Aimeri.  Geof&m, 
Gni^  Henri,  Hn^nes. 

lÉfiea  civitas.  Voy.  Lutèoe,  Pa- 
ris. 

Lotèce.  —  Rie.  37  ;  Chron.  3,  4, 
7,  33;  PMI.  L,  97,  158;  V, 
45.  —  Lutecia,  Lutea  civiUtt. 
Voy.  Paris. 

lM9ovium.  Voy.  Lisiefox. 

Lyon  (Rhône*.  —  Légende  dn 
sceau  de  ses  archeréones  et 
de  ses  monnaies.  PhiL  XJL, 
676.  —  Archevèçne  de  — . 
Voy.  Renaud. 

Lyonnais  {le).  Chron.  13,  18. 
—  Paries  Luçdunentes,  Lu^ 
éunensii  pagus. 

Lyons-la-Forèt  (Eure,  arr.  des 
Andelysi.  —  (119?|  pris  par 
Philippe-Auguste.  PhiL  IV, 
413;  —  et  rendu  par  lui  à 
Fabbaye  de  Saint-Denis.  Ris. 
89;  C'hron.  67;  —  pris  due 
non  veau  par  le  roi.  PniL  VI*, 
%09.  —  Leonum  eastrum.  No- 
vum  eastrum. 

Lys  (la),  rivière.  Phil.  IX,  30, 
424.  —  Lidus. 


M 


M.,  comtesse  de  Champagne. 

Voy.  Marie  de  France. 
Maeeio.  Voy.  Alexandre,  roi  de 

Macédoine. 
Machabées  (les).  PhU.  Vm,  664. 
Macheleo  (Flandre,  près  Conr- 

trai).  Voy.  Eustacbe  de  — . 
Màcon    (Saône  -  et  -  Loire).    — 

Comtes  de  — .  Voy.  Girard, 

Jean  de  Braisne. 
Magmaeticolô.    Voy.    Mahomé- 

tans  (les). 


Maçometus.  Voy.  Mahomet. 

Mmauntina  urbs,  Vov.  Mayence. 

Mahaut^  fille  de  lienaùd  de 
Dammartin.  —  Avait  épousé 
Philippe  HnrepeL  fils  de  Phi- 
lippe-Auguste. Phil.   xn. 

Ut.  —  Mathùdis. 
Mahomet.    Hiil.   IV,  219.   — 

Moffcmetus. 
Mahométans    (les).  —   (1191) 

Richard   Cœur-de-Lion    &it 

massacrer  ceux  d'Acre.  Phil. 

n\    220.    —    MagtmeticoU. 

Vov.  Sarrasins  (les). 
Mainârd  de  Gorita.   —   (1192) 

poursuit   Richard   Coenr-^e- 

Lion    après    son    naufrage. 

Rig.   88.    —   Maifutréus  ûb 

Guorxe. 
Maine  (le).  Chron.  201.  ~  Ce- 

nomannia. 
Maires  du  palais.  Rig.  38,  p.  58. 
Malannjus,  Moiaunitts,   Moiau- 

nus  {Hugo).  Voy.  Hugues  de 

Maiaunay. 
Malaunay  *{  Seine  -  Inférieure, 

arr.  de  Rouen,   c  de   Ma- 

rommej.  Voy.  Hugues  de  — ^. 
Mak^-el-Adel-Seifedditt-Abou* 

bekr,  frère  de  Saladin.  —  Lui 

succède  en  Svrie.  Rig.  90; 

Chron.    68.   -^  Sé^miinut, 

Impkmdinus. 
Matek-el-Aaii-Othman,  fils  de 

Saladin.  —  Lui  sucoède  en 

Egynte.  Rig.  90;  Chron.  68. 

—  Meralidus, 
Maleciein%u  (Fêtrus).  Voy.  Pierre 

Mauvoisin.  —  Maieviàni  /ht- 

très.    Voy.    Gui,    Manassès, 

Pierre,  liobert. 
Malleo.  Voy.  Maulêon. 
Maio  Auneio   {Hugo  de),   Voy. 

Hugues  de  Malaunav. 
MaloUone  {Savaricus  de).  Voy. 

Savari  de  Mauléon. 
Manassés ,     sergent     d'armes. 

Phil.  VII,  733. 
Manassés  Mauvoisin.  —  (1186) 

se  distingue  au  siège  de  ChA- 

tillon-sur-Seine.  PhiL  L  683  ; 

—  à  Fembuscade  de  Ôour^ 


454 


TABLE  DES  NOMS 


celles-lez-Gisors,  veut  faire 
reculer  Philippe  -  Auguste; 
ses  paroles.  V,  374-396.  — 
Mariasses  Malevicinus, 

Manassès,  évè(}ue  d'Orléans.  — 
(1212)  ses  démêlés  avec  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  151. 

Manassès,  comte  de  Rethel.  — 
Opprime  le  clergé  de  Reims  ; 
est  châtié  par  Philippe-Au- 
guste. Phil.  I,  781.  —  RestelU 
cornes, 

Manceaux  (les).  Phil.  VI,  452. 

—  Cenomanni. 
Mandeville  (Guillaume  de).  Voy. 

Guillaume. 
Mangonneau ,      machine      de 

guerre.  Phil.  Il,  350.  —  Man- 

gonellus. 
Mans  (le)  (Sarthe).  —  (1189)  pris 

par  Philippe -Auguste.  Kig. 

66  ;  Ghron.  48  ;  Phil.  UI,  643  : 

—  qui  le  rend  à  Richard 
Cœur  -  de  -  Lion.  Rig.  67  ; 
Ghron.  49;  Phil.  m,  674;  — 
(1199)  Arthur  de.  Bretagne 
s'en  empare.  Ri^.  127  ;  Ghron. 
101  ;  —  et  y  fait  hommage  à 
Philippe-Auguste  [hommage 
prêté,  en  réalité,  à  Tours]. 
Rig.  127.  —  Cenomannum, 
Cenomannis,  civitas  Cenoman* 
nensis,  urbs  Cenomannica, 

Mantes  (Seine-et-Oise).  —  (1188) 
'  Henri  II  ravage  le  v  exin  jus- 
qu'à Mantes.  Ghron.  45  ;  Phil. 
III,  295;  —  les  habitants 
s'avancent  au-devant  de  lui 
jusqu'à  Ponffibos,  Phil.  III, 
357  ;  —  Philippe  -  Auguste 
vient  à  son  secours.  Ghron. 
45;  Phil.  m,  397:  —  les  pri- 
sonniers  anglais  raits  à  No- 
nancourt  sont  enfermés  dans 
la  tour  de  —  ;  ils  assassinent 
leur  gardien;  les  habitants 
les  pendent.  Phil.  V,  120:  — 
(1198)  Philippe- Auguste  allait 
de  —  à  Gisors  lorsqu'il  tomba 
dans  l'embuscade  de  Gour- 
celles.  Ghron.  93;  Phil.  V, 
364;  —  (1203)  une  assemblée 


s'y  réunit,  qui  repousse  les 
tentatives  du  pape  pour  le 
rétablissement  de  la  paix. 
Rig.  140;  —  (1210)  Philippe- 
Auguste  y  rassemble  l'armée 
qu'u  donne  à  Juhel  de 
Mayenne.  Ghron.  150,  151  ; 

—  (1213)  dans  le  partage  du 
royaume  devait  échoir  à  Gon- 
raa  de  Dortmund.  Phil.  X, 
589;  —  (1223)  Philippe-Au- 
guste  y  meurt.  Ghron.  Gont. 
Par.  6;  Phil.  Xn,  565;  — 
Guillaume  le  Breton  y  avait 
été  élevé.  Phil.  UI,  374:  —  ci- 
tée.  Ghron.  174  ;  Phil.  III,  243, 
353,  356,  619;  XH,  577.  — 
Medunta,  castrum  MedunU- 
num,  Meduntensis  civittu,  — 
Gaubert  de  — .  Voy.  Gaubert, 

—  Saint -Goren tin  près  — , 
Saint-Etienne,  Saint-Jacques, 
Saint-Maclou,  Saint-Pierre. 

Maquelinis  ou  Maquerlinis  {Eus- 

tachius  de),  Voy.  Eustache  de 

Machelen. 
Marcellus,  Voy.  Guillaume  de 

Mandeville. 
Marchaderius ,       Marchadenu, 

Voy.  Mercadier. 
Marcheius,  Marchicus,  Marchie 

cornes,  —  Voy.  Hugues  IX  et 

Hugues  X  le  Brun  de  Lusi- 

gnan,  comtes  de  la  Marche. 
Marchisius,  Marchisius  de  Mon^ 

teferrato,    Voy.    Gonrad    de 

Montferrat. 
Marcomir,  roi  des  Francs.  Rig. 

37,  38,  p.  56-59  ;  39,  p.  64  ; 

Ghron. -^7;  Phil.  1, 119-136. 
Maréchal  (Guillaume  le).  Voy. 

Guillaume. 
Maréchal    de    France.    Voyez 

Henri  Glément,  Pierre. 
Marée  (la).  —  Description   et 

explication  de  ce  phénomène. 

Phil.  VI,  500  ;  Vni,  52. 
Mares  du  Lieuvin.  Phil.  V,  6. 
Marescallus,  Voy.  Guillaume  le 

Maréchal. 
Mareuil  (Gher,  arr.  de  Bourges, 


\ 


ET  DES  MATIÈRES. 


455 


c.   de  Gharosi).  Voy.   Jean 
de  — . 

Marguerite  de  France.  —  (1486) 
TeuTe  de  Henri  Gourt-Man- 
tel,  é(K)use  Bêla  III,  roi  de 
Hongrie.  Rig.  43;  Ghron.  3%, 
38;  Phil.  Il,  490;  -  assiste 
anx  obsèques  de  Geofiroi,  duc 
de  Bretagne.  Rig.  45;  — 
Henri  n  refuse  de  rendre  Gi- 
sors  et  les  autres  places  de 
sa  dot.  Rig.  50  ;  Ghron.  38  ; 
Phil.  U,  494.  —  Margareta. 

Marie,  nom  donné  par  erreur 
(Rig.  112;  Ghron.  85,  108)  à 
Agnès  de  Méranie.  Voy.  ce 
nom. 

Marie  de  France,  comtesse  de 
Champagne.  —  (1186)  fonde 
une  cbapellenie  pour  le  repos 
de  l'àme  de  Geoffroi,  comte 
de  Bretagne.  Rig.  45;  — 
(1196)  est  présente  à  l'hom- 
mage de  Baudouin  IX,  com- 
te de  Flandre.  Rig.  111;  — 
11198)  meurt.  Rig.  119;  Ghron. 
90.  —  Maria,  comitissa  Cam- 
partie  ou  Trecensis. 

Marie,  fille  de  Philippe -Au- 
guste et  d* Agnès  de  Méranie, 
légitimée  par  Innocent  lU. 
Rig.  136,  Ghron.  108;  — 
fiancée  à  Artur  de  Bretagne. 
Ghron.  113,  Phil.  VI,  fe4; 
—  veuve  du  comte  Namur, 
éjpouse  le  duc  de  Brabant. 
Gnron.  165. 

Marie  de  Ponthieu.  —  Avait 
épousé  Simon  de  Dammar- 
Un.  Phil.  XII,  113;  — (1212) 
est  donnée  en  otase  à  Jean 
Sans>Terre  par  son  neau-frère 
Renaud.  Phil.  IX,  73. 

Marins.  Phil.  IV,  347. 

Marli  (Mattheus  de).  Voy.  Ma- 
thieu de  Marly. 

Marliacus.  Voy.  Marly. 

Marlicius,  Marlita  {Mattheus). 
Voy.  Mathieu  de  Marly. 

Marly-le-Roi  (Seine  -  et  -  Oise , 
arr.  de  Versailles).  Prodige 
qui  s'y  passe.  Ghron.  92.  — 


Marliactu.  —  Mathieu  de  — . 

Voy.  Mathieu. 
Marmande  (Lot-et-Garonne).  — 

(1219)  prise  par  Louis  VIH 

et     Amaury    de     Montfort. 

Ghron.  233.  —  Miromandia. 
Blarne  (la),  rivière.  Phil.  IX, 

87.  —  Materna. 
Marocains    (les).     Rig.    103; 

Ghron.  78.  —  MoabiU.  Voy. 

lacoub-Aben-Iousef,  roi  de 

Maroc. 
Marolides    (  Hugo ,    Johannes  ). 

Voy.    Hugues    de    Mareuil, 

Jean  de  — . 
Marseille  (Bouches-du-Rh6ne). 

—  (1190)  Richard  Gœnr-de- 
Lion  s'y  embarque  pour  la 
croisade.  Riff.  69;  Ghron.  51; 
Phil.  IV,  61  ;  —  envoie  des 
troujpes  au  roi  d'Aragon  con- 
tre Simon  de  Montfort.  Phil. 
VIII,  576.  —  Massilia. 

MarsUe  (le  roi).  Phil.  lU,  300. 

—  Marsilius, 

Martel  (Lot,  arr.  de  Gourdon). 

—  (1183)  Henri  Gourt-Man- 
tel  y  meurt.  Rig.  22;  Ghron. 
27. 

Martin  (saint),  évèqne  de  Tours. 
Rig.  39,  p.  63  ;  Phil.  HI,  684; 
Xn,  559,  788. 

Martin  d'Arqués,  chef  des  rou- 
tiers anglais.  Phil.  VII,  165, 
830.  —  Martinus  Arehas. 

Maruel  [Hugo  ou  Johannes  de), 
Voy.  Hugues  ou  Jean  de  Ma- 
reuil. 

Massilia.  Voy.  Marseille. 

Materna.  Voy.  Marne  (la). 

Mathieu,  homme  d'armes.  — 
(1203)  au  siège  d'Andely. 
Phil.  Vn,  219.  —  Mattheus. 

Mathieu  III,  comte  de  Beau- 
mont  -  sur  -  Oise,  chambrier 
de  France.  Rig.  70,  p.  105; 
Phil.  m,  254. 

Mathieu  de  Marly.  —  (1194) 
combat  à  Soindres  contre  le 
comte  de  Leicester.  Phil.  FV, 
503;  —  (1198)  fait  prisonnier 
à  Gouroellea-les-Oisore.  Rig. 


456 


TABLE  DES  NOMS 


122;  Phil.  V,  424.  —  Mat- 
theus  de  Marli,  Marlicius, 
Marlita, 
Mathieu  n  de  Montmorency. — 
(1190)  Philippe- Augaste  lui 
donne  à  Messine  300  onces 
d'or.  Riff.  72;  —  (1203)  au 
siège  d'Andely.  Phil.  VU, 
273;  —  (1214)  dans  Tannée 
française.  Phil.  X,  469;  — 
à  la  bataille  de  Bouvines. 
Chron.  186,  p.  276;  —  ses 
exploits.  Ghron.  188,  p.  279; 
Phil.  XI,  112.—  MatOieus  de 
Montemorencii,  Morendidomi» 
nus  ou  cornes, 

Mathilde  de  Portugal,  comtesse 
de  Flandre.  —  N  eut  pas  d'en- 
fant de  Philippe,  comte  de 
Flandre.  Phil.  IX,  250;  — 
fait  épouser  à  son  neveu  Fer- 
rand  une  des  filles  de  Bau- 
douin IX,  comte  de  Flandre. 
263;  — -  (1214)  consulte  les 
sorts  sur  l'issue  de  la  bataille 
de  Bouvines.  Ghron.  202; 
Phil.  X,  546.  —  Maihildis 
comitissa  Plandrie. 

Mathildis.  Voy.  Mahaut,  Ma- 
thilde. 

Matisconensis  (cornes).  Voy.  Gi- 
rard, comte  de  Mâcon. 

Mauléon  (aujourd'hui  Ghâtillon- 
sur-Sèvres,  Deux-Sèvres,  arr. 
de  Bressuire).  Phil.  VI,  277. 
—  Malleo.  Voy.  Guillaume 
de  — ,  Savari  de  — . 

Maurice  de  Sully,  évèque  de 
Paris.  —  (1185)  reçoit  proces- 
sionnellement  Héraclius,  i)a- 
triarche  de  Jérusalem.  Rig. 
30;  —  (1186)  enterre  à  No- 
tre-Dame Geoffroi ,  duc  de 
Bretagne.  Rie.  44;  —  (1190) 
élève  dans  Notre-Dame  un 
autel  en  mémoire  d'Elisabeth 
de  Hainaut.  Rig.  68;— (1196) 
meurt  le  11  septembre.  Riç. 
114;  Ghron.  87:  —  avait 
fondé  plusieurs  abbayes.  Rig. 
114;-cité.  Rig.  2;  70,  p.  104; 


77.   —    Mauricius    episcopus 
Parisiensis. 
Maurienne  (la).  Phil.  lY,  298. 

—  Moriana  vallis, 
Mauvoisin  (les  frères).  —  (1203) 

au  siège  d'Andely.  Phil.  VU, 
273.  —  Malevicini  fratres^ 
Voy.  Gui,  Manassès,  Pierre. 
Rooert. 

Mayence.  Phil.  IV,  376.  —ifa- 
guntina  urbs.  —  Archevêque 
de  — .  Voy.  Siflfrein. 

Mayenne  (la),  rivière.  Ghron. 
178,  p.  260;  Phil.  X,  79, 
237.  —  Mediana,  Meduana, 

Mayenne  (le  pays  de).  —  (1206) 
est  ravagé  par  Jean  Sans- 
Terre.  Ghron.  138.  —  Media- 
na.  —  Juhel  de  — .  Voy.  Ju- 
hel. 

Meaux  (Seine-et-Marne).  Phil. 
IX,  143.  —  Meldensia  tempe. 

—  Evèques  de  — .  Voy.  Geof- 
froi,  Guillaume  de  Nemours, 
Pierre,  Simon. 

Mecha.  Voy.  Mecque  (la). 
Mechina.  Voy.  Messine. 
Mechuoet,  \  quod  interpretatur 

pudor  fuit  »,  lieu  voisin  de 

Gommana.  Ghron.  13. 
Mecque  (la).  Rig.  49.  —  Mecha, 
Medardicus  abhas.  Voy.  Saint- 

Médard  de  Soissons. 
Mediana.  Voy.   Mayenne   (la), 

rivière,  et  Mayenne  (pays  de). 

—  Juchellus  de  — .  Voy.  Ju- 
hel de  Mayenne. 

Mediolanensis  (Hugo).  Voy.  Hu- 
gues de  Milan. 

Mediolanite.  Voy.  Milanais  (les). 

Meduana.  Voy.  Mayenne  (la), 
rivière. 

Medunta,  Meduntenum  ca^trum. 
Voy.  Mantes. 

Meduntensis  Gaubertus,  Voyez 
Gaubert  de  Mantes. 

Mehemet-el-Nasir,  roi  de  Ma- 
roc. —  (1212)  envahit  l'Es- 
pagne ;  est  vaincu  ;  ses  armes 
sont  envoyées    à    Rome  et 

Î lacées  à  Saint-Pierre.  Ghron. 
61.  —  Mummilinus. 


ET  DES  MATIERES. 


457 


Meldensia  tempe.  Voy.  Meaux. 

Meldunum.  Voy.  Melun. 

Melcdunicus  AdamWoy,  Adam  II, 
vicomte  de  Melun. 

Melior,  cardinal,  légat  du  pape. 
Rig.  92. 

Mello  (Oise,  arr.  de  Senlis,  c. 
de  Greil).  Voy.  Dreu  de  — , 
Guillaume  de  — . 

Melloticus  héros,  Voy.  Dreu  de 
Mello. 

Melun  (Seine-et-Marne).  — 
(1216)  il  s'y  tient  une  assem- 
blée des  barons  du  royaume. 
Chron.  218.  —  Meldunum.  — 
Vicomte  de — .Voy.  Adam  II. 

Memphis.  —  C!onfondue  avec 
Damiette.  Chron.  230. 

Menardi  villa.  Voy.  Ménerville. 

Ménerville  (8eine-et-0ise,  arr. 
de  Mantes,  c.  de  Bonnières). 
—  (Ii88)  brûlée  par  Henri  U. 
Phil.  m,  300.  —  Villa  Me- 
nardi. 

Meotides  palus.  Voyez  Palus- 
Méotide. 

Mer  Adriatique  (la).  Phil.  IV, 
329.  —  Adria. 

Mer  Ionienne  (la).  Phil.  IV, 
328.  —  lonie  pontus. 

Mer  Tyrrhénienne  (la).  Rig. 
38,  p.  57;  Phil.  IV,  20, 64.— 
Tusca  equora. 

Meralicius .  Meraliiius.  Voyez 
Malek-el-Aziz-Othman. 

Méranie  (Agnès  ou  Marie  de). 
Voy.  Agnès. 

Mercadier,  chef  des  routiers 
anglais.  —  (1195)  prend  Is- 
soudun.  Rig.  104;  Chron. 
79;  —  (1197)  ravage  le  Beau- 
vaisis,  fait  prisonnier  révo- 
que de  Beauvais  et  Guillau- 
me de  Mello.  Rig.  123; 
Chron.  94  ;  Phil.  IV,  331  ;  — 
cité.  Phil.  V,  357.  —  Mar- 
chaderus,  Marchaderius,  Mer- 
chaderius. 

Merckaderius.  Voy.  Mercadier. 

Merlin  (l'enchanteurj.  —  Pro- 
phéties. Chron.  200;  Phil. 
Vm,  906. 


Mer  loto  (Drogo  et  Guillelmus  de). 
Voy.  Dreu  et  Guillaume  ae  ^ 
Mello. 

Mérovée,  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  59;  Chron.  7;  Phil.  I, 
172.  —  Meroveus. 

Mérovingiens  (les).  Rig.  38, 
p.  59.  —  Merovingi. 

Mesnilium.  Voy.  Mesnil-Simon 
(le). 

Mesnil-Simon  (le)  (Eure-et- 
Loir,  arr.  de  Dreux,  c.  d'A- 
net).  —  (1188)  brûlé  par  Hen- 
ri U.  Phil.  m,  301.  —  Mes- 
nilium. 

Messana.  Voy.  Messine. 

Messine,  en  Sicile.  —  (1190) 
Philippe- Auguste  et  Richarti 
Cœur-de-Lion  y  arrivent  ; 
leur  séjour.  Rig.  69,  72; 
Chron.  53;  Phil.  IV,  64.— 
Messana,  Mechina.  —  Détroit 
de  — .  Phil.  IV,  24,  164.  — 
Pharita  fréta,  Pharios. 

Methes.  Voy.  Metz. 

Mettensis  episcopus.  Voy.  Con- 
rad, évéque  de  Metz. 

Metz,  en  Lorraine.  Phil.  X, 
388.  -^  Methes.  —  Evôaues 
de  — .  Voy.  Arnoul  (saint), 
Conrad. 

Meulan  (Seine-et-Oise,  arr.  de 
Mantes,  c.  de  Poissy).  —  Son 
vin.  Phil.  m,  82.  —  MolUn- 
tum.  —  Comte  de,  Voy.  Ro- 
bert. 

Meuse  (la),  rivière.   Phil.  X, 

387  ;  —  a  l'endroit  où  elle  se 

Jette  dans  le  Rhin,  le  fleuve 

Prend  le  nom  de  Remosa. 
►hil.  X,  411.  — ifcwa. 

Michel  de  Corbeil,  doyen  de 
Paris.  —  (1194)  est  élu  pa- 
triarche de  Jérusalem^  puis 
archevêque  de  Sens.  Rig.  95; 
Chron.  71;  —  (1199)  meurt 
Rig.  130.  —  Michael  decanus 
parisiensis. 

Michel  de  Hames.  —  (1214) 
dans  Tarmée  française.  Phil. 
X,  474;  —  à  Bouvines,  est 
blessé  par  Eustache  de  Mer 


458 


TABLE  DES  NOMS 


chelen.  Ghron.  188,  p.  279; 
Phil.  XI,  105:  —  remonte  à 
cheval  et  tue  Eustache.  133. 

—  Michael  de  Harmes,  de 
Harmis,  Harmensis. 

Miel  (rosée  de).  —  Tombe  en 
France  en  1198.  Rig.  121.  — 
Ros  mellitus, 

Milanais  (les).  —  (1212-3)  atU- 
qnent  les  habitants  de  Cré- 
mone et  de  Pavie  et  sont  bat- 
tus deux  fois.  Ghron.  167, 
168.  —  Mediolanh  Mediola- 
nite. 

Milices  communales  (les).  — 
(1214)  combattent  à  Bouvi- 
nés.  Ghron.  191.  —  Legiones 
communiarum. 

Milon,  évéque  de  Beau  vais.  — 
(1219)  est  fait  prisonnier  par 
les  Sarrazins.  Ghron.  230  ;  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques 
de  Philippe-Auguste.  Ghron. 
Cont.  Par.  7. 

Mines.  —  (1185)  emplovées  au 
siège  de  Boves.  Phil.  Il,  330  ; 

—  (1204)  à  celui  du  Ghàteau- 
Gaillard.  Ghron.  129;  Phil. 
Vn,  685. 

Minturnes  (Marins  à).  Phil.  IV, 
347. 

Mirabellum,  Voy.  Mirebeau. 

Miracles.  —  Rapportés.  Rig. 
85, 91, 93, 95. 98, 121  :  Ghron. 
92;  Phil.  I.  482;  —  faits  par 
Philippe  -  Auguste  après  sa 
mort.  Phil.  Xn,  71Ô.  Voy. 
Apparitions. 

Mirebeau  (Vienne,  arr.  de  Poi- 
tiers). —  (1202)  la  reine  Alié- 
ner, mère  de  Jean  Sans-Ter- 
re, y  est  assiégée  par  Artur 
de  Bretame.  Ghron.  113; 
Phil.  VI,  371  ;  —Jean  Sans- 
Terre  bat  Artur  devant  la 
place.  Ghron.  113;  Phil.  VI, 
434  ;  —  (1206)  mis  en  état  de 
défense  par  Philippe- Augus- 
te. Rig.  147.  —  Mirabellum. 

Miromandia,  Voy.  Marmande. 

Mithridate,  roi  de  Pont.  Phil. 
xn,  184. 


Moalnte.  Voy.  Marocains  (les). 
Modène,    ville   dltaUe.    PhiL 

vn,  558.  —  Mutina. 
Moguntinus  arekiepiscoptu. \oy, 

Siffroin,  archevêque  de  Mir 

yence. 
Moisacum.  Voy.  Moissac. 
Moïse.  Rig.  80;  Phil.  VI,  587. 
Moissac  (Tam-et-Garonne).  — 

(1188)  pris  par  Richard  Gœnr- 

de-Lion.  Rig.  60.  —  MaUO' 

cum. 
Moliheme,  Voy.  Mouliheme. 
Molinellum,  Voy.  Moulineaox. 
MoHentum.  Voyez  Meulan. 
Monaehi  crota  ou  rupes.  Voy. 

Roche-au-Moine  (la). 
Monachiis    (  Eustachitis  ).    Voy. 

Eustache  le  Moine. 
Monasteriensis  episcopus.  Voyes 

Othon,  évoque  de  Munster. 
Moncontour  (Vienne,   arr.  de 

Loudun).  —  (1214)   pris  et 

rasé  par  Louis  VIÛ.  Ghron. 

179,  p.  264.  —  âioncontor. 
Mondreville  (8eine-et-0ise,  arr. 

de  Mantes,  c.  de  Houdan).  — 

(1188)   brûlé  par  Henri  H. 

Phil.   m,   300.  —  Mondv^ 

villa. 
Mons  Argi.  Voy.  Montargis. 
Mom  Bardo.  voy.  Monte  Bar- 

done. 
Mons  Calvus.  Voy.  Ghaumont. 
Mons  Gaprinus.  Voy.  (^priola. 
Mons  Clams.  Voy.  Glermont. 
Mons  Desiderii.  Voy.   Montdi- 

dier. 
Mons   Flasconis.   Voy.  Monte- 

fiascone. 
Mons  Luzxonis.Voy.  Montluçon. 
Mons  Sancti  Michaelis  in  peri- 

eulo  maris.  Voy.  Mont  Baint- 

Michel  (le). 
Monsteriolum.  Voy.  Montreuil- 

Bellay. 
Mons   fricardi.  Voy.   Montri- 

chard. 
Montargis  (Loiret).  Phil.   X, 

594.  —  Mons  Argi. 
Mont  Genis  (le).  Phil.  IV,  297. 

—  Cenee  scale. 


ET   DES  MATIÈRES. 


459 


Montdidier  (Somme).  —  (ii84) 
détenu  indûment  par  Phi- 
lippe, comtede  Flandre.  Phil. 

II,  18.  —^Mons  Desiderii, 
Mont  du  Chat  (le).  Phil.  IV, 

300.  —  Cati  coUiculù 
Montebardone ,    ville    d'Italie. 

Phil.  IV,  296.— ifofw  Bardo, 
Montefiascone,  ville  d'Italie.  — 

(1211)  prise  par  l'empereur 

Othon.  Chron.  157,  p.  237; 

Phil.  X,  633.  —  Mons  Fias- 

conis, 
Montesorium.  Voy.  Montrésor. 
Montferrat  (marquis  de).  Voy. 

Boniface,  (Honrad. 
Montfort  TAmaury  (8eine-et- 

Oise,  arr.  de  Rambouillet). 

Voy.  Amaury  de  — ,  Simon 

de  — . 
Montfort-sur-Rille  (Eure,  arr. 

de  Pont-Audemer).  —  (1204) 

rasé  par   Jean  Sans -Terre. 

Phil.  Vu,  827.  —  Mons  Par- 
tis. 
Montfort-le-Rotrou  (Sarthe,arr. 

du  Mans).  —  (1189)  pris  par 

Philippe-Auguste.  Chron.  48. 

—  Mons  fortis  Rotroldi. 
Montigni  (Seine-et-Oise,  arr.  de 

Pontoise,  c.  de  TIsle-Adam). 

Voy.  Gales  de  — . 
Montiniacensis,  MontinianusiGa* 

la).  Voy.  Gales  de  Montigny. 
Montluçon   (Allier).   —  (1188) 

pris  par  Philippe -Auguste. 

Rig.   62;  Chron.   44;    Phil. 

III,  65.  —  Mons  Luzxonis. 
Montmorency    (Seine -et -Oise, 

arr.  de  Pontoise).  Voy.  Ma- 
•    thieu  de  — . 
Montpellier   (Hérault).   Chron. 

206.  —  Pessulanum. 
Montrésor  (Indre-et-Loire,  arr. 

de  Loches).  —  (1188)  pris  par 

Philippe-Auguste.  Rig.   o2. 

—  Montesorium, 
Montreuil  -  Bellay  (Maine  -  et  - 

Loire,  arr.  de  Saumur).  — 
pris  par  Philippe -Auguste. 
Phil.  Vm,  374.  —  Monstô- 
riolum. 


Montrichard  (Loir-et-Gber,  arr. 
de  Blois).  —  (1188)  pris  par 
Philippe- Auguste.  Rig.  62; 
Chron.  44;  Phil.  HI,  56.  — 
Mons  Tricardi, 

Mont  -  Saint-  Michel  (Manche , 
arr.  d'Avranches,  c.  de  Pon- 
torson).  —  Situation  et  des- 
cription. Phil.  VIII,  43,  100; 

—  est  fortifié  par  Jean  Sans- 
Terre.  144  ;  —  (1204)  pris  par 
Philippe- Auguste.  Rig.  142; 

—  par  Gui  ae  Thouars,  duc 
de  Bretagne,  pour  le  roi. 
Chron.  131,  p.  220;  Phil. 
vm,  119;  —  Philippe-Au- 
guste en  fait  raser  les  rem- 
parts, rebâtir  l'église  et  re- 
constituer la  bibliothèque. 
Phil.  vm,  139.  —  Mons 
Sancti  Michaelis  in  periculo 
maris,  Mons  Beati  Michaelis. 

Morencii  cornes,  Morentii  domt" 
nus.  Voy.  Mathieu  de  Mont- 
morency. 

Moret  (Seine-et-Marne,  arr.  de 
Fontainebleau).— (1203)  Phi- 
lippe-Auguste y  réunit  une 
armée.  Cnron.  117;  —  cité. 
Phil.  X,  594.  —  Moretum. 

Moretolium,  Moretonium,  Voy. 
Mortain. 

Moretonia.  Voy.  Mortagne. 

Moriana  vallis.  Voy.  Maurienne 
(la). 

Morinensis  {Adam  episcoptÂs). 
Voy.  Adam,  archidiacre  de 
Paris,  puis  évèque  de  Thé- 
rouanne. 

Moritania.  Voy.  Mortagne. 

Mortagne  (Nord,  arr.  de  Valen- 
ciennes,  c.  de  Saint-Amand- 
les-Eaux).  —  Située  au  mi- 
lieu d'un  marécage.  Phil.  X, 
677;  —  (1213)  détruite  par 
PhilippMe-Augnste  pour  punir 
la  trahison  de  Raoul  de  — . 
Phil.  IX,  717;  —  (1214) 
Othon  y  réunit  son  année. 
Chron.  181,p.  267;PhiLX, 
369;  ^  Othon  en  part  pour 


460 


TABLE  DBS  NOMS 


goursaiyre  Pbilippe-Aaguste. 
Ihron.  182;  —  citée.  Phil. 
X,  735.  —  Moretonia,  Mon- 
tania,  —  Raoul  de  — .  Voy. 
Raoal. 

Mortain  (Manche).  —  Donné 
par  Philippe-Auguste  à  Re- 
naud de  Dammartin  avec 
?uatre  autres  comtés.  Ghron. 
99,  p.  292:  Phil.  VI,  81; 
IX,  113;  XII,  110;— (1211) 
Philippe-Auguste  le  confis- 
que. Chron.  162:  Phil.  IX, 
118;  —  cité.  Chron.  131, 
p.  221.  —  Moretolium,  More- 
tonium. 

Mortamer.  Voy.  Mortemer. 

Mortemer-sur-Eaune  (Seine-In- 
férieure, arr.  et  c.  de  Neuf- 
châtel).  —  (1202)  pris  par  Phi- 
lippe-Auguste. Rig.  138; 
Chron.  112;  Phil.  VI,  208. - 
Mortamer,  Mortismare,  Mor- 
tuummare. — Voy.  Guillaume 
de  — . 

Mortis  mare,  Mortuum  mare. 
Voy.  Mortemer. 

Morvan,  vicomte  du  Faon.  — 
(1219)  meurt  à  Acre.  Chron. 
231.  —  Morvannus  vicecomes 
Fagi. 

Mosa.  Voy.  Meuse  (la). 

Moselle  (la),  rivière.  Phil.  X, 
387.  —  Mosula. 

Mosula.  Voy.  Moselle  (la). 

M  ouliheme  (Maine  -  et  -  Loire, 
arr.  de  Baugé,  c.  de  Lons- 
haye).  —  Fief  d'Amaury  ae 
Craon.  Phil.  X,  234.  —  Mo- 
liherne. 

Moulineaux  (Seine-Inférieure, 
arr.  de  Rouen,  c.  de  Grand- 
Couronne).  —  (1202)  Jean 
Sans-Terre  s'y  rend  avant 
Tassassinat  d'Artur  de  Bre- 
tagne. Phil.  VI,  493;— (1204) 
rasé  par  ordre  de  Jean  Sans- 
Terre.  Phil.  Vn,  827.  —  Mo- 
linellum,  Molinelli, 

Moulins  (Roger  de),  prieur  de 
PHôpital.  voy.  Roger. 

Mozac  (ahbaye  ae).  Chron.  156. 


Mummilinus.  Voy.  Mehemet-el- 

Nasir. 
Munster  (Othon,   évoque  de). 

Voy.  Othon. 
Murellum,  Voy.  Muret. 
Murènes  de  la  Loire.  Phil.  X, 

87. 
Muret    (Haute- Garonne).    — 

(1213)  Simon  de  Montfort  s'y 

enferme  et  y  est  assiégé  par 

Pierre    II,     roi    d'Aragon. 

Chron.  177;  Phil.  VUI,  585; 

—  bataille  sous  les  murs  de 
la  ville,  gagnée  par  Simon. 
Chron.  177;  Phil.  Vm,  702. 

—  Murellum. 

Murilegus.  Voy.  Chat,  machine 
de  guerre. 

Murs  de  Paris.  Voy.  Paris 
(années  1190,  1212). 

Murzu|)hle.  —  Est  tué  par  les 
croisés  à  la  prise  de  Constan- 
tinople.  Phil.  VI,  47.  —  /n- 
duperator, 

Mussy-la-Fosse  (Côte-d'Or,  arr. 
de  Chàtillon-sur-Seine,  c.  de 
Flavigny).  Phil.  I,  583,  628, 
631.  —  Muwe,  Muxea  vallis. 

Mutina,  Voy.  Modène. 

Muxe,  Muxea  vallis.  Voy.  Mus- 
sy-la-Fosse. 


N 


Nabuzardan.  Phil.  IV,  577.  4- 
Princeps  Cocorum. 

Namur,  en  Belgique.  —  Nemur- 
dus  ou  Nemurcus.  —  Comtes 
de  — .  Voy.  Philippe  de  Cour- 
tenai,  Philippe  de  Namur. 
Pierre  de  Courtenai. — Raoul 
de  Namur. 

Nanneta ,  Nannetum.  Voyez 
Nantes. 

Nantes  (Loire -Inférieure).  — 
(1206)  se  rend  à  Philippe- 
Auguste.  Chron.  138;  — 
(1214)  est  assiégée  par  Jean 
Sans-Terre.  Chron.  172;  Phil. 
X,  26;  —  ses  conserves  de 
poissons.  Phil.  X,  86  ;  —  ci- 
tée. Chron.  178,  p.  261  ;  PWl. 


ET  DES  filATIÈRES. 


461 


VI,  308;  IX,  82;  XU,  147. 

—  Nanneta,  Nannetum, 
Nantholides,  de  Nantolio  (Philips 

pus).  Voyez  Philippe  de  Nan- 

teuil. 
Narbonne  (pays  de).  —  Refuge 

des   hérétiques.  Rig.  54.  — 

Partes  Narbonensium. 
Navarre  (la).  —  Fournit  au  roi 

d'Aragon  des  troupes  contre 

Simon    de    Montfort.    Phil. 

Vm,  577.  —  Bérengère  de 

— .  Voy.  Bérengère. 
Neauphlette  (Seine-et-Oise,  arr. 

de  Mantes,  c.  de  Bonnières). 

—  Brûlée  par  Henri  n.  Phil. 
m,  299.  —  Neufleta. 

Neige.  —  De  novembre  1218  à 
mars  1219.  Chron.  229;  — en 
septembre  1219.  Ghron.  235. 

Nemaus,  Voy.  Nimes. 

Neinosio  (Galterus  de).  Voyez 
Gautier  de  Nemours. 

Nemours  (Seine-et-Marne,  arr. 
de  Fontainebleau).  Voy.  Gau- 
tier de  — ,  Pierre  de  — ,  évo- 
que de  Paris,  Etienne  de  — , 
évoque  de  Noyon,  Guillaume 
de  — ,  évoque  de  Meaux. 

Nemurcio  (Badulfus  de),  Voy. 
Raoul  de  Namur. 

Nemurcius  ou  Nemurci  cornes. 
Voy.  Namur  (comtes  de). 

Néron.  Phil.  VI,  567. 

Nerviens  (les).  Phil.  IX,  365.  — 
Nervii, 

Nesle  (Somme,  arr.  de  Péron- 
ne).  —  (1184)  Philippe,  comte 
de  Flandre,  retient  mdûment 
cette  ville.  Phil.  II,  18.  — 
Nigella,  Voy.  Jean  de  — , 
Raoul  de  — ,  comte  de  Sois- 
sons. 

Neubourg  (Eure,  arr.  de  Lou- 
viers).  —  (1193)  pris  par  Phi- 
lippe- Auguste.Rig.94;  Ghron. 
70;  —cité.  Rig.  123.-^^0- 
vus  Burgus. 

Neufchâtel-en-Bray  (Seine-Infé- 
rieure). —  Assiège  par  Jean 
Sans-Terre.  Phil.  VI,  97.  — 
Driencuria, 


Neufleta,  Voy.  Neauphlette. 

Neustrie  (la).  —  Ancien  nom 
de  la  Normandie.  Rig.  38, 
n.  60  ;  Ghron.  10  ;  Phil.  VIU, 
210.  —  Neustria,  —  Duc  de 
— .  Voy.  Kaius. 

Neuville  (Eustache  de).  Voy. 
Eustache. 

Ne  vers  (comtes  de).  Voy.  Her- 
vé de  Donzy,  Pierre  de  Gour- 
tenai.  —  Evèque  de  — .  Voy. 
Renaud. 

Nicée,  en  Bithynie.  Rig.  76: 
Ghron.  56  ;  Phil.  IV,  364.  — 
Nicea. 

Nicolas  Boisseau.  Rig.  70, 
p.  100,  note  2. 

Nicolas  d'Orphin.  —  Livre  No- 
nancourt  à  Richard  Gœur-de- 
Lion  ;  se  fait  Templier.  Phil. 
V,  iii.^ Nicolaus  de  Urfino. 

Nigella.  Voy.  Nesle. 

Nigellensis  (  Johannes  ).  Voyez 
Jean  de  Nesle. 

Nil  (le),  fleuve.  —  Ghron.  230  ; 
Ghron.  Gont.  Par.  10.  —  Ni- 
lus, 

Nimes  (Gard).  —  Envoie  des 
renforts  au  roi  d'Aragon  con- 
tre Simon  de  Montfort.  Phil. 
vm,  577.  ~  Nemaus, 

Niort  (Deux-Sèvres).  —  Pris 
par  Philippe-Auguste.  Phil. 
Vm,  374-:  —  son  vin.  376  ; 
—  cité.  Phil.  Xn,  825.  — 
Niortus,  Niortum. 

Nivemum,  Nivernis,  Voy.  Ne- 
vers. 

Nogentum  in  Pertico,  Voy.  No- 
gent-le-Rotrou. 

Nogent  -  le  -  Rotrou  (Eure  -  et- 
Loir).—  (1189)  Philippe-Au- 
guste  y  réunit  son  armée. 
Rig.  66;  Ghron.  48;  Phil. 
m,  643  ;  —  prodiges  qu'on  y 
voit.  Rig.  85.  —  Nogentum  ou 
Nongentum  in  Pertico, 

Nonancourt  (Eure,  arr.  d'E- 
vreux).  —  (1196)  est  vendu 
à  Richard  Gœur  -  de  -  Lion. 
Rig.  113  ;  Ghron.  86  ;  par  Nk 
colas  d'Orphin.  Phil.  V,  Ht; 


i6S 


TABLE  DES  NOMS 


—  Philippe-AugQste  reprend 
cette  ville.  Ibid.  —  Nona$icU' 
ra,  Nonaneuria,  Nonencort. 

NongerUutn,  Voyez  Nogeat-le* 
Rotrou. 

Normandie  (la).  —  S'appelait 
naguère  Neustrie.  Voy.  ce 
nom  •  —  est  donnée  aux  Nor- 
mands et  en  tire  son  nom. 
Rig.  38^p.  60;  Chron.  10; 
PMI.  Vm,  211  ;  —  est  tenue 
en  fief  du  roi  de  France.  Rig. 
107:Phil.  m,  764;— (1193) 
Philippe  -  Auguste  s'empare 
de  la  marche  de  — .  Rig.  62  ; 
Chron.  67;  —  (1194)  ravagée 
en  partie  par  Philippe-Au- 
guste. Rig.  94,  96;  Chron. 
72;  —  (1198)  envahie  par 
Philippe- Auguste.  Rig.  123; 
Chron.  94;  —  (il99)  envahie 
de  nouveau.  Rig.  127;  — 
fournit  des  renfôrts  à  Jean 
Sans-Terre.  Phil.  YI,  339  ;— 
(1204)  Philippe  s'en  emjMure 
et  la  réunit  a  la  couronne. 
Rig.  142;  Chron.  130,  132; 
Phil.  Vm,  1,  176,  2()6  ;  — 
accepte  difficilement  la  domi- 
nation française.  Phil.  VUI^ 
215  ;  —  Philippe- Auguste  lui 
laisse  se9  coutumes,  abolit  la 
régale  et  rend  au  clergé  ses 
pnvilèges.  221;  —  (1214) 
presque  tous  les  nobles  de  ce 
pays  s'étaient  alliés  à  Jean 
Sans-Terre.  Chron.  201;  — 
soixante-dix  chevaliers  nor- 
mands étaient  venus  en  Flan- 
dre à  l'armée  de  Philippe- 
Auguste.  Phil.  X,  498  ;  —  se 
fournit  de  vin  en  Anjou.  Phil. 
X,  76;  —  citée.  Phil.  VI, 
299;  Vn,  419,  822.  —  New- 
tria,  Normannia,  —  Cidre  de 
— .  Voy.  Cidre.  —  Ducs  de 
•— .  Voy.  Guillaume  le  Con- 
quérant, Guillaume  Longue- 
Epée,  Richard,  Robert,  Rol- 
lon. 

Normands  (les).  Rig.  38,  p.  56 
et  60;   113;   Chron.  2,  10; 


Phil.  VIII,  181,  214.  —  Dad, 

Dani,  Normanni. 
Norosasatan.  Rig.  49,  p.  76. 
Norvicensis  episcopw,  Voy.  Pan- 

dolphe,  évéque  de  Norwich. 

Norwège-  ^^'  VIH,  181.  — 
Norwegia, 

Norwich  (évoque  de).  Voy.  Pan- 
dolphe. 

Notre-Dame.  Voy.  Argentenil, 
Chartres,  Ghâteauroox,  Pa- 
ris. 

Novavilla  {Eustachius  de),  Voy. 
Eustache  de  Neuville. 

Novi  Coitri  (Hugo),  Voy.  Hu- 
gues de  Ch&teauneuf. 

Noviomum.  Voy.  Noyon. 

Novum  castellum,  Voy.  Lyon»* 
la-Porét. 

Novus  burgus,  Voy.  Neubourg. 

Noyon  (Oise).  Phil.  IX,  450.— 
Noviomum.  —  Evoques  de — . 
Voy.  Etienne  de  Nemoars, 
Girard. 


O 


Ocismorum   fines,  Voy.    Léon 

(Saint-Pol-de-). 
Octavien,    évoque    d'Ostie   et 

Velletri,  légat  du  saint-siège. 

—  (1200)  est  envoyé  en  Fran- 
ce et  réussit  à  réconcilier  In* 

geburge  et  Philippe-Augnsie. 
Lig.   133;    Chron.   105;  — 
cité.  Rig.  136;  Chron.  108. 

—  Oct4ivianus, 

Odo  dux  AUobrogus,  Voy.  Hu- 
gues, duc  de  Bourgogne. 

Ogerus,  Voy.  Ogier  le  Danois. 

Ogier  le  Danois.  Phil.  VIII, 
634.  —  Ogerus, 

Oise  (D,  rivière.  Phil.  H,  212; 
IX,  148,  159.  —  Fsara. 

Orages  en  1194.  Rig.  98,  101  ; 
Chron.  77;  —  en  1198.  Rig. 
121  ;  —  en  1219.  Chron.  234; 

—  en    1221.    Chron.   Cont. 
Cott.  9. 

Oriflamme  (1').  —  Description. 
Phil.  XI,  32  ;  —  est  distinct 
de  la  bannière  royale.  Chron. 


BT  DBS  MATIÉUS. 


463 


\9\y  p.  281  ;  —  les  rois  ve- 
naient le  prendre  à  l'abbaye 
de  Saint- Denis.  Rig.  6d; 
PhiL  XI,  32  ;  —  à  Bonvines. 
Chron.  183,  p.  271  ;  PhU.  XI, 
32.  —  Vexillum  BeaU  Diony- 

m  m 

m. 

Orléans  (Loiret).  —  Une  syna- 
gogue juive  V  est  transformée 
en  église.  Itig.  18;  —  (1206) 
Louis  Vin  y  est  malade. 
Rig.  147;— cité.  Phil.  VI, 
305.  —  Aurelianum.  —  Evô- 
gnes  d'  — .  Voy.  Manasaès, 
Philippe. 

Orme  de  Gisors  (!').  Voy.  Gi- 
sors. 

On^n  (Seine-etOise,  arr.  de 
Rambouillet,  c.  de  Dourdan). 
Voy.  Nicolas  d'  — . 

Orri,  sergent  d'armes.  —  (1204) 
au  siège  du  Château-Gaillard. 
Phil.  VU,  733.  —  Auricus. 

Orsa,  chef  saxon.  Chron.  6. 

Ot  Leonis.  Voy.  Bucoléon. 

Ossa,  Voy.  Ouessant. 

Ostiensis  episcopus.  Voy.  Octa- 
vien,  évoque  d'Ostie. 

Ostrogoths  (les).  Rig.  38,  p.  56  ; 
(]hron.  2.  —  Ostrogothi. 

Othon  rv  de  Saxe,  empereur 
d'ÂUemaffne.  —  (1197)  com- 
pétiteur de  Philippe  de  Soua- 
bc  à  Tempire,  est  soutenu  par 
Innocent  UI.  Rig.  117,  152; 
Chron.  89,  146;  —  par  Ri- 
chard Cœur-de-Lion.  Rig. 
124;  Chron.  %;  —  par  l'ar- 
chevêque de  C>)logne.  Rig. 
124;  —  se  fait  couronner  a 
Aix-la-Chapelle.  Rig.  117; 
Chron.  96;  —  ses  guerres 
contre  Philippe  de  Souabe. 
Chron.  96;  —  (1208)  seul 
empereur  à  la  mort  de  Phi- 
lippe de  Souabe.  Chron.  146  ; 
— (  1 21 0)  est  couronné  à  Rome. 
Chron.  157,  p.  236;  —promet 
de  rendre  au  pape  les  domaines 
de  saint  Pierre,  viole  son  ser- 
ment, ravage  les  Etats  de 
l'Eglise  {Romania)  et  détrous- 


se les  pèlerins.  Chron.  157, 
p.  237  ;  PhU.  Vm,  919;  IX, 
1;  X,  632j  —  enlève  la 
Pooille  à  Frédéric  II.  Chron. 

157,  p.  237;  —  dépouille  le 
clergé.  Phii.  X,  605;  —  est 
excommunié  et  déposé  par  le 
pajpe;  un  grand  nombre  de 
seigneurs  allemands  Taban- 
donnent  et  élisent  Frédéric  IL 
Chron.  157,  p.  238;  163;  PhU. 
X,  640;  —  (1211)  Renaud  de 
Dammartin  £ût  alliance  avec 
lui.  Chron.  162,  163,  164; 
PhU.  IX,  11,  63;  — (1212) 
Constance  et  Brisach  lui  fer- 
ment leurs   portes.    Chron. 

158,  p.  240;  —avait  tenu  na- 
guère le  comté  de  Poitou. 
Phil.  IX,  65  :  —  devait  atu- 
ouer  la  Champagne  par 
Reims.  85;—  (1214)  rassem- 
ble son  armée  à  Mortagne  en 
Hainaut.  Chron.  181;  PhU.  X, 
369  ;  —  noms  des  s^gneurs  de 
son  armée.  PhU.  X,  377  ;  — 
son  discours  aux  aUiés.  Chron. 
194;  Phil.  X,  563;  —  avait 
un  espion  dans  le  camp  fran- 
çais. PhU.  X,  652;  —  son 
armée  prend  pour  signe  de 
reconnaissance  une  croix 
blanche.  665;  —  un  espion 
vient  lui  annoncer  que  les 
Français  sont  en  retraite. 
704  ;  —  se  met  à  leur  pour- 
suite. Chron.  182;  Phil.  X, 
708  ;  —  son  armée  est  aper- 
çue par  frère  Guérin.  Chron. 
Î82;  Phil.  X,  729;  —  attaque 
rarrière- garde  française  au 
pont  de  fiouvines.  PhiL  X, 
819;  —  oblique  vers  le  nord 
et  range  son  armée  en  ba- 
taille. Phil.  XI,  8  :  —  des- 
cription de  son  étendard. 
Chron.  184,  p.  272;  PhU.  XI, 
20  ;  —  est  au  centre  de  l'ar- 
mée, en  face  de  Philippe-Au- 
guste. PhU.  XI,  45,  249;  — 
Philippe- Auguste  attaque  ses 
troupes  et  veut  pénétrer  jus- 


4a 


TABLE  DES  NOMS 


qu'à  lui.  256;  —  s'avance 
pour  tuer  Philippe-Âuffuste 
renversé  de  cheval.  292;  — 
ne  peut  rompre  les  Français. 
352  ;  —  est  comparé  à  Bria- 
rée.  357  ;  —  son  cheval  reçoit 
un  cou()  de  poignard  qui  lui 
est  destiné;  Tempereur  roule 
à  terre.   Ghron.   192;  Phil. 

XI,  445  ;  —  prend  le  cheval 
de  Guillaume  de  Hortsmar  et 
s'enfuit.  PhiL  XI,  467;  — 
Guillaume  des  Barres  le  sai- 
sit par  le  cou  ;  il  est  délivré 
par  des  Allemands  et  s'en- 
ftiit.  Ghron.  192;  PhU.  XI, 
481  ;  —  son  étendard  est  pris 
et  brûlé.  Ghron.  193  ;  Phil. 

XII,  41  ;  —  Philippe- Auguste 
en  envoie  l'aigle  a  Frédéric  II. 
Phil.  Xn,  47  ;  —  après  la 
bataille,  Renaud  de  Dam- 
martin  lui  envoie  un  message. 
Ghron.  199;  Phil.  XO,  90; 

—  (1215)  consent  à  quitter 
Gologne  à  prix  d'argent  et 
part  secrètement.  Ghron.  207; 

—  avait  mis  ses  prisonniers  à 
Werda.  Ghron.  208  ; —(1218) 
meurt  à  Brunswick.  Ghron. 
228;  Phil.  Xn,  316;  — cité. 
Ghron.  179,  p.  264;  201, 
p.  295  ;  Ghron.  Gont.  Par.  1  ; 
Phil.  Nunc.  30  ;  X,  128.  — 
Otho  Saxonicus,  Otho  repro^ 
bus, 

Othon,  évoque  de  Munster. 
Ghron.  208.  —  Efiscopus  Mo- 
nasteriensis, 

Othon  de  Tecklembourg.  — 
(1213)  aUiéd'Othon  IV.  Phil. 
X,  408  ;  —  (1214)  à  Bouvines. 
Phil.  XI,  391;  —  déUvre 
Othon  des  mains  de  Guillaume 
des  Barres.  486;  —  est  fait 
prisonnier.  Ghron.  193;  Phil. 
Al,  516;  —  est  interné  dans 
une  ville  de  France.  Phil. 
XII,  154.  —  Otho  de  Tinque- 
neburc,  de  Thinqueneburco, 
Tinqueneburgenus,  Tinquene" 
burnites. 


Ottocar,  roi  de  Bohème.  — 
(1211)  se  déchire  pour  Frédé- 
ric n.  Ghron.  157,  p.  238.  — 
Reo!  Bœmie. 

Oudon  (Loire-Inférieure,  arr.  et 
c.  d'Ancenis).  —  (1214)  pris 
par  Jean  Sans-Terre.  Ghron. 
172.  —  Oldo. 

Ouessant  (ile  d').  —  Pillée  par 
Alain  Tranchemer.  Phil.  vil, 
168.  —  Ossa. 

Ovide.  Phil.  I,  617;  H,  474; 
VI,  244.  —  Ovidius,  Suhnanê 
sattis, 

Oximii.  Voy.  Hiémois. 


Paciaeum.  Voy.  Pacy-sur-Eure. 

Pacy  -  sur  -  Eure  (  Eure ,  arr. 
d'Evreux).  —  (1188)  Henri  II 
y  séjourne.  Ghron.  45  ;  Phil. 
m,  192;  —  (1192)  Philippe- 
Auguste  s*en  empare.  PhiL 
IV,  412;  —  cité.  PhU.  XH, 
555.  —  Paciaeum. 

Paganelli,  Voy.  Jean  et  Foul- 
ques Painel. 

Pamel  Voy.  Jean  —,  Foulques 

Païenne,  en  Sicile.  PhiL  V, 
553.  —  Panormtis, 

Palestica  regio.  Voy.  Terre 
sainte  (la). 

Palestine.  Voy.  Terre  sainte. 

Palluau  (Indre,  arr.  de  Ghàteaa- 
roux,  c.  de  Ghâtillon- sur- 
Indre). —  (1188)  pris  par  Phi- 
lippe -Auguste.  Rig.  62,  — 
—  Paluellum, 

Paluellum,  Voy.  Palluau. 

Palus  Méotide  (le).  Rig.  38, 
p.  58  ;  Ghron.  2.  —  Meotid/ts 
palus, 

Pandolphe,  légat  du  pape.  — 
(1213)  va  en  Angleterre,  rétar 
blit  la  paix  entre  le  clergé  et 
Jean  Sans -Terre  et  reçoit 
l'hommage  de  celui-ci  au 
nom  du  pape.  Ghron.  171  ; 
Phil.  IX,  333,  545.  —  Pan- 
dulfus  subdiaconus. 


ET  DES  IIATIÈRES. 


465 


Pandolphe,  évoque  de  Norwich. 

—  (1223)  assiste  aux  obsèques 
.    de  Philippe- Auguste.  Ghron. 

Cent,  Par.  7.  —   Pandulfus 

episcopus  Norvicensù. 
Pandrasus.  roi  des  Grecs.  Rig. 

38,  p.  57  ;  Ghron.  5. 
Pandulfus    subdiaconus,    Voy. 

Pandolphe,  légat. 
Pandulfus  episcopus  Norvicensis, 

— Pandolphe,  évoque  de  Nor- 
wich. 
Pannonie  (la).  Rig.  43.  —  Pan» 

nonia. 
Pannoniens  (les).  Phil.  II,  493. 

—  Pannonite. 
Panormus,  Voy.  Palerme. 
I^pes.  Voy.  Gélestin  in,  Glé- 

ment  III,  Damase,  Etienne 
m,  Grégoire  VIII,  Honorius 
III,  Innocent  III,  Léon  IX, 
Urbain  IH. 

Papia.  Voy.  Pavîe. 

Pamani,  Papienses.  Voy.  Pavie 
(habitants  de). 

Paris,  fils  de  Priam.  Rig.  37, 
38;  Ghron.  3. 

Paris  (histoire  de).  —  Eloge  de 
Paris.  Ghron.  152;  Phil.  I, 
97;  —  appelé  d'abord  Lutea 
civitas  (Rig.  37)  ou  Lutecia, 
Ghron.  33  (voy.  Lutèce);  — 
appelé  Parisius  du  nom  de 
Paris,  fils  de  Priam.  Rig.  37  ; 

—  (1179)  saint  Richard  est  en- 
terré au  cimetière  des  Gham- 
peaux.  Ghron.  17;  —  (1183) 
Philippe-Auguste  fait  trans- 
porter les  balles  aux  Gham- 
peaux.  Rig.  20;  Ghron.  25; 

—  (1185-6)  Paris  perd  son 
nom  de  Lutèce  lorsque  Phi- 
lippe-Auguste fait  paver  les 
voies  qui  mènent  aux  portes. 
Rig.  37;  Ghron.  33;  — (1186) 
Geoffroy,  duc  de  Bretagne, 
meurt  aux  Ghampeaux.  Phil. 
n,  502;  —  (1187)  Philippe- 
Auguste  fait  enclore  le  cime- 
tière des  Ghampeaux.  Rig. 
47;  Ghron.  34;  Phil.  1,436; 

—  (1187)  Louis  Vm  y  naît  et 

II 


la  ville  est  illuminée  pendant 
sept  jours.  Rig.  54  ;  —  (1190) 
le  roi  désigne  six  i)ourgeoi8 
pour  recevoir  les  revenus  et 
gouverner  les  affaires  de  la 
ville.  Rig.  70,  p.  100  et  103  ; 

—  Paris  est  ceint  de  murs  du 
côté  nord  par  l'ordre  du  roi. 
Rig.  71;  Ghron.  52;— (1191, 
23  juillet)  les  moines  de  Saint- 
Denis  viennent  procession- 
nellement  à  Paris  apporter 
les  reliques  de  la  Passion  à 
Louis  Vtll,  malade  de  la  dy- 
senterie. Rig.  77  ;  Ghron.  57  ; 

—  (1196)  un  concile  est  tenu 
à  Paris  pour  examiner  la  va- 
lidité du  mariage  d'Ingeburge. 
Rig.  92  ;  —  (1195)  cherté  des 
grains  à  Paris.  Rig.  105;  — 
[1198)  un  homme  est  tué  par 
la  foudre  à  Paris.  Rig.  izi  ; 

—  (1199,  28  juillet)  Philippe- 
Auguste  amène  Artur  de  Bre- 
tagne à  Paris.  Rig.  129; 
Ghron.  101;  —  (12()1,  juin) 
Philippe- Auguste  reçoit  Jean 
Sans-Terre  à  Paris.  Rig.  135; 
Ghron.  107;  —  (1206,  décem^ 
bre)  le  Petit- Pont  est  emporté 
par  une  inondation.  Rig.  148  ; 
Ghron.  140;  —  (1208)  les  pri- 
sonniers  poitevins  laits  par 
Henri  Glément  et  Guillaume 
des  Roches  sont  enfermés  à 
Paris.  Riff.  151  ;  —  (1210)  les 
disciples  d'Amaury  de  Ghar- 
tres  sont  brûlés  aux  Gham- 
peaux. Ghron.  154;  —  (1212) 
Philippe -Auguste  fait  clore 
Paris  de  murs  du  côté  sud. 
Ghron.  160;  —  (1214)  Phi- 
lippe-Auguste fait  à  Paris  une 
entrée  triomphale  après  Bou- 
vines.  Ghron.  203;  Phil.  XII, 
265  ;  —  Ferrand  est  enferme 
dans  la  tour  du  Louvre. 
Ghron.  199;  Phil.  XH.  163; 

—  les  autres  prisonniers  sont 
enfermés  aux  deux  Gh&telets. 
Ghron.  200;  —  dans  le  par- 
tage  projeté    par  les   alliés 

30 


466 


TÀBLB  DES  NOMS 


d'Othon,  Paris  devait  échoir  à 
Ferrand.  Ghron.  201;  Phil.  X, 
586.— (1218)  incendie  à  N.-D. 
allumé  par  un  voleur  anglais. 
Ghron.  226;  —  (1219)  inon- 
dations qui  rendent  le  Petit- 
Pont  impraticable.  Ghron. 
232;  —  (1221)  les  aumôneries 
de  Notre-Dame  et  de  Saint- 
Etienne-du-Mont  sont  frap- 

gées  de  la  foudre.  Ghron. 
k)nt.  Gott.  9  ;  —  (1223)  il  y 
est  tenu  un  concile  pour  les 
affaires  des  Albigeois.  Ghron. 
Gont.  Par.  7  ;  Phil.  XU,  543  ; 
—  cité.  Rig.  36,  37,  43,  44, 
138:  Ghron.  3,  7,  33,  57,  101, 
107,  198,  201,  204;  Phil.  H, 
229;  m,  283;  X,  558,  586; 
Xn,  554. 

-  Ghampeaux  (les).  Campelltts, 
Campelli.  Voy.  Paris,  histoire, 
années  1179,  1183,  1186, 
1187,  1210  ;  —  Gharauri  (rue), 
Chalauri  vicm.  Phil.  II,  230; 

—  Ghàtelets  (les).  Voy.  Paris, 
histoire,  1214;  —  Diocèse. 
Rig.  120;  —  Ecoliers  :  privi- 
lèges accordés  par  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  152;  —  ils 
se  T'ont  remarquer  par  leur 
enthousiasme  lors  du  retour 
de  Bouvines.  Ghron.  203; 
Phil.  XII,  269;  —  église 
Notre-Dame  et  chapitre.  Ilig. 
30,  77  ;  Geoffroi,  duc  de  Bre- 
tagne, y  est  enterré.  Rig.  44  ; 
Ghron.  35;  auatre  chapelle- 
nies  y  sont  tbndées  pour  le 
repos  de  son  âme.  Rig.  45; 
la  reine  Elisabeth  de  Hainaut 
y  est  enterrée;  fondations 
pieuses  faites  à  ce  sujet  par 
Philippe- Auguste.  Rig.  68; 
Ghron.  50;  un  incendie  y  est 
allumé  (1218)  par  un  voleur 
anglais.  Ghron.  226.  Aumô- 
nerie  de  Notre-Dame.  Voy. 
Paris,  histoire,  1221  j  doyen 
du  chapitre.  Voy.  Michel  de 
Gorbeil  ;  archicnacre.  Voy. 
Geoffroi  ;    chancelier.    Voy. 


Jean  de  Chandelle;  chantre 
duchajpitre.  Voy.  Guillaume; 

—  Eglises  (autres)  de  Paris. 
Voy.  Saint- Antoine,  Saint- 
Etienne  -  du  -  Mont,  Sainte- 
Geneviève,  Saint  -  Germain- 
des-Prés ,  Saints  -  Innocents, 
Saint-Lazare,  Saint-Martin- 
des  -  Ghamps,  Saint  -  Pierre, 
Saint- Victor,  Saint- Vincent; 

—  Evéques.  Voy.  Eudes  de 
Sully,  Gautier  Gornu,  Guil- 
laume, Maurice  de  Sally, 
Pierre  de  Nemours,  Palais  des 
évoques.  Rig,  2;  —  Halles 
(les).  Voy.  Paris,  histoire, 
année  1185  ;  —  Louvre  (tour 
du).  Ghron.  199  ;  Phil.  XII, 
163;  —  Murs.  Voy.  Paris, 
histoire,  années  1190  et  1212; 

—  Palais  des  évolues.  Voy. 
Evoques;  —  Palais  du  roi. 
Rig.  37;  —  Pavé.  Voye» 
Paris,  histoire,  année  11Ô5- 
6;  —  Pont  (le  Petit-).  Phii. 
n ,  229.  Voy.  Paris,  histoire, 
années  1206  et  1219;  prévôt 
de  Paris.  Rig.  37  ;  —  Temple 
(le).  Rig.  70,  p.  103;— Uni- 
versité :  pnvilèges  accordés 

far  Philippe- Auguste.  Ghron. 
52:  opposition  des  maîtres 
à  1  élection  de  Guillaume, 
évoque  d'Auxerre,  comme 
évoque  de  Paris.  Ghron.  Gont. 
Gott.  6. 

Parisia.  Voy.  Paris. 

Parisiens  (lesj.  —  Leur  erreur 
au  sujet  au  chef  de  saint 
Denis.  Rig.  80.  —  Voy.  Paris. 

Parisii  (les),  peuple  de  la  Gaule. 
Rig.  38;  Ghron.  3,  4,7;PhiL 
I,  93,  97  ;  V,  45. 

Partenacum,  Voy.  Parthenay. 

Parthenay  (Deux- Sèvres).  — 
(1207)  pris  par  Philippe- Au- 
guste. Rig.  149;  Ghron.  143; 
Phil.  Vm,  374;  —  cité. 
Ghron.  204,  p.  298.  —  ParU- 
nacum,  Partheneium, 

Parthes  (les).  Phil.  IV,  123, 388. 

—  Parthù 


ET  DES  MATIERES. 


467 


PaTé.  —  A  Paris.  Voy.  ce  mot. 
^-  Dans  les  autres  villes. 
GbroQ.  33. 

Pavie  (les  habitants  de).  — 
(1212)  partisans  de  Frédéric  II. 
Ghron.  158;  -  (1213)  battent 
les  Milanais.  167,  168.  —  Pa- 
piani,  Papienses. 

Paviot,  arbalétrier.  —  (1203)  au 
siège  d'Andely.  Phil.  VU, 
264.  —  PaviiÂS. 

Pofrius.  Voy.  Paviot. 

Payen  de  Rochefort.  —  Ses  bri- 
gandages. Ghron.  178,  p.  261  ; 

—  (1214)  est  blessé  à  mort  au 
siège  de  la  Roche-au-Moine. 
Ghron.  178,  p.  262  ;  Phil.  X, 
280.  —  Paganus  de  Rupeforti. 

Pelage,  légat  en  Terre  sainte. 

—  Force  les  chrétiens  à  quit- 
ter Damiette  et  à  assiéger 
Taphnis.  Ghron.  Gont.  Gott. 
10.  —  Pelagius. 

Pèlerins  de  Terre  sainte  et  de 
Rome,  arrêtés  nar  l'empereur 
Othon.  Phil.  VIII, 919;  —de 
Rome,  cités  (Romipete),  Phil. 
IX,  1. 

Pelleteries  de  Hongrie.  Phil.  IX, 
384. 

Pendragorides.  Voy.  Artur  (le 
roi). 

Pépin  le  Bref,  roi  de  France. 

—  Rig.  38,  p.  60;  Ghron.  9. 

—  Pipinus  brevis. 

Pépin  ct'Héristal,  maire  du  pa- 
lais. Rie.  38,  p.  58  et  60; 
Ghron.  9.  —  Pippinus  major 
domus. 

Pequichini.  Voyez  Piquechiens 
(les). 

Perche  (le).  Phil.  UI,  256.  — 
Periica,  Perticum,  —  Gomtes 
du  — .  Voy.  Etienne,  Rotrou, 
Thomas. 

Perigas,  arbalétrier.  —  (1203) 
au  siège  d'Andely.  Phil.  VII, 
264;  —  (1204)  au  siège  du 
Ghâteau-Gaillard.  662. 

Périffueux  (Dordogne).  Phil.  X, 
112.  —  Petragore. 


Périmèle,  nymphe.  Phil.  VI, 
235.  —  Perimela. 

Péronne  (Somme).  —  (1184) 
Philippe,  comte  de  Flandre, 
détient  indûment  cette  ville. 
Phil.  II,  18  ;  —  (1214)  Phi- 
lippe-Auguste y  rassemble 
son  armée.  Ghron.  181,  p.  266  ; 
— dans  le  partage  du  royaume 
devait  appartenir  à  Renaud 
de  Dammartin.  Ghron.  201, 
p.  295;  —  Renaud  de  Dam- 
martin y  est  emprisonné. 
Ghron.  199,  p.  292  ;  210  ;  Phil. 
m,  90;  XII,  138;  —  citée. 
Phil.  X,  585.  —  Perona. 

Pérouse  (Italie).  Ghron.  Gont. 
Par.  2;  Phil.  VU,  558.  - 
Perusium, 

Pertica,  Perticum.  Voy-  Perche 
(le). 

Perusium.  y oj.  Pérouse. 

Pescaire  (Lou),  chef  de  routiers 
anglais.  Phil.  VII,  148,  830; 
Vlil,  17.  —  Lupicarus. 

Pessulanum.  Voy.  Montpellier. 

Petrafontis.  Voy.  Pierrefonds. 

Petragore.  Voy.  Périgueux. 

Peireius.  Phil.  VH,  561. 

Pettau  (Frédéric  de).  Voy.  Fré- 
déric de  Pettau. 

Pharamond,  roi  des  Francs. 
Rig.  37,  38,  p.  59  ;  Ghron.  7  ; 
Phil.  L  160, 169,  212.  —  Fa- 
ramunàus,  Pharamundus. 

Pharios,  Pharita  fréta.  Voy. 
Messine  (détroit  ae). 

Phénicie  (étoffes  de).  Phil.  IX, 
383. 

Philippe,  fils  de  Louis  VI,  tué 
par  un  pourceau.  Rig.  39, 
p.  63  ;  Ghron.  11.—  Philippus 
a  vorco  interfectus. 

Philippe- Auguste,  roi  de  France, 
fils  de  Louis  VII;  surnom- 
mé Auguste  par  Risord.  Rig. 
p.  6;  —  dit  aussi  Dieudonné. 
Rig.  1  ;  Ghron.  11  ;  Magna- 
nime, tlhron.  11  et  passim; 
Karolida.  Phï\.  Nunc.2S\  Ka- 
rolides.  Phil.  U,  485  ;  lU,  427  ; 
IV,  439  et  528;  X,  99;  — 


468 


TABLE  DES  NOMS 


était  parent  de  Gélestin  III. 
Ghron.  62;  Phil.  IV,  290; — 
faussement  accusé  d'avarice. 
Rig.  99;  —  indulgent  pour 
ceux  qui  se  repentent.  Phil. 
VI^  63  ;  —  protège  le  clereé. 
Phil.  X,  597  ;  —  amour  réci- 
proque du  peuple  et  de  son 
roi.  Phil.  XII,  280;  —éloge 
de  Philippe-Auguste.  Ghron. 
Gont.  Par.  6; 

-  vision  du  père  de  Philippe- 
Auguste  avant  sa  naissance. 
Rig.  i  ;  —  prières  du  chapitre 
général  des  cisterciens  pour 
obtenir  sa  naissance.  Ghron. 
12: 

-  (1 165)  sa  naissance  le  22  août. 
Rig.  1;  Ghron.  11. 

-  (  1 175)  pèlerinage  de  Louis  Vn 
à  Gantorbéry,  pour  mettre  son 
ûls  sous  la  protection  de  saint 
Thomas  Becket  (ce  pèlerinage 
n'eut  lieu  en  réalité  qu'en 
1179).  Phil.  I,  275;  —appa- 
rition de  saint  Thomas  a  un 
saint  homme  pour  lui  révéler 
qu'il  a  choisi  Philippe-Au- 

rste  pour  son  vengeur.  Phil. 

-  (1179)  devait  être  couronné 
le  15  août.  Rig.  2;  Phil.  219; 

-  s'étant  égaré  dans  la  forêt 
de  Gompiègne,  tombe  malade 
et  son  couronnement  est  dif- 
féré. Rig.  3  ;  Phil.  I,  224  ;  — 
pèlerinage  de  Louis  Vit  à 
Cantorbery.  Ghron.  14  (faus- 
sement placé  en  1175);  Phil. 
I,  275;  —  couronnée  Reims 
le  1*'  novembre.  Rig.  4; 
Ghron.  16;  Phil.  I,  336;  — 
revient  à  Paris.  Rig.  6  ; 

-  (1180)  origine  de  sa  haine 
contre  les  Juifs.  Ghron.  17; 

-  dépouille  les  Juifs  de  leurs 
biens  meubles  le  16  mars. 
Rig.  6  et  p.  16,  note  1;  — 
couronné  pour  la  seconde  fois 
à  Saint-Denis,  le  29  mai,  en 
même  temps  que^la  reine  Isa- 
belle de.Hainaùt.   Rig,   10; 


Ghron.  20  ;  —  perd  son  père 
le  18  septembre.  Rig.  11; 
Ghron.  21  ;  — n'avait  alors  que 
quatorze  ans  et  deux  mois. 
Phil.  363  ;  —  chàde  Hèbes  de 
Gharenton,  Guillaume,  comte 
de  Ghâlon,  et  Humuiert  de 
Beaujeu  qui  opprimaient  les 
églises.  Rig.  7,  o  ;  Ghron.  18  ; 
Phil.  I,  463  : 

—  (1180-81)  Philippe- Auguste 
soumet  les  seimeurs  ligués 
contre  lui.  Rig.  9  ;  Ghron.  19  ; 

—  (vers  1180-81)  assistant  à  la 
messe  à  Saint-Léger-en- Yve- 
line voit  un  enfant  à  la  place 
de  rhostie.  Phil.  I,  482  ; 

—  (1181)  s*empare  de  Gh&tillon- 
sur-Loire.  Phil.  538;  —  par- 
donne à  Etienne  de  Sancerre 
et  aux  autres  rebelles.  Phil. 
I,  548  ;  —  repasse  la  Loire  et 
rentre  en  France.  Phil.  1, 561  ; 
—  sur  le  conseil  d'un  sergent 
dévoué,  rachète  aux  lépreux 
de  Paris  les  foires  de  Saint- 
Lazare  (  racliat  faussement 
placé  en  1183).  Rig.  20; 
Ghron.  25  ;  —  punit  le^  blas- 
phémateurs. Rig.  5;  Ghron. 
22;  Phil.  I,  395; 

—  (1182)  sur  le  conseil  de  Ber- 
nard de  Bré  remet  aux  chré- 
tiens les  dettes  qu'ils  avaient 
envers  les  Juifs  en  gardant  le 
cinquième  pour  luL  Rig.  12; 
Ghron.  22  ;  Phil.  I,  371  :  — 
chasse  les  Juifs  en  juillet. 
Rig.  15,  16;  Ghron.  23;  Phil. 
I,  385  ;  —  transforme  les  sy- 
nagogues en  églises.  Rig.  17  ; 
Ghron.  24  ;  Phil.  I,  389  ; 

—  (1183)  purge  le  royaume  des 
hérétiques  en  les  condamnant 
au  feu.  Phil.  I,  407;  —  fonde 
les  Halles  au  lieu  appelé  Les 
Champeaux,  Rig.  20:  —  ra- 
chète aux  lépreux  ne  Paris 
les  foires  de  Saint -Lazare, 
sur  le  conseil  d'un  sergent 
dévoué  (ce  rachat  avait  eu 
lieu  en  1181).  Rig.  20;  Ghron. 


ET  DES  MATIÈRES. 


469 


25;  —  fait  clore  de  murs  le, 
bois  de  Vincennes.  Rig.  21  ; 
Ghron.  26  ;  —  fait  poursuivre 
les  Gottereaux  et  en  fait  dé- 
truire sept  mille  en  Berry. 
Rig.  24;  Ghron.  28;  Phil.  I, 
725* 

■  (1183-84)  Philippe- Auguste 
a  plusieurs  eotrevues  avec  le 
comte  Philippe   de   Flandre 

Sour  lui  réclamer  le  Verman- 
ois  et  les  villes  de  la  Somme 
dont  il  lui  avait  cependant, 
au  début  de  son  rè^ne,  con- 
firmé la  donation,  jadis  faite 
par  Louis  VII.  Phil.  II,  23, 

—  (1185)  reçoit  à  Paris  les  en- 
voyés de  Jérusalem.  Rie.  30; 

—  convoque  une  assemblée  à 
Paris  et  envoie  des  troupes 
en  Terre  sainte.  Rig.  31  ;  — 
-envoie  des  troupes  au  secours 
de  Gorbie,  part  de  Senlis  pour 
aller  faire  lever  le  siège  de  Bé- 
thisy.  Ghron.  29;  Phil.  II,  193, 
242;  —  réunit  une  armée  à 
Compiègne.  Rig.  26,  p.  41, 
note  3  ;  Ghron.  29 :  —  marche 
sur  Amiens.  Rig.  26;  Phil.  Il, 
271  ;  — assiège  Boves.  Ghron. 
29  ;  Phil.  Il,  296  ;  —  par  le 
conseil  des  siens,  refuse  le 
combat  que  lui  offrait  le  comte 
de    Flandre.  Phil.  11,^  364; 

—  accorde  une  trêve  de  huit 
jours  au  comte,  qui  se  soumet 
et  rend  le  Vermandois.  Rig. 
28  ;  Ghron.  29  ;  Phil.  H,  436  ; 

—  son  retour  triomphal.  Phil. 
II,  468;  —  miracle  advenu 
sur  remplacement  de  son 
camp  devant  Boves.  Rig.  29  ; 
Ghron.  30  ;  Phil.  H,  454  ; 

-  (1186)  délivre  le  château  de 
Vergy,  assiégé  par  le  duc 
Uugues  de  Bourgogne.  Rig. 
32  ;  Ghron.  31  ;  —  reçoit  les 
plaintes  des  églises  de  Bour- 
gogne contre  le  duc.  Rig.  33  ; 

—  donne  au  duc  trois  aver- 
tissements publics.  Rig.  34; 


—  lui  écrit  plusieurs  fois. 
Phil.  I,  609;  —  marche  sur 
la  Bourgogne  car  Troyes 
Bar-sur-Seine  et  mussy.  Phil 
1, 621  ; — prend  Ghâtillon-sur 
Seine.  Rig.  35;  Ghron.  31 
Phil.  I,  640  ;  —  contraint  lé 
duc  à  réparer  les  dommages 
qu'il  a  causés  aux  éelises  et 
lui  pardonne.  Rig.  36;  Phil. 
I,  710*  —  revient  à  Paris. 
Rig.  3o;  —  fait  paver  Paris. 
Rig.  36  ;  Ghron.  33  ;  —  étant 
à  Saint-Denis,  permet  aux 
moines  de  procéder  librement 
au  choix  de  leur  abbé.  Rig. 
41  ;  —  accorde  la  main  de  sa 
sœur  Marguerite  à  Bêla  III, 
roi  de  Hongrie.  Rig.  43; 
Ghron.  32  ;  —  au  mois  d'août, 
il  fait  enterrer  GeofiFroi,  duc 
de  Bretagne,  à  Notre-Dame 
de  Paris,  où  il  fonde  deux 
chapellenies  en  sa  mémoire. 
Rig.  44,  45;  Ghron.  35; 

—  (vers  1186-87)  Philippe- Au- 
guste, à  l'instigation  d'une 
vieille  femme  qui  préten- 
dait en  avoir  reçu  la  mis- 
sion miraculeuse  (Ghron.  34), 
fait  clore  de  murs  le  cime- 
tière des  Ghampeaux.  Rig. 
47  ;  Ghron.  34  ;  Phil.  I,  445  ; 

—  (vers  1187)  ordonne  de  don- 
ner aux  pauvres  ses  vête- 
ments de  rebut.  Rig.  48  ; 

—  (1187)  irrité  de  ce  que  Ri- 
chard Gœur-de-Lion  refuse 
de  lui  faire  hommage  pour  le 
comté  de  Poitiers  (Rig.  50; 
Ghron.  38  ;  Phil.  H,  509)  ;  et 
de  ce  que  Henri  H.  bien  que 
cité  plusieurs  fois  a  sa  cour, 
refuse  de  lui  rendre  la  dot  de 
sa  sœur  Marguerite  (Rig.  50  ; 
Ghron.  38),  entre  en  Berry, 
prend  Issoudun  (Rig.  51; 
Ghron.  38;  Phil.  II,  529), 
Graçay  et  met  le  siège  devant 
Ghâteauroux.  Rig.  51  ;  Ghron. 
38;  Phil.  U,  543;  —  Richard  et 
Henri  II  lui  demandent  avant 


470 


TABLE  DES  NOMS 


la  bataille  (Phil.  II,  589)  une 
trêve  qu'il  accorde  et  moyen- 
nant laquelle  ils  déclarent  se 
soumettre  à  la  cour  du  roi; 
celui-ci  garde  Issoudun.  Ris. 
51  ;  Ghron.  38  ;  Phil.  H,  609  ; 
—  apprend  la  nouvelle  de  la 

grise  de  Jérusalem  par  8ala- 
in.  Rig.  53;  —  a  un  fils, 
Louis  Vni,  le  5  septembre. 
Rig.  54  ;  Chron.  37  ; 
—  (1188)  le  13  janvier  (la  véri- 
table date  est  le  21),  Philippe- 
Auguste  et  Henri  II  prennent 
la  croix  entre  Trie  et  Gisors, 
au  lieu  dit  depuis  Saint' 
Champ.  Rig.  56  ;  Ghron.  41  ; 
Phil.  in,  14:  —  ils  y  fondent 
une  église  (Rig.  56)  et  s'en- 
gagent mutuellement  à  laisser 
jusqu'à  leur  retour  leurs  terres 
dans  l'état  où  elles  étaient 
lorsqu'ils  se  sont  croisés.  Rig. 
56,  60:  ■—  le  27  mars,  Phi- 
lippe-Auguste tient  à  Paris 
une  assemblée  où  beaucoup 
de  seigneurs  se  croisent.  Rig. 
57;  Ghron.  42;  —  rend  une 
ordonnance  touchant  les  det- 
tes des  croisés  et  une  autre 
sur  la  dime  saladine.  Rig.  57, 
58,  59;  —  pour  châtier  Ri- 
chard Gœur-de-Lion  d'avoir 
rompu  la  trêve  et  de  ne  pas 
rendre  Toulouse  au  comte 
Raimond  de  Saint  -  Gilles , 
Philippe  -  Auguste  entre  en 
Berry,  prend  Ghàteauroux, 
Buzençi^^  Argenton ,  Le- 
vroux.  Kig.  60;  Ghron.  43; 
Phil.  m,  38;  —  un  torrent 
desséché  se  remplit  miracu- 
leusement pour  abreuver  son 
armée.  Rig.  61  ;  Ghron.  43  ; 
Phil.  m,  45;  — prend  Mont- 
richard,  Montluçon  et  toute 
l'Auvergne.  Rig.*  60  ;  Ghron. 
44;  Phil.  III,  56  ;— Henri  H 
revenant  vers  la  Normandie, 
il  le  poursuit  et  prend  Ven- 
dôme. Ghron.  44  ;  Phil.  III, 
67;  —  arrivé  à  Ghaumont, 


tandis  qu'Henri  U  est  à  Gi- 
sors, il  a  une  entrevue  avec 
lui,  abat  l'orme  sous  lequel 
avaient  lieu  les  conférences 
et  refoule  les  Anglais  dans 
Gisors.  Riff.  62;  Ghron.  45; 
Phil.  in,  97  ;  —  rentre  dans 
Ghaumont.  Phil.  IH,  186;  — 
Henri  lî  ravageant  le  pays  et 
menaçant  Mantes,  Philippe- 
Auguste  marche  au  secours 
de  cette  ville  qu'il  traverse, 
atteint  Henri  H  à  Soindres  et 
le  contraint  de  se  retirer  à 
Ivry.  Ghron.  45:  Phil.  HI, 
379  ;  —  rentre  à  Mantes.  Phil. 
m,  619  ;  —  se  réconcilie  avec 
Richard  Gœur-de-Lion  qui  lui 
faithommace.  Rig.  63  ;  Ghron. 
46  ;  Phil.  III,  631  ; 

—  (1189)  vers  prophétiones 
sur  Philippe-Auguste,  nig. 
65;  —  rassemble  ses  troupes 
en  mai  à  Nogent-le-Rotrou, 
prend  la  Fer  té-Bernard,  Mont- 
rort-le-Rotrou^  le  Mans,  pour- 
suit Henri  U  jusqu'à  Ghiuon. 
Riff.  66;  Ghron.  48;  Phil.  IH, 
640  ;  —  donne  le  Mans  à  Ri- 
chard Gœur-de-Lion.  Phil.  III, 
674;  —  marche  sur  Tours, 
trouve  un  gué  pour  passer  la 
Loire  et  prend  Tours  le 
23  juin.  Rig.  66;  Ghron.  48; 
Phil.  m,  677  ;  —  fait  à  Golom- 
hier  la  paix  avec  Henri  II 
qu'il  réconcilie  avec  Richard. 
Rig.  67;  Ghron.  49;  Phil.  m, 
735  ;  —  Henri  U.  étant  mort, 
Philippe  -  Auguste  conclut 
avec  Richard  une  autre  paix 
par  laquelle  il  lui  rend  Tours, 
le  Mans  et  Ghàteauroux,  tan- 
dis que  Richard  lui  cède  Gra- 
çay^  Issoudun  et  tout  ce  qu'il 
avait  en  Auvergne.  Rig.  67; 
Ghron.  49  ; 

—  (1190)  en  paix  avec  Richard 
pendant  la  première  année  du 
règne  de  celui-ci.  Phil.  IV, 
3  ;  —  perd  sa  femme  Elisa- 
beth de  Hainaut  le  15  mars, 


DES  MATI^KH. 


471 


et  fonde  en  sa  mémoire  doux 
chapellenies  à  Notre-Dame 
de  raris.  Rig.  68  ;  Ghron.  50  ; 

—  se  prépare  à  la  croisadt^ 
Phil.  iV,  7;  —  va  prendre  lo 
bourdon  à  Saint  -  Denis  le 
24  juin.  Rig.  69:  —  tient  à 
Vézelay,  le  4  juillet,  une  aH- 
semblée  où  il  confie  la  régence 
à  sa  mère  Adèle  et  à  son  oncle 
Guillaume ,  archevêque  de 
Reims,  et  va  s'embanfuer  k 
Gènes  après  avoir  fait  son  Ufs- 
tament  politique.  liig.  69, 70  ; 
Ghron.  51;  Phil.  IV,  17;  — 
essuie  une  violente  Uimii^M. 
Phil.  IV,  24;  -^  arrive  à 
Messine  le  16  H^ptembre  ^«d 
noo  en  août  comme  le  dit 
lUgord'.  Hïu.  72:  Œrou,  h'A , 
Phil.  IV,  %^'.  —  iii4<*aiuiwf 
les  5«?i«iieur«  qui  ou:  ^)^ïXi*tf\ 
de  la  tem  j*^a*-  li^^ .  't  ;  (^hr*?s; . 
iî:  PlU,  IV.  r/;:  —  ^\  re- 
wipi  \aj  le  rA  Bkiuu-'S.  PiiiJ, 
IV.  *A  :  —  x'x^^  CMSik  Ui  paiKii4> 
du  no  TïUicréa*' ;  j»^.ii»*  t'ju<? 
•Aec  iuieè  cl»r  oii-  rji  ^ui  ivi 
«tût  (jdI»iiVf  b'.ûi  ptiur  iiu.  «gsit 
jumr  L'.'vu   VJJJ.   Kij^.  7Î, 

—  «et:  iiont  ntp>i*jpî*4i\iiç  Jfcï> 
«cuarc  ai  o^uut  ck  ieuf  Mj^Uf 
«u  ëitùi<^.  Pui..  JV.  ilU:  — 
ttccimiii)UQ%^  la  ooutetiUiUut; 
moiixixu'kt  euirt  Kicùttrfj  «t 
iaij'jr«u%^  ttL  ttuje:  tt*  m  oui 

dfr  JeauU%:.  i<ieu«  Ot   pl1»lli*if 

«tfiiu«ff  Itfaa'.  !  AuKt  ai»  ftiijtii 
lkft>    j*^:tiun    c    «nivuv«*f    «ti; 

rmu-  ciur  mou  m  Mi<;i«< . 
Piti.      *^'.    :.>-         -    p^UtUli'. 

tt*f  finir  f'ttii:  «?:  (^«iUM<» 
Nili*:)^  'il    fifV4tuiu<     Ui^;   "^  '  , 

(M.»!/'   V    '4*:*ii'    pd/Jli.*' .   rU'  HH 


Uirimrd  de  b  tiuivrti.  Hiu.  7;i , 
Cîhrou,  54;  lM»i|.  IV,  154, 
Uiclmnl   lui   lieukrtiMl.  iiu  il 
lui    rniid    m    HiUUi    hI.   ijit'ii 
éijouiid  Hônnig&ie du  NavMint, 
Philipim  lui   nH'IuMiH  U  du! 
de  Hu  uatiirtit  lui  iiiuinrde  uuti 
trAve  k  cuuHit  db  I4  l'inibiitlti 
Chmii.  f,4;  Phil.  IV,  iift,-- 
quiiui  MutitoiiiH  iti  ttuivtt  du 
vaut  Arn^  Ui  ill  uvijl  (tui  11^4- 
IlL/s    le  'M)  ttwJl).   IUh     74; 
Chniii.  ri4;  Plul.  IV,  fiil ,     - 
met  1h   toi%<t  devant  A«:r» 
Phil.  IV,  179;  -  ttM4:Md  Hi- 
cliard   uimr  liétmmf  i'atitHui.. 
lliK    74;  PMI.  IV,  ÏIO,    - 

ïâsti  nmru  nhum  l'i^msit^  du 
fii/:haid.  CUroh-  *tû ,  —Utuiu 
uu  lu^m  tinte  liuih^^^A  UU 

ia  toi  ^*hu^U^nn.  iUi  n  ich 

I^iijj.  IV.  nt.  -  ^lin/A^<te 
k  v^  mkuvt  i^M.  JU^Ubuu 
<}  Aorte  44t  biiUtidiii  >MVM*«»t  <W 
ilM  4jb<U»l  i^  srîfi^  4xvt>  ift  <U^ 
lui  itnidft  ktfc  ^iiH^uiOAMi-. 
PUaI.  JXI,  m ,  —  iuw*:  tettUt- 

pftM^lUiiHfriliUoUiUtaiu-   Phi! 
j\     V4^  ,   -      *a*»î  Hi^*''^'   <**    ««î 
OVÉrtlUlt^ii:     it      '^v    jUlii*5l    Ai. 

«Ml  l^utKj  i;  K'i^i^  CÏl  UihUM: 
fli4'  jMf  <  aj/plM^ciUi/l    (il  tadiU' 

iit.  Pjii  i\  .  Ui  itfi  ;^i .  :  — 
Pjii     1  \    ;^t^'      -  e^   iuai«u*. 


4721 


TABLE  DES  NOMS 


mandement  au  duc  de  Bour- 
gogne. Rig.  81;  Chron.  62; 
Phil.  rv,  262  ;  —  s'embarque 
sur  des  galères  de  Ruffo  de 
Volta.  Rig.  81  ;  —  quitte  la 
Palestine,  débarque  en  Fouille 
et  passe  par  Rome,  où  il  voit 
son  cousm  Gélestin  m.  Rig. 
81;  Chron.  62;  Phil.  IV,  285; 

—  passe  par  Radicofano, 
Monte  Bardone,  Ganriola,  la 
Ligurie,  le  Mont-Genis,  la 
Maurienne,  le  Mont  du  Ghat^ 
traverse  llsère  et  le  Rhône. 
Phil.  IV,  291  ;  —  rentre  en 
France  peu  de  jours  avant 
Noël.  Rig.  81;  Ghron.  62; 
Phil.  IV,  302  ;  —  célèbre  la 
fête  de  Noël  à  Fontainebleau, 
et  vient  quelques  jours  après 
à  Saint-Denis.  Rig.  83: 

-  (1192)  le  18  mars,  Philippe- 
Auguste  se  rend  de  Saint- 
Germain -en- Laye  à  Brie- 
Gomte- Robert  pour  y  faire 
brûler  des  juifs  qui  avaient 
crucifié  un  chrétien  livré  par 
la  comtesse  de  Braisne.  Rig. 
84  ;  Ghron.  63  ;  Phil.  I,  761  ; 

-  (1193)  apprend  à  Pontoise 
que  Richard  veut  le  faire  tuer 
par  les  Assassins,  quitte  la 
ville,  se  crée  une  garde  de 
sergents  armés  de  masses  de 
métal,  et  envoie  des  ambas- 
sadeurs au  Vieux  de  la  mon- 
tagne. Rig.  87;  Ghron.  65; 

—  apprend  la  fausseté  de  cette 
nouvelle.  Rig.  87  ;  —  en  fé- 
vrier, il  entre  en  Normandie, 

{>rend  Evrenx,  le  Neubourg, 
e  Vaudreuil,  etc.  Rig.  94; 
Ghron.  70;  —  prend  Gisors 
le  12  avril,  reconquiert  tout 
le  Vexin  et  rend  Lyons-la- 
Forét  à  Tabbaye  de  Saint- 
Denis.  Rig.  89;  Ghron.  67; 
Phil.  IV,  410;  —  assiège  vai- 
nement Rouen.  Rig.  94; 
Ghron.  70;  —  épouse  Inge- 
burge  de  Danemark  et  la  ré- 
pudie. Rig.  92;  Chron.  69; 


—  (1194)  en  janvier  (et  non 
pas  au  commencement  du 
carême  )  Philippe  -  Auguste 
conclut  un  traité  d'albance 
avec  Jean  Sans-Terre.  Ris. 
94  ;  —  au  retour  de  Richara^ 
donne  asile  à  Jean  Sans- 
Terre.  Phil.  IV,  428  ;  —  était 
dès  ce  moment  maître  de  tout 
le  pays  entre  le  Vaudreuil, 
Brionne  et  Sérifontaine.  Phil. 
rv^  430  ;  —  fortifie  les  places 
qu'il  a  enlevées  aux  Anglais. 
Phil.  IV,  440;  —  donne 
Evreux  à  Jean  Sans-Terre. 
Phil.  IV,  445  ;  —  le  10  mai 
entre  en  Normandie  et  assiège 
Verneuil  pendant  trois  se- 
maines. Rig.  96;  Ghron.  72: 
PhU.  IV,  481  ;  —  les  habi- 
tants peignent  sa  caricature 
sur  la  porte  du  château.  Phil. 
rv,  484  ;  —  prend  la  ville  et 
la  fait  démanteler.  Phil.  IV, 
490;  —  apprenant  que  Jean 
Sans-Terre  a  massacré  la  gar- 
nison d*Evreux  et  livré  la 
Èlace  aux  Anglais,  il  incendie 
ivreux.  Rig.  96  ;  Ghron.  72  ; 
Phil.  IV,  449;  -  ravage  le 
pays  de  Gaux  et  force  Ri- 
chard à  lever  le  siège  d'Ar- 
qués. Phil.  IV,  499  ;  —  s'em- 
pare de  Robert  (et  non  Guil- 
laume), comte  de  Leicester. 
Rig.  97;  Ghron.  72;  —  en 
représailles  de  la  conduite  de 
Richard  envers  Saint-Martin 
de  Tours,  met  la  main  sur  les 
églises  dépendant  d'évôchés 
soumis  aux  Anglais.  Riç.  99; 
—  surpris  par  Richard  a  Bel- 
fou,  près  Fréteval,  perd  son 
trésor,  ses  archives  et  ses  ba- 
gages. Rig.  iOO  ;  Ghron.  74  ; 
Phil.  IV,  590;  —  quitte  le 
Berry  et  gagne  en  trois  jours 
le  Vaudreuil  dont  il  fait  lever 
le  siège.  Ghron.  74  ;  Phil.  V, 
17; 
—  (1195)  en  juillet,  rase  le  Vau- 
dreuil, et  le  20  août  marie  sa 


BT  DES  MATIÈRES 


473 


HBur  Alix  au  comte  de  Pon- 
thieu.  Ri^.  102  ;  Ghron.  76  ; 

—  contraint  Richard  à  lever 
le  siège  d'Arqués ,  détruit 
Dieppe  ;  son  arrière-garde  est 
surprise  pendant  le  retour. 
Wg.  104;  Ghron.  79;  Phil. 
rvT  514  ;  —  perd  Beau  mont- 
le-Roger  et  suit  Richard  en 
Berry.  Phil.  FV',  526;V,  30; 

—  abandonné  par  Renaud  de 
Dammanin ,  Baudouin  de 
Flandre  et  d'autres  seigneurs. 
Phil.  IV,  583;  —  fait  de 
grandes  aumônes  pendant  la 
uunine.  Rig.  105;  Ghron.  77 
et  80  ;  —  prend  Issoudun  où 
Richard  vient  lui  faire  hom- 
mage. Rig.  t07;  Ghron.  8*2; 

—  en  reconnaissance,  il  dé- 
pose une  riche  étoffe  de  soie 
sur  Taute!  de  Saint -Denis. 
Rig.  107  ; 

-  (1196)  Philippe  -  Auguste 
conclut,  le  15  janvier,  près 
de  Bourges,  la  paix  avec  Hi- 
chard  Gœur-de-Lion.  Rig. 
108  ;  Phil.  V,  51  ;  —  en  mars, 
sait  les  processions  faites  pour 
obtenir  la  fin  des  inondations. 
Rig.  109;  Ghron.  83;  — 
épouse  Agnès  de  Méranie 
(mussement  appelée  Marie). 
Rig.  112;  Ghron.  85;  —  la 
mauvaise  foi  de  Richard  qui 
fait  bâtir  un  château  à  Por- 
tejoieoblige  Philippe-Auguste 
à  reprendre  les  hostilités. 
Phil.  V,  66;  —  Richard 
ayant  détruit  Vierzon  dont  le 
seigneur  demande  secours  à 
Phuippe-Auguste.  celui-ci  en 
représailles  prend  Aumale, 
puis  Nonancourt.  Rig.  113; 
Phil.  V,  88;  —  enferme  à 
Mantes  les  prisonniers  de  No- 
nancourt qui  massacrent  le 
châtelain,  mais  sont  pendus 
par  les  Mantais.  Phil.  V,  120  ; 
•  (1197)  envoie  des  troupes  en 
Berry  et  prend  Dangu.  Phil. 
V,  105  ;  —  perd  Nonancourt 


livrée  à  Richard  par  Nicolas 
d'Orphin.  Phil.  V,  112;  — 
les  Bretons  lui  restent  fidèles. 
PhU.  V,  157  ;  —  bat  Richard 
devant  Aumale,  et  s*empare 
de  la  ville.  Ghron.  86;  Phil. 

V,  172;  —  reprend  Nonan- 
court. Chron.  îS6; 

—  (1198)  Philippe  -  Auguste 
rappelle  les  Juifs  et  opprime 
les  églises.  Rig.  122;  —  perd 
sa  sœur  Marie,  comtesse  de 
Champagne.  Rig.  119;  — 
ses  troupes  font  aux  Ande- 
lys  un  grand  carnage  de  Gal- 
lois. Phil.  V,  303;  —  Ri- 
chard a^^ant  fait  noyer  trois 
prisonniers  français  et  aveu- 

§ler  quinze  autres,  Philippe- 
LUguste  inflige  le  même  sup- 
plice à  des  prisonniers  anglais. 
Phil.  V,  318;  —  ses  troupes 
s'emparent,  près  de  I^ns,  de 
Philippe,  comte  de  Namur. 
Phil.  V,  344;  —  s'a lUe  avec 
Philippe    de    Souabe.    Rig. 

124  ;  —  est  surpris  et  mis  en 
ftdte  par  Richard  à  Gour- 
celles-lez-Gisors.  Rig.  122  ; 
Ghron.  93;  Phil.  V,351j-. 
dévaste  la  Normandie  jus- 
qu'au Neubourg  et  jusqu'à 
Beanmont-le-Roger.  Rig.  123; 
Ghron.  94  ; 

—  (1199)  conclut  une  trêve  de 
cinq  ans  avec  Richard.  Rig. 

125  ;  —  pardonne  à  Renaud 
de  Dammartin  et  fiance  Phi- 
lippe Hurepel  à  sa  fille.  Phil. 

VI,  59;  —  prend  Evreux, 
Avrilly  et  Acquigny  ;  dévaste 
toute  la  Normandie  aussitôt 
après  la  mort  de  Richard. 
Rig.  127;  Ghron.  99;  —  re- 
«)it  rhommage  d'Artur  de 
Bretagne  pour  les  comtés  de 
Tours,  d'Angers  et  du  Mans, 
au  Mans  selon  Rigord,  à  Pa- 
ris selon  G.  le  Breton,  en 
réaUté  à  Tours.  Rig.  127  j 
Ghron.  101  ;  —  rend  la  liberté 
à  Pierre  de  Douai.  Rig.  128; 


474 


TABLB  DES  NOMS 


—  reçoit  à  Tours  l'hommage 
d'Aiiénor  de  Guyenne  pour  le 
comté  de  Poitiers,  ramène 
Artur  à  Paris  le  28  juillet, 
dépose  le  30  un  parement  de 
soie  sur  Tautel  de  Saint-Denis. 
Rig.  129;  —  conclut,  en  oc- 
tobre, une  trêve  avec  Jean 
Sans-Terre  et  une  autre  avec 
Baudouin,  comte  de  Flandre. 
Rijg.  129;  Ghron.  102:  —  en- 
voie une  ambassade  a  Inno- 
cent m  oui  amis  son  royaume 
en  interait.  Ghron.  103; 

—  (1200)  Philippe-Auguste,  fu- 
rieux de  l'interdit  qui  pèse 
sur  son  royaume,  opprime  les 
évéques  français  qui  y  ont 
adhéré.  Rig.  131  ;  —  en- 
ferme Ingeburge  à  Ëtampes 
(ceci  n'eut  lieu  que  l'an- 
née suivante).  Ibid.  —  con- 
clut avec  Jean  Sans-Terre  le 
traité  du  Goulet.  Rig.  132; 
Phil.  VI,  16.  -^  accorde  des 
privilèges  aux  écoliers  de  Pa- 
ris. Ghron.  152  |Voy.  Cat.  des 
actes  de  Philippe* Auguste,  629); 

—  (1201)  à  l'instigation  du  légat 
Octavien,  se  sépare  tempo- 
rairement d'Agnes  de  Méra- 
nie.  Rig.  133;  Ghron.  105; 

—  las  des  discussions  stériles 
du  concile  de  Soissons,  part 
un  beau  matin  en  emmenant 
Ingeburge  avec  lui.  Rig.  133  ; 

—  enferme  Ingeburge  dans 
la  tour  d'Ëtampes  (uiit  rap- 
porté à  tort  à  l'année  1200 

Ear  Rigord).  Rig.  131;  —  à 
L  mort  de  Thibaut  III,  prend 
la  garde  de  la  Gham pagne  et 
la  tutelle  de  sa  fille  jusqu'à  la 
naissance  de  son  fils  pos- 
thume. Thibaut  IV;  —  reçoit 
magninqruement  Jean  Sans- 
Terre  à  Paris  et  à  Saint-De- 
nis. Rig.  135;   Chron.  107; 

—  après  la  mort  d'Agnès  de 
Méranie ,  obtient  a'Inno- 
cent  III  la  légitimation  de 
ses  enfants.  Rig.  136;  Ghron. 


108;  -^  fonde  en  mémoire 
d'Agnès  Tabbave  de  Saint- 
Gorentin  près  Mantes.  Ghron. 
108; 

—  (vers  1201)  le  clergé  de  Reims 
ayant  refusé  de  l'aider  autre- 
ment que  par  ses  prières, 
Philippe-Auguste  n'intervient 
d'abord  qu'en  paroles  auprès 
du  comte  deRethel  etde  Ho- 

f;er  de  Rozoy  qui  opprimaient 
'église  de  Reims.  Ghron.  109; 
Phil.  I,  768;  —  réprime  le 
comte  de  Rethel  et  Roger  de 
Rozoy  par  la  force.  Qiron. 
109;  Phil.  I,  799; 

—  (1202)  reçoit  à  Soissons  la 
soumission  du  comte  de  Re- 
thel et  de  Roger  de  Rozoy, 
puis  revient  à  Vernon.  Rig. 
137  ;  —  reçoit  les  plaintes  du 
comte  de  la  Marche  à  qui 
Jean  Sans-Terre  a  enlevé  sa 
femme.  Ghron.  110  ;  Phil.  VI, 
104  ;  —  reçoit  les  plaintes  du 
comte  d'Eu  à  qui  Jean  Sans- 
Terre  a  pris  Neufchàtel-en- 
Bray.  Phil.  VI  102;  — 
somme  par  écrit  Jean  Sans- 
Terre  de  rendre  Neufchâtel  ; 
celui-ci  demande  à  Philippe- 
Auguste  de  lui  assigner  un 
jour  pour  se  disculper  devant 
ses  pairs.  Phil.  VI,  105;  — 
assigne  en  vain  Jean  Sans- 
Terre  à  comparaître  à  Paris 
quinze  jours  après  Pâques. 
Rig.  138;  Phil.  VI,  135;  — 
somme  une  seconde  fois  Jean 
Sans-Terre  qui  s'excuse  et 
demande  que  la  chose  soit 
jugée  à  Angers.  Phil.  VI, 
147  ;  —  cite  une  troisième  fois 
Jean  Sans-Terre  qui  promet 
de  comparaître,  de  faire  hom- 
mage de  la  Guyenne,  la  Tou- 
raine  et  l'Aniou,  et  de  donner 
en  gage  Tillières  et  Bouta- 
vant.  Ghron.  110;  Phil.  VI, 
176.  — Jean  Sans-Terre  ayant 
fait  défaut,  Philippe-Auguste 
prend    Boutavant,    Argueii, 


ET  DES  MATIERBS. 


475 


Lon^champs,  Mortemer,  la 
Ferte,  Sain  t-Samson  et  Lvods- 
la-Forêt.  Rig.  138;  Chron. 
H2;  Phil.  VI,  194;  — s'em- 
pare de  Goumay  en  l'inon- 
dant. Rig.  138;  Chron.  112; 
Phil.  VI,  210;  -  fait  réparer 
Gournay.  Phil.  VI,  257  ;  — 
ayant  besoin  de  ses  troupes 
en  Normandie,  avait  ordonné 
aux  barons  de  Bourgogne  et 
de  Berry  de  venir  se  joindre 
à  Artur.  Phil.  VI,  298;  — 
arme  Artur  chevalier  à  Gour- 
nay, et  le  fiance  à  sa  fille 
Marie.  Rig.  138;  Chron.  113; 
Phil.  VI,  262  ;  —  écrit  à  Ar- 
tur d'attendre  des  renforts 
avant  d'entrer  sur  les  domai- 
nes de  Jean  Sans-Terre.  Phil. 

VI,  348;  —  assiège  Araues, 
lève  le  siège  à  la  nouvelle  de 
Mirebeau  et  va  prendre  Tours. 
Rig.  138,  p.  152;  Chron.  114; 
—  à  Thiver,  rentre  dans  ses 

Quartiers  sans  avoir  conclu - 
e  trêve.  Rig.  138; 
(1203)  Philippe- Auguste,  sou- 
tenu par  les  Poitevins  et  les  Bre- 
tons, entre  en  Guyenne,  reçoit 
rhommage  de  Robert,  comte 
d'Alençon,  revient  en  Nor- 
mandie et  prend  Couches  et  le 
Vaudreuil.  Riç.  140;  Chron. 
1 1 6  ;  —  pressé  de  faire  lever  le 
siège  d  Alcnçon,  il  va  cher- 
cher à  Moret  les  chevaliers 
qui  étaient  réunis  pour  un  tour- 
noi. Chron.  117;  —  fait  la 
guerre  à  Jean  Sans-Terre  pour 
venger  la  mort  d'Artur  de 
Bretagne.  Phil.  VII,  13;  — 
assiège  l'Ile  et  la  ville  d'An- 
dely,  et  s'en  empare.  Rig. 
140;  Chron.  122  à  124;  Phil 

VII,  86  à  380  ;  —  pendant  le 
siège,  fait  ravager  le  Vexin 

?ar  ses  coureurs.  Phil.  VII, 
32  ;  —  fait  remettre  en  état 
le  château  et  le  bourg  d'An- 
dely  et  y  loge  ses  troupes. 
Chron.  124  ;  Phil.  VII,  381  ; 


—  donnait  1000  livres  par 
jour  à  Cadoc  pour  la  solde  de 
sa  troupe.  Phil.  VII,  396;  — 
esquive  les  essais  de  récon- 
ciliation avec  Jean  Sans- 
Terre  tentés  par  le  pape  à  la 
fin  d'août.  Rig.  140  ;  —  met, 
le  31  août,  le  siège  devant 
Radepnont  et  le  prend  au  lx>ut 
de  quinze  jours  suivant  Ri- 
gord,  de  trois  semaines  sui- 
vant la  Chronique^  et  d'un 
mois  suivant  la  Phiiippide. 
Rig.  141;  Chron.  121  j  Phil. 
VU,  400;  —  met  le  siège  de- 
vant le  Château  -  Gaillard. 
Rig.  141  ;  Chron.  125  ;  Phil. 
VII,  415  ;  —  entoure  le  Châ- 
teau -  Gaillard  d'une  double 
ligne  d'ouvrages  à  la  fois  of- 
fensifs et  défensifs.  Rig.  141  ; 
Chron.  125;  Phil.  VII,  421; 
~  quitte  pendant  l'hiver  les 
troupes  qui  assi^eaient  le 
Château-Gaillard.  Phil.  VU, 
cat.  ; 

—  (1203-1204)  Philippe-Auguste 
donne  au  vicomte  de  Thouars 
la  sénéchaussée  de  Poitou  (et 
non  en  1205  comme  le  dit  la 
Chronique).  Chron.  135; 

—  (1204)  revient  au  printemps 
au  siège  du  Château-Gaillard. 
Phil.  VU,  caL;  —  ordonne 
de  repousser  à  coups  de  flè- 
ches les  bouches  inutiles  ex- 

fulsées  de  la  place.  Chron. 
25  ;  PhiL  VU,  479  ;  —  tou- 
ché de  pitié,  il  se  décide  à 
les  accueillir.  Chron.  127  ; 
Phil.  VU,  576;  —  en  mars, 
il  pousse  activement  les  tra- 
vaux du  siège.  Chron.  128  ; 
Phil.  VU,  €Sà8;  —  se  trouve 
toujours  au  premier  rang  des 
troupes.  Phil.  VU,  679  ;  — 
s'empare  du  Château- Gail- 
lard, le  6  mars,  et  v  met  gar- 
nison. Rig.  141;  Cnron.  129; 
Phil.  VU,  740;  — le  2  mai, 
entre  en  Normandie.  Rig. 
142;  Phil.  VIU,  1;  —prend 


476 


TABLE  DES  NOMS 


Falaise,  Domfront  et  Gaen. 
Rig.  142;  Chron.  130;  Phil. 
\Uly  14;  —  est  rejoint  à 
Gaen  par  Gui  de  Thouars, 
qui  vient  de  s'emparer  du 
Mont  Saint-Michel  et  d  '  Avran- 
ches.  Ghron.  131;  Phil.  Vm, 
40;  —  fait  démanteler  le 
Mont  Saint-Michel,  rebâtir 
Tabbaye  et  remplacer  les  li- 
vres brûlés  par  les  Bretons. 
Phil.  vm,  139;  —  prend 
Evreux,  Séez,  Lisieux,  Ba- 
veux et  Goutances.  Rig.  142; 
Chron.  130;  Phil.  VIII,  35; 

—  s'empare  de  Rouen,  Ver- 
neuil  et  Arques.  Rig.  142; 
Ghron.  131;  Phil.  VIII,  156; 

—  fait  raser  les  fortifications 
de  Verneuil.  Phil.  VIII,  170; 

—  se  rend  maître  de  toute  la 
Normandie.  Rig.  142;  Ghron. 
132;    Phil.    VUI,    176;    — 

—  laisse  à  la  Normandie  ses 
coutumes,  mais  modifie  celles 
qui  se  rapportent  aux  com- 
bats singuliers.  Phil.  VIU, 
219;  —  rend  au  clergé  nor- 
mand le  droit  d'élire  ses  évo- 
ques, et  abolit  le  droit  de 
régale  en  Normandie.  Phil. 
VIII,  241  ;  —  prend  posses- 
sion de  Poitiers  le  10  août,  et 
y  re^it  Thommage  des  ba- 
rons du  pays.  Rig.  143;  Ghron. 
133;  Phil.  VIII,  374  :  — ses 
troupes  prennent  Angers. 
Phil.  vm,  272;  —  nomme 
Guillaume  des  Roches  séné- 
chal d'Anjou.  Phil.  VIII, 
277  ;  —  prend  Loudun.  Phil. 
vm,  376  :  —  le  donne  à  Ai- 
meri  de  Thouars.  Ghron.  135; 

—  s'empare  de  Niort,  Mon- 
treuil-BBllay,  Parthenay,  et 
ramène  ses  troupes  devant 
Ghinon.  Phil.  Vm,  376  ;  — 
aux  approches  de  l'hiver,  il 
abandonne  la  Rochelle  et  re- 
vient dans  son  domaine  en 
laissant  des  troupes  pour  con- 
tinuer le  siège  oe  Loches  et 


de  Ghinon.  Rig.  143;  Ghron. 
133:  Phil.  vm,  376; 

—  (1205)  à  Pâques,  Philippe- 
Auguste  entre  en  campa!gne, 
prend  Loches,  qu'il  donne 
à  Dreu  de  Mello,  puis  Ghi- 
non, dont  il  envoie  le  châ- 
telain, Oirard  d'Athée,  à 
Gompiègne;  rentre  en  France 
vers  le  24  juin  (en  réa- 
lité il  ne  rentra  qu'en  juil- 
let). Rig.  143;  Ghron.  134; 
Phil.  VÏÏI,  427;  —  donne  à 
SaintrDenis,  le  7  juin,  les  re- 
liques qu'il  a  reçues  de  l'em- 
pereur de  Gonstantinople. 
Rig.  145; 

—  (1206)  perd  sa  mère  Adèle. 
Rig.  146;  Ghron.  137  ;  —  ap- 
prenant en  juin  le  débarque- 
ment de  Jean  Sans-Terre,  il 
rentre  en  Poitou,  arme  Ghi- 
non, Poitiers,  Loudun,  Mire- 
beau,  etc.,  et  revient  à  Paris. 
Rig.  147;  Ghron.  138;  Phil. 
VUI,  441  ;  —  Aimeri  et  Gui 
de  Thouars,  ayant  passé  â 
Jean  Sans-Terre,  Philippe- 
Auguste  prend  Nantes  et 
soumet  Gui.  Rig.  147^hron. 
138;  —  conclut  â  Thouars 
même  une  trêve  avec  Jean 
Sans-Terre,  qui  gagne  la  Ro- 
chelle et  part  pour  l'Angle- 
terre. Rig.  147;  Ghron.  138; 
Riil.  vm,  441  ; 

—  (1207)  ravage  de  nouveau  les 
terres  du  vicomte  de  Thouars, 
prend  Parthenay  et  quelques 
autres  places,  qu'il  laisse  en- 
tre les  mains  de  son  maré- 
chal et  de  Guillaume  des  Ro- 
ches. Rig.  149;  Ghron.  143; 

—  (1208)  reçoit  d'Innocent  m 
des  lettres  l'exhortant  à  la 
croisade  contre  les  Albigeois. 
Rig.  154;  —  demande  au 
pape  d'accorder  des  indul- 
gences aux  croisés.  Phil.  Vm, 
502  ;  —  envoie  des  avertisse- 
ments au  comte  de  Toulouse. 
Phil.  Vin,  509;  —  proclame 


ET  DES  IIATIÈRES. 


477 


la  croisade.  Phil.  Vm,  515; 

—  envoie  15000  hommes  y 
prendre  part.  Phil.  VIII, 
o20  ;  —  reçoit  en  France  les 
évèques  anglais  chassés  par 
Jean  Sans-Terre.  Phil.  VIII, 
914; 

— (1209)  Philippe- Auguste  arme 
son  hls  Louis  VIII  chevalier 
à  Gompiègne.  Ghron.  149; 

—  (1210)  à  la  prière  de  Juhel 
de  Mayenne,  envoie  des  trou- 
pes assiéger  le  ch&teau  de 
Gruarplic.  Ghron.  150;  — 
confisque  les  régales  des  évo- 
ques d'Orléans  et  d'Auxerre, 
qui  avaient  refusé  d'envoyer 
leurs  hommes  à  l'ost  du  roi, 
et  ne  les  leur  rend  qu'au  hout 
de  deux  ans.  Ghron.  151  ; 

—  (vers  1210)  fait  brûler  aux 
Ghara peaux  des  disciples  d'A- 
maury  de  Ghartres.  Ghron. 
154;  —  envoie  contre  Gui, 
comte  d'Auvergne,  des  trou- 

S es  qui  s'emparent  de  Riom, 
e  Tournoel  et  de  tout  le 
comté,  que  le  roi  donne  à 
Gui  de  Dampierre  et  à  son 
fils  Archambaud.  Ghron.  156; 
Phil.  vm,  452; 

—  (1211)  engage  les  seigneurs 
allemands  à  élire  empereur 
Frédéric  II  et  conseille  à  ce- 
lui-ci de  passer  en  Allema- 
gne. Ghron.  158,  p.  239;  — 
marie  Ferrand  de  Portugal  à 
l'héritière  du  comt€  de  Flan- 
dre. Phil.  IX,  259;  —  se 
méfiant  de  Renaud  de  Dam- 
martin,  il  le  somme  de  lui  li- 
vrer certaines  places,  et  sur 
le  refus  du  comte,  il  s'empare 
des  comtés  de  Mortain,  de 
Dammartin  et  d'Aumale,  de 
Lillebonne  et  de  Dômfront. 
Ghron.  162;  Phil.  IX,  118; 

—  ne  consent  pas  à  restituer 
ces  terres  à  Renaud,  qui  re- 
fuse de  se  soumettre  au  juge- 
ment de  la  cour  du  roi.  Ghron. 
164; 


—  (1211-1212)  Philippe-Au- 
guste trahi  par  Renaud,  qui 
s'allie  à  Jean  Sans-Terre  et  à 
Othon.  Ghron.  163;  Phil.  IX, 

—  (1212)  fait  construire  les  murs 
ae  Paris  du  côté  sud,indemnise 
les  propriétaires  expropriés  et 
fortifie  plusieurs  autres  villes. 
Ghron.  160;  —  se  prépare  à 
marcher  contre  Jean  Sans- 
Terre  et  ses  alliés.  Phil.  IX, 
4;  —  reçoit  en  France  les 
évéques  anglais  chassés  par 
Jean  Sans-Terre.  Ghron.  163; 
<  —  charge  son  fils  Louis  d'a- 
voir, à  Vaucouleurs,  une  en- 
trevue avec  Frédéric  H,  et 
foit  alliance  avec  celui-ci. 
Ghron.  159; 

—  (1213)  réunit  une  assemblée 
de  prélats  et  de  barons  à  Sois- 
sons,  expose  le  projet  d'une 
expédition  en  Angleterre. 
Ghron.  165  ;  Phil.  IX,  160  ; 

—  marie  sa  fille  au  duc  de 
Brabant,  et  offre  en  vain  à 
Ferrand  de  le  dédommajger 
de  la  perte  d'Aire  et  de  Saint- 
Omer  donnés  à  Louis  Vin. 
Ghron.  165;  —  donne  ren- 
dez-vous à  ses  barons  à  Bou- 
logne le  22  avril.  Phil.  IX, 
230;  —  se  réconcilie  avec 
Ingeburge.  Ghron.  166;  — 
motifs  de  l'expédition  qu'il 
projetait  en  Angleterre. Ghron. 
171  ;  — ^"retrouve  son  armée  à 
Boulogne,  où  Ferrand  refuse 
de  le  rejoindre.  Ghron.  169; 
Phil.  IX,  239;  —  pour  le  pu- 
nir ,  Phili  ppe  -  Auçuste  re- 
nonce à  son  expédition  d'An- 
ffleterre  et  ordonne  à  Savari 
ae  Mauléon  de  conduire  la 
flotte  à  Dam.  Phil.  IX,  290  ; 

—  marche  sur  la  Flandre, 
rejoint  sa  flotte  à  Gra vélines  et 
donne  Gravelines  à  Louis  VIII . 
Phil.  IX,  351;  —  prend 
Ypres,  Gassel  et  Bruges. 
Ghron.  169;  Phil.  IX,  403; 


478 


TABLE  DES  NOMS 


—  ordonne  à  Raoul  de  Sois- 
sons  et  à  Albert  de  Hangest 
de  rester  à  Dam  pour  garder 
la  flotte.  Phil.  IX,  4f4;  — 
va  assiéger  Gand.  Ghron. 
169  ;  Phil.  IX.  426  ;  —  appre- 
nant que  les  Anglais  brûlent 
sa  flotte  à  Dam,  il  court  les 
chasser,  détruit  le  reste  de 
ses  vaisseaux  et  revient  de- 
vant Gand.  Ghron.  170  ;  Phil. 
IX,  432;  —  s'empare  de 
Gand.  Ghron.  170:  Phil.  IX, 
571:  —  prend  Audenarde. 
Phil.  IX,  576;  —  prend 
Gourtrai.  Phil.  IX,  580;  — 
prend  Ldlle  et  v  fait  cons- 
truire la  citadelle  de  Darnel, 
Phil.  IX,  584;  —  prend 
Douai.  Phil.  IX,  595;  —  re- 
çoit des  otages  de  toutes  ces 
villes.  Ghron.  170;  —  rentre 
à  Paris.  Ghron.  170;  Phil. 
IX,  604;  —  revient  détruire 
Lille  et  Gassel,  qui  s'étaient 
révoltés.  Ghron.  170;  Phil. 
IX,  618  ;  —  envoie  reprendre 
Tournai,  tombé  aux  mains 
de  Renaud  de  Dammartin. 
Phil.  IX,  701  ; 

-  (1214)  à  la  nouvelle  du  dé- 
barquement de  Jean  Sans- 
Terre,  Philippe-Auguste  met 
des  garnisons  dans  le  Bou- 
lonnais et  le  Yermandois  et 
vient  en  toute  hâte  à  Ghi- 
non  et  à  Loudun.  Phil.  X, 
99;  —  poursuit  Jean  Sans- 
Terre  en  ravageant  le  Poi- 
tou, brûle  Thouars,  Gholet, 
Vihiers  et  Bressuire,  et  s'a- 
vance jusqu'à  Ghàteauroux. 
Phil.  X,  113;  —  laisse  à 
Louis  VIII  le  soin  de  défen- 
dre le  Poitou  et  se  dirige 
vers  la  Flandre.  Phil.  X, 
124  ;  —  soutient  Frédéric  II 
contre  Othon.  Phil.  X,  573; 

—  Othon  et  ses  alliés  forment 
le  projet  de  le  tuer  et  de  se 
partager  son  royaume.  Phil. 
A,  563;  —  la  vieille  com- 


tesse Mathilde,  tante  de  Fer- 
rand,  prédit  que  Philippe- 
Auguste  sera  renversé  de 
cheval  et  ne  sera  pas  ense- 
veli. Ghron.  202;  Phil.  X, 
555;  —  part  de  réronne  le 
23  juillet,  passe  une  première 
fois  le  pont  de  Bouvines  et 
va  s'établir  à  Tournai.  Ghron. 
181;  Phil.  X,  643;  —  le 
26  juillet,  il  se  propose  de 
marcher  sur  Mortagne,  occu- 
pée par  Othon:  mais,  sur  le 
conseil  de  ses  oarons  et  sur 
l'avis  d'un  reliffieux  envoyé 

Sar  le  duc  de  Brabant,  il  se 
écide  à  se  retirer  par  Bou- 
vines. Ghron.  181  ;  Phil.  X, 
671  ;  —  le  27  juillet,  auitte 
Tournai  pour  aller  a  Lille. 
Ghron.  182;    Phil.  X.  704; 

—  apprend  par  frère  Guérin 
qu'Otnon  le  poursuit.  Ghron. 
182;  Phil.  X,  754;  —  n'eût  pas 
voulu  combattre  un  dimancne. 
Phil.X,793et828;-faitfaire 
halte  et  consulte  ses  barons, 
qui  lui  conseillent  de  passer 
le  pont  de  Bouvines  et  de 
continuer  la  retraite.  Ghron. 
182;  Phil.  X,  791;  —  fait 
élargir  le  pont.  Phil.  X,  809; 

—  pendant  que  son  armée 
le  traverse,  se  repose  sous  un 
frêne  près  d'une  chapelle;  à 
la  nouvelle  de  l'attaque  de 
l'arrière-garde,  il  entre  dans 
la  chapelle,  y  fait  une  courte 
prière  et  monte  à  cheval. 
Ghron.  183;  Phil.  X,  cat.,  et 
812;  —  étend  ses  troupes  de 
façon  à  ne  pas  être  tourné. 
Ghron.  184,  p.  271;  Phil.  XI, 
17;  —  se  tient  au  premier 
rang  du  centre,  en  face  d'O- 
thon.  Ghron.  184,  p.  272; 
Phil.  XI,  45  et  249  ;  —  fait 
déployer  l'oriflamme  et  con- 
fie l'étendard  royal  à  Gales 
de  Montigny.  Phil.  XI,  32; 

—  son  discours  avant  la  ba- 
taille.   Ghron.  184,   p.  273; 


Rfr  DBS  lUTIÈMS. 


47d 


—  renversé  de  cheval  par 
les  fantassins  allemands,  il 
est  sauvé  par  Texœllenoe 
de  son  armure;  délivré  par 
Guillaume  des  Barres,  il 
remonte  à  cheval.  Ghron. 
i9l,  p.  282;  Phil.  XI,  256; 

—  cherche  vainement  à  re- 
joindre Othon  dans  la  mêlée. 
Phil.  XI,  376  ;  —  ses  exploite 
contre  les  Allemands.  Phil. 

XI,  403:  —  ses  paroles  en 
voyant  fuir  Othon.  Ghron. 
492,  p.  284;  —  fait  rompre 
rinfanterie  de  Renaud  de 
Dammartin  par  3000  sergente 
à  cheval.  Phil.  XI,  613;  — 
Renaud  de  Dammartin  cher- 
che vainement  à  l'atteindre. 
Phil.  XI,  634  ;  —  à  la  fin  de 
la  journée  fait  enfoncer  Tin- 
fanterie  brabançonne  par 
Thomas  de  Saint- Valéry,  et 
défend  de  poursuivre  les 
fuyards.  Ghron.  197;  —  fait 
camper  ses  troupes  et  rend 
grâces  au  ciel.  Phil.  XII,  5i; 

—  accorde  la  vie  aux  prison- 
niers et  les  envoie  à  Paris. 
Ghron.  198;  —  envoie  à  Fré- 
déric II  Taigle  qui  servait 
d'enseigne    à   Othon.    Phil. 

XII,  41  ;  —  révélation  mira- 
culeuse de  la  victoire  de 
Bouvines  au  sacristain  de 
Saint  -  Germain  d'Auxerre. 
Phil.  XII,  764  ;  —  fait  grâce 
de  la  vie  à  Renaud  de  Dam- 
martin. Phil.  XII,  67;  — 
ayant  appris  à  Bapaume  que 
Renaud  entretenait  encore 
des  intelligences  avec  Othon, 
va  lui  reprocher  son  ingrati- 
tude et  le  fait  enfermer  a  Pé- 
ronne  sous  la  garde  de  Guil- 
laume de  Prunai.  Ghron.  199; 
Phil.  XÏI,  90;  —  emmène 
Ferrand  à  Paris.  Ghron.  199; 

—  apprend  après  Bouvines 
aue  tes  rebelles  s'étaient  à 
1  avance  partagé  le  royaume. 
Ghron.  201,  p.  295; — revient 


triomphalement  à  Paris. 
Ghron.  203;  Phil.  XH,  «9; 
refuse  d'accorder  la  paix  aux 
Poitevins,  se  rend  à  Londan, 

Çirdonne  au  vicomte  de 
houars,  conclut  avec  Jean 
Sans-Terre  une  trêve  de  cinq 
ans,  revient  à  E^ris,  fait  un 
traité  avec  les  Flamands,  et 
pardonne  au  comte  de  Ne- 
vers.  Ghron.  204  ;  —  à  partir 
de  cette  époque,  gouverne  en 
paix  son  royaume.  Phil.  XII, 
280; 

—  1^1215)  en  souvenir  de  Bou- 
vines ,  Philippe  -  Auguste 
fonde  l'abbaye  de  la  Vic- 
toire, près  Senlis.  Ghron. 
Gont.  Par.  1  ;  Phil.  XU,  155; 

—  refuse  de  vendre  à  Jean 
Sans-Terre  une  partie  des 
terres  qu'il  lui  a  enlevées. 
Ghron.  212;  —  en  appelle  au 
pape  pour  faire  cesser   les 

Î>redica tiens  subversives  du 
égat  Robert  de  Gorcon. 
Ghron.  213;  —  est  opposé  à 
l'expédition  de  Louis  V III  en 
Angleterre.  Ghron.  214,  p.  305; 
Phil.  Xn,  303; 

—  (1216)  investit  Simon  de 
Montfort  du  comté  de  Tou- 
louse. Ghron.  Gont.  Par.  4; 

—  confisque  les  fiefs  de 
Louis  VIII  et  des  barons  pas- 
sés en  Angleterre,  est  néan- 
moins   excommunié   par   le 

Eape.  Ghron.  218;  —  est  en 
utte  aux  censures  pontifi- 
cales les  plus  sévères.  Ghron* 
219* 

—  (1216-1217)  refuse  tout  se- 
cours à  Louis  VIII  et  ne  con- 
sent pas  à  voir  son  fils  lors 
du  voyage  do  celui-ci  en 
France.  Ghron.  222,  p.  312; 

—  (1220)  renouvelle  avec  Hen- 
ri III  la  trêve  conclue  avec 
Jean  Sans-Terre  en  1214. 
Ghron.  Gont.  Gott.  1  ; 

—  (1221)  envoie  des  renforts  à 
Amaury  de  Montfort.  (ihron. 


480 


TABLE  DE8  NOMS 


Gont.  Cott.  8;  Phil.  Xn, 
336; 

—  (1222)  Philippe- Auguste 
fait  son  testament.  Ghron. 
Cont.  Par.  8  ;  Phil.  Xn,  524  ; 

—  (1223)  une  comète  annonce 
sa  maladie  et  sa  mort.  Ghron. 
Gont.  Par.  5;  Phil.  XU,  451; 

—  pris  de  la  fièvre  quarte, 
continue  à  vaquer  au  gou- 
vernement du  royaume.  Phil. 
XII,  492;  —  malgré  sa  ma- 
ladie, ouitte  Pacy  pour  se 
rendre  a  Paris.  Phu.  Xn, 
550;  —  meurt  à  Mantes  le 
14  juillet.  Ghron.  Gont.  Par. 
6;  PhiL  XH,  565;  —  son 
corps  est  transporté  à  bras 
jusqu'à  SaintrOenis;  on  élève 
une  croix,  puis  un  prieuré, 
au  lieu  où  les  porteurs  s'é- 
taient relayés  pour  la  pre- 
mière fois.  Phil.Xn,  604;— 
ses  obsèques  et  sa  sépulture 
à  Saint-Denis.  Ghron.  Gont. 
Par.  6  et  7;  Phil.  XII,  619; 

—  passé  au  rang  des  saints, 
fait  des  miracles.  Phil.  XU^ 
cat,;  —  miracle  par  lequel  le 

Sape  apprend  à  âegni  la  mort 
e  Philippe  -  Auguste.  Phil. 
XII,  716. 

Philippe,  évoque  de  Beauvais. 
Voy.  Philippe  de  Dreux. 

Philippe  de  Gourtenai,  comte 
de  JNamur.  fils  de  Pierre  de 
— ,  comted'Auxerre.—  (1213) 
épouse  Marie  de  France. 
cThron.  165;  —  (1214)  aUié 
de  Ferrand.  Ghnm.  194;  et 
d'Othon.  Phil.  X,  414.  — 
Philippus  filius  cornes  AltissiO' 
dort,  Nemurcius  ou  Nemurci 
comes. 

Philippe  de  Dreux,  évêque  de 
Beauvais.  —  Etait  fils  de  Ro- 
bert de  Dreux  et  cousin  de 
Philippe -Auguste.  Phil.  V, 
337;  —  (1188)  prend  la  croix. 
Rig.  56;  —  (1197)   est  fait 

Prisonnier  parMercadier.Rlg. 
23;  Ghron.  94;  Phil.  V,  331; 


—  enfermé  à  Ghinon.  Phil. 
Vni.  397;  —  ennemi  person- 
nel ae  Renaud  de  Dammar- 
tin.  Phil.  IX,  215;  — (1211) 
en  guerre  avec  lui.  Ghron. 
162,  p.  242  ;  —  (1213)  assiste 
au  concile  de  Soissons.  Phil. 
IX,  213;  —  (1214)  dans  Tar- 
mée  française.  Phil.  X,  479; 

—  à  Bouvines,  renverse  Guil- 
laume Longue -Epée.  Phil. 
XI,  538;  —  cité.  Phil.  IX, 
96.  —  Belvaci  presul,  Bellova' 
gensis  ou  Belvacensis  episoO' 
pus.  Robertiaena. 

Philippe  d'Alsace,  comte  de 
Flandre.  —  Parrain  de  Phi- 
lippe -  Auguste.  Ghron.  29  ; 
Pnil.  n,  14  ;  —  avait  épousé 
Mathilde  de  Portugal.  Phil. 
IX,  250;  —  (1183)  fiiit  brûler 
des  hérétiques.  Rig.  22;  — 
(1184)  refuse  de  rendre  au 
roi  le  Vermandois,  qu'il  dé- 
tenait indûment.  Rig.  26; 
Ghron.  29;  Phil.  U,  17;  — 
se  prépare  à  la  guerre.  Phil. 
II,  83;  —  ravage  le  Beauvai* 
sis,  assiège  Gorbie,  est  forcé 
de  se  retirer.  Ghron.  29; 
Phil.  n,  165,  211  ;  —  rase  le 
château  de  Dammartin.  Phil. 
II,  220  ;  —  ses  menaces  con- 
tre Paris.  Phil.  H,  228;  — 
assiège  Béthisy.  Ghron.  29; 
Phil.  n,  237;  —  s'enfuit 
à  travers  la  forêt  de  Gom- 
piègne,  assiège  Ghoisy-au- 
Bac,  puis  rentre  en  Flan- 
dre. Phil.  n,  246;  —  avait 
fortifié  Amiens.  277;  —  offipe 
le  combat  à  Philippe-Augus- 
te. 366  ;  —  vient  mettre  son 
camp  auprès  de  celui  du  roi, 
qui  assiège  Boves..  Ghron. 
29;  Phil.II,  375;  — obtient 
une  trêve  de  huit  jours  et  se 
soumet.  Ghron.  39;  Phil.  II, 
430;  (Rig.  26,27,28  ne  parle 
pas  de  guerre  et  dit  seule- 
ment que  le  comte  se  soumit 
en  voyant  le  roi  rassembler 


ET  DES  1IATIÈRE8. 


481 


son  armée)  ;  —  (1188)  se  croi- 
se. Rig.  56;  —  (1191)  meart 
à  Acre.  Rig.  79  :  Ghron.  60  ; 
Phil.  IV,  309  ;  IX,  250.  — 
Plandrxcus  cornes,  Philippus 
cornes  Plandrie,  Atrebati  co^ 
mes. 

Philippe  I»',  roi  de  France.  Rig. 
39^  p.  62;  Chron.  11. 

Philippe  Hurepel,  fils  de  Phi- 
lippe-Auguste et  d'Agnès  de 
Nléranie.  —  Est  légitimé  par 
Innocent  III.  Rig.  1 36;  Ghron. 
108;  —  est  fiancé  à  la  fille  de 
Renaud  de  Dammartin  et  ré- 
ponse. Ghron.  163  ;  Phil.  VI, 
74;  XII,  112;—  (1223)  aux 
ohsèques  de  son  père.  Ghron. 
Gont.  Par.  7  ;  Phil.  XH,  590. 

Philippe,  comte  de  Namur.  — 
(1199)  est  fait  prisonnier  près 
de  Lens  et  livré  à  Philippe- 
Auguste.  Rig.  128;  Ghron. 
lûO;  Phil.  V,  344.  — Acmttr- 
cius  ou  Nemurci  cornes,  Phi^ 
lippus  cornes  Namurii, 

Philippe  de  Nanteuil.  —  (1198) 
est  fait  prisonnier  à  Gourcel- 
le8-lez-(Tisors.  Rig.  122;  Phil. 
V,  424.  —  Philippus  de  Nan- 
tolio  ou  Nantholides. 

Philippe,  évoque  d'Orléans.  — 
(ma)  assiste  aux  obsèones  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
Gont.  Par.  7. 

Philippe  de  Souabe,  empereur 
d'Allemagne.  —  (1197)  Inno- 
cent III  est  opposé  à  sa  can- 
didature. Rig.  117;  Ghron. 
89;  —  Philippe- Auguste  le 
soutient.  Ghron.  96;  —  est 
couronné  empereur;  ses  guer- 
res contre  ôthon  de  Saxe. 
Rig.  124;  Ghron.  96;  —  sa 
sœur  épouse  Alexis  le  Jeune, 
empereur  de  Gonstantinople. 
Rig.  139,  p.  154;  —  (1208) 
meurt  assassiné.  Rig.  152; 
Ghron.  146.  —  Philippus  dux 
Suevie,  Philippus  imperator, 

Philippide  jla).  —  Ainsi  nom- 
mée en  riionneur  de  Philip- 

11 


pe- Auguste.  Phil.  Nunc.  38; 
—  s'arrête  à  la  première  an- 
née du  règne  de  Louis  Vin. 
Phil.  XII,  913;  —  contient 
9150  vers,  fut  composée  en 
trois  ans  et  corrigée  en  deux 
ans.  917.  —  Philippis, 

Pictavi,  Voy.  Poitevins  (les). 

Pictavia,  Voy.  Poitou  (le). 

Pictavis ,  Pictavorum  civitas, 
Voy.  Poitiers. 

Pictavtis  cornes  ou  héros.  Voy. 
Richard  Gœur-de-Lion. 

Picti,  Pictones.  Voy.  Poitevins 
(les). 

Pictonia.  Voy.  Poitou  (le). 

Pierre,  écuyer.  —  Tue  le  roi 
d'Aragon  à  Muret.  Phil.  Vm, 
764. 

Pierre,  maréchal  de  France. 
Rig.  70,  p.  103. 

Pierre  II,  roi  d'Aragon. — M  212) 
bat  les  Marocains.  Gnron. 
161;  —  jL^'^*3)  Raimond, 
comte  de  Toulouse,  se  réfu- 
gie auprès  de  lui  ;  pénètre  en 
France  avec  une  armée.  Phil. 
VUI,  572  :  —  assiège  Simon 
de  Montrort  dans  Muret. 
Ghron.  177,  p.  259;  PhU. 
Vni,  601  ;  —  est  excommu- 
nié. Phil.  vm,  622;  —  son 
prétendu  combat  singulier 
contre  Simon  de  Montfort. 
735;  —  ses  armes  envoyées 
à  Rome.  743;  —  vaincu  et 
tué  à  Muret.  Ghron.  177;  par 
l'écuyer  Pierre.  Phil.  Vm, 
764.  —  Rex  Aragonum. 

Pierre,  comte  d'Auxerre.  Voy. 
Pierre  de  Gourtenai. 

Pierre  Botds.  —  (1204)  pénètre 
dans  le  Ghàteau-Gaillard  par 
les  latrines  et  y  introduit  les 
Français.  Ghron.  129;  Phil. 
VII,  'Ï33.787.  — />eirui  Bogù, 
Bogisius,  Bogius. 

Pierre  de  (Hapoue,  légat  du 
saint-siège,  cardinal  de  Sain- 
te-Marie in  Via  iato.  — (1198) 
charffé  par  Innocent  ni  de 
rétablir  la  paix  entre  les  rois 

3i 


482 


TABLB  DES  NOMS 


de  France  et  d'Angleterre, 
leur  fait  conclure  une  trêve 
de  cinq  ans.  Rig.  125  ;  Ghron. 
95;  —  (1199)  met  la  France 
en  interdit  au  sujet  de  la  cap- 
tivité d'Hugues,  évéque  ae 
Cambrai.  Rig.  128;  —  (1200) 
réunit  un  concile  à  Dijon  et 
lance  l'interdit  sur  le  royau- 
me, à  cause  de  la  répudiation 
d*Ingeburge.  Rig.  131;  Ghron. 
103.  —  Petrus  CapuantiS. 

Pierre  Chariot,  fils  naturel  de 
Philippe  -  Auguste,  trésorier 
de  Téglise  de  Tours.  —  Res- 
semblait à  son  i)ère.  Phil. 
Nunc.  42;  —  Guillaume  le 
Breton  avait  composé  en  son 
honneur  le  poème  de  la  Kar- 
lotide  (voy.  ce  mot).  52;  — 
exhortation  que  lui  adresse 
Guillaume  le  Breton.  Phil. 
Xn,  893.  —  Karlotus. 

Pierre  de  Corbeil,  archevêque 
de  Sens.  —  Maître  d'Inno- 
cent III,  ancien  évêque  de 
Cambrai,  est  nommé  arche- 
vôgue  de  Sens  (1199).  Rig. 
130;  —  (1200)  est  envoyé  à 
Rome  pour  obtenir  l'absolu- 
tion du  roi.  Chron.  103;  — 
se  croise  contre  les  Albigeois. 
Chron.  177,  p.  258;  —  (1210) 
juge  les  disciples  d'Amaury 
de  Chartres.  Chron.  154  ;  — 
(1216)  le  pape  lui  écrit  pour 
lui  annoncer  qu'il  a  excom- 
munié Philippe  -  Auguste. 
Chron.  218.  —  Petrus  de  Cor- 
bolio, 

Pierre  de  Courtenai,  comte 
d'Auxerre,  de  Nevers  et  de 
Namur.  —  Fils  de  Louis  VI 
et  grand-père  disabelle  d'An- 
goulôme.  Phil.  VI,  95;  — 
(1188)  se  croise.  Rig.  56;  — 
(1190)  reçoit  six  cents  marcs 
de  Philippe-Auguste,  à  Mes- 
sine. Rig.  72;  —  (1213)  à 
l'assemblée  de  Boissons.  Pnil. 
IX,  203  ;  —  (1214)  à  Bouvi- 
nes,  allié  de   Philippe-Au- 


fuste.  Chron.  194;  Phil.  X, 
16;  —  élu  empereur  de 
Constantinople,  est  pris  à 
Durazzo  par  Théodore  Com- 
nène.  Phil.  X,  418.  —  Petrus 
Cortiniacensis,  Altissiodori  co^ 
mes,  Nemurcius  ou  Nemurci 
cornes,  Nivemensis  ou  Nivemi 
cornes. 

Pierre  de  Douai.  —  Jeté  en 
prison  par  Philippe-Auguste 
et  relâché  au  bout  de  trois 
mois.  Rig.  128.  —  Petrus  de 
Doaio,  —  (Peut-être  y  a-t-il 
confusion  entre  lui  et  son  frère 
Hugues,  évêque  de  Cambrai.) 

Pierre  de  Dreux,  dit  Mauclerc, 
duc  de  Bretagne.  —  Avait 
épousé  la  fille  de  Gui  de 
Thouars  et  obtenu  ainsi  le 
duché  de  Bretagne.  Ghron. 
173;  —  (1213)  à  l'assemblée 
de  Soissons.  Phil.  IX,  206; 

—  est  envoyé  en  avant  au 
secours  de  Dam  par  le  roi, 
chasse  les  ennemis.  Chron. 
170;  Phil.  IX,  484;— (1214) 
défend  la  Touraine  avec 
Louis  VIII  contre  Jean  Sans- 
Terre.  Chron.  173;  —  re- 
pousse Jean  Sans-Terre  qui 
assiège  Nantes.  Phil.  X,  28; 
— (1215)  s'entremet  pour  obte- 
nir de  Philippe -Auguste  le 
pardon  d'Aimeri  de  Thouars. 
Chron.  204,  p.  298:  —  (1219) 
va  avec  Louis  VlIIà  la  croi- 
sade des  Albigeois.  Chron. 
233;  —  (1222)  les  comtes  Go- 
nan  et  Salomon  se  révoltent 
contre  lui.  Phil.  XII,  370;—- 
Amaury  de  Graon  lui  enlève 
la  Guerche  et  Chateaubriand. 
391  ;  —  rassemble  des  trou- 
pes contre  Amaury.  400;  — 
plusieurs  villes  de  Bretajsrne 
se  révoltent  contre  lui.  408  ; 

—  vainqueur  d'Amaury  de 
Graon  près  de  Châteaubnand. 
427  ;  —  cité.  Phil.  IX,  96.  — 
Petrus,  cornes  ou  dux  Britan^ 
nie. 


483 


Pierre  lfsiiToisi]i«~(12!4}  dans 
rannée  fimiyMir..  PhîL  X^ 
460;  —  à  BoibaDtt,  w  tient 
mamèê  du  toL  Chron.  i^, 
p.  zJt  :  —  acoompacD^  Gnil- 
lanme  des  Barres.  PhiL  XL, 
387  ;  —  saisit  le  cheval  dX>- 
ikon  par  la  biide.  Chron. 
192,  p.  is3;  PhiL  XL,  448. 

—  Mna  MÊietédmMs. 
Piem^  éréqiie  de  Measx.  — 

(1^3|  assiste  aox  obaèqnes 
de  Hûlippe-An^QSte.  Chion. 
Coot.  Par.  7. 

Pierre  de  Xernoors,  évéqne  de 
Paris.  —  Fils  de  Gantier  le 
duunhrier,  firère  d'Etienne, 
éidqne  de  Notcul,  et  de  Gnil- 
lanme,  évéqne  de  Meanx. 
Chron.  176;  —  d^abord  trêao- 
rierde  Saint-Martin  de  Toors, 
eatéln  éréqae  de  Paris  (1208). 
Rig.  ibO:  Chnm.  144:  — 
<1210|  fait  juger  les  diedples 
d'Amanry  deCiiartres.  Chron. 
iS4;  —*  (12181  se  croise. 
Chron.  £5. 

nerre  de  Préaux.  —  (1188)  an 
combat  de  Soindres.  P^iL 
ni,  570,  580.  —  Pttnu  Pra- 
MÛctit. 

Pierre,  éréque  dn  Pny-eo-Ve- 
laj.  Rig.  25. 

Pierre  de  Rémi.  —  (1214)  dans 
Farmée  française.  PhiL  X, 
465;  —  à  Bônvines.  Chron. 
187,  p.  278;  PhiL  XI,  111. 

—  Petnu  dt  Bemi,  Reminidu, 
Reminii  retior  paçi. 

Pierre  Riga,  poète.  Phii.  Nune, 
14.  —  Petrus  Biça. 

Pierre  de  Rois^y,  prêtre  de  Pa- 
ris, prêche  avec  Fonlqnes  de 
Neuilly.  Rig.  120.  —  Pdrut 
de  Rossiaeo. 

Pierre,  archevêque  de  Sens. 
Voy.  Pierre  de  Gorbeii. 

Pierre  de  la  Toameile.  —  A 
Boorines,  tue  le  cheval  de 
Renaud  de  Dammartin« 
Chron.  1%;  PhU.  XI,  647. 

—  Mruf  de  TureUm. 


Pierre  Tristan.  —  Philippe-Au- 
guste à  DonviDesL  Qiran.  191, 
p.  282.  —  Petna  TWslantdei. 

Pierre  La  Truie.  —  (!!%♦  est 
pris  à  CoDroeiles^lea-Gifiors. 
Kiil.  V,  425.  —  Petr^is  Sus, 

Pierreionds  fOise^  arr.  de  Cant- 
piègneU  Chron.  Cont.  CotL  9. 
—  Petrafomtis. 

Pierrière,  marhfne  de  gaare. 
PhiL  IL  351.  —  PBtrmrU, 

PUoeus  coma.  \ot.  Rangrave. 

Piadare.  Tôt.  EC  732.  —  ïlf- 


Voy 
Pimiechieos  (les).  PhiL 
VIL  161,  — 


Pisans  t\ss>\.  -^  fli9t)  alliés  de 
Richard  Cœur- de-Lion  an 
siège  d  Acret.  Rig.  74.  —  ^ 


Voy.  Poiasy, 
PiaiMniim  iSniîaRl.  Y<^. 

de  Poîasy. 
PissiMnitet  '<Jloèertici).  Vcy.  Ro- 
bert de  PoissTF^ 
PùBimco  HGiTwréis.pnfmùmdtl 
Voy.  Girari,  prevèt  de  PDt»> 

ay." 

PhuBs  excessivea.  —  Bn  lit!, 
itig.  76,  77;  Chran.  56;  — 
en  li^.  R^.  1^;  CSànm, 
80;  —  oi  1219,  jnin  et  jnil- 
leL  Chron.  232:  —  de  md- 
tembre  1219  à  iemer  12^. 
Ghran.  235. 

Podàmm.  Voy.  PoT-eo-Velay. 

Mbert.  Vot.  PonUiien  (les  gens 
dn). 

PoiflBonsiooneenpesdèlde  Nan- 
tes. PhiL  X.  86. 

PdtasT  tSeine^ei-Oise,  arr.  de 
Mantes).  Phil.  VL,  270.  Vot. 
Girard,  prérùt  de  —,  Robert 
de  — ,  Simon  de  — . 

Poitevins  (les).  —  Race  infid^ 
et  iFénale,  mais  gnerrière. 
PhiL  VL,  348;  —  mobîiee 
comme  Protée.  I^iiL  VŒ, 
450  ;  — habiles  pirates.  PhiL 
IX,  294;  —  {ihm  toits  de 


48i 


TABLE  DES  NOMS 


Jean  Sans-Terre  envers  eux. 
Rig.  138;  —  alUés  d'Artur 
de  Bretagne,  le  forcent  à 
combattre  à  Mirebeau.  Phil. 
yi,  358; —  (1203)  alUés  de 
Philippe-Auguste.  Rig.  140; 
—  (Iz04)  se  révoltent  contre 
Phi  lippe- Auffuste^  qui  envoie 
contre  eux  Henri  Clément. 
Phil.  Vlll,  265,  290  ;  —  sont 
vaincus  par  Henri  Clément. 
301  ;  —  (1206)  aUiés  de  Jean 
Sans-Terre.  Chron.  138; 
Phil.  Vm,  435;  —  (1210)  en- 
voyés par  Jean  Sans-Terre  au 
secours  des  Albigeois,  sont 
défaits  par  Simon  de  Montfort. 
Phil.  vm,  864;  —  (1213)  al- 
liés de  Renaud  de  Dammar- 
tin.  Phil.  IX,  61  ;  —  et  de 
Jean  Sans -Terre.  Phil.  X, 
cat.;  —  après  Bouvines  en- 
voient demander  grâce  à  Phi- 
lippe-Auguste. Gnron.  204, 
p.  297.  —  Pictavi,  Picti,  Pic- 
tones. 
Poitiers  (Vienne).  —  (1204)  pris 

?ar  Philippe-Auguste.  Rig. 
43;  Chron.  133:  Phil.  VIII, 
374;  —  (1206)  mis  par  lui  en 
état  de  défense.  Rig.  147; 
Chron.  138.  —  Pictavis,  civi- 
t<u  Pictavorum, 

Poitiers  (comté  de).  —  Tenu 
en  fief  du  roi  de  France  par 
Henri  H.  Phil.  m,  764;  — 
(1187)  Richard  Cœur-de-Lion 
refuse  d'en  faire  hommage  à 
Philippe -Auguste.  Rig.  50: 
Chron.  38;  —  (1195)  Richard 
en  fait  hommage  à  Philippe- 
Auguste.  Rig.  107  ;  —  (1199) 
Alienor  de  Guyenne  en  fait 
hommage  à  Philippe -Au- 
guste. 129;  — (1202)  Philippe- 
Auguste  en  donne  l'investi- 
ture à  Artur  de  Bretagne. 
Rig.  iZS.-^ComitatusPictavie 
ou  Pictavensis.  —  Comte  de 
— .  Voy.  Richard  Cœur-de- 
Lion. 

Poitou  (le).  Rig.  147;  Chron. 


138,  172,  204,  p.  298:  Phil. 
VI,  268,  289;  vm,  295;  X, 
24,  112. — Pictavia,  PicUmia, 

Pompée.  Phil.  VU,  463  ;  XU, 
183. 

Pongibos,  colline  près  de  Mantes. 
Phil.  m.  359,  403. 

Pons,  arbalétrier.  Phil.  X,  173, 
190.  —  Pontius, 

Pons,  évèque  d'Arras.  —  (1223) 
assiste  aux  obsèaues  de  Phi- 
lippe-Auguste. Chron.  Cont. 
Par.  7.  —  Pontius  Atrebaten" 
sis. 

Pons  Ursonis.  Voy.  Pontorson. 

Pont  (le  Petit),  a  Paris.  Vov. 
Paris,  histoire,  années  1206 
et  1219. 

Pontarlicium.  Voy.  Pontarlier. 

Pontarlier  (Doubs).  —  Sapins 
de  — .  Phil.  X,  509.  —  Pon- 
tarlicium. 

Pont  de  l'Arche  (Eure ,  arr.  de 
Louviers).  —  (1204)  rasé  par 
ordre  de  Jean  Sans -Terre 
après  la  prise  du  Ch&teau- 
Gaillard.  Phil.  VH,  827.  — 
Pons  Arche. 

Ponthieu  (les  gens  du).  Phil. 
X,  484  ;  XI,  346.  —  Poheri. 

—  Comte  de  — .  Voy.  Guil- 
laume. 

Pontigny  (Yonne,  arr.  d'Au- 
xerre,  c.  de  Ligny-le-Châtel). 

—  La  reine  Adèle  y  est  en- 
terrée. Rig.  146;  Chron.  137. 

—  Pontiniacum. 
Pontiniacum,  Voy.  Pontigny. 
Pontisara.  Voy.  Pontoise. 
Pontivicii ,    Pontivitis ,    Pontivi 

cames.  Voy.  Guillaume,  comte 

de  Ponthieu. 
Pontoise  (Seine-et-Oise).  Rig. 

86.  —  Pontisara. 
Pontorson  (Manche,  arr.  d'A- 

vranches).  Chron.  131,  p.  221. 

—  Pons  Ursonis. 
Popelicani.  Voy.  Hérétiques. 
Portaclea,  chevalier  poitevin. — 

(1208)  est  fait  prisonnier.  Rig. 
151;  Chron.  145;  —  cité, 
Phil.  vm,  394,  240. 


ET  DES  MATIÈRES. 


i85 


Pcrie  (GaUerus).  Voy.  Gautier 
de  la  Porte. 

Portejoie  (Eure^  arr.  de  Lou- 
viers,  c.  de  Pont-de-l*Arche). 
Chron.  411,  p.  208;  Phil.  V, 
70.  —  Portus  gaudii,  Gatidia 
portans, 

Portugal  (Mathilde  de),  com- 
tesse de  Flandre.  Voy.  Ma- 
thilde. 

Portus  Gaudii.  Vov.  Portejoie. 

Pouille  (la).  —  Conquise  par 
les  Normands.  Rig.38,  p.  61; 
Chron.  10;— (1191)  PhiUppe- 
Auguste  y  débarque  en  reve- 
nant de  Terre  sainte.  Rig. 
81;  —  (1194)  conquise  i>ar 
l'empereur  Henri  Vl.  Rig. 
101;  Chron.  75;  —  (1211) 
conquise  par  Olhon  IV. 
Chron.  157,  p.  237.  —  Apu- 
lia. 

Pratellica  tellus  {quos  —  nutri- 
vit  fratres),  Voy.  Préaux  (les 
frères  de).  —  Petrus  Pratelli" 
eus.  Voy.  Pierre  de  — . 

Préaux  (les  frères  de).  Phil.  III, 
220.  —  Ouos  Pratellica  tellus 
nutrivit  fratres.  Voy.  Pierre 
de  — . 

Priam,  roi  de  Troie.  Rig.  37, 
38,  p.  55  et  59;  Chron.  2. 

Priam,  roi  d'Austrie.  Rig.  37, 
38,  p.  56,  57,  58  ;  Chron.  4  ; 
Phil.  I,  116. 

Provence  (la). — Avait  accueilli 
rhérésie  albigeoise.  Phil. 
Vm,  507.  —  Provincia. 

Pruniacensis  (Guillelmus).  Voy. 
Guillaume  de  Prunay. 

Pulcher  Morts  Rogerii.  Voyez 
Beaumont-le-Roger. 

Pullus  (Guillelmus).  Voy.  Guil- 
laume Poulain. 

Puy-en-Velay  (  Haute-Loire  ). 
Rig.  25.  —  Civitas  Anidensis, 
Podium.  —  Evéque  de  — . 
Voy.  Pierre. 

Pyrénées  (les).  Rig.  38,  p.  56; 
Chron.  4;  Phil.  XU,  827. — 
Pyrenei  montes. 

Pythagore.  —  Sa  doctrine  de 


la  métempsycose.  Phil.  IX, 
733. 


Q 


Queno  de  Conduno.  Voy.  Ques- 
nes  de  Coudun. 

Quercy  (le).  —  Refuge  des  hé- 
rétiques. Rig.  154.  —  Cadur» 
cium. 

Quesnes  de  Coudun.  —  (1214)  à 
Bouvines,  renverse  et  arrête 
Renaud  de  Dammartin. 
Chron.  196,  p.  288  :  Phil.  XI, 
677.  —  Queno  de  Uonduno  ou 
Condunita, 

Quisa  ou  Quisia  silvia.  Voyez 
Cuise  (forêt  de). 


R.  de  Gisors,  prieur  d'Argen- 
teuil.  —  Rig.  64.  —  /?.  de  Gi- 
sortio. 

Radepont  (Eure,  arr.  des  An- 
delvs,  c.  de  Fleury-sur-An- 
delie).  —  (1203)  est  pris  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  141; 
Chron.  124;  Phil.  Vil,  400. 
—  Radipons,  Ratispons. 

Raderides,  arbalétrier.  —  (1203) 
au  siège  d'Andely.  Phil.  Vil, 
264. 

Radichofo.  Voy.  Radicofano. 

Radicofano  (Italie).  —  (1191) 
Philippe- Auguste  y  passe  en 
revenant  de  Terre  sainte. 
Phil.  IV.  293;  —  J1211)  est 
pris  par  l  empereur  Othon  IV. 
Chron.  157;  Phil.  X,  634. — 
Radicopho,  Radichofo,  Radico^ 
fana. 

Radicopho.  Voy.  Radicofano. 

Radipons.  Voy.  Radepont. 

Radulii  fines.  Voy.  Châteauroux 
(pays  de). 

Radulphw  de  Bobis.  Voy.  Robert 
(et  non  Raoul)  de  Boves. 

Raham.  Riff.  49,  p.  75. 

Raimond  V,  comte  de  Toulouse 
et  de  Saint-Gilles.  —  Avait 
épousé  Constance  de  France. 


486 


TABLE  DES  NOMS 


Rig.  iOi  ;  —  (1184)  en  guerre 
avec  Âlfonse  n,  roi  d'Aragon, 
conclut  la  paix.  Rig.  25  ;  — 
(1188)  Richard  Gœur-de-Lion 
envahit  son  comté  de  Tou- 
louse; il  demande  secours  à 
Philippe- Auguste.  Rig.  60; 
Chron.  43  ;  Phil.  IH,  34  ;  — 
(1194)  meurt.  Rig.  101.  — 
Raimundiu  cornes  Tolose,  co- 
rnes Sancti  Bgidii, 
Raimond  VI,  comte  de  Tou- 
louse et  de  Saint-Gilles.  — 
(1194)  succède  à  son  père. 
Rig.  101  ;  —  tenait  en  fief  du 
roi  de  France  autant  de  villes 
qu'il  y  a  de  jours  dans  Tannée. 
Phil.  Vm,  491  ;  —  était  pa- 
rent de  Philippe  -  Auguste. 
494  ;  —  protecteur  des  Albi- 
geois. 496  ;  —  refuse  d'obéir 
aux  avertissements  du  pape  et 
du  roi.  509  ;  —  (1208)  la  croi- 
sade contre  lui  est  proclamée  ; 
il  perd  presque  toutes  ses  pla- 
ces. Cairon.  177;  Phil.  VIII, 
515  ;  —  se  réfugie  auprès  du 
roi  d'Aragon,  avec  lequel  il 
vient  assiéger  Simon  de  Mont- 
fort  dans  Muret.  Chron.  177; 
Phil.  vm,  572;  —  (121 SJ 
Innocent  ILI  projette  de  lui 
rendre  ses  terres.  Chron.  216, 

—  Simon  de  Montfort  est 
investi  de  son  comté.  Chron. 
Cont.  Par.  4;  —  cité.  Phil. 
vm,  488.  —  Raimundus  ou 
Remundus  cornes  Tolosanus  ou 
Tolose,  cornes  Sancti  Egidii, 

Raimond-Roger,  comte  de  Foix. 

—  Allié  de  Raimond  de  Tou- 
louse et  du  roi  d'Aragon. 
Chron.  177,  p.  259;  Phil. 
vm,  575;  —  a  Muret,  prend 
la  fuite.  Phil.  Vin,  805.  — 
Fusinus  ou  Fuxi  cornes. 

Rama,  Voy.  Bosnie  (la). 
Ranchonio  {G,  de).  Voy.  Geoffroi 

de  Rançon. 
Rançon  (Haute- Vienne,  arr.  de 

Bellac,  c.  de  Châteauponsat). 

Voy.  Geoffroi  de  — . 


Randerath  (Province  Rhénane). 
Voy.  Girard  de  — . 

Randerodensis  {Guerardus),  Ran^ 
derodis  (Girardus  de).  Voyez 
Girard  de  Randerath. 

RandulphfÂS  cornes  Cestrie.  Voy. 
Renoul,  comte  de  Chester. 

Randulphus  de  Moritania,  Voy. 
Raoul  de  Mortagne. 

Raoul,  homme  d'armes.  — 
(1 188)  au  combat  de  Soindres. 
Phil.  m,  580.  —  Radulphus. 

Raoul  I"**,  comte  de  Clermont, 
connétable  de  France.  — 
(1188)  se  croise.  Rig.  56  ;  — 
(1191)  meurt  au  siège  d'Acre. 
Rig.  79;  Chron.  60;  Phil.  IV, 
311;  — cité.  Rig.  70,  p.  105; 
Phil.  m,  255.  —  Radulfus 
cornes  Clarimontis,  Montisclari 
cornes,  Radulfus  constabula- 
rius, 

Raoul  d'Issoudun,  comte  d'Eu. 
—  (1203)  Jean  Sans-Terre  lui 
enlève  son  château  de  Neuf- 
châtel-en-Bray  ;  il  demande 
justice  à  Philippe-Auguste. 
Chron.  110;  Phil.  VI,  97, 
283,  374;  —  (1203)  rejoint  à 
Tours  Artur  de  Bretagne. 
279;  —  (1214)  allié  de  Jean 
Sans-Terre.  Chron.  172  ;  Phil. 
IX,  22.  —  Cornes  Augeus,  Au» 
gei,  Augi, 

Raoul,  patriarche  de  Jérusalem. 
Chron.  231.  —  Patriarcha 
Hierosolymitanus. 

Raoul  de  Mortagne.  —  (1213) 
livre  Tournai  à  Renaud  de 
Dammartin,  son  château  est 
rasé.  Phil.  IX,  701.  —  Ran- 
dulphus  de  Moritania, 

Raoul  de  Namur.  —  Informe 
contre  les  disciples  d'Amaury 
de  Chartres.  Chron.  154.  — 
Radulfus  de  Nemurcio, 

Raoul  de  Nesle,  comte  de  Sois- 
sons.  —  (1188)  se  croise.  Rig. 
56  ;  —  (1213)  le  roi  lui  ordonne 
de  rester  à  Dam  pour  garder 
la  flotte.  Phil.  IX,  414;  — 
écrit  à  Philippe-Auguste  le 


ET   DES  MATIÈRES, 


487 


désastre  de  Dam.  469.  —  Co- 
rnes Suessionensis  ou  SuessiO' 
nicus, 

Raoul,  vicomte  de  Sainte-Su- 
zanne. —  (1214)  reste  fidèle  à 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
201.  —  Vicecomes  Sancte-Su' 
zanne. 

Ratisbonne.  Hig.  39.  —  RatiS' 
pona,  Yoy.  Haint-Ëmmeran 
(Abbaye  ae). 

Raiispons.  Yoy.  Radepont. 

Raugrave,  des  environs  d'U- 
trecht.  —  (i214|aiUéd'Othon. 
Phil.  X,  409;  —  déUvre 
Othon  des  mains  de  Guillaume 
des  Barres.  Phil.  XI,  486;  — 
est  fait  prisonnier.  516;  — 
est  interné  dans  une  ville  de 
France.  Phil.  XJI,  154.  — 
Cornes  Pilosus, 

Redones.  Voy.  Rennes. 

Régale  (droits  de).  —  Philippe- 
Auguste  les  abolit  en  Nor- 
mandie. Phil.  Vm,  255. 

Régnier,  doyen  de  Saint-Ger- 
main -  l'Auxerrois  à  Paris. 
Ghron.  474.  —  Renerus  deca^ 
nus  Sancti  Germani  Altissio- 
dorensis  Parisiensis, 

Reims  (Marne).  —  (1179)  Phi- 
lippe-Auguste y  est  sacré. 
Phil.  1,350;  — (1192)  Albert, 
évoque  de  Liège,  s'y  réfugie 
et  y  est  assassiné  par  les  émis- 
saires d'Henri  VI.  Rip.  78; 
Ghron.  61  ;  —  réponse  oe  Phi- 
lippe-Auguste au  clergé  de  ce 
diocèse  opprimé  par  des  sei- 
gneurs. Ghron.  109;  Phil.  I, 
768;  —  cité.  Phil.  IX,  85, 
1 49  ;  —  Remis,  civitas  Remen' 
sis,  —  Archevêques  de  — . 
Voy.  Guillaume  aux  Blan- 
ches -  Mains ,  Guillaume  de 
Joinville. 

Remensis  civitas,  Remis.  Voy. 
Reims. 

Rémi  (saint).  —  Sacre  Glovis. 
Ghron.  7,  8  ;  Phil.  I,  180.  — 
Sancius  Remigius. 

Rémi  {Peims  de),  Reminides  Ae- 


minii  reetorpagi,  Voy.  Pierre 
de  Rémi. 

Remundus.  Voy.  Raimond  VI, 
comte  de  Toulouse. 

Remosa,  nom  que  prend  le  Rhin 
lorsqu'il  reçoit  la  Meuse. 
Phil.  X,  411. 

Renaud  de  Bar,  évéque  do 
Ghartres.  —  (1188)  se  croise. 
Rig.  56;  —  (1191)  Philippe- 
Auguste  lui  donne  à  Messine 
trois  cents  onces  d'or.  Rig. 
72;  —  se  croise  contre  les 
Albigeois.  Ghron.  177,  p.  258. 
—  Reginaldus  episcopus  Car- 
notensis. 

Renaud  de  Dammartin,  comte 
de  Boulogne.  —  (1191)  Phi- 
lippe-Auguste lui  avait  donné 
ce  comté  en  le  mariant  à 
Ide,  comtesse  de  Boulogne. 
Rig.  115;  Ghron.  88;  Phil. 
IV,  583;  Xn,  108;  —  avait 
été  armé  chevalier  par  Phi- 
lippe-Auguste, (uhron.  199; 
Phil.  xn,  101  ;  —  son  frère 
Simon  avait  épousé  Marie  de 
Ponthieu.  Phil.  XII,  113;  — 
avait  reçu  cinq  comtés  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
199;  Phil.  VI,  81;  IX,  113; 
xn,  110;  —  s'éteit  croisé, 
mais  n'était  pas  parti.  Phil. 
VI,  59;— (1196)  s'allie  à  Ri- 
chard Gœur-de-Lion.  Rig. 
115  ;  Ghron.  88, 95  ;  Phil.  IV, 
583  ;  —  (1200)  Phihppe-Au- 

fuste  lui  pardonne.  Ghron. 
04  ;  Phil.  VI,  59  ;  —  sa  fille 
Mathilde  fiancée  à  Philippe- 
Hurepel.  Phil.  VI,  74  ;  XII, 
112;  —  (1203)  au  siège  d'An- 
dely.  Phil.  Vn,  219;  —  (1204) 
est  envoyé  en  Bretagne  par 
Philippe  -  Auguste.  Ghron.. 
131,  p.  221;  —  (1211)  en 
guerre  avec  Philippe  de 
Dreux,  évéque  de  Beauvais. 
Ghron.  162,  p.  242:  —  était 
Tennemi  personnel  de  la  mai- 
son de  Dreux.  Phil.  IX,  215; 
—  menaces  qu'il  profère  con- 


488 


.TABLE  MIS  NOMS 


tre  Philippe- Auguste.  219  ;  — 
(1212)  devient  suspect  au  roi 
pour  avoir  fait  fortifier  Mor- 
tain  et  envoyé  des  ambas- 
sadeurs à  Othon.  Giiron.  162, 
p.  242;  —  sur  son  refus  de 
rendre  ses  places  au  roi,  celui- 
.  ci  marche  contre  lui;  Renaud 
cède  ses  fiefs  à  Louis  VIII  et 
se  retire  près  du  comte  de 
Bar.  Chron.  162,  p.  243;  — 
le  roi  lui  avait  enlevé  ses 
places  parce  qu'il  refusait  de 
se  soumettre  au  jugement  de 
la  cour.  Phil.  ÏX,  118;  — 
réclame  ses  places,  récuse  la 
cour  du  roi  et  s'allie  avec 
Othon  et  Jean  Sans-Terre. 
Chron.  163,  164:  Phil.  IX, 
11  ;  —  passe  en  Flandre  et  de 
là  en  Angleterre,  engaçe  Jean 
Sans  -  Terre  à  prendre  les 
armes  contre  le  roi.  Phil.  IX, 
30  ;  —  donne  en  otage  à  Jean 
Sans-Terre  sa  femme,  son 
frère  Simon  et  sa  belle-sœur. 
Phil.  IX,  73  ;  —  sert  d'inter- 
médiaire entre  Jean  Sans- 
Terre  et  Ferrand,  comte  de 
Flandre.  Chron.  165;  —  de- 
vait attaquer  le  Vermandois 
avec  Ferrand.  Phil.  IX,  84; 
—  jure  à  Jean  Sans-Terre  de 
tuer  Philippe- Auguste.  Chron. 
194;  Phil.  IX,  101;— (1213) 
est  envoyé  par  Jean  Sans- 
Terre  au  secours  de  Ferrand. 
Chron.  170,  p.  251  ;  —  contri- 
bue à  la  destruction  de  la 
flotte  de  Philippe-Auguste  à 
Dam.  Phil.  IX,  432;  --  est 

{)ris  à  Dam,  ses  parents  le 
aissent  s'évader.  512;  —  se 
réfugie  en  Hollande  et  s'allie 
avec  le  comte  Guillaume. 
606  ;  —  s'empare  de  Tournai 
avec  Ferrand;  en  est  chassé 
parles  Français.  701  ; — (1214) 
est  envoyé* par  Jean  Sans- 
Terre  au  secours  d*Othon. 
Chron.  181,  p.  266:  —  avait 
un  commerce  adultère  avec  la 


sœur  d'Hugues  de  Boves,  qui 
s'allie  avec  lui.  Phil.  X,  45S  ; 
—  assiste  au  discours  d'Otbon 
sur  l'assassinai  de  Philippe- 
Auguste  et  le  partage  du 
royaume.  563  ;  —  jure  de  se 
conformer  aux  désirs  de  l'em- 
pereur. 661  ;  —  dans  le  par- 
ta^  du  royaume  devait  avoir 
Peronne  et  le  Vermandois. 
Chron.  201,  p.  295;  Phil.  X, 
584;  —  à  Bouvines,  est  à  l'aile 
droite  des  ennemis.  Phil.  XI, 
50  ;  —  ayant  déconseillé  la  ba- 
taille, il  était  regardé  comme 
traître  par  ses  alliés.  Chron. 
195  ;  Phil.  XI,  567  ;  —  avait 
disposé  ses  fantassins  en  trois 
cercles  concentriques,  qui  lui 
formaient  un  lieu  de  retraite. 
Chron.  193;  Phil.  XI,  25.2, 
335  ;  —  sa  bravoure.  Chron. 
193;  Phil.  XI,  585;—  s'ef- 
force de  parvenir  jusqu'au  roi, 
est  arrête  par  Robert  ae  Dreux. 
Chron.  104  ;  —  attaque  Tho- 
mas de  Saint- Valéry,  Robert 
et  Philippe  de  Dreux.  Phil. 
XI,  335  ;  —  reste  le  dernier 
avec  ses  troupes  sur  le  champ 
de  bataille.  Cfhron.  196  ;  PhiL 
XI,  585;  —  comme  cimier 
portait  des  fanons  de  baleine. 
Phil.  IX,  520  ;  XI,  321  ;  — 
ses  fantassins  ne  peuvent  être 
rompus  par  les  chevaliers; 
Philippe-Auguste  envoie  con- 
tre eux  trois  mille  sergents 
à  cheval.  Phil.  XI,  605  ;  — 
s*élance  au  milieu  des  Français 
pour  atteindre  le  roi.  634;  — 
son  cheval  est  tué;  on  veut 
l'emmener  du  combat;  mais 
il  est  renversé,  manque  d'être 
tué  par  Cornu t  et  se  rend  à 
frère  Guérin,  qui  l'envoie  au 
roi.  Chron.  196;  Phil.  647; 
—  le  roi  lui  pardonne  d'abord. 
Chron.  198;  Phil.  XU,  67  ;  — 
dès  le  soir  de  Bouvines,  en- 
tretient des  intelligences  avec 
Othon  ;  le  roi  lui  reproche  sa 


m  DES  MATIÈRES. 


489 


trahison  et  le  fait  enfermer  à 
Péronne.  Ghron.  199;  Phil. 
XII,  90  ;  —  est  prisonnier  à 
Péronne.  Chron.  210  ;  puis  au 
Goulet.  Phii.  lU,  90;  —  cité. 
Phil.  X,  13,  128.  —  Bainal" 
dus  fUius  comitis  Domni  Mar- 
tini, Reginaldus  de  Dono  Mar- 
Hni,  de  Domno  Martino,  Domni 
Martini,  cornes  Bolonie,  BoUh 
nius,  Bolonides. 

Renaud,  archevêque  de  Lyon. 
—  (1223)  assiste  aux  obsèques 
de  Philippe -Auguste.  Phil. 
Xn,  671. 

Renaud,  évoque  de  Nevers.  — 
(1223)  assiste  aux  obsèques  de 
Philippe  -  Auguste.  Chron. 
Cont.  Par.  7. 

Renaud  Tatin,  arbalétrier.  — 
(1203)  au  siège  d'Andely. 
Phil.  VII,  264.  —  Tatinus. 

Renerus.  Voy.  Régnier. 

Rengar.  Vov.  Rengaré(?|. 

Rengaré  (Côtes-dn-Nord,  arr. 
de  Guingamp,  c.  de  Pionagat, 
oomm.  de  oondelin).  Chron. 
15.  —  Bengar  (?j. 

Rennes  (lUe-et- Vilaine).  — 
Phil.  VI,  345.  —  Redones. 

Renoul,  comte  de  Chester.  — 
(1214)  conclut  au  nom  de  Jean 
Sans-Terre  une  trêve  de  cinq 
ans  avec  Philippe-Auguste. 
Chron.  204,  p.  %8;  —  cité. 
Phil.  m,  218-  "Randulphus 
ou  Renulfus,  et/mes  Cestrie. 

Râtelle  cornes.  Vov.  Manassès, 
comte  de  Rethef. 

Restillum,  en  Bretagne.  Phii. 
VI,  345. 

Rethest  {cornes  de).  Vov.  Hugues, 
comte  de  Rethei. 

Rrthel  (Ardennes).  Voy.  Hu- 
gues, comte  de  — .  Mainassèf , 
comte  de  — . 

Rex  minor.  Voy.  Henri  Court- 
Mantel. 

Rhenum  flumen.  Voy.  Rhin  (ie). 

Rhin  (le),  fleuve.  Rig.  38, 
p.  56;  Oiron.  4;  FhiL  IX, 
v97  ;  —  prend  le  nom  de  Re* 


mosa  à  son  confluent  avec  la 
Meuse.  Phil.  X,  411.  —Rhe- 
num flumen. 
Rhône  (le),  fleuve.  Chron.  112: 
Phil^rV,  301;  X,  508,  520. 

—  Rhodanus. 

Ribauds  (les).  Phil.  m,  438; 
Vn,  161.  —  Ribaldi. 

Richard  (saint).  —  Crucifié  par 
les  Juifs,  est  enterré  aux 
Champeanx.  Rig.  6;  Chron. 
17. 

Richard  CoBur  -  de  -  Lion,  roi 
d'Angleterre.  — (1187)  comte 
de  Poitiers  refuse  de  (aire 
hommage  à  Philippe-Auguste 
pour  son  comte.  Rig.  50; 
Chron.  38;  PhiL  II,  509;  — 
vient  secourir  Chàteaoroux 
assiégé  par  le  roi;  conclut 
ainsi  que  son  père  one  trére 
avec  Philippe-Auguste.  Rig. 
51  ;  Chron.  38  ;  Phil.  U,  589  ; 

—  (1188)  prend  la  croix.  Rig.  56; 
Phil.  UI,  21  ;  —  lui  et  son 
père  concluent  une  trêve  avec 
Philippe-Auguste.  Rig.  56, 
60  ;  —  rompt  la  trêve  et  en- 
vahit le  comté  de  Toulouse. 
Rig.  60  ;  Chron.  43;  PhU.  III, 
34  ;  —  est  chassé  de  Troô  par 
Philippe- Aufi^te.   Rig.   o2; 

—  aiSaire  de  rorme  de  Gisors  ; 
ses  paroles  à  son  père,  PhiL 
m,  xll  ;  —  à  Mantes,  com- 
mande l'arrière  -  carde  an- 
glaise. 416  ;  —  combat  contre 
Guillaamedes  Barres.  485;  — 
£ût  un  jeu  de  moi  sur  te  nom 
de  Guillaume.  548;  —  est 
blessé  d'un  coup  de  lanœ  par 
Hugues  de  Hamelincourt.  5S1  ; 

—  s'allie  avec  Philippe-Au- 
^ste  parce  que  son  père  re- 
fuse de  lui  rendre  sa  fiancée, 
Alix  de  Franoe.  Rig.  63; 
Chron.  46;  Phil.  ni,^l; 

—  (1189}  Philippe- Auguste  lui 
donne  le  Mans.  PliiL  HL,  668; 

—  et  le  rèoandlîe  avec  son 
père.  738;  —  succède  à  son 
père  et  coochit  iainn  avec 


490 


TABLE  DBS  NOMS 


Philippe  «Auguste,  qui  lui 
rend  ses  fiefs  en  échange  d*Is- 
soudun  et  de  l'Auvergne.  Rig. 
67;  Chron.  49;  Phil.  IV,  f; 

-  tombe  dans  le  fossé  de  Gi- 
sors.  Rig.  67; 

-  (1190)  assiste  à  rassemblée 
de  Vézelay.  Rig.  69  ;  —  s'em- 
barque à  Marseille  pour  la 
Terre  sainte  et  arrive  à  Mes- 
sine. Rig.  69;  Chron.  51,  53; 
Phil.  IV,  58;  —  sa  sœur 
Jeanne  avait  épousé  Guil- 
laume le  Bon,  roi  de  Sicile. 
Phil.  IV,  74;  —  conclut  la 
paix  avec  Tancrède,  roi  de 
Sicile,  par  l'entremise  de  Phi- 
lippe -  Auguste.  Rig.  72  ; 
Cnron.  53;  —  est  d'abord  en 
honne  intelligence  avec  Phi- 
lippe-Auguste. Phil.  IV,  110; 

-  (1191)  fait  venir  à  Messine 
Bérengère  de  Navarre.  Rig. 
73;  —  reauis  par  Philippe- 
Auguste  d  épouser  sa  sœur, 
refuse  et  épouse  Bérengère. 
Rig.  73  ;  Chron.  54;  Phil.  IV, 
115;  —  refuse  de  partir  avec 
Philippe  -  Auguste  pour  la 
Terre  sainte;  aide  Tancrède 
dans  ses  guerres  privées.  Rig. 
73;  Chron.  51;  Phil.  IV,  154: 

—  quitte  la  Sicile,  prend 
Chypre  et  arrive  à  Acre.  Rig. 
75;  Chron.  55;  Phil.  IV,  195; 

—  est  d'avis  de  tenter  l'assaut 
d'Acre,  puis  le  fait  manquer. 
Rig.  74  ;  —  allié  des  Pisans. 
Ibid.  ; —  refuse  de  se  soumettre 
à  la  décision  des  arbitres  pour 
le  commandement  de  l'armée. 
Ibid.;  —  négocie  pour  obte- 
nir la  vraie  croix;  fait  mas- 
sacrer les  prisonniers  sarra- 
sins d'Acre.  Rig.  82;  Phil. 
IV,  220;  —  prend  Jaffa  et 
Gaza.  Phil.  IV,  242  ;  —  perd 
ces  villes.  305;  —  souaoyé 
par  les  Sarrasins,  détruit  As- 
calon.  Riff.  82;  —  jette  dans 
la  boue  l'étendard  du  duc 
d'Autriche.  Rig.   82;  Phil. 


IV,  337  ;  —  entretient  des  re- 
lations avec  Saladin  et  en 
reçoit  des  présents.  Chron. 
62*;  Phil.  IV,  306,  382;  — 
vend  Chypre  aux  Templiers, 
la  leur  reprend  et  la  cède  à 
Gui  de  Lusiçnan.  Rig.  82  ;  — 
accusé  d'avoir  cherché  à  faire 
poignarder  Philippe-Auguste 
par  les  Assassins  du  Vieux  de 
la  Montagne.  Rig.  87  ;  Chron. 
65; 

—  (1192-3)  quitte  la  Palestine 
et  remet  le  commandement 
au  comte  de  Champagne,  dé- 
barque déguisé  en  lUyrie,  est 
reconnu  par  le  duc  d'Autri- 
che qui  le  livre  à  l'empereur, 
est  jeté  en  prison,  n'en  sort 
qu'un  an  après  moyennant 
rançon  et  revient  enfin  en 
Angleterre.  Rig.  88;  Chron. 
66;  Phil.  IV,  325-427; 

—  (1193)  blâme  Jean  Sans-Terre 
au  massacre  de  la  garnison 
d'Evreux.  Phil.  IV,  471  ; 

—  (1194)  prend  Loches  et  dé- 

Ê ouille  les  chanoines  de  Saint- 
[artin  de  Tours.  Rig.  97  ;  — 
g  rend  Beaumont- le -Roger, 
hron.  74;  Phil.  IV,  526; -;- 
s'empare  du  trésor  de  Phi- 
lippe -  Auguste  à  Fréteval. 
Rig.  100  ;  à  c  Belfou  ».  Chron. 
74  ;  Phil.  IV,  530  ; 

—  (1195)  renvoie  Alix  de  France 
à  Philippe-Auguste  et  rouvre 
les  hostilités.  Rig.  102;  Chron. 
76;  —  est  contraint  de  lever 
le  siège  d'Arqués,  bat  l'ar- 
rière-garde  française.  Rig. 
104;  Chron.  79;  Phil.  IV, 
500;  —  conclut  une  trêve. 
Rig.  104;  —  recommence  la 

tuerre,  puis  se  décide  à  faire 
ommage à  Philippe- Auguste. 
Rig.  107;  Chron.  82; 

—  (1196)  conclut  la  paix.  Rig. 
108;  Chron.  82;  Phil.  V,  51; 

—  introduit  dans  le  traité  une 
cause  de  guerre.  Phil.  V,  59; 

—  fait,  au  mépris  du  traité. 


ET  I>E8  MATliMS. 


491 


fortifier  Portejoie  et  Andelv 
et  élever  le  Ghàteau-Gaillarci. 
Chron.  Ul;Phil.V,70;Vn, 
39,  61  ;  —  fait  construire  des 
vaisseaux.  Phil.  VU,  172;  — 
intente  un  procès  au  seigneur 
de  Vierzon.  Phil.  V,  83  ;  — 
prend  Vierzon.  Big.  113; 
Gtiron.  86  ;  Phil.  V  90  ;  — 
ne  peut  faire  lever  à  Philippe- 
Auguste  le  siège  de  Dangu. 
Phil.  V,  109:  —  se  fait  livrer 
Nonancourt.  Hig.  1 13  ;  Ghron. 
86;  Phil.  V,  111;  —envahit 
la  Bretagne  pour  forcer  les 
habitants  à  lui  livrer  son  ne- 
veu Artur.  Phil.  V,  147;  — 
cherche  à  faire  lever  à  Phi- 
lippe-Auguste le  siège  d*Au- 
male;  est  battu.  Big.  113; 
Ghron.  86;  Phil.  V,  168;  — 
son  combat  contre  Alain  de 
Dinan.  Phil.  V,  225  ;  —  as- 
siège Gaillon,  est  blessé  au 
genou.  258  ;  —  fait  venir  d 'An- 
gleterre des  troupes  j^lloises. 
276:  —  oui  sont  détruites  à 
Andely .  âOO  ;  —  pour  les  ven- 
ger, fait  massacrer  des  pri- 
sonniers français.  307  ; 

-  (1197)  s'attache  par  des  pré- 
sents Baudouin,  comte  de 
Flandre,  Benaud  de  Dam- 
martin  et  d'autres  seigneurs 
français.  Big.  115  ;  Ghron.  88; 
Phil.  IV,  590; 

-  (1198)  perd  sa  sœur  utérine 
la  comtesse  de  Ghampagne. 
Big.  119  ;  —  dévaste  le  Vexin, 
sempare  de  Gourcelles-lez- 
Gisors.  Big.  122;  Phil.  V, 
368  ;  —  tend  une  embuscade 
à  Philippe- Auguste  près  de 
Gisors  et  le  bat.  Big.  122; 
Ghron.  93;  à  Gourcelles-lez- 
Gisors.  Phil.  V,  371;  —  ra- 
vage le  Beauvaisis  avec  Mer- 
caaier,  fait  prisonnier  l'évoque 
de  Bcauvais  et  Guillaume  de 
Mello.  Big.  123  ;  Ghron.  94  ; 
Phil.  V,  328;  —  souUent 
Othon  I V.  Big.  124;  Ghron.  96; 


—  (1199)  conclut  avec  Philippe- 
Auguste  une  trêve  de  cinq 
ans  qu'il  évite  de  confirmer 
en  donnant  des  otaees.  Big. 
125;  —  à  la  nouvelle  de  la 
découverte  d'un  trésor  à  Gha- 
lus,  vient  assiéger  cette  place. 
Phil.  V,  502  ;  —  refuse  d'ac- 
corder une  trêve  aux  assiégés 
pour  la  fôte  de  Pâques.  513;  — 
est  blessé  d'un  trait  d'arbalète. 
Big.  126- Ghron.  98;  par  Ber- 
trand de  èourdon.  Phil.  V,  585; 

—  refuse  de  se  laisser  soigner; 
meurt.  Biç.  126;  Ghron.  98; 
Phil.  V,  599;  —  est  enseveli 
àFontevn^lt.  Big.  126;  Phil. 
V,  618  :  —  son  cœur  est  en- 
voyé à  Rouen.  Phil.  V,  611  ; 

—  cité.  Ghron.  199,  p.  292  ; 
Phil.  m,  444.  —  Bichardus 
cornes  Pictavus,  Pictavus  héros. 
Richardus  rex  Anglie. 

Richard  !«■'.  duc  de  Normandie. 
Ghron.  10. 

Riehemontis  cornes.  Voy.  Geof- 
froi,  duc  de  Bretagne. 

Rictiovarus,  Phil.  X,  389. 

Ridula.  Voy.  Bille  (la). 

Riga  {Petrus),  Voy.  Pierre  Biga. 

Bigord,  médecin,  moine  de 
Saint-Denis,  historien  de  Phi- 
lippe-Aueuste,  dédie  son  livre 
à  Louis  VIII.  Big.  p.  1  ;  — 
difficultés  qu'il  rencontre  pour 
écrire  son  hvre.  p.  4  ; — pense  à 
le  détruire,  se  décide  à  le  pu- 
blier sur  les  instances  de  Hu- 
gues Foucaut,  abbé  de  Saint- 
Denis,  p.  5;  —  avait  ofiTert 
son  livre  à  Philippe- Auguste. 
Ibid.;  —  donne  a  ce  prince 
le  surnom  d'Auguste,  p.  6; 

—  (10  février  1189)  était  à 
Argenteuil.  Big.  64  ;  —  (7  juin 
1205)  déjà  vieux,  assiste  à  la 
remise  à  l'abbé  de  Saint-De- 
nis des  reliques  envovées  de 
Gonstantinople  à  Pnilippe- 
Auguste.  Big.  145;  —  repro- 
che à  Philippe-Auguste  d'a- 
voir dépouillé  des  églises  qui 


492 


TABLE  DES  NOMS 


relevaient  da  roi^  d'Angle- 
terre. Riç.  99  ;  —  son  histoire 
conduite  jusqu'à  la  vingt-hui- 
tième année  du  règne  de 
Philippe-Auguste  étant  peu 
répanaue,  Guillaume  entre- 
prit de  la  résumer.  Ghron.  1. 

—  Riguotus, 
Riguotus.  Voy.  Rigord. 

Rille  (la),  rivière.  Phil.  IV,  434. 

—  Ridula. 

Riom  (Puy-de-Dôme).  —  (1210) 
est  pris  par  les  troupes  de 
Philippe  -  Auguste.  Ghron. 
156,  p.  235.  —  Riom. 

Robert,  sicilien.  Ghron.  92. 

Robert  III,  comte  d'Alençon. 

—  (1203)  fait  alliance  avec 
Philippe-Auguste.  Rig.  140; 
Ghron.  416.  —  Rohertus  cornes 
Alençonis,  cornes  de  Àlari' 
cione. 

Robert,  évoque  de  Baveux.  — 
Se  croise  contre  les  Albigeois. 
Ghron.  177,  p.  258;  —  (1223) 
assiste  aux  obsèques  de  Phi- 
lippe-Auguste. Ghron.  Goot. 
Par.  7.  —  Robertus  episcopus 
Bajocensis, 

Robert  de  Belloy.  — •  (1199) 
s'empare  du  comte  de  Namur. 
Rig.  128.  —  Roberttisde  Belesio, 

Robert  de  Boves,  père  d'Hugues 
de  Boves.  —  Met  son  château 
en  état  de  défense  contre  le 
roi.  Phil.  II,  284.  —  (Appelé 
Radulphus  par  erreur.  ) 

Robert  de  Ghartres.  Rig.  70, 
p.  100,  note  2. 

Robert,  evéque  de  Glermont.  — 
(1210)  est  emprisonné  par  Gui, 
comte  d'Auvergne.'  Ghron. 
156.  —  Claromontanensis  épis* 
copus, 

Robert  de  Gorcon,  légat  du  pape. 

—  (1214)  conclut  la  paix  entre 
Jean  Sans-Terre  et  Philippe- 
Auguste.  Ghron.  204,  p.  298; 

—  (1215)  prêche  la  croisade 
en  France,  attaque  les  vices 
du  clergé  et  des  grands  ;  Phi- 
lippe-Auguste adresse  des  rér 


clamations  au  pape.  Ghron. 
213.  —  Robertus  legahu,  Ao- 
bertus  de  Corcon. 
Robert,  seigneur  de  Gourcelles- 
lez-Gisors.  —  (1198)  est  fait 

Srisonnier  par  Richard  Gœur- 
e-Lion.  Phil.  V,  368. 

Robert  de  Gourtenai.  —  (1217) 
amène  des  renforts  à  Louis 
Vni  en  Angleterre,  est  vain- 
cu dans  un  combat  naval. 
Ghron.  223,  p.  314.  —  Rober- 
tus de  Corteneio, 

Robert  II,  comte  de  Dreux,  fils 
de  Louis  VI.  —  (1188)  se 
croise.  Rig.  56;  —  (1196)  re- 
çoit la  garde  de  Nonancourt. 
hig.  113;  —  (1203)  au  siège 
d'Andely.  Phil.  VU,  157;  — 
(1213)  à  rassemblée  de  Sois- 
sons.  Phil.  IX,  210  ;  —  (1214) 
dans  Tannée  firançaise.  Phil. 
X,  476  ;  —  ennemi  personnel 
de  Renaud  de  Dammartin. 
Phil.  IX,  215  ;  —  à  Bouvines, 
à  l'aile  gauche.  Phil.  XI,  47  ; 

—  combat  contre  Renaud  de 
Dammartin.  Ghron.  194; 
Phil.  XI,  335;  —  Philippe- 
Auguste  lui  donne  le  comte 
de  Salisbury  pour  l'échanger 
contre  son  fils  prisonnier  en 
Angleterre.  Ghron.  200:  — 
cité.  Phil.  V,  337;  IX,  96. 

—  Robertus  cornes  Drooarum, 
Robertus  senior. 

Robert  III.  comte  de  Dreux, 
dit  Gàteblé.  —  (1213)  assiste  à 
rassemblée  de  Soissons.  Phil. 
IX,  207;  —  (1214)  repousse 
Jean  Sans-Terre  de  Nantes, 
est  pris  et  envoyé  en  Angle- 
terre. Ghron.  172;  Phil.  X, 
28  ;  —  Jean  Sans-Terre  refuse 
de  réchanger  contre  le  comte 
de  Salisbury  ;  puis  y  consent. 
Ghron.  200  ;  Phil.  XU,  144; 

—  cité.  Phil.  IX,  96.  —  Ro- 
bertus  primogenitus  Roberti 
comitis  Drocarum,  fUius  co- 
mitis  Roberti,  Robertigena,  Ro- 
bertus  Vastatio  frugis. 


ET  DBS  MATIÈRES. 


493 


Robert  I"",  roi  de  France.  Rig. 
38,  p.  61;Chron.  11. 

Robert  Fitz-Walter.  —  (1217) 
est  lait  prisonnier  à  Linooln. 
Chron.  223,  p.  313.  —  Rober- 
tus  /Uitis  WalUri. 

Robert  Guiscard.  Rig.  38,  p.  61; 
Chron.  10.  —  Robertus  Guis^ 
cardus. 

Robert,  évoque  de  Laon.  — 
(1214)  dans  l'armée  française. 
Phil.  X,  481 . 

Robert,  comte  de  Leicester.  — 
(1188)  commande  avec  Ri- 
chard Gœur-de-Lion  l'arrière- 
garde  anglaise.  Phil.  III,  416; 

—  à  Soindres,  est  renversé 
par  Dreu  de  Mello.  565  :  — 
(1194)  combat  contre  Mat- 
thieu de  Marly.  Phil.  IV, 
503;  —  fait  prisonnier,  est 
enfermé  à  Etampes.  Rig.  97  ; 
Chron.  72:  —  cité.  PhU.  m, 
219.  —  Jokannes  (erreur  : 
Phil.  m,  219)  cornes  Leicestrie, 
Guillelmus  (erreur  :  Rig.  97; 
Chron.  72),  cornes  Lecestrie 
ou  Leicestre,  Johannes  (erreur  : 
Phil.  rV,  503)  Ueeestrieus, 
cornes  Licestre. 

Robert,  comte  de  Meolan.  — 
(1188)  est  fait  prisonnier  à 
Vendôme.  Phil.  lU,  78.  — 
Robertus  cornes  Mollenti. 

Robert  I"",  duc  de  Normandie. 
Voy.  RoUon. 

Robert  n,  duc  de  Normandie. 
Chron.  10. 

Robert  de  Poissy.  —  (1213)  dé- 
fend la  flotte  à  Dam:  ses  deux 
frères  sont  tués.  Phil.  IX, 
464.  —  Robertus  Pissianites. 

Robert,  archevêque  de  Rouen. 

—  Se  croise  contre  les  Albi- 
geois. Chron.  177,  p.  258. 

Robertigene.  Voyez  Jean  de 
Braisne,  Pierre,  duc  de  Bre- 
tagne, Philippe  de  Dreux,  évé- 
que  de  Beauvais,  Robert  III, 
comte  de  Dreux,  fib  de  Ro- 
bert EL. 


Robertus  cornes  ou  senior.  Voy. 
Robert  n,  comte  de  Dreux. 

Robertus  legatus.  Voy.  Robert 
de  Corcon. 

Robertus  Vastatio  frugis.  Voy. 
Robert  UI,  comte  de  Dreux. 

Roboreto  (Johannes  de).  Voyez 
Jean  de  Rouvroy. 

Roboreus  iTkomas  ou  Johannes). 
Voy.  Thomas  de  Rouvroy, 
Jean  de  Rouvroy. 

Roche  (Gui  de  la).  Voy.  Gui. 

Roche-au-Moine  (la)  (Maine-et- 
Loire,  arr.  d'Angers,  c.  de 
Saint  -  Georges  -  sur  -  Loire, 
comm.  de  Savennières).  — 
(1214)  est  assiégée  par  Jean 
Sans-Terre  qui  y  est  battu 
par  Louis  Vm.  Chron.  178; 
Chron.  Cent.  Par.  1:  Phil. 
X,  139;  —  cité.  PhiL  X, 
255,  299.  —  Monachi  crota, 
Monachi  rupes. 

Rochefort  (Seine-et-Oise,  arr. 
et  c.  de  Rambouillet,  comm. 
de  Saint-Léger-en- Y  véline). 

—  Guillaume  des  Barres  est 
qualifié  comte  de  — .  Rig.  56. 

—  Rupes  partis. 
Rochefort-sur-Loire  (Maine-et- 
Loire,  arr.  d'Aiu;er8,  c.  de 
Chalonnes).  —  (1214)  est  pris 
par  Louis  VIII.  Chron.  178, 
p.  261  ;  Phil.  X,  290.  —  Ru- 
pes  fortis.  —  Payen  de  — . 
Voy.  Payen. 

Roche-Guillebaud  (la),  château 
(Allier,  arr.  de  Montluçon, 
c.  d'Huriel,  comm.  de  la  Gha- 
pelette).  —  (1188)  est  pris  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  62. 
^  Rupes  Guillebaldi. 

Rochelle  (la)  (Charente  -  Infé- 
rieure). —  Son  port.  PhiL 
XII,  820;— son  vin.  PhU. 
IXj  386;  Xn,  820;  -  (1204) 
Philippe-Auguste  Tabandon- 
ne.  Rjg.  143;  —  (1206)  Jean 
Sans-Terre  y  débarque.  Rig. 
147;  Chron.  138  ;  Phil.  Vlfl, 
445;  —  puis  s'y  rembarque. 
Chron.  139;  PhiL  ibid.;  — 


494 


TABLB  DES  N0H8 


(4214)  Jean  Sans-Terre  y  dé« 
barque.  Chron.  472;  Phil.  X, 

9.  —  Rupella. 
Rochester,  ville  d'Angleterre. 

—  (1215)  assiégée  et  prise  par 
Jean  Sans-Terre.  Chron.  2t5; 

—  (1216)^ assiégée  et  prise  par 
Louis  vm.  Chron.  222, 
p.  314.  —  Rovecestria,  Roves- 
tria, 

Rocii  dominator  Alanus,  Voy. 

Alain  de  Roucy. 
Bodolia  vallis.  Voy.  Vaudreuil 

(le). 
Roër  (la),  rivière.  Phil.  X,  405. 

—  Ruma  (pour  Rura). 
Roger,  prince  normand.  Chron. 

10.  —  Rogems, 

Roger  de  Lascy,  commandant 
du  Château-Gaillard.— (1204) 
fait  sortir  de  la  place  une 
partie  des  bouches  inutiles. 
Chron.  125;  Phil.  VH,  468 

—  en  fait   sortir   le    reste 
Chron.  126;  Phil.  VH,  487 

—  chasse  de  la  place  tous  les 
chiens.  Phil.  VII,  550;  — 
foit  incendier  la  première  en- 
ceinte dès  que  les  Français  y 
pénètrent.  719;  —  ir avait 
plus  qn'un  petit  nombre  de 
soldats  lors  de  la  prise  de  la 
place.  775.  —  Rogerus, 

Roger  de  Moulins,  prieur  de 
môpital.  —  (1185)  vient  en 
France.  Rig.  30.  —  Prior 
Hospitalis. 

Roger  de  Rozoy.  —  Opprime 
le  clergé,  est  châtié  par  le 
roi.  Rig.  137;  Chron.  109; 
Phil.  I,  781.  —  Rogerus  de 
Roseto  ou  de  Roseio,  Roseti  do- 
minus. 

Rogerus.  Voy.  Roger  de  Lascy. 

Rohau  (les  seigneurs  de).  — 
(1222)  se  révoltent  contre  le 
duc  de  Bretagne.  Phil.  XII, 
408.  —  Rohanite. 

Rota  { Rartholomeus  de).  Voyez 
Barthélémy  de  Roye. 

Roland.  Phil.  ni,  393;  VIE, 
634.  —  Rollandus. 


RoUon,  chef  des  Normands, 
duc  de  Normandie  sous  le 
nom  de  Robert.  Rig.  38, 
p.  60;  142,  p.  161;  Chron. 
10,  132;  Phil.  I,  578;  vm, 
181,  201.  —  Rollo,  RoUo  Da- 
rius, Rollo  Norvegus. 

Romains  (les).  Chron.  3,  4.  — 
/^ornant. 

Romam  (sic).  Rig.  49,  p.  76. 

Romania.  —  Etats  de  l'Eglise. 
Voy.  Othon  IV,  empereur 
(1210). 

Rome.  —  (1191)  Philippe-Au- 
guste, revenant  de  Terre  sain- 
te, s'y  arrête.  Rig.  81  ;  Chron. 
62;  Phil.  IV,  285;  —  (1209) 
Othon  IV  y  est  couronné  em- 
pereur. Chron.  157;  —  (1210) 
les  habitants  massacrent  une 
partie  des  Allemands  ame- 
nés par  Othon.  Ibid.,  p.  237; 
—  est  dévastée  par  Othon. 
Phil.  vm,  919;  —  (1211) 
Frédéric  II  y  vient.  Chron. 
158;  —  (1212)  on  suspend  à 
Saint-Pierre  la  lance  et  l'é- 
tendard du  chef  des  Maures 
vaincus  en  Espagne.  Chron. 
161  :  —  (1215)  concile  géné- 
ral au  lAtran.  Chron.  216;  — 
citée.  Chron.  10:  Phil.  Nunc. 
22;IV,  21;X,  637.  — «owia, 
Romulea  urbs.  Voy.  Sainte- 
Marie  in  PorticUj  Sainte-Ma- 
rie in  Via  lata,  Saint-Sylves- 
tre in  Capite. 

Romipete.  Voyez  Pèlerins  de 
Rome. 

Romulea  urbs.  Voy.  Rome. 

Romulus.  Rig.  65. 

Roncevaux.  Phil.  m,  396.  — 
Roncevalum. 

Roseio  (Rogerus  de).  Voy.  Roger 
de  Rozoy. 

Roseti  dominus,  Roseto  (Rogerus 
de).  Voy.  Roger  de  Rozoy. 

Rosetum  ou  Roseum  in  Bria. 
Voy.  Rozoy-en-Brie. 

Rossiaco  (Petrus  de).  Voy.  Pierre 
de  Roissy. 


ET  DES  MATlàRBS. 


495 


Rothomagus,  Rotomagus.  Voyez 

Rouen. 
Rotomagensis  ou  Rotomagioa  ci" 

vitas.  Voy.  Rouen. 
Rotrou  III,  comte  du  Perche. 

—  (1188)  se  croise.  Rig.  56  ; 

—  (1191)  meurt  à  Acre.  Rig. 
79;  Chron.  60;  Phil.IV,31î. 

—  Rotroldus  cornes  Pertici, 
Pertice  ou  Perticensis. 

Roucv  (Aisne,  arr.  de  Laon,  c. 
de  Neufchàteau).  Voy.  Alain 
de  Roucy.  —  Roeium,  Rucia" 
cum. 

Rouen  (Seine-Inférieure). — La 
marée  s'y  fait  sentir.  Phil. 
VI,  500;  —  (1183)  Henri 
dlourt-Mantel  y  est  enterré. 
RiÇ.  22;  Chron.  27;  — (1193) 
Philippe-Auguste  Tassiége  en 
vain.  Rig.  94;  Chron.  70;  — 
(1194)  les  habitants  contri- 
buent au  siège  du  Vaudreuil. 
Riff.  100;  Phil.  V,  5:  — 
(1199)  le  cœur  de  Ricnard 
Cœur-de-Lion  y  est  apporté. 
Phil.  V,  611;  —  (1202)  Ar- 
tur  de  Bretagne  y  est  enfermé. 
Phil.  VL477;  — il  y  est  assas- 
siné par  Jean  Sans-Terre.  493; 

—  ^1^4)  est  assiégé  et  pris  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  142; 
Chron.  131,  p.  221:  Phil. 
VIU,  156  ;  —  (1207)  Tarche- 
vôque  Gautier  étant  mort,  le 
siège  resta  vacant  près  d  un 
an.  Chron.  142;  —  cité.  Rig. 
38,  p.  60;  98;  Chron.  132; 
Phil.  V,  49.  —  Archevêques 
de  — .  Voy.  Gautier,  Robert, 
Thibaut. 

Routiers  (les).  Chron.  28;  Phil. 
Vn,  396.  —  Ruptarii,  Voy. 
Cottereaux  (les).  —  Chefs  de 
— .  Voyez  Brandin,  Gadoc, 
Martin  d'Arqués,  Mercadier. 
Pescaire  (Lou).  — Voy.  aussi 
Waltersis  legio. 

Rouvroy.  Voy.  Jean  de—,  Tho- 
mas ae  — . 

Rovecestria,  Rovestria,  Voy.  Ro- 
ches ter. 


Roye  (Somme,  arr.  de  Montdi- 
dier).  —  (1184)  Philippe  d'Al- 
sace détient  indûment  cette 
ville.  PhU.  n,  18.  —  Roia.-^ 
Barthélémy  de  — .  Voy.  Bar- 
thélémy. 

Rozoy-en-Brie  (Seine-et-Mar- 
ne, arr.  de  Coulommiers).  — 
Miracle  qui  sV  produit.  Rig. 
121  ;  Chron.  92.  —  Rosetum 
ou  Roseum  in  Bria.  —  Roger 
de  — .  Voy.  Roger. 

Ruciaco  {Alanus  de),  Voy.  Alain 
de  Roucy. 

Ruffo  de  Volta,  Génois.  Rig. 
81.  —Rufusde  Volia, 

Ruma,  Voy.  Roêr  (la). 

Rupella.  Voy.  Rochelle  (la). 

Rupensis  (Guido).  Voy.  Gui  de 
la  Roche. 

Rupesfortis,  Voy.  Rochefort. 

Rupes  Guillebaldi.  Voy.  Roche- 
Guillebaud  (la). 

Rupes  Monachi.  Voy.  Roche-au- 
Moine  (la). 

Rupiàus  (Guillelmus  de).  Voyez 
.  Guillaume  des  Roches. 

Ruptarii.  Voy.  Routiers  (les). 

Rustique  (saint).  —  Ses  reli- 
aues.  Rig.  80.  —  Sanctus 
Husticus, 


8 


Sablé  (Sarthe,  arr.  de  la  Flè- 
che). Phil.  X,  234.  —  Sablo- 
lium. 

Sablolium.  Voy.  Sablé. 

Sacracella.  Voy.  Cercanceau. 

Sacrum  Gesaris.  Voy.  Sancerre. 

Saçium,  Voy.  Séez. 

Sainghin-en-Mélantois  (Nord , 
arr.  de  Lille,  c.  de  Cysoing). 
Chron.  183;  Phil.  X,  806.— 
Sanguineus, 

Saint-Antoine  (abbaye  de),  à 
Paris.  —  Asile  de  filles  re- 
penties. Rig.  12.  —  Sanctus 
Antonius. 

Saint-Champ.  —  Nom  donné 
au  champ  où  Philippe-Au- 
guste et  Henri  II  se  croisé- 


496 


TABLE  DES  NOMS 


rent  en  il88,  entre  Trie  et 
Gisore.  Rig.  56;  Ghron.  4i. 

—  Sanctus  Ager, 
Saint-Gorentin,  près  Mantes.  — 

Agnès  de  Méranie  y  est  en- 
terrée; le  roi  y  fonde  un  cou- 
vent de  femmes.  Ghron.  i08. 

—  Ecclesia  Beati  Corentini. 
Saint-Denis  (abbaye  de). —  Les 

rois  venaient  y  prendre  Tori- 
flamme.  Rig.  69;  Phil.  XL  32; 

—  fondée  par  Eiagobert.  Rig. 
38,  p.  59  ;  Ghron.  9  ;  qui  y  est 
enterré.  Rig.  33  ;  —  reçoit  de 
Gharles  le  Ghauve  un  clou  de 
la  Passion,  la  couronne  d'é- 
pines et  a'autres  religues. 
Rig.  38,  p.  60  ;  Ghron.  9  ;  — 

il  050)  on  y  ouvre  la  châsse 
le  saint  Denis.  Rig.  39;  — . 
(ii80)  Philippe  -  Auguste  y 
est  couronné  de  .nouveau. 
RiÇ.  10;  Ghron.  20;  —  (1190) 
Philippe  -  Auguste  vient  y 
prendre  le  bourdon.  Rig.  69; 

—  (1191)  procession  faite  par 
les  moines  pour  porter  les 
reliques  de  la  Passion  à 
Louis  VIII  malade.  Rig.  77  ; 

—  les  évêques  du  Mans  et  de 
Senlis  y  consacrent  des  au- 
tels. Rig.  42  ;  —-  on  y  expose 
les  reliques  de  saint  Denis. 
Rig.  80;— (1192)  Philippe- 
Auguste  y  vient.  Rig.  83  ;  — 
ri  193)  Philippe- Auguste  rend 
a  l'abbaye  le  domaine  de 
Lyons  -  la .  Forêt.  Rig.  89; 
Ghron.  67;  —  (1193-4)  mira- 
cles qui  s*y  accomplissent. 
Riç.  91,  93;  — (1195)  lors  de 
la  famine,  l'abbaye  distribue 
aux  pauvres  tout  ce  qu'elle  a 
d'argent.  Rig.  105;—  Philippe- 
Auguste  y  vient  et  dépose 
sur  Tau  tel  une  riche  étoffe 
de  soie.  Rig.  107;  —(1196) 
les  moines  font  une  proces- 
sion pour  obtenir  la  nn  des 
inondations.  Rig.  109;  — 
(1199)  Philippe -Auguste  y 
vient  et  dépose  sur  l'autel  une 


draperie  de  soie.  Rig.  129; 
(1201)  Jean  Sans-Terre  y  est 
reçu  par  Philippe-Auguste. 
Rig.  135;  —  (1205)  Philippe- 
Auguste  dqnne  à  l'abbaye  les 
reliques  qu'il  a  reçues  de 
Baudouin  de  Gonstantinople. 
Rig.  145;  —  (1206)  les  moi- 
nes font  une  procession  pour 
faire  cesser  les  inondations. 
Hig.  148;  — (1219)  la  foudre 
tombe  sur  le  clocher  .  et  y 
met  le  feu.  Ghron.  234;  — 
(1223)  Philippe -Auguste  y 
est  enterré.  Ghron.  Gont.  Par. 
6,  p.  324;  Phil.  Xn.  619;  — 
citée.  Ghron.  Gont.  Par.  6, 
p.  323.  —  Ecclesia  Beati  Dio^ 
nysii.  —  Abbés  de  — .  Voy. 
Guillaume  de  Gap,  Henri 
Troon,  Hueues  Foucaud,  Hu- 
gues de  Milan.  —  Prieurs  : 
Hugues  Foucaud ,  Jean.  — 
Ghevecier  :  J.  de  (Jlhartres.  — 
Moine  :  Herloin.  —  Reliques 
de  — .  Voy.  Glou  (le  saint), 
Gouronne  d'épines  (la  sainte), 
Siméon  (le  bras  de  saint). 

Saint -Emmeran  (abbaye  de), 
à  Ratisbonne.  —  On  y  dé- 
couvre en  1050  un  prétendu 
corps  de  saint  Denis.  Rig. 
39.  —  Àbbatia  Sancti  Her- 
mentranni, 

Saint-Etienne  de  Mantes,  égli- 
se. Ghron.  174.  —  Ecclesia 
Sancti  Stefani  de  Medunta. 

Saint-Germain-en-Laye  (Seine- 
et-Oise,  arr.  de  Versailles). 
Rig.  84.  —  Sanctus  Germanus 
in  Laia. 

SiUnt- Germain -des -Prés  (ab- 
baye de),  à  Paris.  —  L'église 
s'appelait  d'abord  Saint- Vin- 
cent. lUg.  33.  — '  Ecclesia 
Sancti  Germani  de  Pratis. 

Saint-Gilles  (comtes  de).  Voy. 
Raimond  V  et  VI,  comtes  de 
Toulouse. 

Saints  -  Innocents    de    Gham- 

êeaux  (église  des),  à  Paris, 
lig.  6,  47;  Ghron.  17,  34.— 


/ 


ET  DES  MATIÈRES. 


497 


BeeUsia  San^i  Innocenta  in 
Camoellù. 

SainUiacqnes  de  Mantes  (égli- 
se). Ghron.  174.  —  EccUsia 
Saneti  Jacobi. 

Saint-Lazare  (église  de),  près 
Paris.  Rig.  177.  —  Ecclesia 
saneti  Ltuari,  —  Foires  de  — 
rachetées  par  Philippe-Au- 
Çuste.  Rig.  20;  Ghron.  25. 

Saint-Léger  en  Yveline  (Seine- 
et-Oise,  arr.  et  c.  de  Ram- 
bouillet). —  Miracle  qui  s'y 
produit.  Phi).  I,  482. — Sanc- 
tus  Leodegarius  in  silva  Aqui- 
lina. 

Saint-Maclou  de  Mantes  (égli- 
se). Ghron.  174.  —  Sanctus 
Machutus  de  Medunta. 

Saint  -  Martin  -  des  -  Ghamps 
(prieuré  de),  près  Paris.Ghron. 
152,  p.  231.  —  Monasterium 
Sancli  Martini  de  campis. 

Saint-Martin  de  Tours  (église 
de).  —  (1194)  Richard  Gœur- 
de-Lion  dépouille  les  chanoi- 
nes de  cette  église.  Rig.  97. 

—  Ecclesia  Saneti  Martini  Tu* 
ronensis.  —  Trésoriers  de  — . 
Vovez  Pierre  Gharlot,  Pierre 
de  Nemours. 

Saint-Médard  de  Soissons  (ab- 
baye de).  Rig.  33.  —  (1214) 
les  vassaux  de  l'abbaye  se 
trouvent  à  Bouvines  à  l'aile 
droite.  Phil.  XI,  53;  —  ils 
attaquent  les  Flamands.  75. 

—  Quos  Medardicus  abbas  mi- 
serai,  Suessona  phalanx. 

Saint-Omer  (Pas-de-Galais).  — 
(1184)  fournit  des  secours  à 
Philippe  d'Alsace  contre  le 
roi.  Phil.  II,  119;  —  (1198) 
est  pris  par  le  comte  de  Flan- 
dre. Rig.  123;  —  cité.  Ghron. 
165.  —  Sanctus  Audomarus, 
Sanctus  Homerus,  Sanctus 
Hotinarus, 

Saint-Paul-aux-trois-Fontaines, 
près  Rome  (l'abbé  de).  Rig. 
140.  —  Trium  fontium  abbas, 

Saint-Pierre,  ancien  vocable  de 

U 


réglise  Sainte-Geneviève  de 
Paris.  Rig.  33. 

Saint-Pierre  de  Mantes  (église 
de).  Ghron.  174.  —  Sanctus 
Petrus  de  Medunta. 

Saint- Pierre  de  Rome.  Voyez 
Rome,  année  1212. 

Saint-Pol  (Somme) .  —  Gomte  de 
— .  Voy.  Gaucher  de  Ghàtil- 
ion. 

Saint-Pol-de-Léon.  Voy,  Léon. 

Saint-Sylvestre  in  capite,  basi- 
lique de  Rome,  appelée  jadis 
Sehola  Grecorum.  Kig.  39. 

Saint- Vaiery-sur-Somme  (Som- 
me, arr.  d'Abbeville).  Voy. 
Bernard  de  — ,  Thomas  de — . 

Saint-Victor-de-Paris  (abbaye 
de).  —  Maurice  de  Sully  y 
est  enterré.  Ghron.  87.  —  Ab- 
batia  Saneti  Victoris.  —  Abbé 
de  — .  Voy.  Guérin. 

Saint- Vincent,  vocable  primi- 
tif de  Saint  -  Germain  -  des- 
Prés  à  Paris.  Ri^.  33. 

Sainte-Geneviève  (église),  à  Pa- 
ris ,  primitivement  appelée 
Saint-Pierre.  Rig.  33. 

Sainte-Marie  in  Porticu,  basili- 
que de  Rome,  titre  cardina- 
lice. Voy.  Gales,  légat. 

Sainte-Marie  in  Via  lata,  basi- 
lique de  Rome,  titre  cardina- 
lice. Voy.  Pierre  de  Gapoue. 

Sainte-Suzanne  (Mayenne,  arr. 
de  Laval).  Voy.  Raoul,  vi- 
comte de  — . 

Saintes  (  Gharente-Inférieure  ). 

—  Est  tenue  en  fief  du  roi  de 
France  par  Henri  II.  Phil. 
m,  764;  —  une  partie  des 
habitants  {Xanti)  est  envoyée 
par  Jean  Sans-Terre  au  se- 
cours des  Albigeois.  Phil. 
Vlil,  864;  —  citée.  Phil. 
XII,  825.  —  Xanto. 

Saladin.  —  (1187)  s'empare  de 
Jérusalem  et  de  la  vraie'  croix. 
Rig.  53;  Ghron.  36,  39;  Phil. 
m,  8;  —  (1191)  cherche  à 
délivrer  Acre.  Phil.  IV,  188; 

—  avait  promis  à  Philippe- 

32 


498 


TABLE  DES  NOMS 


Au^ste  de  lui  rendre  la  vraie 
croix  et  les  prisonniers  chré- 
.tiens,  manque  à  sa  promesse. 
Rig.  81  ;  Ghron.  58;  PhiL  IV, 
207  ;  —  a  des  relations  d'ami- 
tié avec  Richard  Ck£ur-de- 
Lion  et  lui  envoie  des  pré- 
sents. Ghron.  62;  Phil.  IV, 
805,  382;  —  (H93)  meurt. 
Rig.  90;  Ghron.  68;  —  cité. 
Phil.  IV,  122.  —  Saladinus, 
Salahadinus,  Syrus, 

Salahadinus.  Voy.  Saladin. 

Salebericus  Hugo  (erreur  pour 
GuilUlmus),  Salebericus  héros, 
Salesberie  cornes,  Voy.  Guil- 
laume Longue-Epée,  comte  de 
Salisbury. 

Salesburgensis  episcopatus.  Voy. 
Salzbourg  (archevêché  de). 

Salinenses,  Voyez  Salins  (habi- 
tants de). 

Salins  (Jura,  arr.  de  Poligny). 
—  Habitants  et  sel  de  — . 
Phil.  X.  511.  —  Salinenses, 

Salisbury  (comte  de).  Voy.  Guil- 
laume Longue-Epée. 

Salmur.  Voy.  Saumur. 

Salomon,  comte  de  Bretagne.  — 
(1222)  se  révolte  contre  le  duc 
Pierre,  et  est  vaincu.  Phil. 
XII,  370. 

Salzbourg  (archevêché  de).  Rig. 
88.  —  Salesburgensis  archie^ 
piscopaius. 

Samson.  Phil.  IV,  247. 

Sancerre  (Gher).  Ghroja.  19.  — 
Avariœn,  Sacrum  Cesaris.  — 
Gomte  de  — .  Voy.  Etienne. 

Sancia  Sowe  (Fredericus  de) . Voy . 
Frédéric  de  Pettau. 

Sancti  Egidii  cornes,  Voy.  Rai- 
mond  V  et  VI,  comtes  de 
Toulouse  et  de  Saint-Gilles. 

Sancti  Pauli  (cornes),  Voy.  Gau- 
cher de  Ghâtiilon,  comte  de 
Saint-Pol. 

Sancto  Galerico  (Bernardus,  Tho' 
mas  de).  Voy.  Bernard  et  Tho- 
mas de  Saint- Valéry. 

Sanctus  Ager.  Voyez  Saint- 
Champ. 


SanciusAudomarus,  Voy.  Saint- 

Omer. 
Sanctus  Germanus  in  Laia.  Voy. 

Saint-Germain-en-Laye. 
Sanctus  Homerus,  Sanctus  Hot- 

marus.  Voy.  Saint-Omer. 
Sanctus  Machutus  de  Medunta, 

Voy.  Saint-Maclou  de  Man- 
tes. 
Sanctus  Quiriacus  ou  Quiricus, 

Voy.  San-Quirico. 
Sanguineus,  Voy.  Sainghin. 
San-Quirico  (Italie).  —  (1210) 

est  pris  par  l'empereur  Othon. 

Ghron.  157;  PhU.  X,  635.— 

Sanctus    Quiriacus ,    Sanctus 

Quiricus. 
Santerre  (le).  Phil.  II,  452.  — 

Santeriensis  humus. 
Saône  (la),  rivière.  Ghron.  112; 

Phil.  X,  507.  —  Araris. 
Saphadinus.   Voyez    Malek-el- 

Adel-Seifeddin-Aboubekr. 
Sapins  de  Pontarlier.  Phil.  X, 

509. 
Sardenio  (Abbas  de).  Voy.  Gui, 

abbé  des  Vaux-de-Gernay. 
Sarrasins  (les).  Rig.  49;  Ghron. 

161,  230  ;  Phil.  IV,  202, 208. 

—  Sarraeeni. 
Sarta.  Voy.  Sarthe  (la). 
Sarthe  (la),  rivière.  Phil.  X, 

236.  —  Sarta. 

Saumons  de  la  Sée  et  de  la  Se- 
lune.  Phil.  VUI,  130;  — de 
la  Loire.  Phil.  X,  87. 

Saumur  (Maine-et-Loire).  Phil. 
X,  238.  —  Salmur. 

Savari  de  Mauléon.  —  (1202) 
vient  renforcer  à  Tours  Tar- 
mée  d'Artur  de  Bretagne. 
Phil.  VI,  277  ;  —  (1208)  ra- 
vage les  terres  du  roi,  est 
battu  par  Henri  Glément. 
Rig.  151;  Ghron.  145;  Phil. 
Vni,  294,  347,  364:  —  en- 
voyé par  Jean  Sans-Terre  au 
secours  des  Albigeois ,  est 
battu.  Phil.  Vm,  864:  — 
(1213)  assiste  à  rassemblée 
de  Soissons.  Phil.  IX,  201; 

—  reçoit  Tordre  de  conduire 


ET  DES  MATIÈRES. 


499 


la  flotte  française  à  Dam. 
292;  —  pille  I)am  avec  Ca- 
doc.  380.  -^  Savaricus  de  Ma- 
lo-4eone,  de  Malleone,  Saveri" 
eus. 

Saxe  (la).  Phil.  X,  700  ;  XI, 
397.  —  Saxonia.  —  Ducs  de 
— .  Voy.  Albert,  Othoo  IV 
empereur. 

Saxonia.  Voy.  Saxe  (la). 

Saxons  (les).  Ghron.  6,  10; 
Phil.  I,  148;  XI,  573.  —  5a. 
xones. 

Scaldus.  Voy.  Escaut  (1'). 

Schola  Grecorutn.  Voy.  Saint- 
Sylvestre  in  Capite. 

Scismatici,  —  Désigne  Jean 
Sans-Terre  et  ses  complices. 
Phil.  IX.  Cat.  et  9. 

Sclavonia.  Voy.  Esclavonie  (1'). 

Scoteili.  Voy.  'Cottereaux  (les). 

Scotie  {rex)/\oy.  Alexandre  H, 
roi  d'Ecosse. 

Scropha  {Girardus).  Voy.  Girard 
la  Truie. 

Scythie  (la).  Rig.  38,  p.  56; 
Ghron.  2,  10.  —  Scythia. 

Sée  (la),  rivière.  Phil.  VHI, 
127.  —  Sera. 

Séez  (Orne,  arr.  d'Alençon).  — 
(i2()4)  se  rend  à  Philippe-Au- 
guste. Rig.  142;  Phil.  VUI, 
39.  —  Sagium. 

Segestam.  Rig.  49,  p.  76. 

Segni,  ville  d'Italie.  —  (1223) 
saint  Denis  apparaît  à  un 
chevalier  de  cette  ville.  Phil. 
XII,  707.  —  Signina  urbs. 

Sègre  (la),  rivière.  Phil.  Vn, 
564.  —  Sicoris. 

Segré  (Maine-et-Loire).  Phil;  X, 
235.  —  Segreium, 

Segreium.  Voy.  Segré. 

Seine  (la),  fleuve.  Rig.  37,  141; 
Ghron.  3,  111,  122,  123,  125, 
229;  Phil.  IV,  438;  V,  312, 
500;  VU,  30,  88;  X,  256, 
593.  —  Sequana,  Sequanius 
amnis. 

Sel  de  Salins.  Phil.  X,  511. 

Selina.  Voy.  Selane  (la). 


Selune  (la),  rivière.  Phil.  VUI, 

127.  —  Selina. 
Semur  (Gôte-d'Or).  Phil.  I,  583. 

—  Semuris. 

Sénéchal  de  France.  Voy.  Thi- 
baut V,  comte  de  Blois. 

Senlis  (Oise).  —  (1184)  assié- 
gé par  le  comte  de  Flandre. 
Ghron.  39;  Phil.  D,  215;  — 
cité.  Ghron.  Gont.  Par.  1  ; 
Phil.  n,  242;  IX,  144;  — 
Guillaume  le  Breton  était 
chanoine  de  Senlis.  Ghron. 
174.  —  Silvanectum,  Silvanec- 
Unsis  urbs.  —  Evèques  de  — . 
Voy.  Geoffroy,  Guerin  (frère). 

—  Voy.  Gui  III  de  SenUs. 
Sennaar.  Rig.  49,  p.  76. 
Sénonais  (les).  Phil.  IX,  91.  — 

Senonenses. 

Senones.  Voy.  Sens. 

Sens,  (Yonne).  —  Phil.  V,  46; 
X,'  592.  —  Senones.  —  Ar- 
chevêques de  — .  Voy.  Gau- 
tier, Gui,  Michel  de  Gorbeil, 
Pierre  de  Gorbeil. 

Sequana,  Sequanius  amnis.  Voy. 
Seine  (la). 

Sera.  Voy.  Sée  (la). 

Sergent  (un)  fldelissimus  in  ne- 
gotiis  regiis  perlraetandis , 
conseille  au  roi  de  fonder  les 
halles  de  Paris.  Rig.  20. 

Séri fontaine  (Oise,  arr.  de  Beau- 
vais,  c.  du  Goudray-Saint- 
Germer).  Phil.  IV,  436.  — 
Fons  Serenus, 

Sei^um  labores,  Voy.  Ghine  (tis- 
sus de). 

Séverin  (saint).  Phil.  XII,  789. 

—  Sanctus  Severinus. 
Sicambrie,    ville    fondée    par 

Francien.  Rig.  38,  p.  56  et 

58;  Ghron.  2,  3,  4;  Phil.  I, 

75.  —  Sicambria. 
Sicani.  Voy.  Siciliens  (les). 
Sicanius  rex.  Voy.  Frédéric  II, 

empereur. 
Sicile  (la).  —  Gonquise  par  Bo- 

hémond  et    les    Normands. 

Rig.  38,  p.  61;  Ghron.  10;  — 

(1190)  Philippe  -  Auguste  et 


500 


TABLE  DES  NOMS 


Richard  Gœur-de-Lion  y  abor- 
dent à  Messine  (voy.  ce  mot). 
Rig.  72;  Ghron.  53;  Phil. 
IV,  23,  69  ;  —  les  deux  rois 
y  restent  cinq  mois.  Phil.  IV, 
154;—  (1191)  PhiUppe-Au- 
guste  la  quitte.  Rig.  74:  Ghron. 
54;  Phil.  IV,  161;  —  Ri- 
chard Gœur-de-Lion  en  part 
peu  après.  Rig.  74;  Ghron. 
55;  PhiL  IV,  195:  —  (1194) 
l'empereur  Henri  VI  la  sou- 
met. Rig.  101,  117;  Ghron. 
75.  —  Sicilia,  Trinacria.  — 
Rois  de  — .  Voy.  Guillaume, 
Tancrède.  —  fteine.  Voyez 
Jeanne. 

Siciliens  (les).  Phil.  IV,  69,  90. 
—  Siculi,  Sicani. 

Sicoris,  Voy.  Sègre  (la). 

Siculi.  Voy.  Siciliens  (les). 

Sififrein,  archevêque  de  Mayen- 
ce.  —  (1211)  se  déclare  pour 
Frédéric  II.  Ghron.  157, 
p.  238.  —  Sigefridus  Moguri' 
iinus  archiepiscopus, 

Sigalonica  plana,  Voy.  Sologne 
(la). 

Sigefridus,  Moguntinus  archie" 
piscopus.  Voy,  Siffrein,  ar- 
chevêque de  Mayence. 

Signina  urbs.  Voy.  Segni. 

Silon  (?).  Rig.  65. 

Silvanectensisurhs.  Silvanecium. 
Voy.  Senlis. 

Siméon  (bras  de  saint).  —  Re- 
lique donnée  par  Gharles  le 
Ghauve  à  l'abbaye  de  Saint- 
Denis.  Rig.  38,  p.  60;  — 
(1 191)  est  apporté  à  Louis  VIII 
malade.  Rig.  77;  —  (1196) 
est  porté  en  procession  pour 
obtenir  la  fin  des  inondations. 
Rig.  109;  — cité.  Rig.  69.— 
Brachium  sancti  sertis  Sinieo^ 
nis. 

Simon,  comte  d*Aumale.  Voy. 
Simon  de  Dammartin. 

Simon,  archevêque  de  Bourges. 
—  (1221)  va  en  Albigeois 
avec  les  troupes  envoyées  par 


PhiUppe- Auguste  à  Amaury 
de  Montfort.  Ghron.  Gont. 
Gott.  8;  —  (1223)  assiste  aux 
obsèques  de  Philippe-Augus- 
te. Ptil.  Xn,  668.  —  Biiuri' 
censis  archiepiscopus, 

Simon  de  Dammartin,  comte 
d'Aumale.  —  Avait  épousé 
Marie  de  Ponthieu.  Phil. 
XU,  113;  —(1214)  son  frère 
Renaud  le  donne  comme 
otage  à  Jean  Sans -Terre. 
Phn.  IX,  73. 

Simon,  évoque  de  Meaux.  — 
(1186)  consacre  des  autels  à 
Pabbaye  de  Saint-Denis.  Rig. 
42;  —  (1191)  assiste  à  l'ou- 
verture de  la  châsse  de  Saint- 
Denis.  Rig.  80.  —  Meldensis 
episcopus. 

Simon  de  Montfort.  —  (1196) 
au  combat  d*Aumale.  Phil. 
V,  187,  218;  —  (1203)  au 
siège  d'Andely.  Phil.  Vn, 
158,  272;  —  (1208-1212)  est 
élu  chef  des  croisés,  chasse 
les  Albigeois  de  tout  le  Lan- 
guedoc. Ghron.  177;  Phil. 
VIII,  558;  —  (1213)  le  roi 
d'Aragon  l'assiège  dans  Muret. 
Phil.  vm,  585  ;  —  son  dis- 
cours à  ses  troupes  avant  la 
bataille.    Phil.    Vm,    632; 

—  son  prétendu   combat   à 
Muret    avec    le    roi    d'Ara- 

gon.  Phil.  vm,  735;  - 
at  les  Toulousains.  825;  — 
bat  les  troupes  envoyées  par 
Jean  Sans-Terre  au  secours 
des  Albiçeois.  8Ç4;  —  (1215) 
.  Louis  VlII  lui  amène  des 
troupes  françaises.  Ghron. 
206;  —  (1218)  reçoit  le  comté 
de  Toulouse.  Ghron.  Gont. 
Par.  4  ;  —  assiège  Toulouse 
et  y  est  tué.  Ghron.  227; 
Ghron.  Gont.  Par.  4;  Phil. 
Xn,  320;  —  cité.  Ghron. 
216;  PhiL  m,  253.  -Simon 
cornes  Montisfortis , 
Simon  de  Poissy.  Ghron.  223. 

—  Simon  Pissianita. 


ET  DES  MATIÈRES. 


501 


Soendrina    plana,    Soendrum. 

Voy.  Soindres. 
Soindres  (Seine-et-Oise,  arr.  et 
c.  de  Mantes).  —  (1188)  Hen- 
ri II  8*y  retire  sans  oser  as- 
siéger Mantes.  Phil.  III,  348; 
—  combat  entre  les  troupes 
de  Richard  Gœur-de-Lion  et 
celles  de  Guillame  des  Barres. 
Phil.  m,  591.  —  Soendrum, 
Soendrina  plana. 

Soissons  (Aisne).  —  Eloge  de 
la  ville.  Phil.  IX,  139;  — 
(1201)  il  s'y  tient  un  concile. 
Rig.  133;  —  (1213)  Philippe- 
Auguste  y  réunit  les  prélats 
et  les  grands  pour  leur  pro- 
poser une  expédition  en  An- 
gleterre. Chron.  165;  Phil. 
IX,  160.  —  Suessio,  Suessio- 
nis,  civitas  Suessionensis.  — 
Comte  de  — .  Voy.  Raoul  de 
Nesle.  —  Abbaye  de  Saint- 
Médard  de  — .  Voy.  Saint- 
Médard. 

Soliacensis  (Odo).  —  Voy.  Eudes 
de  Sully. 

Sologne  (la).  Phil.  V,  100.  — 
Sigalonica  plana, 

Solyma.  Voy.  Jérusalem. 

Somme  (la),  rivière.  Phil.  H, 
175.  —  Summa. 

Somno.  Voy.  Sumnon. 

SoDhocle.  Phil.  XII,  885.  — 
èophocles. 

Spamo,  Voy.  Epemon. 

Stampe,  Voy.  Etampes. 

Suessionis.  Voy.  Soissons. 

Suessionensis  ou  Suessionicus 
cornes.  Voy.  Raoul  de  Nesle, 
comte  de  Soissons. 

Suessona  phalanx.  Voy.  Saint- 
Médard  de  Soissons. 

Sue^ic  {Philippus  dux).  Voyez 
Philippe  de  Souabe,  empe- 
reur. 

Sully  (Loiret,  arr.  de  Gien). 
Voy.  Eudes  de  — ,  Henri  de 
— ,  Maurice  de  — . 

Sulmone  satus.  Voy.  Ovide. 

Summa,  Voy.  Somme  (la). 


Sumnon,  troyen.  Rig.  38,  p.  56; 
Chron.  4.  —  Somno,  Sumno. 

Sulnice  d'Amboise.  Phil.  VUI, 
4z4.  —  Supplidus  Ambadien- 
sis. 

Supplicius  Ambadiensis.  Voyez 
Sulpice  d'Am boise. 

Sus  (Petrus).  Voyez  Pierre  la 
Truie. 

Sylvius,  troyen.  Rig.  38,  p.  57; 
Chron.  5. 

Synagogues.  —  (1183)  Philip- 
pe-Auguste ordonne  de  les 
transformer  en  églises.  Rig. 
17  ;  Phil.  I,  391  ;  —  une  sy- 
nagogue est  transformée  en 
église,  à  Orléans.  Rig.  18. 

Syrie  (la).  Phil.  III,  741  ;  IV, 
382;  V,  117,  553;  XU,  647. 
—  Syria. 

Syrus.  Voy.  Saladin. 


Tanaîs  (le),   fleuve.   Rig.   38, 
p.  58;  Chron.  2. 

Tanbrasten.  Riç.  49,  p.  76. 

Tancrède,  roi  ae  Sicile.  —  En 
guerre  avec  sa  tante  Constan- 
ce pour  le  trône  de  Sicile. 
Phil.  IV,  80;  —  (1190)  reçoit 
magnifiquement  Philippe  - 
Auguste  et  Richard  Ciœur- 
de-Lion.  Rig.  72;  Phil.  IV, 
71  ;  —  un  dissentiment  sur- 
git entre  lui  et  Richard,  au 
sujet  de  la  dot  de  la  sœur 
de  ce  dernier;  il  est  apaisé 
par  Philippe-Auguste.  Rig. 
72;  Chron.  53;  —  aurait  sou- 
haité marier  une  de  ses  filles 
à  Philippe  -  Auguste  ou  à 
Louis  VIII;  en  nance  une  à 
Artur  de  Bretagne.  Rig.  72; 
—  (1191)  Richard  Cœur-de- 
Lion  Taide  dans  ses  guerres. 
Phil.  IV,  160;  — cité.  PhiL 
IV,  380.  —  Tancredus. 

Tanet  {insula).  Voyez   Thanet 
(île  de). 

Taphnis,    ville    d*Egypte.    — 
(1222)  est  assiégée  par  les 


502 


TABLE  DES  NOMS 


croisés,  qui  sont  vaincus. 
Ghron.  Cent.  Cott.  10. 

Tatintis.  Voy.  Renaud  Tatin. 

Temple  (ordre  du).  —  (il9i) 
achète  Chypre  à  Richard 
Cœur-de-Lion,  qui  la  lui  re- 
prend bientôt.  Rig.  82;  — 
(1223)  Philippe-Auguste  lui 
lègue  une  somme  pour  la  dé- 
fense de  la  Terre  sainte. 
Chron.  Gont.  Par.  8;  Phil. 
Xn,  655  ;  —  cité.  Rig.  30, 
88,  p.  122.  —  Milites  Templi, 
Templarii.  —  Grand-maître. 
Voy.  Arnaud  de  Torroge. 

Temple  (le),  à  Paris.  —  Le  tré- 
sor royal  devra  y  être  déposé 
pendant  que  Philippe -Au- 
guste sera  en  Terre  sainte. 
Rig.  70,  p.  103. 

Terre  sainte  (la).  —  (1185)  les 
chrétiens  de  —  envoient  des 
ambassadeurs  en  Occident. 
Rig.  30  ;  —  Philippe-Auguste 
leur  envoie  des  troupes.  Rig. 
31 .  —  Philippe-Auguste  lègue 
300000  livres  pour  sa  défense. 
Ghron.  Gont.  Par.  8;  —  ci- 
tée. Rig.  60,  87,  88;  Ghron. 
230  ;  Phil.  IV,  120.  —  Pales- 
tica  regio,  Terra  promissionis, 
Terra  sancta. 

Tertre-Saint-Denis  (le)  (Seine- 
et-Oise,  arr.  de  Mantes,  c.  de 
Bonnières).  —  (1188)  brûlé 
par  Henri  II.  Phil.  UI,  301. 
—  Collis, 

Testaments    de    Philippe- Au- 

Siste.  —  en  1190.  Rig.  70; 
hron.  51  ;  —en  1223.  Ghron. 
Gont.  Par.  8;  Phil.  XU,  655. 

Teutons  (les).  Phil.  I,  147.  — 
Theutonici, 

Thanet  (île  de).  —  (1216) 
Louis  VIII  y  débarque. 
Ghron.  221,  222.  —  Tanet  ou 
Tanela  insula. 

Thébaïde  (la)  de  Stace.  Phil.  I, 
12. 

ï héodore  Gomnène.  —  Fait  pri- 
sonnier à  Durazzo  Pierre  de 
Gourtenai^  empereur  de  Gons- 


tantinople.  Phil.  X,  420.  — 
Princeps  Cumaniorum. 

Theutonici.  Voyez  Allemands 
(les),  Teutons  (les). 

Theutonicus  flagellus.  Voyez 
Fléau  d'armes. 

Thibaut  I«',  comte  de  Bar.  — 
(1211)  Renaud  de  Dammartin 
se  réfugie  auprès  de  lui. 
Ghron.  162,  p.  243.  —  Cornes 
Barri. 

Thibaut  V,  comte  de  Blois,  sé- 
néchal de  France.  —  (1185)  est 
chargé  du  gouvernement  avec 
rarchevôque  de  Reims.  Rig. 
27;  —  empêche  Philippe-Au- 
guste de  livrer  bataille  au 
comte  de  Flandre  auprès  de 
Boves.  Phil.  H,  387;  —  ré- 
concilie le  roi  et  le  comte  de 
Flandre.  Rig.  27;  Phil.  U, 
436  ;  —  (1186J  assiste  aux  ob- 
sèques de  Geofifroi,  duc  de 
Bretagne.  Rig.  44,  45;  — 
(1188)  prend  la  croix.  Rig. 
56;  —  (1191)  meurt  à  Acre. 
Rig.  79;  Ghron.  60;  Phil.  IV, 
309;  -  cité.  Rig.  61,  70, 
p.  105;  Phil.  III.  252.  — 
Theobaldus  Blesensis  cornes , 
Theobaldus  dapifer. 

Thibaut  II,  comte  de  Gham pa- 
gne et  de  Blois.  —  Enterré  à 
Pontigny.  Rig.  146  ;  Ghron. 
137.     • 

Thibaut  III,  comte  de  Ghampa- 
gne.  —  (1197)  succède  à  son 
frère  Henri  IL  Rig.  118;  — 
perd  sa  mère  Marie  de  Fran- 
ce. Rig.  119;  — (1201)  meurt. 
Rig.  134;  Ghron.  106.  — 
Theobaldus,  cornes  Campanie. 

Thibaut  IV,  comte  de  Cham- 
pagne. —  (1201)  naît  après  la 
mort  de  son  père.  Rig.  134. 

Thibaut  I«%  duc  de  Lorraine. 

—  (1214)  allié  d^Othon.  Phil. 
X  381 

Thibaudle    Riche.    Rig.   70, 

p.  100,  note  2. 
Thibaut,  archevêque  de  Rouen. 

—  (1223)  assiste  aux  obsèques 


KT  DES  MATIÈRES. 


de  Philippe-Aïuniste.   PhiL 

XIL,  Wè. 
Tbiemr,   roi   de   France.  Rig- 

38  :  ÎZhrc»n-  ^.  —  TKtfjàtricui. 
Tkinqu^mé^rco   OOua  de  .  Voy. 

Oîûon  de  Ttk>nboare. 
'n*JMfrii  'viofcffmet .  'Hi/jarcUes. 

Voy.  Aimeri  de  Tboam. 
ThjMrcirtm^    Thoarrun.    Voyex 

Thf/fUi.  VoT.  Tolède. 

Thom&f.  «îîDpa2T»L  de  G«a- 
l«en  de  liaatêç.  Locif  des 
GaJè9  et  J'^axt  le  Latîmier. 

Phii.  vn,  ^< 

TVtmas.  cardixïaJ  de  Salnte- 
Sai»iîie.  pfiiil«>Cfcer  dHw»- 
nus  m.  PtuL  XIL  Tîl.  736. 

—  FasfiseoDeïA  apf^le  Zoo»- 

Th'>ma5  B«?*t:ket  'caist;,  arch^ 
Yèqne  de  Caiitort^rr- — EsiVt^ 
Ke   refazie  eu   Fraioee:    #on 

martyr»-  Qjtvd-  14;  —  ^!1T5) 
I>jui§  vn  va  ea  pêleriiiaiBe  â 
6on  tomiieaîï.  Gbrwi-  "14: 
PhiL  I.  ÎT'*:  —  ynA^^.  «j^ 
dalemeat  }*ùi]iy^\vn9^^ 
apjjarait  à  un  caiot  lï<>niiDe 
K  lui  a^i^F^iid  qo  i)  eiy/Uit  le 
roi  yjfUT  Temser  n  n»'^,  PbiL 
1.  3iîO:— ciu?.  Hiy,  <r::  Miil. 
ILTM:  UL  T^;  \UL  iS^^. 

—  T^tomoî  martyr, 
Tûornat,  oomte  du  Perclie,  — 

1-i(»2  pr**iid  iiart  i  la  qua- 
triem^f  çfoihadf.  a  la  jrn»^  de 
Zara  et  a  '>fll«f  de  OxikUuiÛ' 
iiO'^i^.  Ciin>o  11^;  —  «1X17» 
f^t  lue  â  Lia'xiki.  OiifXixi.  ^^^ 
p.  313;  PhiL  XiJ,  7W?.  — 
Tfiorfpas  c^jfiyti  Ptrtt/d,  l^erii^ 

Tii',»iiiafc  de  Rouvfoy.  —  Atik) 
dau*'  !'arui»«  îm**»im.  yïiii, 

Ttx'/is^:^  Ce  hiiiiiUV'aUifj,  uâfe 
<5*^  ^yi?.*ittk<:j4*5r  —  *itl4i  dauf 
.'<t*ti**3»^  ♦fauvaui*'-  Phii.    Xy 

^*'iit  <U'  0^iii»»;«jbf»  M  du  Vi^ 
jUM$ui(     Pxui     XI,   ;M;    — 


combat  eontrt  Renanà  de 
Dammartm.  23»:  —  â«Ëm 
Gaillanme  dw  ElamL.  Gtmm. 
192,  p.  2fé.  PhiL  XL  W^: 
Tompi  les  Elralfaij'jiaiiF  refa» 
en  baUille.  GhraL  î\r.  » 
Thmuu  5an«tt  4«ir^n.  ér 
Saacto  FaX«Ticï&.  T^rfmiAr  6ci^- 
ririus,  Gmirrieha  ^"^v. 
Tbouarf  «Elenx-Spirn.  arr.  àt 
Bitwfnirei.  —  tïftfi  msa»  a 
Jean  San^-Terre.  çr:  y  «m- 
çJ:3t  ï^e  w^'PP  de  D«û  ans 
aTee  ie  PoL  Riç.  îi^T: — ''îîS 

raÂe.  PtdL  X.  !îi:—  îîSâ 
imfé  inr  Loç»  VOL  ^- 
ciié-  PluL  X- 
^7:  — 

— -  Voy.  AisDRi.  Grâ.  Hnçns 
de  — -' 
Tbraoe  *.la .  Biç.  26?;.  ju  aît.  — 


TXrocKm  éMs^  Voy.  ■Jnazmiisv. 

roi  der  Dulgarek! 
Tkurinfk  iaîJAip'Miiiiii    Vr«yiK 

HennanxL.  lazkdeirvf-  de  TiiiK 

rince. 
TYimë-  VcT.  Tilbôiet-  ivui-ATre.. 


d*ETrenx-  c.  de  VemeniL.  — 
'l^M^i  ifianSuu^Tem  àpcmit 
iÎTrer  opoe  place  à  Philippe- 
Atifn<!lp..  qui  f*eD  empara 
Chroii.  110.  —  TYterie. 
rtn^ÇfVfffie^ncrr  \(fthù  de],  Tinçut- 
n^rburgmiu .  Tingueruthumi- 
Un.  V(iy.  Cnbuo  de  Te^ckkat- 

Tifwuf  de  Chine.,  d»  Cvcladea, 

d"  Ph^mci*-    PhiL  li.  383. 
THuft.  Taiuqnf^r  de  i«inxialem. 

PhiL  Xll.  2(«. 
r^^rr  \Gutd^  dif'].  \if%.  Gui  de 

Thouar». 
ToMe.  irj)l*i  d'I^painie  renum- 

0*^  par  nMi  aiitr(ii<i|?u«fc'  PiiiL 

Tot^jêUHuz  ou  TV^krte  c/m^t.  Voy. 
HaifbOfid  V  i^  VJ^comtef  ae 


50& 


TABLE  DES  NOMS 


Tongres  (les),  peuple.  Phil.  I, 
148.  —  Tungri. 

Tomacensis  episcojms.  Voyez 
Gautier,  évêque  de  Tournai. 

Torpanaio  (  monasterium  de  ) . 
Voy.  Turpenay  (abbaye  de). 

Toul  (  Meurthe  -  et  -  Moselle  ). 
Phil.  X,  388.  —  Leuci. 

Toulouse  (Haute-Garonne).  — 
(1188)  Richard  Gœur-de-Lion 
enlève  cette  ville  au  comte  de 
Saint-Gilles.  Rig.  60;  Ghron. 
43;  Phil.  III,  34;—  refuge 
des  hérétiques.  Rig.  154  ;  — 
(1213)  elle  envoie  des  troupes 
au  roi  d'Aragon.  Phil.  VIII, 
575  ;  —  ces  troupes  sont  vain- 
cues après  la  bataille  de 
Muret  par  Simon  de  Montfort. 
810;  —  (1215)  est  assiégée  et 
prise  par  Louis  VUI  et  Si- 
mon de  Montfort.  Ghron. 
206;  —  (1217)  Simon  de  Mont- 
fort est  investi  du  comté  de 
— .  Ghron.  Gont.  Par.  4;  — 

(1218)  est  assiégée  par  Simon 
de  Montfort,  qui  y  est  tué. 
Ghron.  227;  Ghron.  Gont. 
Par.  4;  Phil.  XII,  320;  — 

(1219)  est  assiégée  par  Louis 
Vin  et  Amaury  de  Montfort. 
Ghron.  233;  —  citée.  Phil. 
XII,  855.  —  Tolosa,  urbs  To- 
losana.  — Gomtes  de  — .  Voy. 
Raimond  V  et  VI.  —  Gom- 
tesse  de  — .  Voy.  Gonstance. 

—  Evêque  de  — .  Voy.  Foul- 
ques. 

Tour  Maudite  (la),  à  Acre.  Rig. 

81 .  —  Turris  maledicta. 
Touraine    (la).  Ghron.   110.  — 

Turonia. 
Tourbe  (la),  employée  comme 

combustible  eu  Flandre.  Phil. 

n,  146. 
Tournai,  ville  de  Belgique.  — 

Sa  situation,  son  éloge.  Phil. 

IX,  695;  —  (1213)  est  prise 

par  trahison  par  les  Flamands, 

qui  en  sont  cnassés  peu  après. 

Ghron.  181;  Phil.  IX,  701; 

—  (1214)  Philippe- Auguste  y 


vient.  Ghron.  181  ;  —  la  auitte 
pour  aller  à  Lille.  Gnron. 
182;  PhiL  X,  704;  — citée. 
Ghron.  183;  PhiL  X,  604;— 
citée.  Ghron.  183;  Phil.  X, 
645.  —  Tomacum.  —  Ëvêque 
de  — .  Voy.  Gautier. 

Tournelle  (Pierre  de  la).  Voy. 
Pierre. 

Toumoel  (Puy-de-Dôme,  arr. 
et  c.  de  Riom,  comm.  de 
Volvic).  —  (1211)  pris  par  le 
roi.  Ghron.  156,  p.  235.  — 
Turnoillia. 

Tours  (Indre-et-Loire).  —  Fon- 
dée par  Turnus.  Ghron.  5;  — 
situation,  éloge.  Phil.  III,  677. 
—Tombeau  de  S' Martin,  684. 
—  (1189)  Philippe -Auguste 
se  dirige  vers  cette  ville  ;  les 
habitants  rompent  le  pont. 
Phil.  m,  677;  —  est  prise 
d'assaut.  Rig.  66;  Ghron.  48; 
Phil.  m,  710;  -  Philippe- 
Auguste  la  rend  à  Richard 
Gœur-de-Lion.  Rig.  67;Ghron. 
49;  —  (1199)  Philippe-Au- 
guste y  reçoit  l'hommage 
d'Aliéner  de*  Guyenne  pour 
le  comté  de  Poitiers.  Rig. 
129;  - —  Artur  de  Bretagne 
fait  hommage  du  comté  de 
— à  Philippe- Auguste.  Ghron. 
101  ;  —  (1202)  Artur  de  Bre- 
tagne y  rassemble  son  armée. 
Phil.  VI,  272;  —  les  gens  de 
Tours  qui  avaient  accompa- 
gné Jean  Sans-Terre  à  Mire- 
beau  le  quittent  à  cause  de  sa 
mauvaise  foi.  452;  —  (1202) 
Philippe  -  Auguste  marche 
contre  la  ville.  Phil.  VUI, 
265  ;  —  est  brûlée  par  ï>hi- 
lippe-Auguste,  puis  ravas^ée 

Far  Jean  Sans -Terre.  Rig. 
38  ;  Ghron.  1 14  ;  —  pillée  par 
Girard  d'Athée.  Phil.  VUI, 
421 .  —  Turones,  Turonis,  civi- 
tas  Turonensù,  urbs  Turonica 
ou  Turonorum. — Archevêques 
de — .  Voy.  Barthélémy,  Geof- 
roi,  archidiacre  de  Paris,  Jean. 


BT  DKS  MATDSRBS. 


505 


— ^Trésoriers  de — .Vov.  Pierre 
Chariot,  Pierre  de  Nemours. 
—  Saiot-Martin  de  —  ;  Gré- 
goire de  — . 

Trajutum.  Voy.  Utrecht 

Trece,  Voy.  Troyes. 

Trecarite.  Voy.  Tréguier. 

Tréguier  (Côtes-du-Nord,  arr. 
de  Lannioe).  —  (1222)  les 
habitants  (Trecorite)  se  révol- 
tent contre  Pierre,  duc  de 
Bretagne.  Phil.  XII,  408. 

Tremblacum.  Vovez  Tremblay 
tle). 

Tremblay  (le)  (Seine-et-Oise, 
arr.  de  Pontoise,  c.  de  Go- 
nesse).  Rig.  121.  —  Trembla- 
cum. 

Tremblement  de  terre  à  Uxès 
le20marb  1186.  Rig.  40. 

Tremognia  ou  Tremonia  {Con- 
radus  dt).  Voy.  Conrad  de 
Dortmund. 

Trésor  des  chartes  (le).— (1194) 
perdu  dans  la  déroute  de 
Mfou.  Chron.  74  j  Phil.  IV, 
545  ;  —  recompose  par  Gan- 
tier de  Nemours.  Phil.  FV, 
569.  —  Libelli  fisei,  eyrogra- 
pha  fisei. 

Trésor  royal.  —  (1180)  est  vide 
à  la  mort  de  Louis  VII.  Phil. 
I,  377;  —  (1194)  perdu  par 
Philippe  -  Auguste  à  Belfou 
près  Prélevai. Rig.  100;  Chron. 
74;  Phil.  IV,  543;  —  cité. 
Rig.  40. 

Trever.  Voy.  Trêves. 

Trêves  (la  ville  de).  Phil.  X, 
389.  — .  Trever.  —  Archevê- 
que de.  Voy.  Jean. 

Trie  (Oise,  arr.  de  Beauvais,  c. 
de  Chaumont).  Rig.  56.  — 
Tria. 

Trifels  (la  ville  de).  —  Est  prise 
par  Frédéric  II.  Chron.  208. 
—  Estrivella. 

Trinacria.  Voy.  Sicile  (la). 

TrifwvarUum ,  ancien  nom  de 
Londres.  Rig.  38,  p.  57.  Voy. 
Londres. 


TripoU.  Rig.  53  ;  Chron.  36, 39. 

—  Tripolis. 
Trùtanides  {Petrus).  Voy.  Pierre 

Tristan. 
Trium    fontium  abbas.   Voyei 

Saint- Pau  1-aux-trois-Fontai- 

nes  (labbé  de). 
Troie,  en  Asie  mineure.  Rig. 

37,  38,  p.  55;  39,  p.  63; 
Chron.  2,  5;  Phil.  I,  8,  55; 
VII,  711;  IX,  303.  —  TYwa. 

Troilns,  fils  de  Priam.  Rig.  37, 

38,  p.  55  ;  Chron.  2. 
Troja.  Voy.  Troie. 

Troô  (Loir-et-Cher,  arr.  de  Ven- 
dôme, c.  de  Montoire).  — 
(1188)  pris  par  Philippe-tAu- 
guste.  Rig.  62.  —  (1208)  pris 
par  Henri  Clément.  Phil.  VUI, 
283.  —  TVoy.  Troum. 

Trou,  Troum,  Vov.  Troô. 

Trovens  (les),  ftig.  37,  38; 
chron.  2.  —  Trqiani. 

Troves  (Aube).  Phil.  I,  627; 
Ifl,  250;IX,150.  —  TVw». 

Truie  (Girard  et  Pierre  la). 
Voy.  Girard,  Pierre. 

Turchus  ou  Tureus,  troyen, 
ancêtre  des  Turcs.  Rig.  37, 
38,  p.  55  et  56;  Chron.  2. 

Turcs  (les).  —  Descendent  des 
Troyens.  Rig.  38  ;  Chron.  2. 

Turelia  {Mrus  de).  Voy.  Pierre 
de  la  ToumeUe. 

Turingie  landegravius.  Vovei 
Hermann,  landgrave  de  Thii> 
ringe. 

Tumoillia.  Voy.  Toomoel. 

Tumus.  Chron.  5. 

Turones ,  Turonis ,  Twnmensù 
eivitas,  Turoniea  urbs,  TWtH 
narum  urbs.  Voy.  Toure. 

Turonia.  Voy.  Toûraine  (la). 

Turpenay,  abbaye  (Indre-et- 
Loire,  arr.  de  Chinon,  cant. 
d*Axay-ie-Rideau,  comm.  de 
Saint-Benoit).  —  Henri  Clé- 
ment y  est  enseveli.  Chron. 
180.  -—  Monasterium  de  Tor^ 
panaio. 

Tunis  maUdieta.  Voyez  Tour 
maudite  (la),  à  Acre. 


506 


TABLE  DES  NOMS 


Tusca  equùra.  Voy.  Mer  Tyr- 

rhénienne  (la). 
Tyr  (la  ville  de).  Rig.  53,  75; 

Ghron.  36.  —  Tyrus. 
Tyrrhenia.  Ghron.  5. 


U 


Uceticum.  Voy.  Uzès. 

Uldo.  Voy.  Hugues,  duc  de 
fiouraogne. 

Uldo.  Voy.  Oudon. 

UljTGse.  Phil.  I,  10.  —  Ulixes. 

Université  de  Paris.  Voy.  Pa- 
ris. 

Urbain  III,  pape.  —  Meurt  le 
20  octobre  1487.  Rig.  55;  le 
18  octobre.  Ghron.  40.  —  Ur- 
banus  papa. 

Urfimim.  —  Orphin.  Voy.  Ni- 
colas d'Orphin. 

Ursellodunum.  Voy.  Issoudun. 

Usure  (1').  —  Enrichit  les  habi- 
tants d'Arras.  Phil.  II,  94. 

Utrecht  (la  ville  d').  Phil.  X, 
410.  —  Trajectum, 

Uxxellodunum,  Voy.  Issoudun. 

Uzès  (Gard).  —  (1186)  tremble- 
ment de  terre  qui  8*y  fait 
sentir.  Rig.  40.  —  Uceticum. 


Vadum  Jacob.  Voy.  Gué  de  Ja- 
cob (le). 

Valencianenses.  Voyez  Valen- 
ciennes  (habitants  de). 

Valenciennes  (Nord).  —  (1214) 
Othon  IV  y  rassemble  son 
armée.  Ghron.  181,  p.  266; 
— (1215)  les  habitants  refusent 
dedétruire leurs  fortifications. 
Ghron.  210.  —  Valenciene. 

Vâlentinien,  empereur  romain. 
Rig.  38,  p.  56  et  58;  Ghron. 
4;  Phil.  I,  110,  120,  144.  - 
Valentinianus. 

Valu.  Voy.  Gallois  (les). 

Vallis  Coloris,  Voyez  Vaucou- 
leurs. 

Vallis  Redolii,  Hodolii,  Ruolii,  — 
Voy.  Vaudreuil  (le). 


Vandales  (les).  Rig.  38,  p.  56; 
Ghron.  2.  —  Wandali. 

Vannes  (Morbihan).  Voy.  Gué- 
hénoc,  évoque  de  — . 

Vapincensis  (Guillelmus).  Voy. 
Guillaume  de  Gap. 

Varenne  (aujourd'hui  Bellen- 
combre,  Seine  -  Inférieure, 
arr.  de  Dieppe).  —  L'un  des 
cinq  comtés  donnés  par  Phi- 
lippe-Auguste à  Renaud  de 
Dammartm.  Ghron.  199, 
p.  292;  Phil.  VI,  81;  IX,  113; 
XII,  MO.  — Comitatus  Ware- 
narum. 

Vascœuil  (Eure,  arr.  des  Ande- 
lys,  c.  de  Lyons-la-Forêt). 
Voy.  Gilbert  de  — . 

Vasconia.  Voy.  Gascogne  (la). 

Vaucouleurs  (Meuse,  arr.  de 
Gommercy).  —  (1212)  Louis 
VIII  y  conclut  une  alliance 
avec  rempereur  Frédéric  II. 
Ghron.  159.  —  Vallis  Coloris. 

Vaudreuil  (le)  (Eure,  arr.  de 
Louviers,  c.  de  Pont -de - 
l'Arche).  —  (1193)  est  pris 
par  Philippe-Auguste.  Rig. 
94;  Ghron.  70;  —  (1194)  est 
assiégé  par  Jean  Sans-Terre 
et  délivré  par  Philippe-Au- 
guste. Rig.  100;  Ghron.  74; 
Phil.  Vj  1;  —,(1195)  est  rasé 
par  Philippe -Auguste.  Rig. 
i02;  Ghron.  76;  —  (1203)  est 
repris  par  Philippe-Auguste. 
Rig.  140;  Ghron.  116;  —  cité. 
Rig.  107;  Phil.  IV,  430;  V, 
73.  —  Vallis  Bedolii,  Rodolia, 
Rodolii,  Ruolii, 

Velgica  rura,  Velgis.  Voy.  Vexin 

(le). 
Velicassinum.  Voy.  Vexin  (le). 

Velletrensis  episcopus.  Voy.  Oc- 
tavien,  légat  du  pape,  évéque 
de  Velletri. 

Vendôme  (Loir-et-Gher).  — 
(1188)  pris  par  Philippe-Au- 
guste. Rig.  62;  Ghron.  44; 
Phil.  m,  70  ;  -  cité.  Phil. 
m,  649.  —  Vindocinum,  — 


ET  DES  MATIÈRES. 


507 


Comte  de  — .  Voy.  Jean  H, 

Jean  III. 
Venetensis  episcopus,  Voy.  Gué- 

hénoc,  évêque  de  Vannes. 
Venetie,  Voy.  Venise. 
Venise.  Rig.  88;  Chron.  115. 

—  Venetie.  —  Doge  de  — . 
Voy.  Henri  Dandolo. 

Vénitiens  (les).  —  Leur  rôle 
dans  la  quatrième  croisade. 
Rig.  139;  Chron.  115.  —  Ve- 
netiani. 

Vergiacum,  Voy.  Vergy. 

Vergy  (Côte-d'Or,  arr.  de  Dijon, 
c.  de  Gevrey,  commune  de  » 
Reu lie- Vergy).  —  (1185)  as- 
siégé par  le  duc  Hugues  de 
Bourgogne,  est  délivré  par 
Philippe-Auguste.  Rig.  d2; 
Chron.  31  ;  —  l'église  de  ce 
lieu  possède  deux  os  du  cou 
de  saint  Denis.  Rig.  39.  — 
Vergi,  Vergiacum.  voy.  Gui 
de  — ,  Hugues  de  — . 

Vermandois  (le).  —  (1185)  Phi- 
lippe,  comte  de  Flandre,  re- 
fuse de  rendre  à  Philippe- 
Auguste  ce  pays  qu'il  détient 
indûment;  il  v  est  contraint 
mr  le  roi.  ftig.  p.  6:  26, 
il,  28;  Chron.  29;  Phil.  U, 
20,  451;  —  (1197)  résurrec- 
tion d'un  mort  en  ce  pays. 
Rig.l2i;Chron.  92;  — (1213) 
devait  ^tre  envahi  par  les 
comtes  de  Flandre  et  ae  Bou- 
logne. Phil.  IX,  84;  -(1214) 
dans  le  partage  du  royaume, 
devait  appartenir  à  Kenaua 
de  Dammartin.  Chron.  201, 
p.  295  ;  Phil.  X,  585.  —  Ver- 
mendesium,  Viromandia,  Vi~ 
romannia,  Viromannica  regio. 

Verynend^sium,  Voy.  Verman- 
dois (le). 

Verneuil  (Eure,  arr.  d'Evreux). 

—  (1 194)  est  assiégé  et  détruit 
par  Philippe- Auguste.  Rig. 
96  ;  Chron.  72  ;  Phil.  IV,  481  ; 

—  les  habitants  avaient  fait 
peindre  sur  la  porte  du  châ- 
teau la   caricature   du   roi. 


f^ 


Phil.  Ibid.  ;  —  (1204)  est  une 
des  dernières  villes  qui  res- 
tent aux  Anglais.  Ri^.  42; 

—  démantelée  par  Philippe- 
Auguste.  Phil.  Vm,  170.  — 
Vernolium,  Vernoliense  ow- 
trum, 

Vernoliense  castrum,  Vernolium. 

Voy.  Verneuil. 
Vernon  (Eure,  arr.  d*Evreux). 

—  (1188)  Henri  lî  s'y  retire. 
Chron.  45;  Phil.  UI,  188;  — 
(1202)  Philippe  -  Auguste  y 
vient.  Rig.  137  ;  —  cité.  Rig. 
132.  —  Vemo. 

Vesle  (la),  rivière.    Phil.   IX, 

158.  —  Vidola. 
Vespasien,  empereur,  Phil.  VI, 

582  ;  XII,  20l  —  Vespasianus. 
Vetralla,  ville  d'Italie.  Phil.  X, 

634.  —  Bitral. 

Vetulus  rex  Arsacidarum,  Voy. 
Vieux  de  la  Montagne  (le). 

Vexillum  beati  Dionysii.  Voy. 
Oriflamme  (1'). 

Vexin  (le).  —  Ses  blés.  Phil.  V, 
10;  —  (1193)  reconquis  par 
Philippe -Auguste.  Rig.  89; 
Chron.  67;  —  (1198)  ravagé 
par  Philippe-Auguste  et  ses 
cottereaux.  Rig.  123;  —(1203) 
ravagé  par  les  Français.  Phil. 
VII,  132:  —  (1213)  dans  le 
partage  du  royaume,  devait 
être  donné  à  Conrad  de  Dort- 
mund.  Phil.  X,  589  ;  —  cité. 
Phil.  m,  178;  V,  70,  361; 
VI,  270.  —  Velgica  rura,  Vel- 
gis,  Velicassinum,  Vulcassina 
vallis,  Vulcassinum. 

Vézelay  (Yonne,  arr.  d'Avallon). 

—  (1190)  Philippe- Auguste 
y  tient  une  assemblée  avant 
de  partir  pour  la  croisade. 
Rig.  69.  —  Viseliacum. 

Vicenarum  nemus,  Voy.  Vin- 

cennes  (bois  de). 
Vico,   ville  d'Italie.    Phil.  X, 

635.  —  Bicum. 

Victoire  (abbaye  de  la),  près 
Senlis.  —  Fondée  par  Phi- 
lippe-Auguste en  mémoire 


508 


TABLE  DES  NOMS 


de  la  victoire  de  Bouvines. 
Ghron.  Coat.  Par.  1;  Phil. 
XII,  55.  —  Abbatia  de  Victo- 

Vidola.  Voy.  Vesle  (la). 
Vienne  (la),  rivière.  Phil.  VIII, 
390;  X,  82,  239.  —  Vigenna. 
Vienne  (Isère).  Phil.  X,  508. 

—  Vien)ia. 

Vierge  (la  Sainte-).  —  Statue 
de  —  brisée  par  un  cotte- 
reau  à  Ghàteauroux.  Rig.  52  ; 

—  sa  chemise  conservée  à 
Chartres.  Phil.  II,  399. 

Vierzon  (Cher,  arr.  de  Bourges). 

—  (1496)  Richard  Cteur-de- 
Lion  intente  un  procès  à  Guil- 
laun\^  de  Vierzon  et  s'empare 
frauduleusement  de  son  châ- 
teau. Rig.  113;  Chron.  86; 
Phil.  V,  83;  —cité.  Rig.  98. 

—  Virzo,  Voy.  Guillaume 
de  — . 

Vieta.  Voy.  Vihiers. 

Vieux  de  la  Montagne  (le).  — 
En  1192,  une  ambassade  fran- 
çaise vient  apprendre  de  lui 
fa  fausseté  des  projets  d'assas- 
sinat de  Philippe  -  Auguste 
attribués  à  Richard  Cœur-de- 
Lion.  Rig.  87-  Chron.  65. 

Vigenna,  Voy.  vienne  (la). 

Vihiers  (Maine-et-Loire,  arr. 
de  Saumur).  —  (1213)  incen- 
dié par  Philippe  -  Auguste. 
PhiL  X,  117.  —  Vieta. 

Villa  Menardi.  Voy.  Ménerville. 

Vimeux  (les  gens  du).  —  (1214) 
à  Bouvines.  Phil.  XI,  345. 

—  Wimi, 

Vin  du  roi  offert  par  Philippe- 
Auguste  à  Jean  Sans-Terre 
(1201).  Rig.  135;  —les gelées 
de  mai  nuisibles  au  raisin. 
Phil.  III,  640;  —  vin  d'An- 
jou. Phil.  X,  72;  —  vin 
d'Aunis.  Phil.  XII,  820  ;  — 
vin  de  Beaune.  Phil.  I,  5^1  ; 

—  vin  du  Berry.  Phil.  I,  517; 

—  vin  de  Bourgogne.  Phil. 
X,  518  ;  —vin  de  Chypre.  Phil. 
XII,  820  ;  —  vin  de  Gascogne. 


Phil.  IX,  386  ;  —  vin  dlssou- 
dun.  Phil.  n,  538:  —  vin 
de  Loches.  PhU.  Vm,  410; 

—  vin  de  Meulan.  Phil.  HI, 
81:  —  vin  de  Niort.  Phil. 
vm,  376  ;  —  vin  de  la  Ro- 
chelle. Phil.  IX,  386;  XH, 
820. 

Vincennes  (le  bois  de).  —  (1 186) 
entouré  de  murs  par  Philippe- 
Auçuste.  Rig.  2i;  Chron.  26. 

—  Nemm  Vicenarum. 
Vindocinum,  Voy.  Vendôme. 
Vinea,  machine  de  guerre.  Phil. 

II,  567. 
Virgile.  Phil.  1,8;  IX,  731.  — 

Maro  theologus. 
Viromandia,   Viromannia,  Voy. 

Vermandois  (le). 
Virso.  Voy.  Vierzon. 
Viterbe,  ville  dltalie.  Phil.  X, 

635.  —  BisUrbia, 
Viseliacum,  —  Vézelay. 
Vormizeele.  Voy.  Gautier  de  — . 
Vosges  (les).  Phil.  X,  389,  515. 

—  Vogese,  Vogesi, 
Vulcassina  vallis,  Vulcassinum. 

Voy.  Vexin  (le). 

W 

Wahal  (le),   fleuve.   Phil.    X, 

404.  —  Waphala. 
Walli,  Voy.  (iallois  (les). 
Waltersis  legio.  Voy.  Routiers. 
Wandali.  Voy.  Vandales  (les). 
Waphala.  Voy.  Wahal  (le). 
Waphali.    Voy.    Westphaliens 

(les). 
Waphalus.  Voy.  Conrad  de  Dort- 

mund. 
Warene.  Voy.  Varenne. 
Werda.  ville  d'Allemagne.  — 

(1215)  prise  par  Frédéric  II. 

Chron.  208.  —  Werda. 
Westphaliens  (les).  —  (1214)  à 

Bouvines,   s'enfuient.    Phil. 

XI,  574.  —  Waphali. 
Willelmus,  canonicus  SUvanec- 

ternis  et  Leonensis.  Voy.  Guil- 
laume le  Breton. 


ET  DBS  MATIÈRBS. 


509 


Wimi.  Voy.  Vimeux  (les  gens 
du). 


Xanti,  Xanto.  Voy.  Saintes. 
Xerxès.  Phil.  V,  385  ;  VII,  118. 


Yerres  (Seine-et-Oise ,  air.  de 
Corbeil,  c.  de  Boissy-Saint- 
Léger),  abbaye  bénédictine 
de  femmes  fondée  par  Mau- 
rice de  Sully.  Rig.  114.  — 
Hedera. 

Ymbertus  de  Bello  Joeo.  Voy. 
Humbert  III  de  Beauieu. 

Yonne  (11,  rivière.  Pnil.  X, 
592.  —  ftumna. 

Ypogoths  (les).  Rig.  38,  p.  56; 
Cnron.  2.  —  Ypogothi, 

Ypres,  en  Belgique.  —  Ses  lai- 


nes teintes.  Phil.  II,  92;  — 
(1184)  fournit  des  secours  au 
comte  de  Flandre  contre  le 
roi.  Phil.  II,  91;  —  (1213) 
est  prise  par  Philippe-Au- 
gaste.  Ghron.  169,  p.  250; 
Phil.  IX,  406  ;  —  lui  donne 
des  otages  et  paie  une  rançon. 
Ghron.  170,  p.  252;  Phil.ïX, 
550;  —  (1214)  envoie  des  ren- 
forts à  Ferrand.  Phil.  X,  436  ; 
—  citée.  Phil.  IX,  575.  — 
Ipra,  Ypra. 

Ysangrini,  Voy.  Isangrins  (les). 

Ytumna,  Voy.  Yonne  (1*). 


Zafadinus.  Vov.  Malek-el-Adel- 

Seifeddin-Aooubekr. 
Zara,  en  Dalmatie.   —   (1203) 

?rise  par  les  croisés.  GÎiron. 
15.  —  Gadras. 


ADDITIONS  ET  CORRECTIONS 


TOME  !•'. 


P.  55,  note  3,  au  lieu  de  :  4862,  lisez  :  4891. 

—  62,  au  haut  de  la  page,  au  lieu  de  :  1150,  lises  :  1050. 

—  64,  note  5,  1.  2,  au  lieu  de  :  à  l'année  1213,  lisez  :  p.  257,  §  476. 

—  80,  note  1,  après  Gervais  de  Gantorbéry,  I,  369,  ajoutez  :  Etienne 
de  Bourbon,  §  130. 

—  84,  note  3,  au  lieu  de  :  manque  dans  V,  lisez  :  manque  dans  P. 

—  96,  note  2,  1.  9,  au  lieu  de  :  Philippide  II,  v.  787,  lisez  :  Phi- 
lippide  m,  V.  737. 

—  Ibidem,  l.  13,  au  lieu  de  :  Philippide  (ib.,  v.  7),  lisez  :  Philip- 
pide (ibid.,  V.  748). 

—  141,  au  haut  de  la  page,  au  lieu  de  :  1197,  lisez  :  1198. 

—  143,  note  1,  l.  4,  au  lieu  de  :  Gervais  de  Gantorbéry  (I,  574), 
lisez  :  Gers'ais  de  Gantorbéry  (I,  544). 

—  153,  ajoutez  à  la  note  1  :  Les  mots  sine  pace  et  treuga  sont 
inexacts,  car  on  trouve,  dans  les  Rotuli  litterarum  patentium  (I, 
part.  1,  col.  22),  les  lettres  de  créance  données  par  Jean  Sans- 
Terre  aux  agents  qu'il  envoya  traiter  de  la  trêve  avec  Philippe- 
Auguste  et  lui  proposer  une  entrevue.  Elles  sont  datées  de  Gaen, 
26  décembre  1202. 

—  158,  (joutez  à  la  note  2  :  G'est  sur  Tordre  de  Jean  Sans-Terre 
que  Robert  Fitz-Walter  et  Sohier  de  Quincy  rendaient  le  Vau- 
dreuil  à  Philippe-Auguste.  Voy.  le  sauf-conduit  qui  leur  fut 
donné  le  5  juillet  1203  dans  les  Rotuli  litterarum  patentium  (I, 
part.  1,  col.  31). 

—  164,  à  la  suite  du  §  147,  ajoutez  en  note  :  L'obit  de  la  reine  Adèle 
est  mentionné  le  jour  des  ides  de  juin  dans  Tobituaire  de  Saint- 
Denis  publié  par  Félibien  {Preuves,  ccxiii,  col.  1).  Quant  à  Thi- 
baut II,  comte  de  Blois  et  de  Ghampagne,  il  fut  enterré  non  à 


\ 


ADDITIONS  BT  COKUCnOm.  511 

Pootigny,  joaif  à  Lagny  (d'Arbois  de  Jobainvilie^  Hist.  des  comtes 
de  Champagne,  IL»  398). 

P.  166,  après  Us  mois  :  flaimencos  de  Lisiimano,  ^joutes  en  note  : 
Noas  ignorons  pourquoi  Rigord  donne  à  Aimeri  de  Thoaars  le 
nom  de  Lnsignim.  Goillaame  le  Breton  a  répété  œtle  erreur 
«1  145)  ;  il  a.,  de  plus,  transformé  Hemericus  en  Henricus. 

"  218^219.  Le  1 129,  étant  tout  entier  de  GuilUume  le  Breton, 
doit  être  entre  crochets. 

—  249,  note  2,  au  lieu  de  :  M.  G.  Scr.  133,  lises  :  M.  G.  Scr. 
xvni,  133. 

—  2"!^,  1.  8,  au  lieu  de  :  fatigatur,  lisez  :  fatigatus. 

—  289,  note  2,  au  lieu  de  :  porte,  lisez  :  parte. 

—  321,  1.  3,  au  lieu  de  :  bellabat,  Ludovicus,  lisez  :  bellabat  Ludo- 
vicus. 

—  327,  fin  de  la  note  3  de  la  page  précédente,  remplacez  les  tnris 
dernières  lignes  de  la  note  3  (Nous  ignorons  —  la  traduction) 
par  ces  mots  :  D.  Brial  a  complété  la  phrase  restée  suspendue 
dans  le  ms.  latin  5925  au  moyen  de  Tobit  de  Philippe-Auguste, 
inséré  dans  le  nécrdoge  de  Chartres  et  publié  par  Mabillon 
(  Vetera  analecta,  p.  384-385).  En  effet,  pour  tout  ce  qui  précède, 
cet  obit  reproduit  les  ^  6  à  8  de  la  continuation  du  ms.  de  Paris. 


TOBffi  n 


P.  22,  V.  373,  au  lieu  de  :  privavit  amore,  lisez  :  privavit  amore; 

—  Ibid.,  V.  376,  au  lieu  de  :  jure  tuendo,  lisez  :  jure  tuendo; 

—  r>9,  V.  488,  au  lieu  de  :  bella  moveret,  Germanisque  suis,  lisez  : 
bella  moveret  Germanisque  suis. 

—  63,  V.  590.  Nous  avons  eu  la  maladresse  de  reproduire  une 
inadvertance  de  D.  Brial,  en  numérotant  590  le  vers  :  »r  pro- 
cul  a  régis  figunt  tentoria  castris,  qui  est,  en  réalité,  le  592*  du 
livre  II.  Par  suite,  le  numérotage  des  49  derniers  vers  de  ce 
livre  devra  être  partout  avancé  de  deux  vers,  et  le  chant  tout 
on  lier  ojm  prend  639  vers  au  lieu  de  637. 

—  101,  V.  135,  au  lieu  de  :  soror  uni.  Rex,  lise*  :  sororuni,  Rex... 

—  Ibid.,  note  3,  1.  2,  au  lieu  de  :  Messino,  lisez  :  Messine. 

—  125.  V.  17-18,  au  lieu  de  :  rex  festinavit  ab  urbe.  In  triduo 
'mirum  !;  complens  iter  octo  dierum,  Nec  descendit  equo,  lisez  : 


512  ADDITIONS  ET  CORRECTIONS. 

rex  festinavit  ab  urbe,  In  triduo  (miram  1)  complens  iter  octo 

dierum.  Nec  descendit  equo. 
P.  452,  note  2,  1.  14,  au  lieu  de  :  avant  le  6  août  i2i4,  lises  :  peu 

de  temps  après  le  6  août  4214  (Voy.  la  Notice,  p.  lxx). 
-«  223,  Y.  343,  au  lieu  de  :  signare,  charactere,  lisez  :  sîgnare 

charactere. 
— .  247,  note  1,  au  lieu  de  :  (Vm,  648),  lises  :  (jEneid.,  VIU,  648). 

—  319,  note  2,  dans  le  dernier  vers  de  l'édition  de  J.  Meyer,  au 
lieu  de  :  suetus  procedere,  liseï  :  snetus  precedere. 

—  400,  article  Bière  de  Flandre,  au  lieu  de  :  Phil.  U,  158,  lisez  : 
Phil.  n,  148. 


Nogent-le-Rotrou  y  imprimerie  DAXTPBLBT-GouvBaNBUR. 


LISTE 

DES  OUVRAGES  PUBLIÉS  PAR  LA  SOCIÉTÉ 

DBPUI8  SA  FOMDATION  BN  1834, 

A  PABIS,  CHBZ  RSNOUARD,  LIBRAIRE,  RUE  DE  TOURNON,  N*  6 

H.  LAURENS,  suocssAium. 


Foot  partie  de  la  Société  tootM  les  pereoimes  qui  sont  agréées  par  le 
Conseil  sar  la  présentation  de  deox  membres.  Les  demandes  d'admission 
peuTent  être  adressées  an  secrétaire  de  la  Société,  60,  me  des  Francs- 
Bourgeois,  aax  ArchiTes  nationales.  Le  chiffre  de  la  cotisation  annuelle 
est  fixé  à  30  francs.  Les  sociétaires  reçoirent  chaque  année  qoatre  Tolames 
de  chroniques,  de  mémoires  ou  de  correspondances  et  un  Tolume  d'An- 
noaire-BuUelin.  Ils  peoTent  acquérir  les  publications  antérieures  à  lenr 
inscription,  au  prix  de  7  francs  le  Tolume  ;  le  prix  est  de  9  francs  ponr 
les  personnes  qui  ne  font  pas  partie  de  la  Société. 

Les  Yol urnes  réservés,  n'étant  plus  qu'en  petit  nombre,  ne  peuvent  être 
Tendus  isolément  sans  l'autorisation  du  Comité  des  fonds. 

Tous  les  ourrages  publiés  par  la  Société  sont  pounrus  de  tables 
analytiques. 

AifinjAiaBs  DE  LA  SoGiiri  db  L'Huronti  db  Frangb,  de  1837  à  1863  ; 
in-18.  Prix  :  2  et  3  fr.  £«f  années  1845-1848,  1853,  1859,  1861  et  1862 
sont  épuisées. 

Entre  autres  notices  et  nomenclatures  que  contient  cette  collection, 
nous  citerons  les  listes  des  éTéchés  et  archcTèchés  (années  1838, 1844- 
1849),  des  monastères  de  France  (1838),  des  grands  feudataires  (1855, 
1856),  des  saints  (1857,  1858,  1860),  des  ambassadeurs  de  France  et 
en  France  (1848  et  1850),  la  topographie  ecclésiastique  de  la  France 
(1859,  18CM863). 

Bulletin  de  la  SoGiéri  db  l'Histoibb  db  Fbancb,  années  1834  et  1835; 
4  Yol.  in-8*;  prix  :  18  francs.  Les  années  1836-1856  et  1859-1862  sont 
épuisées.  Années  1857  et  1858, 1  toL;  prix  :  6  francs. 

Recueil  destiné  à  faire  connaître  les  travaux  de  la  Société,  compre- 
nant, en  outre,  un  grand  nombre  d'articles  bibliographiques,  de  notices 
historiques  et  de  documents  originaux. 

Table  oénébalb  du  BuLLBrm,  1834-1856  ;  in-8*.  Prix  :  3  francs. 

Au  Bulletin  de  1861-1862  est  jointe  une  table  des  matières  contenues 
dans  les  Tolumes  des  années  1857-1862. 


n  LISTE  DES  OUVRAGES 

AjiMUAniB -Bulletin  db  la  Sociiri  pb  l'Histoirb  db  Framgb,  aimées 
186S-1868,  l'*  et  2'  parties;  iii-8*;  prix  :  9  francs.  Aimées  1869,  1870- 
1871,  1872  à  1884;  in-8*;  prix  :  5  francs. 

Nombreux  articles,  documents  et  aornenclatures,  tels  que  la  liste  des 
chcTaliers  de  l'ordre  du  Saint-Esprit  (1863),  TinTentaire  de  la  collection 
Godefroy  (1865  et  1866),  la  notice  sur  le  Cartulaire  du  comté  de  Rethel 
(1867),  etc. 

L'YSTOIRB  DE  U  NORMANT   ET  LA   Gb&ONIQUB   DB   ROBEBT    V18CART,   PAK 

Aimé,  moine  du  Mont-Cassin,  publiées  pour  la  première  fois,  d'après 
un  manuscrit  français  inédit  du  ziu*  siècle,  appartenant  à  la  Biblio- 
thèque royale,  par  M.  ChampoUion-Figeac,  1835,  1  toI.  {épuisé). 

VHistoire  conduit  le  récit  des  expéditions  normandes  jusqu'à  la  mort 
de  Richard,  prince  de  Capoue,  en  1078.  La  Chronique  descend  jus- 
qu'à Pierre  d'Aragon,  couronné  roi  de  Sicile  en  1282. 

HlSTOIBB  BOGLiSlASTIQUB  DBS  FraNGS,   PAB  GRioOIBB  DE  ToURS,  publiée 

par  MM.  Guadet  et  Taranne,  1836-1837,  4  toI.  [texte  latin  épuisé). 

Le  texte  latin  a  été  rem  sur  de  nouTeaux  manuscrits  appartenant 
à  la  bibliothèque  de  Cambrai  et  à  la  Bibliothèque  nationale;  il  est 
suivi  d'une  traduction  française. 

IjrrTRBS  DU  CARDINAL  MaZARIN  A   LA   RbINE,   A  LA   PRINOBSSE   PALATINE, 
ETC.,  ÉCRITES   PENDANT  SA  RBTRAITB  HORS  DE  FraNGE  EN   1651  BT  1652, 

publiées  par  M.  Ravenel,  1836,  1  toI.  {épuisé.  H  reste  quelques  erem- 
plaires  sur  grand  papier;  prix  :  20  francs). 

Quatre-Tingt-quinze  lettres  trouyées  dans  les  papiers  de  Balnze,  et 

propres  à  éclairer  les  rapports  intimes  de  Mazarin  avec  Anne  d'Autriche. 

MEMOIRES  DE  Pierre  de  Fenin,  comprenant  le  récit  des  éyénements  qui 

se  sont  passés  en  France  et  en  Bourgogne  sous  les  règnes  de  Charles  VI 

et  Charles  Vn  (1407-1427),  publiés  par  M"*  Dupont,  1837,  1  toI. 

Chronique  française,  en  partie  inédite,  publiée  d'après  un  nouveau 
manuscrit  appartenant  à  la  Bibliothèque  nationale,  accompagnée  de 
notes  historiques  et  de  trente  et  une  pièces  justificatives. 

Db  LA  C0NQUE8TB  DE   CONSTANTINOBLB,  PAR  JOFFROI  DE  ViLLBHARDOUIN , 

édition  faite  par  M.  Paulin  Paris,  1838,  1  Tol.  {épuisé). 

Texte  reTu  sur  de  nouveaux  manuscrits  appartenant  à  la  Bibliothèque 
nationale,  accompagné  de  notes  et  de  commenlaires. 

OrDERIGI    ViTALIS,    ANGUGENiB,    GOSNOEH  UtIGENSIS    MONAGMI,    HiSTORIJB 

B0GLE81ASTI0&  LiBRi  TREDEGiM,  publlés  par  M.  Aug.  Ic  Prévost,  1838- 
1855,  5  vol. 

Ouvrage  plein  de  renseignements  précieux,  notamment  sur  l'histoire 
de  Normandie  et  d'Angleterre  jusqu'en  1141.  Notice  de  M.  L.  Delisle 
sur  l'abbaye  de  Saint-Ëvrou],  sur  Orderic  et  son  œuvre. 
Correspondance  de  l'empereur  Maximilien  I*"  et  de  Margueritb,  sa 
FILLE,  GOUVERNANTE  DBS  Pats-Bas,  DE  1507  A  1519,  pubUéc  par  M.  le 
Glay,  1839,  2  vol. 

Plus  de  six  cents  lettres  inédites,  tirées  des  archives  de  l'ancieiuie 


PUBLIÉS  PAR  LA  SOCIÉTÉ.  m 


chambre  det  eompteft  de  Lilk,  pleines  de  reaseifMBieaU  intérMiiti 
sar  U  ÉB  da  règne  de  Loutt  XII  et  le  commcaccmeat  da  règM  de 
François  I*'. 

HjsTonuB  DES  DUCS  DB  NoEMAWDm  KT  SOS  mo0  D'AnQLBmBB,  pabUée, 
d'après  deax  manoscrits  de  la  Bibliothècpie  do  Roi,  par  M.  FVandiqM 
Michel.  t&IO,  1  toI.  (^piUsfO. 

Première  édition  eompièle  d'one  chroaiqae  française  qui  s'étend 
depuis  l'inTasion  des  Normands  en  Fruice  jos<iQ'à  l'année  1^30.  A  la 
suite,  relation  en  Ters  dn  tonraoi  de  Ham,  par  Sarraxin,  trooTère  éà 
XIII*  siècle. 

Œurmu  oomputtu  D'ÉoDauBD,  publiées  par  M.  A.  Teolet,  184(^1843, 

2  Tol.  {tome  V  épuisé). 

Vita  Karoii  imperatorU;  Annales  Franearum;  SpidoUe;  HUIatia 
transiatkmis  beatonsm  CkrigU  «arfymm  MarteUini  ti  Petrt  Non- 
Telle  édition,  aocompa^ée  de  Tariantes,  d'une  tradnction  firançaite  et 
de  notes. 

MiifoimBS  DB  PnuppB  db  Goioetiibs,  publiés  par  M^  Dupont,  1840-1817, 

3  Tol.  {fome  I"  épuisé,  tome  U  réservé)* 

NooTelle  édition,  reTue  sur  les  manuscrits  de  la  Ribliolhèque  natio- 
nale, accompagnée  d'une  notiee  biographique  et  de  nombreuses  ptènt 
justiâcatiTes,  pour  la  plupart  inédites.  Elle  a  obtenu  une  premièn 
médaille  au  concours  des  Antiquités  de  la  France. 

Lbttbbs  db  MAmouBBiTB  d'AnouviAmb,  8<zum  DB  FmANçon  I*,  BBini  DB 
Nàyabbb,  publiées,  d'après  les  manuscrits  de  la  Ribliothèque  du  Roi, 
par  M.  Génin,  1841,  1  toI. 

Cent  soixante  et  onze  lettres  inédites,  accompagnées  de  notes,  de 
pièces  JQStificatiTes  et  d'une  notice  biographique. 

PaOCiS  DB  CONDAMNATION  BT  DB  BÉBABIUTATION  DB  JbANNB  D*AmO,  publiét 

par  M.  Jules  Quicherat,  1841-1849,  5  vol.  {Urne  P'  résnvi), 

M.  Quicherat  a  groupé,  à  la  suite  du  texte  inédit  des  deux  pioeèt, 
tous  les  témoignages  des  chroniqueurs  français,  bourguignons,  étran- 
gers, et  des  poètes  du  xt«  siècle.  Il  y  a  joint  un  recueil  de  documenta 
sur  la  fausse  Jeanne  d'Arc.  Les  textes  des  deux  procès  sont  l'objet 
d'one  étude  critique  dérdoppée. 

Mbmoouis  bt  Lbttbbs  db  lUmouBBrrB  db  Valou,  publiée  par  M.  Gnea- 
sard,  1842,  1  vol. 

NoQYelle  édition  des  Mémoires  (1559-1582).  On  y  a  joint  une  note 
jQsUficaliYe  rédigée  par  la  fille  de  Henri  II,  en  1574,  pour  son  mari, 
Henri  de  Navarre,  et  de  nombreuses  lettres  inédites  (1579-1609),  tirées 
des  collections  des  frères  Dupuy,  de  Béthune  et  de  Brienne. 

Lbs  Gootxtmbs  db  Bbautoisib,  pak  Philippb  db  BBAUMANom,  publiées 
par  M.  le  comte  Beugnot,  1842,  2  toI.  (tome  /*  épuUi).  .,\ 

Nouvelle  édition,  revue  d'après  les  manuscrits  de  la  Bibliol|jN|ie 
nationale,  précédée  d'une  notice  sur  Beaumanoir. 

NOUTBLLBS  LBTTBBa  DB  LA  BIDIB  DB  NaTABBB  ADBBtsiiBS  kV  lUU  WWJOt^ 


.  » 


lY  LISTE  DES  OUVRAGES 

çois  I*',  SON  TBÈSLEy  publiécs,  d'après  un  manascrit  de  la  Bibliothèque 
royale,  par  M.  Génin,  1842,  1  toI. 

Cent  cinquante  et  une  lettres  inédites,  avec  un  Supplémewt  à  la 
noUee  sur  Marguerite  d^Angouléme. 

I 

RiGHBR,  HisTOiBB  DB  SON  TBMPS,  publiée  par  M.  J.  Guadet,  1845,  2  yoI. 
Le  texte  latin  de  la  chronique  de  Richer  (888-995)  a  été  reproduit 
diaprés  l'édition  Pertz,  traduit  en  français,  annoté  et  accompagné  d'une 
notice  critique. 

HiMOIRES  DU   COlfTB  DB  GoUONT-SaLIONT  BT  MiMOIRBS   DU  MARQUIS  DB 

ViLLBTTBy  publiés  par  M.  Monmerqué,  1841-1844,  1  Tol.  {épuisé). 

Petits  et  grands  mémoires  de  Coligny-Saligny  (1617-1686),  ces  der- 
niers inédits.  Correspondance  également  inédite  de  Coligny  et  de  son  fils 
ayec  Bussy-Rabutin.  —  Mémoires  inédits  contenant  le  récit  des  cam- 
pagnes de  mer  du  marquis  de  Villette  (1672-1704).  Mémoires  sur  la  marine 
de  France  composés  par  M.  de  Valinoour  (1725)  et  par  le  comte  de 
Toulouse  (1724).  Correspondances  inédites  du  maréchal  d'Estrées  et 
d'Abraham  Du  Quesne  avec  le  marquis  de  Seignelay. 

Cb&ONIQUB  LATINB  DB  GuiLLAUMB  DB  NAflOlS   DB  1113   A    1300,    AVBC  LBS 

CONTINUATIONS  DB  cBTTB  Ch&oniqub  DB  1300  A  1368,  publiée  par  M.  H. 
Géraud,  1843,  2  Tol.  {tome  I"  réservé). 

Nouvelle  édition,  postérieure  à  l'édition  partielle  du  Recueil  des  his- 
toriens des  Gaules,  revue  d'après  les  manuscrits,  annotée  et  précédée 
d'une  introduction  sur  Guillaume  de  Nangis,  Jean  de  Venette,  etc. 

RbOISTEBS  DB  l'H6tBL  DB  YILLB  DB  PaBIS   PBNDANT  LA  FrONDB,    publiés 

par  MM.  Le  Roux  de  Lincy  et  Douet  d'Arcq,  1847-1848,  3  toI.  {tome  7*^ 
épuisé). 

Copie  inédite  des  délibérations  de  la  Ville  dont  Louis  XIY  ayait 
ordonné  la  suppression  (17  août  1648-13  octobre  1652).  Suit  une  rela- 
tion de  ce  qui  s'est  passé  dans  la  Tille  et  Tabbaye  de  Saint-Denis  à  la 
même  époque. 

ViB  DB  SAINT  Louis,  PAR  LB  Nain  DB  TiLLBMONT,  pubUéc  pour  là  pre- 
mière fois  par  M.  J.  de  Gaulle,  1847-1851,  6  Tol. 

Restitution  intégrale  d'un  des  plus  précieux  ouvrages  et  l'un  des  plus 
complets  qu'ait  produits  l'érudition  française  au  xtii*  siècle.  La  destruc- 
tion des  copies  de  documents  faites  par  Le  Nain  de  Tillemont  rend 
encore  plus  nécessaire  de  recourir  k  m  Vie  de  saint  Louis. 

Journal  historiqub  bt  anbodotiqub  du  rAgnb  db  Louis  XV,  par  Bar- 
BiBR,  publié  par  M.  A.  de  la  Villegille,  1847-1856,  4  yol.  {tomes  I,  II 
et  III  épuisés). 

Première  édition  de  ce  célèbre  journal,  accompagnée  de  notes  et  pré- 
cédée d'une  notice  sur  l'auteur. 

BiBuoGRAPHiB  DBS  Mazarinadbs,  publiée  par  M.  C.  Moreau,  1850-1851, 

S  TOl. 

Plus  de  quatre  mille  deux  cents  Mazarinades  sont  rangées  par  ordre 
alphabétique,  plusieurs  analysées  ou  publiées  par  fragments.  Sniyeot 


PUBLIÉS  PAR  LA  SOCIÉTé.  IX 

niques  tTAnjau,  soine  de  diMertatioos  sor  l'histoire  des  premicn 
comtes  d'Anjoo  et  de  pièces  jostificatiTes. 
HisTooLS  DB  Bààmif  kt  db  Natabeb,  pab  Nicolas  db  Bordbmatb  (1517 
à  \hV2\  msTOBiOGBAPHB  DB  LA  MAISON  DB  Natabbb,  pabUée  par  M.  P. 
Raymond,  1873.  1  toI. 

OoTfa^  inédit,  composé  par  le  ministre  protestant  BordenaTe,  sar 
Tordre  de  Jeanne  d'Albret 

Cbbohiqubs  de  Saimt-Maatial  i»b  LofOOBS,  pobliées  par  M.  H.  Daplès- 
Agier,  1874,  1  toL 

Huit  chroniques  latines,  foornissant  de  nombreux  renseignements  sur 
l'histoire  da  monastère  de  Saint-Xartial  et  sur  celle  de  T Aquitaine  (804- 
1658).  Œuvres  diverses  de  Bernard  Hier.  Pièces  relatiTes  aux  abbéty 
aoi  moines  et  à  la  bibliothèque  de  Saint- Martial. 

NOUTEAC    BBCCBIL   DE    COMPTBS   DB  L'AmOBMTBBIB    DES  BOIS    DB    FbaWX, 

publié  par  M.  Dooét  d'Arcq,  1874,  1  vol. 

Comptes  de  draps  d'or  et  de  soie  reodos  par  l'arseatier  de  Philippe 
le  Long,  en  1317,  et  par  le  mercier  de  Philippe  de  Valois,  es  tStt. 
InreDlaire  après  décès  des  biens  de  la  reine  Clémence  de  Hongrie  (1328). 
Compte  d'un  argentier  de  Charles  VI,  en  1387.  Textes  inédits,  précédés 
d'ooe  étode  sor  les  argentiers  et  sor  leors  comptes. 

La  ChaJVSON  DE  LA  CB0ISADE   GOBTBB   LBS    AlBIOBOU.   publiée   pBT    M.    P. 

Meyer,  I87S-187&,  2  vol. 

Povfne  historiqae,  en  langue  Méridionale,  commencé  par  GniUaaMe 
de  Todtrie.  continué  par  un  anteor  anonTme.  Cette  édition,  qui  a  ol>teaa 
le  grand  prii  Gobert  de  l'Académie  des  inscriptions  et  belles-lelires, 
comprend  une  introduction  critique  et  pbik4ogiqne,  nn  Tocabolaitt 
't  1%  une  traduction  et  un  eonmeataire  historique  (L  II). 
RioTï  Dint  MBsrBSTBBL  DE  Rbims  AU  XIII*  siBCLB,  pubUèi  psr  IL  !V.  és 

w*iiif,  ifrs.  t  %oi. 

Précédemment  édité  tons  le  titre  de  Cknmiqme  de  Rahu,  et  tait 
français  qui  te  réfère  aux  règnes  de  Louis  VU,  de  Philippe- Angniley 
de  I»ui«  VIII  «t  de  saint  Louis,  avait  subi  de  nombreases  altérations. 
Il  est  ati:x«GipagBé  d  un  roeabnlaire  et  d  un  oorameataire  critique,  d'ao* 
t«nt  plus  utile  que  tes  récits  dont  il  se  compose  semMent  aToir  •■ 
caractère  looios  historique  que  satirique  et  littéraire. 
I-A  Chbovique  dc  Btoa  duc  Lots  db  Boubbox,  publiée  par  IL  A.  Chazaad, 

1*76.    î    TOl. 

Vie  de  ÏJMs'is  II  de  Bourbon  (1337-!4!0\  c4>mpoiée  en  fFUçais,  vers 
142:^.  pïT  Jean  Cabaret  d'Orville  eC  par  Jean  de  ChAleanmorand,  «r 
lordre  du  comte>le  CienMoL  Édition  revue  sor  les  asaaniCfits  4e 
Saint'Pétersbourg,  de  Bnixelles  et  de  Paris. 
Ceaomc/vz  ve  Jbax  le  Fàtbb,  SBGKZum  DB  SAivr-Rsinr^  publiée  pur 
ir.  F.  Moraod,  IcfTO-lSël,  2  Toi. 

Composa:  par  le  roi  d  araMS  de  l'ordre  de  la  Toison  d'or,  cette  cbr»- 
nique  françaiie  eokhrMse  les  maées  1106  à  1435.  Texte  éUUi  mr  •■ 


X  USl»  DES  OUVRAGES 

manascrit  appartenant  à  la  bibliothèque  de  Bonlogne-sor-Mer.  Notice 
biographique  sur  Jean  le  Fèvre. 

AmsCDOTBS    HI8T0RIQUBS,    LâOBNDBS    BT    APOLOOUBS    Tisis    DU    MBCUBIL 
INÉDIT  d'ÉtIBNNB  DB  BoURBON,  DOMIMIQAIN  DU  ZUI*  81BGLB,  publiéS  par 

M.  Lecoy  de  la  Marche,  1877,  1  vol. 

L'éditeur  a  extrait  du  Tractatus  de  diversis  materiis  prxdicabilUms 

d'Etienne  de  Bourbon,  recueil  d'exemples  à  l'asage  des  prédicatears,  les 

passages  les  plus  propres  à  éclairer  l'histoire  des  lettres  et  des  mœurs. 

Lbttres  d'Antoine  de  Bourbon  et  de  Jehanne  d'Albrbt,  publiées  par 

M.  le  marquis  de  Rochambeau,  1877,  1  toI. 

Plus  de  deux  cents  lettres  inédites,  comprises  entre  les  années  1538  et 
1572,  tirées  des  archives  ou  bibliothèques  de  France,  d'Angleterre  et  de 
Russie,  les  unes  intimes,  nous  initiant  aux  mœurs  privées  du  xvi*  siècle, 
'  les  autres  politiques,  relatives  aux  guerres  avec  Charles-Quint  ou  aux 
guerres  de  religion. 
Mémoires  iN^Drrs  db  Michel  de  la  Huoubrtb,  publiés  par  M.  le  baron 
de  Ruble,  1877-1880,  3  vol. 

L'auteur,  successivement  secrétaire  ou  agent  secret  de  Coligny,  de 
Ludovic  de  Nassau  et  du  prince  de  Condé,  donne  sur  l'histoire  des 
guerres  de  religion,  de  1570  à  1588,  et  sur  la  vie  des  chefs  de  la  Réforme, 
des  détails  nouveaux  et  confidentiels. 

Histoire  du  gentil  seigneur  de  Bayart,  coMPOséB  par  lb  Loyal  Ser- 
▼FTEUR,  publiée  par  M.  J.  Roman,  1878,  1  vol. 

Nouvelle  édition,  enrichie  d'un  glossaire,  de  pièces  justificatives  et 
de  lettres  de  Bayart  inédites. 

Extraits  des  auteurs  grecs  concernant  la  o^ooraphib  bt  L*Bi8TomE 
DBS  Gaules,  texte  et  traduction  nouvelle,  publiés  par  M.  E.  Cougny, 
1878-1883,  4  vol.  parus. 

Ce  recueil  comprend  :  1*  les  géographes  ;  2"  les  historiens  ;  3*  les  phi- 
losophes, les  orateurs,  les  poètes  et  les  écrivains  de  genres  divers  qui 
fournissent  quelques  renseignements  sur  l'histoire  ou  la  géographie  des 
Gaules. 

MÉMOIRES  DE  Nicolas  Goulas,  gbntilhomicb  ordinaire  du  duc  d'Or- 
léans, publiés  par  M.  Gh.  Constant,  1879-1882,  3  vol. 

Mémoires  inédits  se  rapportant  aux  années  1627-1651,  particulière- 
ment utiles  pour  l'histoire  de  Gaston  d'Orléans  et  de  son  entourage. 
Gestes  des  évâQUEs  de  Cambrai  de  1092  a  1138,  publiés  par  le  P.  Ch. 
de  Smedt,  1880,  1  vol. 

Textes  latins  inédits,  les  uns  en  prose,  les  plus  nombreux  en  vers, 
venant  compléter  la  série  des  chroniques  de  Cambrai. 

Les  Établissements  de  saint  Louis,  par  M.  P.  Viollet,  1881-1883,  3  vol. 
parus. 

Introduction  comprenant  une  étude  sur  les  sources,  sur  la  jurisprudence, 
sur  l'influence  et  sur  les  manuscrits  de  la  compilation  connue  sous  le 
titre  d*Établi$sements  de  saint  Louis.  —  Texte  des  Établissements  publié 


PUBLIÉS  PAR   LA  SOCIÉTÉ.  XI 

afet  les  Tarianles.  —  Textes  primitifs  qni  ont  serri  au  compîUlevr 
(ordonnance  sar  la  procédore  au  Châtelet,  ordonnance  de  saint  Louis 
contre  les  dœls,  Usage  d'OrUnoU,  coutame  de  Tounùne-Anjou).  — 
Teites  dériTés  on  parallèles.  —  Notes  des  prk'èdentes  éditions  et  note* 
non  Telles.  —  Cet  oavrage  a  obtenu  le  grand  prii  Gobert  de  rAcad^mie 
des  inscriptions  et  belles- lettres. 

RuJkTION    DE    LA    COCR    DE    FrjlNCB    EN    16^).     PAR    KfÉCHlKl.    SrANDIIIIi 

ENTOYE  EXTRAORDINAIRE  DE  Brandebouro,  pubUèe  par  M.  Ch.  Schefier, 
1882,  1  vol. 

Ce  texte,  qoi  n'avait  été  publié  qo'en  Allemagne  et  dan»  les  eondi* 
tions  les  plus  défavorables,  contient  de  nouToaux  pi>rtrait$  de  \A\ms  XIV 
et  des  principaux  personnages  de  son  entourage,  décrit  le  mècaniaiM 
de  l'administration  civile,  ecclésiastique  et  militaire.  11  est  suivi  de  deux 
opuscules  attribués  aussi  à  Spanheim,  les  Hemarqtte%  sur  VÈtal  4e 
France  et  les  Qualités  bonnes  et  mauvaises  des  prinâpaux  perMii- 
nages  de  la  cour. 

Chronique  normande  du  xiy*  siècle,  publiée  par  MM.  Aug.  et  Km.  MoU- 
nier,  1882,  1  vol. 

Première  édition  d'une  chronique  franvaise  anonyme  rAdigée  en  Nor- 
mandie, probablement  |>ar  un  noble,  et  embrassant  les  années  1^4 
à  1372.  Sommaire  et  commentaire  historique  développé.  Ouvrage  qui  « 
obtenu  une  médaille  au  concours  des  Antiquités  de  la  Franco. 

Œuvres  de  Rigoro  et  de  Guillaume  le  Breton,  publiées  par  M.  II.-Ff. 
Delaborde,  1882-1885,  2  vol. 

Nouvelle  édition,  établie  diaprés  les  manuAcrits  de  Paris,  de  Home,  de 
Bruxelles  et  de  Londres.  Le  premier  volume  comprend  les  (iesta  Philippi 
Augusti  de  Rigord  (11G5-1208)  et  les  Gesta  Philippi  Auguste  do  Guil- 
laume le  Breton  (1165-1220),  avec  une  introduction  développée  sur  la 
vie  et  les  ouvrages  des  historiens  de  Philippe-Auguste.  Le  second 
volume  contient  la  PkUippide,  poème  latin  de  Guillaume  le  Breton, 
avec  une  table  analytique  très  détaillée. 

Lettres  de  Louis  XI,  roi  de  France,  publiées  |)ar  MM.  J.  Vaesen  6t 
El.  Charavay,  1883,  2  vol.  parus. 

Le  tome  V  contient  cent  vingt-six  lettres  de  I^uis  Dauphin  (U38- 
liCl),  publiées  sur  les  originaux  conservés  en  France  et  à  1  étranger, 
cent  pièces  justificatives  et  douze  notices  biographi(|ues.  Le  tome  11 
contient  environ  deux  cents  pièces  des  cinq  premières  années  du  règne 
de  Louis  XI. 

Mémoires  d'Olivier  de  la  Marche,  maItrk  d'ikVtel  et  capitaine  dm 
GARi^s  DE  Charles  le  TiiiÉRAiRB,  publiés  par  MM.  II.  Beaune  et 
J.  d'Arbaumont,  1883-1884,  3  vol.  parus. 

Texte  ramené  à  sa  forme  originale  d'afirès  le  plus  ancien  manuscrit 
(Bibl.  nat.,  fr.  2868  et  2869),  éclairci  ou  rcctiUé  A  l'aide  de  documents 
d'archives.  Le  t.  IV  contiendra,  sur  l'état  de  la  maison  de  Charles  le 
Téméraire,  un  certain  nombre  de  pièces  inédites. 


Ï'JUI      LISTE  DES  OUVRAGES  PUBLIÉS  PAR  LA  SOCIÉTÉ. 

f^Mtuooiea  nu  uarèchao.  dk  Vil^aks,  publiée  par  H.  le  marquis  de 
VogUé,  188i,  I  vol,  paru. 

Premiëri!  édition  coraplËle,  fdile  d'aprëe  le  manuscril  original.  Le 
Tolume  déjà  paru  embrasse  les  anaées  1670  à  1701  et  comprend  dea 
corresponilaDCus  inédites.  A  partir  de  la  p.  301,  l'on  donne,  |)onrla  pre- 

mnanlfi  par  les  préeédeals  Ûltwin.  Ed  appendice,  correqMadtoces  «I 
'   daraments  inédila. 
'  VuwMt  n  iwcuiiEHTB  publlét  ponr  la  SociÉté  de  l'Histoire  deFranoe,  & 

,1'oceanao  du  ciaquanlième  anoïTenalre  de  sa  fondation,  1884,  1  toL 
,"  i    Atcc  dq  bistoriqne  de  la  Sociétâ,  dû  à  H.  Cb.  Jourdain,  ce  toIoiiw 
.    CMapreiid  trente  articles  on  pablleations  rangés  par  ordre  chronoICH 
'  '  giqiis  depnii  le  vii*  jDsqn'au  xtui'  siècle  ;  les  auteurs  sont  :  IfH.  le 
.    '.  dK  d'Anmale,  Bagaenault  de  Pucbeue,  E.  de  Barthélémy,  A.  Bascliet, 
la  Divqnis  de  BeaucourI,  A.  de  Boislisie,  A.  de  la  Borderie,  le  dnc  de 
Bnclle,  le  comte  de  Cosnac,  Vr.  Delaborde,  L.   Delisle.  E.  Dupont, 
'      i.  riant,  L.  Lalaann,  A.  Longnon,  S.  Lucc,  le  comte  de  Luçay,  le  comte 
de  Has  Latria,  A.  Holinier,  H.  Ornant,  feu  Léopold  Pannier,  G.  Picot, 
)e  eomle  Hiant,  J.  Roman,  le  baran  de  Rnble,  Tamize;  de  Larroqua, 
P.  VIollet  et  le  marquis  de  Voglii. 
'  tmnuth  BX  NtcoLU  dk  Bâti,  oBErnis  on  Pirleni^nt  de  PaUB  (1400- 
1417],  publié  par  U.  A.  Tuetey,  1885,  1  vol.  paru. 

Recueil  de  noies  inscrites  par  le  greffier  sur  1e«  rtgiatres  du  Conseil, 
d«s  Plaidoiries,  dca  Grands  Jours  de  Trojea,  des  Uatinéea,  etc.,  et  four> 
niuaot  de  nombreux  renseignements  sar  les  évënemenU  de  l'époqae  ou 
■■r  le  mècanUme  de  l'administration.  Le  premier  Tolnme  comprend  les 
unée»  1400  A  1410. 


N^ent-le-Rotrou,  imprimetie  D&upelbt -Goûte  uneiib. 


/ 


X. 


3  bias  DiD  liai,  bis    ^^^^^^^1 

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DATE  DUE 

JAN2%è39 

flPR  «&  2002 
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